23 novembre 2015

Arrêt du conseil de la sénéchaussé d'Angoumois

Ce jour les officiers de la sénéchaussée et siège présidial d'Angoumois assemblés en la chambre du conseil, en la manière accoutumée pour le jugement des procès, ayant veu et examiné la requête présentée par dame Françoise de Montaud de Beynac de Navaille, duchesse douairière d'Elbœuf, veuve du seigneur duc d'Elbœuf pair de France, à ce qu'il luy fut delivré acte de notorieté de l'usage qui se pratique au présent siège, pour disposer par un père et une mère de leurs acquêts situés en cette province d'Angoumois en faveur d'un de leurs enfants, ou d'un estranger, et s'il est nécessaire qu'ils ayent des propres dans la même province, l'avis des avocats et procureurs du présent siège, avec celuy du procureur du roy : la matière mise en déliberation, certifient et attestent véritable par acte de notoriété, que l'usage observé en Angoumois est, que pour disposer par un père et une mère de leurs acquêts situés en ladite Province en faveur de l'un de leurs enfants, ou d'un estranger, il n'est pas nécessaire qu'il ayent des propres dans la même coûtume et province, puisqu'il est constant, que pour la validité du don il suffit, qu'ils ayent des propres dans d'autres coûtumes, qui comme celle d'Angoumois assignent les propres, ou les réservent en tout ; ou en partie pour la légitime coûtumière des héritiers ; ce qui a principalement lieu, lorsqu'il y a dans une coûtume voisine, comme est celle de Poitou des propres considérables, et suffisans pour fournir la légitime des enfants, qui y sont réduits ; en telle sorte que tous les acquêts d'Angoumois doivent tomber dans le don, et qu'il n'y a pas lieu au cumul, ny au retranchement du don ou legs desdits acquêts, sous prétexte qu'il n'y a pas de propres en Angoumois, puisqu'il suffit qu'il y en ait dans d'autres coûtumes de suffisans, ce qui produit le même effet, et est conforme au véritable esprit de l'art. 49. de ladite coûtume d'Angoumois. Fait et arrêté en la chambre du conseil de ladite sénéchaussée d'Angoumois, à Angoulême le 14. Mars 1701. Signé, Chérade, Arnauld, Gervais, J. Thomas, H. Desruaux, Pasquet, J. Thomas de Bardines, R. Benoist, J. de Paris, Arnauld, E. Dumontet, Bareau de Beauregard, de la Vergne, de Villeneuve, Dubois, & Desruaux.

Source : Les coutumes du pais et duché d'Angoumois, Aunis et gouvernement de La Rochelle, 1720.

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17 novembre 2015

Fastes civils de la Charente

20e Division militaire (Périgueux). Cour royale de Bordeaux. Évêché à Angoulême. Église du culte réformé à Jarnac. Cinq députés.

La département de la Charente, formé de l’Angoumois, d’une partie de la Saintonge, du Poitou, du Limousin et de la Marche, fut d’abord divisé en six districts : Ruffec, Confolens, la Rochefoucault, Angoulême, Barbezieux, Cognac; quarante-quatre cantons. Aujourd’hui il se compose de cinq sous-préfectures : Angoulême, chef-lieu, Barbezieux, Cognac, Confolens, Ruffec; vingt-neuf cantons; quatre cent cinquante-cinq communes. Son étendue territoriale est de 588,803 hectares, environ 286 lieues carrées. Sa population était, en 1792, de 339,789 individus, elle est aujourd’hui de 347,541, ce qui fait 1,215 par lieue carrée. Ses contributions furent, en 1792, de 3,276,300 liv., en l’an XI de 2,978,069 fr., en 1822 de 3,054,831 fr. 9 c., ce qui fait 8 fr. 78 c. par tête.

L’Angoumois, qui ne formait qu’un gouvernement avec la Saintonge, dépendait en partie de la généralité de Limoges, en partie de celle de la Rochelle. Mais, malgré l’éloignement, cette province était tout entière dans le ressort du parlement de Paris. Angoulême était le siège du gouvernement, avait un présidial, une sénéchaussée, une élection, un bureau des cinq grosses fermes, un évêché de 22,000 liv. de rentes, deux abbayes, dont l’une sous le nom de Saint-Cybar, de l’ordre de Saint-Benoît, était de 20,000 liv. de revenu, et servait de sépulture aux anciens comtes d’Angoulême; un collége, dix couvens de l’un et de l’autre sexe, douze paroisses et un hôpital général.

L'évêque se qualifiait d’archichapelain du roi, et les maires d’Angoulême étaient anoblis.

Barbezieux, avec le titre de marquisat, avait un prieuré de l’ordre de Clugny, un couvent de cordeliers et deux paroisses.

Cognac, patrie de François Ier, avait un siége royal, une élection et un gouverneur particulier, un beau couvent de bénédictins et plusieurs autres de cordeliers et de récollets. Confolens était aussi le siége d’une élection.

La Rochefoucault, qui a donné son nom à une famille célèbre, avait le titre de duché-pairie; quatre baronnies en dépendaient. Cette petite ville avait une église collégiale et un couvent de cannes.

La Charente est un pays de petite culture; le sol crayeux était cultivé avec très-peu de soin avant la révolution. Depuis, l'agriculture s’est constamment perfectionnée. « Le travail, qui double les produits, a augmenté en proportion de la liberté qu'a eue le cultivateur, et de l'aisance qu'il a éprouvée. » La disette qui régna pendant 1793 et 1794 servit beaucoup aux progrès de l’agriculture; elle força le cultivateur à quitter sa routine pour essayer de nouvelles cultures. La division des propriétés et la vente des domaines nationaux ont aussi beaucoup contribué aux améliorations des procédés ruraux; et c’est dans ce département qu’on peut juger combien cette division des propriétés est favorable. Près des villes on ne connaît plus le nom de jachères. Dans les campagnes on a formé des prairies artificielles qui servent à faire des élèves en bestiaux, une des branches du commerce du département.

La principale richesse de la Charente consiste en mines de fer et en papeteries. Les premières fournissent la fonderie de Ruelle, qui fabrique la plus grande partie des canons de la marine. D’autres forges fournissent aux colonies des chaudières et des poteries de fonte pour les raffineries.

Les papeteries de l’Angoumois étaient florissantes avant la révocation de l’édit de Nantes. On comptait alors soixante-dix cuves sur les différentes rivières. Les protestans persécutés furent porter leur industrie en Hollande; ils y trouvèrent protection et encouragement, et bientôt les fabriques d’Angoulême ne purent soutenir la concurrence. En vain Desmarets et Turgot encouragèrent les papeteries, elles furent toujours en décroissant, et dans l’an IX on ne comptait plus que vingt-huit cuves. Depuis cette époque les papeteries d'Angoulême ont repris leur ancienne splendeur. Parmi les plus beaux établissemens il faut citer ceux de M. Laroche, qui reçut une médaille d’argent en 1806. M. Tremeau-Rochebrune en avait obtenu une dès 1802, et en mérita une autre en 1806. MM. Henri La Courade et Georgeon ont reçu une médaille de bronze en 1819.

Les eaux-de-vie sont aussi une branche importante ducommerce de la Charente : celles de Cognac sont connues de réputation dans toute l’Europe.

En 1793, le département de la Charente fournit aux armées un contingent de 12,000 hommes. Nous citerons, les généraux Dupont-Chaumont, Saint-Martin, Rivaud, Dupont de l’Étang, le général de brigade Chancel, le capitaine de vaisseau Huguet, le lieutenant Piet, le capitaine Laroche, le caporal Macé, le sergent Moineaux, et les soldats Lamoureuse et Miolet.

Députés aux assemblées législatives

États généraux. Assemblée nationale constituante (1789).

Bailliage d'Angoulême : D'Albignac de Castelnau, évêque d'Angoulême; l'abbé Joubert, curé de Saint-Martin; le marquis de Saint-Simon; le comte de Culant; Augier, négociant à Cognac; Roy, avocat à Angoulême; Marchais, assesseur du duché de la Rochefoucault; Pougeard du Limbert, avocat à Confolens.

Assemblée législative (1791).

Martin, juge au tribunal du district de Cognac; Chedaneau, administrateur de l'hôpital de Ruffec; Dumas-Champvallier, homme de loi et juge de paix de Champagne-Mouton; Guimberteau, juge au tribunal du district d’Angoulême; Chazaud, administrateur du district de Confolens; Dubois de Bellegarde, chevalier de Saint-Louis, commandant de la garde nationale d’Angoulême; Lafaye des Rabiers, procureur syndic du district de Barbezieux; Lechelle, commissaire du roi au tribunal du district de la Rochefoucault; Blanchon, homme de loi, et administrateur du département.

Convention nationale (1792).

Dubois de Bellegarde; Guimberteau; Chazaud; Chedaneau; Devars; Brin; Crevelier; Maulde; Ribereau.

Conseil des anciens.

An IV, 1796 : Devars, sorti le 1° prairial an V; Pougeard de Limbert; Rouhaud.
An VI, 1798 : Dubois de Bellegarde; Lassée, administrateur du département.
An VII, 1799 : Lassée.

Conseil des cinq cents.

An IV, 1796 : Dubois de Bellegarde, sorti le 1 ° prairial an VI; Guimberteau, idem; Maulde, sorti le 1° prairial an V; Ribereau, sorti le 1° prairial an VI.
An V, 1797 : Descordes, nomination annulée le 19 fructidor an V; Thorel, idem.
An VI, 1798 : Doche de Lille, commissaire près l’administration municipale du canton de Mausle; Crevelier, depuis administrateur du département; Marvaud, commissaire près l’administration centrale du département; Guimberteau.
An VII, 1799 : Desprez, ex-administrateur du département.

Corps législatif.

An VIII, 1800 : Crevelier.
An IX, 1801 : Crevelier; Boreau la Genadie.
An X, 1802 : Boreau la Genadie; Chancel (Ausone).
An XI, 1803 : Poujaud; Labbé; Chancel (Ausone).
1808 : Barbier de Landrevie; Bouteleau; Chancel.
1814 : Barbier de Landrevie; Bouteleau; Chancel.

Administrateurs du département.

1790 : Valleteau de Chabrefy, président; Dufresne-Chassaigne; Le Ridon; Mémineau; Mignot; Pelluchon, sorti en 1791; Piet, idem; Rouanet, substitut du procureur généralrsyndic, sorti en 1791 : Trion-Montalembert, vice-procureur général, sorti en 1791; Trémeau, procureur général, syndic; Ducluzeau, secrétaire général.
1791 : Maulde; tous les autres ont été réélus.
1792 : Dumas-Champvallier, président; Trémeau, procureur général, syndic.
An III, 1795 : Thorel, président; Maulde; Bordet; Perrin aîné; la Bernade; Boreau la Genadie, commissaire du pouvoir exécutif.
An IV, 1796 : Thorel, président; Maulde; Bordel; Perrin aîné; Dubois; Marvaux, commissaire du pouvoir exécutif.
An V, 1797 : Maulde, président; Bordet; Perrin aîné, Dubois; Caminade; Marvaux, commissaire du pouvoir exécutif.
An VI, 1798 : Latreille; Albert aîné; Desprez; Richard; Russier; Mouron, commissaire du pouvoir exécutif; Mioulle, secretaire general.
An VII, 1799 : Albert aîné; Russier; Richard; Lautrète; Bourdin; Mouzon-Dumas, commissaire du pouvoir exécutif; Sicard, secrétaire général.
An VIII, 1800 : Delaistre, préfet; Lavauzelle, secrétaire général; Dubois la Bernade, Albert, Paujeaud père, Caminade, conseillers.
An X, 1802 : De Bonnaire, préfet.
An XII, 1804 : Marchadier, Duportail, conseillers.
An XIII, 1805 : Rudler, préfet.
1806 : Frichon-Lamorine, conseiller.
1810 : Le baron Boissy-d’Anglas, préfet.

Source : Fastes civils de la France, depuis l'ouverture de l'Assemblée des notables, de Jacques-Charles Dupont de L'Eure.

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11 novembre 2015

Chevau-légers de la Garde du Roi

La compagnie des deux cents Chevau-légers de la Garde ordinaire du Roi, qui datait de 1598, prenait rang après les Gendarmes et avant les Mousquetaires. Les Chevau-légers constituaient avec eux la Maison Rouge dont elle était la plus ancienne compagnie. Le Roi en était capitaine el figurait sur le rôle de la Compagnie. Elle comprenait deux cents cavaliers, y compris huit brigadiers, huit sous-brigadiers, quatre porte-étendard et quatre aides-majors de brigade. Il y avait, en plus, le capitaine-lieutenant, deux sous-lieutenants, quatre cornettes et dix maréchaux-des-logis parmi lesquels étaient choisis deux aides-majors, quatre trompettes et le timbalier.

Pour être admis, il fallait être gentilhomme de nom et d'armes.

Quand un gentilhomme se présentait, le généalogiste des Ordres (1) rendait compte de sa noblesse : il fallait justifier de cent ans de bonne noblesse paternelle. Le capitaine-lieutenant le présentait au Roi qui l'agréait. Le brevet lui était délivré par le capitaine-lieutenant, en son propre nom. Les surnuméraires ne recevaient le brevet qu'en devenant chevau-léger (2).

Le règlement du 1er janvier 1741 exigeait, les mêmes preuves que pour Saint-Cyr en remontant jusqu'à cent quarante ans, un acompte de six cents livres sur l'habillement uniforme, l'obligation de servir pendant trois mois comme surnuméraire (3).

Le capitaine-lieutenant donnait à chacun d'eux le litre de Monsieur mon Compagnon et il terminait sa lettre en mettant « votre affectionné serviteur ».

Au XVIIIe siècle, ces capitaines furent les ducs de Montfort, de Chaulnes, de Picquigny, de Chaulnes et d'Aiguillon.

Il y avait parmi les Chevau-légers beaucoup de Picards et d'originaires du Ponthieu. Louis XV disait à la fin de 1750 : « Le duc de Chaulnes a raison de mettre dans mes Chevau-légers des gentilshommes de sa province ils sont fidèles et me servent bien. » Nous avons relevé sur les contrôles un certain nombre de Périgourdins auxquels le même éloge pouvait être décerné.

Les rôles de la Compagnie existent à partir de 1627, mais ils n'indiquent pas, pour la période antérieure à 1740, la province d'origine. Au cours des recherches effectuées de côté et d'autre, nous avons glané quelques noms de cette époque ancienne :

Jean de Rouveron, écuyer sr du Mazeaupin (4), élève du collège de Brive en 1667, et dont la veuve, Charlotte Leber, se remaria avec Messire Jean Chancel de la Chalupie.

François Durand de la Rolphie, écuyer sr de Bourgonniac, habitant du bourg de Bars, marié en 1678 à Sarrazac avec Odette de Vaucocourt, delle de Chasteau.

Jean Lenoble, écuyer sr des Isles, marié en 1672 à Nontron avec Marie de Lapeyre, devenu ensuite sous-brigadier.

Jean de Masfranc, écuyer sr de Longchamp, qui épousa en 1709, « à Pluviers en Périgord diocèse de Limoges », Marie Merlanjon, de la paroisse de Saint-Barthélémy.

En 1677, entra dans la Compagnie François Alamigeon, de la Resnerie, paroisse d'Auriac de Bourzac (5), écuyer sr de la Cipière et de la Guillermie, né vers 1650, dont un ancêtre, Isaac Alamigeon, avait été l'un des deux cents gentilshommes de l'ancienne garde de Louis XIII. Fils de François, lieutenant au régiment de Montausier, et de Marguerite de Saint-Aulaire, François Alamigeon avait servi comme lieutenant en 1672 au régiment Royal-infanterie, puis en 1674 au régiment de la Reine. Après s'être distingué aux sièges de Courtray et de Fribourg, ses blessures l'obligèrent à se retirer en 1682. Il mourut en sa maison de la Tour-Blanche le 18 septembre 1747, à l'âge de cent deux ans. Marié avec Catherine de Testard de la Caillerie, le 21 janvier 1682, en l'église Saint-Grégoire de Léguillac de Lauche (6), il eut un fils, Joseph, et quatre filles (7).

