30 août 2015

Le choix de la veuve Agard

Pendant que le jeune Jean Agard Durantière poursuit sans difficulté à l'Université des études qui lui permettront d'être de bonne heure inscrit comme avocat au barreau d'Angoulême sa mère va vivre en douairière à Rougnac dans la vieille demeure des Juilleries basses tout en surveillant l'exploitation de la ferme des Juilleries hautes et le reste du domaine qui est principalement forestier. Jean Agard va voir sa mère et celle-ci va de temps en temps en calèche à Angoulême. On a raconté plus tard qu'un jour dans le mauvais chemin de terre qui vient des Juilleries la voiture de maître avait malencontreusement versé. La douairière Agard avait eu grand peur d'être noyée dans le proche étang. Pour ne plus avoir à emprunter ce maudit chemin qui ne conduisait qu'à une vieille maison de famille pas trop grande et peu confortable la décision fut donc prise de faire construire une nouvelle demeure permettant de ne plus habiter dans la vieille batisse ancestrale. Comme site on n'avait que l'embarras du choix. C'est le mot à employer. Ce que Dame Marguerite Clarisse Jacques Lanauve veuve Agard avait choisi, c'était son choix. Tel fut donc le château de Monchoix. Le site ne pouvait être plus adéquat. De plus, sans s'éloigner beaucoup de Rougnac et de Villebois l'on se rapprochait de plusieurs kilomètres d'Angoulême, considération qui avait son poids. Le jeune avocat du barreau d'Angoulême avait assez de loisirs pour venir surveiller les travaux et pour traiter à Angoulême avec architecte et entrepreneurs. On eut finalement en un sobre et discret pastiche du style Henri IV, un fort beau logis avec perron au Nord et terrasse et parc au Sud. Sur les impostes des portes doubles les initiales « A » et « D » Agard et Durantière se lisaient sans peine dans les courbes du fer forgé. Les deux noms étaient sur un pied d'égalité. L'antique patronyme Agard voisinait avec le nom d'un hameau périgourdin de la commune de Savignac « les Durantières » où peut-être avaient jadis vécu quelque famille apre au travail les Durand ? S'appelant de cette façon « Durantière » les Agard n'ont jamais prétendu être dits Agard des Durantières.

(Société archéologique et historique de la Charente, 1983)

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Boissier des Combes

Boissier, avec Généalogie Charente Périgord
Origine très ancienne, nom provenant de boissière, lieu couvert de bois, clairière, d'après le dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle.

Filiation suivie

I. — Blaise Boissier, né en 1574, décédé en 1624, sieur de Maubras, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Louise Leclerc, d'où : 1° Pierre Boissier, qui suit ; 2° Léonarde Boissier, mariée avec Imbert Ferrand, praticien ; 3° Louise Boissier, mariée avec Jean Broussard, marchand, d'où Pierre Broussard, notaire royal ; Autre Louise Boissier, mariée avec Michel Poumeau, bourgeois ; 5° François Boissier, sieur de Grand-Champ, marié d'après acte du 29 janvier 1647, avec Louise Benoist ; 6° Roch Boissier, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié d'après acte du 11 janvier 1634, avec Catherine Frotier.

II. — Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, marié d'après acte du 14 février 1638, avec Marie Fureau, fille de François Fureau, garde des eaux et forêts d'Angoumois, et Jeanne de Rouffignac, d'où : 1° Roch Boissier, qui suit ; 2° François Boissier, sieur de La Mothe, marié d'après acte du 11 novembre 1682, avec Jeanne Malterre ; 3° Hélie Boissier, maître-apothicaire, marié d'après acte du 3 novembre 1685 avec Jeanne Gesmond, fille de François Gesmond, garde des eaux et forêts d'Angoumois, et Jeanne Gervais, d'où Roch Boissier, lieutenant d'infanterie ; 4° Jean Boissier, bourgeois, marié d'après acte du 17 novembre 1688, avec Marguerite Lériget.

III. — Roch Boissier, sieur de La Fayolle, marié d'après acte du 14 mai 1675, avec Françoise Riffaud, fille de Gilet Riffaud, marchand, et Marie Dumousseau, d'où : 1° Jean Boissier, qui suit ; 2° Catherine Boissier, mariée d'après acte du 27 janvier 1701, avec Jean Grassin, maître-chirurgien, d'où Louis Grassin, né en 1717, décédé en 1791, sieur des Combes, père de Jean Grassin, né en 1752, décédé en 1833, notaire, maire de la commune de Coulgens.

IV. — Jean Boissier, sieur des Combes, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié d'après acte du 18 septembre 1702 avec Marie-Anne Béchamil, fille de Pierre Béchamil, maître-chirurgien, et Elisabeth Benoist, d'où : 1° Jean Boissier, qui suit ; 2° Elisabeth Boissier, mariée d'après acte du 21 août 1725, avec Philippe Constantin, notaire royal, d'où : Jean-Jacques Constantin de Villars, né en 1728, décédé en 1814, lieutenant-général de police à Angoulême ; 2° Elisabeth Constantin, mère de Pierre Fureau de Villemalet, né en 1760, décédé en 1795, général de division ; 3° Louise Constantin, femme de Alexis Lavialle, né en 1735, décédé en 1796, président de l'administration du district d'Angoulême.

V. — Jean Boissier, sieur des Combes, fermier de l'abbaye Saint-Ausone d'Angoulême, marié d'après acte du 27 octobre 1734, avec Louise Benoist, fille de Roch Benoist, sieur du Châtelard, et Marie Valleteau, d'où : 1° Roch Boissier-Descombes, qui suit ; 2° Louise Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 8 novembre 1761, avec Philippe Héraud, avocat, d'où Marie-Anne Héraud, belle-sœur de Pierre-Armand Pinoteau, né en 1769, décédé en 1834, général de brigade ; 3° Marie-Anne Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 3 février 1756, avec Laurent Delisle, maître-chirurgien, oncle par alliance de René Doche, né en 1760, décédé en 1834, député de la Charente à l'assemblée législative ; 4° Anne Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 8 mai 1757, avec Charles-Joseph Ducluzeau, greffier des eaux et forêts d'Angoumois ; 5° Marie Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 5 février 1782, avec Jean Lhoumeau, marchand ; 6° Jean Boissier-Descombes, bourgeois, propriétaire du logis du Châtelard à Puyréaux, marié d'après acte du 9 février 1766, avec Marie-Catherine Plaignaud ; 7° Laurent Boissier-Descombes, né en 1759, décédé en 1829, bourgeois, propriétaire, député aux États provinciaux, capitaine de la garde nationale, maire de la commune d'Agris, marié d'après acte du 23 février 1784, avec Marie Arondeau ; 8° Marie Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 5 novembre 1776, avec Jacques Meslier, avocat ; 9° Anne Boissier-Combes, mariée d'après acte du 11 juillet 1780, avec François Pantet, bourgeois.

VI. — Roch Boissier-Descombes, né en 1749, décédé en 1807, lieutenant des chasses du comte d'Artois, député/maire/procureur/commissaire pendant la Révolution, marié 1) avec Marthe Orillac, décédée en 1777, d'où Marie-Denise Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 12 janvier 1790, avec Jean Rivaud, né en 1765, décédé en 1803, général de division et propriétaire de l'hôtel de Bardines à Angoulême 2) avec Marie Boissier, d'où Alexandre Boissier-Descombes, né en 1782, décédé en 1813, chef de la bande responsable de l'attaque de la diligence de Churet.

Archives départementales

1626. — Vente par Louise Clerc, veuve de Blaise Boissier, vivant garde des eaux et forêts, d'une pièce de terre appelée Le Parc, paroisse de La Rochette.

Vente par Héliot Ferrand à Jacques Boissier, d'une pièce de vigne au lieu dit La Terrière, paroisse de La Rochette.

1638. — Transaction entre Jacques Lemercier, écuyer, sieur de La Borde et de La Trimouille, demeurant audit lieu noble de La Borde, et Pierre Boissier, praticien, au sujet de la ferme de la métairie dudit lieu de La Borde.

1644. — Partage par dame Louise Le Clerc, veuve Blaise Boissier, vivant garde des eaux et forêts, entre Roch Boissier, aussi garde des eaux et forêts, Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, et François Boissier, sieur de Grand-Champ, ses enfants, de tous ses biens meubles et immeubles, sous certaines conditions et réserves spécifiées dans l'acte.

1649 — Transport par Roch Frotier­ Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, tant pour lui que pour Clément Frotier-Tizon, son fils, à Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, de toutes les rentes leur appar­tenant à cause de leurs seigneuries de Terrebourre, Chez-Pouillac et Villards.

1656-1657. — Vente par François Gervais, avocat, maître particulier des eaux et forêts d'Angoumois, à Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, d'une pièce de terre près le village des Barrières.

Vente par Pierre Dufouilloux à François Boissier, notaire à La Rochette, d'une grange sise au village des Foucauds, paroisse d'Agris.

1708-1713. — Vente par Jean Saulnier, laboureur, à Jean Boissier, sieur des Combes, garde des eaux et forêts d'Angoumois, de trois lopins de terre près le village des Chabrouleaux.

1720-1722. — Procès-verbal à la requête de Jean Boissier, sieur de L'Aubépin, des dégâts commis dans un champ de blé d'Espagne lui appartenant.

1731-1734. — Donation par Élizabeth Béchemilh, fille majeure, demeurant au village de La Motte, paroisse de Jaudes, à maître Philippe Constantin, notaire royal, et demoiselle Élizabeth Boissier, sa femme, nièce et filleule de ladite Béchemilh, en reconnaissance des bons services à elle.

Vente par Pierre Ferrand, marchand, à François Boissier, sergent royal, demeurant en la paroisse d'Agris, d'une pièce de terre labourable sise en ladite paroisse.
 
1738-1739. — Bail à ferme par Hélie Boissier, praticien, de présent engagé au service de Sa Majesté avec monsieur de Guitard, capitaine d'infanterie, à maître François Boissier, sergent royal, de tous les biens-fonds et héritages appartenant audit Hélie Boissier, du chef de Roch Boissier, son père, dans les paroisses d'Agris et de La Rochette.

Cheptel à moitié croît, pour un an, de 2 vaches de six ans estimées 120 livres, et de 2 boeufs de tire estimés 160 livres, consenti à un laboureur de la paroisse de Brie et à sa femme par Jean Boissier, sieur des Combes, garde en la maîtrise des eaux-et-forèts d'Angoumois.

1759. — Arrentement par Clément Boissier, sieur de Beaumont, soldat, à François Boissier, sergent royal, d'une maison tombant en ruines, au lieu des Barrières, paroisse d'Agris.

1769. — Bail à ferme de la moitié des dîmes de la paroisse de Brie, consenti moyennant 1,200 livres, chacun an, à Jean Boissier, sieur des Combes, bourgeois, et à Robert Machenaud, sieur des Plantes, aussi bourgeois, par ladite abbesse.


Bibliothèque généalogique

• Pierre Dubourg-Noves, Châteaux, manoirs et logis : La Charente, 1993.

Maison Boissier-Descombes. Cette demeure, qui ne fut pas noble, est située au village de « Chez Masset ». Elle appartenait, en 1752, à Jean Boissier, sieur Descombes, garde des Eaux et Forêts. C'est une belle demeure du XVIIIe siècle, avec une aile principale et une autre, plus courte, en retour. Elle possède deux niveaux sur cave, et un en surcroît. Les fenêtres sur rez-de-chaussée sont en arc bombé, celle de l'étage, rectangulaires ; au-dessus, se voient de petites lucarnes. Une belle porte avec imposte sous arc bombé, dans un avant-corps à angles arrondis sous un entablement à moulures saillantes, occupe le centre de la façade. Le logis a été pour moitié modernisé tristement, et reste pour l'autre dans son état ancien, avec plusieurs cheminées Louis XV à trumeau peint. La margelle du puits est datée de 1744. Cette maison avoisinait le cimetière des chiens de la meute des la Rochefoucauld, qui y étaient enterrés avec une plaque de cuivre mentionnant leur nom et leur pédigrée. Tout vestige de cette intéressante sépulture semble avoir malheureusement disparu.

• Jane-Marcelle Delahaye, Notes historiques sur Agris, paroisse d'Angoumois, 1975.

La famille Boissier (le nom de Boissier est l'équivalent de Forestier) est à l'origine une famille de gardes des Eaux et Forêts. On remonte dans la généalogie de cette famille jusqu'à la fin du XVIe siècle où vit Blaise Boissier, garde, époux de Louise Clerc (ou Le Clerc) dont la fille Léonarde Boissier est baptisée le 12 octobre 1614 dans l'église d'Agris. Elle a pour marraine Léonarde Laisné, femme de Roch Frotier Tison, escuyer, sieur de La Rochette et de Sigougnes. Blaise Boissier fait un échange d'héritage en 1622 et meurt peu après puisque Louise Clerc est déclarée veuve dans un bail à ferme qu'elle fait en 1624 à Georges Saulnier clerc de plusieurs rentes dont une seigneuriale et foncière due à la seigneurie de Ribérolles et que ledit Boissier avait affermée de la demoiselle Marsay. En 1644, Louise Le Clerc partage ses biens avec ses enfants : Roch Boissier, aussi garde des Eaux et Forêts ; Pierre Boissier, sieur de La Fayolle ; François Boissier, sieur de Grand-Champ.

Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, époux de dame Marie Furaud de Villemalet, habite aux Cailles, paroisse d'Agris, en 1656 puis aux Maubras en 1661. Le 26 novembre 1670, il lui est fait par Jean de Guitard, écuyer, sieur de La Borie et de Ribérolles autorisé de maître Pierre de Saunières « son tuteur onéraire », un bail à ferme « de la maison noble de Ribérolles avec les métairies du Logis, du Gainard (?), de La Moussière, de Chez Gaillou, autrement Chez Micheau, et généralement de toutes les dépendances de la seigneurie de Ribérolles sauf le corps de logis qui est au-dessus du portail et entrée de ladite maison de Ribérolles, dans lequel ledit seigneur entend faire son habitation, en allant et venant, et y loger ses meubles, ledit bail moyennant 1 400 livres par an, payables savoir, une moitié à la fête de Saint-Jean, l'autre moitié à la fête de Noël ».

Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, et Marie Furaud vivent encore lors du mariage de leur plus jeune fils, François Boissier, sieur de La Mothe, domicilié chez Caille, paroisse d'Agris, avec Jeanne Malterre, en 1682.

Au début du XVIIIe siècle, s'élevait, au village des Barrières, paroisse d'Agris, la maison du maître-apothicaire Hélie Boissier, fils aîné de feu Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, époux de Jeanne Gesmon. Il avait acheté cette maison en 1702, ainsi qu'une terre au lieu-dit La Loupe, de Bezaud Noël, sieur du Parc, et de Marie Dubournais, son épouse, du Puyssaguet, le tout relevant de la seigneurie de Ribérolles. La porte de la maison de l'apothicaire était surmontée d'une inscription latine servant d'enseigne. En voici le texte qui fut communiqué à la Société Archéologique et Historique de la Charente (1936, p. XXXIII) :

ECCE DOMUS PHARMACOPOLÆ
MEDICAMENTA SUNT
DEORUM MANUS

(Ici la maison du pharmacien. Les médicaments sont la maison des dieux.)

La maison existe toujours, du moins en partie, au lieu-dit Les Barrières, et l'inscription est encore lisible sur une pierre en forme de demi-cercle encastrée dans le mur au-dessus d'une petite porte donnant dans la cour.

Veuf de Jeanne Gesmon, décédée à l'âge de trente-sept ans et enterrée le 29 juin 1697 dans la chapelle Saint-Paul de l'église d'Agris, Hélie Boissier épouse en secondes noces Marie Lériget, fille de Jean Lériget, sieur de La Taillandière et de Larchier (mort ainsi que sa femme avant 1705). Son frère, Jean Boissier, sieur de Laubespin (terre en agris), a épousé Marguerite Lériget, sœur aînée de Marie, tandis que Jean Lériget, fils, s'unit en 1716 à Françoise Boissier, sœur des précédents.

De son premier mariage, Hélie Boissier, maître-apothicaire, a un fils, Roch Boissier, sieur de La Fayolle (parfois dit René), qui épouse le 28 novembre 1715 Madeleine Lériget, fille de Pierre Lériget, sieur de Beaumont. La sœur de Madeleine Lériget, Anne Lériget, est mariée à Barthélemi Gadon, praticien en 1718, puis juge assesseur de la châtellenie de Saint-Mary en 1724 et procureur au siège de La Rochefoucauld en 1725. Les deux sœurs, Madeleine et Anne, et leurs époux, Roch Boissier, sieur de La Fayolle, et Barthélemi Gadon, se partagent en 1718 les biens de la succession de dame Madeleine de Garoste, leur mère et belle-mère, femme (ou veuve) de Pierre Lériget. En 1727, Hélie Boissier et Marie Lériget partagent avec Roch Boissier, fils de Jeanne Gesmon, première femme d'Hélie, plusieurs fonds dépendant de la succession de celle-ci. A sa mort, Hélie Boissier, âgé d'environ quatre-vingts ans, est enterré dans l'église d'Agris le 10 juillet 1736. Roch Boissier meurt avant 1741, date à laquelle Madeleine Lériget est dite veuve dans un acte de vente. Décédée à Villemalet dans la maison de son fils Hélie, elle est inhumée le 11 février 1756 dans la chapelle Saint-Paul de l'église d'Agris, âgée d'environ soixante-dix ans.

La famille Boissier se perpétue avec Jean Boissier, sieur des Combes, garde des Eaux et Forêts, dont on retrouve le nom entre 1720 et 1748 dans plusieurs actes d'achat de terres. Sans doute est-ce lui qui, en 1761, est dit fermier général de l'abbaye de Saint-Ausone d'Angoulême quand il fait avec le prieur-curé de la paroisse de Brie, un bail à ferme à Pierre Rossignol, laboureur, des dîmes de la paroisse de Brie. En 1789 le nom de Boissier, sieur des Combes, sera soudé en Boissier-Descombes. A Agris, le sieur Laurent Boissier, de La Brousse, est alors le plus riche propriétaire terrien de la paroisse.

• Stéphane Calvet, Les grandes affaires criminelles de la Charente, 2011.

« Le sieur Descombes père, sans état avant la révolution et retiré à la campagne, vivait de ses rentes, sa fortune personnelle était de 130 000 à 140 000 francs. S'étant prononcé pour les principes de la Révolution, il fut appelé à la place de procureur syndic du District de La Rochefoucauld à celle de maire de sa commune et depuis à celle de percepteur des contributions. Ses opinions politiques et ses relations ont toujours été bonnes. Quant à sa probité on ne saurait lui faire le moindre reproche. »

Une étude dans les différentes registres paroissiaux et dans l'état civil montre, en outre, qu'il dispose d'un solide réseau de parentèle et de clientèle à travers tout le département de la Charente. Possédant plusieurs propriétés, il est lié aux Fureau de Villemalet, ainsi qu'à la famille Frottier de La Rochette. Son mariage, célébré à Saint-Projet-Saint-Constant le 7 décembre 1790, permet également de voir qu'il compte parmi ses amis un certain Constantin-Villars, lieutenant général de police à Angoulême. Enfin il a été, par sa sœur Marie Denise, le beau-frère du général de division Rivaud, l'une des plus grandes gloires locales de cette époque. Honnête et raisonnable, Boissier-Descombes père est cependant mis à l'index dès qu'on évoque sa conduite privée. Rudler affirme ainsi : « Le mauvais exemple qu'il a donné à ses enfants par ses mœurs dissolues et l'attachement aveugle qu'il avait pour son fils sont les sources de ses malheurs (...). Sa fortune se trouve réduite à 50 000 ou 60 000 francs. Outre son fils et une fille mariée, il est encore chargé de cinq enfants ». Il est vrai que ces derniers sont tous issus d'un mariage contracté en 1790 avec sa cousine germaine Marie Boissier avec laquelle il a vécu un long moment en concubinage. Né le 22 octobre 1783, Antoine est donc le fruit d'une union illégitime. Marcel Reible certifie même que la première épouse du père Boissier-Descombes se serait suicidée en raison des frasques amoureuses de son époux. Mais une fois de plus, aucun document d'époque ne nous permet d'infirmer ou de confirmer cette hypothèse. Il est certain néammoins que l'homme a eu des enfants illégitimes avec sa cousine germaine, ce qui peut paraître scandaleux dans le monde de la notabilité de l'époque. Quoi qu'il en soit, le préfet de la Charente estime que cette immoralité serait à l'origine de la mauvaise conduite du fils dont il dresse un portrait peu flatteur.

• Revue de Saintonge & d'Aunis, 1938.

Ce titre pourrait faire croire à un roman ; pas du tout, c'est un récit d'histoire locale, une histoire de brigands. L'affaire se passe sous Napoléon Ier, en 1807. Une diligence transportant une somme très importante à l'adresse de la Banque de France, part d'Angoulême pour Paris, et se trouve attaquée près du pont de Churet, non loin de son lieu de départ, par plusieurs individus conduits par un nommé Boissier-Descombes, fils d'un gros propriétaire de la région. C'est une affaire banale. Mais elle devient intéressante lorsqu'on s'aperçoit des ménagements dont bénéficient Boissier et ses acolytes. Le chef de la bande, condamné à 24 ans de bagne, ne subit pas la flétrissure de la marque ; on essaie de le faire évader du fort du Hâ, on se résout enfin à l'envoyer au bagne de Rochefort où il mourut en 1813.

M. Reible s'est demandé quelle pouvait être la cause de tant de mansuétude à l'égard d'un voleur de grand chemin. Il en trouva l'explication aux Archives de la Charente et aux Archives nationales. Des documents irréfragables lui permirent de constater que parmi les nombreux fonctionnaires mêlés au procès, certains d'entre eux étaient affiliés à la Franc-Maçonnerie, de même qu'un nommé Boissier-Descombes, sans prénom, le père du condamné sans doute ou même celui-ci.

Ce petit livre, plein de détails intéressants, est précieux pour l'histoire locale. Il donne, en un style expressif et coloré, un aperçu sérieux de la vie sociale, politique et judiciaire au début du XIXe siècle.

• Mémoires de l'Académie celtique, 1807.

Tout est ici encore une fois celtique, et les choses et les mois; c'est donc dans le celtique qu'il faut chercher à retrouver ces derniers, qui n'ont de latin et de grec que la finale, encore pas toujours; car le breton et le gallois ont, comme le latin, beaucoup d'adjectifs en us. Or la langue celtique m'offre trois élymologies du nom d'Esus, plus ou moins vraisemblables, entre lesquelles je vous laisse à choisir, Messieurs. Celle qui s'accorde le mieux peut-être avec notre bas-relief, dans lequel on voit un Dieu au milieu d'un bois, qui émonde un arbre comme un bûcheron, c'est celle de Gwez, Goez, en construction wez ou oez, qui se contractent facilement en ez, lequel devient Esus, en ajoutant la finale latine us, et signifie sauvage, rustique, farouche, féroce, sylvestris, ferus, adjectif formé du substantif gwez, arbres, bois, comme l'adjectif latin sylvestris ou sylvester, et le français sauvage, sont formés du substantif latin sylva; comme encore nos mots français forestier, boisier, d'où le nom propre boissier, homme qui travaille et vit dans les bois, et bûcheron, ont été dérivés, l'un du mot forest, l'autre du mot bois, et le troisième des mots bûcher, bûche, bosc ou bois. L'Esus des Celtes serait donc alors le Silvanus, ou le dieu Silvain des Romains, mot dérivé, comme on sait, de Sylva, forêt. Ce qui le confirme, outre l'analogie du nom, c'est que ce dieu est représenté sur plusieurs monumens comme l'Esus de nos autels druidiques, une serpe à la main, un habit rustique qui lui descend jusqu'aux genoux, et des arbres à ses côtés. Nonnus le représente comme un renverseur d'arbres et un perce-forêts, nom d'un héros de la mythologie druidique. Sur une pierre de la chaussée, il est placé entre deux arbres, et tient d'une main une serpe. Sur une médaille il est nu, tient d'une main le pedum, et de l'autre la serpe, avec le mot Silvain; on le voit sur un jaspe de Stosch debout sous deux arbres, tenant de la main droite une serpe; enfin sur un bas-relief de Beger, il tient dans la droite une serpe, dans la gauche une branche de pin, et auprès sont d'autres pins, dont cette branche paraît détachée. Silvestris et Silvanus étaient aussi les épithètes de Mars, et Rusticus d'Hercule. On offrait, selon Caton, des vœux dans la forêt à Mars Silvanus; les Romains et les autres peuples latins appelaient Mars Silvestris.


Liens web

- Le procès de l'attaque de la diligence.

- Comment on équipait un lieutenant au début du XVIIIe siècle.

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29 août 2015

Maulde de L'Oisellerie

Maulde de L'Oisellerie, avec Généalogie Charente Périgord
Originaire de Touraine, établissement en Angoumois au XVIe siècle, selon la tradition.

Filiations suivies

I. — Médard Maulde, argentier de la famille de La Rochefoucauld, marié avec Françoise Préveraud, fille de Michel Préveraud, avocat au présidial d'Angoulême, et Gillette Benoist, d'où Siméon Maulde, qui suit.

II. — Siméon Maulde, né en 1561, décédé en 1640, procureur au siège présidial d'Angoulême, marié d'après acte du 5 décembre 1587, avec Jacquette Bareau, d'où : 1° Pierre Maulde, auteur de la branche aînée, qui suit ; 2° Philippe Maulde, auteur de la branche cadette ; 3° Louise Maulde, mariée avec Pierre de Labatud, avocat au présidial d'Angoulême.

§ I. — Branche aînée.

III. — Pierre Maulde, né en 1598, décédé en 1633, marchand drapier à Angoulême, marié d'après acte du 6 novembre 1626, avec Léonarde Blateau, d'où Jean Maulde, qui suit.

IV. — Jean Maulde, né en 1627, décédé en 1684, sieur de Mirande, marié d'après acte du 29 avril 1659, avec Anne Gignac, fille de François Gignac, avocat en parlement et échevin d'Angoulême, et Marie de Lestoile, d'où : 1° François Maulde, qui suit ; 2° Philippe Maulde, procureur fiscal à Angoulême, marié avec Catherine Mesnard, d'où Jean Maulde, sieur des Blancheteaux, marié d'après acte du 1er juillet 1722, avec Marie Rose Vallier, d'où Marguerite Maulde des Blancheteaux.

V. — François Maulde, avocat au présidial d'Angoulême, marié d'après acte du 13 février 1686, avec Thérèse Gervais, fille de François Gervais, pair de la ville d'Angoulême, et Marie Pichot, d'où François Pierre Maulde, qui suit.

VI. — François Pierre Maulde, né en 1692, décédé en 1738, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 25 mai 1724, avec Anne Birot, d'où Jean Maulde, qui suit.

VII. — Jean Maulde, né en 1729, décédé en 1799, sieur de L'Oisellerie, marié d'après acte du 16 novembre 1757, avec Marguerite Maulde des Blancheteaux, sa cousine ci-dessus, d'où :

VIII. — Pierre Jacques Maulde de L'Oisellerie, né en 1758, décédé en 1811, juge au tribunal civil d'Angoulême, député de la Charente, marié d'après acte du 19 novembre 1781, avec Marie Guimberteau, de Péreuil.

§ II. — Branche cadette.

