10 mars 2015

Du Rousseau de Marendat, Ferrières & Chabrot

Chronique familiale de Junien DU ROUSSEAU de MARENDAT, FERRIÈRES & CHABROT.

L'histoire de Junien et de ses descendants a été établie sur 7 générations.

Génération.1

Junien DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jean DU ROUSSEAU, seigneur de Marendat et de Paule de BÉRANGER. Junien sera seigneur de Marendat. Il s'unit avec Marie COURAUDIN, la fille légitime de Pierre COURAUDIN et de Christine BAUDOUIN. Ce couple aura six enfants : - Christine. - François. - François. - Jacques. - Junien. - Jean. Ils se marient le 18 mai 1540 à Montbron (16).

Génération.2

1

Christine DU ROUSSEAU est la fille légitime de Junien DU ROUSSEAU, seigneur de Marendat et de Marie COURAUDIN. Elle s'unit avec Pierre DU SOUCHET, avocat, juge de Montbron, le fils légitime de François DU SOUCHET et de Catherine FRIQUANT. Ce couple aura trois enfants : - Maurice. - Jacques. - Pierre. Ils se marient le 30 mars 1564 à Angoulême (16).

2

François DU ROUSSEAU est le fils légitime de Junien DU ROUSSEAU, seigneur de Marendat et de Marie COURAUDIN. François sera seigneur de Sainte-Catherine. Il s'unit avec Jeanne de LAMBERTIE, la fille légitime de François de LAMBERTIE et de Jeanne de LA FAYE. Ce couple aura un enfant : - Jeanne. Il s'unit avec Jeanne de DEVEZEAU. Ce couple aura deux enfants : - François. - Charlotte.

3

François DU ROUSSEAU est le fils légitime de Junien DU ROUSSEAU, seigneur de Marendat et de Marie COURAUDIN. François sera seigneur de Coulgens. Il s'unit avec Jacquette BAJOT. Ce couple aura deux enfants : - Pierre. - Jean. Ils se marient le 24 juin 1586.

4

Jacques DU ROUSSEAU est le fils légitime de Junien DU ROUSSEAU, seigneur de Marendat et de Marie COURAUDIN. Jacques sera seigneur de La Vue. Il s'unit avec Suzanne de CHASTEIGNER, la fille légitime de René de CHASTEIGNER et de Claude de SALIGNAC. Ce couple aura deux enfants : - Charles. - René. Ils se marient le 9 septembre 1600.
 
5

Junien DU ROUSSEAU est le fils légitime de Junien DU ROUSSEAU, seigneur de Marendat et de Marie COURAUDIN. Junien sera seigneur de Ferrières. Il s'unit avec Claude AUDOUIN. Ce couple aura un enfant : - Jacques. Ils se marient le 5 février 1587.
 
6

Jean DU ROUSSEAU est le fils légitime de Junien DU ROUSSEAU, seigneur de Marendat et de Marie COURAUDIN. Jean sera seigneur de Ferrières. Il s'unit avec Jeanne FROTIER. Ce couple aura un enfant : - Gabriel. Ils se marient le 23 janvier 1589.

Génération.3

1.1
Maurice DU SOUCHET est la fille légitime de Pierre DU SOUCHET, avocat, juge de Montbron et de Christine DU ROUSSEAU. Elle s'unit avec Jean SAUVO (-), avocat, juge de Manteresse, le fils légitime de François SAUVO. Ce couple aura quatre enfants : - Marthe née en 1612. - Anne née vers 1615. - François. - Françoise.

1.2

Jacques DU SOUCHET est le fils légitime de Pierre DU SOUCHET, avocat, juge de Montbron et de Christine DU ROUSSEAU. Jacques sera avocat au présidial d'Angoulême. Il s'unit avec Marguerite de LAGE, la fille légitime de François de LAGE et de Marguerite ARNAUD. Ce couple aura trois enfants : - Marie. - Denis. - Pierre. Ils se marient le mercredi 24 janvier 1590 à Angoulême (16).

1.3

Pierre DU SOUCHET est le fils légitime de Pierre DU SOUCHET, avocat, juge de Montbron et de Christine DU ROUSSEAU. Pierre sera avocat au présidial d'Angoulême. Il s'unit avec Françoise AVRIL. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 12 janvier 1592 à Angoulême (16).
 
2.1a

Jeanne DU ROUSSEAU est la fille légitime de François DU ROUSSEAU, seigneur de Sainte-Catherine et de Jeanne de LAMBERTIE. Elle s'unit avec Pierre MARCILLAUD, sieur du Mas. Ce couple aura un enfant : - Jacques.

2.2b

François DU ROUSSEAU est le fils légitime de François DU ROUSSEAU, seigneur de Sainte-Catherine et de Jeanne de DEVEZEAU. François sera seigneur du Mas. Il s'unit avec Jacquette de ROFFIGNAC. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 23 février 1632.

2.3b

Charlotte DU ROUSSEAU est la fille légitime de François DU ROUSSEAU, seigneur de Sainte-Catherine et de Jeanne de DEVEZEAU. Elle s'unit avec Charles de CORGNOL, seigneur de Beauregard. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 6 février 1623.

3.1

Pierre DU ROUSSEAU est le fils légitime de François DU ROUSSEAU, seigneur de Coulgens et de Jacquette BAJOT. Pierre sera seigneur de Coulgens. Il s'unit avec Charlotte REMPNOULX. Ce couple aura un enfant : - Charles.

3.2

Jean DU ROUSSEAU est le fils légitime de François DU ROUSSEAU, seigneur de Coulgens et de Jacquette BAJOT. Jean sera seigneur de Berneuil. Il s'unit avec Marguerite DU NOURRIGIER. Ce couple aura un enfant : - Jean.

4.1

Charles DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de La Vue et de Suzanne de CHASTEIGNER. Charles sera seigneur de La Vue. Il s'unit avec Catherine de BERMONDET. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 20 septembre 1633.

4.2

René DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de La Vue et de Suzanne de CHASTEIGNER. René sera seigneur de La Grange. Il s'unit avec Jeanne de MAGNAC. Ce couple aura un enfant : - Jean. Ils se marient le 14 mai 1629.

5.1

Jacques DU ROUSSEAU est le fils légitime de Junien DU ROUSSEAU, seigneur de Ferrières et de Claude AUDOUIN. Jacques sera seigneur de la Forest-Marendat. Il s'unit avec Jeanne SAPINAUD, la fille légitime de Jean SAPINAUD et de Jeanne de SAINT-ASTIER. Ce couple aura un enfant : - Jacques. Ils se marient le 18 février 1634.

6.1

Gabriel DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jean DU ROUSSEAU, seigneur de Ferrières et de Jeanne FROTIER. Gabriel sera seigneur de Séchères. Il s'unit avec Léonarde REMPNOULX. Ce couple aura cinq enfants : - Jacques. - Marie Denise. - Jean. - Léonarde. - Marie.

Génération.4

2.1a.1

Jacques MARCILLAUD est le fils légitime de Pierre MARCILLAUD, sieur du Mas et de Jeanne DU ROUSSEAU. Jacques sera sieur du Genest. Il s'unit avec Françoise de LA COURARIE. Ce couple aura un enfant : - Jean.

3.1.1

Charles DU ROUSSEAU est le fils légitime de Pierre DU ROUSSEAU, seigneur de Coulgens et de Charlotte REMPNOULX. Charles sera seigneur de Coulgens. Il s'unit avec Marie FROTIER-TIZON, la fille légitime de Clément FROTIER-TIZON et d'Antoinette CATRIX. Ce couple aura un enfant : - Roch. Ils se marient le 17 juillet 1661 à La Rochette (16).

3.2.1

Jean DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jean DU ROUSSEAU, seigneur de Berneuil et de Marguerite DU NOURRIGIER. Jean sera seigneur de Berneuil. Il s'unit avec Claude de TUSTAL. Ce couple aura un enfant : - Joseph.

4.2.1

Jean DU ROUSSEAU est le fils légitime de René DU ROUSSEAU, seigneur de La Grange et de Jeanne de MAGNAC. Jean sera seigneur de Lésignac-Durand. Il s'unit avec Marie de COUHÉ. Ce couple aura un enfant : - Martial.