Vers 1678, fut admis aux Chevau-légers Gabriel de Giris ou de Giry, né en 1654, écuyer, sr de la Tourette, de Chastenet, du Mouly Raphary, du Pont du Vivier.

Il devint maréchal des logis de la Compagnie. Il fut anobli en 1712.

Un beau parchemin de 1719, tombé en notre possession par le hasard des ventes, fera connaître la vaillante carrière de Gabriel de Giris :

Extrait des registres du Conseil d'Etat

Sur la requête présentée au Roy étant en son Conseil, par la veuve du sr Gabriel de Giris écuyer sr de Chatenet, un des maréchaux des logis de la Compagnie des Chevau-légers de la Garde ordinaire de Sa Majesté, contenant qu'au mois de mai 1712 il plut au feu Roy accorder au mari de la suppliante des lettres d'anoblissement (8), en considération des services qu'il avait rendus pendant trente-cinq années, tant aux sièges d'Offenbourg et de Namur, aux combats de Leuze et de Steinkerque, ci la bataille de Nerwinde (9) où il reçut deux blessures, qu'aux batailles de Ramillies, d'Oudenarde et de Malplaquet (10), et quoique la suppliante ni ses enfants ne puissent appréhender d'être jamais inquiétés dans une noblesse qui est accordée sur des motifs si justes et si légitimes, néanmoins Sa Majesté, ayant par édit du mois d'août 1715 révoqué les anoblissements accordés depuis le 1er janvier 1689, moyennant finance ou autrement, à la réserve toutefois de ceux qu'elle jugerait à propos d'excepter en considération de services rendus à l'Etat, la suppliante a cru que pour lui assurer et a sa famille l'effet et la grâce portés par lesdites Lettres du mois de mai 1712, il était nécessaire que Sa Majesté eut la bonté d'expliquer ses intentions ; requérait à ces causes la suppliante qu'il plut à Sa Majesté déclarer qu'EIle n'a entendu comprendre dans la révocation portée par l'édit du mois d'août 1715 les lettres d'anoblissement accordées à Gabriel de Giris, son mari, pour les causes et motifs énoncés aux Lettres, vu lad. requête, les Lettres patentes du mois de mai 1712, l'édit du mois d'août 1715, ouï le rapport et tout considéré, Le Roi étant en son Conseil, de l'avis de Monsieur le Duc d'Orléans, régent, a déclaré et déclare n'avoir entendu comprendre dans la révocation portée par ledit du mois d'août 1715 les Lettres de noblesse accordées and. S. de Giris de Chatenet au mois de mai 1712, ce faisant Ordonne Sa Majesté que lad. veuve et ses enfants jouiront de l'effet desd. Lettres tant et si longtemps qu'ils ne feront acte de dérogeanee, sans qu'ils puissent être troublés ni inquiétés à ce sujet pour quelque cause et prétexte que ce puisse être. Et pour l'exécution du présent arrest toutes Lettres nécessaires seront expédiées si besoin est.

Fait au Conseil d'Etat du Roy, Sa Majesté y étant tenu, à Paris, le vingt août mil sept cent dix-neuf.

Phelypeaux.

Gabriel de Giris de Chastenet était chevalier de l'Ordre de Saint-Louis.

Le 18 septembre 1714, il fut enterré dans l'église de Saint-Vincent Jalmoutier (11). Son acte de décès, dressé par le curé Rochon et conservé aux archives de cette commune, lui attribue l'âge d'environ soixante ans et se termine par cette mention « Lequel demeurait à La Font du Vivier, paroisse de Saint-Privat des Prés (12). » Il s'y trouve désigné sous le nom de Giry de Chastenet.

De son mariage avec Marie-Anne Bardon de Segonzac, il avait eu six enfants. Une de ses trois filles, Cathenne-Antoinelle, épousa en 1723 Bertrand de Sanzillon Mensignac.

1729.
Louis de Bridat de la Pradelie, sr de la Barrière, à Périgueux.
Avait servi six années au régiment de Beaujolois comme lieutenant.

15 avril 1735
Jean Durieux ou du Rieux, écuyer sr de la Couture (13), présenté par M. de Fortisson.
Fit les campagnes de 1743 à 1747. Blessé à Dettingen.
Premier sous-brigadier, 9 août 1766.
Nous avons noté un De la Couture, chevau-léger, ayant fait les campagnes de 1734-1735, mort à Château-Thierry le 9 avril 1743.

16 décembre 1738
Jean de Bridat, écuyer sr de la Barrière, proposé par Mr soit père.
A été dix-huit mois cadet au régiment de Champagne. Second porte-élendard, 9 août 1766.
Décédé, 8 novembre 1781.
Son fils Jean, âgé de treize ans, fut admis surnuméraire aux Chevau-Iégers le 24 avril 1765.

1740.
Vers cette époque servait Louis-Ferdinand de Saint-Eloy de Rochon, de La Linde en Périgord, qui fit notamment les campagnes de 1744 à 46 et 48.

De même, François de Puiffe sr de Fermigier, maréchal des logis, breveté mestre de camp, chevalier de Saint-Louis, décédé au château de Pensol le 18 juin 1751 (14).

25 juillet 1743.
François de Malet de Chatillon de la Jorie, baptisé le 14 mai 1710 à Cornille, fils d'Antoine chevalier sr Chastenet, de la Garde, etc. et d'Elisabeth de Beaupoil de Sainte-Aulaire.
De la branche aînée des Malet.
Avait été quinze mois cadet au régiment de lîrelagnecavalerie, et six ans lieutenant au régiment de Poitou-infanterie. Campagne de 1743.
Adresse à la Grosle (Angoumois) et à la Jorie par Saint-Pardoux la Rivière.
Campagnes de 1744, 45, 47, 48.
Ayant fait la campagne de 1761 avec le détachement des chevau-Iégers, il reçut une des trois croix de Saint-Louis destinées au détachement (Souvenirs du marquis de Belleval, p. 65).

25 août 1743
Charles de La Roussie de La Pouyade, né en 1727 à La Pouyade par Saint-Pardoux la Rivière, « fils et petit-fils de M de La Poyade qui sont morts chevau-légers après avoir servi avec distinction dans la Compagnie ». (M. de La Pouyade père (15) mourut le 1er mai 1733.)
Surnuméraire à Versailles, novembre et décembre 1744. Campagnes de 1745 à 47. De quartier en 1748. Servait encore en 1763. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Mort à 62 ans en 1789 et inhumé dans l'église de Saint-Angel. Il ne laissa que des filles de Suzane de Chasteigner de La Rocheposay (16).

4 mars 1744
Louis de Lamberterie chevalier sgr du Chaylard, à Ruffignand (17) en Périgord.
Suivit le Roi dans la campagne de 1744. Fit les campagnes de 1745-46, et fut fait prisonnier à la fin de la dernière. Campagnes de 1747-48.
Décédé le 14 janvier 1700.

24 avril 1744
Jean Le Blanc écuyer sr de Saint-Just, à Périgueux, né le 1er août 1718 et baptisé le 7 à Saint-Just, paroisse de Brouchaud (18), fils d'Antoine et de Marie de Bancs.
Campagnes de 1745 à 47. De quartier en 1748.
Brigadier, 5 juin 1785 capitaine de cavalerie. Réformé avec brevet de mestre de camp, 1er octobre 1787.
Chevalier de Saint-Louis, 26 mai 1770.
Mort à Quiberon avec son fils Pierre-Nicolas, qui servit lui aussi aux Chevau-légers de la Garde (1773-1778) avant de devenir garde du Corps du Roi a la Compagnie de Luxembourg (19).
Il avait épousé le 24 novembre 1751 Marguerite d'Alesme de Vige et eut pour fils Nicolas, né au repaire noble de Vige, paroisse de Sorges, le 23 octobre 1764, et marié en 1783 à Serges avec Françoise-Madeleine Levallois, originaire de l'île de Saint-Domingue, morte en 1787.

28 novembre 1744
Henri de Chambon baron de Lissac sgr de Cendrteux, à Périgueux.
Campagne de 1746. Fait prisonnier dans la campagne de 1747, Campagne de 1748. Retiré, 23 février 1759, ayant obtenu une compagnie de cavalerie au régiment d'Henrichemont. Congé absolu, 16 avril 1759.

1er avril 1750
Louis de Testard de la Caillerie, né à Paris, paroisse Saint-Laurent, le 28 décembre 1734, fils de Bertrand et d'Antoinette-Françoise Pesne
D'une famille du Périgord. Sa tante Calherine, née à Léguilhac de Lauche, fut reçue demoiselle à Saint-Cyr en 1700; trois cousines et sa jeune sœur Apolline-Antoinette y furent également reçues.
Présenté, avril 1748. N'a point fait la campagne à cause de sa grande jeunesse.
Se trouva à la tète des exercices de l'Hôtel, à Versailles. Mort, 9 lévrier 1763.

1er juin 1750
Jacques de Jay de Beaufort, de Barrière et de Malvi, né le 4 août 1731, fils de Pierre chevalier sgr de Beaufort et d'Elisabeth du Puy de Barrière, baptisé à Sainl-Front de Périgueux.
Servit aux Chevau-légers jusqu'au 30 septembre 1787.
Chevalier de Sainl-Louis, 24 juin 1775.
Emigra à Coblence. Campagnes de 1792-93, comme fourrier major à la 1re compagnie noble d'ordonnance du Roi.
Maréchal de camp, 14 avril 1815.
Retraite de lieutenant-colonel, 5 juin 1816.
Mort à Périgueux, paroisse de la Cité, 7 novembre 1823.
Epoux delle de Paty.

15 septembre 1751.
Jacques Claude sr de Lenelle et de la Roderie, né le 4 décembre 1734.
Enseigne aux Gardes-françaises.
Congé absolu, 12 avril 1759.

1er avril 1754.
Louis-Marie-Anne de Talleyrand de Périgord, né à Paris, paroisse Saint-Sulpice, le 11 octobre 1738, fils de Daniel-Marie-Anne marquis de Talleyrand comte de Grignols, colonel du régiment de Normandie, brigadier d'année, tué au siège de Tournay en 1745, et de Marie-Elisabeth Chamillart.
Retiré surnuméraire, 10 juillet 1756.
Voir sa biographie aux Maréchaux de camp.

19 avril 1754.
Zacharie D'Amelin de la Sartie ou la Sarretie, né à Brive (Bas Limousin) le 22 février 1737, de Joseph et de Marie de Brounie.
Présenté à Mgr le duc de Chaulnes, le 19 avril 1754.
Fils unique. A perdu Monsieur son père.
Présenté au roi le 3 juin 1754 et admis surnuméraire.
Mort le 20 juin 1754.
Son grand-père Jean d'Amelin seigneur de Rochemorin était viguier de Sarlat.

3 juillet 1754.
François de Tauzia, né à Saint-Martin de Flaujagues, diocèse de Bazas (20).
Son grand-père, anobli en 1703, demeurait paroisse de Saint-Séverin, juridiction de Montravel en Périgord.

25 juillet 1754.
Louis Cosme comte de Beaupoil de Sainte-Aulaire, né en 1741 à Condat-sur-Vezère.
D'après les notes de Clairambault, la famille était originaire de Bretagne et acquit la seigneurie de Sainte-Aulaire en Bas-Limousin. Louis marquis de Sainte-Aulaire, maréchal de camp, colonel du régiment d'Enghien-infanterie, tué au combat de Rumersheim (Alsace) en 1709, ne laissa qu'une fille mariée dans la maison d'Harcourt-Beuvron. Il y eut les branches de Lanmary, de Fontenilles, de Castelnouvel.
Cosme fut présenté aux Chevau-légers par son oncle, aumônier de la Reine. Il commença ses exercices le 25 septembre 1754. Il se retira comme surnuméraire, par congé, le 5 mai 1757.
Nous avons donne sa biographie aux Gardes du Corps (Cie de Villeroy) et dans la Chronologie des Maréchaux de camp, pages 88-90. La 1re Restauration le créa lieutenant général des armées du Roi.

28 août 1754
Jean de Constantin de Pechegut de Montégu, né le 18 juillet 1738, baptisé le 20 à Capdrot diocèse de Sarlat, fils de Pierre et de Marie de Saint-Clar.
Présenté par M. de Laval, capitaine d'infanterie, lieutenant de roi de la place d'Aire.
Arrivé à l'hôtel le 28 août 1754.
Agréé de Mgr le duc de Chaulnes.
Adresse de Mr son père à Monpazier.
Il vota pour l'élection des députés de la noblesse aux Etats-Généraux. Du château de Marsalès en Périgord, il écrivit le 20 juillet 1791 pour s'offrir lui-même avec son gendre comme otages de Louis XVI (21). Il émigra deux mois plus tard et fit à l'armée des Princes la campagne de 1792.
Chevalier de Saint Louis.
Mort en 1826.
Il avait épousé en 1702 Marie-Valérie de Paty de Luziers. D'où une fille, Marie-Thérèse, unie à J.-F. Deshoms de Favols.

29 septembre 1754.
Pierre-Paul de Méredieu d'Ambois de Naillac, né le 16 août 1737, baptisé le 17 à Saint-Front de Périgueux, fils d'Eymeric sgr d'Ambois, Borie Bru, etc., et d'Elisabeth de Vaucocour de Naillac.
Avait eu deux parents, Pierre et Eymeric, anciens lieutenants au régiment de Cambrésis, reçus chevau-légers en 1720 et 1721.
Présenté le 10 septembre 1754, proposé par M. de Teslard, a commencé ses exercices le 29 septembre.
Retiré par congé absolu, 10 octobre 1759. Va en Russie « aïant eu une place d'écuyer de l'impératrice de Russie ». Rentré, fin novembre 1760, en conservant son rang. Rayé, n'ayant pas joint pour faire la campagne de 1761. Naillac fit alors différents voyages à Vienne, à Varsovie, en Suède, Danemark, Hollande et Angleterre, où il se lia avec Dumouriez en 1766.
Conseiller d'ambassade à Vienne, en 1771. Il se trouva ensuite à Moscou. A la fin de 1776, le chevalier de Corberon, charge d'affaires de France en Russie, notait que le chevalier de Naillac, agent du Ministère des Affaires étrangères, roulait le monde avec 10.000 I. de pension, et qu'il envoyait au ministre « un tas de notes absurdes, mal digérées et recueillies à la hâte dans les sociétés » (22). En 1789, il se rendit à Venise, où le comte d'Espinchal, qui l'avait connu à Paris, le rencontra au mois de mai 1790 : « Je trouve ici établi depuis quelques mois le baron de Naillac avec son épouse. Ils étaient en Dauphiné, à Valence. Naillac y avait accepté la majorité de la garde nationale et en est parti depuis le massacre du marquis de Voisins, colonel d'artillerie et maréchal de camp. Quoique Naillac assure de la pureté de ses principes, cependant il ne passe pas à Venise pour être très pur, et je n'ai pas été contenl de ses raisonnements sur nos affaires (23). » Choisi par le Roi le 12 ou 13 juin pour remplacer Dumouriez, et connu de Marie-Antoinnette, le baron de Naillac ne fut qu'un instant ministre des Affaires étrangères. Quand il arriva à Paris, il ne put prendre possession de son poste, auquel avait été appelé, le 14 juin, M. de la Garde marquis de Chambonas. On l'envoya ministre à Gènes le 1er juillet, et il y fut remplacé le 18 décembre (24).
Il commanda la garde nationale de Périgueux, vint à Marseille en juin 1793, passa en Toscane et à Naples. En 1797, il demanda sa radiation de la liste des émigrés.
Une pension de 2.400 l. lui fut concédée le 24 mai 1803 pour 27 années de service.

1er avril 1755
Jean-Baptiste du Lau marquis d'Allemans, àgé de 15 ans à la Saint-Jean prochain.
Présenté par M. le comte d'Allemans, rue Garancière près Saint-Sulpice à Paris.
Arrivé à l'hôtel, 1er avril 1755.
Retiré surnuméraire, 1er octobre 1756.
Passé enseigne aux Gardes-françaises, 1759.
A eu son congé absolu, 20 novembre 1760.

