31 août 2020

La garde nationale de La Rochette

Si l'on trouve peu de choses à La Rochette sur les événements survenus pendant la Révolution, les documents demeurés nous renseignent mieux au point de vue militaire. Ils nous rapportent notamment la composition de la première Garde Nationale de la paroisse, en vertu du décret de l'A. Nationale du 21-6-1791. Elle avait pour commandant Pierre Furaud Villemalet, désigné par le Dir. du département de la Charente : taille 5 pieds 5 p., lequel avait servi pendant 8 ans au Bataillon de Chasseurs des Ardennes, et s'était retiré avec la cartouche de fourrier : le tout de bonne et libre volonté, 30 ans. Les autres étaient Louis Nadaud, de la Fourlière, caporal, 27 ans; Phil. Roy, de la Fourlière, sergent, 32 ans; Jean Hymonnet, de Fougères, domestique de Jean Nadaud dit Riouze, 18 ans; Jean Vigier, de la Fourlière, 16 ans; Séb. Augier, duc Roc, 25 ans; Jean Bouchaud, du bourg, 14 ans, qui était de bonne apparence; François Métraud, fils de feu Jean et de M. Poutignat, du Roc, 32 ans; Louis Robin, des Ecures, 25 ans; Jean Mémin, de Villemalet, 18 ans, était de bonne apparence; Jean Petitaud, de Villemalet, 18 ans, était de bonne apparence; François Nadaud, de S. Angeau, domestique de Jean Nadaud, dit Riouze, à La Fourlière, 20 ans; Louis Lambert, de la Fourlière, 25 ans; Pierre Dupont, de la Fourlière, 20 ans. Tous étaient volontaires. Il n'est pas question d'officiers autres que le Capne P. Furaud. Il y en avait cependant. Le capne et les officiers, en effet, avaient fait un rapport, malheureusement disparu, sur la négligence et l'indifférence que plusieurs citoyens apportaient à leur instruction militaire. Voyant avec peine qu'ils ne cherchaient point à s'instruire des évolutions militaires pour repousser leurs ennemis s'ils venaient à être attaqués, les off. mun. se réunirent le 7-4-1793, afin de prendre des décisions propres à y remédier. Très mortifiés à la lecture du rapport, reconnaissant que cette négligence et cette indifférence étaient très blâmables, ils déclarèrent, après audition du procureur de la commune, que «tout citoyen garde-national, depuis lage de dixhuy tans jusque a cinq cinquante ans, qui ne se présenterait pas, après les ordres reçus des officiers de la Garde pour exécuter les exercices militaires ou, qui ne préviendraient pas l'officier de la Cie, du motif qui pourrait le retenir, serait regardé à la 2e fois comme traître à la patrie et comme suspect; et à la 3e, serait désarmé et chassé de la compagnie, demeurerait sans arme, la sienne devant etre remise au premier bon citoyen qui n'en serait pas muni.» (C'était tout ce que les récalcitrants demandaient probablement.) Et, anfin que personne n'ignorat la présent arreté. Les off. mun. ordonnèrent qu'il fut lu publiquement et affiché ensuite à l'issue de la messe paroissiale du dimanche. Suivent les signatures, toutes d'une meme main : Bern. Maitraud, Séb. Martonnaud, François Viollet, François Jourde, off. munaux; Auger proc. de la Commune.

Source : Histoire de La Rochette, de l'abbé Beau.

Posté par ID348347 à 21:30 - Permalien [#]