5.1.1

Jacques DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de la Forest-Marendat et de Jeanne SAPINAUD. Jacques sera seigneur de Fayolle. Il s'unit avec Marie Renée de BROUILHAC. Ce couple aura deux enfants : - Pierre. - Louis Charles. Ils se marient le 5 février 1663.

6.1.1

Jacques DU ROUSSEAU est le fils légitime de Gabriel DU ROUSSEAU, seigneur de Séchères et de Léonarde REMPNOULX. Jacques sera seigneur de Chabrot. Il s'unit avec Gabrielle de NESMOND, la fille légitime de Philippe de NESMOND et d'Isabelle de PRESSAC. Ce couple aura trois enfants : - Jean Gabriel. - Marie Elisabeth Claudine. - Eléonore. Ils se marient le 19 janvier 1670.

6.1.2

Marie Denise DU ROUSSEAU est la fille légitime de Gabriel DU ROUSSEAU, seigneur de Séchères et de Léonarde REMPNOULX. Elle s'unit avec Gabriel de BEAUPOIL de SAINT-AULAIRE, chevalier, seigneur de Gorre. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 20 septembre 1677 à Saint-Mathieu (87).

6.1.3

Jean DU ROUSSEAU est le fils légitime de Gabriel DU ROUSSEAU, seigneur de Séchères et de Léonarde REMPNOULX. Jean sera seigneur de Séchères. Il s'unit avec Gabrielle REMPNOULX. Ce couple aura un enfant : - Jacques.

6.1.4

Léonarde DU ROUSSEAU est la fille légitime de Gabriel DU ROUSSEAU, seigneur de Séchères et de Léonarde REMPNOULX. Elle s'unit avec Louis de CROIZANT, seigneur de Moulin-Paute. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple.

6.1.5

Marie DU ROUSSEAU est la fille légitime de Gabriel DU ROUSSEAU, seigneur de Séchères et de Léonarde REMPNOULX. Elle s'unit avec Pierre GUILLOT DU DOUSSAY, seigneur du Puy-de-Cussac. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 9 juillet 1651.

Génération.5

2.1a.1.1

Jean MARCILLAUD est le fils légitime de Jacques MARCILLAUD, sieur du Genest et de Françoise de LA COURARIE. Jean sera sieur du Genest. Il s'unit avec Léonarde de LAUMONERIE. Ce couple aura un enfant : - Christophe né vers 1651. Ils se marient le 13 juillet 1648.

3.1.1.1

Roch DU ROUSSEAU est le fils légitime de Charles DU ROUSSEAU, seigneur de Coulgens et de Marie FROTIER-TIZON. Roch sera seigneur de Coulgens. Il s'unit avec Françoise de ROCQUARD, la fille légitime de François de ROCQUARD et de Catherine CAILLOU de BEAULIEU. Ce couple aura un enfant : - Suzanne. Ils se marient le 20 janvier 1709 à Saint-Mary (16).

3.2.1.1

Joseph DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jean DU ROUSSEAU, seigneur de Berneuil et de Claude de TUSTAL. Joseph sera seigneur de Berneuil. Il s'unit avec Louise de BEAUPOIL de SAINT-AULAIRE. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple.

4.2.1.1

Martial DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jean DU ROUSSEAU, seigneur de Lésignac-Durand et de Marie de COUHÉ. Martial sera seigneur de Lésignac-Durand. Il s'unit avec Marie Suzanne PASQUET de ROUMAZIÈRES. Ce couple aura un enfant : - Jacques.

5.1.1.1

Pierre DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de Fayolle et de Marie Renée de BROUILHAC. Pierre sera seigneur de Fayolle. Il s'unit avec Suzanne PRÉVOST de LONDIGNY, la fille légitime de Casimir PRÉVOST et de Marie de ROBILLARD. Ce couple aura deux enfants : - Charles Louis Jacques. - Renée Jeanne Simone.

5.1.1.2

Louis Charles DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de Fayolle et de Marie Renée de BROUILHAC. Louis sera prêtre.

6.1.1.1

Jean Gabriel DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de Chabrot et de Gabrielle de NESMOND. Jean sera chevalier, seigneur de Chabrot. Il s'unit avec Marie Anne Bonaventure de LA RAMIÈRE, la fille légitime de Jean de LA RAMIÈRE et de Marie Anne FROTIER de LA MESSELIÈRE. Ce couple aura trois enfants : - Jean Gédéon né vers 1731. - Thérèse. - Gabrielle.

6.1.1.2

Marie Elisabeth Claudine DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de Chabrot et de Gabrielle de NESMOND. Elle s'unit avec Pierre REGNAULD, chevalier, seigneur de l'Age-Bertrand, le fils légitime de Louis REGNAULD et de Françoise de LA CHÉTARDIE. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 27 mai 1716.

6.1.1.3

Eléonore DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de Chabrot et de Gabrielle de NESMOND. Elle s'unit avec François REGNAULD, chevalier, seigneur de l'Age-Bertrand, le fils légitime de Louis REGNAULD et de Françoise de LA CHÉTARDIE. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 23 juin 1697.

6.1.3.1

Jacques DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jean DU ROUSSEAU, seigneur de Séchères et de Gabrielle REMPNOULX. Jacques sera chevalier, seigneur de Séchères. Il s'unit avec Agnès PAULTE. Ce couple aura quatre enfants : - Suzanne. - Marie. - François. - Jacques Louis.

Génération.6

3.1.1.1.1
Suzanne DU ROUSSEAU est la fille légitime de Roch DU ROUSSEAU, seigneur de Coulgens et de Françoise de ROCQUARD. Elle s'unit avec Louis de SALIGNAC, seigneur de Leyrière. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple.

4.2.1.1.1

Jacques DU ROUSSEAU est le fils légitime de Martial DU ROUSSEAU, seigneur de Lésignac-Durand et de Marie Suzanne PASQUET de ROUMAZIÈRES. Jacques sera seigneur de Lésignac-Durand. Il s'unit avec Léonarde GARNIER DU POIRIER. Ce couple aura deux enfants : - Antoine né en 1771. - Jeanne.

5.1.1.1.1

Charles Louis Jacques DU ROUSSEAU est le fils légitime de Pierre DU ROUSSEAU, seigneur de Fayolle et de Suzanne PRÉVOST de LONDIGNY. Charles sera marquis du Rousseau de Fayolle. Il s'unit avec Marie Marguerite DU QUESNE-GUITTON. Ce couple aura un enfant : - André. Ils se marient le 9 février 1730.

5.1.1.1.2

Renée Jeanne Simone DU ROUSSEAU est la fille légitime de Pierre DU ROUSSEAU, seigneur de Fayolle et de Suzanne PRÉVOST de LONDIGNY. Elle s'unit avec René de RECHIGNEVOISIN, seigneur de Caunay. Ce couple aura un enfant : - Pierre Charles Gabriel. Ils se marient le 12 mars 1736 à Saint-Saviol (86).

6.1.1.1.1

Jean Gédéon DU ROUSSEAU voit le jour vers 1731. Il est le fils légitime de Jean Gabriel DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Chabrot et de Marie Anne Bonaventure de LA RAMIÈRE. Jean sera capitaine des gardes du corps du roi, maire de Montbron, chevalier de saint-Louis. Jean G. DU ROUSSEAU est décédé le 6 mai 1814, à l'âge de 83 ans environ, à Montbron (16).

6.1.1.1.2

Thérèse DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jean Gabriel DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Chabrot et de Marie Anne Bonaventure de LA RAMIÈRE. Elle s'unit avec Salomon CHAPITEAU, chevalier, seigneur de Rémondias, le fils légitime de Pierre Jean CHAPITEAU et de Marie Anne HASTELET de VILLEDEBOST. Ce couple aura un enfant : - Charles. Ils se marient le 17 juillet 1763 à Montbron (16).

6.1.1.1.3

Gabrielle DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jean Gabriel DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Chabrot et de Marie Anne Bonaventure de LA RAMIÈRE. Gabrielle sera Religieuse.

6.1.3.1.1

Suzanne DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jacques DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Séchères et d'Agnès PAULTE. Elle s'unit avec Jean de FORNEL. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple.