Il y avait aux Chevau-légers, à la même époque, Charles de Gontaut de Monferrand, de Montréal (25), né en 1737, reçu à dix-huit ans, ayant cessé ses exercices le 11 septembre 1755 et pris son congé absolu le 5 avril 1757, rentré en 1707, chevalier de Saint-Louis, mort en 1787, et Jean de Gontaut de Montferrand, reçu à dix-sept ans, qui prit un congé absolu le 29 avril 1761 et se retira cornette au régiment de Crussol-cavalerie.

16 mai 1755
Jean de Calvimont, né le 29 janvier 1739 à Saint-Martial diocèse de Sarlat, fils de Jean chevalier qualifié seigneur et baron de Belcastel et de Saint-Martial, et de Marie-Elisabeth de Peyronenc de Saint-Chamaran.
Proposé le 21 avril 1755 par M. Poinsonet, sous-brigadier des gendarmes de la Garde du Roi.
Arrivé à l'hôtel le 16 mai 1755.
Présenté au roi, 20 mai 1755.
Son grand-père, Jean de Calvimont, avait été six ans mousquetaire du Roi en la 1re compagnie en laquelle ses trois frères servaient depuis plusieurs années en 1666.

6 décembre 1755
Henry de Tauzia de Monbrun, né le 21 avril 1740 à Longwy, diocèse de Trêves, dont le père, originaire du Périgord et seigneur de Monbrun en Dordogne, avait été major au régiment de Sassenage.

7 avril 1757
Nicolas-François-Camille de Lambertie comte de Torniolle, né à Nancy le 27 novembre 1739, fils d'un chambellan du roi de Pologne, petit-fils d'un capitaine des gardes du corps du même roi, arrière petit-fils d'un gouverneur de Nancy. Il appartenait à une maison originaire du Périgord qui s'était, dès le commencement du XVIe siècle, partagée en diverses bandes répandues en Guyenne, Poitou, Limousin, et alliée notamment aux D'Aydie et aux D'Abzac de Ladouze.

2 avril 1758.
Antoine-Joseph de la Romagèe marquis de Roncessy, du château de Filolie près Thiviers.
Agé de seize ans, neveu de M. l'Evêque de Tarbes, proposé par le baron de Planeau, arrivé a l'hôtel le 2 avril 1758, ayant fait ses preuves le 25 juin 1758.

1er février 1759.
Hilaire de Vaucocourt, âgé de 28 ans, ancien officier d'infanterie, décédé le 20 octobre 1764.

1er juin 1759
François de Montozon chevalier seigneur de Puydegand et de Monchâteau né le 7 juillet 1731 et baptisé le 8 à Saint-Front de Périgueux, fils de François écuyer seigneur de Rimolas et de Puydegaud, et de Marie-Berthe de la Coste. Commence son service, 16 octobre 1759.
Réformé, 1er octobre 1787.

23 juin 1759.
Charles Pasquel de Saint-Meymy, page de la Grande Ecurie, âgé de dix-huit ans.

15 décembre 1760 ou 11 janvier 1761.
Louis-Joseph de Pourquery, de Liorac, âgé de seize ans trois mois, né le 18 octobre 1743.
Réformé, 1er janvier 1776.
Il fut parrain le 3 décembre 1772 dans un baptême célébré à Périgueux, paroisse Saint-Front.

6 avril 1761
Jean de Boulède, de Bergerac, né le 27 février 1734, relire le 30 décembre 1770, et autre Jean de Boulède, âgé de dix-neuf ans, retiré le 12 novembre 1703.

1er octobre 1762
François du Rieu, né à Coursac le 10 juin 1749 (ou le 14 octobre 1747 selon d'autres documents), fils de Jean écuyer seigneur des Rives cl de la Couture, el de dame Antoinette de Gravier.
Présenté par son oncle, il fut admis le 1er octobre 1762 (ou seulement le 18 août 1763).
Il était pelit-fils de François du Rieu, écuyer seigneur de la Couture, successivement mousquetaire du Roi dans la 2e compagnie el gendarme de la Garde de Sa Majesté arrière petit-fils de Pierre écuyer, seigneur de Marsaguet, de la Couture et des Rives, gentilhomme de Sa Majesté, anobli au mois de juin 1653 pour les services importants rendus au Roi dans les mouvements du Périgord, et maintenu dans sa noblesse, en 1667. Pierre du Rieu était fils de noble Jean du Rien seigneur de la Couture et des Rives, et de Marguerite de Montmège, très proche parente de Jean de Souillac, Ve du nom, seigneur de Montmège, etc, capitaine-colonel des Cent Suisses de la Garde du Roi, lieutenant-général de ses armées, conseiller d'Etat, nommé chevalier des Ordres du Roi le 15 janvier 1652 el mourut en 1655 sans avoir été reçu.
Il émigra en 1791 et se retira à Coblenz, où son fermier du Pont-d'En-bas, François Guimard, lui porta depuis le Périgord une soixantaine de louis d'or cousus « entre le bois et la futaine » dans chaque bouton de sa veste et de son gilet. L'académicien René Bazin a raconté dans La douce France la louchante histoire de celle odyssée à l'époque révolutionnaire.
Il mourut à Marsaguet, commune de Razac-sur-l'Isle, le 16 mai 1812.
De son mariage avec Claudine-Claire de Doenneraël, il avait eu huit entants. L'un d'eux, Joseph Charles, né à Coursac le 6 mai 1789, officier payeur, enleva un drapeau espagnol à l'affaire de Visillo le 8 juin 1823, comme nous l'avons signalé à l'époque du centenaire, le 28 mai 1923. Son petit-fils Philibert (1807-1890) a été conseiller général de Vergt. Son arrière petit-fils Alexandre, né a Saint-Martial de Valette le 27 septembre 1848, précepteur du duc de Vendôme, a été professeur à la Faculté libre de droit d'Angers où il fut le collègue de René Bazin il fut nommé en 1900 chevalier de l'Ordre de Pie IX.
A la même date du 1er octobre 1762, son frère cadet Jean du Rieu de la Couture, né à Coursac le 16 janvier 1750 (ou 1752), fut présenté également par son oncle, mais il ne devait prendre rang qu'après l'âge de quinze ans « qui seront révolus le 16 janvier 1765 ».
Celui-ci fut chevau-léger d'octobre 1765 à septembre 1787. Il eut rang de chef d'escadron et devint chevalier de Saint-Louis.
Emigré lui aussi en 1791, il servit à l'armée des Princes, dans la 1re compagnie noble d'ordonnance, et à l'armée de Coudé, de 1795 à 1801, dans la cavalerie noble.
Il mourut à la Couture en 1834.

Furent inscrits surnuméraires : le 29 juin 1763, Gabriel-Isaac de Sollière, de Nanteuil, demeurant à Mareuil, et La Croix de Saint-Aulaire du Repaire, âgé de 21 ans, des environs de Mareuil; le 5 avril 1764, Jean de Briançon, 16 ans, du château de Perron, près Bergerac; le 12 mai, Jean-Geoffroy de Leymarie, 17 ans, page de la Grande Ecurie le 5 juin, Jean-Léonard de Clergeau, 21 ans, de Périgueux le 24 avril 1765, Jean de Bridat, de Périgueux, fils du brigadier; le 1er mars 1765, Jean Giversac de Nadal, 20 ans, de Bergerac, et Jean-Martin chevalier de Nadal, 19 ans, de Bergerac le 27 mars, Gabriel Rochon de Vormezelle de Queyssac, 16 ans, de Bergerac, élève de l'école royale militaire.

16 juin 1764.
Jean de Benoist de Manon, né le 3 décembre 1745, baptisé le 8 à Coursac, fils de Jean-Joseph chevalier seigneur de Manou et de Laubresset, el de dame Françoise de La Bonne delle de la Roche.
Le 12 décembre 1769, il épousait à Périgueux, paroisse Saint-Front, Suzanne-Catherine de Roche delle de la Veixière.

21 décembre 1765.
De Regniac (Rignac) de Vassal, de Montignac-le-Comte, ayant servi dans les Gardes du Roi.
La généalogie de cette famille mentionne Jean-Armand de Vassal Rignac, fils de Jean et d'Isabeau de Mirandol, demeurant au château de Rouflac, paroisse Saint-Pierre de Montignac en Périgord. Il fut l'un des 200 chevau-légers de la Garde du Roi et chevalier de Saint-Louis. De son mariage, en 1775, avec Marie-Claire d'Abzac de Limeyrac, ancienne élève de Saint-Cyr et sœur des célèbres écuyers, il laissa trois fils.

11 juin 1767.
Jean-Nicolas de Gratereau des Groges, né le 13 août 1751, baptisé à Saint-Pardoux de Mareuil (26), fils de Jean-Philippe chevalier sgr des Groges, lieutenant dans le régiment Royal-Carabiniers, et d'Anne-Radegonde de Marcillac (27).
D'après Clairambault, il était petit-fils de Jean-Baptiste chevalier seigneur des Groges, Beaulieu, la Gotherie, lieutenant-colonel du régiment Royal-Carabiniers (28), chevalier de Saint-Louis, maintenu dans sa noblesse en 1716 sur titres remontant à 1543.
Surnuméraire aux Chevau-légers jusqu'au 26 juillet 1773.
Emigra en 1791 et servit à l'année des Princes et à l'armée anglaise.
Les immeubles qu'il possédait sur la commune de Trélissac, deux métairies aux Maurilloux et le moulin du Mounard, furent déclarés biens nationaux et vendus aux enchères.
Coinmissionné capitaine de cavalerie, 8 février 1797 avec rang du 1er janvier 1793.
Chevalier de l'ordre de Saint-Louis.
En 1789, il épousa Melle Jourdin de Rouffiac, près La Rochefoucauld (Charente).

1768.
Guillaume-Marie de La Rochc-Aymon. né le 27 juillet 1753 a Paris.
Rang de capitaine de dragons en 1771. Mestre de camp de Belsunce-dragons, 1777. Aide de camp de Monsieur pendant l'émigration. Maréchal de camp, 28 novembre 1792. Lieutenant-général, 30 août 1814.

2 avril 1769.
Claude Grand de Luxolière, 17 ans, de Tintéliac (29).
Surnuméraire jusqu'en 1770.

1769.
Jean Baptiste de Foucauld de Dussac, né le 26 octobre 1746.
II était seigneur de Dussac, Vaux et autres places. Capitaine, 1780. Réformé, 1787. Emigré, 1791, il fit, la campagne de 1792 à l'armée des Princes, et celles de 1791 à 1801 à l'armée de Condé.
Chevalier de Saint-Louis, 1796.
Epousa en 1766 Marie de Lascoups delle du Cluzeaud, de la paroisse de Saint-Georges de Monclar.
Mort en 1827.

3 février 1776.
Jacques de Vassal de Montviel, né le 5 décembre 1738 à Cadillac, diocèse d'Agen.
Garde du Corps du Roi depuis le 2 juin 1756.
Chevalier de Saint-Louis. Mort en émigration.
Il avait épousé à Rions (Bordelais), en 1768, Melle de Raoul. D'où sept enfants dont trois fils. L'un d'eux, J.-B. François, émigré avec lui, fut plus tard député du Lot-et-Garonne, et mourut en 1853.
Deux filles de Jacques de Vassal furent élevées à Saint-Cyr. Une autre naquit en 1785 à Razac en Périgord.

28 novembre 1778.
Estienne-Antoine-Marc-Richard du Tour, né a Bordeaux le 24 juin 1744, et son frère Joseph du Tour, né à Mauzac, diocèse de Périgueux, le 29 octobre 1747. Ils étaient fils d'Etienne-Marc-Antoine, écuyer, capitaine d'une compagnie de dragons blancs et commandant du quartier des Terriers Rouges à Saint-Domingue, et de Renée Sauvage.

12 juin 1778
Bertrand de La Brousse, né le 3 novembre 1762, baptisé le 15 décembre en l'église paroissiale Saint-Brice de Proissans, diocèse de Sarlat, fils de Pascal-François chevalier sgr de Messès, Barettes et La Combe, ancien mousquetaire de la Garde ordinaire du Roi, et de Louise de Salès.

11 septembre 1784.
Léonard-François de Belhade, né le 2 décembre 1770 à Cumond, de François chevalier sgr du Dezert el de la Motte, et de Anne d'Arlot de La Linde, petit-fils de Jean capitaine au régiment de Beauvaisis, arrière petit-fils de François. Ensuite servit dans la garde constitutionnelle de Louis XVI. Guillotiné à Paris le 3 juillet 1794, place de la Barrière du Trône, et inhumé au jardin de Picpus.
Il avait épousé Melle Perier : d'où deux enfants (30).

A cette liste, déjà longue, on pourrait encore ajouter Léonard Jarrige de La Morélie (31), écuyer sgr de Masvieux, baptisé le 1er décembre 1749 à Saint-Yrieix, mort a Liège le 22 mai 1793.

De son mariage en 1780 avec Louise-Damienne de La Vergne, naquirent plusieurs enfants, notamment une fille qui épousa M. J.-B. Tenant de La Tour (32).

Pierre de Gentil de la Faye (1746-1824), du village de la Faye, paroisse de Quinsac en Limousin, près de Saint-Yrieix.

Paul de Manny, écuyer, chevalier sgr de Beaumont, de la paroisse de Charmant en Angouinois, marié en 1780, à Léguillac de Cercles, avec dame Jeanne Dumais.

Philippe Cadiot de Saint-Paul, chevalier sgr d'Apremont, la Cotte, Juillaguet et autres lieux, marié en 1780, à Saint-Pardoux de Mareuil, avec Madeleine Gratereau delle de Laprade.

Les Chevau-légers portaient un habit écarlate galonné d'or. Leur étendard, blanc, bordé d'or, représentait Jupiter foudroyant les géants cl portail ecllc inscription : Sensere gigantes.

Les Chevau-légers avaient une brillante réputation. Ce sera toujours, observait le chevalier de Chabo en 1749, un escadron d'élite, très courageux, très bien monté et très bien exercé. Ils furent réduits à un demi-escadron le 19 janvier 1770, et supprimés le 30 septembre. 1787.

Rétablis en juillet 1814, ils furent licenciés par la deuxième Restauration, le, 1er janvier 1816.

Nous citerons parmi ces derniers, Pierre-Alphonse comte de la Roque de Mons, né à Bergerac, fils aîné du député de la noblesse, aux Etats-généraux, qui s'était réfugié à Bordeaux pendant les Cent-Jours et se signala comme un des principaux auteurs du mouvement du 12 juillet 1815, en obtenant, au Roi, du chef de bataillon Boisson, au milieu des soldats de Clauzel, que le drapeau tricolore fût abattu sur la place de la Comédie. Rentré à Paris le 7 août, il reçut la croix de Saint-Louis le 30 décembre de la même année; il avait le grade de capitaine de cavalerie.

Citons également Charles-Hippolyte de La Chapelle, né a Versailles, paroisse Notre-Dame, le 20 octobre 1784, fils de messire Charles-Gilbert de La Chapelle, ancien capitaine de cavalerie, premier commis de la Maison du Roi, secrétaire des commandements de Mgr le Dauphin, et « de delle Marie-Emilie Leschevin, son épouse ». Il devint chevalier de la Légion d'honneur le 14 février 1815 et officier du même ordre le 1er mai 1821. Entré au service en qualité de gendarme dans la compagnie d'ordonnance de M, de Montmorency le 4 octobre 1806, nommé sous-lieutenant au 3e Cuirassiers le 16 juillet 1807, démissionnaire le 16 janvier 1809, il passa maréchal des logis dans la Garde nationale à cheval de Paris le 1er avril 1814, puis entra dans la compagnie des chevau-légers de la Garde du Roi en qualité de maréchal des logis, nommé chef d'escadron le 24 août 1814. Il fut nomme lieutenant général d'épée de la compagnie des gardes de la Prévôté, de l'hôtel du Roi le 1er février 1815 et eut ensuite le titre de commandant de la Prévoté de l'Hôtel.

Il mourut le 12 février 1829.

Notes :

1. M. de Clairambault, avocat général, conseiller honoraire de la Cour des aides de Guyenne, généalogiste des Ordres du Roi, certifiait que le candidat présenté avait la qualité requise pour être reçu chevau-léger.