Deux généraux oubliés de la Révolution française

Chancel (Jean-Nestor), général, frère d'un député au Corps Législatif. Naquit à Angoulême le 1er mars 1753. Aspirant surnuméraire à l'Ecole d'artillerie de Strasbourg, 15 juin 1769; passé au service de l'Autriche comme élève du génie, 1er avril 1771; sous-lieutenant, 16 janvier 1774; premier lieutenant de chasseurs, 5 avril 1778; passé au régiment d'infanterie de Preiss, 10 juillet 1779; démissionna du service d'Autriche, 8 mars 1780; sa démission fut acceptée, 9 mai 1780; commissionné capitaine d'infanterie au service de la France, 5 avril 1780; capitaine adjoint aux aide-maréchaux des logis de l'armée, 1er décembre 1784; lieutenant-colonel, 1er avril 1791; adjudant général colonel employé dans la 4e division militaire (Nancy) le 2 juin 1791; à l'armée du Nord, 1792; servit à la prise de Courtrai, 18 juin 1792; puis fut nommé chef d'état-major de Dillon au camp de Pont-sur-Sambre; nommé provisoirement maréchal de camp, 21 octobre 1792; confirmé général de brigade par le conseil provisoire exécutif, 3 février 1793; commandant la réserve à l'armée du Nord en mars 1793; puis employé à la division du duc de Chartres, mars 1793; commandant à Condé, 6 avril 1793; capitula le 15 juillet; général de division, 11 septembre 1793; commandant la division de Maubeuge sous Gudin, 13 septembre; commandant en 2e le camp retranché de Maubeuge, 17 septembre; fut suspendu de ses fonctions pour son inaction à Maubeuge lors de la bataille de Wattignies, 22 octobre 1793; arrêté et détenu à Arras puis envoyé à Paris le 6 janvier 1794, en vertu d'un décret d'accusation du 29 décembre 1793. Interrogé par le tribunal révolutionnaire, 10 février 1794, il fut condamné à mort et décapité à Paris avec O'Moran et Davaine, 6 mars 1794.

Chazeau-Duteil (Jacques), général, né à Saint-Maurice-les-Lions (Charente) le 3 février 1748, mort à Leyde (Hollande) le 22 juillet 1812. Gendarme dans la compagnie écossaise du 14 mars 1765 au 20 mai 1782; capitaine de fusiliers dans les volontaires de Luxembourg, 2 juin 178; licencié avec le corps en 1789; capitaine au 29e d'infanterie, 12 janvier 1792; lieutenant-colonel au 99e d'infanterie, 25 août 1792; adjudant général lieutenant-colonel employé à la 17' division militaire à Paris, 7 septembre 1792; commandant amovible d'Ardres, 29 août 1794; commandant temporaire à Boulogne-sur-Mer, 23 octobre 1794; adjudant général chef de brigade, 12 mai 1795; compris en cette qualité dans le travail d'organisation des états-majors du 13 juin 1795; général de brigade, 28 octobre 1795; employé dans la 16e division militaire, mai 1796; réformé, 13 février 1797; membre du conseil d'administration de l'hôpital militaire de Bruxelles, 25 mai 1800; inspecteur de l'hôpital militaire de Lille, octobre 1806; inspecteur de l'hôpital militaire de Leyde, 19 mars 1812. Etait frère d'un membre de la Convention.

Source : Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire, de Georges Six.

Posté par ID348347 à 20:21 - Permalien [#]

Un suspect sous le Second Empire

Une victime de la loi de sûreté générale du Second Empire dans le département de la Charente.

Le citoyen Paul Chazaud avait déjà été arrêté après le 2 décembre 1858 et transporté en Afrique. Il était de retour depuis un an environ lorsqu'il fut, après l'attentat Orsini, victime d'une nouvelle persécution.

Tous les gens qui l'ont connu, à quelque parti qu'ils appartiennent, ne l'avaient jamais considéré comme un homme dangereux; doux et honnête, il était estimé de tous.

Les Chazaud sont une des familles les plus anciennes, et les plus distinguées de la Charente. Sans remonter plus haut que la fin du dix-huitième siècle, nous trouvons deux frères, l'un général de brigade et l'autre membre de la Convention nationale. Le citoyen Chazaud, le Conventionnel, avait trois fils, l'aîné receveur général à Poitiers, le cadet juge de paix à Chabanais, le troisième officier de cuirassiers sous la Restauration et maire de Confolens (Charente), après 1830. MM. Auguste Chazaud, ancien receveur général à Arras, aujourd'hui retiré au chateau de Boisbuché, et Jules Chazaud, ancien représentant du peuple à la législative de 1849, sont fils du receveur général de Poitiers. Le citoyen Paul Chazaud, dont nous parlons, était fils du juge de paix de Chabanais.