I. — Philippe Maulde, procureur fiscal à Angoulême, marié d'après acte du 17 mars 1637, avec Marguerite Bareau, d'où Michel Maulde, qui suit.

II. — Michel Maulde, né en 1648, décédé en 1691, avocat en parlement et juge de Montignac, marié d'après acte du 14 août 1670, avec Marie Rondrailh, d'où : 1° Philippe Maulde, qui suit ; 2° Françoise Maulde, mariée d'après acte du 23 février 1700, avec Jean de Montalembert, chevalier, seigneur de Cers.

III. — Philippe Maulde, né en 1671, décédé en 1746, sieur de Puymesnier, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois.

1) Marié d'après acte du 29 septembre 1698, avec Marie Duboys de La Bernarde, d'où Élie Philippe Maulde, qui suit.

2) Marié d'après acte du 24 juin 1704, avec Marie Lhoumeau, d'où Marie Maulde, mariée d'après acte du 29 août 1724, avec Pierre Préveraud, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois.
 
IV. — Élie Philippe Maulde, décédé en 1745, sieur de Puymesnier, commissaire des guerres, maire d'Angoulême, marié d'après acte du 28 mars 1729, avec Anne Thomas de Bardines, fille de Jean Thomas, sieur de Bardines, et Marie Nadaud de Nouères, sans postérité.

Archives départementales

1580. — Reconnaissance de la rente seigneuriale perpétuelle de 10 sols et 2 gelines, à cause du village de la Raymonderie, de la contenance de 10 journaux, donnée à Siméon Maulde comme procureur du commandeur du Temple d'Angoulême, par la famille Veau et autres tenanciers.

1710. — Inventaire des meubles, titres et enseigne ments dépendant de la communauté d'entre défunt Philippe Maulde et Catherine Mesnard, sa femme, ce requérant Philippe Maulde, leur fils émancipé par justice et procédant sous l'autorité de Pierre Navarre, son curateur, auquel inventaire sont mentionnés : un grand tableau à cadre doré, de deux pieds et demi de haut sur deux pieds de large, représentant deux anges et une autre figure ;- un autre grand tableau, vieux, dont la peinture est en partie défaite, dans un cadre de bois, où sont représentés la Sainte-Vierge, son fils Jésus et d'au tres figures ;- quatre grands tableaux à cadres de bois de noyer, très vieux et en partie rompus, et un autre tableau moyen, aussi à cadre de bois, étant le portrait d'un homme ;- un livre dans lequel sont inscrits les jours de naissance des enfants dudit défunt Maulde des Blancheteaux et ladite demoiselle Mesnard.

1724. — Partage entre demoiselle Thérèse Gervais, dame de L'Oizellerie en partie, veuve de François Maulde, juge magistrat au présidial d'Angoumois, d'une part ; messire Jean Maulde, sieur de Marsat, prêtre, curé de Notre-Dame de La Payne, à Angoulême, monsieur François Maulde, seigneur de L'Oizellerie en partie, Pierre Maulde, sieur de Valence, et dame Lucrèce Maulde, femme de monsieur maître Pierre-Dominique Le Vachier, tous enfants dudit feu François Maulde et de ladite demoiselle Gervais, d'autre part, des meubles et effets dépendant de la succession de leur mari et père.

Bibliothèque généalogique

• L'intermédiaire des chercheurs et curieux, 1921.

Médard Maulde

Je cherche à établir les origines familiales de Médard Maulde qui fut argentier de l'abbaye de Marmoutiers près Tours au XVIe siècle. Son fils Siméon, secrétaire de la chambre du roi Louis XIII, s'établit à Angoulême, « à la suite d'une mission donnée par le roi », ou une tradition familiale. Il est qualifié seigneur d'Estiffandiers ou des Tiffandiers. Je ne trouve ce nom de fief ni en Touraine ni en Angoumois. Sa désinence indique telle une origine Cambrésienne ? Le prénom de Médard se localise t-il de préférence dans une région de notre pays ? Renault d'Escles.

Liens web

- Un grand notable du Premier Empire.

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Sauvo des Versannes

Sauvo des Versannes, avec Généalogie Charente Périgord
Famille originaire de la ville de Montbron en Angoumois et de souche italienne.

Filiations suivies

§ I. — Branche des Versannes.

I. — Léonard-François Sauvo, sieur des Versannes, marié d'après acte du 17 juin 1727, avec Suzanne Bernard, fille de Thomas Bernard, sieur de La Coste, et Marguerite Thomas, d'où Jean Sauvo, qui suit.

II. — Jean Sauvo, né en 1732, décédé en 1785, maître de forges à La Chapelle-Saint-Robert, marié d'après acte du 24 mai 1755, avec Anne Légier, fille de Émery Légier, maître-chirurgien, et Marie Allafort, d'où : 1° Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, qui suit ; 2° Simon Sauvo-Desversannes, négociant, marié d'après acte du 29 novembre 1792, avec Charlotte Léonard-Duclaud ; 3° Anne Sauvo-Desversannes, mariée d'après acte du 15 septembre 1807, avec Pierre Marchaix, percepteur des contributions ; 4° Marie Sauvo-Desversannes, mariée d'après acte du 15 février 1776, avec Pierre Decescaud, sieur de Vignérias, avocat.

III. — Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, né en 1767, décédé en 1839, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, marié d'après acte du 12 novembre 1807, avec Catherine Lacombe, d'où : 1° Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, qui suit ; 2° Marthe Zulma Sauvo-Desversannes, mariée 1) d'après acte du 25 octobre 1826, avec Henry-Joseph Durousseau, propriétaire 2) d'après acte du 31 mai 1834, avec Mathurin Hazard-Flamand, maître de forges.

IV. — Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, né en 1812, décédé en 1885, médecin, maire de Bussière-Badil et conseiller d'arrondissement, marié d'après acte du 20 novembre 1843, avec Léonarde Agard de Rouméjoux, fille de Pierre Agard de Rouméjoux, propriétaire, maire de Bussière-Badil, et Magdelaine de Sanzillon, sans postérité.

§ II. — Branche du Bousquet.

I. — Joseph Sauvo, avocat au présidial d'Angoulême, marié avec Marie Nesmond, d'où : 1° François Sauvo, qui suit ; 2° Jeanne Sauvo, mariée d'après acte du 5 octobre 1637, avec Joseph de Labrousse, sieur de Brognac ; 3° Isabeau Sauvo, mariée avec Jacques Bradens, juge de Montbron ; 4° Anne Sauvo, mariée avec François Guimbelot, bourgeois.

II. — François Sauvo, sieur de Marsat, juge de Nontron, conseiller-secrétaire à la cour des aides de Guyenne, marié d'après acte du 15 août 1644, avec Anne Eyriaud, fille de Léonard Eyriaud, sieur des Loges, et Antoinette Vigier, d'où : 1° Jean Sauvo, qui suit ; 2° Marie Sauvo, mariée d'après acte du 27 juin 1680, avec Louis de Labrousse, sieur de Brognac ; 3° Jeanne Sauvo, mariée d'après acte du 12 juillet 1682, avec René de Couhé, sieur de La Garde.

III. — Jean Sauvo, né en 1651, décédé en 1714, sieur du Bousquet, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 18 mai 1676, avec Anne Racault, fille de Jean Racault, sieur de La Croix, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, et Marie de Villoutreys, d'où : 1° Antoine Sauvo, qui suit ; 2° Victor Sauvo du Bousquet, sieur de La Croix, marié d'après acte du 29 septembre 1716, avec Claire de Saluces ; 3° Marie Marguerite Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 26 juillet 1718, avec Jean Carron, sieur de La Node ; 4° Anne Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 2 mars 1699, avec François Dussault, sieur de Vilhonneur ; 5° Marie Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 3 mars 1710, avec Joseph Corlieu, sieur de La Baudie.

IV. — Antoine Sauvo, né en 1684, décédé en 1759, sieur du Bousquet, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 27 juillet 1730, avec Marie Gilbert, fille de Arnaud Gilbert, maître-apothicaire, et Marie Brun d'où Marie Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 3 juin 1771, avec Henry de Conan, sieur d'Aucors, sans postérité.

Archives départementales

1581. — Donation entre vifs par laquelle Jehan Du Rousseau, écuyer, seigneur de Marendat, fait abandon à François Sauvo, notaire et praticien de Montbron, en récompense des bons et agréables services qu'il en avait reçus, d'une rente annuelle de 12 sous tournois, 7 boisseaux de froment et 6 boisseaux d'avoine, à la mesure de Montbron, due par les tenanciers du village des Brousses, en ladite paroisse.

1676. — Contrat de mariage entre Jean Sauvo, sieur de Bousquet, fils de feu François Sauvo, sieur de Marsat, et de demoiselle Anne Derriaux, d'une part ; et demoiselle Anne Racault, fille de feu Jean Racault, écuyer, sieur de La Croix, conseiller du Roi, juge-magistrat en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoumois, et de demoiselle Marie de Villoutreys, d'autre part.

1714. — Inventaire des meubles, effets et papiers dépendant de la succession de monsieur Jean Sauvo, sieur du Bousquet, conseiller au présidial d'Angoumois, ce requérant dame Anne de Ravault, sa veuve, lesdits objets existant tant en la ville d'Angoulême qu'aux lieux de La Croix et du Panisson. A signaler audit inventaire : une montre à boitier d'argent piqué de petits clous, et sa chaîne d'argent, le tout estimé 90 livres; la grosse du contrat de mariage passé, le 3 juillet 1644, entre François Sauvo, sieur de Marsat, et demoiselle Andrée Desriaux, reçu par Peyrot, notaire royal; la grosse du contrat de mariage passé, le 25 juin 1680, entre Louis de la Brousse, sieur de Brougnac, et demoiselle Marie Sauvo, devant Agard, notaire royal; la grosse du contrat de mariage de René de Couhé, écuyer, sieur de La Garde, et demoiselle Jeanne Sauvo, en date du 12 juillet 1682, reçu par Denespoux, notaire royal; le contrat de mariage de Joseph de Corlieu, écuyer, sieur de La Baudie, et demoiselle Marie Sauvo, en date du 24 février 1710, reçu par Jalaniat, notaire royal; le contrat de mariage de Jean de Racault, écuyer, sieur de La Croix, et demoiselle Marie de Villoutreys, en date du 26 février 1656, reçu par Vachier, notaire royal; un petit fusil à giboyer, sur la platine duquel est écrit : « St-Léger à Charras »; deux pistolets d'arçon, sur la platine desquels il est écrit qu'ils ont été faits à La Chapelle-Saint-Robert.

1715. — Constitution de 4 livres de rente au profit de Jacques Sauvo, curé de Puymoyen, fils d'autre Jacques, avocat au Parlement et d'Anne Maurice.

1744. — Inventaires des meubles et effets de la succession d'Étienne Corlieu, ce requérant André de la Tasche, colonel de la milice bourgeoise d'Angoulême, et Marie Corlieu, sa femme, gendre et fille dudit défunt, appelée Anne Sauvo, sa veuve.

1745. — Constitution de 50 livres de rentes, au capital de 1.000 livres, au profit de Jean Sauvo, chanoine, par Jean de Trion, chevalier, seigneur de Salles, et Radégonde de la Ramière, sa femme, demeurant au logis de Salles, paroisse de Chassenon.

1758. — Vente, moyennant 3,750 livres de principal et 44 livres de pot-de-vin, par dame Marie Gilbert, femme de maître Antoine Sauvo, sieur du Bousquet, conseiller du Roi, juge magistrat en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoumois, ladite dame fondée de procuration dudit sieur du Bousquet, son mari, présentement en sa maison de campagne de Panisson, paroisse St-Maurice de Montbron en Périgord, d'une part; à Pierre Souchet, procureur en la sénéchaussée, faisant pour autre Pierre Souchet, avocat, son fils, d'autre part, de l'office de conseiller du Roi en ladite sénéchaussée, dont ledit sieur du Bousquet est actuellement pourvu, avec tous les gages et émoluments qui en dépendent, ainsi que les provisions, tant dudit vendeur que de ses prédécesseurs, au nombre de trente-neuf pièces qui ont été cotées et paraphées par le notaire.

1759. — Inventaire des meubles, titres et papiers dépendant de la succession de feu Antoine Sauvo, sieur Du Bousquet, en son vivant juge magistrat en la sénéchaussée d'Angoumois, ce requérant Jean-François Gilbert, archiprêtre de l'église St-Jean d'Angoulême, faisant pour Marie Gilbert, sa tante, veuve dudit sieur Du Bousquet, celle-ci agissant comme tutrice de Marie-Madeleine Sauvo, sa fille mineure, et encore pour Jeanne et autre Jeanne Sauvo, ses filles majeures.

1760. — Acte de notoriété par Jean Delessat, Pierre Périer, André Delahaure et Pierre Guimbertaud, procureurs au présidial d'Angoumois, pour affirmer que monsieur maître Antoine Sauvo, sieur du Bousquet, conseillier du Roi, juge magistrat en la sénéchaussée d'Angoumois, demeurant à Angoulême, paroisse de Notre-Dame de Beaulieu, décédé le 16 juillet 1759 en sa maison du Panisson, paroisse de St-Maurice de Montbron en Angoumois, n'a laissé d'autres héritiers que trois filles non mariées qui sont Marie-Jeanne et Jeanne, majeures, et Marie-Madeleine, mineure, sous la tutelle de Marie Gilbert, sa mère.

Bibliothèque généalogique

• Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente.

Marie Couraudin était fille de Pierre, seigneur de Ferrière et Chabrot, maître de forges à Pierre-Pansue, sur les rives de la Tardoire, près de Montbron, et de Christian Baudoin de Fleurac. Elle avait été mariée le 8 mai 1540, par contrat reçu Depeyris, notaire, à Junien du Rousseau, fils de Jean et de Paule Bérenger. Elle devint veuve peu après 1567, car, cette année même, et le 7 juillet, Junien du Rousseau et Pierre Couraudin, le gendre et le beau-père, rendaient aveu et dénombrement au duc de Montmorency, pour leur hôtel noble de Montbron, devant Sauvo et Denespoux, notaires au dit lieu.