2. Mis L. R. de Belleval, Souvenirs d'un Chevau-léger du la Garde du Roi, publiés en 1866 par son arrière petit-fils (in 8° de 823 pages).

3. Fonds Clairambault, volumes 812 et 820 (Bibl. Nat., Manuscrits).

4. Village de la paroisse de Sainte-Marie de Teilhoux (Teillots, canton d'Hautefort).

5. Commune du canton de Verteillac, arrondissement de Ribérac.

6. Commune du canton de Saint-Astier, arrondissement de Périgueux.

7. Paul Huet, Alamigeon en Périgord, p. 19.

8. Elles sont mentionnées par A. de Froidefond, Armorial de la noblesse du Perigord, I, 236.

9. Le combat de Leuze, livré par 28 escadrons (Duc de Luxembourg) contre 75 escadrons (Prince de Waldeck), eut lieu le 11 septembre 1691. Celui de Steinkerque est du 3 août 1692 la bataille de Newinde, du 29 juillet 1693.

10. Ces trois batailles furent livrées les 23 mai 1705, 11 juillet 1708 et 11 septembre 1709.

11. Commune du canton de Saint-Aulaye.

12. Commune du canton de Saint-Aulaye.

13. La Couture, commune de Manzac sur Vern, canton de Saint-Astier.

14. D'après une communication de M. Bourrinet. Bull. Soc. hist. P., 1926, p. 77.

15. Pierre de la Roussie, né en 1685, fils de Pierre et de Jeanne Gay de Nexon, pupille de l'abbé de la Jartre son oncle, avait épousé Gabrielle de Nesmpmd. Cf. Comte de Saint-Saud, Les La Roussie de La Pouyade, Bulletin de 1924, p. 373.

16. Comte de Saint-Saud, Op. cit.

17. Rouffignac, commune du canton de Montignac.

18. Brouchaud, commune du canton de Thenon.

19. Cf. Nos Gardes du Corps, p. 105.

20. Canton de Pujols, arrondissement de Libourne (Gironde).

21. Bull, de la Soc. Hist. et arch. du Périgord, 1925, p. 206, étude du baron Yves de Constantin.

22. Journal intime publié en 1901. Tome II, p. 46.

23. Journal d'émigration du comte d'Espinchal publié par E. d'Hauterive (1912), p. 119.

24. Il avait été aussi ministre de Deux-Ponts.
Sa carrière diplomatique mériterait une étude spéciale pour laquelle les Correspondances du Ministère fourniraient des détails nombreux. Cf. Fréd. Masson, Le Dépt des Affaires Etrangères pendant la Révolution.

25. Château de Montréal, cummune d'Issac, canton de Villamblard.

26. Commune annexée à Mareuil, où se trouve le château de Beaulieu, près la gare de Mareuil-Gouts.

27. Elle mourut à Périgueux, dans la maison de réclusion, en 1794.

28. Il fut aussi ordonné brigadier ds cavalerie en 1748, Cf. notre Chronologie des Brigadiers des armées du Roi.

29. Tenteillac, commune de Bourg-des-Maisons.

30. Bull. de la Soc. hist. du Périgord, 1925, p. 169, communication de M. de Saint-Saud.

31. Château de la Morélie, paroisse de Payzac.

32. P. Huet, Additions aux généalogies des familles d'Abzac et de Jarrige.

Source : Le Périgord militaire, de Joseph Durieux.

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09 novembre 2015

Liste des trente contribuables les plus imposés

Charente sous le Premier Empire : liste des trente contribuables les plus imposés

1) Marchais-Laberge, fils aîné, domicilié à Angoulême, 5.433 francs de contributions.
2) Arnaud-Ronsenac, père, domicilié à Angoulême, 5.130 F de contributions.
3) Dassier, domicilié à Luxé, 5.000 francs de contributions.
4) Tryon-Montalembert, domicilié à Angoulême, 4.792 francs de contributions.
5) Peyroche Léonard, domicilié à Saint-Quentin, 3.985 francs de contributions.
6) Dupont-Chaumont Pierre-Antoine, domicilié à Paris, 3.506 francs de contributions.
7) Martel Jean (aîné), domicilié à Cognac, 3.496 francs de contributions.
8) Frétard-Descoyeux, domicilié à Cherves-Richemont, 2.971 francs de contributions.
9) Duverrier-Boulzat, domicilié à Pleuville, 2.674 francs de contributions.
10) Rocquard des Dauges Jérôme, domicilié à Chassenon, 2.535 francs de contributions.
11) Roy François, domicilié à Segonzac, 2.512 francs de contributions.
12) Guimard-Puyfrançais Élie, domicilié à Angoulême, 2.451 francs de contributions.
13) Lépinière, domicilié à Empuré, 2.441 francs de contributions.
14) Prevost-Touchimbert, domicilié à Ruffec, 2.321 francs de contributions.
15) Dulau Philippe, domicilié à Saint-Projet, 2.242 francs de contributions.
16) Guillet Louis, domicilié à Julienne, 2.235 francs de contributions.
17) Maulde-L'Oisellerie, domicilié à La Couronne, 2.137 francs de contributions.
18) Le Musnier-Deraix, domicilié à Angoulême, 2.102 francs de contributions.
19) Rondaud Daniel, domicilié à Segonzac, 2.095 francs de contributions.
20) Larapidie-Tisseuil Étienne, domicilié à Chirac, 2.072 francs de contributions.
21) Pougeard-Dulimbert, domicilié à Confolens, 2.039 francs de contributions.
22) Delage Jean-François, domicilié à Brossac, 1.883 francs de contributions.
23) Garnier-Laboissière, domicilié à Ruffec, 1.864 francs de contributions.
24) Martel Frédéric, domicilié â Cognac, 1.832 francs de contributions.
25) Mérigeau Pierre, domicilié à Champagne-Mouton, 1.829 francs de contributions.
26) Prevost-Maisonnais, domicilié à Abzac, 1.773 francs de contributions.
27) Dansays Paul, domicilié à Esse, 1.749 francs de contributions.
28) Babaud-Lacroze Pierre, domicilié à Confolens, 1.705 francs de contributions.
29) Otard Jean-Baptiste-Antoine, domicilié à Cognac, 1.700 francs de contributions.
30) Gaboriaud Pierre, domicilié à Saint-Médard, 1.679 francs de contributions.

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04 novembre 2015

Histoire de Maisonnais (Haute-Vienne)

Maisonnais. — Etait autrefois une paroisse dont l'église était, comme aujourd'hui encore, sous le patronnage de saint Pierre-ès-Liens ; l'évêque de Limoges y nommait les titulaires, au moins depuis 1509. C'est actuellement le chef-lieu d'une commune et d'une paroisse de 1,677 habitants, ayant une étendue de 3,189 hectares. Ce nom lui est commun avec d'autres localités ; telles sont : Maisonnais, canton et arrondissement de Melle (Deux-Sèvres) ; Maisonnais, canton du Chatelet, arrondissement de Saint-Amand (Cher).

L'église est en style roman du XIe siècle. Le choeur actuel, voûté en coupole, était autrefois surmonté d'un clocher, que la foudre a détruit en partie vers 1820. Ce qui en resteest assez remarquable, mais en mauvais état : trois arcs romans ornent chaque face. Les contreforts plats, les chapiteaux historiés, les colonnes demiengagées, indiquent suffisamment l'ancienneté de cette partie de l'église.

Lès deux travées de la nef sont voûtées en berceau ; leurs contreforts sont plus massifs que ceux du choeur, et ont été ajoutés . postérieurement à la construction primitive. Les différences qu'on observe dans l'architecture de la nef annoncent une moins grande ancienneté. Le portail est placé au nord.

Du côté du midi, un large collatéral, composé de trois travées, s'étend parallèlement au choeur et à la nef, avec lesquels il communique par trois arcades ogivales légèrement surbaissées. Ce collatéral, dont les voûtes sont à nervures, porte tous les caractères du XVe siècle. Le mur extérieur, percé de trois fenêtres ogivales, a été reconstruit en 1855. Ces trois fenêtres sont ornées de vitraux sortant des ateliers de M. Lobin, de Tours.

L'autel principal, de construction récente, est en pierre calcaire et-en style roman. Au milieu est sculpté en relief un Christ byzantin, la tête ornée d'un nimbe crucifère, tenant l'Evangile de la main gauche et bénissant de la droite. La fenêtre qui le surmonte est garnie d'un vitrail représentant le patron, saint Pierre-ès-Liens : c'est l'oeuvre de M. Gesta, de Toulouse.

L'autel de la Sainte-Vierge, placé à l'extrémité du collatéral, est en marbre blanc, et date seulement de quelques années.

Cette église, comme toutes celles de cette époque, qui sont très nombreuses dans cette contrée, avait autrefois un choeur en forme d'abside ; on peut s'en convaincre en examinant les détails de la maçonnerie et les fondations qui existent encore. Nous ne connaissons ni l'époque ni la cause de sa destruction. Toutefois, lorsqu'on construisit le mur qui la termine aujourd'hui au levant, on mit de chaque côté, au haut d'un contrefort placé derrière le choeur, deux sculptures anciennes en relief, représentant l'une saint Pierre, tenant les clefs symboliques, l'autre, un évêque en chasuble, portant le bâton pastoral, qui doit représenter saint Martial, que le prince des apôtres envoya en Limousin.

En 1736, elle fut réparée, car à cette époque une imposition de 1,000 livres à répartir sur tous les propriétaires de la paroisse était portée au rôle des contributions pour cela. Après l'accident causé par la foudre au commencement de ce siècle, on construisit sur l'extrémité ouest de la nef un simple clocher en bois,: où nous trouvons aujourd'hui une cloche portant l'inscription suivante : MRE JEAN HIVER, CURÉ DE MAISONNAIS ; MRE JEAN DELAGE, CHEVALIER DE L'ORDRE DU ROI, SCR. DU COMTE DE LA VAUGUYON, ET DAME THÉRÈSE DEMOURAT, SON ÉPOUSE, PARRAIN ET MARRAINE, ET A LEUR PLACE, SIEUR CHARLES GARREAU, AGENT DE LEURS AFFAIRES, ET DEMLLE MARIE DUSSOULIER, ÉPOUSE DE MICHEL GROS, SIEUR DE L'AGE, JUGE SÉNÉCHAL DUDIT COMTE ; SIEUR J.-B. GARRIGOU, FABRICIEN. — FAITE PAR LE SIEUR LE BRVN, 1733. Un écusson termine cette inscription : il porte trois besans ou trop tourteaux.

Il y avait dans cette église une vicairie, qui avait été fondée par maître Jean Gandois, originaire du lieu de Panhae, paroisse de Verneuil, près Limoges ; elle était pour un prêtre de'sa race, ou autre, au choix de ses héritiers. En 1513, ces derniers demandaient que le service fût fait dans l'église de Verneuil. Voici les curés dont nous avons retrouvé le nom : Pierre Duval, 1634-1638 ; — P. Raymond, 1657, décembre 1674. (Antoine) ; — De Douhet, 1674-1681 ; — L. Graud, 1689-1697 ; — Yver, 1697, qui cessa de signer les registres en 1740, et fut enterré dans le sanctuaire de l'église le 24 novembre 1742, étant âgé de soixante-dix-sept ans ; — Dalinays, 1740 ; — Chadenier, 1742-1744 ; — Bignot, 1744-1751 ; — Delavaud, originaire de Rochechouart, 1752, se démit en janvier 1757, et fut nommé à la cure de Mouzon, en Angoumois, diocèse de Limoges ; vivait en 1784 ; — Jean Périgord, originaire de Brigueil-l'Aîné, nommé en janvier 1767, qui y mourut à l'âge de cinquante-quatre ans, le 2 août 1780 ; — Simon, natif de Rochechouart, nommé le 7 août 1780, qui y mourut à l'âge de cinquante-huit ans, le 6 septembre 1785 ; — Jupile-Lagrange (Jean-Jacques), 1785, né à Limoges, refusa le serment schismatique à la constitution civile du clergé ; était porté sur la liste des prêtres qui, d'après leur âge et leurs infirmités, étaient exempts delà déportation ; était âgé de cinquante-cinq ans, lorsque, le 3 ventôse an IV, il fut enfermé à la Visitation ; en 1802, il fut d'abord nommé curé de Saint-Laurent-sur-Gorre, puis revint curé de Maisonnais en 1803 ; — Damet...., mort à l'âge de soixante-deux ans, le 9 octobre 1822 ; — Dubranle ; — Combebessous, mort à Séreilhac ; — Rigaud, finit de signer le 25 novembre 1830 ; — Deschamps (Léonard), 1830-1835, fut ensuite curé de Cussac, où il mourut ; — Jacques Thomas, 1835, mort à l'âge de cinquante-deux ans, le 27 octobre 1856 ; — Pinchaud, 1856-1873 ; — Moreau, 1873.

Le cimetière conserve dans sa partie centrale les restes d'une chapelle dont on ne retrouve plus que les fondations.

Une pierre tombale en calcaire, de 2m 25e de longueur, représentant un chevalier avec son armure, sert aujourd'hui de linteau à la porte d'entrée.

Une famille du nom de Maisonnais habitait dès le XIVe siècle le pays qui forme aujourd'hui l'arrondissement de Rochechouart. Plusieurs de ses membres sont inscrits au Nobiliaire du Limousin, mais le plus illustre est Bertrand de Maisonnais, célèbre par sa science et sa longue expérience dans les affaires. Il fut élevé sur le siège archiépiscopal de l'église de Naples en 1359. Il obtint du pape Innocent VI, son compatriote, le pouvoir d'absoudre, à l'article de la mort, Louis, roi de Naples, qui été lié par des censures. Il se trouva à une assemblée générale tenue, devant le roi et les seigneurs, le 4 avril 1361, et y prononça un fort beau discours. Il mourut le 30 octobre 1362, et fut enseveli dans la grande, église, dans un tombeau de marbre de la chapelle de Saint-Asprenat. En 1370, on transféra son corps et son cercueil près du grand-autel, où est cette inscription :

Ilie jacet corpus Reverendi in Christo patris et Domini domini Bertrandi de Meyshonesio Dei gratta archiepiscopi Neapolitani, qui obiit annb Domini M CCC LXII, Die XXX octob. Primae indict. Cujus anima réquiescat in pace.

« Ici repose le corps de Révérend en Jésus-Christ, père et seigneur Monseignenr Bertrand de Maisonnais, par la grâce de Dieu archevêque de Naples, qui mourut l'an du Seigneur 1362, le 30e jour d'octobre, indiction première. Que son âme repose en paix !»

La seigneurie de Maisonnais, appelée aussi du Domphon, relevait de la Coussière ou de la Vauguyon. Voici la, suite des seigneurs qui l'ont possédée :

Laure de Chabanais, dame de la Coussière, épousa, vers l'an 1200, Louis Pérusse des Cars, seigneur de La Vauguyon, et porta dans cette maison les fiefs du Domphon, paroisse de Maisonnais ; de Mouton, paroisse de Saint-Mathieu ; des Sauvages, paroisse de Dournazac, etc. Gérard de Lambertie, qui vivait en 1280, épousa, d'après les archives de Pompadour, Marie-Anne Pérusse des Cars, dame du Domphon, alias de Moncomo (qu'il faut apparemment lire de Maiçonio), et posséda ces trois fiefs, pour lesquels la famille de Lambertie rendit plusieurs fois hommage aux seigneurs de la Coussière.

On trouve ensuite Pierre Ricos, seigneur de Maisonnais, 1301, fils de Gérald Ricos, chevalier, et de Florence de Campnhac. En 1319 il partagea avec Hélie, son frère, la succession de leur père.

Gérald Ricos, seigneur de Maisonnais, épousa, par acte passé au château de la Vauguyon, le mardi après la Purification 1331, Hélène Relhiera ;

Pierre Ricos, seigneur de Maisonnais, fit un codicille, le jeudi après sainte Quitterie 1364, contenant des legs pour les églises de Maisonnais et de Saint-Barthélémy.

