08 avril 2016

La fin d'une chapelle

« On trouve aussi dans cette commune une petite église anciennement destinée aux lépreux, et qui attire de nombreux fidèles le jour de la fête de Saint-Roch », lit-on dans la « Géographie de la Charente », œuvre du Montbronnais François Marvaud, éditée en 1856.

Cette église fut bâtie au village de Chez-Manot en 1620 par M. François Guimbelot, sieur de Monplaisir et avocat à la Cour de Périgueux. Pour la bénédiction de cette chapelle fut commis M. Jean Guimbelot, sieur de Monplaisir, prêtre, chanoine de l'église-cathédrale de Saint-Etienne et Saint-Front de Périgueux.

Reconstruite

Cet édifice fut « reconstruit en 1862 aux frais et à la mémoire de M. Nicolas Guimbelot, chef de bataillon en retraite, chevalier de la Légion d'honneur ». Cette chapelle servit d'ailleurs de caveau à M. Guimbelot qui y fut inhumé l'année même de la reconstruction. Il y repose avec les corps de quatre autres défunts, dont un enfant de cinq ans.

Durant un siècle, jusqu'au début des années 1960, la chapelle faisait son plein de fidèles à l'occasion de la Saint-Roch, la fête patronale du village mise en musique au début du siècle par Louis Voisin, dans « La Balèdo », une valse qui a maintenant franchi plusieurs frontières avec des groupes folkloriques.

Mais le 16 août, jour de la Saint-Roch, n'est pas un jour férié. La « ballade » du village tomba en désuéture et la chapelle fut laissée à l'abandon par ses propriétaires qui en refusèrent tout entretien mais prirent une assurance en cas d'accident.

Délabrée et pillée

Peu après 1970, un versant de la toiture s'effondra et le vent retourna l'autre comme une crêpe, un accident étant évité de justesse en cette occasion. La chapelle devint peu à peu une ruine couverte de lierre au grand dam des habitants du village qui n'en pouvaient mais, et de la municipalité, de plus en plus irritée par les reproches immérités qu'on lui adressait. La superbe croix tréflée de 1641, gravée et taillée dans la masse, disparut, emportée sans doute par quelque amateur d'œuvres d'art. Puis ce furent la plaque commémorative, les ferrures des portes...

Entre temps, l'abbé Sardin — un prêtre natif de la commune, qui avait célébré sa première messe dans la chapelle — avait tenté une impossible restauration mais, grâce à lui, le moignon du socle avait retrouvé une croix.

Et rasée

Il y a peu, un habitant de la Nièvre reçut à son tour ce cadeau empoisonné en héritage. Le clocher était tombé dès que l'abbé Sardin — qui souhaitait dégager les murs d'une végétation envahissante — eut coupé le lierre.

Les murs cimentés à l'argile et à la chaux, devenaient de plus en plus dangereux, livrés qu'ils étaient aux intempéries. Un voisin eut alors l'heureuse idée de soustraire aux regards la cloche — que l'on sonnait les jours d'orage pour éloigner la grêle — qui avait été dégagée des décombres par deux amateurs de souvenirs fort déçus de ne rien trouver lorsqu'ils revinrent en soirée prendre possession de l'objet de leurs convoitises.

Dans l'impossibilité de faire restaurer la chapelle dont il aurait fallu reprendre les murs à la base, M. Baudry, le dernier héritier, fit, il y a quelques semaines le don des restes de l'édifice à la commune d'Eymouthiers.

Peu après la chute de la toiture, la commune en avait refusé l'achat.

Le propriétaire demandait la « modique » somme de dix mille francs. Il s'agit bien évidemment des francs actuellement en vigueur.

Ne pouvant supporter les frais d'une reconstruction, la municipalité décidait de faire raser l'édifice, ce qui fut fait quelques jours plus tard, le 1er juillet. L'emplacement, maintenant dégagé des gravats, va sans doute devenir un espace vert sur lequel continuera de se dresser la croix, ultime vestige de sa vocation passée.

Le village de Chez-Manot a perdu sa « verrue ». Mais, verrue ou pas, c'est avec une immense tristesse que ses habitants ont vu disparaître « leur chapelle ». Pour les anciens — en particulier — une page est définitivement tournée : « leur » village ne sera jamais plus le même.

Source : Albert Livert.