• Histoires de moulins, 2009.

Le 12 août 1777 le comte de Roffignac passe un traité avec le sieur De Versannes pour l'exploitation pendant 9 ans de la forge de la Chapelle Saint Robert : « en fabrication d'artillerie de toute espèce et d'en fournir chaque année jusqu'à concurrence au moins de 16 mille quintaux, à peine de 24 mille livres de dédommagement, de fournir jusqu'au 1er janvier prochain 15 cent quintaux bombes et boulets, agréés par la marine ; que la forge serait laissé au même état qu'elle serait prise, et que le le dit Seigneur ne serait tenu qu'aux réparations occasionnées par la vétusté... ».

• Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1968.

Ses activités sont variées : en 1779, c'est en qualité de maître de forge qu'Allafort s'engage envers Mgr. de Sartine, ministre et secrétaire d'Etat au département de la Marine, à « surveiller les fondages qui seront exécutés à la forge de la Chapelle-Saint-Robert par le sr. de Versanne, en conséquence de son marché passé avec M. le comte de Roffignac le 12 août 1777 et de son adhésion à la cession qui a été faite de ce marché à Sa Majesté le 22 mars 1779. Dont il me sera délivré ampliation... ».

• Adolphe Mondon, Notes historiques sur la baronnie de Marthon en Angoumois, 1897.

Le 15 septembre 1756, Pierre Goyaud, curé de Charras, acquit de Jean Sauvo, sieur de Versannes, une maison sise presque en face de l'église, composée de deux chambres basses, deux hautes, un grenier, un toit et un petit jardin par derrière, où il y a un puits commun avec la maison voisine, avec un quart de journal, situé au lieu dit Le Grand-Quartier, pour en faire un jardin, et, le 29 du même mois, il céda son marché aux habitants, moyennant le paiement du prix d'achat qui était de 300#. Cette maison aménagée forma le petit presbytère actuel. Un pré d'un journal, situé au lieu dit La Bouchette, et une terre de 32 carreaux furent vendus nationalement 700#; et les immeubles du prieuré furent aliénés, le 26 prairial an III, au prix de 16,300#.

• Pierre Bureau, Le Clergé charentais et la Révolution, 1989.

Jean Sauvo du Sablon, né à Orgedeuil, chanoine d'Angoulême, prêta en retard le SLE, déporté sur les pontons, proposé comme chanoine titulaire en l'an 11; mort à Angoulême le 16-7-1813.

Jean Sauvo de Fontbelle, né à Hautefaye (24); chanoine semi-prébendé, peut-être simple clerc tonsuré; avait prêté en retard le SLE, déporté, mort sur le Washington en octobre 1794.

Liens web

- Le logis de Vignérias.

- Histoire d'un conflit entre les avocats du présidial d'Angoulême et ses magistrats.

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Benoist du Châtelard

Benoist du Châtelard, avec Généalogie Charente Périgord
D'or à deux chevrons ondés de sable.

Filiation suivie

I. — Michel Benoist, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Anne Ferrand, d'où Pierre Benoist, qui suit.

II. — Pierre Benoist, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Marie de Lubersac, d'où : 1° Jean Benoist, qui suit ; 2° Léonet Benoist, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Guyonne de Singarreau, d'où François Benoist, sieur de La Pontille ; 3° Clavienne Benoist, mariée avec Vallier Gounin, marchand.

III. — Jean Benoist, né en 1588, décédé en 1631, notaire royal, marié 1) avec Catherine Gallois, d'où Léonet Benoist, notaire royal 2) avec Catherine Frotier, décédée en 1671, fille de Jean Frotier, sieur de La Rochette, et Françoise Petitaud, d'où : 1° Roch Benoist, qui suit ; 2° Louise Benoist, mariée d'après acte du 25 février 1647, avec François Boissier, sieur de Grand-Champ.

IV. — Roch Benoist, né en 1627, décédé en 1690, sieur de Saint-Ciers et du Châtelard, juge de Saint-Saturnin, procureur au siège présidial d'Angoulême, conseiller de l'hôtel-de-ville.

1) Marié en 1652 avec Françoise Jolly, fille de Michel Jolly, procureur au siège présidial d'Angoulême, et Marie Baillon, décédée en 1659, d'où : 1° Catherine Benoist, mariée d'après acte du 28 août 1672, avec Jean Aultier, sieur du Châlard, avocat à la cour et colonel de la ville d'Angoulême, d'où Philippe Aultier, né en 1682, décédé en 1756, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois ; 2° Roch Benoist, sieur de Saint-Ciers, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 13 janvier 1675, avec Catherine Palissière, d'où Roch Benoist, né en 1681, décédé en 1721, sieur de Saint-Ciers, marié d'après acte du 21 février 1708, avec Marie Valleteau, d'où Louise Benoist, mariée d'après acte du 27 octobre 1734, avec Jean Boissier, sieur des Combes.

2) Marié en 1660 avec Françoise Salesse, fille de Pierre Salesse, huissier au présidial, et Romaine Vallette, d'où :  2° Marie Benoist, mariée d'après acte du 1er août 1678, avec Martial Gauthier, sieur de Sauveroche, avocat à la cour, d'où Antoinette Gauthier, marié avec Jean-Ignace de Verneuil, sieur de Saint-Paul ; 3° Anne Benoist, mariée d'après acte du 22 novembre 1678, avec François Guimbelot, né en 1645, décédé en 1710, sieur de Monplaisir, avocat à la cour ;  3° Marie Benoist, mariée d'après acte du 1er août 1678, avec Martial Gauthier, sieur de Sauveroche, avocat à la cour, d'où Antoinette Gauthier, marié avec Jean-Ignace de Verneuil, sieur de Saint-Paul ; 4° Anne Benoist, mariée d'après acte du 22 novembre 1678, avec François Guimbelot, né en 1645, décédé en 1710, sieur de Monplaisir, avocat à la cour ; 5° Philippe Benoist, qui suit ; 6° Roch Benoist, chevalier de Malte ; 7° François Benoist, sieur de Lavergnette, marié d'après acte du 4 novembre 1698, avec Marie Jabouin, fille de Pierre Jabouin, sieur des Fontanes, et Anne Sauvo.

V. — Philippe Benoist, sieur du Châtelard, avocat à la cour, marié d'après acte du 14 février 1695, avec Catherine Chenevière, fille de Pierre Chenevière, marchand et lieutenant de la ville d'Angoulême, et Anne Bellabre, d'où : 1° Roch Benoist, qui suit ; 2° Barbe Benoist, née en 1720, décédée en 1752, mariée d'après acte du 25 novembre 1741, avec Charles Préveraud, sieur de La Boissière, cavalier de la maréchaussée, fils de Pierre Préveraud, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, et Marie Maulde ; 3° Elisabeth Benoist, mariée d'après acte du 6 février 1745, avec Jean François Prévost, sieur du Maine-Dupuy, cavalier de la maréchaussée.

VI. — Roch Benoist, né en 1719, décédé en 1791, sieur du Châtelard, lieutenant de la ville d'Angoulême, commandant de la garde nationale, marié d'après acte du 26 février 1753, avec Marie Chesnaud, fille de François Chesnaud, sieur de L'Houmeau, et Marie Anne Renon.

Archives départementales

1631-1632 — Ratification par maître Jean Benoît, notaire a La Rochette, d’un accord intervenu entre mes­sire Jean Casimir d’Orquoy, chevalier, seigneur de Cour­celles, Saint-Trojan et autres places, comme ayant charge de messire François de Bourgon, d'une part, et Jean Be­noît, marchand, d’autre part.

1672. — Contrat de mariage entre Jean Autier, avocat en la Cour, demeurant à Angoulême, fils de feu Jean Autier, vivant procureur audit siège, et de demoiselle Jacquette Desbordes, d'une part; et demoiselle Catherine Benoît, fille de Roch Benoît, procureur au présidial, et de feue dame Françoise Jolly, d'autre part.

1683. — Sommation de maître Roch Benoît, sieur de Saint-Ciers, avocat en la cour, à demoiselle Marie Leclerc, veuve d'Hélie Leviste, vivant sieur des Barrières, conseiller au présidial d'Angoumois, d'avoir à mettre ledit sieur de Saint-Ciers en possession de l'office de conseiller au présidial qu'elle lui a vendu par contrat du 5 avril dernier, reçu par Desprez, notaire royal.

1686. — Révocation par maîtres Charles Ferrand, écuyer, sieur des Roches, conseiller du Roi, lieutenant particulier assesseur criminel en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoumois, Annet de la Charlonie, écuyer, sieur d'Auteroche, Jean Thomas, écuyer, sieur des Bretonnières, Pierre Des Forges, écuyer, sieur du Châtelard, Jean Dubois, sieur de La Vergne, Jean Sauvo, sieur du Bousquet, Jean Thomas, écuyer, sieur de Bardines, Roch Benoist, sieur de Saint-Ciers, Jean de Paris, écuyer, sieur du Courret, et François Maulde, sieur de Marsat, tous conseillers audit siège, demeurant à Angoulême, de la procuration par eux donnée à Daniel Tourre, procureur au Parlement, aux fins de les représenter dans leur procès contre messire Marc-René de Voyer d'Argenson, lieutenant général audit siège.

Reconnaissances rendues à Roch Benoist, seigneur du Châtelard et de Saint-Ciers, l'un des conseillers de l'hôtel-de-ville d'Angoulême, pour des terres relevant de sa seigneurie du Châtelard.

1705. — Transaction entre Pierre Chenevière, bourgeois d'Angoulême, ayeul et tuteur naturel des enfants mineurs de feu Philippe Benoît, sieur du Châtelard, et de Catherine Chenevière, sa femme, d'une part ; et François Moreau, maître ès-arts, d'autre, au sujet d'un bâtiment élevé par ce dernier derrière sa maison sise dans la rue Froide et touchant à la maison desdits mineurs.

1715. — Contrat de mariage entre Roch Benoist, sieur du Châtelars, fils de défunts Philippe, sieur dudit lieu, et Catherine Chenevière; et Anne Dulac, fille de François, sieur du Maine-Brie, procureur fiscal de St-Cybard, et d'Elisabeth Vinsonneau, demeurant au Maine-Brie, paroisse de St-Yrieix, qui reçoit 10.000 livres de dot.

1718. — Transaction entre Jean Valleteau, sieur de Chabrefy, conseiller en l'élection d'Angoulême, Roch Benoît, sieur de Saint-Ciers, et demoiselle Marie Valleteau, sa femme, demeurant au lieu noble du Châtelars, paroisse de Saint-Ciers, Jean Valleteau, sieur du Maine-Touchard, demeurant à La Plègerie, paroisse de Champmillon, comme légal administrateur d'André Valleteau, son fils, François Valleteau, sieur de Chambourg, y demeurant, Jean Prévéraud, sieur de Pontbreton, et demoiselle Louise Valleteau, sa femme, Jérôme Valleteau, sieur de La Plègerie, demeurant à Chabrefy, et Pierre Valleteau, demeurant à Angoulême, au sujet du partage des successions de demoiselle Louise Valleteau, sœur dudit sieur de Chabrefy, et demoiselle Marie Valleteau, sa sœur, en son vivant femme de François Dussieux, sieur de La Moradie.

1749. — Cession par Charles Prévéraud, sieur de La Boissière, procureur fiscal de la baronnie de Montignac, cessionnaire de Pierre Birot, sieur de Servolle, qui l'était de Josué Birot, son beau-frère, qui l'était lui-même de feu Pascal Mathieu, sieur du Roc, d'une part, à demoiselle Marie Valleteau, veuve de Roch Benoît, sieur de Saint-Ciers, demeurant au logis du Châtelard, paroisse dudit Saint-Ciers, d'autre part, d'une rente seconde de 18 livres, de 360 livres au capital.

1756. — Cession par messire Marc Barbot de La Trésorière, écuyer, seigneur de Peudry et autres lieux, ancien conseiller du Roi, juge-prévôt royal de la ville et châtellenie d'Angoulême, à Roch Benoît du Châtelard, de toutes les sommes dues audit sieur de La Trésorière par ledit Benoît, comme héritier de demoiselle Barbe Chenevière, sa tante

1757. — Transport par Roch Benoît, sieur du Chàtelard, et Marie Chesnaud, sa femme, demeurant en la ville de Verteuil, ledit sieur du Chàtelard en qualité de seul héritier de demoiselle Barbe Chenevière, sa grand-tante, d’une part ; à demoiselle Jeanne Dulac, fille de défunt Pierre Dulac, en son vivant commissaire des poudres et salpêtres de la province d’Angoumois, et de Françoise Estève, sa femme, demeurant à Angoulême, d’autre part, de 51 livres 11 sous de rente constituée, dues par les héritiers de François Vigier, écuyer, sieur de La Pille, avocat au présidial d’Angoumois.

1761. — Vente par Roch Benoît, sieur du Châtelard, lieutenant de milice bourgeoise de la compagnie de la paroisse St-André d’Angoulême, dont le sieur Sazerac est actuellement capitaine, à Antoine Dussouchet, négociant, dudit office de lieutenant de milice bourgeoise, ladite vente faite moyennant la somme de 264 livres payées comptant.

Bibliothèque généalogique

• Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1876.