6.1.3.1.2

Marie DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jacques DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Séchères et d'Agnès PAULTE. Elle s'unit avec Léonard Louis GUINGUAND, chevalier, seigneur de Saint-Mathieu. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 3 mai 1740.

6.1.3.1.3

François DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Séchères et d'Agnès PAULTE. François sera seigneur d'Escossas. Il s'unit avec Marie PASQUET DU BOUSQUET. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple.

6.1.3.1.4

Jacques Louis DU ROUSSEAU est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Séchères et d'Agnès PAULTE. Jacques sera chevalier, seigneur de Ferrières. Il s'unit avec Marie Anne de BERMONDET. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 31 octobre 1742. Il s'unit avec Marie Souveraine PERRY de SAINT-AUVENT, la fille légitime de François PERRY de SAINT-AUVENT et d'Anne Gabrielle FROTIER. Ce couple aura quatre enfants : - François né en 1758. - Louis Benjamin né en 1762. - Marie Anne. - Françoise Marie Souveraine. Ils se marient le 24 juillet 1753.

Génération.7

4.2.1.1.1.1

Antoine DU ROUSSEAU voit le jour en 1771. Il est le fils légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de Lésignac-Durand et de Léonarde GARNIER DU POIRIER. Antoine sera Émigré. Antoine DU ROUSSEAU est décédé en 1799, à l'âge de 28 ans.

4.2.1.1.1.2

Jeanne DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jacques DU ROUSSEAU, seigneur de Lésignac-Durand et de Léonarde GARNIER DU POIRIER. Elle s'unit avec Louis Albert PÉRUZET, propriétaire. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple.

5.1.1.1.1.1

André DU ROUSSEAU est le fils légitime de Charles Louis Jacques DU ROUSSEAU, marquis du Rousseau de Fayolle et de Marie Marguerite DU QUESNE-GUITTON. André sera capitaine, chevalier de Saint-Louis. Il s'unit avec Marguerite Hélène de CRUGY-MARCILLAC. Ce couple aura un enfant : - Pierre Théodore. Ils se marient en 1774. André DU ROUSSEAU est décédé en 1828.

5.1.1.1.2.1

Pierre Charles Gabriel de RECHIGNEVOISIN est le fils légitime de René de RECHIGNEVOISIN, seigneur de Caunay et de Renée Jeanne Simone DU ROUSSEAU. Il s'unit avec Henriette de LA ROCHE-CÉRY. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 13 juin 1774 à Ingrandes (86).

6.1.1.1.2.1

Charles CHAPITEAU de RÉMONDIAS est le fils légitime de Salomon CHAPITEAU, chevalier, seigneur de Rémondias et de Thérèse DU ROUSSEAU. Charles sera propriétaire, maire de Montbron.

6.1.3.1.4.1b

François DU ROUSSEAU voit le jour le 4 juillet 1758 à Montbron (16). Il est le fils légitime de Jacques Louis DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Ferrières et de Marie Souveraine PERRY de SAINT-AUVENT. François sera capitaine, chevalier de Saint-Louis. Il s'unit avec Marie DES ROCHES de CHASSAY. Ce couple aura un enfant : - Eléonore.

6.1.3.1.4.2b

Louis Benjamin DU ROUSSEAU voit le jour le mercredi 29 décembre 1762 à Montbron (16). Il est le fils légitime de Jacques Louis DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Ferrières et de Marie Souveraine PERRY de SAINT-AUVENT. A sa naissance, il a un frère François (né en 1758). Louis sera Lieutenant de vaisseau, chevalier de Saint-Louis. Louis B. DU ROUSSEAU est décédé le 26 février 1843, à l'âge de 80 ans, à Montbron (16).

6.1.3.1.4.3b

Marie Anne DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jacques Louis DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Ferrières et de Marie Souveraine PERRY de SAINT-AUVENT. Elle s'unit avec Jean Baptiste GARNIER, chevalier, seigneur de Brieuil. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 21 janvier 1788 à Montbron (16).

6.1.3.1.4.4b

Françoise Marie Souveraine DU ROUSSEAU est la fille légitime de Jacques Louis DU ROUSSEAU, chevalier, seigneur de Ferrières et de Marie Souveraine PERRY de SAINT-AUVENT. Elle s'unit avec Alexandre Jean Baptiste de GALARD de BÉARN, comte de Nadaillac. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le 5 mars 1789 à Rougnac (16).

Chronique éditée pour Généalogie Charente Périgord.

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08 mars 2015

Voyage en Périgord

Nontron, petite ville du Périgord pour le temporel, et du diocèse de Limoges pour le spirituel, à six mortelles lieues de Périgueux. La première couchée du messager sortant de cette ville pour Poitiers a trois portes, les rues étroites, sales et malpropres, par les cochons qui courent dans les rues, assise parmi des rochers, frontière de l'Angoumois, Poitou et Limousin. Ses fabourg sont dans le fond par où passe la petite rivière du Bandiac, qui, après avoir fait tourner quantité de moulins arrose les pieds du château. Cette ville est très ancienne ainsi que son château très fort, autrefois séjour délicieux de la reine Marguerite de Navarre, qui y avoit fait élever un beau palais pour ces temps là. Ce château quasi ruiné est sur une hauteur considérable, entourée de toutes parts de profondes ravines : on y trouve des souterrains dans le roc, et les éminences voisines ne pouvoient lui nuire avant l'usage du canon. De la ville on parvient à ce vieux château par un long et large pavé, qui aboutit à sa seule porte, assez en désordre ; une tour quarée subsiste, et une église, avec son clocher, où l'on célèbre encore le service divin.

La ville, assise, partie entre des rochers, partie dans le fond, est entourée d'anciennes fortifications et de tours quasi ruinées et de trois portes et trois faubourgs, et l'on se rend à ces fauxbourgs par des chemins et rues taillés dans le rocher. Sur une hauteur, en face du vieux château, est le joli couvent des Cordeliers. La voûte de leur église est boisée et peinte en diverses figures et personnages très curieux, ainsi que l'esculture du grand autel et celle des deux costés de cet autel, qui renferment quatre grands tableaux. ON y voit aussi quatre grandes chapelles assez jolies, pratiquées dans des enfoncements, et des orgues. Ces religieux, au nombre de huit, possèdent un grand enclos, de beaux jardins, des terrasses qui ont vue sur le Bandiac. On y trouve aussi des religieuses de Sainte-Claire assez mal bâties, et l'église des pénitens, où l'on célèbre la messe, sous le nom de Nostre-Dame, desservie par les Cordeliers. La ville est fort peuplée : il y a beaucoup de riches marchands de fer et bourgeois aussi ; il y a un maire, un subdélégué et un juge royal.

A cent pas en dehors de Nontron, est une espèce de village ou fauxbourg, sur les bordes d'un ruisseau et voisin de quelques ravines, sous le nom de Maladeries ou Léproseries, que je visitai par ordre du grand maistre de Saint-Lazare, composé d'environ dix familles de ladres ou lépreux. Là ils subsistent de père en fils depuis sept cents ans, s'aliant entre eux, exempts de toutes charges et impositions, taxes ou logements de soldats. Ils ne peuvent commercer, manger, ni s'allier avec les autres sujets du roi ; ils se tiennent aux portes des églises, ont des ruisseaux et fontaines particulières pour laver leur linges ; estoient sujets de l'ordre de Saint-Lazare. Tout le blé qui se vend au minage de Nontron leur doit un poilon par boisseaux, ce qu'on appelle droit de poillonage ; vont quester dans les campagnes avec des bourriques sous le nom de pauvres rebutés ; ils sont néanmoins assez aisés, travaillent à faire et à blanchir des toiles, car ils sont tous tisserands. Ils doivent porter des marques qui les distinguent, mais leurs mines et leurs jaunâtres figures sont des plus extraordinaires. Ainsi ces mêmes familles établies à Bergerac, à Lhoumeau, faubourg d'Angoulesme, à Milhac, à Brusac, à Latourblanche, Saint-Georges de Périgueux, Chalus, Larochebeaucourt et autres lieux, lieux où ils subsistent encore aujourd'hui, quoique ce sang se soit purifié et qu'ils se soyent mariés avec d'autres familles.

