08 septembre 2015

Le chapitre collégial de Notre-Dame de La Rochefoucauld en 1791

Philippe Fouchier, doyen, et, en cette qualité, curé d'Olérat.
Charles Gautier-Duménieux, grand chantre.
Jean Albert aîné, dit Péruzet, prêtre. — Sec.
Mathieu Grassin, prêtre. — Sec.
Pierre Jaulin, prêtre.
Pierre-André Rambaud, prêtre.
Roch Dulac, prêtre, curé de S.-Cybard de La Rochefoucauld. — Sec.
Pierre Sibilet aîné, dit de Labrousse, prêtre.
Mathieu Sibilet puîné, dit de l'Isle, prêtre.
Pierre Thibaud, prêtre.
Jean-Baptiste Veyret-Laîaye, prêtre.
Pierre Albert puîné, dit du Vignaud, minoré.

(Le clergé charentais pendant la Révolution, 1898)

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03 septembre 2015

Desbordes de Jansac

Desbordes de Jansac, avec Généalogie Charente Périgord
D'azur au chevron d'or, accompagné de trois arêtes de poisson d'argent, deux et une.

Filiation suivie

I. — Philippe Desbordes, décédé en 1656, sieur de Bellisle, marchand et bourgeois de la ville d'Angoulême, conseiller de l'hôtel-de-ville, marié avec Jacquette Cambois, fille de Gilles Cambois, sieur de La Combe-Dieu, messager ordinaire d'Angoulême à Paris, et Anne Darnat, d'où : 1° François Desbordes, qui suit ; 2° Pierre Desbordes, sieur de Bellisle, marié d'après acte du 29 janvier 1636, avec Catherine Benoist, fille de Jean Benoist, sieur de Berguille, et Marie de Paris ; 3° Philippe Desbordes, archiprêtre de Garat ; 4° Françoise Desbordes, mariée d'après acte du 17 août 1655, avec Jean Chausse, sieur de Lunesse, avocat à la cour ; 5° Jacquette Desbordes, mariée d'après acte du 26 juin 1644, avec Jean Aultier, sieur du Châlard, procureur au siège présidial d'Angoulême.

II. — François Desbordes, sieur de Montléry, marié avec Létice Bénureau, fille de Pierre Bénureau, sieur des Soudais, et Létice Faligon, d'où François Desbordes, qui suit.

III. — François Desbordes, sieur du Maine-du-Puy, marié avec Marguerite de Montfermy, fille de Jean de Montfermy, sieur de La Motte, et Suzanne Proutoud, d'où : 1° François Desbordes, qui suit ; 2° Bénigne Desbordes, mariée d'après acte du 4 mars 1710, avec Jean-Baptiste Birot, sieur des Bournis.

IV. — François Desbordes, né en 1688, décédé en 1772, chevalier, seigneur de Jansac, marié d'après acte du 11 janvier 1717, avec Anne de Montalembert, fille de Jean de Montalembert, chevalier, seigneur de Cers, et Françoise Maulde, d'où : 1° Pierre Desbordes de Jansac, qui suit ; 2° Jean-François des Bordes de Jansac, officier des mousquetaires du roi ; 3° Bénigne Thérèse des Bordes de Jansac, mariée avec François de Chasteigner, chevalier, seigneur de Fontenay.

V. — Pierre Desbordes de Jansac, né en 1728, décédé en 1791, capitaine d'artillerie, marié d'après acte du 26 février 1753, avec Anne-Marie Salmon, fille de Jean César Salmon, sieur de Verdille, et Anne Faure, d'où Jean-Charles Desbordes de Jansac, né en 1763, décédé en 1846, chevalier, seigneur de Verdille, marié 1) avec Marie-Julie de Galard de Béarn, fille de Pierre-Clément de Galard de Béarn, comte du Vivier-Jusseau, et Anne-Julie Le Mercier de Beausoleil-Vermont 2) avec Joséphine Le Pelletier, d'où postérité.

Archives départementales

1602. — Contrat d'apprentissage de Philippe Desbordes, fils d'Antoine Desbordes, marchand de la ville de Châteauneuf, chez sire François Mesneau, marchand de la ville d'Angoulême.

1603. — Cession par Aimery de la Croix, écuyer, sieur de La Fenêtre, seul héritier de feu Raphaël de Corlieu, en son vivant écuyer, sieur dudit lieu de La Fenêtre, y demeurant, en la châtellenie de Montbron, d'une rente générale de 133 livres ci-devant constituée au denier douze, par Philippe Desbordes, Jean et Denis Manès, au profit de François de Redont, écuyer, sieur de Neuillac.