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05 avril 2016

Extrait des registres du Parlement de Paris

Veu par la cour, la grande chambre et tournelle assemblées, le procès criminel faict et l'ordonnance de laditte cour à la requcste du procureur général du roy, défenseur et accusateur contre Alexandre de Redon, marquis de Pranzat, accusé, arrêt du 16 novembre 1667, rendu sur la plainte et requête dudit procureur général, par lequel il auroit été ordonné qu'à sa requête ilseroit informé par le conseiller commis en cette ville et par le lieutenant général d'Angoulème, sur les lieux, comme ledit de Pranzat avoit fait débiter un livre intitulé : Déduction généalogique ou abrégé de la branche y mentionnée de la maison de Dreux, dédié au roy, par laquelle il a prétendu prouver qu'il descend des princes du sang dont il avoit prins le nom, les armes mesme, publié un second livre de réponse à ses remarques qui avoient été faites sur cette vision, et fait imprimer un placet dans ce même dessein qu'il a adressé au roy, où il se donne encore le nom de Dreux, qui est un crime de lèze-majesté, permis audit procureur général de compulser tous les titres, chartes, mémoires, enjoint aux huissiers et autres qui en seront dépositaires, de les représenter à la première sommation qui leur en sera faite, sinon contraiuls par toutes voyes par ce fait, communiqué au procureur général.ordonne ce que de raison; information faite en conséquence, tant par ledit commissaire commis les 19 et 20 dudit mois de novembre 1667, que par ledit lieutenant général d'Angoulème, les 19 décembre 1667, 4 et 7 janvier 1668;

Autre arrêt du 18 dudit mois de novembre 1667, par lequel la cour auroit ordonné que Huby et Masson huissiers en icelle, se transporteroient en la maison dudit de Pranzat, size en cette ville de Paris et ailleurs où besoin seroit, pour procéder à la description des armes que ledit de Pranzat avoit fait mettre à son caiosse pour justifier son usurpation, à cette fin luy auroit esté enjoint de faire ouverture de ladite maison et de représenter auxdits huissiers tant ledit carosse que sa vaisselle et autres meubles où il avoit fait mettre lesdites arme», pour estre dressé procès-verbal pour ce fait et communiqué au procureur général requérir ce que de raison;

Procès-verbal fait par lesdits Huby et Masson, huissiers, en conséquence dudit arrêt, autres arrêts du 26 du même mois de novembre 1667, par lequel auroit esté ordonné que ledit de Pranzat seroit assigné en la cour pour estre ouy et interrogé par le conseiller commis sur les faits résuttant desdiles informations et procès-verbal mterrogatoire fait audit de Pranzat le 3 décembre 1667 par le conseiller commis, contenant ses réponses, confessions et dénégations et protestations;

Autre arrêt du 10 dudit mois de décembre au dit an, par lequel auroit esté ordonné que dans 8e après la signification d'icelluy à la personne, au domicile dudit de Pranzat, il soit tenu de représenter et mettre au greffe de la cour tous les titres qu'il prétendait avoir pour justifier de sa prétendue généalogie et descente par luy articullés au livre qu'il a reconnu avoir esté imprimé à sa diligence, ensemble les contrats de mariage, partages, contrats d'acquisition et auttres tiltres et les poursuivre, lesquels seroient cotés et paraphés par premier et dernier pour estre communiqués audit procureur général pour requérir ce que de raison;

Requête présentée par ledit de Pranzat le 31 dudit mois de décembre 1667, à ce que acte luy fût donné de ce qu'il se désistoit de la requête par luy présentée le 20 dudit mois de décembre, par laquelle il avoit demandé un dellay de trois mois pour représenter les autres pièces justificatives de ladite déduction généalogique imprimée sous le nom de ses aînés, demeurant en la Franche-Comté et pays de Luxembourg, et soubs le sien conjointement, et de ce qu'il luy est impossible de faire apporter lesdites pièces en cette ville de Paris ni de les représenter, et après la déclaration qu'il fait qu'il ne prétand point être dessandu de la maison ni de la branche royale de Dreux, ny estre, ny se dire prince du sang et qu'il se tient au nom de Redon et aux armes de sa famille, qui sont d'oiur, à trois besants d'or, le ranvoyer des demandes, fins et conclusions contre luy prises par ledit procureur général sur laquelle est l'ordonnance de la cour portant soyt communiqué au procureur général;