Noble et puissant seigneur Jean de Pontville, vicomte de Rochechouart, etc., et noble et puissante dame Anne, vicomtesse de Rochechouart, sa femme, comme ayants-cause et successeurs de feu Pierre Ricos, seigneur de Maisonnais, font un accord, par acte du 22 juin 1473, avec le curé de ce lieu, touchant les dixmes de cette paroisse, que feu Pierre Ricos avait léguées audit curé. Son fils fut François de Rochechouart, né en 1474, qui fut père de Claude, vicomte de Rochechouart, baron d'Aixe, seigneur de Maisonnais, etc., qui vivait en 1538.

Jean Hélie de Colonges, fils d'Antoine Hélie de Pompadour et d'Elisabeth de la Goublaye, dame du Bourdeix, prieur de Bussière-Badil, et, en 1482, premier abbé commendataire de Dalon, acheta le fief de Maisonnais vers 1514. Aussi des membres de sa famille prirent le nom de Hélie de Domphon. Les armes de la famille Hélie sont : d'azur à trois tours d'argent, posées deux et une, maçonnées de sable.

Pierre Jourdain, écuyer, seigneur de Boistillé et de Maisonnais, époux de Françoise Rousseau de Ponthieu, fut maintenu dans sa noblesse en 1667 ; il eut pour fils : 1° Achille Jourdain, qui suit ; 2° Hélie Jourdain, écuyer, seigneur de Maisonnais, etc.

Achille Jourdain, écuyer, seigneur de Boistillé, la Cour-des-Adjots, Maisonnais, la Cour-des-Fontaines, fut maintenu dans sa noblesse en 1699 ; il eut pour fils : 1° Achille Jourdain, qui a continué la postérité; 2° René Jourdain, chevalier de Maisonnais, qui épousa, le 9 janvier 1709, Marie Pricault, de Verneuil.

Mathieu Jourdain, seigneur de la Pouyade et de Maisonnais en partie, et Catherine Autier, son épouse, firent baptiser à Maisonnais leur fille Marie, née le 17 septembre 1701.

Les armes de la famille Jourdain sont : d'argent au tau de gueules.

Robert d'Asnières, écuyer, seigneur de Maisonnais et du Moulin-Paute, qui épousa Marie de Crozant-Paute, vers 1695 [Nobiliaire, I, p. 56].

Nous trouvons encore François de Villedon, écuyer, seigneur de Maisonnais, fils d'Antoine de Villedon et d'Anne de la Rye, qui fut maintenu dans sa noblesse par M. d'Aguesseau, intendant du Limousin, le 2 septembre 1666, et qui avait épousé, le 16 juin 1661, Marie Le Mercier. Les registres paroissiaux nous font voir que la famille Jourdain avait seulement en partie la seigneurie : de Maisonnais à la fin du XVIIe siècle : il est alors à supposer que l'autre co-seigneur était François Villedon. Cette famille, qui s'était répandue dans l'élection d'Angoulême, portait pour armes : d'argent fascé de gueules en ondes à sept piles.

Dans les landes de Maisonnais, on retrouvait encore il y a peu de temps des morceaux d'une voie romaine allant de Périgueux à Poitiers. Aidé des indications de Nadaud, qui habita longtemps la paroisse de Teyjac, nous en avons signalé des traces dans la - vigne de l'Orme, près de Chaufour, commune de Teyjac ; près du bourg d'Etouars ; à la Croix-de-Gondat, commune de Saint-Estèphe ; nous l'avons vue dans le bois de Chareyroux, à travers l'étang Gaulier et à Cluzence, commune de Busserolles ; à Bel-Air, commune de Reilhac-Champniers, où elle est marquée sur, la carte de l'état-major, et d'où elle entre dans la commune de Maisonnais.

Les villages qui composent cette commune sont :

L'Age, — Une branche de la famille Gros, porte le nom de Gros de l'Age.

L'Age (Moulin de), sur le Nauzon, ruisseau qui se jette dans la Tardoire.

L'Allée.

La Besse. — Jacques Roux, écuyer, sieur de la Besse, était mort avant sa femme, Jeanne Hugon, qui fut enterrée, à Saint-Maurice de Limoges, le 26 décembre 1715.

La Borderie.

Chadeleix.

Chadeleix (Moulin de), sur la Tardoire.

Chapelat.

Châteaurocher. — est pittoresquement situé sur un étang, et près le bord du Nauzon. Le château, construit par la famille de Bonneval, est un corps de bâtiments pourvu de quatre tours rondes aux angles, et d'une tour carrée centrale, renfermant l'escalier. La toiture de cette dernière a disparu depuis peu de temps pour faire place à un belvédère.

Une famille portant le nom même de ce lieu l'habitait primitivement, avant qu'il passât dans la famille Guyot, puisque nous voyons, en 1556, Michelle de Châteaurocher qui épouse Clément Guyot, fils de Martial Guyot et d'Anne Milly. Les armes de la maison Guyot sont : d'or à trois perroquets de sinople, deux et un. [Nobiliaire, I, p. 249.]

Au siècle suivant, il était possédé par la famille Vigier de Saint-Mathieu : Charles, vicomte de Saint-Mathieu, qui avait épousé Isabeau Doyneau, ne laissa qu'une fille unique, Elisabeth Vigier, qui le porta à Henri de Bonneval, en l'épousant, en 1623. Leur fils, Pierre de Bonneval, chevalier, était vicomte de Bonneval et seigneur de Châteaurocher, lorsqu'il épousa, par contratdu 9 février 1652, Catherine des Cars, Dlle de Ségur, puis comtesse de Beauvais, Lussac, Fontroubade. Les armes de la famille de Bonneval sont : d'azur au lion d'or armé et lampassé de gueules. [Nobiliaire, I, 225, 369.]

La maison du Mas ne tarda pas à le posséder : Laurent du Mas épousa avant 1658 Pétronille de Bonneval. Puis nous voyons encore François du Mas, chevalier, fils de Perrot du Mas et de Gabrielle Hauteclaire, qui était seigneur de la Serre, de Peyrat, et de Châteaurocher, et qui épousa : 1° Honorée de Langlade, dont naquit Sibille du Mas, et 2°, en 1676, Thérèse Roux, fille de Jean et de Jacquette de Pressac. La familledu Mas porte : de gueules, coupé, aupremier, à une tour d'argent maçonnée de sable ; au deuxième, à la croix d'argent, cantonnée de quatre fleurs de lis d'or. [Nobiliaire, III, 199.]

Châteaurocher passa ensuite dans la famille du Lau : Gabriel du Lau, seigneur de Savignac, épousa, en 1688, Sibille du Mas, fille de François, sieur de Châteaurocher.

Philippe du Lau, écuyer, sieur de Châteaurocher, épousa Elisabeth d'Hautefaye, dont Suzanne, née, à Champniers, le 19 juillet 1719. Les armes de la famille du Lau sont : d'or,àun arbre tige et feuille de sinople, à un lion passant de gueules, à l'orle d'argent chargé de dix-huit tourteaux d'azur. [Nobiliaire, III, p. 58.]

Enfin il est entré dans la famille Roux de Lusson. Le 15 janvier 1722, Jean Roux de Lusson, écuyer, seigneur de Reilhac et autres places, épousa DUo Suzanne du Lau de Châteaurocher, fille de Philippe et d'Elisabeth d'Hautefaye (registres paroissiaux de Maisonnais). Cette famille porte : d'azur à trois fasces d'argent, la première accompagnée en chef de trois fleurs de lis d'or.

Les Dognons.

L'Ecanie. — Parmi les propriétaires de ce fief nous trouvons : noble Pierre Chazaud, sieur de Bois-Bertrand et de l'Ecanie, avocat au Parlement, juge sénéchal de la Vauguyon, qui se maria, en 1662, avec Marguerite de la Ramière. [Nobiliaire, I, p. 437.] — Jean François d'Asnière, écuyer, sieur de Villechenonet l'Ecanie, épousa vers 1695, Marie-Thérèse Chazaud. [Nobiliaire, I, p. 56.] — François de l'Ecanie épousa, le 18 septembre 1714, Elisabeth Roux, fille de Gabriel Roux de Lusson, seigneur de Reilhac. — Robert d'Asnière, sieur de l'Ecanie, 1723. [Registres Paroissiaux.]

L'Ecanie (Moulin de), sur la Tardoire.

Fontfroide (Moulin de), sur la Tardoire.

Gouenaix.

Grandcamp. — Village près duquel passait l'ancienne voie romaine de Périgueux à Poitiers.

La Grange.

La Guérite.

Labraud.

Chez-Levrault.

Maisonnais (Moulin de), sur la Tardoire.

La Maisonnette.

Mauron.

Mas-Veyraud (Grand-). — Le 17 août 1743, Maximilien de Crozant, écuyer, sieur des Rivières, le Bois, etc., et sa femme, Jeanne de la Verg-ne, demeurant au bourg de Vilhonnour, vendirent la métairie du Mas-Veyraud à Jean-Baptiste Garrigou, sieur du Mas-Veyraud, et à Jean Garrigou, sieur de la Nègrerie. Elle est encore de nos jours dans cette famille.

Mas-Veyraud (Petit-).

Ménagerie.

Le Puy. — Le château du Puy était composé d'un corps de bâtiments accompagné de tours qui ont été démolies de nos jours. — Sallique de Fontlebon était seigneur du Puy et de la ChapelleSaint-Robert ; il épousa Marie de la Boissière le 10 juillet 1583. Ce fief était encore dans la même famille en 1727, lorsque Louise de Fontlebon, veuve de Mre Charles Bertrand, épousa Mre Armand-François du Lau, chevalier, seigneur de Châteaurocher. La famille de Fontlebon porte : d'argent à trois aigles de sable, deux en chef et mie en pointe.

Raux.

Chez-Reveillou.

Sableronne. — Sablanoze en 1483, et Salanoza. — C'était un prieuré-cure en 1310, qualifié cure régulière en 1483. Le prieur des Salles-la-Vauguyon y faisait les nominations de 1475 à 1727. En 1612, cette paroisse avait encore le titre de prieuré, ayant pour patron la sainte Vierge. Elle fut unie au prieuré de la Nouzille, paroisse.de Saint-Auvent, avant l'année 1745. François de Rochechouart-Pontville y fonda en 1514 une messe à dire chaque semaine [Nobiliaire, IV, p. 67]. Son église ou chapelle était en ruine dès 1620. Aujourd'hui ses restes sont à peine visibles au sommet d'une prairie à l'ouest du village. On a extrait du cimetière qui l'entourait des pierres tombales en calcaire que l'on voit encore à plusieurs portes du village.

Talonnât.

Tramer. — Une branche de la famille Gros porte le nom de Gros-Tramer.

La Vauguyon. — Les ruines de ce château, sur la rive droite de la.Tardoire, dominent à mi-côte le lit encaissé de cette petite rivière. L'enceinte principale est un grand quadrilatère de 40 mètres de côté, flanqué aux angles de fortes tours rondes extérieurement et carrées à l'intérieur. Ces tours forment, à chaque étage, des appartements carrés de 6 mètres de côté. Lorsqu'on se place dans la large embrasure de leursfenêtres, la vue s'étend agréablement sur un riche paysage, qu'embellissent la forêt et la Tardoire. La porte, privée de sa herse, regarde le nord. Elle était surmontée d'un majestueux donjon carré, que précédait un pontlevis. Un fossé large et profond, qu'on remplissait d'eau bu qu'on desséchait à volonté, l'entourait complètement. Le terre-plein, qui sur trois côtés servait de chaussée à ce lac, formait encore une ligne de défense difficile à enlever, surtout à l'est et au midi, où ses murailles ressemblent aux remparts d'une ville fortifiée.

L'intérieur se compose de deux vastes corps de bâtiments. Celui de la façade forme au centre une grande salle, dont la voûte gothique à nervures prismatiques et un beau pendantif central existent encore, quoique en bien mauvais état. Elle occupe toute la grandeur du donjon, qui surmonte la porte, et mesure intérieurement 6m50 de côté. A gauche sont les habitations ; à droite, une chapelle, composée de deux travées mesurant ensemble 12m60 de longueur sur 6m30 de largeur. L'arrachement des voûtes nous montre des nervures rondes recouvertes d'une baguette, qui font connaître approximativement la date de cette construction : elle doit être de la fin du XIVe siècle ou du commencement du xve.

Le second corps de bâtiment occupe tout le côté de l'est. Il recouvre de vastes caves, encore accessibles aujourd'hui. Au midi et au couchant, deux courtines, portant des galeries intérieures, relient la tour d'angle aux autres constructions. Une promenade crénelée, complètement démolie aujourd'hui, surmontait ce vaste ensemble de bâtiments.

Le préau, ou cour intérieure, est d'une remarquable grandeur. C'est sur ses murailles qu'on trouvait des peintures à la fresque dont les inscriptions étaient en caractères du XVIe siècle. Elles représentaient « une série de grands portraits de famille, avec les noms, les titres et les armoiries des nobles damés et des seigneurs alliés à la maison des Cars de la Vauguyon ». Le temps les efface avec rapidité ; bientôt il n'en restera pas la moindre trace. Quelques-uns ont lu au bas de ces peintures le nom de Champigny, d'autres celui du comte d'Artois ; actuellement on ne les y retrouve plus.

Nous trouvons pour la première fois le nom de la Vauguyon en 1188. A cette époque, Charles, seigneur de Pérusse, épousa Anne de Malassac, dame de la Vauguyon. On peut suivre dans le Nobiliaire, aux articles Pérusse des Cars, Stuer de Caussade et de Quèlin, la série des propriétaires de ce château depuis ce moment jusqu'au jour où il fut vendu, en 1719. Le premier acquéreur semble être Vincent Le Blanc, grand-audiencier de France. Mais tout ne lui réussit pas, car à sa mort, en 1729, nous voyons une saisie faite sur la terre de la Vauguyon, formant sa succession, pour défaut d'un payement de 200,000 livres, reste du prix avec intérêts, pour M. Pierre-Jacques de Law, président de la Cour des comptes, aydes et finances de Normandie. En 1789, la terre de la Vauguyon était possédée par MM. Lafordie et de Confolens (3).

Le château de la Vauguyon fut pris par les Anglais ; mais, en 1381, ils en furent chassés par Bertrand du Guesclin et autres capitaines, auxquels la ville de Limoges avait fourni des hommes et de l'argent pour débarrasser la province de ses ennemis. A la prise de ce château par les Anglais, et lorsque du Guesclin le reprit, les murailles et les tours-eurent beaucoup à souffrir. Une partie fut même détruite par l'incendie. Aussi remarque-t-on, surtout vers le sud-est, un bon nombre de pierres rougies par le feu, qui ont été employées dans la reconstruction qui suivit ces événements. C'est probablement de 1450 à 1460 que ces réparations furent faites par Gautier de Pérusse, seigneur des Cars, la Vauguyon, etc., sénéchal du Limousin.

Nous voyons qu'en 1586 le duc de Mayenne, un des chefs de la Ligue, fut accueilli au château de la Vauguyon.

Par lettres-patentes du mois de juillet 1586, Henri III érigea la terre de la Vauguyon en comté, et il fit cette érection, non-seulement en faveur de Jean des Cars, seigneur de la Vauguyon, et de ses enfants, mais encore avec dérogation à l'édit de 1566, qui réunissait à la couronne tous les duchés, comtés et marquisats, lorsqu'il n'y avait pas d'enfants mâles.

Ce château n'a pas été détruit sous Richelieu, comme l'ont assuré plusieurs auteurs (4). Richelieu est mort en 1642, et nous voyons assez longtemps après lui cette habitation féodale conserver toute sa splendeur : en 1694, on y transporta avec beaucoup de pompe, dans la chapelle dont j'ai parlé plus haut, les restes de Marie Stuer de Caussade, comtesse de la Vauguyon, marquise de Saint-Mégrin, dame de Varagne, etc., qui était morte au mois d'octobre 1693, au château de Saint-Mégrin, en Saintonge. Pour les années suivantes, les registres paroissiaux de Maisonnais constatent la présence de « très haut et très puissant messire Nicolas Estuer de Caussade, prince de Carency, comte de la Vauguyon », et de tous les officiers et serviteurs attachés à sa maison.