Procès-verbal pour l'établissement des religieuses carmélites à Angoulême

L'an 1677, le 30 juillet, a comparu pardevant nous Hélie Houlier, escuier, sr de La Pouyade, conseiller du Roy, lieutenant général en la Seneschaussée et siège présidial d'Angoulême, en la chambre du conseil dud. siège, Me Roc Benoist, procureur aud. siège et des dames Carmélites de cette ville, lequel nous a dit qu'elles ont obtenu de S. M. lettres-patentes pour leur établissement, lesquelles ayant été présentées à Nosseigneurs de la Cour de Parlement pour la vérification d'icelles, est intervenu arrest le 7 de 7bre 1654, par lequel il est ordonné avant procéder à la vérification et enregistrement desd. lettres que, à la requeste de Monseigneur le procureur général, il sera informé d'office par l'un de nosdits seigneurs trouvé sur les lieux ou par nous de la commodité ou incommodité que peut apporter led. establissement, en quel fonds lesd. religieuses prétendent bastir un monastaire, et en quel lieu, quelles rentes ou revenu elles ont pour faire subsister lad. maison quand elle sera bastie, quel nombre de monastaires y a en cette ville et de quels ordres nous a représenté lesd. lettres-patentes, datées du 10 Xbre 1653, scellées du grand sceau, signées : Par le Roy, De Loménie, et à costé, visa : Molé, avec ledict arrest ; requis qu'il nous plaise en exécution dud. arrest informer des faits y contenus. — Signé : benoist, procureur desd. dames.

Sur quoy nous avons acte de la présentation des lettres-patentes et de l'arrest de Nosseigneurs de la Cour, ordonné que le tout sera communiqué au procureur du Roy. Fait à Angoulesme les jour et an susd. — H. Houlier.

• Châteaux, manoirs et logis : La Charente, 1993.

Le logis du Châtelard

Le premier propriétaire connu de la seigneurie fut Roch Benoist, écuyer, seigneur de La Grenouillère, de Saint-Ciers et de La Boissière. Vivant au XVIIe siècle, il fut conseiller du Roi, juge magistrat en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoulême. Jean Boissier, seigneur des Combes, prit possession du logis en 1734, lors de son mariage avec Marie-Laure Benoist, petite-fille de Roch. Sous la Monarchie de Juillet, le logis appartenait à Jean-Charles de Chevreuse, capitaine de gendarmerie, qui fut aussi maire de Puyréaux de 1846 à 1848. En 1857, Jean Malloire fit l'acquisition du domaine. En 1895, la propriété était au nom de Pierre-Édouard de Thinon. L'ancienne entrée du logis, encore en place actuellement, était formée par un grand porche comprenant une porte cochère et une porte piétonnière. Le corps d'habitation comprend deux bâtiments. Le plus élevé, très restauré et sans grand caractère, est accolé à une tour carrée qui semble plus ancienne. Celle-ci possède sur trois de ses faces une bretèche soutenue par deux consoles.

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Vantongeren de Hollande

Vantongeren de Hollande, avec Généalogie Charente Périgord
D'argent au lion de sable tenant une plume d’autruche de sinople.

Filiation suivie

I. — Geurt Vantongeren, décédé en 1667, bourgeois de la ville d'Amsterdam, d'où François Vantongeren, qui suit.

II. — François Vantongeren, décédé en 1691, banquier à Angoulême, marié en 1682 avec Marie Gaultier, fille de Denis Gaultier, marchand à Angoulême, d'où : 1° Pierre Vantongeren, qui suit ; 2° Marie Vantongeren, née en 1690, mariée en 1706 avec Joseph Coyteux, sieur de La Barrerie ; 3° Suzanne Vantongeren, née en 1688, mariée en 1715 avec Jacques Bacanan, bourgeois de la ville de Bordeaux.

III. — Pierre Vantongeren, né en 1686, décédé en 1760, chevalier, seigneur de Cougoussac, marié en 1719 avec Marguerite Régnier, fille de Joseph Léon Régnier, banquier et échevin de Rochefort, et Marie Jeanne de Bonnegens, d'où Pierre Vantongeren, qui suit.

IV. — Pierre Vantongeren, né en 1720, président au siège présidial d'Angoulême, marié en 1747 avec Madeleine Le Musnier, fille de Jacques Le Musnier, chevalier, seigneur de Lartige, et Marguerite Chérade de Montbron, d'où : 1° Alexandre Vantongeren, né en 1752, chevalier, seigneur de Plassac, célibataire ; 2° Marie Madeleine Vantongeren, née en 1748, décédé en 1793, mariée en 1748 avec René Annibal de Roffignac, comte de Roffignac.

Archives départementales

1682. — Vente de 400 charges de papier au « petit cornet », la charge comprenant 24 rames et la rame pesant 13 livres, moyennant 99 livres la charge de fin, 80 livres celle de « retiré fin », 75 livres celle « de gros bon fin », 66 livres celle de « retiré gros bon fin », à François van Tongeren, bourgeois et marchand, par Daniel Juilhard, marchand, et Catherine Bérangier, sa femme, demeurant à La Fougière, paroisse St-Séverin-de-Pavancelle, qui reçoivent 5.000 livres pour employer en « cabal ».

1721. — Prise de possession du moulin à papier de Cottier, ses circonstances et dépendances, par Pierre Vantongeren, banquier à Angoulême, cessionnaire de feue demoiselle Guillemine Martin, veuve de Léonard Gignac, seigneur de Couziers et Puy-Français.

1752. — Inventaire des meubles, papiers, titres et enseignements dépendant de la succession de Pierre Vantongeren, écuyer, conseiller du Roi, président ancien en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoumois, ledit inventaire fait à la requête de Madeleine Le Musnier, sa veuve, et comprenant tant les meubles qui sont renfermés dans la maison d' Angoulême que ceux qui se trouvent dans les bâtiments de Chez-Martin, paroisse de La Couronne. A remarquer audit inventaire : une obligation de 60,000 livres consentie, au profit dudit Vantongeren, par Louis Robert Bourée, receveur des tailles, et Marie Babaud, sa femme, Jacques-Pierre Salomon. chevalier, seigneur de Bourg-Charente, et Thérèse Bourée, sa femme, Pierre de la Rapidie, chevalier, seigneur de Tisseuil, et Rose Bourée, sa femme, en date du 28 novembre 1743; le contrat de mariage desdits Vantongeren et Le Musnier, en date du 28 avril 1747, reçu Caillaud; un violon, son archet et douze livres de musique, le tout estimé 50 livres; un petit cachet d'argent et dix-sept boutons à pierres montées sur argent, pour veste, le tout estimé 6 livres; un petit portrait en pastel et miniature, garni d'un petit cercle d'or, estimé 4 livres; un couteau de chasse, la poignée feçon de chagrin, garni d'argent, avec le ceinturon, le tout prisé 10 livres; une épée à garde et poignée d'argent, le ceinturon de cuir, estimé 60 livres; deux flambeaux et leurs girandoles, un bougeoir, une grande cuiller, deux grandes fourchettes, six cuillers et six fourchettes ordinaires, neuf cuillers à café, une petite percée et une petite pincette, le tout d'argent, pesant 13 marcs, à 48 livres le marc; un parapluie en toile cirée, à baleines, estimé 2 livres; deux vieux tableaux peints sur toile, représentant des paysages, avec leurs cadres, estimés 2 livres; une écritoire de poche, en forme d'étui, son cornet, plume, porte-crayon, compas et pied d'argent, le reste en chagrin avec les garnitures d'argent, estimé 18 livres; une lettre missive du 22 novembre « dernier » écrite audit défunt par M. de Ruelle, garde du corps, et datée de Versailles, et lui mandant d'envoyer à celui-ci la somme de 48 livres pour ce qui lui en a coûté afin de faire réparer la tabatière d'or que ledit Vantongeren lui avait confiée lors de son départ pour Paris.

1753. — Cession de droits par Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac et Siecq, président trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Limoges, à Jean-Armand Dervaud, inspecteur général de la manufacture royale des papiers d'Angoumois.

1754. — Marché de papiers entre Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac, conseiller président trésorier de France en la généralité de Limoges, et Paul Thomas, sieur de La Croisade, fabricant de papier, au moulin de Martin, paroisse de La Couronne.

Bail à ferme pour neuf années, à raison de 2,000 livres l'une, par Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac et Siecq, président trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Limoges, à Pierre Gautier et Michel Barret, marchands, de sa terre et seigneurie de Cougoussac et Siecq, avec tous les fruits et revenus y attachés.

1759. — Testament de Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac et Siecq, président trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Limoges, demeurant à Angoulême, paroisse St-Jean, par lequel il institue son héritier universel Joseph-Léon Vantongeren, son petit-fils aîné, à la charge par celui-ci de payer : 1) à Alexandre Vantongeren, son frère, la somme de 70,000 livres, en argent, effets, fonds ou rentes, lorsqu'il sera pourvu par mariage ou qu'il aura atteint sa majorité, en lui servant jusque là, pour tenir lieu d'intérêt, la somme annuelle de 2,000 livres ; 2) à Marie-Madeleine Vantongeren, sa soeur, la somme de 50,000 livres, lorsqu'elle sera pourvue par mariage ou qu'elle sera majeure et non émancipée par lettres du prince, en lui servant jusque là, à titre d'intérêt, la somme annuelle de 1,500 livres.

1760. — Vente, par Jean de Montalembert, susnommé, et Jeanne de Montalembert, sa femme, audit Vantongeren, des terres et seigneuries de Vaux, Plaizac et dépendances, par acte du 21 juin 1759, reçu Gauron et Bourgnet, notaires royaux.

1781. — Bail à ferme par Alexandre de Vantongeren, seigneur de Plassac, Vaux et autres lieux, à François de Limagne, bourgeois, de pièces de terre, rentes et droits seigneuriaux dépendant de la terre de Vaux, ladite ferme consentie pour 7 années, moyennant 3.000 livres chaque.

Bibliothèque généalogique

• Charles-Moïse Briquet, Les filigranes, 1907.

Beauvais et Martin, paroisse de La Couronne, anciens moulins à blé, furent transformés en papeterie par Jean Gaultier vers 1610. Son fils Philippe, tant en son nom qu'au nom de ses consorts, reconnaît devoir à l'Abbaye de La Couronne le 10 juin 1667, une rente noble directe et seigneuriale, de 24 boisseaux de froment, et 35 sols.

Le 1er août 1631, Elizabeth Ransson, à la papeterie de Beauvais, vend à Abraham Vannezel, md flamand, 50 charges de grand papier, suivant modèle paraphé, la charge étant de 16 rames de 20 mains de 25 feuilles, du poids de 18 la rame. La vente est faite au prix de 57 sols la rame, soit de 45 livres et 12 sous la charge, à livrer en 4 mois à dater du 1 er septembre, de semaine en semaine. Vannezel avance 600 livres qui lui seront remboursées par une retenue de 12 livres à la livraison de chaque charge. Le 11 janvier 1633, la même Elisabeth hansson, veuve de Jean Gautier, au moulin à papier de Beauvais, vend à Antoine Allaire, md à La Rochelle, tout le papier qu'elle fera pendant 2 ans entiers en ses moulins de Beauvais et de Brouety, dès le 20 février, savoir le papier lin de la marque de chapeau de cardinal, à raison de 38 sols la rame pesant 8 1/2 à 9 # et celui à espagnol, au prix de 50 livres la charge de 32 rames de 8 1/2 à 9 # la rame, et pour le papier appelé gros-hon marqué du pot, de même poids, (8 à 9 #) à raison de 42 livres la charge de 32 rames. Des échantillons sont donnés pour qu'il ne puisse rien être changé aux formats et qualités. Il sera fourni pendant ce temps 250 balles au chapeau de cardinal, 126 de Y espagnol et 124 de gros-bon. Si la dame Ransson en fait plus, Allaire sera tenu le prendre aux prix ci-dessus. Il avance 2000 livres et en versera encore 1000 le 20 février, dont il se remboursera par une retenue de 6 livres par charge.

Les Archives municipales d'Amsterdam possèdent une enveloppe de rame de papier aux Armes d'Amsterdam, avec texte au-dessous : Papier fin très — excellent que — le sieur François Van Tongeren — fait faire dans son grand moulin — de Beauvais par Mtre Jean Villedaris (?) à La Couronne ; une seconde aux mêmes armes avec texte au-dessous : Papier fin fait au — grand moulin du — sieur de Beauvais par — Me Pierre Bernard ; et une troisième à La Couronne avec texte au-dessous : Papier fin faict — par Pierre Gautier — à son moulin de — Beauvois. Les Archives de la Gironde en possèdent une autre à l'Ecu de France porté par deux griffons, avec texte au dessous: Papier fin double lis — que le sieur Pierre Durand — d'Angoulesme fait fabriquer — dans ses moulins de Beauvais — et La Couronne du poid de..... En 1745, Jean Sigoizard, md et fabricant de papier, demeure au moulin de Beauvais. Beauvais et Martin en 1748, étaient à 6 roues, 24 piles et 2 cuves; en 1751, Beauvais était exploité par Michel Gaillard, et Martin par Paul Thomas, tous deux colons. Ce dernier, en 1753, tient Martin à titre de propriétaire au devoir de 22 sols, 6 d. de rente noble, payable à l'Abbaye de La Couronne.

Mr Emm. de Bom, à Amsterdam, possède une enveloppe de rame de papier aux Armes d'Amsterdam avec le texte : Papier fin fait par Me Pierre Riflaud, au moulin de chez S. Martin à La Couronne, et une autre semblable avec le texte : Papier fin fait par Me Jean Ville dary aux moulins de chez Martin à La Couronne. En 1754, les moulins de Beauvais et Martin, sont la propriété du sieur Pierre Vantongeren, écuyer, Sr de Cougoussac et Siec, président, trésorier de France au bureau des finances de la Généralité de Limoges, et demeurant à Angoulême, et du sieur Lescalier, qui reconnaissent devoir à l'Abbaye la rente de 24 boisseaux de froment et de 35 sols en argent. Mr Emm. de Boni possède une enveloppe de rame de papier aux Armes d'Amsterdam , avec la mention : Papier fin second fin que Sr François Van Tongeren fait faire dans ses moulins à La Couronne.