Autres requestes dudit de Pranzat, du 18 janvier 1668, à ce que acte luy fust donné de ce qu'en expliquant en tant que besoing est ou seroit la déclaration par luy faite par ladite requeste du 31 décembre précédant y ajoutant déclarer d'abondant qu'il renonçoit a- tous droits quelconques qui pourraient être prétendus à ladite maison et à ladite branche royale de Dreux, soubs prétexte et en conséquence de la déduction généalogique dont est question et des titres énoncés en icelle, et qu'il se tient aux noms, armes, prérogatives, biens et droits de la maison de Redon, sur laquelle est aussy l'ordonnance de la cour, portant soit communiqué au procureur général;

Interrogatoire du 17 dudit mois de janvier 1668 faict au nommé François Hedon, sergent royal, prisonnier en la Conciergerie, à la requeste dudit procureur général sur le sujet de ses parants, contenant ses réponses, confessions et dénégations;

Autre interrogatoire fait audit de Pranzat par le conseiller commis sur le fait des pièces par luy mises au greffe, en exécution de l'arrêt du Xe décembre 1667, contenant les réponses, confessions et dénégations;

Arrêt du 19 avril 1668, par lequel auroit été ordonné que ledit de Pranzat seroit tenu de comparoir en l'étude du nommé Durand, notaire à Angoulème, huitaine après la signification dudit arrêt, pour être procédé au compulsoire des pièces dont ledit de Pranzat prétend se servir dans la quinzaine suivante, synon et à faute de ce faire, seroit proceddé au jugement du procès sur ce quy se trouveroit par devers la cour;

Arrêt du 12 avril 1668 par lequel auroit esté ordonné que les témoings, ouyes et informations faites par le conseiller commis, seroient confrontés audit de Pranzat par M. Denis de Pallueau, conseiller, confrontation faite en conséquence le 16 juin audit an audit de Pranzat;

Arrêt donné entre ledit de Pranzat et en requestes par luy présantées les 9 et 14 juillet 1668 à ce que les conclusions par luy prises par sa requeste du 22 novembre 1667, en ce qui est de l'opposition à la permission d'informer, estre déchargé de l'accusation, et par les requestes des 31 décembre audit an 1667 et 20 janvier 1668, par lesquelles il a déclaré qu'il ne prétendoit point estre dessandu de la maison ny de la branche royale, ny estre ou se déziner prince du sang, et qu'il se tenoit au nom de Redon et aux armes de sa famille, et par celle du 18 janvier auroit déclaré d'abondant qu'il renonçoit à tous droits quelconques qu'il pourroit prétendre à ladite maison et branche royale de Dreux, à cet effet qu'il fut receu opposant à l'exécution des arrêts des 16 et 26 novembre 1667, et appelant de toutes les procédures; le tout pour bien relevé, ordonner que sur lesdites requestes desdits jours 31 décembre 1667 et 18 janvier 1668, qu'il réitéroit d'abondant et en requeste du 14 dudit mois de juillet, à ce qu'il plût il la cour d'entériner les lettres en forme de requeste ci-ville par luy obtenues en chancellerie le 13 dudit mois de juillet contre lesdits arrêts des 16 et 26 novembre 1667 et mettre les parties en tel et semblable estât qu'elles estoient auparavant iceux ce faisant renvoyer quitte et absous desdites fins et conclusions prises contre lui d'une part et ledit procureur général du roy, défendeur d'autre part, lequel arrêt, après avoir ouy il l'audience Abraham, avocat dudit de Pranzat, et Talon pour le procureur général du roy, icelluy de Pranzat auroit esté déboutté de ses lettres en forme de requeste civille et opposition, et a joint le surplus desdites requestes au procès, pour en jugeant y avoir tel esgard que de raison, ledit de Pranzat, condamner en deux amendes et aux despens;