1609. — Accord entre Antoine Gandillaud, écuyer, sieur de Vignes, et Philippe Desbordes, marchand de la ville d'Angoulême, au sujet des profits et émoluments de la terre et seigneurie de Vignes, paroisses de Mosnac et de Châteauneuf.

1631. — Quittance par Philippe Desbordes, sieur de Belle-Isle, marchand, bourgeois de la ville d'Angoulême, à Jean Masfrand, maître apothicaire, ce dernier agissant en vertu d'un accord passé entre lui et Isaac de la Porte, écuyer, seigneur de Châtillon, Saint-Genis, La Vallade, et demoiselle Jacquette Raymond, sa femme, d'une somme de 1,366 livres 10 sous décrétée judiciairement sur la terre et seigneurie de La Vallade.

1633. — Transport par Guy Dexmier, écuyer, sieur du Breuil, de Blanzac et de La Font, demeurant à La Vaure, paroisse de Chillac, en Saintonge, à Philippe Desbordes, marchand, d'une créance sur René Prévôt, écuyer, sieur de Moulnier.

Reconnaissance par demoiselle Marie Montgeon, veuve de David Jousset, vivant écuyer, sieur de Beaulieu, demeurant au lieu noble de La Tasche, paroisse de Saint-Genis, châtellenie de Blanzac, à Jean Trigeau et Philippe Desbordes, marchands, bourgeois d'Angoulême, d'une somme de 4,000 livres.

1679. — Quittance de partie de 12 livres de rente donnée à Jean Paranteau, sergent royal, par François Desbordes, écuyer, sieur du Maine-du-Puy, comme exerçant les droits de Létice Benureau, sa femme, héritière de Pierre Benureau, écuyer, son père, lui-même héritier de Jean de Maquelilan, écuyer, chanoine de l'église-cathédrale.

1682. — Testament d'Antoine Desbordes, fils de Pierre, écuyer, demeurant à Berguille, paroisse de Roullet « sur le point de partir avec les autres gentilshommes pour se rendre dans la citadelle de Tournay », par lequel il lègue tous ses meubles et acquêts à Marthe et Françoise, ses sœurs, et à Julie Desbordes, sa nièce, à laquelle il donne en outre le tiers de ses propres.

1692. — Reconnaissance fournie par messire Philippe Desbordes, écuyer, sieur de La Combedieu, demeurant au lieu noble du Marquisat, paroisse de Châteauneuf, à messire Jean Ducluzeau, prêtre, bachelier en théologie, curé de Saint-Paul d'Angoulême, à cause de deux maisons sises en ladite paroisse, confrontant par derrière à la maison du seigneur de Balzac.

1714. — Transaction entre François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Teillé, Les Rosiers, et Jean Aultier, avocat au Parlement, au sujet d'une obligation consentie antérieurement par Philippe Desbordes, écuyer, sieur de Montléry, bisaïeul du sieur de Jansac et aïeul du sieur Aultier.

1754. — Quittance finale par Pierre Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, capitaine au régiment de Rouergue, demeurant ordinairement en son logis de Verdille, paroisse dudit lieu, en Poitou, d'une part; à François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Teille. Cers et autres lieux, et à dame Anne-Marie de Montalembert, sa femme, demeurant ordinairement en leur château de Cers, paroisse dudit lieu en Angoumois, d'autre part, de la somme de 10,000 livres constituée en dot audit Pierre de Jansac par ses dits père et mère suivant son contrat de mariage avec demoiselle Anne-Marie Salmon, en date du 21 février 1753, reçu par Merveilleux, notaire royal à Martafond en Poitou.

1755. — Quittance par Louis Garnier, chevalier, seigneur de Ferfan, et Madeleine Birot des Boumis, sa femme, demeurant au logis des Boumis, paroisse de Garât, d'une part ; à François Des Bordes, écuyer, seigneur de Jansac, Sers, Teille et autres lieux, demeurant en sa maison noble de Sers, paroisse dudit lieu, d'autre part.

1759. — Contrat d'ingression dans la communauté des dames de l'Union-Chrétienne de la ville d'Angoulême, pour demoiselle Anne Desbordes, fille légitime de François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Sers et Teille, et de dame Marie de Montalembert, sa femme, demeurant au château de Sers, paroisse dudit lieu.

Constitution de 50 livres de rente par François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, et dame Anne-Marie de Montalembert de Sers, sa femme, demeurant en leur château de Sers, paroisse dudit lieu, d'une part; au profit de dame Marie Mesnard, veuve de Jean Bourdage, seigneur de La Courade, Coulgens, Sigogne et autres lieux, d'autre part.

1771. — Testament de François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Sers, Teille et autres lieux, qui lègue en forme de rappel 3,000 livres à ses petits enfants Chasteigner de la Rochepozay en outre de la dot de leur mère.