• Thérèse Gaudriault, Filigranes et autres caractéristiques des papiers fabriqués en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1995.

Tongeren François et Pierre Van, père et fils

François, originaire d'Amsterdam, est né vers 1638, † en 1691 ou 1692. En 1675, il épouse Anne Manès, puis en 1682, Marie Gaultier. Il est naturalisé français en 1672. Sa présence en France est relevée en 1660. Il achète pour Pieter Heeck, Gillis Van Hoven et Jebon Hoeuf et prend la place de Van Hoven quand celui-ci rentre en Hollande. Assisté de Jacob Van Speeck, autre marchand flamand, il achète à de nombreux moulins du Périgord, dAngoumois. puis du Limousin. Il travaille seul après 1668, et très vite pour son propre compte. Après avoir donné à faire valoir les moulins de Beauvais et Pont des Tables qui appartiennent à Marie Gaultier son épouse et aux frères de celle-ci, il achète la Barde en 1686 et afferme le Roussillon. Beaucoup de ses achats se font alors dans le Périgord.

Pierre, fils de François et de Marie Gaultier est né vers 1688. Il épouse en 1719 Marguerite Resnier, et décède en 1760. Il prend à ferme en 1713 le moulin de Cottiers. donne à faire valoir celui de Roussillon en 1721, loue chez Martin en 1745, Beauvais en 1747, puis les moulins de la Couronne. Devient Conseiller du Roi, Président au Présidial d'Angoulême.

Liens web

- Histoires de moulins.

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Joubert de Praslin

Joubert de Praslin, avec Généalogie Charente Périgord
D'azur à trois étoiles d'argent, deux en chef et une en pointe.

Filiation suivie

I. — Dauphin Joubert, notaire royal à Courgeac, marié avec Marie Dubois, d'où : 1° Louis Joubert, qui suit ; 2° Jacques Joubert, sieur du Maine-Joubert, marié d'après acte du 28 février 1656, avec Marie Rizard, d'où Marie Joubert, mariée d'après acte du 5 janvier 1694, avec Jean de Chilloux, juge de Charmant.

II. — Louis Joubert, procureur au siège présidial d'Angoulême, marié d'après acte du 10 janvier 1649, avec Jeanne Pichot, d'où : 1° Jean Joubert, qui suit ; 2° Daniel Joubert, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 16 février 1706, avec Anne-Marguerite Dubois, fille de Jean Dubois, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, et Anne Barreau, d'où Marie-Anne Joubert, mariée d'après acte du 28 décembre 1721, avec Jean Guimard, chevalier, seigneur de Puyfrançais.

III. — Jean Joubert, né en 1655, décédé en 1723, sieur de Praslin, juge de Courgeac, marié d'après acte du 12 août 1679, avec Marguerite Pascaud, d'où : 1° Jean Joubert, qui suit ; 2° Jeanne Joubert, mariée d'après acte du 22 novembre 1712, avec Jacques Chastenet, procureur fiscal ; 3° Marie Joubert, mariée d'après acte du 30 septembre 1725, avec Adam Mesnard, sieur d'Hauton.

IV. — Jean Joubert, né en 1683, décédé en 1716, avocat, marié avec Marie Bourdier, d'où : 1° François Joubert, qui suit ; 2° Antoine Joubert, brigadier des gardes du roi ; 3° Jeanne Joubert, mariée d'après acte du 23 juillet 1731, avec Pierre Ganivet, sieur des Martins ; 4° Marguerite Joubert, mariée d'après acte du 21 février 1732, avec Pierre de Lafont, procureur au siège présidial d'Angoulême.

V. — François Joubert, né en 1715, décédé en 1765, sieur de Praslin, juge de Courgeac, marié d'après acte du 3 février 1743, avec Marie Gilbert, fille de Léonard Gilbert, docteur en médecine, et Marie Gros, d'où : 1° Jacques Joubert-Praslin, qui suit ; 2° François Joubert-Praslin, juge de Courgeac ; 3° Marie Joubert-Praslin, mariée d'après acte du 27 février 1770, avec Joseph Faure, procureur d'Aubeterre ; 4° Thérèse Joubert-Praslin, mariée d'après acte du 15 juin 1772, avec François Jamain, juge de paix ; 5° Marie Joubert-Praslin, mariée d'après acte du 11 février 1779, avec François Bordier, juge de paix, d'où Jacques Bordier, propriétaire, maire de Courgeac.

VI. — Jacques Joubert-Praslin, né en 1756, décédé en 1831, propriétaire, maire de Courgeac, marié d'après acte du 24 janvier 1780, avec Jeanne Massé, d'où : 1° François Joubert-Praslin, qui suit ; 2° Joseph Joubert-Praslin, propriétaire, marié d'après acte du 19 juin 1839, avec Marguerite Huillier ; 3° Madelaine Joubert-Praslin, mariée d'après acte du 30 avril 1810, avec Pierre Deval de Touvre, propriétaire ; 4° Marie-Madelaine Joubert-Praslin, mariée d'après acte du 16 septembre 1811, avec Jacques Bourdier-Lanauve, propriétaire.

VII. — François Joubert-Praslin, propriétaire, marié d'après acte du 4 juillet 1808, avec Marguerite-Philippine Bourdier-Lanauve, d'où Marguerite-Juliette Joubert-Praslin, mariée d'après acte du 20 août 1829, avec Guillaume Labonne, médecin, maire de Courgeac.

Archives départementales

1669. — Décharge donnée par maître Pierre de la Quintinie, procureur au présidial d'Angoumois, et Jeanne Joubert, sa femme, de la cinquième partie des meubles et titres de la succession de défunts Louis Joubert et Marguerite Barreau, lesdits meubles et titres remis par les mains de Dauphin Joubert, notaire royal à Courgeat, curateur des filles mineures desdits Joubert et Barreau.

1706. — Contrat de mariage entre Daniel Joubert, sieur de La Vergne, avocat en la cour, fils de feu Louis Joubert, procureur au présidial d'Angoumois, et de demoiselle Jeanne Pichot, d'une part ; et demoiselle Anne-Marguerite Dubois, fille de Jean Dubois, seigneur de La Vergne, conseiller honoraire du Roi au présidial d'Angoumois, et de feue demoiselle Anne Barreau, sa femme, d'autre part.

1718. — Cession de créance par Pierre Dubois, sieur de La Vergne, Laurent Dubois, sieur des Bouchauds, Louis-François Dubois, sieur de Bel-Air, et demoiselle Anne Dubois, leur soeur, à maître Daniel Joubert, conseiller au présidial d'Angoumois.-

1721. — Contrat de mariage entre messire Jean Guimard de Jallais, écuyer, seigneur de Puyfrançais, Couziers et autres lieux, fils aîné de défunts monsieur maître Jean Guimard, écuyer, seigneur de Jallais, Roussignac, La Garrelie et autres lieux, conseiller du Roi, chevalier d'honneur en la sénéchaussée d' Angoumois, et dame Marie Gignac, d'une part; et demoiselle Marie-Anne Joubert, fille unique de maître Daniel Joubert, sieur de La Vergne, conseiller du Roi, juge-magistrat au présidial d'Angoumois, et de dame Marguerite-Anne Dubois, d'autre part, demeurant toutes les parties en la ville d'Angoulême, et assistées, savoir, ledit de Jallais, de messire Jean-Pierre Guimard de Roussignac, écuyer, seigneur de La Bertrandie et autres lieux, de messire François-Joseph Guimard de Couziers, écuyer, sieur du Banchet, Roussignac et autres lieux, ses frères, de messire Annet Regnault de Saint-Simeux, son beau-frère, de messire Pierre Birot, écuyer, seigneur de Brouzède, et de dame Anne-Rose de Guimard, ses beau-frère et sœur; et ladite demoiselle Joubert, desdits sieur et dame Joubert, ses père et mère, et d'autres parents et amis.

1727. — Donation entre vifs de plusieurs sommes d'argent, par demoiselle Marguerite Pascaud, veuve de Jean Joubert, en son vivant juge de Courgeac, à Jacques Chastenet, sieur des Garennes, procureur fiscal de Montmoreau, et à demoiselle Jeanne Joubert, sa femme.

1751. — Procuration générale donnée par dame Marie-Anne Joubert, présentement femme de Jean Binot, écuyer, sieur de Launoy, et veuve en premières noces de Jean Guimard, écuyer, seigneur de Jallais, Couziers et autres lieux, tant en son nom que pour Anne-Rose Guimard, fille majeure, Annet-Jean Guimard, écuyer, seigneur de Couziers, Puyfrançais et autres lieux, Guillemine Guimard de Couziers, émancipée par justice, et Louis-Arnaud Guimard, écuyer, sieur de Couziers, capitaine au régiment de Rouergue, tous enfants dudit sieur de Jallais et d'elle.

1753. — Cession d'un capital de rente par dame Marie-Anne Joubert, femme de messire Jean Binot, écuyer, sieur de Launoy, capitaine d'invalides, seule et unique héritière de feu Daniel Joubert, conseiller honoraire au présidial d'Angoumois, à François Joubert, sieur de Praslin, juge de Rochefort, demeurant aux Chartiers, paroisse de Courgeac.

1762. — Sommation respectueuse par Anne Rose Guimard, fille majeure de feu Jean Guimard, vivant écuyer, seigneur de Jallais, et de Marie-Anne Joubert, à ladite dame Joubert ; sa mère, de consentir à son mariage avec Jean-Baptiste Miouille, seigneur de Foulpougne, fils de feu Jean-Baptiste Miouille, aussi seigneur de Foulpougne, et de Marie-Jeanne Ducluzeau, avocat, qui est un parti sortable pour elle.

1766. — Acte de notoriété justifiant que François Joubert, sieur de Pralin, juge de Rochefort, fils de Jean Joubert, avocat, et de Marie Bourdier, est décédé le 2 avril 1765 au lieu des Chartiers, paroisse de Courgeac, laissant Marie Gilbert, sa veuve, et comme héritiers, François, Jacques, Marie, Thérèse, et autre Marie, leurs enfants.


Bibliothèque généalogique

• Paul Boissonnade, Cahiers de doléances de la sénéchaussée d'Angoulême, 1907.

[Procès-verbal d'assemblée de la paroisse de Courgeac]

Réunion le 9 mars, « au lieu où se tiennent ordinairement les assemblées ». Président : Jean-Claude Landry, juge sénéchal civil et criminel de la baronnie et juridiction de La Faye et Courgeac. Comparants : François Lambert, sieur Jacques Joubert Praslin, sieur Pierre Bourdier-Delanauve, NicoIas Billard, Jean Pascaud, Louis Pépin, Pierre Haurias, François Mouche, Jean Jay, sieur Pierre Jay dit Létang, François Richard, Léonard Choloux, Gabriel Mesnier, Léonard Papin, Claude Papilland, Jean Girand, Michel Richard, .lean Petit, Jean Monais, Jean Bourdier dit Petit, Etienne Naud, Jean Bourdier, Jean Bernazeau, Louis llidlier. Henri Gatteau, Jean Besnier, Jean Mansière, sieur François Vergeraud, Antoine Viaud, François Sarrazin, Jean et Michel Jaulin, Jean Mousset dit Lestang, Antoine Voinier. La paroisse a 166 feux. 2 députés : Joubert et Bourdier.

39 signatures, qui sont celles du président et de 28 comparants sur 34 nommés, plus celles du sieur Blanlœuil et du sieur François Bordier du Petit-Maine (paroisse Saint-Cybard), greffier d'office en l'absence du greffier ordinaire.

[Plaintes, doléances et remontrances de la paroisse de Courgeac]

Cette paroisse, dont la majeure partie est en landes et bruyères, et sans culture à cause du mauvais sol, quoique chargée de beaucoup de rentes seigneuriales est sujette à de très forts impôts; et le particulier bien souvent ne recueille pas suffisamment pour payer ces charges énormes, ce qui le met dans le cas d'abandonner ou céder à bien modique prix ses propriétés à un autre qui bientôt est forcé de l'imiter.

L'intention de notre auguste Monarque nous donnant le plus grand espoir pour le rétablissement du droit des peuples qui est qu'aucun impôt ne soit levé sur le peuple que de son consentement, il est intéressant et à désirer pour la Nation :

Art. 1er « Que l'impôt foncier », etc.; tout cet article est identique à l'article 4 du cahier de Montmoreau.
Art. 2. Article (octroi du régime des pays d'États) identique à l'article 5 du cahier de Montmoreau.
Art. 3. Article (liberté de l'octroi de l'impôt) identique à l'article 3 du même cahier.
Art. 4. Article (dette de l'État) identique à l'article 7 du même cahier.
Art. 5. Que ceux qui seront chargés de l'administration soient responsables du dépôt qui leur sera confié.
Art. 6. Oue la durée de tous les subsides (|ui seront accordes soit limitée à chaque époque de la tenue des Etats généraux.
Art. 7. Que les subsides accordés ne pourront être prorogés ni augmentés sans le consentement de la Nation assemblée.
Art. 8. Article (admission aux charges) identique à l'article 9 du cahier de Montmoreau.
Art. 9. Que le Clergé et la Noblesse, conjointement avec le Tiers, contribuent, proportionnellement à leurs revenus, aux besoins et charges de l'État.
Art. 10. Il serait aussi à désirer et même très essentiel de faire un nouveau tarif clair et non sujet à interprétation captieuse, pour fixer les droits de contrôle et insinuation, après en avoir diminué une foule et supprimé les droits de francs-fiefs.
Art. 11. Il faudrait encore que les charges de judicature et de finance cessassent d'être vénales, que les formes fussent simplifiées et la législation, et que les offices de jurés-priseurs vendeurs de biens meubles, nouvellement établis, fussent supprimés, et les lettres de cachet abrogées.
Art. 12. L'élection d'Angoulême se trouve, dit-on, surchargée de près de 200,000 livres d'impositions au delà d'une exacte proportion, erreur qui subsiste dès la formation des élections de Saint-Jean-d'Angély et de Cognac et qu'il est important de rectifier au plus tôt.
Art. 13. Le vœu général de la Nation étant la réforme des abus dans toutes les provinces, c'est aussi celui de la communauté de la paroisse de Courgeac qui désirerait pouvoir contribuer à la prospérité générale du royaume.