De Nontron à Larochefoucaud, on compte cinq grandes lieuses et deux routes différentes. Mon guide me mena par le bourg de Javersac, à deux lieues de distance ; chemin des plus rudes à monter et descendre le long du Bandiac. Javersac est confinds du Périgord et Angoumois. Le château est à trois tours en pierre my quarées et rondes, biens crénelées et entretenues, ayant un bourg et église paroissiale sur les bords de cette rivière, pays peuplé et fort cultivé. Ensuite je passai sur un petit pont d'une arche, qui me mena sur un deuxième pont de pierre de cinq arches d'où je fus à la paroisse de Feuillade, trois lieues de Nontron, appartenant aussi à la famille de Javersac, où est une belle forge que je vis. Là, repassant la rivière, je vis une deuxième grande forge de... avec son château à diverses tours quarées et l'église paroissiale sur une pointe de rocher. Après y avoir diné, marchant par un beau pays je découvris Larochefoucaud.

Source : Voyage en Périgord, de Louis de Lagrange-Chancel.

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Émile Roux

GÉNÉALOGIE DU DOCTEUR ÉMILE ROUX (GénéaStar)

GÉNÉRATION I
 
1) Émile ROUX, médecin, directeur de l'Institut Pasteur, grand-croix de la Légion d'honneur, fils de Jean (1810-1862) et Marthe PINTAUD, né à Confolens (16) le 17 décembre 1853, décédé à Paris (75) le 3 novembre 1933, surlendemain de la Toussaint, à l'âge de soixante-dix-neuf ans.

GÉNÉRATION II
 
2) Jean ROUX, principal de collège à Confolens, fils d'Annet (°1781) et Marie DECHAMBE (°1774), né à Ruffec (16) le 12 février 1810, décédé à Confolens (16) le 14 juin 1862, veille de la Trinité, à l'âge de cinquante-deux ans.
Il s'est marié, à l'âge de vingt-huit ans, le 3 octobre 1838 à La Rochefoucauld (16) avec Marthe PINTAUD .

3) Marthe PINTAUD, fille de François (°~ 1773) et Marie PINTAUD-BOURDELIÈRE (°~ 1772).

GÉNÉRATION III
 
4) Annet ROUX, menuisier à Ruffec, fils de François (~ 1759-1781) et Marie DUCLOS, né à Champagnac-le-Vieux (43) le 17 octobre 1781.
Il s'est marié, à l'âge de vingt-six ans, le 16 juillet 1808 à Ruffec (16) avec Marie DECHAMBE  (°1774).

5) Marie DECHAMBE, fille de Jean (†1802) et Françoise TABAUD (†1801), née à Bioussac (16) le 30 novembre 1774.

6) François PINTAUD, percepteur à Taponnat, fils de Pierre (1738-1818) et Marie POITEVIN (°~ 1736), né à La Rochefoucauld (16) vers 1773.
Il s'est marié, à l'âge de vingt-quatre ans environ, le 17 janvier 1797 à La Rochefoucauld (16) avec Marie PINTAUD-BOURDELIÈRE  (°~ 1772).

7) Marie PINTAUD-BOURDELIÈRE, fille de Bernard et Marie THIBAUD, née vers 1772.

GÉNÉRATION IV
 
8) François ROUX, fils de François et Anne PORTE, né à Champagnac-le-Vieux (43) vers 1759, y décédé le 4 avril 1781, à l'âge de vingt-deux ans environ.
Il s'est marié, à l'âge de vingt et un ans environ, le 28 novembre 1780 à Champagnac-le-Vieux (43) avec Marie DUCLOS .

9) Marie DUCLOS, fille de Robert et Alix BRUCHAT.

10) Jean DECHAMBE, tisserand, fils de Nicolas et Marie FOREST, décédé à Condac (16) le 31 mai 1802.
Il s'est uni avec Françoise TABAUD (†1801).

11) Françoise TABAUD, fille de Pierre et Jeanne MOUSSION, décédée à Bioussac (16) le 13 décembre 1801.

12) Pierre PINTAUD, notaire à La Rochefoucauld, fils de Jean (~ 1700-1779) et Marie GIRARD (†1786), né à La Rochefoucauld (16) le 11 août 1738, y décédé le 10 mai 1818, jour de la Pentecôte, à l'âge de soixante-dix-neuf ans.
Il s'est marié, à l'âge de vingt-quatre ans, le 22 janvier 1763 à La Rochefoucauld (16) avec Marie POITEVIN  (°~ 1736).

13) Marie POITEVIN, fille de Jean (~ 1690-1741) et Marie GUERRY (†1776), née vers 1736.

14) Bernard PINTAUD-BOURDELIÈRE, bourgeois, fils de Léonard et Marie Magdeleine COULON.
Il s'est marié le 13 février 1765 à La Rochefoucauld (16) avec Marie THIBAUD .

15) Marie THIBAUD, fille de Samuel Florent et Anne SAUTEREAU.

GÉNÉRATION V
 
16) François ROUX, journalier.
Il s'est uni avec Anne PORTE .

17) Anne PORTE.

18) Robert DUCLOS.
Il s'est uni avec Alix BRUCHAT .

19) Alix BRUCHAT.

20) Nicolas DECHAMBE.
Il s'est uni avec Marie FOREST .

21) Marie FOREST.

22) Pierre TABAUD.
Il s'est uni avec Jeanne MOUSSION .

23) Jeanne MOUSSION.

24) Jean PINTAUD, perruquier, né vers 1700, décédé à La Rochefoucauld (16) le 24 juin 1779, à l'âge de soixante-dix-neuf ans environ.
Il s'est marié, à l'âge de trente-six ans environ, le 28 janvier 1736 à La Rochefoucauld (16) avec Marie GIRARD  (†1786).

25) Marie GIRARD, décédée à La Rochefoucauld (16) le 31 mars 1786.

26) Jean POITEVIN, maître ès arts, né vers 1690, décédé à La Rochefoucauld (16) le 6 juillet 1741, à l'âge de cinquante et un ans environ.
Il s'est marié, à l'âge de trente-trois ans environ, le 17 janvier 1723 à La Rochefoucauld (16) avec Marie GUERRY  (†1776).

27) Marie GUERRY, fille de Jean et Catherine BOISNE, décédée aux Pins (16) le 16 février 1776.

28) Léonard PINTAUD, officier de la garde robe du roi, fils d'Isaac et Jeanne GRASSIN.
Il s'est uni avec Marie Magdeleine COULON .

29) Marie Magdeleine COULON.

30) Samuel Florent THIBAUD.
Il s'est marié le 4 mai 1734 à Saint-Projet (16) avec Anne SAUTEREAU .

31) Anne SAUTEREAU.

GÉNÉRATION VI
 
54) Jean GUERRY, maître-chirurgien, fils de Simon et Catherine DE MARENDAT (~ 1622-1692).
Il s'est uni avec Catherine BOISNE .

55) Catherine BOISNE.

56) Isaac PINTAUD.
Il s'est marié le 15 juin 1700 à La Rochefoucauld (16) avec Jeanne GRASSIN .

57) Jeanne GRASSIN.

GÉNÉRATION VII
 
108) Simon GUERRY, notaire royal.
Il s'est marié vers 1650 avec Catherine DE MARENDAT (~ 1622-1692).

109) Catherine DE MARENDAT, fille de Léonard et Jeanne DOUSSINET, née vers 1622, décédée à Rouzède (16) le 21 décembre 1692, à l'âge de soixante-dix ans environ.

Liste éditée pour Généalogie Charente Périgord.