1773. — Inventaire des meubles et effets de la communauté entre feu François Desbordes de Gensac, chevalier, seigneur de Teille, Sers et autres lieux, décédé au château de Sers, le 17 novembre, et Anne-Marie de Montalembert ; et partage de la succession dudit défunt entre Jean-Baptiste-François Desbordes, chevalier, seigneur de Teille, maître de champ de cavalerie, major de la première compagnie des mousquetaires de la garde du roi, chevalier de Saint-Louis, et Pierre Desbordes de Gensac, chevalier, seigneur de Verdille, ancien capitaine d'infanterie, demeurant à Angoulême, ses fils.

Bibliothèque généalogique

• Pierre Bureau, Les émigrés charentais, 1791-1814, 2003.

Bordes Pierre des, écuyer, sgr de Jansac, Verdille, le Breuil-aux- Loups, capitaine d'artillerie au régiment de Rouergue, fils de François, écuyer, sgr de Jansac, Teillé, Sers, et de Marie Anne de Montalembert - né 14-4-1728 - + 17 et inhumé 18-4-1791 à Garat - ép. à Verdille, le 26-2-1753, Anne Marie Salmon de Ladouette, fille de Jean César, sgr de Verdille, et Anne Faure -+ Angoulême 12 floréal an XVII - dont postérité masculine éteinte en 1989.

Inscrit en Charente-Inférieure, bien que non émigré, après la date de son décès - Jean Charles des Bordes de Jansac, son fils, réclama devant le préfet de la Charente autorisé, le 8 germinal an XII - il fut amnistié le (acte non daté) (F7/5896).

• Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1865.

Le rôle des vingtièmes imposés sur les nobles et privilégiés de l'élection d'Angoulême en 1780

Sers. — Le sieur Desbordes De Jeniac (sic), écuyer, propriétaire de maison, rentes, agriers, héritages et deux domaines dans ladite paroisse, du revenu de 1,061 livres, payera cent seize livres quatorze sols, ci. 116 l. 14 s.

• François Vigier de La Pile, Histoire de l'Angoumois, 1756.

Philippe des Bordes, conseiller en 1647 jusqu'en 1653. Ses descendants ont formé deux branches ; l'une nommée autrefois de Monléry, à présent de Gensac; la seconde de Berguille; il y a eu trois François de suite dans la première.

Le fils de Philippe était François Ier, sieur du Maine-Dupuy; le fils de celui-ci, François II, sieur de Monléry.

François III, son fils, est aujourd'hui connu sous le nom du seigneur de Gensac. II a épousé Marie de Montalembert, héritière du fils aîné de la branche de Montalembert de Cers, qui lui a porté cette terre.

Dans la branche de Berguille, paroisse de Roullet, l'ainé est surnommé le sieur de Beaufort; le cadet était le sieur de Laroche et le troisième est le sieur de Villars. Les deux premiers ont épousé Magdeleine et Anne Vigier, de la branche de Planson.

Il y a eu dans cette famille, comme dans plusieurs autres, différents changements. Elle était originaire de Châteauneuf et avait été anoblie par lettres patentes.

Elle pierdit son bien et fut obligé de recourir au commerce pour subsister, ce qui engagea Philippe des Bordes de se faire conseiller de l'hôtel-de-ville plutot que d'obtenir des lettres de réhabilitation qui lui auraient couté considérablement.

• Alfred Richard, Vérification de privilèges par l'élection de Niort de 1627 à 1638, 1868.

Le 5 août 1627, les élus rendent une ordonnance sur requête pour l'enregistrement à leur greffe, (pour le suppliant y avoir recours quand besoin sera), d'un arrêt de la Cour des Aides, qui porte que François Des Bordes, messager ordinaire de la ville d'Angoulême à Paris, demeurant à Châteauneuf en Angoumois, ayant été pourvu de l'office de messager du diocèse d'Angoulême en l'Université de Paris, vacant par le décès d'Etienne Malhergue, sera couché et employé sur les rôles des officiers et suppôts de l'université, qui et au greffe de ladite cour, pour jouir des privilèges, exemptions et immunités qui leur sont attribués.

• Prosper Boissonnade, Histoire du Collège et du Lycée d'Angoulême, 1895.

En même temps, quatre pairs du corps de ville, Pierre Martin, sieur de Guissalle, Guilhon Saulnier, sieur de Pierre-Levée, Philippe Desbordes et André Lurat, marchands, sont chargés de faire « la collecte. « des deniers privez volontaires » ou de la souscription destinée à couvrir les frais d'installation des Jésuites.

• Gabriel Tricoire, Le château d'Ardenne et la seigneurie de Moulidars en Angoumois, 1890.