Après son arrestation, en 1858, le citoyen Chazaud fut transporté en Afrique et interné à Tlemcen. A son retour après l'amnistie, il vint dans son pays, recueillir les débris de sa fortune, et reprit cette fois volontairement le chemin de l'exil. C'était désormais une existence à jamais brisée. Il vient de mourir il y a deux mois à Lausanne (Suisse), où il occupait un modeste emploi dans une administration de bateaux à vapeur. Comme le faisait remarquer Les lettres charentaises en annonçant sa mort « quels remords ne doivent pas avoir aujourd'hui ceux qui par zèlè ou par peur ont causé l'exil, la ruine et la mort de cet honnête homme ! »

Source : Les suspects en 1858, d'Eugène Ténot.

Posté par ID348347 à 20:14 - Permalien [#]

Colbert et la forêt d'Angoulême

Lettre de Colbert à M. Dorieu, intendant à Limoges

Paris, 10 janvier 1670.

« Je vous envoye un mémoire qui m'a esté donné, par M. Daguesseau, des forests de la généralité de Limoges, contenues sous deux siéges de maistrises particulières, l'une de la basse Marche, et l'autre d'Angoulême. La première n'a dans sa dépendance qu'environ 3,300 arpens de bois, que le Roy désire remettre en valeur et faire ensuite conserver avec soin. Cependant, pour y parvenir il est nécessaire de faire receper les endroits pillés et abroutis, resemer les places vides; et mesme, pour establir un bon ordre pour l'avenir, il faut connoistre la qualité du bois dont elles sont plantées, leur ancienne consistance, leur situation, réunir les usurpations qui ont esté faites, et ensuite les faire arpenter et borner; ainsy il est nécessaire qu'elles soyent visitées très-exactement.

Comme je doute que les affaires dont vous estes chargé vous le puissent permettre, je.vous enverray dans quelque temps un de ceux qui ont esté employés à la réformation des forests de quelque département, et qui l'ont faite avec succès, pour travailler à faire celle des forests de cette maistrise, conjointement avec vous ou séparément, ainsy que vous le jugerez à propos.

Ce pendant vous donnerez, s'il vous plaist, les ordres nécessaires pour les faire conserver soigneusement pendant l'hyver, et empescher qu'il ne s'y commette aucun délit.

La maistrise d'Angoulême a, dans sa dépendance, cinq ou six forests, dont la principale est celle de Braconne, fort considérable, tant par son estendue, qui est de 14 à 15,000 arpens, que par sa situation, estant proche de la rivière de Charente qui tombe à vingt lieues de là dans la mer. Et, comme sa conservation est très-importante, vous prendrez, s'il vous plaist, vos mesures pour vous rendre à Angoulême, après avoir fait le département des tailles de vostre généralité, pour en faire vous-mesme la visite, dresser exactement vostre procès-verbal de l'estat , qualité, nature, essence et âge du bois de chacun triage; vous ferez en sorte d'en connoistre l'ancienne consistance, et s'il n'a point esté fait aucune entreprise ni usurpation sur le corps d'icelle; et, en cas que vous reconnoissiez qu'il en ayt esté fait, vous ferez toutes les procédures nécessaires pour donner la réunion. Vous la ferez ensuite borner en toute sa circonférence, après en avoir fait faire l'arpentage et la figure; vous vous ferez représenter les titres de ceux qui prétendent avoir droit d'usage, dont vous dresserez procès-verbal et donnerez vostre avis. Et comme ce travail sera long, et que difficilement vos autres affaires vous peuvent permettre de consommer cet ouvrage, je vous enverray, dans le commencement du printemps, encore un autre commissaire pour le suivre jusqu'à sa perfection. »

Source : Lettres, instructions et mémoires de Colbert, volume 4.

Posté par ID348347 à 19:25 - Permalien [#]

Lettre du général Rivaz après le siège de Lyon

Lettre du général Rivaz aux représentants du peuple Dubois-Crancé et Gauthier, le 3 octobre, l'an II de la République une et indivisible.

