09 août 2015

Vente de Nanthiat

On a dit que Napoléon 1er avait fait l'acquisition de la terre de Nanthiat pour en gratifier l'un de ses lieutenants, le glorieux mutilé de Wagram, notre compatriote Daumesnil.

L'empereur n'a pas acheté cette terre, mais il est très probable qu'il fournit au général les fonds nécessaires pour la payer.

Ce fut le 20 mai 1812 que, devant son compatriote Me Fournier-Vemeuil, notaire à Paris, Mme veuve de Bonneval et son fils vendirent à Daumesnil la terre de Nanthiat.

II ne la garda pas longtemps, car, après dix mois de possession, nous le trouvons à Nontron signant, devant Me GroIhier, notaire de cette ville, la revente de la propriété qu'il devait à la munificence impériale.

Le contrat en fut passé le 12 décembre 1813. Nous y lisons que M. Pierre Daumesnil, baron de l'Empire, général de brigade, commandeur de la Légion-d'Honneur, chevalier de la Couronne de fer et gouverneur du château impérial de Vincennes, vend à Mme Marguerite Pautier de Labreuille, veuve de M. Jean de Labrousse du Bosfrand, ancien magistrat, demeurant à Nontron, moyennant un prix de 120,000 francs la terre de Nanthiat, située au lieu du môme nom et communes circonvoisines, écuries, étables, volières, cour, jardin, pigeonnier, terres, vignes, bois, moulin dit de Madame, étang, pressoir à huile, dix domaines ou métairies, meubles et objets ornant et décorant le château.

Mme Anne-Fortunée-Léonie Garat, épouse du baron Daumesnil, n'ayant pas concouru à la vente, il fut procédé à la purge de son hypothèque légale.

Les descendants de Mme du Bosfrand détiennent encore aujourd'hui l'ancienne seigneurie des Jaubert.

(Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1874)

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29 juillet 2015

L'attaque des croquants

M. Dujarric-Descombes nous apporte l'extrait d'un acte authentique qui confirme les renseignements donnés par Chevalier de Cablanc et Pierre de Bessot sur la mort tragique de Jean de Labrousse, sieur de Brognac, conseiller du roi et son vice sénéchal au pays de Périgord.

C'est l'inventaire fait à Périgueux le 25 février 1638 par Me Magot, notaire royal, à la requête de la veuve, demoiselle Narde Vidal, « laquelle, expose le notaire, nous a dict et représenté que led. feu sr de Broignac auroit esté le septiesme de janvier dernier proditoyrement tué et assassiné au lieu appelé de La Papussonne, paroisse de Breuilh, par plusieurs voleurs et autres personnes de mauvaise vie, ainsin qu'il conduisoit prisonnier ès prisons de la présent ville, sellon le deub de sa charge, avec aulcuns de ses archiers, le feu nommé Jean Pinel, qui avoit voulu souslever de nouveau le peuple, qu'est la cause que led. feu sr de Broignac seroit décédé. »

La fille de l'infortuné magistrat, Françoise de Labrousse, devait épouser, par contrat du 10 novembre 1640, Pierre-Jean Chancel, sr de La Grange, avocat en la cour de parlement de Bordeaux, et elle devint aussi la grand'mère du poètre Lagrange-Chancel.

(Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1897)

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08 juillet 2015

Condamnation à mort à Varaignes

« Entre Léonard Bernard, sieur de Lajarte, substitut du procureur d'office de la présente juridiction, demandeur en réparation de crime, d'homicide commis sur la personne de Jacques Trasleprat, contre Françoise Rousseau, prisonnière ès prisons de la présente jurisdiction, défenderesse et accusée. Veu... etc... Nous, assisté du conseil soussigné, ayons déclaré et déclarons la dite Françoise Rousseau duement atteinte et convaincue d'avoir homicidé le dit Jacques Trasleprat, son mari, à coup de pistolet ; en réparation de quoi la condemnons à faire amende honorable, nue, en chemise, la corde au cou, tenant en ses mains une torche de cire ardente du poids de deux livres, au-devant la principale porte et entrée de l'église paroissiale du bourg de Varaignes, où elle sera emmenée et conduite par l'exécuteur de la haute justice, ayant un écriteau devant et derrière, avec les mots : Homicide de son mari ; et là étant, nue-tête et à genoux, déclarer que, méchamment, elle a homicidé le dit Trasleprat, son mari, dont elle s'en repent et en demande pardon à Dieu, au Roy et à la Justice ; ce fait, aura le poing de la main droite coupé, sur un poteau qui sera placé audevant de la dite église après quoi sera conduite, par le dit exécuteur, en la place publique du présent bourg de Varaignes ; où elle sera à une potence, dressée à cet effet, pendue et étranglée jusqu'à ce que mort s'ensuive et, cela fait, son corps jeté sur un bûcher ; pour y être brûlé jusques à entière consommation, et ses cendres jetées au vent par le dit exécuteur. Condamnons ladite Rousseau à une amende de cent livres, envers le seigneur de la présente jurisdiction, et aux dépens de la procédure, que nous avons liquidés à quatre-vingt-quinze livres dix sols onze deniers, sans y comprendre nos épices et assistance des gradués. Ainsi signés : Gros-Delage, gradué assistant ; de Mazerat, gradué assistant ; Lajarte Bernard, juge, et Depeyris, greffier. A été la présente sentence, prononcée et remise au greffe de la châtellenie de Varaignes, par nous Thomas Bernard, sieur de Lajarte, juge-sénéchal civil et criminel de ladite jurisdiction, avec la procédure... »

Cette sentence, du 23 novembre 1751, fut confirmée, sur appel, par arrêt de la cour du Parlement de Bordeaux, du 20 décembre suivant.