Le 24 juin 1566, Philippe Desbordes, marchand, de Châteauneuf, opéra, en qualité de fermier judiciaire de la seigneurie de Moulidars, le retrait féodal d'un tonneau de froment de rente, cédé ci-devant par Jean du Nourrigier, écuyer, sieur de Moulidars.


Liens web

- Le messager d'Angoulême à Paris attaqué par des gens de guerre.

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Gardes du corps du roi et des princes

La dénomination de gardes du corps, en anglais lifeguard, en allemand Leibgarde, se confond dans ces langues, en russe, etc., avec ce qu'on appelle chez nous et ailleurs garde royale ou garde impériale. En Autriche, on se sert de celle de gardes-nobles, trabans, etc., etc. En France, c'était un corps de gentilshommes montés, organisés en compagnies et faisant le service dans l'intérieur des châteaux royaux près de la personne du roi et des princes, qu'ils devaient en outre escorter à leurs sorties, suivre et accompagner dans tous leurs voyages ou déplacements. Les gardes du corps tenaient le premier rang dans la brillante maison militaire de nos rois. A la guerre, ils servaient comme corps de cavalerie, et ils se sont illustrés en plus d'une occasion, surtout pendant les guerres du règne de Louis XIV.

Charles VII institua la première compagnie des gardes du corps : il la composa d'Ecossais d'une bravoure et d'une fidélité éprouvées, choisis parmi ceux que les comtes de Buchan et de Douglas avaient amenés en France pour aider le roi à chasser les Anglais de son royaume. Cette compagnie s'appelait la compagnie écossaise des gardes du corps du roi. Louis XI créa la 1re et la 2e compagnie française des gardes du corps, et François Ier la 3e compagnie. La compagnie écossaise, comme la plus ancienne, a toujours eu la droite sur les compagnies françaises, et le rang de celles-ci était déterminé par l'ancienneté de réception de leur capitaine. La compagnie écossaise fournissait en outre le premier homme d'armes de France et les 24 archers ou gardes de la manche, chargés d'accompagner le roi et de veiller plus particulièrement sur sa personne dans les grandes cérémonies publiques.

Les compagnies de gardes du corps faisaient le service par quartier. Le capitaine des gardes qui était de quartier ne quittait pas le roi depuis son lever ou sa sortie de sa chambre jusqu'à ce qu'il fût couché, et marchait toujours immédiatement après le roi et proche de sa personne, quelque part qu'il fût, à table, à cheval, en carrosse ou partout ailleurs. Brillantes prérogatives ! aussi les plus grandes illustrations militaires de tous les temps ont-elles ambitionné ce poste, qui leur donnait l'oreille du souverain.

Sous François Ier, chaque compagnie comptait cent gardes ; sous Charles IX, la compagnie écossaise n'était plus composée que de gentilshommes français ; sous Louis XIV, la reine-mère et le duc d'Orléans eurent chacun une compagnie de gardes du corps. L'effectif des gardes, sous ce prince, s'éleva à 1,600 hommes ; ce chiffre, en 1715, était réduit à 1,440, et ce nombre de gardes parait s'être maintenu jusqu'à la révolution de 1789. L'histoire des gardes du corps se rattache essentiellement à l'histoire intime de la cour de France. On ne peut nier que ce corps n'ait rendu de grands services à la couronne ; il se distingua en toute occasion par une fidélité à toute épreuve envers la famille royale, et en beaucoup de circonstances il a scellé cette fidélité de son sang.

Supprimés par larévolution, les gardes du corps reparurent avec la Restauration ; leur organisation définitive fut déterminée par une ordonnance du 30 décembre 1818. Par cette ordonnance, les gardes du corps du roi se composaient, en outre de l'état-major, de 4 compagnies, fortes chacune de 287 hommes, officiers et gardes. La compagnie formait quatre brigades représentant deux escadrons.

Les gardes étaient divisés en trois classes et avaient le grade de lieutenant en 1er ou de lieutenant en second, ou enfin de sous-lieutenant. Les gardes de 3e classe étaient choisis parmi les élèves des écoles militaires et les sous-officiers de la ligne remplissant les conditions voulues pour devenir officiers. Presque tous les autres emplois étaient donnés un tiers au choix, deux tiers à l'ancienneté ; les grades supérieurs étaient tous laissés au choix du roi. Enfin une ordonnance du 22 mai 1822 donnait jusqu'au grade de colonel, le grade supérieur à tout officier employé dans les gardes du corps du jour où il avait accompli huit années dans l'emploi du grade inférieur.

L'uniforme des gardes du corps était vraiment magnifique : il se composait d'un habit bleu de roi, avec collet, parements et retroussis écarlate ; la poitrine, le collet, les parements, les poches, étaient couverts de brandebourgs et de boutonnières en galon d'argent ; le pantalon était en drap bleu ou en casimir blanc ; le casque était formé d'une bombe droite, en plaqué d'argent, entouré d'une peau de veau marin ainsi que la visière et le couvrenuque ; la banderole tenant la giberne était en galon d'argent. Les gardes portaient des épaulettes et des aiguillettes en argent ; ils étaient armés d'un mousqueton avec sa baïonnette, d'un sabre de cavalerie et d'une paire de pistolets.