« Impossible de vous faire passer un détail exact de la journée du 29 parce que, malgré mes demandes réitérées... Valette ne m‘envoie pas plus son état que les chefs de bataillon de ma colonne. Je crois cependant avoir la certitude que nous avons pris quinze pièces de canon... Nous avons eu, à peu près, deux cents hommes de tués ou de blessés. Je réclame et l’armée entière réclamera sans doute avec moi le grade de général de brigade pour le citoyen Villemalet chef de bataillon de la Charente et, sans doute, vous ne tarderez pas à récompenser sa conduite particulière et celle de son bataillon dans la journée du 29, dont on ne connaîtra jamais le mérite autant qu‘on devrait le faire, car les volontaires nationaux y ont fait des choses extraordinaires et pour l‘intelligence et pour la bravoure. Un de ces volontaires de la Charente a combattu au pont de Perrache avec un coup de fusil dans le bras et, certes, le feu qui s‘est fait au pont de Perrache n'étoit pas mince. J’étois spectateur faisant tirer du huit sur la cavalerie lyonnoise et je servirai longtemps avant de revoir un feu aussi sûr et aussi nourri. »

Source : Saint-Etienne et son district pendant la Revolution, de Jean-Baptiste Galley.

Posté par ID348347 à 18:48 - Permalien [#]


25 août 2020

Le drame de La Rochette

Angoulême. — Les habitants de la commune de la Rochette, canton de la Rochefoucauld, sont plongés dans la consternation. Le 5 octobre, une jeune fille de onze ans, du village de Villemallet, de cette commune, la nommée Marie Favraud, était occupée à ramasser des glands sous un chêne, sur les limites de la forêt de Braconne, en compagnie d'un petit garçon, lorsqu'elle fut subitement attaquée par une louve qui la renversa et la prit à la gorge.

Le petit garçon, monté sur le chêne pour faire tomber les glands, spectateur épouvanté de cette horrible scène, poussa des cris qui attirèrent l'attention de quelques cultivateurs occupés aux travaux des champs.

Un homme courageux accourt, se précipite sur l'animal et engage avec lui une lutte corps à corps, dans laquelle il recoit de nombreuses blessures ; il terrasse la louve, l'étreint sous ses genoux, s'arme d'une pierre, à l'aide de laquelle, à coups redoublés, il essaie d'assommer son féroce adversaire. C'est alors que surviennent deux autres voisins, dont l'un, armé d'une pioche, achève la louve, d'un seul coup.

Alors on s'empresse autour de l'enfant, qui gisait sanglante et les habits en lambeaux; mais les spectateurs de cette scène, inouïe dans nos contrées, ne relèvent qu'un cadavre.

Avant que l'homme dont nous avons signalé la courageuse conduite fùt parvenu à la dégager, la louve avait eu le temps de lui broyer la tête.

(Journal Le XIXe siècle, 13 octobre 1874)

Posté par ID348347 à 21:46 - Permalien [#]

24 août 2020

L'enfance de Sadi Carnot

Dépêche de notre correspondant, Angoulême, 28 juin.

Je vous envoie des détails qui viennent de m'être communiqués du sujet des années d'en fance de l'éminent homme public que fut M. Carnot. Ces détails sont peu connus et ils intéresseront, je l'espère, les lecteurs du Petit Journal.

La famille maternelle de M. Sadi Carnot est originaire de Chabanais (Charente), où le président lui-même, dans ces derniers temps, possédait des domaines. Chaque année, pendant son enfance et sa première jeunesse, il venait passer ses vacances au château de Savignac.

Suivant le désir de ses parents, qui suivaient en cela les idées de Jean-Jacques, ce temps était employé par le jeune Carnot et par son frère à apprendre la charpenterie et la menuiserie, au milieu même des ouvriers, pour pouvoir au besoin, si les circonstances devenaient défavorables et venaient changer leur position, faire face à l'adversité.

Mme Carnot, en femme supérieure, tenait même essentiellement à ce que ses enfants partageassent le repas frugal de leurs compagnons de travail, sans qu'aucune faveur y fût ajoutée, comme le racontait bien souvent une bonne vieille femme chargée autrefois de faire la cuisine aux ouvriers des chantiers où travaillaient les enfants Carnot.

C'est aussi à Chabanais, dans la vieille église de Grenord, que les deux frères Sadi et Adolphe Carnot ont fait leur première communion.

Tous les ans, encore, Mme Carnot mère, accompagnée de son fils Adolphe, de Mme A. Carnot et de leurs enfants, continue de venir résider deux ou trois mois en Charente, à Savignac, qu'elle ne quitte jamais sans regret, comme elle l'a manifesté bien souvent à son entourage.