Ce ne fut qu'après la vente de 1719 que la splendeur de cette habitation diminua, mais le château ne fut pas démoli. La Révolution ne respecta pas ce monument : là, comme à Montbrun, il y eut des actes de vandalisme indignes d'une nation civilisée. Le peuple pilla et démolit tout. Mais le plus coupable dans ces actes de sauvagerie n'était peut-être pas le peuple, car, peu de jours avant, l'autorité avait fait afficher l'arrêté suivant, dont on trouve un exemplaire, imprimé en placard, à la Bibliothèque Nationale, sous le n° 957 de la série L. 41 :

a Arrêté des Représentants du peuple dans les départements de la Corrèze et de la Haute- Vienne :

» Les Représentants du peuple dans les départements de la Corrèze et de la Haute-Vienne, considérant que les troubles excités par l'aristocratie expirante et le fanatisme aux abois n'avaient d'autre but que de rétablir l'ancien régime, les dixmes, les rentes, les corvées, et qu'il est essentiel de détruire les anciens châteaux, qui dans ces circonstances deviendraient autant de repaires pour ces scélérats, sans cependant que. sous ce prétexte, les bâtiments nécessaires à l'agriculture puissent être détruits ni dégradés,

» Arrêtent ce qui suit :

» 1° Les propriétaires des ci-devant châteaux-forts, dans les départements de la Corrèze et de la Haute-Vienne, seront tenus de les faire détruire dans le courant de la seconde décade du mois nivôse, et seront réputés châteaux-forts tous ceux qui sont défendus par des tours, des mascoulies, des fossés ou ponts-levis ;

» 2° Dans le cas où ladite démolition ne serait pas effectuée dans ledit délai, tous les citoyens sont invités à les démolir, chacun dans leur commune respective, sans que cependant sous ce prétexte les habitants desdites communes puissent sortir de leur territoire, pour se prêter secours ;

» 3° Tous les citoyens desdites communes qui ne sont point logés, ou dont les bâtiments ont besoin de réparations urgentes, prendront parmi ces matériaux tout ce qui leur sera nécessaire, et le partage en sera fait entr'eux par les officiers municipaux, en raison de leurs besoins respectifs ;

» 4° Les officiers municipaux veilleront de tout leur pouvoir à ce qu'il ne soit commis aucun pillage, ni détruit d'autres bâtiments que les châteaux, les bâtiments nécessaires à l'agriculture devant être conservés en entier ;

» 5° Les citoyens sont tous invités à célébrer les décades par là démolition desdits châteaux, en y mettant le plus grand ordre pour éviter tout accident ; s '

» 6° Les agents nationaux, tant des districts que des communes, veilleront de tout leur pouvoir à l'entière exécution du présent arrêté.

» Tulle, le 8 nivôse, l'an second de la république française une et indivisible.

» NOTA. — Il ne faut pas confondre les maisons de campagne qui ont des petites tours faites en cul-de-lampe, ou dont l'escalier est placé dans une tour : ces maisons ne doivent pas être détruites.

(Signé) : » Brival.

» BORIE, secrétaire. »

A Tulle, chez P.-J.-M. Vachet, imprimeur du département.

Depuis ce jour, les ruines de cet intéressant château forment une carrière où sont allés puiser, comme le permettait l'arrêté cidessus, tous ceux qui ont eu besoin de bâtir. Les pierres de taille, enlevées les premières, ont occasionné la chute des plus beaux morceaux de cette riche construction.

Près du château de la Vauguyon existait une chapelle portant le nom de Notre-Dame-de-Lorette. Les derniers vestiges de ce petit édifice ont disparu de nos jours. Sa fête patronale était la Nativité de la sainte Vierge. Les seigneurs de la Vauguyon, qui l'avaient bâtie, y fondèrent deux vicairies. Ils y firent les nominations jusqu'en 1709, époque après laquelle le château fut vendu ; ce fut ensuite l'évêque de Limoges qui posséda ce droit, et nous le lui voyons exercer en 1757.

Je suis porté à croire que cette chapelle a été construite par Arnoul de Pérusse, seigneur de la Vauguyon, grand-maréchal d'Eglise, à qui le pape Innocent VI, son compatriote, avait confié le soin de bâtir les murs d'Avignon. En effet, le célèbre miracle par lequel la maison de la Bienheureuse Vierge Marie avait quitté la Palestine le 10 mai 1291, et s'était en dernier lieu fixée sur le rivage de l'Adriatique, à Lorette, le 10 décembre 1294, venait de s'acomplir lorsque naquit Arnoul. C'est en mémoire de cet événement qu'il voulut donner le nom de Lorette à cette modeste chapelle, probablement la première qui ait été élevée en France sous ce vocable. Il la plaça à 500 mètres de son château, sur un monticule de la forêt, imitant de loin la montagne de lauriers des bords de l'Adriatique.

Le pont au-dessous du château de la Vauguyon porte l'inscription suivante : 1865, BOBY DE LA CHAPELLE, PRÉFET.

Vaud. — Une branche de la famille Gros porte le nom de Grosde-Vaud. Verinelles. Vieux-Château.

(Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, 1883)

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Labrousse de Teyjat

Labrousse de Teyjat
Famille originaire de la ville de Nontron en Périgord.

Filiations suivies

§ I. — Branche de Mirebeau.

I. — Joseph de Labrousse, sieur de Brognac, juge de Javerlhac, marié avec Françoise Gaultier, d'où : 1° Joseph de Labrousse, qui suit ; 2° Jean de Labrousse, sieur de Brognac.

II. — Joseph de Labrousse, sieur de Brognac, marié d'après acte du 30 juillet 1644, avec Jeanne de Gaufreteau, fille de Guillaume de Gaufreteau, sieur de Montaigne, et Marie de Lalanne, d'où : 1° Joseph de Labrousse, qui suit ; 2° Louis de Labrousse, décédé en 1710, sieur de Vaubrunet ; 3° Jeanne de Labrousse, mariée d'après acte du 26 juillet 1689, avec Pierre Giroud, sieur de Peyrebrune ; 4° Françoise de Labrousse, mariée d'après acte du 18 octobre 1661, avec Jean de Lapeyre, sieur de Mensignac ; 5° Andrée de Labrousse, mariée d'après acte du 9 octobre 1684, avec de Étienne de Labrousse, sieur de Magnac ; 6° Marie de Labrousse, mariée avec Léger Brossard, sieur de Cuiville ; 7° Claire de Labrousse, célibataire.

III. — Joseph de Labrousse, sieur de Brognac, marié d'après acte du 26 septembre 1685, avec Marguerite de Labrousse, fille de Étienne de Labrousse, sieur de Magnac, et Marguerite Planeau, d'où : 1° Joseph de Labrousse, qui suit ; 2° François de Labrousse, prêtre ; 3° Jean de Labrousse, prêtre.

IV. — Joseph de Labrousse, né en 1687, décédé en 1772, sieur de Mirebeau, marié d'après acte du 24 janvier 1730, avec Catherine Valleteau de Mouillac, fille de Pierre Valleteau, sieur de Mouillac, vice-sénéchal d'Angoumois, maire d'Angoulême, d'où : 1° Joseph de Labrousse, qui suit ; 2° Jean de Labrousse, célibataire ; 3° Jean-Baptiste de Labrousse, négociant ; 4° Marie de Labrousse, mariée d'après acte du 4 mars 1763, avec Jean-Joseph de Marendat, chevalier, seigneur du Cousset.

V. — Joseph de Labrousse, né en 1731, décédé en 1824, sieur de Mirebeau, garde du corps du roi, capitaine du château de La Rochefoucauld, marié d'après acte du 6 février 1769, avec Marie Favret du Pommeau, fille de Michel Favret du Pommeau, sieur de Rochecorail, et Marguerite Pigornet, d'où : 1° Philippe-Joseph-Vincent de Labrousse, qui suit ; 2° Marie Labrousse de Mirebeau, mariée d'après acte du 4 décembre 1794, avec Jean Boissière, propriétaire ; 3° Jeanne Labrousse de Mirebeau, mariée d'après acte du 27 décembre 1802, avec Jean-Guy de Corgnol, propriétaire, maire de Vilhonneur.

VI. — Philippe-Joseph-Vincent de Labrousse, comte de Mirebeau, garde du corps de Louis XVIII, marié d'après acte du 10 janvier 1809, avec Marie-Catherine Paulet, fille de Pierre Paulet, président en l'élection d'Angoulême, et Marie Tabuteau, d'où : 1° Frédéric Labrousse de Mirebeau, officier de marine, sans postérité ; 2° Victoire-Hélène Labrousse de Mirebeau, religieuse ; 3° Marie-Anaïs Labrousse de Mirebeau, mariée d'après acte du 9 avril 1833, avec Émile-Pierre Boistaud, propriétaire ; 4° Marie-Alexandrine Labrousse de Mirebeau, mariée d'après acte du 11 juin 1827, avec Henri Arnaud, propriétaire, maire de Gondeville.

§ II. — Branche de Brognac.

I. — Mathieu de Labrousse, sieur du Mazet, marié d'après acte du 15 mai 1650, avec Marie de Labrousse, fille de Jean de Labrousse, sieur de Brognac, vice-sénéchal du Périgord, et Narde Vidal, d'où : 1° Louis de Labrousse, qui suit ; 2° Anne de Labrousse, mariée avec Léonard Ruben, sieur de La Mothe ; 3° Marguerite de Labrousse, mariée avec Élie Gourgousse, sieur de Puydoyeux ; 4° Antoinette de Labrousse, mariée avec François Baynaud, sieur de Fontmerle.

II. — Louis de Labrousse, sieur de Brognac, marié d'après acte du 29 avril 1686, avec Marguerite Favard, fille de Jean Favard, sieur de Germon, et Marie Eyriaud, d'où Jean de Labrousse, qui suit.

III. — Jean de Labrousse, né en 1688, décédé en 1765, sieur de Brognac.

1) Marié avec Madeleine de Masfrand, d'où Louis de Labrousse, né en 1713, décédé en 1775, prêtre.

2) Marié avec Jeanne de Curtal, d'où Marie de Labrousse, mariée d'après acte du 22 septembre 1738, avec Pierre Guillemin, sieur de Chaumont.

3) Marié avec Françoise de Brie, d'où : 1° Benoît de Labrousse, qui suit ; 2° Jean de Labrousse, sieur de Fromental.

IV. — Benoît de Labrousse, sieur de Brognac, marié d'après acte du 28 avril 1750, avec Marie de Verneuil, fille de Hélie de Verneuil, sieur de Sauveroche, et Françoise Millet, d'où : 1° Jean-Baptiste Labrousse-Brognac, qui suit ; 2° Jean-Ignace de Labrousse de Brognac, né en 1758, décédé en 1827, prêtre ; 3° Antoine de Labrousse de Brognac, bourgeois ; 4° Pierre de Labrousse de Brognac, né en 1762, décédé en 1832, prêtre ; 5° Autre Pierre de Labrousse de Brognac, propriétaire ; 6° Suzanne de Labrousse de Brognac, religieuse ; 7° Françoise de Labrousse de Brognac, mariée d'après acte du 12 novembre 1776, avec Pierre Desbordes, bourgeois ; 8° Marie de Labrousse de Brognac, mariée d'après acte du 15 septembre 1788, avec Pierre Aymard, notaire.

V. — Jean-Baptiste Labrousse-Brognac, né en 1752, décédé en 1816, maître de forges, maire de Dournazac, marié d'après acte du 9 octobre 1776, avec Thérèse Rozier, d'où : 1° Pierre Labrousse-Brognac, qui suit ; 2° Autre Pierre Labrousse-Brognac, vélite de la garde ; 3° Jean-Ignace Labrousse-Brognac, officier d'infanterie ; 4° Jeanne Labrousse-Brognac, mariée d'après acte du 1 février 1796, avec Jean Eyriaud, propriétaire.

VI. — Pierre Labrousse-Brognac, né en 1779, décédé en 1857, propriétaire, marié d'après acte du 6 octobre 1807, avec Marie Moulin-Lagrange, d'où : 1° Jacques-Émile Labrousse Brognac, notaire ; 2° Jean-Baptiste-Eugène Labrousse-Brognac, propriétaire ; 3° Jean-Baptiste Labrousse-Brognac, commis des contributions indirectes ; 4° Anne Labrousse-Brognac, mariée d'après acte du 24 février 1848, avec Françoise Delage, négociant ; 5° Jeanne-Eugénie Labrousse-Brognac, mariée d'après acte du 25 mars 1835, avec Pierre Teytut de La Jarrige, propriétaire.

Archives départementales

1700. — Transaction, après arbitrage du comte de Brassac, de MM. de Fleurac et Sauvo du Bousquet, conseiller au présidial, qui fixe à 4.010 livres ce qui reste dû à François de Gelinard, chevalier, comte de Varaize, seigneur de Malaville, colonel d'infanterie, demeurant au château de Malaville, comme ayant les droits de Marguerite de la Brousse, veuve d'Hercule de Crevant, marquis de Cingé, par Mathieu de la Brousse, sieur du Mazet, et Louis de La Brousse, sieur de Brognac, y demeurant, paroisse de Teyjat; sur la succession du père de ladite Marguerite.

1730. — Contrat de mariage entre Joseph de La Brousse, écuyer, seigneur de Veaubrunet, ancien garde du corps du roi, gouverneur de la ville de La Rochefoucauld, fils de Joseph, écuyer, seigneur de Veaubrunet, ancien officier au régiment de Bretagne, et de feue Catherine Valleteau de Nouillac; et Marie Favret de Rochecorail, fille de Michel Favret du Pommeau, seigneur de Rochecorail et de La Breuillerie, directeur général des aides en l'élection d'Angoulême, et de feue Marguerite Pigornet.

Bibliothèque généalogique

• Pierre Bureau, Les émigrés charentais, 1791-1814, 2003.

Labrousse de Mirebeau Joseph Philippe, fils de Joseph et de Marie Favret du Pommeau, né le 16-12-1773 à Teyjat (Dordogne). Le 9 prairial an X, devant le préfet de la Charente, sa mère déclara «qu'ayant quitté la maison paternelle au commencement de la Révolution, il avait été prévenu d'émigration et inscrit sur la liste des émigrés du département de la Dordogne ou il résidait alors avec ses père et mère ; que n'ayant point reçu de ses nouvelles depuis un laps de temps assez considérable, elle avait lieu de croire, et après des nouvelles particulières, qu'il était décédé, sans cependant en avoir aucune certitude, et qu'elle faisait la présente déclaration en vue d'obtenir acte d'amnestie pour sondit fils». Le 30 nivôse an XI, le ministre de la Police générale écrivait au préfet de la Charente : si le fils est vivant, c'est à lui de faire sa déclaration ; s'il est mort, qu'on fournisse la preuve de son décès - rien de plus au dossier (Q XII/33 - F7/5979). Joseph Labrousse de Mirebeau, père du précédent, dt à Angoulême et inscrit sur la liste des émigrés du département de la Gironde, fut rayé définitivement de cette liste par arrêté du Directoire exécutif du 4 messidor an V (F7/5979).

• Louis Desgraves, Inventaire des documents manuscrits des fonds Montesquieu de la Bibliothèque municipale de Bordeaux, 1998.

Extrait (30 juin 1644) d'une reconnaissance consentie en faveur de Jean de Labrousse, seigneur de Miribaut, à Martillac. Baptême de Joseph, fils de Jean de Gaufreteau, écuyer, et de Gratienne Darriet; parrain : Joseph de Labrousse, écuyer, sr de Broignac ; marraine : Jeanne Darriet (1er décembre 1668). Dénombrement (23 août 1669) rendu par Etienne de la Brousse, seigneur de Magnac, en qualité de sieur de la maison noble de Mirebaut située à Martillac. Acte de blâme (18 février 1719) adressé par Montesquieu à Joseph Delbrousse, sieur de Brogniat, habitant de la paroisse de Texjat en Périgord, relatif au dénombrement de la maison noble de Mirebaut à Martillac à lui signifié le 1er février 1718.

• Jacques Dubourg, La révolte des croquants, les chefs des révoltes populaires dans le Périgord du XVIIe siècle, 2010.