Monsieur, comte d'Artois, eut, à la Restauration, deux compagnies de gardes du corps dont l'uniforme vert était d'ailleurs en tout semblable à celui des gardes du corps du roi. Par ordonnance du 21 avril 1819, ces deux compagnies n'en formèrent qu'une seule, et cette compagnie, à la mort de Louis XVIII, devint la 5e des gardes du corps du roi.

Les cinq compagnies des gardes du corps furent licenciées par ordonnance du 11 août 1830, sans doute pour ne plus reparaître. Ce corps tout de luxe, malgré les services qu'il a rendus, n'était plus de notre époque.

Il en était de même des gardes à pied ordinaires du roi dont on a fait connaître l'état au mot Cent-suisses.

Source : Encyclopédie des gens du monde, d'Artaud de Montor.

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02 septembre 2015

Comment on équipait un lieutenant au début du XVIIIe siècle

Comment on équipait un lieutenant au début du XVIIIe siècle
Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1918

Une étude fort documentée de M. George (« De l'obtention d'un brevet de capitaine, en 1693 », dans Bulletin de la Société Archéologique et Historique de la Charente, 1915) nous édifiait, naguère, sur ce qu'il en coûtait, à tous égards, pour parvenir au grade de capitaine, à la fin du XVIIIe siècle. Le postulant à cet emploi, qui constituait une propriété tacite, avait, en principe, la charge unique de lever le contingent de sa compagnie de ses propres deniers, avec tout ce que comportait de rétributions diverses, de primes d'engagement et de rasades, le recrutement de volontaires souvent hésitants. Dans la pratique, on achetait lé plus communément l'unité toute constituée, comme nous voyons procéder le jeune Pelluchon des Touches, dans le travail de M. George, quitte à en combler les lacunes par les moyens ordinaires. Mais auparavant, il fallait découvrir un résignataire, puis obtenir la commission, ce qui n'allait généralement pas sans recourir plus ou moins à de besogneux et coûteux intermédiaires. Enfin, on devait pourvoir à son équipage personnel, dont le faste était jusqu'à un certain point imposé par le rang qu'on avait à tenir et l'idée qu'on se faisait alors du prestige de la fonction.

On conçoit sans peine que celle-ci ne fût guère accessible qu'aux jeunes gens riches, en dehors de quelques vieux officiers de carrière dont le Roi se réservait toujours d'utiliser les mérites en les aidant de sa cassette personnelle. Mais pour les grades inférieurs, l'écart avec notre conception moderne des fonctions publiques était bien moindre. Les brevets de sous-lieutenant et de lieutenant ne comportaient d'autre obligation que celle de s'équiper décemment. Et cependant, nous allons voir qu'en raison de la médiocrité des ressources des classes moyennes d'alors, cette simple condition à l'obtention d'un emploi qui, comme de nos jours, ne suffisait pas à faire'vivre son titulaire, décourageait les vocations. Aussi n'était-il pas rare que des cadets de familles même nobles, passionnés malgré tout de l'honneur de « servir », se contentassent de l'état de simple soldat, sans jamais tenter de sortir du rang.

Les éléments de ce qui va suivre ont été entièrement puisés dans les Archives Départementales de la Charente, au fonds des Notaires, et dans les minutes de Ch. Gervais, notaire à Agris (E. 720-726).

Là vivait, au début du XVIIIe siècle, un apothicaire, issu d'une ancienne famille bourgeoise de la région, Hélie Boissier, sieur de La Fayolle, que nous trouvons habitant d'abord le bourg même d'Agris, puis une maison isolée qui existe encore, au moins en partie, au lieu dit Les Barrières, dans la même paroisse. Marié en premières noces à une demoiselle Gesmond (1), d'une famille locale de condition analogue, il en avait eu au moins un fils, Roch, mineur en 1711, et était remarié, à cette date, avec Marie Lériget (2), aussi d'Agris, dont il ne paraît pas avoir eu d'enfant. Par sa première femme, il était le beau-frère de Jean Demarginière (3), de Jean Barraud, sr des Meules, et de François Renaud (4), chirurgien, qui avait épousé la plus jeune des quatre sœurs, Catherine Gesmond. Parmi ses proches parents paternels, peut-être ses frères, il comptait un garde des eaux et forêts d'Angoumois, Jean Boissier, sr des Combes (5) — dont il semble que la descendance soit encore représentée de nos jours, — Jean Boissier, sr de l'Esbaupin, et François Boissier, sr de La Motte (6). Tous ces noms appartiennent essentiellement à la bonne bourgeoisie rurale du duché de La Rochefoucauld.