Cette bonne mère témoignait tout dernièrement, hélas ! son impatience et son désir de voir approcher l'époque où finirait le mandat de son fils, et où M. Carnot, rendu à la vie de famille, pourrait prendre les soins que réclamait sa santé bien éprouvée, et jouir enfin d'un repos relatif si bien mérité, tout en aidant toujours sa patrie (ce à quoi il lui aurait été impossible de renoncer) de ses efforts, dè ses conseils et de sa haute expérience.

On voit combien M. Sadi Carnot tenait à Chabanais par ses liens de famille et par ses souvenirs d'enfance. Aussi les habitants, de cette petite ville ignorée — ils sont orgueilleux de le rappeler — semblaient-ils voir rejaillir sur eux comme un peu de la gloire de celui qu'ils considéraient au fond du cœur comme leur au guste enfant d'adoption.

L'acte de sauvagerie inouïe qui vient d'atteindre le président et de mettre en deuil la France entière a été bien profondément senti, tout spécialement, dans ce petit coin de la Charente. L'affliction y est déchirante. On y pleure le coup, affreux arrivé à la famille si sympathique qui a toujours, et avec tant de coeur, pris part à tous les événements, heureux ou malheureux, de ses habitants.

(Journal Le Petit Journal, 29 juin 1894)

Posté par ID348347 à 22:11 - Permalien [#]

18 août 2020

La Maîtrise des Eaux et Forêts d'Angoulême

Provisions d'offices en la Maîtrise des Eaux et Forêts d'Angoulême.

Gilles Rousseau
Capitaine des chasses du pays et duché d'Angoumois.
Reçu le 8 avril 1596.
(Z 489 fol. 27)

Daniel Paulte
Maître particulier ancien des Eaux et Forêts d'Angoulême.
Reçu le 14 juillet 1606.
(Z 4820 fol. 490)

Michel Moreau
Lieutenant des Eaux et Forêts en la Maîtrise d'Angoulême.
Reçu le 15 septembre 1612.
(Z 4821 fol. 14)

Jean Le Musnier de La Vergne
Capitaine des chasses au pays d'Angoumois.
Reçu le 24 mai 1625.
(Z 4822 fol. 59)

Pierre Raymbault
7 mai 1632.
Procureur du Roi des Eaux et Forêts en la Maîtrise d'Angoumois.
(Z 4824 fol. 35)

Elie de La Place de La Tour-Garnier
Capitaine des chasses en Angoumois.
Reçu le 31 août 1633.
(Z 4824 fol. 226)

Jean Chasteau
Garde-marteau à Angoulême.
Reçu le 23 janvier 1636.
(Z 4825 fol. 458)

Elie Paulte
Maître particulier des Eaux et Forêts d'Angoumois.
Reçu le 13 décembre 1636.
(Z 4825 fol. 46)

Pierre Desbrandes
Procureur du Roi des Eaux et Forêts d'Angoumois.
Reçu le 18 mai 1638.
(Z 4825 fol. 314)

Pierre Mioulle
Maître particulier des Eaux et Forêts d'Angoumois.
Reçu le 4 juillet 1640.
(Z 4826 fol. 214)

Gilles de Nargonne
Procureur du Roi des Eaux et Forêts d'Angoumois.
Reçu le 8 mai 1643.
(Z 4827 fol. 116)

François Gervais
Maître des Eaux et Forêts d'Angoumois.
Reçu le 23 septembre 1644.
(Z 4827 fol. 237)

Jacques Yrvoix
Maître particulier des Eaux et Forêts d'Angoulême.
Reçu le 17 février 1646.
(Z 4827 fol. 376)

François Gesmond
Gruyer des Eaux et Forêts d'Angoulême.
Reçu le 30 juin 1649.
(Z 4829 fol. 76)

Nicolas Guibourg
Gruyer des Eaux et Forêts d'Angoumois.
Reçu le 8 octobre 1649.
(Z 4828 fol. 214)

François Gervais
Maître particulier des Eaux et Forêts à Angoulême.
Reçu le 10 février 1653.
(Z 4829 fol. 254)