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28 février 2015

La Légion d'honneur de Marcillaud de Bussac

Marcillaud de Bussac (Henri-Louis), chevalier de la Légion d'honneur, est né à Chabanais (Charente), le 12 juin 1839, fils de M. Jean-Jérôme Marcillaud de Bussac et de Mme Noémie Rougier. Il débuta dans la magistrature par la fonction de juge suppléant au Tribunal civil de Brives (Corrèze), le 16 octobre 1868. Deux ans après, il était nommé, 3 novembre 1870, procureur de la République à Fontenay (Vendée); l'année suivante, 18 mai 1871, il occupait le même siège au tribunal de Melle (Deux-Sèvres). M. Marcillaud de Bussac remplit cette fonction pendant six ans, et, le 30 juin 1887, il était nommé procureur de la République au tribunal de Saint-Jean-d'Angély (Charente-Inférieure). En 1878, 10 août, il passa, toujours au même titre, au tribunal de Bergerac (Dordogne). La carrière de M. Marcillaud de Bussac, qui s'était écoulée ainsi, pendant huit années, dans des fonctions honorables, mais modestes, eu égard à ses mérites, se dessina nettement, pour ne plus s'arrêter, par sa nomination au tribunal de Bordeaux comme substitut du procureur de la République, 8 avril 1879. Après quatre années écoulées, il fut nommé, 6 octobre 1883, juge au Tribunal civil, chargé du service laborieux des ordres et contributions, pendant deux ans. Président du Tribunal civil, Ie 1er juin 1886, M. de Bussac fut nommé conseiller à la cour, le 30 juin 1891, chargé fréquemment des assises. C'est en cette double qualité que M. de Bussac a été nommé chevalier de la Légion d'honneur, vingt-neuf ans de service.

Source : Panthéon de la Légion d'honneur, de Théophile de Lamathière.

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18 février 2015

Un second médecin périgordin à la cour de Louis XV

Denis Pautier de La Breuille (1722-1807)

Après l'étude très complète faite par MM. Géraud Lavergne et R. Dujarric de la Rivière sur le docteur Jean Bouilhac (1), un autre visage de médecin périgordin apparaît à la cour de Louis XV, faisant suite à cet enfant de Montignac que l'estime du Roi maintenait auprès de la famille de France.

Au déclin de son activité, Jean Bouilhac, qui devait s'éteindre le 29 octobre 1769, avait comme assistant et successeur le docteur Pautier de La Breuille, né en 1722 de Raymond Pautier, sieur de La Breuille, maître de forge à la Mothe de Feuillade (2), et de Marguerite Devars. II était l'aîné de dix enfants et mourut à Paris en 1807, après avoir été premier médecin de Madame la Comtesse de Provence, premier médecin de l'hôpital de la Charité et docteur Régent de la Faculté de Médecine de l'Université de Paris.

Sur l'Almanach Royal de 1779. Denis Pautier de La Breuille est également désigné comme premier médecin de feu Monseigneur le Dauphin, de feue Madame la Dauphine, de Madame et Messieurs.

II habitait alors à Paris, rue des Capucines, chez Monsieur Bertin, ministre. Là devait parfois se trouver un groupe du Périgord qui pouvait évoquer les douces vallées de la Vézère et celles plus sauvages des environs de Nontron.

Des frères et sœurs du docteur de La Breuille étaient restés en ce pays ancestral. Son frère, François, né en 1724, marié à Marie Dereire, eut une fille Marguerite, mariée le 4 avril 1783 à Jean de Labrousse, sieur du Boffrand, de la paroisse de Saint-Sauveur de Nontron, avocat au Parlement. Ce dernier était le fils de Jean de Labrousse du Boffrand également avocat et sénéchal de Nontron, sub-délégué de l'Intendance de Bordeaux. Il fut guillotiné en 1793 sur la place de Nontron, ce qui montre que, malgré le calme relatif de notre région dans la période révolutionnaire, le médecin des princes fut davantage en sécurité dans la capitale où il avait accueilli l'un de ses autres frères, le plus jeune de tous, le dixième, qui après avoir été abbé à la cour était devenu vicaire général de Noyon. Ayant échappé à la tourmente, ce bon abbé mourut chez le docteur le 27 frimaire an Xll (19 décembre 1803).

Dans le livre de Stryenski consacré à Marie-Josèphe de Saxe, il est écrit que la Dauphine semblant perdue, le Roi avait fait appel à Tronchin, le célèbre genevois, malgré l'opposition de certains médecins de la cour qui ne voulaient pas en entendre parler. Il n'y eut pas de noirceurs que l'on inventa pour l'éloigner. Madame Tronchin ayant été malade on faisait courir le bruit que sa maladie était contagieuse et qu'il s'agissait d'une espèce de charbon. Sénac, surtout, voulait empêcher Tronchin d'approcher la malade. Cependant, quand Théodore Tronchin fut reçu par Marie-Josèphe, le docteur de La Breuille était présent. C'est lui qui dit à son confrère suisse que la Dauphine dînait habituellement en sept minutes et Tronxhin déclarant que la Dauphine mangeait trop vite, décida qu'il lui faudrait désormais passer quinze minutes à son repas.

Dans le même volume, après son testament, il est donné la liste de tous ceux qui entouraient la Dauphine. Le nom du premier médecin Bouilhac est suivi de celui de La Breuille, en survivance.

Ainsi, le docteur Denis de La Breuille fut bien le continuateur de Bouilhac et, qui plus est, un continuateur totalement périgordin. Egalement célibataire, il était fort admiré dans sa famille et ailleurs où on lui reconnaissait de grands mérites et des qualités de dévouement et de charité que ce soit à Nontron autant qu'en cette Faculté de Médecine à l'Université de Paris « qui tenait ses assemblées dans l'Ecole supérieure, au premier étage qui est de plein pied avec la chapelle » (3).

Par sa nièce. Madame du Boffrand, un fort joli portrait de ce médecin fut conservé à travers les générations qui suivirent. Il est représenté les épaules couvertes d'hermine, tenant du bout des doigts un volume richement relié. La main est fine, le sourire garde l'expression de préciosité qui était à la mode mais à travers laquelle l'intelligence et la douceur du regard attirent la sympathie.

pautier-de-la-breuille

Dans le même salon se trouve la toile où fut peint le frère abbé de Noyon, qui l'a suivi dans les mêmes déplacements. Longtemps au château de Nanthiat, avec d'autres portraits de famille, ces deux tableaux sont finalement venus à Montignac dans la demeure d'une descendante directe de Madame du Boffrand (4).

Le docteur de La Breuille, quoique du Nontronnais, a désormais rejoint (par quelle mystérieuse attirance ?) le pays de celui avec lequel il exerça pendant une partie de sa vie el qui, étant son prédécesseur, fut certainement aussi son ami.

E. Soudois de Bord.

Notes :

1. Voir Bull. de la Soc., t. XXXIX, 1960.
2. Décédé en 1761.
3. Almanach royal de 1779.
4. 4. Mme André Damond, née Devars du Mayne.

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07 février 2015

Un acte d'émancipation

Émancipation d'Antoine-Paul de Ranconnet, marquis d’Escoire, capitaine de cavalerie au régiment de La Rochefoucauld, et de Louis-René de Ranconnet, chevalier, marquis de la Mancelière, page du Roi de la grande écurie, frères, de l’avis de Gilette-Jacquette de Royer, veuve de feu seigneur, comte de Noyan, leur mère; Jacques-Joseph du Cheyron du Pavillon, leur parent au deuxième degré du côté paternel, Charles Chapt de Rastignac, chevalier, seigneur marquis de Laxion, comte de Lambertie, leur parent au 2e degré, du même côté, Louis-Jacques de Chapt de Rastignac, conseiller du Roi en tous ses conseils, commandeur des ordres de Sa Majesté, cardinal, abbé de la Sainte-Trinité de Vendôme, archevêque de Tours, parent au 3e degré du même côté, Jacques-Gabriel de Chapt, chevalier, seigneur marquis de Rastignac, etc., parent au même degré du même côté, Louis-René de Sainte-Hermine, prêtre du diocèse d'Angouléme, conseiller du Roi en tous ses conseils, etc., parent au même degré, du même côté, Louis-Georges comte de Clermont, maréchal des camps et armées du Roi, premier gentilhomme de la chambre du duc d'Orléans, parent du même côté, Blaise-Marie Daydie, chevalier de Malte, brigadier des armées du Roi, parent du 4e au 5e degré, François-Alexandre, comte de Polignac, mestre de camp de cavalerie, etc., François d'Abzac, chevalier, seigneur marquis de Mayac, etc.

(Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1902)

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06 février 2015

Les seigneurs de Romain

Fief de Romain, dont le château dut être construit sur l'emplacement d'une station romaine dès les premiers temps du moyen-âge, d'après ses premières assises et les débris de tuiles romaines qu'on y retrouve encore. Il a dû cependant étre reconstruit vers le XVe siècle, à en juger par le corps de logis, relativement moderne et qui seul a été conservé.