Les transactions au nom d'Hélie Boissier sont rares, dans le fonds des notaires d'Agris. Cependant, le 16 août 1702, nous le voyons acheter (7), à réméré et pour la somme de 60 livres, une pièce de terre d'un demi-journal appelée La Loupe, mouvante de la seigneurie de Ribérolle et sise aux Barrières, dans la tenue des Noailles. Le 30 juin de l'année suivante, le vendeur lui abandonnait son droit de rachat pour 30 sols.

Mais au début de 1711, Hélie Boissier décida que son fils essaierait « sa fortune », comme on disait alors. Le jeune homme postulait un emploi de lieutenant d'infanterie et songeait à s'équiper. Où trouver l'argent nécessaire ? D'un commun accord, le père et le fils eurent recours au prêt sur gage, sous la forme euphémique d'une vente à réméré. Et ils s'adressèrent au prêteur qui offrait sans doute le plus de garanties de désintéressement, puisqu'il était, nous l'avons vu, le propre oncle du jeune homme. Le 22 février, Rocq Boixier (8), procédant sous l'autorité d'Hélie Boissier, sieur de La Faiolle, son père, vend à François Renaud qui, pour la circonstance, se qualifie « marchand », trois pièces de terre labourables sises dans la paroisse d'Agris, aux alentours du village de La Grange. appelées La Terre Noire, Les Grand'Vignes et Les Chamas, en tout environ deux journaux, confrontant par divers côtés aux terres de l'acquéreur, « moyennant le prix et Somme de Cents quatre Vingt seize Livres pour le payement de laquelle le dit Renaud a présentement délivré au dit Rocq Boixier Vendeur Un cheval de laage de six ans de poil Bay en tous les crains Bien marqué de moyenne taille Estimé avec son arnois la Somme de six Vingts Livres Et un paire de pistollets Estimés Cinqte livres et le surplus revenant à la Somme de Ving six Livres a esté Payée aussy presentement manuelle et Comptant Par le dit acquéreur au dit Vendeur...; et a ledit Vendeur declaré qu'il entend ce Servir dudit Cheval et armes pour le Service de sa maiesté ou II doit aller la Campagne prochaine en qualité de lieutenant d'Infantrie du Regt de ponthieux Et les Vingt six Livres d'argent seront employées pour aider au surplus de son Equipage auquel Il luy auroit Esté impossible de fournir sans Ce secours. Et par ces mesmes presentes ledit renaud acquereur a acordé de grace Specialle audit rocq Boixier vendeur faculté de Rentrer pendant Cinq ans dans lesd lieux vendus en par le dit Vendeur le Ramboursant a une Seulle fois en deniers Effectifs de la ditte Somme de Cents quatre Vings seize livres, prix de Ia ditte Venthe fraits et loyaux Cousts (9) ».

Aucune trace ne subsiste de l'usage que Roch Boissier aurait pu faire de son droit de rachat dans le délai prescrit, et ce que nous savons de François Renaud dans l'art d'arrondir son bien donne à penser que le gage demeura définitivement entre ses mains.

Mais, sur ces entrefaites, la commission étant arrivée, il devient urgent de vêtir convenablement le nouveau lieutenant, partant, de se procurer du numéraire. Le 4 mars 1711, Rocq Boissier, Lt de la Compaignie du sr Dumesny dans le Regiment de Ponthieux, procédant sous l'autorité de Hélie Boissier, sr de La Fayolle, son père, vend à Jean Forgeaud, fils d'Anthoine, laboureur à bœufs, demeurant à « Asgrix », quatre pièces de terre d'une contenance totale de trois journaux et quart, sises aux environs du village de La Grange, et appelées La Pierrière, l'Esbaupin (10), Unze Ven, — la quatrième, sur le village des Foucauds, étant innomée (11), — moyennant la somme de quatre vingt seize livres payée comptant, laquelle le vendeur déclare vouloir « Employer à l'achapt Dun habit Justacort Vezte Culottes Et autres fournitures necessaires a son esquipage pour le service De sa maiesté ou Il doibt aller La campaigne prochene en qualité De lieutenan Dinfanterie Dud Regiment De ponthieux Et auql esquipage Il luy auroit esté Impossibe De fournir sans ce secours.... »

La même faculté de rachat que précédemment, sous les mêmes conditions, lui est accordée pendant 5 ans, « de grasse specialle » (12). A noter la mention en post-scriptum, que la qualité de l'acquéreur n'avait pas permis d'ajouter à l'acte précédent, mais que nous retrouverons tout-à-l'heure « En accordant ces pntes a este paye En depanse Par lacqr Du Commandemt du Vandr trente cinq solz », — façon de faire supporter les frais du contrat par l'acheteur.