Jean Paulte
Maître particulier des Eaux et Forêts d'Angoumois.
Reçu le 2 juillet 1666.
(Z 4831 fol. 267)

Jean Gilibert
Procureur du Roi des Eaux et Forêts en la Maîtrise d'Angoulême
Reçu le 18 décembre 1676.
(Z 4833 fol. 289)

Charles de La Place de Torsac
Capitaine des chasses de la sénéchaussée d'Angoumois.
Reçu le 23 mai 1678.
(Z 4838 fol. 511)

Jean-Joseph Gilbert de Vassigny
Substitut du procureur général des Eaux et Forêts en la Maîtrise d'Angoulême.
Reçu le 6 mai 1710.
(Z 4845 fol. 710)

Léonard du Tillet
Lieutenant en la Maîtrise d'Angoulême.
Reçu le 5 mai 1721.
(Z 4847 fol. 508)

Guy Gauvry
Garde-marteau à Angoulême.
Reçu le 16 avril 1726.
(Z 4848 fol. 664)

Pierre de Sarlandie
6 juillet 1729.
Maître particulier des Eaux et Forêts d'Angoulême.
(Z 4849 fol. 384)

François Gauvry de La Brugère
Garde-marteau de la Maîtrise d'Angoulême.
Reçu le 27 juin 1740.
(Z 4851 fol. 52)

Léonard du Tillet
Procureur du Roi en la Maîtrise des Eaux et Forêts d'Angoumois.
Reçu le 7 septembre 1740.
(Z 4851 fol. 57)

Charles Baudet
Lieutenant en la Maîtrise des Eaux et Forêts d'Angoulême.
Reçu le 6 avril 1743.
(Z 4851 fol. 130)

Source : Lettres patentes de provisions d'offices enregistrées à la grande
maîtrise des Eaux et Forêts de Paris (1594-1746).

Posté par ID348347 à 22:17 - Permalien [#]

Un mariage au logis de Chergé

Mariage dans l'église de Mornac de Jean Navarre, du logis de Chergé, avec Marie Gauvry.

Le 2 mars 1756 mariage de Jean Navarre, sieur de Chargeay, demeurant au lieu noble de Chargeay, près le bourg, iceluy Jean Navarre, fils naturel et légitime de défunts maître Pierre Navarre, l'un des échevins du corps de ville d'Angoulême, et de demoiselle Marie Martin ; avec demoiselle Marie Gauvry, fille naturelle et légitime de maître François-Xavier Gauvry, sieur de la Brugère, conseiller du roy, garde-marteau en la maîtrise particulière des eaux-et-forêts d'Angoumois, et de demoiselle Rose Durousseau, du village du Maine-Queirand, de cette paroisse, d'autre part ; en présence de Philippe Rossignol, sieur de la Moutardière, bourgeois ; du sieur Gabriel Pichon de Randeuil ; de Pierre Palissière ; de maître Pierre Besnon, garde des eaux-et-forêts d'Angoumois qui ont signé avec les époux.

Source : Archives départementales de la Charente (3 E 249/1).

Posté par ID348347 à 19:09 - Permalien [#]

17 août 2020

Nomination d'un garde de la Braconne

Nomination d'un garde forestier à la Braconne, 25 avril, enregistré au bureau de St-Léonard, 19 septembre 1650.

Charles de Vallois, duc d'Angoulême, pair de France, comte d'Auvergne et de Ponthieu, à tous ceux, etc. Scavoir, faisons que dûment informé de la personne de Jean Gervais et de ses sens au fait de judicature, iceluy pour ces causes et aultres considérations à ce nous mouvant et suivant le pouvoir à nous donné par le roy, notre souverain seigneur, par le délaissement et usufruit à nous laissé du duché d'Angoumois de nommer et présenter tous et chacun, avons nommé et présenté, nommons et présentons, par les présentes, à sa Majesté, en l'état et office de garde de la Braconne, forêt en Angoumois, en remplacement de Nicolas Alanore, dernier et paisible possesseur au dict office, etc.

Le droit de marc d'or était de 27 lt.

Source : Documents divers sur le Limousin, de René Fage.

Posté par ID348347 à 21:50 - Permalien [#]