Requeste dudit de Pranzat, du 18 décembre 1668, servant de déffanse par alternation et advertissement, production faite tant par ledit procureur général que par ledit de Pranzat, production nouvelle dudit procureur général, requeste dudit de Pranzat, du 18 février 1668 employée pour contredit, autre requeste dudit procureur général, du 26 mars 1669, servant de contredit aux requestes et escriptures dudit de Pranzat; autre requeste dudit de Pranzat, du 25 juin audit an, par laquelle il réitère les déclarations, désistements et renonciations servant de réponse à celle dudit procureur général, du 28 mars; autre production nouvelle dudit procureur général, requeste dudit de Pranzat, dudit jour 25 juin, employé pour responses et contredits à l'iaduction tirée de la lettre de cachet produite par ledit procureur général; requeste dudit de Pranzat à ce que, attendu qu'il a l'honneur d'estre né gentilhomme, il fût ordonné que pour procéder au jugement du procès pendant en la chambre entre ledit procureur général, défendeur et accusateur, et ledit de Pranzat, accusé, les chambres seraient assemblées, conclusions dudit procureur général sur ladite requeste, contenant sa déclaration qu'il se rapportoit a la cour n'en ordonner; arrêt du 4 décembre 1669, par lequel auroit esté ordonné que ledit procès seroit jugé et les deux chambres assemblées, escroue des prisons de la conciergerie du Palais, du 7 février 1670, par lequel appert que ledit de Pranzat s'est volontairement randu prisonnier esdites prisons pour estre a droit; conclusions dudit procureur général par escript, et ouy et interrogé en la cour ledit de Pranzat sur les cas à lui imposés;

Tout considéré, dit a esté que ladite cour, pour les cas résultant du procès, condamne ledit Alexandre Redon à comparoir en la chambre et là, nue teste et debout, dire et déclarer que faussement, témérairement et comme mal advisé, il a pris le nom et les armes de la maison de Dreux et fait imprimer et publier une table généalogique et autres livres pour la soutenir, dont il se repend; et outre ( ) en trois mille ( ) d'aumosnes applicables : un tiers à l'Hôtel-Dieu, un autre à l'Hôpital général et l'autre tiers au pain des pauvres prisonniers de la conciergerie du Palais. Sera ladite table généalogique et imprimés lacérés en sa présence par le grelfier, fait deffense à toute personne de les vendre, publier et débiter; ordonne que tous les exemplaires seront apportés au greffe de la cour pour estre supprimés, et que dans tous les actes où ledit Redon auroit pris la qualité, elle sera rayée, luy fait deffance à l'advenir dela prendre à peine de punition corporelle.

Sera le présent arrest leu, publié partout où besoin sera, et enregistré au Chastellet et en la sénéchaussée d'Angoulème. Fait en Parlement, le septième février 1670 et pronoucé à l'instant audit de Redon en la chambre de la Tournelle où les chambres étoient assemblées, quy a fait la déclaration portée par ledit arrest, et ladite table généalogique et autres imprimés rompus et lacérés en sa présence. Collationné et (Signé : S. Robert.) eniegistré au treizième volume des Bannières du Ghastelet de Paris, suivant et conformément audit arrest et ce réquérant M. le procureur du roy audit Chastelet, par moy greffier des insignations dudit Chastelet et gardien des bannières d'icelluy. Signé : Garnier.

Le présent arrest, représenté par le syndicq a esté leu et publié en la com munauté des notaires du Chastelet de Paris, par moy greffier de ladite communauté, soussigné, ce requérant pour monseigneur le procureur général, M. le procureur du roy audit Chastelet, son substitut, pour estre observé selon sa forme et teneur, le dimanche vingt-trois mai mil six cent soixante-dix. Signé : Duart.

Registré au greffe ordinaire de la sénéchaussée et présidial d'Angoumois, requérant Jehan Lambert, escuyer, sieur des Andreaux et du Mesne-Boinpart, conseiller du roy et son procureur audit siège, le quatrième juin mil six cent soixante-dix.

Dubois, greffier.

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Lettre du père de Jacques Roux, suivie de la généalogie de la famille Roux

« J'ai reçu, mon cher neveu, votre dernière lettre, en date du 26 novembre dernier, par laquelle je vois que M. le comte des Cars a eu la bonté de nommer mon fils cadet au petit bénéfice de Pranzac. Je vois aussi la manière gracieuse avec laquelle M. Hay s'est prêté à rendre service à ma famille. Je ne manquerai pas d'avoir l'honneur de lui en faire mes très-humbles remerciments. — Je joins ici dans ma lettre la copie de la nomination que M. le comte fit en 1767 à mon fils aîné d'une stipandie dont il est en possession. Je ne sais par qui elle était vacante, et je vais vous instruire de ce qui s'est passé antérieurement.