Ce fief appartenait alors à la famille Panet, d'après les actes suivants : Du 12 octobre 1451, transaction, reçue Poyalibus, notaire, entre Hélie Panet, seigneur de Romain, et Catherine de Born, sa femme, et le monastère de Saint-Pardoux-la-Rivière; — Du 10 octobre 1452, devant P. de Podiozillon, notaire, autre transaction entre les mêmes et par laquelle la prieure du dit monastère s'engage il faire célébrer toutes les années et toutes les vigiles de nostre dame un obit ou service pour le repos de l'âme des prédécesseurs et successeurs dud. seigneur de Romain; »(Archives du monastère.) — Du 14 octobre 1454, hommage au sire d'Albret par Pierre Brun, dans lequel figure comme témoin noble Hélie Panet, seigneur de Romain, nobilis Helie Panete, dominus de Romanh; — Enfin, d'après Doat, dans les reconnaissances de rentes de la prévôté de Thiviers, reçues en 1476 au profit d'Alain d'Albret, celui-ci fut représenté par Hélie Panet, seigneur de Romain, et par MM. Jean des Maisonneuves et Hélie de Puyzillon, licenciés, ses commissaires (Pau).

En 1490 et le 21 juillet, noble Alzias Flamenc, seigneur de Romain, fit un échange avec Jean de Lioncel, commandeur de Condat pour l'ordre de Malte (Lespine, v. 35). — Le dit Flamenc était devenu seigneur de Romain par son mariage avec Marguerite Panet, pour et au nom de laquelle il reçut des trois frères Barret, à la date du 17 décembre 1493 et devant Podioregnerii, notaire, une reconnaissance de rente sur la troisième partie de la moitié des villages de Vachaumard, paroisse de Saint-Saud, et de Freysenc, paroisse de Romain, sous le cens annuel de deuxboisseaux de froment, cinq boisseaux de seigle et deux d'avoine, mesure de Nontron; dix sous de monnaie courante, une géliIle; cinq sous pour les quatre cas, c'est-à-dire pour aider au paiement de la rançon du seigneur, au cas où il serait fait prisonnier de guerre; aux dépenses du mariage de sa fille, celles de l'entrée de son fils sous les armes et au cas où le dit seigneur ferait le voyage d'outre-mer enfin à raison de douze deniers d'acapte payabIes à chaque mutation de seigneur ou de tenancier.

Le 22 avril 1494, devant le même notaire, le dit Alzias Flamenc, au dit nom, consentit un bail à métairie perpétuelle et à moitié fruits sur la moitié du repaire de Paugnac et les trois quarts des villages de La Coste et de Veyvale, paroisse de Romain.

Enfin, et en 1493, noble Alzias Flamenc avait rendu au vicomte de Limoges l'hommage de la dite seigneurie de Romain (Pau).

Des maisons Panet et de Flamenc, cette seigneurie passe aux mains de celle de Colonges, par suite du mariage de Guy-Hélie de Colonges avec Jeanne Flamenc, ainsi qu'il résulte d'un acte d'association et bail à métairie du 5 janvier 1528, reçu Charpateau, notaire, et consenti par ces derniers à Janot Brachet.

Du mariage de Jeanne de Flamenc avec Guy-Hélie de Coulonges naquirent deux filles, dont l'une, Jeanne, se maria le 10 octobre 1530 avec Raymond de Lambertie, escuyer, maistre de camp et commandant de vingt enseignes de cent hommes chacune, suivant contrat passé au chaiteau de Romain et signé Baylle, notaire; la seconde mariée à François de Campniac, qualifié de seigneur de Romain dans un acte du 15 février 1526, portant reconnaissance de rente sur les dits villages de Vachaumar et de Fressenc. Ce dernier se maria en secondes noces avec Anne de Commarque, dont il eut une fille, Marguerite, qui se maria le 2 mai 1562 avec François de Montferrand.

Du premier de ces deux mariages provinrent trois fils, Jean, Bardin et Jacques. Jean figura en 1557 dans le rôle du ban et de l'arrière-ban des noble; de la sénéchaussée du Périgord, en ces termes « Jehan Campnhac, fils de feu François, escuyer, en son vivant seigneur de Romain, habitant en son chasteau de Romain en Périgord, a offert faire le service en personne. » Par contrat du 18 septembre 1560, passé au lieu et château de Lavallade devant Me de Puyardy, notaire, il racheta de Jean Brun, escuyer, seigneur de Lavallade, le village de La Peyre, paroisse, de Saint-Bartholmieu, vendu à ce dernier par les dits Bardin et Jacques de Campniac le 9 juin 1559, et ce par voie de retrait lignager et pour la somme de douze vingt-six livres. Le dit Jean de Campniac s'était marié avec Anne de Larivière, une rccunnaissance de rente reçue Charpateau, notaire, le 9 janvier 1594 et passée au dit château de Romain, en faveur de Anne de Larivière, « damoyselle, veufve de feu Jehan de Campniac, escuyer, seigneur de Romain et fournisseur des guerres et de l'artillerie du Roy. » Pierre de Campniac, leur fils, écuyer, seigneur de Romain, se maria le 4 janvier 1605 avec Marguerite du Faure, fille de François, seigneur de Lussas, et de Noblette de La Rivière (Nadaud), et, le 4 avril 1646, il rendit hommage de la dite seigneurie de Romain au seigneur de La Coussière-Saint-Saud, dont elle relevait (Lespine).

D'autre part, le dit Bardin de Campniac s'était marié avec Anne Vigier, qui en était veuve en 1601, d'après une transaction passée par elle le 14 décembre de cette année, comme tutrice de Claude de Campniac, leur fils. Ce dernier fut le même Claude de Campniac que nous retrouvons plus tard qualifié de seigneur de La Motte-de-Romain, y habitant, à trois chapeaux de triphon d'or en champ d'azur, d'après le catalogue des nobles du Périgord de 1665. (Lesp.) Claude de Campniac se maria avec Gabrielle Mosnier de Planeaux, avec laquelle il figure dans des actes du 20 janvier 1682 et 3 décembre 1685. — Leur fils, Jean de Caignat (Campniac), se maria, suivant contrat du 23 novembre 1693, où il est qualifié de chevalier, seigneur de Romain, avec demoiselle Jeanne de Maumont, fille de messire François du Maumont, chevalier, seigneur de Maumont, Lastérie et le Chupdeau et de dame Marie de Lambertie. Après la mort de sa première femme, Jean de Campniac se remaria, le 1er mai 1701, avec dame Marie-Jacquette de Pindray, dame de Bretanges, veuve de Claude de Conan. Du premier de ces mariages provint Michel de Campniac, chevalier, seigneur de Lasteirie, Maumont et autres places, lequel se maria avec Suzanne de Conan, damoiselle de La Bouchardière, fille des dits Claude et de Pindray, suivant contrat du 15 juillet 1721. Du second mariage naquit, entr'autres enfants, François de Campniac, chevalier, seigneur de Bretanges, habitant avec son père au château de Romain, d'après un acte de transaction passé entre le père et ses deux fils le 6 mai 1735. Du mariage de Michel de Campniac provint une fille, Marie, qui fut unie à messire Nicolas de Roux, chevalier, seigneur de Vignéras qui, en 1741, demeurait en son château de Lasteirie, en Poitou, d'après une quittance du 21 avril dans laquelle il figure avec son beau-père, Michel de Campniac, qualifié de chevalier seigneur baron de Montbrun, en Poitou, et du dit Romain, habitant en son château de Montbrun, avec lequel il était, du chef de sa femme, héritier de Marie Daydie, veuve de François de Lambertie, et de Marie de Lambertie, leur fille, veuve du marquis de Choiseul.