(Société historique et archéologique du Périgord, 1892)

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28 mars 2015

Pastoureau de Nontron

D'après une tradition conservée dans cette famille, un cadet de maison noble du Poitou, fourvoyé dans l'une des bandes de Pastoureaux de 1251, fut blessé dons une rencontre et laissé à Nontron, où il se fixa en prenant et gardant le nom de Pastoureau. Si, à l'appui de cette tradition, nous consultons les documents écrits, nous y trouvons que deux Pastoureau étaient propriétaires à Nontron en 1357, d'après les titres suivants, mentionnés par Doat, vol. 241 :

« 1357... Instrument mentionnant que certaine maison assise au bourc de Nontron, entre le four d'Aixe et la maison de Jacques Peytoureau, est de la fondalité du vicomte die dominica post festum beati Marcialis anno Domini M° CCC° quinquagesimo septimo. — 1857... Acte de la rente due au vicomte sur certain solar portal et autres biens sis à Nontron et appartenant à Jehan Pestorele et Pierre Savenya. Die lune post hiemale festum beati Martini anno Domini millesimo trecemtesimo quinquagesimo septimo. »

Ce Jehan Pastoureau (Pastorelli) serait-il fils ou frère de Jacques, et celui mentionné dans le Dictionnaire de jurisprudence de Guyot, v° ministère public, en ces termes :

« Il n'y eut pas au Parlement d'avocats ou de procureurs du roi avant 1300, Jean Le Bossu et Jean Pastoureau sont cités dans toutes nos annales comme les premiers officiers qui furent appelés avocats du roi. »

Après eux, dans le cours des XIVe et XVe siècles, apparaissent Eymeric, Pierre et Jehan Pastoureau qui descendent probablement du Jacques ou du Jehan Pastoureau de 1357. Il est question des trois frères dans des titres de rente de 1430, 1438, 1439, déjà cités, de Pierre et de Jehan dans une autre du 26 mai 1472 et de Pierre, seul dans deux autres des 24 août 1474 et 3 juin 1476, dans lesquelles ledit Pierre est qualifié de : Prudente et honesto viro petro Pastourelli mercatore et burgeni ville de Nontronii.

Les descendants de Jehan et de Pierre Pastoureau formèrent deux branches : 1° Jehan, qui dut avoir pour fils Dauphin Pastoureau, marié avec sa cousine, Marion Pastourelle, qui ne lui donna que quatre filles et laissa tomber cette branche en quenouille, ainsi que nous l'avons suffisamment démontré plus haut. Jehan Pastoureau eut aussi une fille, Marguerite. 2° De Pierre Pastoureau provinrent Jehan, dit le Vieux, et une fille, Marion, unie à Dauphin. Jehan dit le Vieux se maria avec sa cousine, Marguerite Pastourelle, ainsi qu'il appert du testament dudit Dauphin et de divers titres de rente, notamment d'un acte du 15 avril 1495 consenti par lui et Marguerite Pastourelle, sa femme, Prudente viro Johannes Pastourelli senore mercatore et proba muliere Margarite Pastourelle sua uxore, et portant cession de six sous de rente sur un jardin joignant les prés de Janot, de maître Gérald et de maître Pierre Pastoureau frères, prati Janoti, magistri Geraldi et magistri Petri Pastourelli fratribus.

Ce dernier acte nous révèle l'existence dune troisième branche qui doit provenir d'Eymeric Pastoureau, de 1430, qui dut avoir aussi pour fils Daniel marchand, qui, le 6 août 1480, consentit au seigneur de Nontron une reconnaissance de rente sur une maison dans la ville vieille de Nontron. Nous trouvons encore sur cette branche les renseignements suivants :