Les seigneurs de Pranzac sont, fondateurs de quatre stipendies dans l'église de St-Cybar de Pranzac, dont l'une appartient à M. le curé de Pranzac. Comme doyen, il a droit de nommer à une autre. Il se fait nommer par la cour de Rome. — Le seigneur de Pranzac s'est réservé le droit de nommer les deux autres chanoiuies on stipendies. — Feu M. le marquis des Cars laissa écouler un temps sans nommer. Le sieur Marginière demanda en cour de Rome les deux chanoinies et les obtint. Lorsqu'il fut pourvu à un bénéfice-cure, M. le marquis des Cars rentra dans son droit et nomma à une stipendie M. de la Gravière, qui jouit également des deux. Après sa démission, M. le marquis nomma M. Rullier à cette même stipendie, quia également joui des deux. Après la démission de M. l'abbé Rullier a succédé l'abbé Roux, qui fut nommé par M. le comte des Cars à la même stipendie et a joui comme les prédécesseurs. Vous voyez qu'il n'y a pas eu de démission de cette deuxième stipendie ou chanoinie des quatre stipendies ou chanoinies établies et érigées par les seigneurs dudit Pranzac en l'église paroissiale de St-Cybard de Pranzac. — Écrit le 5 décembre 1777. »

Gratien Roux, lieutenant d'infanterie, épouse, le 19 août 1749, Marguerite Montsalard, née le 28 mai 1721 à Bussière en Périgord, l'ainée de neuf enfants; de ce mariage naquirent:

1750, 4 juillet. — Jeanne, baptisée à Bussière.
1751, 20 août. — François, baptisé à Pranzac le 21, décédé le 4 mars 1752.
1752, 21 août. — Jacques, baptisé à Pranzac.
1753, 8 octobre. — Marie, baptisée à St-Paul de Marthon.
1754, 19 décembre. — Marie, baptisée à Pranzac.
1756, 8 novembre. — Jacques-Magdeleine, baptisé à Pranzac; il eut pour parrain Jacques Roux, son ainé; il épousa plus tard Thérèse-Élisabeth Caminade.
1757 , 22 novembre. — Marie, baptisée à Pranzac.
1759, 15 juin. — Jacques, baptisé à Pranzac; il eut pour parrain Jacques Roux, son aîné; il épousa Marguerite Bargeron-Rochat et mourut en 1791, âgé de trente-deux ans, laissant postérité.
1761, 8 décembre. — Michel, décédé le 1er février 1765.
1763, 5 janvier. — Guillaume, décédé le 5 août 1782.
1764, 22 septembre. — Louis.
1765, 12 août. — Jacques, décédé le 10 août 1766.
1766, 7 novembre. — Marie, baptisée à Pranzac; elle eut pour parrain Jacques Roux, sou cadet, surnommé Canette, qui s'engagea à l'âge de dix-sept ans. L'une des filles, Marie, épousa en 1788 Pierre Eyriaud, originaire de St-Pierre de Frugie, diocèse de Périgueux, et qui était devenu régisseur du château de Pranzac après la mort de Gratien Roux, ancien officier au régiment de Haynaut.

(Papiers de famille)

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04 avril 2016

Le dernier vicomte de Rochechouart

Dans la Continuation des Annales, je trouve une curieuse anecdote dont le héros fut le vicomte Armand-Constant de Rochechouart. alors capitaine au régiment d'Artois, en garnison à Limoges :

« Le 16 juillet 1781, les officiers du régiment Dragons d'Artois donnèrent au public de cette ville (Limoges) une scène assez singulière dans la personne de M. le vicomte de Rochechouart Pontville, officier, avec brevet de capitaine, à la suite du dit régiment. On dit que ce jeune sei gneur avait manqué a quelques règlements clu Régime de la Calotte, qui est une espèce de confraternité entre ces messieurs. En conséquence, il fut condamné à sauter sur la couverture, et. voici le cérémonial qui fut observé à cette occasion : Une douzaine d'officiers à cheval, en grand uniforme, le casque en tète et le sabre à la main, se rendirent à la maison où logeait le vicomte ; là. ils le firent monter sur un mauvais cheval, qui pour selle n'avait que la couverture sur laquelle l'officier devait sauter ; pour bride, qu'un licol Le dit sieur de Rochechouart monta dessus, nu tète, en robe de chambre et en pantoufles : un dragon prit le cheval par le licol et servit d'écuyer.