28 signatures, les mêmes qu'au procès-verbal.

• Florence Puaud, Châteaux, manoirs et logis : La Charente, 1993.

Le logis de Rochefort

Connu auparavant sous le nom de Seigneurie de Saint-Laurent, Rochefort apparaît sous son nom actuel au début du XVe siècle. Au XVIIe siècle, le logis est la propriété de la famille La Touche portant d'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux étoiles de même et en pointe d'une tour d'argent... Le corps central occupe le fond d'une cour ouverte entre deux ailes de dépendances. Il comprend un étage à cinq travées de portes-fenêtres, et un de surcroît à petites lucarnes carrées sous un toit bas. Un petit fronton triangulaire, daté de 1863, marque le centre de la composition, à la base de cette toiture. Deux toits pyramidaux élancés couverts d'ardoise coiffent les pavillons d'angle.

Liens web

- Séductions en Angoumois.

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Pastoureau de Labesse

Pastoureau de Labesse, avec Généalogie Charente Périgord
D'azur à 1 mouton d'argent passant.

Filiations suivies

§ I. Branche de Nontron.

I. — Thibaud Pastoureau, sieur de La Grange, notaire, marié avec Marguerite de Labrousse, fille de Guy de Labrousse, marchand de la ville de Nontron, et Jeannette de Maillard, d'où : 1° Pierre Pastoureau, qui suit ; 2° Charles Pastoureau, qui forma la branche de Saint-Pardoux-la-Rivière ; 3° Honorette Pastoureau, mariée avec Étienne Forien, sieur des Salles ; 4° Florence Pastoureau, mariée avec Annet de Pindray, sieur de La Neulie.

II. — Pierre Pastoureau, sieur de La Grange, marié avec Florence de La Croix, fille de Jean de La Croix, sieur de Mitounias, et Catherine d'Amblard, d'où : 1° François Pastoureau, qui suit ; 2° Honorette Pastoureau, mariée d'après acte du 17 janvier 1617, avec François Texier, docteur en médecine.

III. — François Pastoureau, bourgeois, marié d'après acte du 29 novembre 1626, avec Bertrande de Labrousse, fille de Hélie de Labrousse, sieur des Chapoulies, et Jeanne de Camain, d'où : 1° Étienne Pastoureau, qui suit ; 2° François Pastoureau, sieur de La Serve ; 3° Antoinette Pastoureau, mariée d'après acte du 25 juillet 1653, avec Jean du Barry, procureur au siège présidial de Périgueux.

IV. — Étienne Pastoureau, sieur du Coutiran, marié d'après acte du 3 novembre 1695, avec Sybille des Ages, fille de Jean des Ages, bourgeois, et Suzanne Bonnin, d'où : 1° Hélie Pastoureau, qui suit ; 2° François Pastoureau, juge de Saint-Martial-de-Valette, marié avec Marie de Labrousse, d'où François Pastoureau, sieur du Coutiran ; 3° François Pastoureau, contrôleur ordinaire des guerres, marié avec Marie Pourteyron, d'où Charles-Armand-François Pastoureau, contrôleur ordinaire des guerres.

V. — Hélie Pastoureau, né en 1702, décédé en 1776, sieur de Labesse, marié d'après acte du 28 février 1741, avec Anne Reynier, fille de Jacques Reynier, sieur des Martinies, et Françoise Chambon, d'où : 1° Pierre Pastoureau-Labesse, qui suit ; 2° Pierre Pastoureau, prêtre ; 3° Sybille Pastoureau, mariée d'après acte du 12 juin 1770, avec Jean-Baptiste de Lapeyre, propriétaire, maire de Saint-Germain-de-Montbron.

VI. — Pierre Pastoureau-Labesse, né en 1750, décédé en 1831, juge de paix, maire de Nontron, marié d'après acte du 16 juin 1772, avec Marguerite Marcillaud du Genest, fille de Joseph Marcillaud, sieur du Genest, et Anne Pabot, d'où : 1° Coutiran Pastoureau-Labesse, qui suit ; 2° Jean-Baptiste-Marie Pastoureau-Labesse, né en 1780, décédé en 1839, colonel, officier de la Légion d'honneur ; 3° Justine Pastoureau-Labesse, mariée d'après acte du 5 décembre 1807, avec Jean-Bonaventure-Henri Marcillaud de Goursac, propriétaire ; 4° Marguerite Pastoureau-Labesse, mariée d'après acte du 14 juin 1795, avec Aubin Debord de La Morinie, propriétaire ; 5° Agathe Pastoureau-Labesse, mariée d'après acte du 7 mai 1794, avec Jean-Baptiste Forien-Desplaces, procureur du roi.

VII. — Coutiran Pastoureau-Labesse, né en 1779, décédé en 1850, propriétaire, marié d'après acte du 19 avril 1813, avec Marguerite Labrousse-Duboffrand, fille de Jean Labrousse-Duboffrand, propriétaire, capitaine de la garde nationale, et Marguerite Pautier de La Breuille, d'où : 1° Jean-Baptiste Pastoureau-Labesse, qui suit ; 2° Marguerite Pastoureau-Labesse, mariée d'après acte du 16 mars 1840, avec Pierre Vallade, officier de marine ; 3° Ida Pastoureau-Labesse, mariée d'après acte du 24 février 1851, avec Jean Texier, notaire.

VIII. — Jean-Baptiste Pastoureau-Labesse, né en 1818, décédé en 1895, ingénieur, chevalier de la Légion d'honneur, marié d'après acte du 25 octobre 1847, avec Henriette Perrier, fille de Anthony Perrier, consul du Royaume-Uni à Brest, et Jacqueline Penel, d'où : 1° André-William-Paul Pastoureau-Labesse, né en 1850, décédé en 1916, colonel, commandeur de la Légion d'honneur ; 2° Antoinette Pastoureau-Labesse, mariée avec Édouard Balcam, d'où Ernest-Édouard Balcam, médecin, chevalier de la Légion d'honneur ; 3° Marguerite-Louise Pastoureau-Labesse, mariée avec Abel Chabal, architecte, d'où Gaston-Charles Chabal, architecte, chevalier de la Légion d'honneur ; 4° Ida Pastoureau-Labesse, mariée avec Paul Brémaud, médecin, chevalier de la Légion d'honneur.

§ II. — Branche de Saint-Pardoux-la-Rivière.

I. — Charles Pastoureau, sieur du Tallet, marié avec Marguerite Cholet, fille de Jean Cholet, docteur en médecine, et Bertrande de Labrousse, d'où : 1° Dauphin Pastoureau, qui suit ; 2° François Pastoureau, sieur de Goulières, avocat à Périgueux ; 3° Jean Pastoureau, sieur de La Vergne ; 4° Marie Pastoureau, mariée avec Jean Phelip, sieur des Olliers ; 5° Bertrande Pastoureau, mariée avec Thibaud Forien, juge de Nontron.

II. — Dauphin Pastoureau, capitaine de la ville de Nontron, marié avec Zélie Dohet, d'où : 1° Jean Pastoureau, qui suit ; 2° Thibaud Pastoureau, sieur de La Pradelle ; 3° Jeanne Pastoureau, mariée d'après acte du 31 août 1688, avec Laurent de Larret, sieur de La Dorie.

III. — Jean Pastoureau, sieur de La Grange, marié d'après acte du 4 août 1695, avec Françoise Feuillade, d'où : 1° Laurent Pastoureau, qui suit ; 2° Jean Pastoureau, sieur de Magnac.

IV. — Laurent Pastoureau, sieur de Lannet, marié avec Marguerite Marvaud, d'où : 1° Jean Pastoureau, qui suit ; 2° Jean Pastoureau, sieur de Lannet ; 3° Jean Pastoureau, bourgeois ; 4° Françoise Pastoureau, mariée d'après acte du 10 septembre 1752, avec Joseph Resnier, sieur de Beaubrun.

V. — Jean Pastoureau, sieur de Lannet, marié d'après acte du 7 juillet 1750, avec Françoise Versavaud, d'où Jean Pastoureau-Lannet, qui suit.

VI. — Jean Pastoureau-Lannet, né en 1751, décédé en 1822, marié d'après acte du 29 août 1795, avec Marie Lacotte, d'où : 1° Catherine Pastoureau-Lannet, mariée d'après acte du 14 avril 1833, avec Pierre-Jules de Las Escuras, propriétaire ; 2° Catherine Pastoureau-Lannet, mariée d'après acte du 10 août 1831, avec Martial Pastoureau, propriétaire, d'où Henri Pastoureau, né en 1840, décédé en 1900, capitaine d'infanterie, maire de Toulon, officier de la Légion d'honneur.

§ III. — Branche non reliée.

I. — Pierre Pastoureau, maître-cordonnier, marié avec Penelle Merlanjon, d'où : 1° Léonard Pastoureau, qui suit ; 2° François Pastoureau, notaire royal ; 3° Marie Pastoureau, mariée avec Antoine de La Mazière, maître-chapelier.

II. — Léonard Pastoureau, né en 1648, décédé en 1693, docteur en médecine, marié avec Marguerite Mestayer, fille de Jean Mestayer, notaire royal, et Anne Laud, d'où Antoine Pastoureau, qui suit.

III. — Antoine Pastoureau, né en 1680, décédé en 1759, docteur en médecine, marié d'après acte du 13 août 1701, avec Pétronille Bonnamour, d'où : 1° Jean Pastoureau, qui suit ; 2° Pierre Pastoureau, docteur en théologie ; 3° Madeleine Pastoureau, mariée d'après du 11 novembre 1738, avec François Jalanihat, bourgeois ; 4° Marie Pastoureau, mariée d'après acte du 8 novembre 1735, avec Antoine Grolhier, notaire royal.

IV. — Jean Pastoureau, né en 1719, décédé en 1766, marié d'après acte du 21 novembre 1741, avec Anne Marchapt, fille de Joseph Marchapt, sieur de La Pradelle, et Anne Boyer, d'où : 1° Guillaume Pastoureau, qui suit ; 2° Guillaume Pastoureau, prêtre ; 3° Marie Pastoureau, mariée d'après acte du 30 avril 1771, avec Geoffroy Boyer, né en 1746, décédé en 1833, négociant, sous-préfet de Nontron, député de la Dordogne.

V. — Guillaume Pastoureau, né en 1752, décédé en 1795, docteur en médecine, maire de Nontron, marié d'après acte du 24 novembre 1772, avec Marie Marchapt, fille de Guillaume Marchapt, marchand de la ville de Nontron, et Marie Boudaud, d'où : 1° Jean-Baptiste-Guillaume Pastoureau, notaire, marié d'après acte du 22 mai 1813, avec Marguerite Feuillade, d'où Pierre-Guillaume Pastoureau, propriétaire ; 2° Marie Pastoureau, mariée d'après acte du 22 janvier 1798, avec Jacques Vallade, propriétaire ; 3° Anne Pastoureau, mariée d'après acte du 18 mai 1794, avec Pierre-Martin Grolhier-Desbrousses, procureur de la république, maire de Nontron.

§ IV. — Branche non reliée.

I. — Dauphin Pastoureau, baron de Nontron, maître de forges, marié avec Marion Pastoureau, d'où : 1° Françoise Pastoureau, mariée avec Balthazar Douhet, marchand de Limoges, d'où Marie Douhet, mariée avec Joseph de La Chassaigne, président au parlement de Bordeaux, d'où Françoise de La Chassaigne, mariée avec Michel de Montaigne, philosophe et maire de Bordeaux ; 2° Marguerite Pastoureau, mariée avec Pierre de La Place, échevin et maire d'Angoulême, d'où Pierre de La Place, philosophe et président à la cour des aides de Paris, marié avec Radegonde Luillier, d'où Élie de La Place, ambassadeur à la cour de Hollande ; 3° Marie Pastoureau, mariée avec Jean de Marcillac, secrétaire d'État, d'où François de Marcillac, président au parlement de Rouen et ambassadeur à la cour de Gênes, marié avec Marthe de Selve, d'où Jean de Marcillac, ambassadeur à la cour de Venise ; 4° Jeanne Pastoureau, mariée avec Barthélémy Texier, conseiller au parlement de Bordeaux, d'où François Texier, écuyer, seigneur de Javerlhac.

Archives départementales

1487. — Vente par les procureurs du roi et de la reine de Navarre à Dauphin Pastoureau, marchand de Nontron, du repaire de Brioude, sis dans la paroisse de St-Étienne-Le-Droux.

Bibliothèque généalogique

• Joseph Durieux, La Dordogne militaire, 1920.

À Friedland, l'artillerie du VIe Corps se battit avec un acharnement incroyable. « Jamais les dangers ne furent plus marqués, rapporte le général Seroux ; le champ de bataille, si étroit, était criblé de balles, d'obus, de boulets et de mitraille, tous nos coups avaient été portés, l'artillerie s'est couverte de gloire. » Le lieutenant Pastoureau de Labesse (Jean-Baptiste-Marie), du 1er régiment d'artillerie à pied, fut blessé dans la bataille et eut son cheval tué sous lui. Il reçut pour sa vaillance la décoration de la Légion d'honneur. Né à Nontron en 1780, il était sorti des écoles polytechnique et de Metz. Lieutenant en 1803, capitaine en 1809, chef d'escadron en 1813, il fut promu lieutenant-colonel et chevalier de l'Ordre de Saint-Louis en 1815. Pendant les guerres d'Espagne, il se distingua à Talaveyra, Almonacid où il eut un second cheval tué sous lui, à Ocaña et à Vitoria. Il mourut en 1839, officier de la Légion d'honneur.