« Le 20 avril 1486, noble Pierre de Beaulieu vendit à Jeannot et Gérald Pastoureau diverses rentes sur le tènement de Lascouts, paroisse de la Chapelle-Pommier. Par testament du 33 juin 1503, reçu Blois, notaire, maistre Gérald Pastoureau, licencié ès-lois de la ville de Nontron, fonda dans l'église du monastère de St-Pardoux-la-Riviere quatre anniversaires à célébrer après quatre festes de Noël, Toussaints, Pasques et la Pentecoste, pour un sestier froment, huit sols argent et une poule sur le mainement de Cossevigne, paroisse d'Abjat, plus quatorze boisseaux froment, quinze seigle, dix advoine et dix sols argent sur le village de Lascouts, paroisse de la Chapelle-Pommier. Avant sa mort, et le 2 octobre 1505, ledit Gérald fonda à Nontron une vicairie dite Nostre-Dame-de-Pitié, à laquelle ses descendants nommèrent le titulaire en 1514. Jeannot dut se marier avec Louise Pastoureau qui, dit Nadaud dans ses mémoires manuscrits I, p. 114, fut femme de Jean, marchand de Nontron, testa le 22 mars 1523 et veut trois cents prêtres à son enterrement, autant à la septaine et autant au bout de l'an. Ils durent avoir pour fille Jeanne, veuve de Mathurin Poisson, avocat au présidial de Périgueux, d'après deux reconnaissances de rentes à elle consenties le 9 décembre 1535 et où elle est ainsi dénommée : Nobilia Johanna Pastoureau vidua honorabili et seneschali viri magistri Pissis cum vivebat advocati in curia presidiali et seneschali petrocorensis. Quant à Pierre Pastoureau, licencié ès-lois, nous ne trouvons sur lui aucun document écrit, à moins de supposer qu'il devint le chef de la branche des Pastoureau, seigneurs d'Ordière en Poitou et à lui rattacher, ou à ses descendants, les alliances suivantes, indiquées par Nadaud : Louise Pastoureau éponsa N. Paulte, dont la fille, Antoinette, épousa François de Bousiers, écuyer, le 29 novembre 1579. Le 27 mai 1515, Françoise ou Antoinette Pastoureau épousa Martial Audier, conseiller au parlement de Bordeaux, seigneur de Montcheuil. Le 1er août 1594, Josias de Livron, écuyer, épousa Esther Pastoureau, fille de Jean Pastoureau, escuyer, seigneur d'Ordières, et de Jeanne Travers. Le 5 décembre 1512, Hélie Couradin, sr du Vignaud, épousa Anne Pastoureau. Le 14 mai 1623, Jeanne Pastoureau épousa Jean des Hoches, fils de Jonathan, sr de Douzat, et de Marguerite du Sault. Le 23 avril 1628, Pierre de Moneys, chevalier, épousa Esther Pastoureau. En 1650, Jean de Montfrebœuf, sr de La Nadalie, épousa Marie Pastoureau.

Mais revenons aux Pastoureau de Nontron et à la branche de Jehan dit le Vieux, qui, de son mariage avec Marguerite Pastourelle, eut : l° Jean, qui suit; 2° François, d'après le testament, en 1505, de son oncle Dauphin Pastoureau.

Dauphin, dit le Jeune, Prudente viro Pastourelli junior burgeni et mercator ville Nontronii, d'après des titres de rentes de 1487 et de 1508. De son mariage avec Marguerite Régis ou Roy, il eut trois enfants, ainsi qu'il appert d'une reconnaissance du 9 janvier 1514 consentie en faveur de sa veuve, honesta muliere Regina vidua Pastourelli junior, comme légitime administratrice de François, Jean et Estienne, leurs fils François, entré dans les ordres, devint abbé de Blanzac, et Etienne paraît être décédé sans postérité, car ses deux frères figurent seuls dans divers titres de rente des années 1519, 29, 30, 31, 32 et 1535 en ces termes : « Au profit de saige homme Jehan Pastoureau, marchan, fils de Jehan Pastoureau, dict Capduc, par le temps qu'il vivoit, marchand de Nontron, tant pour luy que pour vénérable personne mestre François Pastoureau, prestre, abbé de Blanzac. »

Jehan Pastoureau est aussi qualifié de Toutbon dans une reconnaissance du 4 janvier 1524, consentie au seigneur de Nontron par lui et François Pastoureau, son frère.

Jehan Pastoureau, dit Toutbon, se maria avec N..., dont il eut Thibeaud et, probablement : 1° Louise, à laquelle fut consentie le 10 janvier 1542, par Anne Goulard, veuve de maistre Jehan de Puisillon, seigneur de La Faye, une reconnaissance mentionnée dans le terrier de la famille Pastoureau. Elle se maria, d'après Nadaud, avec N... Paulte et en eut Marguerite, qui épousa, le 29 novembre 1579, François de Hougier, écuyer; 2° et Charlotte, qui se maria, vers 1564, avec noble Martial Guyot.

Thibeau Pastoureau, seigneur de La Grange, qualifié de lieutenant des Roy et Reyne de Navarre dans leur ville et baronnie de Nontron, dans divers actes de rentes de 1550, 77, 82, 84, 86, 88 et 1597. Il se maria avec Marguerite de Labrousse, de laquelle il eut : 1° Florence, mariée le 4 janvier 1617 avec Annet de Pindray, écuyer, sr de La Neulhie, dont 1° Pierre, marié le 28 août 1647 à Charlotte de Saint-Laurent, de laquelle Jacquette, mariée le 3 juin 1692 à Claude de Conan, dans les archives duquel nous avons recueilli une partie des terriers et des titres de la famille Pastoureau; 2° François de Pindray, décédé sans enfants, et 3° Isabeau, mariée à Hereuillais de Massougnes, escuyer, seigneur du lieu noble de Chamfaron, suivant contrat de mariage du 20 janvier 1649 par lequel le père de la future lui constitue :

« Tant dans la succession de deffuncte damoiselle Florence Pastoureau, sa mère, que de deffunct Pierre Pastoureau, escuyer, sr de La Grange, son oncle maternel, de demoiselle Marguerite de Labrousse, son ayeule maternelle, que de feu François de Pindray, escuyer, son frère germain, la moityé de certaine maison noble sittuée en la place appelée de La Cayo, en la ville de Nontron, commune et indivise avec Pierre de Pindray. escuyer, sr de Lacau, son frère germain, avecq la moityé de toutes les rentes aussy indivises par moityé entre sondit frère... et tout ainsi que lesdites maisons et rentes leur sera escheus par la succession dudit Pierre Pastoureau... par le contrat de transaction partage du 26 mars 1630, devant Amblard et Lenoble, notaires royaux ».