La troupe se mit en marche précédée de deux trompettes à cheval et de toute la musique clu régiment d'Artois, à pied. Ensuite marchait un officier seul, revêtu, comme on l'a dit, de son grand uniforme et par dessus un ruban rouge en bandoulière, en forme de cordon rouge ; puis quatre autres officiers, au milieu desquels marchait le coupable; ensuite, deux autres dont l'un avait au lieu de casque un turban noir et blanc, et portait un coutelas à manche d'ébène, de la longueur d'environ trois pieds, au lieu de sabre, et l'autre un registre, où était la sentence rendue contre le coupable. Les autres officiers suivaient. On se rendit, dans cet appareil, à la place d'Orsay, où, étant descendus dans le creux rond en forme de bassin, qui est au haut de cette place, tous mirent pied à terre. On lut la sentence au coupable, tous étant rangés en cercle ; puis les officiers et plusieurs dragons tenant la couverture, on le fit sauter dessus à quatre reprises, et, après le dernier saut, il descendit et embrassa tous les officiers qui remontèrent à cheval et le ramenèrent chez lui dans le même ordre où on était venu. Ce spectacle attira sur la place d'Orsay une foule immense de peuple et de personnes de tout rang. Le lieutenant-colonel du régiment d'Artois y assista comme spectateur. »

(Bulletin de la Société Les Amis des sciences et arts, 1907)

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Agathe-Antoinette-Aimée de Rochechouart-Pontville

Le 25 octobre 1779 le vicomte Marie-François-Honorine mourut à Paris, à l’âge de quarante-cinq ans. De son mariage avec dame Marie-Victorine Boucher naquirent trois enfants : 1° Armand-Constant, 2° Michelle-Marie, qui épousa le comte de Montagu-Lomagne ; 3° Agathe-Antoinette-Aimée, qui monrut à Paris, à l’âge de huit ans. Son corps, transporté à Rochechouart, fut enterré au Châtenet. Sur sa tombe était une plaque en marbre blanc qui portait cette inscription :

« Ci-gît Agathe-Antoinette-Aimée de Rochechouart-Pontville, fille chérie, éternel et digne objet des larmes de très haut et très puissant seigneur Louis-Francois-Marie-Honorine de Rochechouart-Pontville, vicomte de Rochechouart, etc., brigadier des armées du roi, chevalier de l‘ordre royal et militaire de,Saint-Louis, et de très haute et très puissante dame Marie-Victorine Boucher, son épouse, née au château de Rochechouart le 5 février 1772, morte à Paris le 13 avril 1779. O quelle fleur la mort a moissonnée ! »

Avec l‘autorisation de M. le comte de Montagu, nous avons l’année dernière, déposé ce marbre au Musée.

Armand-Constant, dernier vicomte de Rochechouart et le dernier de la famille de Rochechouart-Pontville. — Il était, en 1788, capitaine au régiment d‘Artois-dragon-infanterie, et se trouvait dans les camps au moment de la révolution de 89. Ses titrés étaient : vicomte de Rochechouart, comte et baron des Bâtiments, comte de Bridiers, baron de Rhodes et de Gros, seigneur de Chaillac et de Saillac, etc.

Source : Rochecouart, de l'abbé Duléry.