Jean Pineau, chef croquant, est parfois désigné dans certains textes comme « Pineau le Jeune » ou même parfois comme Pierre Pineau. En 1638, alors qu'il était condamné comme criminel de lèse-majesté et auteur de sédition, il fut fait prisonnier par le vice-sénéchal de Périgord, Jean de La Brousse, seigneur de Brougnac. Ce dernier fut averti qu'on devait l'attaquer alors qu'il se dirigeait vers Périgueux ; il changea d'itinéraire pour éviter tout danger, mais alors qu'il traversait une zone boisée, il fut assailli de toutes parts et roué de coups, tout comme plusieurs de ses archers, dans le hameau de la Papussonne, commune de Marsaneix. Ceux qui l'accompagnaient crurent leur prisonnier mort. Ils perdirent tout courage et l'abandonnèrent. Ainsi, Pineau, qui n'était que blessé, en profita pour s'enfuir, mais il fut bientôt rattrapé et condamné comme « criminel de lèse-majesté, auteur de sédition » ayant participé aux expéditions menées par « les voleurs et les croquants ». Il fut supplicié en 1638 et décapité à Périgueux. L'intendant de justice Foullé, qui avait assisté à son procès, prétendit qu'en mourant il avait abjuré le protestantisme et d'huguenot était devenu catholique. Voici ce qu'en effet Pierre de Bessot, contemporain, disait de ces événements dans son livre de raison : « En 1638, Mons. Le vice-sénéchal nommé Brinniac fut tué à La Papussonne, bien proche d'Égliseneuve-du-Souc, conduisant un prisonnier nommé Pineau, fils d'un ministre de Bergerac, lequel s'évada pour lors mais fut bientôt après supplicié, ayant été condamné comme criminel de lèse-majesté, comme auteur de sédition et participant avec les voleurs et croquans. M. de Foullé, intendant de justice, étant à son procès dans la chambre et croit-on que d'huguenot en mourant il se fit catholique. »

• Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, 1874.

Le 26 avril 1793, devant Gaboriaud, notaire à Jarnac, Charlotte de Raynaud, tant en son nom que comme fondée de procuration de son mari, vendit la terre et le château de Gondeville, moyennant deux cent trois mille livres, à Pierre Marchais de La Berge et Jean Marchais de La Berge, son fils aîné, négociants à Angoulême. Après ceux-ci, Gondeville passa en 1820 à Meunier, négociant à Jarnac, en 1825 à Philippe-Joseph-Louis-Vincent-Hercule Labrousse de Mirebeau, ancien garde du corps du roi, domicilié à Angoulême, en 1837 à Gabriel de Frétard, demeurant à Vibrac. Le possesseur actuel, M. Raby, a acquis en 1865 de Mme Marie-Anne-Agalhe-Adèle-Estelle de La Charlonnie, veuve de Gabriel de Frétard, demeurant à Gondeville, et de sa fille Mlle Anne Gabrielle de Frétard, épouse de M. François-Eusèbe Piet.

Liens web

- La paroisse de Teyjat.

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30 octobre 2015

Frotier de La Rochette

Frotier de La Rochette, avec Généalogie Charente Périgord
D'argent à une pelle de gueules mise en pal, le fer en haut, accostée de dix losanges de même, cinq de chaque côté, deux, deux et un.

Filiation suivie

1. — Jean Frotier, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 6 mars 1579, avec Anne Tizon, fille de Roch Tizon, sieur du Roc, et Marguerite du Barry, d'où : 1° Roch Frotier-Tizon, qui suit ; 2° Jean Frotier-Tizon, chevalier de Malte ; 3° Louise Frotier, mariée avec Gabriel de Barbarin, sieur de La Breuille ; 4° Marthe Frotier, mariée d'après acte du 7 décembre 1611, avec Gabriel de La Charlonnie, juge de la prévôté Angoulême ; 5° Yolande Frotier, mariée d'après acte du 4 février 1606, avec Jacques de Villoutreys, échevin et maire d'Angoulême.

2. — Roch Frotier-Tizon, né en 1590, décédé en 1657, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 26 avril 1614, avec Léonarde Laisné, fille de Clément Laisné, sieur de Rochecorail, et Elisabeth Taboys, d'où : 1° Clément Frotier-Tizon, qui suit ; 2° Henri Frotier-Tizon, lieutenant d'infanterie.

3. — Clément Frotier-Tizon, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 8 mai 1642, avec Antoinette Catrix, fille de Henri Catrix, sieur de Flaville, et Jeanne Couraud, d'où : 1° Gaspard Frotier-Tizon, qui suit ; 2° Marie Frotier-Tizon, mariée d'après acte du 17 juillet 1661, avec Charles du Rousseau, sieur de Coulgens ; 3° François Frotier-Tizon, capitaine au régiment de la Marine ; 4° Roch Frotier-Tizon, né en 1644, décédé en 1693, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 17 août 1666, avec Marie-Anne Chesnel, d'où Clément Frotier-Tizon, né en 1672, décédé en 1729, sieur de La Rochette.

4. — Gaspard Frotier-Tizon, né en 1646, décédé en 1709, capitaine au régiment de la Marine, marié avec Françoise Mouton, d'où : 1° Jean Frotier-Tizon, qui suit ; 2° François Frotier-Tizon, né en 1668, décédé en 1718, sieur de La Borderie, marié d'après acte du 19 mai 1700, avec Louise Debord, d'où quatre filles.

5. — Jean Frotier-Tizon, né en 1675, décédé en 1747, sieur de La Pontille, marié d'après acte du 30 décembre 1709, avec Louise Debord, d'où Jean Frotier-Tizon, qui suit.

5. — Jean Frotier-Tizon, sieur de La Pontille, marié d'après acte du 11 mars 1741, avec Marie Fureau, d'où : 1° François Frotier-Tizon, sieur de La Borderie, marié d'après acte du 30 juillet 1770, avec Anne Fureau, d'où Louise Frotier-Tizon, mariée avec François Raynaud, marchand ; 2° Daniel Frotier-Tizon, lieutenant des grenadiers.

Archives départementales

1621 — Constitution par demoiselle Marthe Frotier, femme de Gabriel de la Charlonie, écuyer, au profit de demoiselle Marguerite de Voyon, d'une rente de 83 livres 9 sous 6 deniers, au capital de 1,333 livres 10 sous.

1624-1625 — Bail a rente par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, Villars et autres lieux, à Jean Robin, laboureur, d’une vigne au lieu dit Les Gallards.

1631-1632 — Bail à ferme par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, Terrebourre (auj. Terrebourg) et Villards, des rentes en blé et argent qui lui sont dues par ses tenanciers des terres ci-dessus désignées.

1632 — Bail à ferme pour quatre ans, moyen­nant 150 livres par an, par Louis de la Place, écuyer, prieur de « Malletais », agissant tant pour lui que pour messire Charles de la Place, son frère, chanoine prébendé de Saint-Pierre d’Angoulême, à Roch Frotier Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, de tout un corps de logis sis a Angoulême, avec le jardin y attenant.

Quittance par messire Roch Frotier Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, a Samuel Raoul, aussi écuyer, sieur de Vouzey, vice-sénéchal d'Angoumois, d’une somme de 12,000 livres payée par ce dernier a la décharge de la veuve et des héritiers de Jean Salmon, vivant écuyer et vice-sénéchal d’Angoumois.

1633-1634 — Contrat de mariage entre Pierre Benoît, du bourg de La Rochette, et Cathe­rine Defarge, du village de La Bétour, paroisse de Ma­gnac, châtellenie de Villebois, en présence de Roch Frotier-Tizon, de Clément Frotier-Tizon, de Léonarde Laisné et de plusieurs autres qui ont signé.

1636-1637 — Bail a ferme par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, de toutes les rentes dépendant de sa seigneu­rie dudit lieu.

1635 — Marché par lequel Roch Frotier-Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, établit Jeanne Ferrand, veuve d’Olivier Gouyon, et Julien Gouyon, son fils, dans sa maison noble de La Rochette, pour en prendre soin.

1647 — Mariage entre Léonard Raymond et Marie Decoulgens, en présence de Roch Frotier-Tizon, de Léonarde Laisné, d’Antoinette Catrix, de Clément Fro­tier-Tizon et de F. Gesmon, qui ont signé.

Vente par Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de Villars, d'une pièce de terre sise au Peux, paroisse de La Rochette.

1648 — Vente par Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, y demeurant, à Vincent Martin, marchand, d’une pièce de terre et chenevière, sise au bourg de La Rochette.

1649 — Transport par Roch Frotier­ Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, tant pour lui que pour Clément Frotier-Tizon, son fils, à Pierre-Boissier, sieur de La Fayolle, de toutes les rentes leur appar­tenant à cause de leurs seigneuries de Terrebourre, Chez-Pouillac et Villards.

1651 — Accord entre Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Ro­chette, et Pierre Poisvert dit le Parisien, au sujet d’une somme d’argent.

Inventaire a la poursuite de messire Jean-Louis de Verdelin, cheva­lier, curateur aux personnes et biens des enfants mi­neurs de François Gren de Saint-Marsault et de demoiselle Yolande de Barbarin, des meubles se trouvant au logis et hôtel noble du Roc, appartenant auxdits mineurs et tenu à ferme par Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette.

Ferme par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, de sa métairie dudit lieu.

1655-1675 — Cession par Marc Guillaumeau, écuyer, sieur de Ruelle, tant pour lui que pour demoiselle Marie de Poutignac, sa femme, a Clément Frotier-Tizon, à Roc Frotier-Tizon et dame Marie-Anne Chesnel, sa femme, et à Gaspard Frotier-Tizon, de la terre et seigneurie de Villars, en échange de celle de Fla­ville (1674).

1676-1692 — Échange d'héritages entre Roch Frotier-Tizon, chevalier, seigneur de Villars, La Rochette et autres lieux, et Mathurin Desherce, ser­gent royal.

1690 — Testament de messire Clément Frotier-Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, y demeurant, par lequel il élit sa sépulture en l'église dudit lieu, sa paroisse, et lègue a Louis Fro­tier, son fils, la somme de 600 livres, laquelle, au cas où ledit Louis viendrait à décéder sans héritiers, reviendrait à Roch Frotier-Tizon, sieur de Villard, autre fils du testateur. (4 décembre)

1709-1712 — Inventaire des meubles de la succession de Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, chevalier de La Rochette, à la requête de demoiselle Françoise Mou­ton, sa veuve.

Contrat de mariage entre Jean Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Pontille, fils de feus Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, et de dame Françoise Mouton, d’une part, et demoiselle Louise Debord, fille de Jacques Debord, sieur de La Motte, et de demoiselle Françoise Guitard, d’autre part, en présence de L. de Guichard, de M. Frotier, de François de Guitard, de Françoise de Rocquart, de Marie de Gui­tard, de Philippe de Rocquart et de plusieurs autres qui ont signé ou déclaré ne le savoir faire (30 décembre 1709).

Testament de demoiselle Louise Debord, femme de Jean Frotier­ Tizon, sieur de La Pontille.

Acquisition par François Frotier, écuyer, sieur de La Borderie, et Jean Frotier, aussi écuyer, sieur de La Pon­tille, de six journaux de vigne, paroisse de La Rochette.

1713-1716 — Contrat de mariage entre Jean Guillaud, laboureur, et Léonarde Bellamy. Ont signé : Des Champs de Roummefort, Jean Frotier, Louise Debord et Marthe Frotier.

Partage entre François Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Borderie, d’une part, et Jean Frotier­ Tizon, aussi écuyer, sieur de La Pontille, d’autre, des biens de la succession de feus Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, chevalier de La Rochette, et dame Françoise Mouton, sa femme, leurs père et mère.

1720 — Rétrocession par Pierre Constantin, notaire royal à Villars, paroisse de Saint-Angeau, a demoiselle Louise Debord, veuve de François Frotier, vivant écuyer, sieur de La Borderie, agissant tant en son nom que comme tutrice des enfants dudit sieur et d’elle, d’une rente que ledit Constantin avait achetée de Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, chevalier de La Rochette, père dudit sieur de La Borderie.

1722 — Transaction entre demoiselle Louise Debord, veuve de François Frotier, vivant écuyer, sieur de La Borderie, tant en son nom que comme mère et tutrice des enfants dudit sieur et d’elle, d'une part, et René de la Grèze, seigneur des Houillères et de Suaux, tant pour lui que pour demoiselle Élizabeth de Guitard, sa femme, d'autre part, au sujet d'une créance de 274 livres sur lesdits seigneur et dame des Houillères, dont ladite demoiselle Debord se trouvait ètre propriétaire comme étant aux droits de Jacques Debord, sieur de La Motte, son père.

Cession par François Raynaud, sieur de Launay, et demoiselle Marthe Denis, sa femme, demeurant à La Rochefoucauld, a messire Clément Frotier-Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, et à dame Madeleine Rousselet, sa femme, des sommes de 220, 105 et 232 livres, faisant un total de 557 livres, qui leur sont dues sur la succession de messieurs Clé­ment et Roch Frotier-Tizon, en leur vivant seigneurs de La Rochette, père et aïeul dudit cessionnaire.

Bail à rente par Marguerite Raymond, veuve de Georges de Rouffignac, marchand, à Jean Frotier, sieur de Savi­gnac, et à Jeanne Thoron, sa femme, de deux journaux de terre en chaume, au lieu dit Les Fosses-Rouges, paroisse de Coulgens.

Reconnaissance par Jean Frotier, sieur de Savignac, et Jeanne Thoron, sa femme, à dame Jeanne Salat, leur tante, d’une somme de 50 livres qu’elle leur avait constituée par leur contrat de mariage.

1725-1726 — Bail a moitié par dame Louise Debord, veuve de François Frotier, écuyer, sieur de La Borderie, de la métairie de Chez-le-Pintier,en la paroisse de La Rochette.

1727-1728 — Contrat de mariage entre Pierre Fureau, sieur de Fontenelle; fils de François Fureau, sieur de Villemalet, et de demoiselle Marie Rossignol, d’une part, et demoiselle Madeleine Frotier-Tizon, fille de feu François Frotier-Tizon, vivant écuyer, sieur de La Borderie, et de demoiselle Louise Debord, d’autre part. Ont signé en la minute du présent contrat : P. Fureau, Madeleine Frotier-Tizon, Louise Debord, L. Fureau, René Frotier-Tizon, Jean Frotier-Tizon, Marie Fureau, Marthe Frotier-Tizon, de Laquintinie, Marie Lériget et autres (23 janvier 1728).

1756-1757 — Testament de dame Madeleine Rous­selet, veuve de messire Clément Frotier-Tizon, seigneur de La Rochette, par lequel elle lègue diverses sommes aux pauvres de La Rochette, aux Carmes du faubourg Lhoumeau à Angoulême et au curé de La Rochette, ces deux derniers a charge de messes, et dispose du reste de ses biens en faveur de demoiselle Charlotte-Justine-Adélaïde de Briçonnet, sa petite-nièce, fille de dame Jeanne­ Marie-Thérèse Griffon de la Richardière et de messire Pierre de Briçonnet, écuyer, seigneur de Bramefans.

Constitution par messire Paul Leclerc, écuyer, sieur de La Verrerie, gendarme de la garde du Roi, demeurant en la paroisse de Montalembert, au profit de dame Made­leine Rousselet, dame de La Rochette, d’une rente an­nuelle de 5 livres, au capital de 100 livres.

1758 — Ferme par dame Marie Fureau, veuve de Jean Frotier-Tizon, de tous les agriers appartenant a ses enfants mineurs, sur la paroisse de Saint-Angeau.

Bibliothèque généalogique

• Yvon Pierron, La Rochefoucauld au péril des Lumières, 1992.