III° Ledit Pierre Pastoureau, décédé au repaire noble de La Grange, paroisse de Nontron le 27 août 1627 et sans enfants de son mariage du 25 septembre 1623 avec Jehanne Védrenne fille de Léonard Védrenne, juge des juridictions d'Augignac et Savignac.

IV° Autre Pierre Pastoureau, marié avant 1596 avec Florence de Lacroix, d'après l'acte de baptême d'Honorette, leur premier enfant, du 20 octobre 1596, et décédé avant 1603, suivant acte du 14 avril de cette année, portant vente de certains fonds à M. Pierre Maillard, seigneur de Lafaye, par Florence de Lacroix, veuve de Pierre Pastoureau. De ce mariage : 1° Honorette, baptisée en 1596, ayant pour parrain Thibeaud Pastoureau, son grand-père, se maria le 17 janvier 1617 avec François Texier, docteur en médecine; 2° et François, marié avec Marguerite de Labrousse, dont Helie, baptisé le 30 novembre 1636.

V° François Pastoureau, sr de La Serve, marié, le 29 novembre 1626, à Bertrande de Labrousse, fille d'Helie de Labrousse, sr des Chapoulies, et de Jehanne de Camain, de laquelle provinrent : 1° Helie, baptisé le 6 janvier 1628, ayant pour marraine Marguerite de Labrousse, sa grand-mère, marié à Marie Villariaud, dont François et Anne, d'après le testament de leur tante, Honorette, du 20 janvier 1697 ; ledit François marié avec Marie Pastoureau, dont Pierre qui, de son mariage, eut une fille, Françoise, mariée le 16 février 1749 à Léonard Bouthinon, sr de Beaumont ; et un fils, François, baptisé le 18 septembre 1721, ayant pour parrain François Pastoureau, son bisayeul. Ledit François, sr du Buisson, se maria avec Marie Bouthinon des Essards, dont il eut une fille, Marie, qui, suivant contrat du 8 février 1776, avec Pierre Grolhier, assistée de ses père et mère, et de Pierre Pastoureau, sr de Lasserve, son ayeul, habitant tous, y est-il dit, au fief noble du Buisson, paroisse de Javerlhac, et deux fils, Pierre, sr du Buisson, et autre Pierre, sr du Coutirand, d'après une assignation du 18 janvier 1787, à la requête de Léonard Grolhier, contre ces derniers, et Marie Bouthinon, leur mère, veuve de François Pastoureau. Ledit Pierre Pastoureau, sieur du Coutiran, se maria avec Marie Bernard, dont Martial, marié le 10 août 1831, avec Catherine Pastoureau-Lannet, représentés de nos jours par leurs quatre fils, parmi lesquels Pierre-Henri Lorenzo Pastoureau, actuellement chef de bataillon au 61e régiment de ligne et chevalier de la Légion d'honneur ; 2°  Thoynette, baptisée le 4 novembre 1629, ayant pour parrain Charles Pastoureau, frère de son père ; 3° Honorette, le 13 novembre 1633 ; 4° François, le 19 janvier 1635, marié avant 1671 à Catherine Chaperon et en 1675 avec Anne Laud, dont plusieurs enfants; 5° Antoinette, mariée en août 1653 avec Jean Dubarry ; 6° et Estienne, baptisé le 2 août 1642, et dont les descendants se divisèrent en plusieurs branches, dont deux sont encore représentées de nos jours, savoir :

Du mariage d'Etienne Pastoureau, sr du Coutiran, avec Sibille Desages, du 22 novembre 1695, provinrent trois enfants qui partagèrent leurs successions le 12 mai 1730 : François, Helie et autre François.

1° François Pastoureau, baptisé le 29 août 1699, fut avocat et juge de St-Martial et de Bernardière, et se maria avant 1734 avec Marie de Labrousse, dont il eut, de 1734 à 1754, onze enfants, parmi lesquels François, baptisé le 21 juin 1753 et marié le 19 mai 1787 avec Marguerite de Jalanihat, habitant à Javerlhac, suivant contrat où il est qualifié d'ancien sergent-major du régiment de la marine, fils de feu François Pastoureau du Coutiran et de Marie de Labrousse.