Mais plus approchait la date du départ, plus il était clair pour le jeune officier et pour son père que l'aventure était plus onéreuse, sans doute, qu'ils ne l'avaient prévu. Bien que la destination de la troisième somme réalisée ne soit plus mentionnée, cette fois, on peut avec vraisemblance admettre que l'acte passé quelques jours plus tard, à la date du 13 mars, n'avait pas d'autre objet que de munir Roch Boissier d'un peu d'argent de poche et de couvrir les frais du voyage. Ce jour-là, « Rocq Boixier, lieutenant de la Companie du sieur dumesnye dans le Regiment de ponthieux, procedant sous l'autorité de helie boixier sieur de la faiolle mre appre son pere », accense et arrente à Jean Feuillade, d'Agris, laboureur à bœufs, deux pièces de terre labourables « estant de present en Champois », sises dans les appartenances du village de La Grange, comme les précédentes. Ce sont la pièce « des Longs Seillons », d'une contenance d'environ 2 journaux, et celle appelée « au Chiron, dans les Conbes » (10), pour lesquelles sera servie une rente annuelle seconde, « hutille et amortissable de 40 sols, payable à la St Michel l'amortissement devant s'en faire jusqu'à concurrence d'une somme de 40 livres, en trois ans à partir de la date de l'acte. La clause ordinaire de réméré, pendant cinq ans, est accordée, « de grâce specialle », au vendeur (13).

Enfin, voilà le jeune homme parti pour la gloire, — et la fortune, peut-être.... Combien de temps durèrent les illusions de sa famille ? Quels furent ses propres déboires ? A défaut d'une correspondance jaunie dont on peut présumer l'échange et le sens avec certitude, nous pouvons entrevoir la vérité à travers ces froids grimoires notariés le désenchantement a été complet en moins de cinq ans. Nous verrons plus loin, en effet, que Roch Boissier avait dû se marier vers le milieu de 1715 et avait fixé peu après sa demeure dans la paroisse d'Agris, chez son beau-père.

L'acte du 17 novembre de cette année, au surplus, ne prouve pas qu'il fût au service, ni même absent, mais simplement que, pour rémunérer son père, sans doute, des sacrifices que celui-ci avait faits en sa faveur, il lui avait abandonné ses droits sur certaines bribes de son bien propre, où nous voyons figurer cette pièce des « Longs Seillons » qu'il avait arrentée, avant son départ, à Jean Feuillade. Celui-ci l'avait trouvée en si mauvais état, mangée de mauvaises herbes, remplie de pierres et obstruée de « chirons que, cinq semaines plus tard, il faisait avec amertume constater le fait par un procès-verbal de notaire, le 27 avril 1711. Sans doute la mauvaise humeur de Feuillade était-elle exagérée, puisqu'il semble bien que le droit de rachat ait été exercé par les Boissier. Mais pas pour longtemps. Car après un accord sous seing privé survenu entre le père et le fils, le 8 novembre 1715, le 17 « Helie Boissier mre appre comme Cessionnere Et estant aux droits de Rocq boissier sr de La Fayolle (14), son filz », vend à Jean Marthonneau, pour 75 la pièce des « Longs Seillons », en même temps que celle du Roc, d'environ un journal et demi, au lieu de celle des Combes.

Tout cela ne semble pas indiquer que les affaires de la famille fussent en brillant état, et il est permis de supposer que le point de départ en ait été l'équipée militaire du fils. La dot de la seconde femme de l'apothicaire se trouvait probablement compromise, à telle enseigne que, le 1er janvier 1716, il doit assigner « sur tous et chacuns ses biens presents et avenir » tous les meubles de Marie Lériget et certaine somme de 250 # qu'il déclare avoir employée à ses affaires propres et particulières (15).

Il n'est désormais plus question d'Hélie Boissier. Mais les relations entre le père et le fils ne semblent pas avoir jamais cessé d'être bonnes. Même, la seconde femme du père semble être devenue la tante du fils, car il est à croire que Madeleine Lériget, que Roch avait épousée en 1715, comme nous l'avons dit, était la fille d'un frère de Marie. Son père, en tout cas, était Pierre Lériget. demeurant aux Camus de Moussac (16), paroisse d'Agris, et sa mère feue Madeleine Degaroste.