« Je, soussigné, Louis Frotier de la Messelière, maréchal des camps et armées du Roi, chevalier de Saint-Louis, grand'croix de l'ordre impérial de Sainte-Anne de Russie, certifie que M. Daniel Frotier Tizon de la Rochette, natif dudit lieu l'an 1742 et porteur du présent, actuellement sergent au régiment d'Infanterie Orléans, va à l'Orient pour de là passer à l'Isle-de-France (aujourd'hui Maurice) et y être fait officier selon les ordres de M. le duc de Praslin qui l'attendent à ce port ; le dit sr. Frotier Tizon est de la même maison que moi, que M. Frotier, marquis de la Coste Messelière, lieutenant-général des armées du Roi, et que M. Frotier, comte de la Coste Messelière, maréchal des camps, premier sous-lieutenant des cheveau-légers de la garde du Roi, le dit Frotier étant issu d'une branche formée en 1538 par François Frotier, sr. de la Messelière et Antoinette de Mézières. Il est bon sujet et prend le parti de chercher la fortune sous le mousquet, les circonstances ayant ruiné sa famille. Je supplie tous ceux dont il sera à portée de mériter les bontés de lui accorder protection et secours, en foi de quoi je lui ai donné le présent certificat pour suppléer les titres auxquels il pourrait avoir besoin de recourir et qu'il trouvera toujours au château de la Messelière qui était la résidence de Pierre de la Messelière, grand écuyer de France en 1419, notre aïeul commun.

A Poitiers, ce 30 janvier 1768
Louis Frotier, Cte de la Messelière »

Liens web

- Le petit monde du logis.

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Fureau de Fontenelle

Fureau de Fontenelle, avec Généalogie Charente Périgord
D'argent au chevron de gueules accompagné de trois canards de sable, posés en deux et un.

Filiation suivie

I. — François Fureau, né en 1570, décédé en 1630, sieur de Villemalet, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Jeanne de Rouffignac, d'où : 1° Jean Fureau, qui suit ; 2° Marie Fureau, mariée d'après acte du 14 février 1638 avec Pierre Boissier, sieur de La Fayolle ; 3° Catherine Fureau, mariée d'après acte du 27 août 1649, avec Jean Gervais, garde des eaux et forêts d'Angoumois ; 4° Jacquette Fureau, mariée d'après acte du 17 janvier 1634, avec Louis de Rouffignac, verdier des eaux et forêts d'Angoumois, d'où Renée de Rouffignac, Renée de Rouffignac, mariée avec Armand Gratereau, capitaine du château de Montignac  ; 5° Roch Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 1er avril 1644, avec Françoise Vigier, d'où Martine Fureau, mariée avec Louis Frotier-Tizon ; 6° Pierre Fureau, marchand.

II. — Jean Fureau, sieur de Villemalet, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Marie Cabaud, d'où : 1° Jean Fureau, qui suit ; 2° Antoinette Fureau, mariée d'après acte du 4 septembre 1673, avec François Georget, d'où François Georget, capitaine au régiment de Laval ; 3° Catherine Fureau, mariée d'après acte du 23 novembre 1666, avec Louis Binaud, sieur des Houches ; 4° Jacquette Fureau, mariée d'après acte du 30 avril 1659, avec Pierre Héraud, notaire royal.

III. — Jean Fureau, sieur de Villemalet, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié d'après acte du 4 mai 1665, avec Anne Levesquot, fille de Michel Levesquot, sieur des Chariers, et Anne Romanet, d'où : 1° François Fureau, qui suit ; 2° Jean Fureau, né en 1668, décédé en 1718, sieur de La Coste.

IV. — François Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 16 mai 1694, avec Marie Rossignol, fille de Pierre Rossignol, secrétaire du roi, et Marie Delafont, d'où : 1° Pierre Fureau, qui suit. 2° Marie Fureau, mariée d'après acte du 24 février 1721, avec François Gounin, sieur de La Coste ; 3° Marie Fureau, mariée d'après acte du 13 février 1720, avec Jean de La Quintinie, sieur du Cluzeau ; 4° Pierre Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 24 février 1721 avec Marie Gounin, d'où Pierre Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 27 novembre 1759, avec Anne Constantin, d'où Pierre Fureau de Villemalet, né en 1760, décédé en 1795, général de division.

V. — Pierre Fureau, né en 1702, décédé en 1774, sieur de Fontenelle, marié d'après acte du 3 février 1728, avec Madeleine Frotier-Tizon, fille de François Frotier-Tizon, sieur de La Borderie, et Louise Debord, d'où : 1° Pierre Fureau-Fontenelle, qui suit ; 2° Louise Fureau, mariée d'après acte du 5 août 1749, avec Alexandre Bordet, sieur des Vallons, garde des eaux et forêts d'Angoumois ; 3° Marie Fureau, mariée d'après acte du 9 février 1752, avec Jean Bordet, sieur de La Bauche ; 4° Anne Fureau, mariée d'après acte du 30 juillet 1770, avec François Frotier-Tizon, sieur de La Borderie ; 5° Marie Fureau, mariée d'après acte du 17 février 1778, avec Jean Machenaud, sieur de Beauchamp.

VI. — Pierre Fureau-Fontenelle, né en 1746, décédé en 1827, juge de paix du canton de Jauldes, maire de La Rochette, marié d'après acte du 12 juin 1772, avec Marguerite de La Faye, fille de Antoine de La Faye, sieur de La Forêt, et Marie Sybille de Verneuil, d'où : 1° Pierre Fureau-Fontenelle, qui suit ; 2° Marie Fureau-Fontenelle, mariée d'après acte du 25 août 1795, avec Jacques Montagné, propriétaire.

VII. — Pierre Fureau-Fontenelle, né en 1780, décédé en 1858, propriétaire, marié d'après acte du 10 novembre 1810, avec Marguerite Dereix, d'où : 1° Pierre Fureau-Fontenelle, avocat à Cognac, marié d'après acte du 27 septembre 1847, avec Anne Flavie Valleteau de Montboulard ; 2° Jean-Pierre Fureau-Fontenelle, notaire à Xambes, marié d'après acte du 6 décembre 1841, avec Catherine Louise Maulde de La Clavière.

Archives départementales

1627-1630. — Bail à ferme par François Fureau, garde des eaux et forêts, de sa métairie de Villemalet.

1644. — Partage entre Jean Fureau, garde des eaux et forêts, Pierre Fureau, marchand, et Roch Fureau, sieur de Villemalet, frères, des biens meubles et immeubles de la succession de François Fureau, vivant garde des eaux et forêts, et de dame Jeanne de Rouffignac, leurs père et mère.

Bail à ferme par messire François de l'Isle-Fort, curé de La Rochette, à Pierre Fureau, sieur des Essarts, marchand, de toute la dimerie de la paroisse de La Rochette.

1649. — Échange d'héritages entre François Boissier, sieur de Grand-Champ, et Jean Fureau le jeune.

1650. — Provision de l'office de garde des eaux et forêts d'Angoumois, par Diane de France, « fille et soeur légitime de Roys, duchesse d'Angoulême, douairière de Montmorancy, comtesse de Poictiers », en faveur de François Fureau.

1717-1718. — Transaction entre Pierre Deschamps, écuyer, sieur de Roumefort, et dame Marie Rossignol, sa femme, demeurant ensemble au château de Roumefort, paroisse de Saint Front, d'une part, et demoiselle Marie, autre demoiselle Marie Fureau, Pierre, autre Pierre et Louis Fureau, frères, enfants de ladite demoiselle Rossignol et de feu François Fureau, son premier mari, décédé en 1705, d'autre part, au sujet d'intérêts communs aux parties.

1721. — Contrat de mariage entre : François Gounin, sieur de La Côte, fils de feu Raymond Gounin et de dame Jeanne Héraud, d'une part, et demoiselle Marie Fureau, fille de feu François Fureau et de dame Marie Rossignol, d'autre part.

1765. — Quittance d'une somme de 830 livres par Michel Sureau, sieur du Cluzeau, et demoiselle Marie Fureau, sa femme, à Pierre Fureau, sieur de Villemalet, et à demoiselle Anne Constantin, sa femme.

1766. — Bail à ferme par maître Jean-Joseph Pinaud, subdélégué du Bureau des finances, au nom et comme procureur de monsieur Jean Caminade, seigneur engagiste des domaines du Roi, demeurant à Angoulême, à Pierre Fureau, sieur de Fontenelles, de tous les droits appartenant au dit seigneur sur Le Fief-Coutaud, paroisse d'Agris.

Ratification par demoiselle Madeleine Frotier-Tizon, femme de Pierre Fureau, sieur de Fontenelle, de la vente consentie par ledit Fureau au profit de Charles et Pierre Guillon, marchands, d'une somme de 2,648 livres.

Vente par Jean Goyon, praticien, à Pierre Fureau, sieur de Fontenelle, et demoiselle Frotier-Tizon, sa femme, d'une pièce de pré sur La Tardoire, relevant du chapitre de La Rochefoucauld.

Bibliothèque généalogique

• Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1995.

Le département de la Charente a donné 15 généraux aux armées de la lère République. Pierre Fureau dit Villemalet, nom de son village natal, est l'un d'eux. Les Fureau étaient nombreux en Angoumois surtout dans les paroisses de la Rochette, d'Agris ou de Coulgens ; ils étaient roturiers en dépit de ce qu'a écrit sur cette famille, le curé Beau, desservant Coulgens et la Rochette. Ils ont toujours payé leurs tailles, signe de roture : ils étaient marchands, prêteurs d'argent, agents d'affaires, on disait alors praticiens ; ils avaient acheté des charges, notaires ou gardes des eaux et forêts. Vers 1700, ils avaient acheté avec un de leurs amis d'Agris, des droits seigneuriaux en Braconne ; c'est peut-être là, l'origine de cette soi-disant noblesse ; en tout cas ces droits lui furent remboursés par l'administration royale.

De nos jours encore, les habitants du village, pensent qu'ils étaient nobles, MM. de Villemalet. Ils étaient alliés à des familles nobles des environs (les Crozan par exemple), en épousant des jeunes filles nobles aux parents fort désargentés ; ils avaient même leur blason d'argent au chevron de gueules accompagné de trois canards de sable posés en 2 et 1. Il n'était guère difficile d'en posséder un au XVIIIe siècle ; il en coûtait 20 livres tout simplement. Les Fureau possédaient quelques terres et métairies avec fermiers, en somme ils étaient des notables, des bourgeois et fiers de l'être, ce terme n'ayant pas la connotation péjorative qu'il prendra par la suite. On les nommait Messieurs de Villemalet.

Au milieu du XVIIIe siècle, deux branches principales de cette famille vivaient à la Rochette ; les Fureau de Villemalet, le village, et les Fureau de Fontenelle (lieu-dit près de la Braconne), également au même village ; ces derniers ont habité en face de leurs cousins.

Notre futur général était le fils d'un de ces MM. de Villemalet. Son père, Pierre, né en 1726, avait épousé en 1759 Marie-Anne Constantin-Beauregard, sa cousine ; ils vécurent à Villemalet ; leur maison existe encore : c'est la dernière sur la droite en quittant le village sur la route d'Agris, maison bourgeoise, classique, avec un beau pigeonnier. Pierre et Marie-Anne eurent sept enfants, tous nés dans le village. Leur premier né, également prénommé Pierre, né le 20 mars 1760 est le futur général dont le père fut un des représentants du district de La Rochefoucauld, à la fête de la Fédération le 14 juillet 1790.

Le futur général a certainement fréquenté l'école paroissiale tenue par le curé Jordain, homme très cultivé et excellent prêtre ; nous n'avons aucune preuve qu'il eut complété son éducation aux collèges de La Rochefoucauld ou d'Angoulême. Ses écrits ultérieurs sont ceux d'un homme de bonne culture.

Désireux de s'élever dans l'échelle sociale et de faire une carrière militaire, il s'engage à 22 ans, le 22 juillet 1782, dans l'armée royale aux chasseurs à cheval du Languedoc, plus tard 6eme chasseurs à cheval. Le 16 janvier 1785, nous le trouvons caporal au bataillon de chasseurs des Ardennes. Il est congédié avec ce grade, le 1er octobre 1789 à Monaco, presque huit années de service pour un bien maigre avancement. Pierre Fureau était victime de la détestable ordonnance du ministre de la guerre, le maréchal de Ségur, réservant les grades d'officiers dans l'infanterie aux possesseurs de quatre quartiers de noblesse.

Il quitta donc l'armée, le cœur plein d'amertume, ce qui explique son engagement politique ; il s'inscrit à la société populaire de Ruffec et adopte les idées nouvelles « apportées par le vent d'Amérique ».

Liens web

- Les bourgeois... et fiers de l'être.

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19 octobre 2015

Armorial général de France

Blason_famille_Sardain

« D'argent à trois sardines de gueules, posées en fasce ». — Juridiction de Rochechouart en Poitou.

Mathieu Sardain (alt. Sardin ou Sardaing), sieur de la Pouyade, né en 1676, fils de Joseph Sardain, bourgeois de Maisonnais, et Anne Devoisin.

1696. — Enregistrement de ses armes après l'édit royal.
1699. — Mariage avec Anne Aultier, de la ville d'Angoulême.
1701. — Seigneur de la Pouyade et de Maisonnais en partie, au baptême de sa fille Marie.
1711. — Syndic des habitants de Maisonnais, contre l'abbaye des Salles.
1712. — Veuf et remarié avec Anne Garrigou, de Maisonnais.
1714. — Juge de la ville de Saint-Mathieu.
1736. — Témoin au mariage de Jean Garrigou, sieur de la Négrerie.
1739. — Décès de sa fille Anne.
1743. — Décès de son fils Gabriel.
1749. — Séquestration de ses biens.

Source : Généalogie Charente Périgord.

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Maintenue de noblesse

Olivier Sardain, éc, sr de Saint-Michel,
François Sardain, éc, sr de Beauregard, son frère.

Pièces justificatives : Edit du roi du mois de mars 1696, portant Niort anoblissement de cinq cents personnes.

Quittance de finance de la somme de six mille livres payée par Joseph Sardain, sr de Borde, pour acquérir des lettres de noblesse en exécution de l'édit ci-dessus, en date du 23 novembre 1696, signé Brunet, enregistrée au contrôle général des finances le 7 avril 1697, signé Phelypeaux.

Lettres patentes de Sa Majesté portant anoblissement de la personne de Joseph Sardain, sr de Borde, données au mois de décembre 1696, signé Louis, et sur le repli, par le roi, Colbert, enregistrées en la Chambre des comptes, Cour des aides et Bureau des finances de la Généralité de Limoges, suivant les actes insérés sur le repli.

Autres lettres patentes expédiées en faveur du même Joseph Sardain, sr de Borde, contenant même anoblissement, à défaut par lui d'avoir fait enregistrer les premières au Parlement, données au mois d'avril 1698, signé Louis, et sur le repli, Par le roi, Colbert, registrées en Parlement le 13 août 1698, suivant l'acte inséré sur le repli, et scellées en lacs de soie du grand sceau de cire verte.

Quittance de finance de la somme de trois mille livres payée par Joseph Sardain, sr de Borde, pour jouir de cent cinquante livres de rente et de la confirmation de sa noblesse, en date du 16 mars 1705, signé de Turmenye, enregistrée au contrôle général des finances le 11 avril 1705, signé Chamillard, et la quittance des deux sols pour livre.

Ordonnance des srs présidents trésoriers de France de la Généralité de Limoges, contenant l'enregistrement de ladite quittance de finance, en date du 31 mai 1706, signé desdits sieurs et de Dachet, greffier commis.

Quittance de finance de la somme de douze cents livres, payée par Joseph Sardain, sr de Borde, pour jouir de soixante livres de rente et de la confirmation de sa noblesse, en date du 1er juin 1712, signé Lebas de Montargis, enregistrée au contrôle général des finances le 25 juin 1712, signé Perottin, et la quittance des deux sols pour livre.

Contrat de mariage d'Olivier Sardain, sr de Saint-Michel, avec dlle Anne de la Court, par lequel il paraît qu'il est fils de Joseph Sardain, sr de Borde, et de dlle Renée de la Chalonie, en date du 10 septembre 1681, signé Saulnyer, nre.

Contrat de mariage de François Sardain, sr de Beanregard, avec dlle Madeleine de la Court, par lequel il parait qu'il est fils de Joseph Sardain, sr de Borde, et de dlle Renée de la Chalonie, en date du 14 novembre 1685, signé Saulnyer, nre.

Ordonnance : Maintenus comme nobles et écuyers, le 14 mars 1715, signé de Richebourg.

(Archives Historiques du Poitou, 1893)

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