2° Helie Pastoureau, sr de La Besse, second fils d'Etienne, se maria avec Anne Reynier avant 1742. Leur premier ne, Mathurin, ayant été baptisé le 24 avril de cette année ; leur second fils, Pierre, le fut le 1er août 1750. Ce dernier fut avocat en parlement, juge d'Abjat et Savignac de 1770 à 1789, maire de Nontron, puis juge de paix de 1823 à 1830. Il eut de son mariage avec Marguerite Marcillaud du Genest deux filles, dont l'une représentée aujourd'hui par M. le marquis de La Garde, son petit-fils, et l'autre par les familles Marcillaud de Goursac, de Gandillac et de Jaurias. Il en eut aussi deux fils, l'un, lieutenant-colonel d'artillerie, officier de la Légion-d'Honneur, marié à demoiselle Lapeyre de Bellair, dont un fils, ancien officier des eaux et forêts, et deux filles entrées dans les familles de Teyssière et Baignol, enfin, Jean, fils aîné, marié à demoiselle Marguerite de Labrousse, fille de Pierre de Labrousse, sr du Bosfrand, avocat et subdélégué de l'intendance de Bordeaux, et de demoiselle Françoise de Reix. De ce mariage provinrent quatre enfants, dont celui qui représente actuellement cette branche de la famille Pastoureau, Jean-Baptiste, ingénieur en chef de la marine en retraite, officier de la Légion-d'Honneur, résidant à Bordeaux, a épousé demoiselle Henriette Perrier, fille de sir Anthony Perrier, chevalier, consul de Sa Majesté Britannique, de laquelle sont provenus trois filles et un fils, André William-Paul, capitaine, en premier, d'artillerie.

3° Autre François, sr du Coutiran, qui, de son mariage avec Marie de Labrousse, en eut François, baptisé le 6 août 1731, lequel se maria avec Marie Pourteyrou, laquelle lui apporta le fief noble de La Meynardie, paroisse de Siorac-de-Ribérac, dont il prit le nom. Le 26 mai 1757, il fut nommé contrôleur ordinaire des guerres, et décéda célibataire, après avoir légué tous ses biens au susdit Pierre Pastoureau, son cousin-germain.

VI° Le sixième enfant de Thibaud Pastoureau et de Marguerite de Labrousse fut Charles, qui fit les branches du Tallet, de La Grange et de Lannet. Le 31 décembre 1609, ledit Charles, sr du Tallet, donna à bail à rente le moulin Vicomteau, près de Nontron. Il se maria en 1615 avec Marguerite Cholet, de laquelle il eut huits enfants, parmi lesquels : Dauphin, né le 7 juin 1620, sr de La Grange et de Lannet, qualifié de « capitaine de Nontron » dans l'acte de baptême du 4 décembre 1651 d'autre Dauphin Pastoureau. Il se maria en 1642 avec Anne Dufaure, décédée en 1652, se remaria en 1655 avec Jeanne-Zélie Dohet et décéda le 11 janvier 1690 à La Grange-de-Lannet, paroisse de la Chapelle-Nontronneau, lieu de sa résidence. Il fut inhumé dans la chapelle St-Jean-des-Cordeliers, dans les tombeaux de la famille et selon les prescriptions de son testament de 1689, mentionnées dans notre chapitre des institutions religieuses. Du second mariage provint Jean Pastoureau, marié en 1695 avec Françoise Feuillade, de laquelle il eut autre Jean, marié à Jeanne Pourten, de Magnac, et dont la descendance est aujourd'hui représentée par le commandant Pastoureau, fils de Catherine Pastoureau-Lannet, mariée en 1831 avec Martial Pastoureau, de la branche Coutiran du Buisson.

Un autre des enfants de Charles fut François Pastoureau, né en 1626, lequel devint avocat, conseiller du roi, écuyer, conseiller enquêteur et examinateur en l'élection de Périgueux. De son mariage avec Marguerite Roy, il eut Pierre, qui fut aussi avocat et conseiller du roi en ladite élection. Ledit Pierre Pastoureau, sr de Goulières, se maria en 1699 avec Marguerite Eyriaud, dont il eut dix enfants, réduits à quatre d'après le partage de sa succession du 2 février 1737, suivant acte reçu Grolhier, notaire, savoir : 1° Suzanne, épouse de Michel Martin, écuyer, seigneur de Jaillac, demeurant au château des Landes, paroisse de Merlande, et dont un oncle avait été prieur de Nontron ; 2° Jean de Labrousse, sr du Bosfrand, avocat et juge du marquisat du Bourdeix et de la baronnie de Champniers, subdélégué, comme administrateur légal des enfants issus de son mariage avec demoiselle Bertrande Pastoureau ; 3° autre Bertrande Pastoureau, épouse de Jean Feuillade, sr de Laterrière ; 4° et Pierre Pastoureau, sr de La Serve, comme mari de demoiselle Marie Pastoureau. Cette branche, tombée en quenouille, est représentée, du côté des Feuillade, par les familles Ribeyrol et Roussilles Laforet, et, du côté des Labrousse, par les familles Nadaud, Devars et par M. l'ingénieur Pastoureau.

Telles ont été les principales branches de cette famille Pastoureau, dont le nom se retrouve à chacune des époques et des phases de notre histoire locale, ainsi que de la majeure partie du Nontronnais.