En conséquence, la seigneurie de Romain passa à la famille de Roux, d'après les actes suivants : Du 2 septembre 1751, passé au château de Romain, messire Nicolas de Roux, écuyer, seigneur de Romain, Vignéras et autres places, afferma à la famille Faure une de ses métairies des Pinquelis (autrefois Puypellat) pour la durée de sept années et moyennant la somme de 240 livres par an, deux septiers de seigle pour tenir lieu des rentes, la récolte entière des marrons, la moitié du produit des vignes, cinq douzaines d'œufs à chaque fête de Pâques, quatre paires de poulets à celles de Saint-Jean-Baptiste, quatre douzaines de fromages à celles de Notre-Dame d'août et à la charge enfin de faire tous les ans huit charrois à la demande du bailleur et pour son compte. Quant aux principales récoltes de l'époque, elles se déduisent suffisamment de la nature des semences fournies et qui consistaient en quinze septiers de seigle, un septier de blé noir, deux boisseaux et une coupe de chènevis. Les animaux sont indiqués dans le cheptel, évalué la somme de quatorze vingt-huit livres, en bœufs, vaches, suites, cochons, charrettes et outils aratoires, plus quarante chefs de brebis. Nicolas de Roux paraît avoir eu un fils qui figure sous le nom de Roux-Romain dans la liste des émigrés de 1793 pour le district de Nontron, et une fille qui, mariée avec M. de La Barthe, vendit, il y a quarante années environ, le château de Romain et ses dépendances.

(Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1880)

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01 janvier 2015

Notes de Jules de Verneilh-Puyraseau

En route donc, par la route du Nord. Notre première station sera dédiée au roc branlant de Saint-Estèphe, assez connu pour qu'il suffise de le mentionner, et à son collègue de la Francherie, qui partage avec lui le mérite d'être énorme et de remuer sous une faible pression. Je pense, messieurs, qu'il est inutile de vous rassurer sur le sort de ces monolithes, menacés, il y a deux ans, suivant la rumeur publique, d'aller embellir le bois de Boulogne, et d'y continuer, pour la plus grande joie des promeneurs, les tours d'équilibre qui leur ont valu leur réputation. Leur poids et l'état de nos chemins les mettent à l'abri d'un pareil voyage.

L'étang de Saint-Estèphe, voisin du roc branlant, mérite une mention à cause de son étendue de 25 hectares. Nous en longerons les bords, plantés de châtaigniers séculaires, pour gagner la tour de Piégut qui se découpe sur l'horizon de la façon la plus romantique. Les lecteurs de Walter Scott songeront involontairement aux lacs d'Ecosse décrits par l'illustre écrivain, et, pour plus d'illusion et de couleur moyen-âge, ils ne tarderont pas à découvrir le monastère de Badeix qui se cache humblement dans un pli de terrain. Une grande église de la fin du XIIe siècle convertie en grenier à foin, des bâtiments du même temps, percés d'étroites fenêtres en plein ceintre au premier étage, et, au rez-de-chaussée, d'arcades alternativement rondes et ogivales; une salle capitulaire dont les voûtes reposent sur des colonnes monolithes; un étang entouré de rochers, où se reflètent les sombres murailles de granit; tel est le prieuré de Badeix, qui ne vaudrait pas le voyage, hormis pour des archéologues renforcés, mais qui ne doit pas être dédaigné lorsqu'il se trouve sur notre chemin.

Piégut n'est pas éloigné de là, et sa tour élancée, dominant comme un phare dix lieues à la ronde, est sans cesse entrevue depuis Nontron, parmi les grands bois si communs dans cette contrée. Ce donjon des vicomtes de Limoges, dont j'ai déjà eu l'honneur de vous dire quelques mots, est en lui-même bien peu de chose. D'un diamètre et d'une élévation très ordinaires, construit de moellons énormes et irréguliers, dont le ciment est tombé, et dont les interstices permettent aux intrépides de grimper jusqu'à la porte d'entrée, c'est-à-dire à six mètres environ, il ferait en plaine peu d'effet. Mais jamais piédestal plus magnifique ne fit valoir et ne supporta une médiocre statue. La colline sur laquelle s'étendait le château, assez important d'ailleurs, à en juger par les substructions éparses çà et là, a partout des pentes très raides, et du côté où elle se rattache au plateau, un amoncellement de roches forme comme une motte naturelle. Il va sans dire que c'est au sommet de ce cône, perfectionné par eux, que les ingénieurs du XIIIe siècle assirent leur maîtresse tour, et s'ils ne se préoccupèrent alors que de la force de la situation, toujours est-il qu'ils créèrent pour la postérité une ravissante décoration d'opéra. Vous verrez, messieurs, ce joli coin de terre, vous gravirez ces pentes gazonnées d'où s'élancent parmi les blocs de granit les hautes tiges des futaies, et que baignent des eaux limpides, couvertes de nénuphars; vous contemplerez du sommet l'immense horizon qui se déploie de toutes parts et que l'automne va parer bientôt de ses teintes mélancoliques. Alors, si vous êtes poètes, ou artistes, ou antiquaires, vous vous oublierez au milieu de ces ruines, à rêver, à dessiner, ou à prendre des mesures; que si au contraire vous êtes, ce qui vaut bien autant, des agriculteurs quand même, choisissez un mercredi et allez tout droit au village, vous trouverez à qui parler.

Dans la hiérarchie des foires et marchés, Piégut occupe le premier rang. C'est la gloire du canton, c'est le rendez-vous et le trait-d'union de trois provinces qui y viennent échanger leurs produits; c'est là enfin (sauf votre respect, mesdames) que trône la fine fleur des New-Leicester et des Yorkshire, unie aux races périgourdines, dans un grognement fraternel... mais ce n'est pas votre affaire ni la mienne; je laisse à de plus autorisés et de plus compétents le soin de célébrer demain, comme ils le méritent, ces précieux éléments de notre prospérité agricole, et de tresser des couronnes à leurs triomphants embonpoints.

Je ne ferai pas d'agriculture non plus, en traversant les champs, si bien cultivés pourtant, de Puycharnaud. Je vous signalerai seulement son grand château des XVIe et XVIIIe siècles, flanqué de deux grosses tours rondes, et coupé, au milieu, par un pavillon carré à machicoulis. Situé sur une colline qui domine des étangs et des prés, encadré par d'épaisses touffes de marronniers, il a, vu de la route, un aspect imposant. La construction se ressent bien un peu des rudes matériaux du pays, mais ce défaut s'efface à distance, et pour ceux qui s'approchent davantage du vieux manoir, et qui en franchissent le seuil hospitalier, j'affirme qu'ils ne songent plus aux imperfections de notre granit et à l'inexpérience de l'architecte.

Encore quelques kilomètres, et nous sommes à Bussière-Badil, chef-lieu de canton, mais très effacé par Piégut, qui n'est pas même un chef-lieu de commune. Il y avait là cependant une abbaye importante, aujourd'hui détruite, et une immense et belle église romane, à portail couvert de sculptures, à nef voûtée en berceau, à doubles bas-côtés terminés comme la nef par des absides arrondies; un vrai monument, en un mot, digne par son plan, par ses dimensions et par les sculptures de la façade et des chapiteaux, d'être cité dans le dictionnaire d'architecture de M. Viollet-Leduc, comme une des dix églises les plus remarquables du département. Mais, le courant n‘est plus de ce côté et le marché de Piégut a des attractions plus irrésistibles que cette vénérable basilique, belle encore malgré son état de dégradation.

On peut rentrer par Varaignes et Javerlhac en négligeant les donjons ruinés de Champniers et du Bourdeix, et les fourneaux éteints de la forge d'Etouars. A Varaignes la nature change, les bois disparaissent pour faire place à la vigne, nous sommes en plein pays calcaire : aussi, trouvons-nous dans la cour du château deux échantillons finement traités du dernier style gothique et de la seconde renaissance. Cette terre considérable appartenait anciennement à la maison de Lavanguyon, et, au moment de la révolution, à MM. de Montcheuil.

Avant d'arriver à J averlhac, le logis noble, à machicoulis et à fenêtres en croix, de la forge de la Chapelle, prouve que l'industrie des fers du Bandiat, si compromise de nos jours, était prospère autrefois et qu'on ne dérogeait pas à l'exercer. Le château de Javerlhac, siége d'un marquisat de la famille Texier, possède encore deux tours crénelées, de jolies lucarnes sur le toit, et un corps-de-logis du temps de Louis XII, qui ont un peu souffert des remaniements modernes, mais qui formaient, avec le pont ogival et l'église, un ensemble très pittoresque.