• Achille Luchaire, Alain le Grand, sire d'Albret, 1877.

Toujours gêné, malgré ses emprunts, le sire d'Albret en est réduit à engager ou même à vendre ses terres et ses baronnies. Il ne se passe presque pas d'année où le domaine d'Albret ne subisse quelque aliénation considérable, nécessité fâcheuse pour l'autorité seigneuriale qui, réduite et diminuée insensiblement au profit des acheteurs, roturiers en quête de biens nobles, risquait d'etre anéantie tout à fait. On voit, par exemple, le riche marchand Dauphin Pastoureau acheter du sire d'Albret presque toute la châtellenie de Nontron, sans compter beaucoup d'autres terres éparses dans le Limousin.

• Marc Chassaing, Milhac-de-Nontron, 1962.

Cette page mérite une brève analyse. Elle est en effet très révélatrice de la mentalité des Milhacois et de leurs élus à cette époque. Laurent Pastoureau, propriétaire de Magnac, dont il prend le nom, est certainement un homme de rare mérite, une grande intelligence, un grand cœur et un solide chrétien. Plus clairvoyant et plus pondéré, moins émotif que notre Modenel. Le 13 octobre, c'est lui qui était maire, au moment de la signature du serment par les deux prêtres de la paroisse. Nous avons vu comment il s'abstint de tremper dans cette affaire.

• Louis Fiaux, La Prostitution réglementée et les pouvoirs publics dans les principaux États des deux mondes, 1902.

Le 1er septembre 1897, à 7 heures du soir, après avoir présidé la séance du Conseil municipal, le maire de Toulon, M. Henri Pastoureau, chef de bataillon en retraite, officier de la Légion d'honneur, sortait de l'Hôtel de Ville, accompagné de quelques collègues : à peine ceux-ci avaient-ils pris congé qu'un individu, stationnant sur le trottoir opposé, franchissait rapidement la chaussée et se précipitait sur M. Pastoureau, puis, tirant de son vêtement un long couteau-poignard, l'en frappait à coups redoublés au ventre.

• Annales des mines, ou recueil de mémoires sur l'exploitation des mines et sur les sciences et les arts qui s'y rapportent, 1830.

Ordonnance du 3 février 1830. Il est fait aux sieurs Delanoue fils, Lescure, Pastoureau-Labesse et Labrousse-Duboffrand, sous le nom de concession des Fourneaux, concession de la mine de manganèse existant dans la commune de Nontron, département de la Dordogne. Cette concession, d'une étendue superficielle de trente-cinq hectares quatre-vingt-quatre ares quarante-sept mètres carrés, est limitée, conformément au plan annexé à la présente ordonnance.


Liens web

- Pastoureau de Labesse, un artilleur de Friedland.

- Henri Pastoureau et son mandat de maire de Toulon.

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Aultier du Châlard

Aultier du Châlard, avec Généalogie Charente Périgord
D'azur à six étoiles d'argent, posées trois, deux et un.

Filiation suivie

I. — Pierre Aultier, juge de Charras, marié avec Jeanne Baruteau, d'où Jean Aultier, qui suit.

II. — Jean Aultier, procureur au siège présidial d'Angoulême, marié d'après contrat du 26 juin 1644, avec Jacquette Desbordes, fille de Philippe Desbordes, marchand et conseiller de la ville d'Angoulême, et Jacquette Cambois, d'où : 1° Jean Aultier, qui suit ; 2° François Aultier, docteur en théologie et prieur de Busserolles en Périgord ; 3° Françoise Aultier, mariée avec Joseph-Olivier Robuste, sieur du Petit-Touvre et avocat en parlement, d'où François-Joseph Robuste, né en 1683, décédé en 1754, docteur en théologie et évêque de Nitrie.

III. — Jean Aultier, né en 1649, décédé en 1728, sieur de La Plane, avocat en parlement et colonel de la ville d'Angoulême, marié d'après acte du 26 juin 1644, avec Catherine Benoît du Châtelard, fille de Roch Benoît, sieur du Châtelard et de Saint-Ciers, procureur au siège présidial d'Angoulême, et Françoise Jolly, d'où : 1° Philippe Aultier ; 2° Marie Aultier, religieuse ; 3° Françoise Aultier, religieuse ; 4° Catherine Aultier, mariée d'après acte du 17 février 1699, avec Mathieu Sardain, sieur de La Pouyade et juge du comté de Saint-Mathieu.

IV. — Philippe Aultier, né en 1682, décédé en 1756, sieur du Châlard, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 3 novembre 1711, avec Marguerite Allenet, fille de Jean Allenet, marchand et échevin de la ville de Cognac, d'où : 1° Anne Aultier du Châlard, mariée d'après acte du 28 mai 1746, avec Joachim de Rocquard, chevalier, seigneur de Pressac, d'où Pierre-Aignan de Rocquard, né en 1752, décédé en 1797, officier dans l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis ; 2° Jeanne Aultier du Châlard, mariée d'après acte du 2 octobre 1703, avec Pierre-Aignan de Chalup, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, d'où Joachim de Chalup, né en 1757, décédé en 1824, président à la cour royale de Bordeaux, chevalier de la Légion d'honneur.

Archives départementales

1672. — Contrat de mariage entre Jean Autier, avocat en la Cour, demeurant à Angoulême, fils de feu Jean Autier, vivant procureur audit siège, et de demoiselle Jacquette Desbordes, d'une part; et demoiselle Catherine Benoît, fille de Roch Benoît, procureur au présidial, et de feue dame Françoise Jolly, d'autre part.

1675. — Décharge donnée par Jean Aultier, avocat au Parlement, demeurant à Angoulême, à Pierre Baruteau, sieur de Lajartre, demeurant au bourg de Charras, d'une somme de 1,000 livres tournois dont ledit Aultier était chargé sur le prix de la vente à lui faite de certains domaines (non spécifiés), par Pierre de Maugrand, écuyer, sieur de Montsoreau, demoiselles Jeanne de Beaujardin, sa femme, et Marie de Beaujardin, sa belle-sœur.

1712. — Accord entre Marie Benoîte Saunier, femme de messire Henri d'Abzac, chevalier, seigneur marquis de Mayat et de Migré, de lui fondée de procuration, demeurant au château de Mayat, paroisse dudit nom, en Périgord, d'une part ; et messire François-Alexandre de Galard de Béarn, chevalier, seigneur comte de Brassac, La Rochebeaucourt et autres places, et encore André Thevet, sieur de La Combedieu, élu en l'élection d'Angoulême, et Jean Aultier, avocat en la cour, colonel de la milice bourgeoise, d'autre part, au sujet de diverses sommes dues par ledit seigneur de Mayat aux autres parties.

1714. — Constitution de dots par Jean Aultier, avocat au Parlement, ancien colonel de la milice bourgeoise d'Angoulême, en faveur de demoiselles Françoise et Marie Aultier, ses filles, entrées en religion au couvent de l'Union Chrétienne d'Angoulême.

Transaction entre monsieur maître Philippe Aultier, sieur du Chalard, conseiller du Roi, juge-magistrat en la sénéchaussée d'Angoumois, d'une part ; et Mathieu Sardain, sieur de La Pouyade, juge sénéchal de la comté de Saint-Mathieu, tant en son nom que comme père et légal administrateur des enfants mineurs de lui et de feue demoiselle Catherine Aultier, sa femme, d'autre part, au sujet de leurs droits respectifs dans la succession de feu messire François Aultier, prêtre, curé de la paroisse de Buxerolles.

1715. — Profession religieuse en l'abbaye de Saint-Ausone, en présence de dame Françoise-Gabrielle d'Orléans de Rothelin, abbesse, et de tout le couvent, de demoiselle Marie de Briquemault, fille de défunt haut et puissant seigneur messire Marc-Auguste, marquis de Criquemault, et de haute et puissante dame Radegonde-Éléonor d'Orléans de Rothelin, ladite dame représentée à la cérémonie par maître Jean Aultier, avocat au Parlement, ancien colonel de la milice bourgeoise d'Angoulême.

1717. — Cession par Pierre Desmazeau, sieur du Maine-Large, et demoiselle Françoise Bonnin, sa femme, à Jean Aultier, avocat, d'une rente seigneuriale démembrée du fief de La Couronne.

1752. — Reconnaissance rendue à l'abbaye de St-Ausone d'Angoulême par Léonard David, procureur au présidial d'Angoumois, acquéreur et étant aux droits de Pierre-Aignan de Challut, écuyer, sieur du Grange et autres lieux, et de la dame Aultier du Chaslard, sa femme, qui était aux droits de Philippe Aultier, seigneur du Chaslard, juge magistrat en la cour, lui-même héritier de Jean Aultier, avocat au parlement, son père, d'une et d'autre part, pour une maison sise à Angoulême, dans la grande rue du Minage, avec cour à la suite et un puits au milieu de ladite cour, ladite maison à main gauche en allant de la halle du Minage à la porte St-Pierre.

1756. — Inventaire des meubles, effets, titres et papiers dépendant des successions de défunts Philippe Aultier, sieur du Chalard, conseiller du Roi, juge magistrat honoraire en la sénéchaussée d’Angoumois, et dame Marguerite-Esther Allenet, sa femme, ce requérant Joachin de Rocquard, chevalier, seigneur des Dauges, Pressac et autres lieux, comme légal administrateur des enfants mineurs de lui et de défunte dame Anne Aultier, sa femme, et Pierre-Aignan de Chalup, chevalier, seigneur du Granger, Le Bast et autres lieux, tant pour lui que pour dame Jeanne Aultier, sa femme, demeurant au logis noble du Granger, paroisse de Mainsignac en Périgord. A remarquer audit inventaire : deux tableaux, l’un moyen, représentant sainte Marguerite, l’autre petit, représentant saint Philippe, estimés 6 livres; sept pents de tapisserie à histoires, tirant treize aunes, usés, pourris et percés en plusieurs endroits, estimés 190 livres; une écuelle à bouillon avec son couvercle, deux cuillers à ragoût, six cuillers et six fourchettes, une autre cuiller, deux petites cuillers à poivre et à sel, et un bougeoir, le tout en argent, pesant huit marcs et deux onces, à 48 livres le marc, montant à 396 livres; une épée à poignée et garde d’argent, estimée 50 livres; une sentence du présidial d’Angoumois, du 31 août 1697, adjugeant à Jean Aultier, avocat au Parlement, père du seigneur du Chalard, pour la somme de 3,510 livres, le lieu et métairie du Chalard, paroisse de Grassac, saisi à la poursuite de Louis Dusqué, sieur de La Salle, sur la tête de dame Susanne Barbarin, veuve de Jérôme de St-Laurent, seigneur dudit lieu du Chalard; la grosse en parchemin du contrat de mariage dudit sieur Aultier du Chalard avec la dame Allenet, en date du 27 octobre 1711, reçu Petit, notaire royal; une expédition en forme du contrat de mariage de Joachin de Rocquard, chevalier, seigneur de Pressac, les Dauges et autres lieux, avec Anne Aultier, en date du 9 mai 1746, reçu Petit, notaire royal; le contrat de mariage des seigneur et dame de Chalup, en date du 14 mars 1749, reçu Filhon, notaire royal.

Bibliothèque généalogique

• Pierre Dubourg-Noves, Châteaux, manoirs et logis : La Charente, 1993.

Le logis du Châlard

Le logis, situé à la sortie du bourg en direction de Montbron, appartenait en 1670 à Jérôme de Saint-Laurent. Il commande un paysage étendu. Il est fait d'un corps central ramassé, à porte centrale rectangulaire sous entablement encadrée de deux baies au rez-de-chaussée. Un étage en attique comporte un œil-de-bœuf au-dessus de la porte et deux petites ouvertures carrées au-dessus des fenêtres, le tout sous un toit en tuiles canales. Deux pavillons saillants à deux niveaux, dont les ouvertures ont été remaniées, l'encadrent, sous un toit bas en tuiles canales à deux croupes. Leurs angles appareillés sont à refends. Le reste est enduit. L'intérieur comprend un escalier à volées droites et de vastes pièces couvertes d'un plafond à la Française.

• Jean Vigier, Coutumes du pays et duché d'Angoumois, Aunis et gouvernement de La Rochelle, 1720.

Le 20 février 1673, en la cause des héritiers de Jacques Saoul, contre la veuve de Michel Salat, plaidant Me Jean Autier, & Me Philippe Pigornet, il a été jugé, que des héritiers, qui avaient dans l'an sommé le donataire pardevant notaire et témoins de les recevoir au retrait, y étaient recevables, quoique l'exploit d'assignation ne fut donné qu'après l'an. Ce retrait est favorable, ne tendant qu'à conserver les biens dans les familles ; la sommation était une déclaration suffisante de la volonté des retrayants, et une preuve de leur diligence.

Liens web

- Les milices bourgeoises à Angoulême.

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28 août 2015

Une sainte femme

Le 26 avril 1733, à Teyjat, inhumation de demoiselle Claire de Labrousse du Boucher, décédée la veille au village de Vaubrunet, âgée de 86 ans.

« Riche en vertus et en bonnes oeuvres dont elle avait fait sa seule occupation pendant toute sa vie et on peut dire d'elle comme l'évangile d'une sainte femme qu'elle ne sortais point du temple, louant Dieu jour et nuit dans les jeûnes et dans les prières. Son corps a été inhumé par moy soussigné dans la chapelle de la vierge... Bourinet curé de la Chapelle St Robert. »

Naissance, 1647 à Nontron - Parents, Joseph de Labrousse et Jeanne de Gaufreteau.

Source : Archives départementales de la Dordogne.

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