Ribault de Laugardière

(Société historique et archéologique du Périgord, 1888)

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07 février 2015

Un acte d'émancipation

Émancipation d'Antoine-Paul de Ranconnet, marquis d’Escoire, capitaine de cavalerie au régiment de La Rochefoucauld, et de Louis-René de Ranconnet, chevalier, marquis de la Mancelière, page du Roi de la grande écurie, frères, de l’avis de Gilette-Jacquette de Royer, veuve de feu seigneur, comte de Noyan, leur mère; Jacques-Joseph du Cheyron du Pavillon, leur parent au deuxième degré du côté paternel, Charles Chapt de Rastignac, chevalier, seigneur marquis de Laxion, comte de Lambertie, leur parent au 2e degré, du même côté, Louis-Jacques de Chapt de Rastignac, conseiller du Roi en tous ses conseils, commandeur des ordres de Sa Majesté, cardinal, abbé de la Sainte-Trinité de Vendôme, archevêque de Tours, parent au 3e degré du même côté, Jacques-Gabriel de Chapt, chevalier, seigneur marquis de Rastignac, etc., parent au même degré du même côté, Louis-René de Sainte-Hermine, prêtre du diocèse d'Angouléme, conseiller du Roi en tous ses conseils, etc., parent au même degré, du même côté, Louis-Georges comte de Clermont, maréchal des camps et armées du Roi, premier gentilhomme de la chambre du duc d'Orléans, parent du même côté, Blaise-Marie Daydie, chevalier de Malte, brigadier des armées du Roi, parent du 4e au 5e degré, François-Alexandre, comte de Polignac, mestre de camp de cavalerie, etc., François d'Abzac, chevalier, seigneur marquis de Mayac, etc.

(Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1902)

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06 février 2015

Les seigneurs de Romain

Fief de Romain, dont le château dut être construit sur l'emplacement d'une station romaine dès les premiers temps du moyen-âge, d'après ses premières assises et les débris de tuiles romaines qu'on y retrouve encore. Il a dû cependant étre reconstruit vers le XVe siècle, à en juger par le corps de logis, relativement moderne et qui seul a été conservé.

Ce fief appartenait alors à la famille Panet, d'après les actes suivants : Du 12 octobre 1451, transaction, reçue Poyalibus, notaire, entre Hélie Panet, seigneur de Romain, et Catherine de Born, sa femme, et le monastère de Saint-Pardoux-la-Rivière; — Du 10 octobre 1452, devant P. de Podiozillon, notaire, autre transaction entre les mêmes et par laquelle la prieure du dit monastère s'engage il faire célébrer toutes les années et toutes les vigiles de nostre dame un obit ou service pour le repos de l'âme des prédécesseurs et successeurs dud. seigneur de Romain; »(Archives du monastère.) — Du 14 octobre 1454, hommage au sire d'Albret par Pierre Brun, dans lequel figure comme témoin noble Hélie Panet, seigneur de Romain, nobilis Helie Panete, dominus de Romanh; — Enfin, d'après Doat, dans les reconnaissances de rentes de la prévôté de Thiviers, reçues en 1476 au profit d'Alain d'Albret, celui-ci fut représenté par Hélie Panet, seigneur de Romain, et par MM. Jean des Maisonneuves et Hélie de Puyzillon, licenciés, ses commissaires (Pau).

En 1490 et le 21 juillet, noble Alzias Flamenc, seigneur de Romain, fit un échange avec Jean de Lioncel, commandeur de Condat pour l'ordre de Malte (Lespine, v. 35). — Le dit Flamenc était devenu seigneur de Romain par son mariage avec Marguerite Panet, pour et au nom de laquelle il reçut des trois frères Barret, à la date du 17 décembre 1493 et devant Podioregnerii, notaire, une reconnaissance de rente sur la troisième partie de la moitié des villages de Vachaumard, paroisse de Saint-Saud, et de Freysenc, paroisse de Romain, sous le cens annuel de deuxboisseaux de froment, cinq boisseaux de seigle et deux d'avoine, mesure de Nontron; dix sous de monnaie courante, une géliIle; cinq sous pour les quatre cas, c'est-à-dire pour aider au paiement de la rançon du seigneur, au cas où il serait fait prisonnier de guerre; aux dépenses du mariage de sa fille, celles de l'entrée de son fils sous les armes et au cas où le dit seigneur ferait le voyage d'outre-mer enfin à raison de douze deniers d'acapte payabIes à chaque mutation de seigneur ou de tenancier.

Le 22 avril 1494, devant le même notaire, le dit Alzias Flamenc, au dit nom, consentit un bail à métairie perpétuelle et à moitié fruits sur la moitié du repaire de Paugnac et les trois quarts des villages de La Coste et de Veyvale, paroisse de Romain.

Enfin, et en 1493, noble Alzias Flamenc avait rendu au vicomte de Limoges l'hommage de la dite seigneurie de Romain (Pau).

Des maisons Panet et de Flamenc, cette seigneurie passe aux mains de celle de Colonges, par suite du mariage de Guy-Hélie de Colonges avec Jeanne Flamenc, ainsi qu'il résulte d'un acte d'association et bail à métairie du 5 janvier 1528, reçu Charpateau, notaire, et consenti par ces derniers à Janot Brachet.