Ici, messieurs, vous avez le choix, ou de regagner Nontron par la route nouvellement ouverte dans la vallée du Bandiat, en saluant au passage les constructions neuves et les cultures savantes de Jommelières, l'église ruinée du Petit-Saint-Martin et la tour de Montcheuil, entrevue derrière un rideau de peu, pliers, ou de vous acheminer avec moi vers Mareuil, par un chemin qui n'est pas précisément le plus court. Vous traverserez dans ce second itinéraire, en zigzags, le petit pays arrosé par la Lisonne et qui en a pris le nom. Vous verrez sur notre route tous ces castels encore habités, qui donnent à cette partie du canton de Mareuil une physionomie aristocratique et en font comme la rue de Varennes de l'arrondissement. Puychenil qui, sous une intelligente direction, répudie les routines agricoles et reprend son ancien caractère architectural; Bernardières, qui a perdu le sien et ne rappelle guère la forteresse assiégée par Duguesclin; les Combes, charmante villa de la renaissance; La Rousselière, Connezac, dont le propriétaire attache autant de prix à conserver les traditions de l'antique hospitalité périgourdine, qu'à être un de vos lauréats habituels; Bellussières, Aucors si heureusement perché au haut d'une falaise; Saint-Sulpice, Ambelle, et tant d'autres dont le nom m'échappe. Voilà autant de haltes, et, si le temps me le permettait, de descriptions, avant d'aborder celle du grand et beau château de Mareuil, suzerain de la plupart de ces fiefs.

Par une exception assez rare en Périgord, il s'élève dans une plaine marécageuse, ce qui ne nuisait nullement d'ailleurs à sa force. Entouré de fossés profonds qu'alimentent les eaux de la Belle, formant un vaste quadrilatère irrégulier, flanqué à l'angle nord-est d'une haute tour carrée, et aux autres de tours rondes; défendu du côté de la porte d'entrée, qui s'ouvre entre deux autres tours, par un bastion élevé et par une double enceinte, il était moins pittoresque que ses rivaux de Bourdeilles, de Biron et de Beynac, mais tout aussi redoutable. Il n'avait, au surplus, rien à leur envier pour la beauté et la solidité de la construction, et ses murs, entièrement en pierres de taille, sont toujours d’un aplomb irréprochable, malgré leur état d'abandon. Il y faut signaler des décorations flambloyantes sculptées dans les appuis des fenêtres, des machicoulis et des lucarnes d'un bon dessin, et une petite chapelle à voûtes sur nervures et à tribune seigneuriale, blasonnée du lion des premiers barons, qui méritait un sort meilleur. C'est maintenant une porcherie.

Mareuil fut le berceau d'une illustre maison, qui s‘éteignit au XVIe siècle, par le mariage de son héritière, Gabrielle de Mareuil, avec Nicolas d'Anjou, marquis de Mézières. C'est aux soins de cette grande dame, dont la fille unique épousa à son tour, en 1563, François de Bourbon, prince Dauphin d'Auvergne, que le célèbre historien de Thou, abandonné des médecins et de ses parents, dut la vie dans une maladie qu'il eut étant enfant; il mentionne le fait avec une reconnaissance que doivent partager les amis des lettres. Un souvenir bien glorieux se rattache au nom de Mareuil. Trois frères de cette maison combattaient à la bataille de Bouvines, et l'un d'eux, Hugues, fit prisonnier le comte de Flandres, service signalé que Philippe-Auguste récompensa royalement par le don de la seigneurie de Villebois en Angoumois. Disons enfin que les Talleyrand ont été les derniers barons de Mareuil, et que M. le duc de Périgord en est actuellement propriétaire.

Source : Notes historiques et archéologiques sur le Nontronnais, de  Jules de Verneilh-Puyraseau.

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21 novembre 2014

Pierre-François Chabaneau, un savant périgourdin et le platine pur

Enfant du pays, Chabaneau naquit à Nontron, le 21 avril 1754, d'une famille d'artisans pauvres. Un de ses oncles, moine à Saint-Antonin (Aveyron), voulut en faire un prêtre et l'éleva près de lui. Il le fit admettre plus tard à l'Oratoire de Paris pour y étudier la théologie. Mais les maîtres de Chabaneau le jugèrent d'esprit trop indépendant et le renvoyèrent. Jeté sans argent sur le pavé de Paris, un certain abbé La Rose le recueillit et le fit charger d'un cours de mathématiques dans une maison d'éducation que les Jésuites avaient à Passy. Il lui fallut alors apprendre ce qu'il avait à enseigner, et il l'apprit si bien qu'il ne tarda pas à acquérir un certain renom de professeur. Bientôt il put ouvrir un cours public. C'est là que vinrent l'entendre les fils du comte de Peña Florida, que leur père avait chargés de recruter des professeurs pour un grand collège de nobles récemment fondé à Bergara. Ils enrôlèrent Chabaneau, qui resta trois ans à Bergara et y fit des leçons si remarquées que le roi Charles III créa pour lui, à Madrid, une chaire publique et gratuite de sciences minéralogiques, chimiques et physiques, le logea dans son palais et lui alloua un traitement de 2,200 piastres (12,000 francs). Dans le laboratoire que le roi lui avait fait construire, Chabaneau, après de longues recherches, arriva à rendre le platine malléable. Le roi ordonna qu'on frappât une médaille commémorative de cette découverte et dota le savant d'une pension de 2,800 piastres en sus de son traitement annuel, à la condition qu'il ne quitterait pas l'Espagne (1783). En 1790, parut un grand ouvrage sur les sciences naturelles que Chabaneau avait rédigé en langue espagnole. Cependant l'excès de travail avait altéré sa santé; on lui conseilla le retour au pays natal, et, malgré les instances du roi, il renonça à sa pension et revint en Périgord. C'est peu après qu'il accepta de professer à l'École centrale de Périgueux. Lorsqu'elle fut supprimée, on lui offrit en vain une chaire de chimie à Paris; en vain on lui demanda l'autorisation de traduire et de publier son grand ouvrage : il ne voulait plus que l'indépendance et le repos. Bien qu'il eût été connu et apprécié par des hommes illustres comme Volney, Cabanis et Lavoisier, il resta indifférent à la renommée et mourut dans une retraite paisible, en 1842, à l'âge de quatre-vingt-huit ans.

Source : La Revolution française, de Alphonse Aulard.

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06 novembre 2014

Le Nontronnais en 1802

Nontron est une ville fort irrégulière, bâtie sur deux collines la plupart ; de ses rues sont très tortueuses et ses édifices généralement mal construits, mais ses dehors sont assez intéressants. Le Bandiat, qui coule au pied de ses coteaux, forme, dans ses contours, des vallons riants et fertiles, quoique un peu resserrés, et les hauteurs, couvertes partout de bois et de prés, font de ce pays un séjour agréable, dans la belle saison. Cette ville a des fontaines abondantes et très pures. Nontron a d'assez bons marchés et des foires célèbres, où l'on est attiré par le plaisir non moins que par les affaires. Les fêtes que l'on y donne sont vives et l'on y trouve du goût et de l'élégance. Les femmes, dans le Nontronnais, ont une mise supérieure aux autres arrondissements et disputent, avec les Bergeracoises, de fraîcheur et de beauté. C'est au chef-lieu que l'on voit ressortir davantage le caractère aimable et bon de l'habitant de cet arrondissement. Le Nontronnais est surtout hospitalier ; il aime l'étranger, il le comble de prévenances, et le jour où il s'en sépare est un jour de chagrin pour toute la famille qui l'a reçu. Le Nontronnais a surtout un caractère de douceur et de modération qui le distingue. Ce caractère s'est manifesté plus particulièrement pendant le cours de la Révolution. On n'a vu, dans cet arrondissement, ni passions exaltées, ni crises violentes, et des dissentiments politiques n'y ont jamais rompu aucunes affections, brisé aucuns noeuds. La douceur et l'aménité que l'on remarque dans le peuple de cet arrondissement se font plus particulièrement sentir dans la classe aisée ; on ne trouve dans aucun ressort ni autant d'affabilité, ni autant de politesse dans les manières. En un mot, de tous les habitans du département, le Nontronnais est le plus aimable.

Source : Annuaire du département de la Dordogne pour l'an XI.

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