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01 avril 2016

La conscription dans le canton de Montbron

Le 28 vendémiaire les maires d'Orgedeuil, Montbron, Eymoutiers se réunissent à la mairie de Montbron. Assistés de trois conseillers municipaux, issus eux-mêmes de l'élection dans chacune des trois communes, ils se constituent en bureau de désignation sous la présidence du maire de Montbron. On leur demande d'assurer le recrutement de 18 hommes des deux classes de l'an IX et de l'an X, 9 de la réserve, autant de l'active. Avant tout, décide-t-on d'adopter la voie du sort  si besoin en est. Cette question réglée, on nomme un officier de santé, le citoyen Léchelle-Desrivier pour examiner les jeunes gens qui se déclarent impropres au service. Puis, le conseil s'ajourne au premier brumaire. Au jour dit, les conscrits des trois communes, avertis depuis le 25 vendémiaire, sont introduits dans la maison commune. Le maire de Montbron fait l'appel; deux sont portés manquants, l'un en résidence à Lyon, l'autre à Périgueux. Après quoi, visite des inaptes et, conformément à l'arrêté préfectoral du 12 vendémiaire, mensuration de ceux qui ne paraissent pas atteindre le minimum de cinq pieds. Sur un total de 68, sont ainsi mis hors de cause 8 conscrits atteints d'infirmités ou de maladies, 23 autres trop courts de taille. Le tableau de ceux qui doivent concourir à la levée est alors dressé, 37 noms y figurent. La première partie des opérations prend fin.

Source : La conscription dans le département de la Charente (1798-1807), de Gustave Vallée.

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29 mars 2016

Attestation de Jean-Charles de la Place-Torsac

« Je soussigné, Jean-Charles de la Place, Chevalier, Seigneur de Torsac, Montgaugnier, Cellebrache, la Faye, la Forest d'Horté, Saint Germain, &c. en la Province d'Angoumois, Chef & aîné dudit nom, famille & maison ; reconnois que M. Pierre-Antoine de la Place, ancien Echevin de la Ville d'Arras, & Député des Etats de la Province d'Artois à la Cour, fils de Pierre, natif de Calais, ainsi que ses parens du même nom & tige, sont sortis de la maison de la Place-Torsac ; & ce, par autre Pierre de la Place, l'un des fils de Messire Pierre de la Place, premier Président de la Cour des Aides à Paris, & de Radegonde l'Huillier son épouse, tué au massa cre de la Saint-Barthelemy : qui, après la mort de son père, pour bonnes & justes causes, se sauva en Flandres avec sa mère, d'où il a ensuite été s'établir à Calais, où sa famille subsiste encore. Ce que je certifie, comme pleinement convaincu, tant par les preuves que la Tradition, l'Histoire, & les Archives de ma famille m'en fournissent, que par les autres preuves & présomptions évidentes, que ledit sieur Pierre-Antoine de la Place m'en a données. En conséquence, je consens, très volontairement, & avec justice, que ledit sieur de la Place & ceux de sa famille du même nom, reprennent & se servent des armes & cachets de ma famille, tels que ses ayant causes en ont usé jusqu'au mariage de l'un d'eux avec une Demoiselle du nom de le Mahieu : les reconnoissant pour mes parens & issus du sang de de la Place ; & étant bien aise, & de droit, de les réintégrer & maintenir en cette qualité, autant qu'il pourra être en moi. En foi de quoi, j'ai signé les présentes, & scellées du cachet de mes armes : offrant, au besoin, de les réitérer pardevant Notaires, & par devant qui il appartiendra, pour preuve plus autentique & indubitable, suivant mes titres, du présent certificat. Fait à la Forest d'Horte, Paroisse de Grassac, en Angoumois, le 12 Juillet 1743. Signé, Jean-Charles de la Place-Torsac. »

Source : Généalogie Charente Périgord.