Du mariage de Jeanne de Flamenc avec Guy-Hélie de Coulonges naquirent deux filles, dont l'une, Jeanne, se maria le 10 octobre 1530 avec Raymond de Lambertie, escuyer, maistre de camp et commandant de vingt enseignes de cent hommes chacune, suivant contrat passé au chaiteau de Romain et signé Baylle, notaire; la seconde mariée à François de Campniac, qualifié de seigneur de Romain dans un acte du 15 février 1526, portant reconnaissance de rente sur les dits villages de Vachaumar et de Fressenc. Ce dernier se maria en secondes noces avec Anne de Commarque, dont il eut une fille, Marguerite, qui se maria le 2 mai 1562 avec François de Montferrand.

Du premier de ces deux mariages provinrent trois fils, Jean, Bardin et Jacques. Jean figura en 1557 dans le rôle du ban et de l'arrière-ban des noble; de la sénéchaussée du Périgord, en ces termes « Jehan Campnhac, fils de feu François, escuyer, en son vivant seigneur de Romain, habitant en son chasteau de Romain en Périgord, a offert faire le service en personne. » Par contrat du 18 septembre 1560, passé au lieu et château de Lavallade devant Me de Puyardy, notaire, il racheta de Jean Brun, escuyer, seigneur de Lavallade, le village de La Peyre, paroisse, de Saint-Bartholmieu, vendu à ce dernier par les dits Bardin et Jacques de Campniac le 9 juin 1559, et ce par voie de retrait lignager et pour la somme de douze vingt-six livres. Le dit Jean de Campniac s'était marié avec Anne de Larivière, une rccunnaissance de rente reçue Charpateau, notaire, le 9 janvier 1594 et passée au dit château de Romain, en faveur de Anne de Larivière, « damoyselle, veufve de feu Jehan de Campniac, escuyer, seigneur de Romain et fournisseur des guerres et de l'artillerie du Roy. » Pierre de Campniac, leur fils, écuyer, seigneur de Romain, se maria le 4 janvier 1605 avec Marguerite du Faure, fille de François, seigneur de Lussas, et de Noblette de La Rivière (Nadaud), et, le 4 avril 1646, il rendit hommage de la dite seigneurie de Romain au seigneur de La Coussière-Saint-Saud, dont elle relevait (Lespine).

D'autre part, le dit Bardin de Campniac s'était marié avec Anne Vigier, qui en était veuve en 1601, d'après une transaction passée par elle le 14 décembre de cette année, comme tutrice de Claude de Campniac, leur fils. Ce dernier fut le même Claude de Campniac que nous retrouvons plus tard qualifié de seigneur de La Motte-de-Romain, y habitant, à trois chapeaux de triphon d'or en champ d'azur, d'après le catalogue des nobles du Périgord de 1665. (Lesp.) Claude de Campniac se maria avec Gabrielle Mosnier de Planeaux, avec laquelle il figure dans des actes du 20 janvier 1682 et 3 décembre 1685. — Leur fils, Jean de Caignat (Campniac), se maria, suivant contrat du 23 novembre 1693, où il est qualifié de chevalier, seigneur de Romain, avec demoiselle Jeanne de Maumont, fille de messire François du Maumont, chevalier, seigneur de Maumont, Lastérie et le Chupdeau et de dame Marie de Lambertie. Après la mort de sa première femme, Jean de Campniac se remaria, le 1er mai 1701, avec dame Marie-Jacquette de Pindray, dame de Bretanges, veuve de Claude de Conan. Du premier de ces mariages provint Michel de Campniac, chevalier, seigneur de Lasteirie, Maumont et autres places, lequel se maria avec Suzanne de Conan, damoiselle de La Bouchardière, fille des dits Claude et de Pindray, suivant contrat du 15 juillet 1721. Du second mariage naquit, entr'autres enfants, François de Campniac, chevalier, seigneur de Bretanges, habitant avec son père au château de Romain, d'après un acte de transaction passé entre le père et ses deux fils le 6 mai 1735. Du mariage de Michel de Campniac provint une fille, Marie, qui fut unie à messire Nicolas de Roux, chevalier, seigneur de Vignéras qui, en 1741, demeurait en son château de Lasteirie, en Poitou, d'après une quittance du 21 avril dans laquelle il figure avec son beau-père, Michel de Campniac, qualifié de chevalier seigneur baron de Montbrun, en Poitou, et du dit Romain, habitant en son château de Montbrun, avec lequel il était, du chef de sa femme, héritier de Marie Daydie, veuve de François de Lambertie, et de Marie de Lambertie, leur fille, veuve du marquis de Choiseul.