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26 mars 2016

Origines de la famille de Las Escuras

Maintenant et pour continuer la filiation de la famille Fourichon et la liste des possesseurs du fief de Beynac jusqu'à nos jours, nous allons donner le sommaire de quelques actes venus jusqu'à nous. Ainsi : en 1687 et le 23 janvier, devant Dubut, notaire royal, au château de La Mothe d'Agonac, maison du seigneur de Montardy, en Périgord, contrat de mariage entre demoiselle Louise de Lagut de Montardy et Pierre-François Fourichon, écuyer, sr de Losterie, des Merles, demeurant en sa maison noble de Beynac, desquels provinrent Elie et Antoinette. Le 27 septembre 1710, devant Degrandcoing, notaire royal, au lieu de Beynac, et dans la maison d'Hélie Fourichon, écuyer, sr de Beynac, mariage de ladite Antoinette avec Eymard de Lame, sr de La Flamenchie, desquels provint Léonarde. Du 30 janvier 1741, devant le même notaire, acte de mariage de cette dernière avec Pierre de Las Escuras, sr de Lestang, fils de Jean sr de Leyssard et de Michelle Château, lesquels devinrent par héritage et par acquisition d'autre Hélie Fourichon, sr de Chapelas, du 18 avril 1742, propriétaires dudit fief de Beynac, dont les enfants prirent le nom, selon l'usage d'alors. Ledit Pierre Las Escuras de Lestang était, d'ailleurs, avocat au Parlement de Bordeaux et avait été nommé conseiller du roi et son procureur au siège royal de Thiviers par brevet du 15 septembre 1730. En outre et par décret du Saint-Père le pape Clément, daté d'Avignon, le 15 juin 1749, il fut élevé à la dignité de comte palatin et de chevalier de Saint-Jean-de-Latran dans les termes suivants : Dilecto nobis in Christo Petro de Lasescuras de Laytan, equiti consilierio régis, procuratori in prepositura regia oppidi de Thiviers, Petragoricensis diocesis et domino nobilis domus de Bainac, dicti diocesis... te sacri palatii apostolici et aulse Lateranensis militem et equitem aureatum ac comitem palatinum apostolica auctoritate... facintus creamus, etc. Pierre décéda le 2 février 1755 et fut inhumé dans l'église Notre-Dame de l'abbaye de Peyrouse, ès tombeaux de la famille, laissant quatre fils dont les deux plusjeunes firent les branches de Pouzol et de Lamaque; le cadet celle de Las Escuras de Lépine résidant à Thiviers, et l'aîné, Jean-Baptiste, celle de Las Escuras de Beynac. Ce dernier se maria, suivant contrat passé au village de Larret, en la maison noble de messire Aubin Deforge, écuyer, seigneur de Nozet, devant Martin, notaire royal, le 19 juin 1770, avec demoiselle Marie-Charlotte Deforge, fille dudit Aubin et de dame Anne Fourichon. Cette dernière était fille d'Elie Fourichon, seigneur de Croze, et sœur d'Elie-Noël-Jean Fourichon, sr de La Bardonnie, gendarme de la garde du roi. De ce mariage provinrent trois fils, dont le cadet fut officier de cavalerie et le plus jeune entra dans les ordres, tandis que l'aîné, JeanBaptisle-Antoine-Aubin de Las Escuras de Beynac a continué la descendance, par son mariage du 12 mai 1862 avec demoiselle Madeleine-Isabelle Pabot du Chatelard, de laquelle il a eu un fils et une fille.

(Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1880)

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19 mars 2016

Les belles maisons de Rochechouart

A Rochechouart en 1788, pour une population inférieure à 2.000 habitants, il y a 14 avocats, 10 notaires subalternes, 3 notaires royaux, 3 huissiers, 3 sergents subalternes, sans compter les procureurs et les postulants. De grosses fortunes se sont édifiées, aux mains de quelques familles qui sont de véritables tribus, dont chaque clan est désigné du nom d'un domaine qui lui est échu en dot ou en héritage. Citons les Simon (de la Gardette, de Fontgrenier, du Rivaud, de la Barde, du Breuil, de la Razide), les Chemison (du Bois, du Mas, de la Lande, de Lassaigne, de Villemery, de Laserve, de Recouvert) ; les Périgord (de la Guinandie, de Beaulieu, de la Contie, des Borderies, de Villechenon) ; les Goursaud (de Laumont et de Laumond-Chandos, de la Jousselenie, de Bonnefond, du Belhomme, du Mazet, de Boischevet, de Merlis, du Maine). Ce sont eux qui au XVIIe et XVIIIe siècles, ont construit dans les faubourgs, les belles maisons que nous avons mentionnées plus haut.

Source : Histoire de Rochechouart, d'Adrien Grézillier.

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18 mars 2016

L'administration municipale de Montbron

L'administration municipale est chargée de la police d'un canton, de faire connaître les lois à leurs concitoyens et de les faire exécuter dans les communes de leur arrondissement.

Son président est élu par l'assemblée primaire pour deux années.

Ci-dessous, les présidents successifs de l'administration municipale de Montbron :

Jean-Gédéon Durousseau-Chabrot, maire de Montbron (an V).
Élie Durousseau-Dugontier, maire de Montbron (an VI).
Mathieu Marvaud, maire d'Orgedeuil (an VII).
Jean-Maurice Lautrète, administrateur du département (an VII).
François Guimbelot, maire d'Eymouthiers (an VIII).

Source : Généalogie Charente Périgord.

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