En conséquence, la seigneurie de Romain passa à la famille de Roux, d'après les actes suivants : Du 2 septembre 1751, passé au château de Romain, messire Nicolas de Roux, écuyer, seigneur de Romain, Vignéras et autres places, afferma à la famille Faure une de ses métairies des Pinquelis (autrefois Puypellat) pour la durée de sept années et moyennant la somme de 240 livres par an, deux septiers de seigle pour tenir lieu des rentes, la récolte entière des marrons, la moitié du produit des vignes, cinq douzaines d'œufs à chaque fête de Pâques, quatre paires de poulets à celles de Saint-Jean-Baptiste, quatre douzaines de fromages à celles de Notre-Dame d'août et à la charge enfin de faire tous les ans huit charrois à la demande du bailleur et pour son compte. Quant aux principales récoltes de l'époque, elles se déduisent suffisamment de la nature des semences fournies et qui consistaient en quinze septiers de seigle, un septier de blé noir, deux boisseaux et une coupe de chènevis. Les animaux sont indiqués dans le cheptel, évalué la somme de quatorze vingt-huit livres, en bœufs, vaches, suites, cochons, charrettes et outils aratoires, plus quarante chefs de brebis. Nicolas de Roux paraît avoir eu un fils qui figure sous le nom de Roux-Romain dans la liste des émigrés de 1793 pour le district de Nontron, et une fille qui, mariée avec M. de La Barthe, vendit, il y a quarante années environ, le château de Romain et ses dépendances.

(Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1880)

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02 octobre 2014

Rapports du subdélégué de Nontron

Voici maintenant, et au point de vue général, copies de de deux rapports du subdélégué de Nontron, que nous avons recueillis aux archives de la Gironde :

« Du 22 octobre 1750, état de tous les marchands et artisans de la ville et faubourgs de Nontron, où il n'y a ni maîtrise ni jurande : Marchands : marchands drapiers, 5 ; marchands de fer, 13 ; marchands merciers, 22. — Arts et métiers : arquebusiers, 2 ; barbiers, 3 ; bouchers, 13 ; boulangers, 10 ; bonnetier, 1 ; cuisiniers-traiteurs, 4 ; cabaretiers, 15 ; chirurgiens, 4 ; cordonniers, 13 ; couvreurs, 5 ; charrons, 2 ; couturiers, 2 ; corroyeurs-pelletiers, 3 ; cordiers-criniers, 5 ; chapeliers, 7 ; cardeurs, 4 ; couteliers, 3 ; fabricants d'étoffes en laine, 15 ;  filassiers, 5 ; forgerons, 9 ; fourbisseur, 1 ; fourniers ou mitrons, 5 ; fruitières, 5 ; maçons, 4 ; maréchaux, 5 ; menuisiers 4 ; meuniers, 12  ; perruquier, 1 ; poissonniers d'eau douce, 3 ; savetiers, 4 ; selliers, 3 ; serruriers, 3 ; souffletiers, 3 ; sculpteur, 1 ; sages-femmes, 2 ; tapissier, 1 ; tonnelier, 1 ; taillandier, 1 ; tailleurs, 15 ; tanneurs, 3 ; teinturiers, 4 ; foulonnier, 1 ; tisserans, 11 ; vitrier, 1. »

Du 23 mars 1759, enquête agricole et industrielle faite par le subdélégué et de laquelle ressort la situation suivante :

« Onze paroisses de la subdélégation, telles que Saint-Martial-de-Valette, Feuillade, Nontronneau, Saint-Martin-le-Peint, Teyjat, Souffreignac, Hautefaye, La Chapelle-Saint-Robert, Javerlhac, Lussas et Fontroubade, Connezac, sont abondantes en mines de fer. Les forges sont au nombre de 29, savoir : Miallet, 1 ; Lacoussière-Saint-Saud, 2 ; Saint-Front-la-Rivière, 1 ; Nontron, 2 ; Feuillade, 1 ; Savignac-de-Nontron, 4 ; Augignac, 1 ; Bourdeix, 1 ; Saint-Etienne-le-Droux, 1 ; Saint-Barthélemy-de-Pluviers, 1 ; Champniers, 1 ; Busseroles, 7 ; Bussière-Badil, 1 ; La Chapelle-Saint-Robert, 1 ; Javerlhac, 2 ; Saint-Sulpice-de-Mareuil, 2. Neuf desquelles sont à haut-fourneau, dont les uns fondent les matières premières et les autres les canons, mortiers, boulets pour le service du Roy. Les vingt restantes convertissent les guises en teste de canon, les unes en fer dur et mol, les autres en poêles, casses ou lèchefrites. Deux moulins à papier le plus commun dans les paroisses de Quinsac et de Champniers. Quatorze à Nontron pour peaux de bœuf et de vache et des péléteries pour blanchir les peaux de moutons. Fours a chaux, a tuiles, briques et carreaux. Plusieurs fabriques d'étoffes de laine et de toile la plus commune. Il n'y a point d'entrepreneur ni fabricant qui ayent obtenu des lettres patentes du Roy, ni règlement, ni les privilèges accordés aux maîtres de forges, fournisseurs de canons et leurs ouvriers. Il n'y a ni rivière navigable, ni flottable. En outre des récoltes ordinaires en blé froment, froment, maïs ou blé d'Espagne, blé noir, châtaignes, fourrages, etc., le pays ne produit ni soyes, ni drogues. Bestiaux en nombre. Le tout s'écoule dans les provinces d'Angoumois, Saintonge, Poitou, Limousin et Périgord, moins les recoltes à peine suffisantes pour la nourriture des habitants. »

(Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1887)

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