Toujours à court d'argent, l'ex-officier réalise tout ce qu'il peut. Le 29 novembre 1717, « Rocq boissier, sr de la fayolle demeurant De pnt au Village des Camus de Moussac, parroisse d'Agrix », en sa qualité d'héritier « bénéfisier », pour un tiers, de feu François Gesmond, sr de Cussac, son aïeul maternel, vend à François Pétis (17), marchand, demeurant au bourg de Villejoubert, sa tierce part dans la métairie de Cussac, située au bourg de Villejoubert et sur les territoires de Saint-Amant-de-Boixe, Montignac-Charente et Saint-Estienne dudit Montignac, sans qu'il soit besoin dé la spécifier davantage, ledit Pétis ayant déclaré bien connaître les lieux (18). Le prix est de 666# 13~ 4* sur laquelle l'acquéreur a payé comptant 300# 10~ 4* les 300 livres restantes devant être versées dans un délai de dix ans, en servant une rente annuelle d'un sol pour livre.

Enfin, un motif d'intérêt, sans doute justifié, porte encore Roch à un acte assez douloureux. Le 29 novembre 1717, sur les huit heures du matin, à la requête de Rocq Boissier, sieur de La Fayolle, et de damelle Madeleine Lériget, son épouse, tous deux demeurant au village des Camus de Moussac, en vertu d'une autorisation qui leur a été donnée quelques jours auparavant par le juge sénéchal du duché de La Rochefoucauld, — le notaire Ch. Gervais se transporte avec eux audit village, en la demeure du sieur Pierre Lériget. Là, ayant rencontré ledit Lériget, ils le somment de leur délivrer la moitié des biens dotaux et conventions matrimoniales de feue damoiselle Magdeleine Degaroste, leur mère et belle-mère, tant en principal qu'intérêts de « souffrir » que soit fait un inventaire des membres et « effaiz » qui se trouvent dans sa maison, et de choisir un arbitre qui en fasse l'estimation pour sa part, faute de quoi il en sera désigné un 'd'office. De leur côté, les demandeurs ont fait choix du leur, en la personne de Me Jean Demarginière(19), qui les accompagne. Mais Pierre Lériget s'oppose énergiquement à tout inventaire, consentant seulement à payer à son gendre et à sa fille la moitié des deniers dotaux qu'il peut avoir touchés de sa femme, leur belle-mère et mère, e en par eux justifiant de leurs droits et Vuidant la maison Dud sr Leriget qu'ils occupent presentement » représentant qu'au surplus, « led boissier a demeuré dans sa maison plus de deux ans en sa, attandeu que le bien De sa femme nest suffizant ny capable de les nourir ny entretenir tous deux. »

A quoi Roch Boissier rétorque que, s'il a demeuré dans la maison de son beau-père, « c'est pour le soubstien et maintien De la maizon dud Lériget ou il a esté contrain De faire plusieurs Voyages pour les affaires particulières Dud Lériget tant a La Rochett que angme et ailleurs, ou Il a mesme employé pluzieurs sommes et Deniers de son argent propre Pour Lesafaires Dud Leriget ainsy qu'il sera Prest de Justifier en venan à compter, putre qu'il a mené et conduit Dans la maizon dud Leriget du bled vin et autre choze pour sa nouriture et entretien De sa maizon Venant De son bien ainsy qu'il sera prest de Justifier en temps et lieu. » Là-dessus, le notaire se retire en dressant un procès-verbal que signent : « Leriget, sans approuver rien de prejudiciable a mes droits attandu que je suis despourveu de conseil — Boissier — magdelene leriget — J. Marginiere — f. Brousse — Ch. Gervais nore roïal hereditaire. »

C'est sur cette pénible scène de famille que nous tournerons cette page de la vie de Roch Boissier. Cela n'est pas de la grande Histoire; c'est à peine de l'Histoire locale, — de l'Histoire de mœurs. Mais c'est un aperçu de plus sur les conditions d'existence des classes moyennes rurales, aux deux derniers siècles de la Monarchie, dans notre région de petites propriétés où, le paysan étant aisé, le bourgeois et le gentilhomme étaient nécessairement pauvres. On ne se fait une idée juste de leur détresse qu'en parcourant, dans les archives particulières, les correspondances de cette époque. Un moment, le salut parut leur venir, de très loin, dans le magnifique essor colonial qui s'élargit tant vers le milieu du XVIIIe siècle et auquel notre Angoumois et les provinces voisines apportèrent un concours si enthousiaste. Mais la Révolution survint, et le mouvement fut enrayé net avant même que la perte de nos colonies fût un fait accompli. Le mouvement migratoire continua mais s'il mena les familles moins loin, ce fut sans esprit de retour. Elles se sont, pour la plupart, éteintes, hors du sol natal, comme si la sève s'était tarie dans ces vieux troncs déracinés.... Quelques-unes sont restées, heureusement, et c'est le cas de celle qui vient de nous occuper.

Georges de Massougnes des Fontaines

Notes :

1. Fille de Me François Gesmond, sr de Cussac, garde des eaux et forêts d'Angoumois, et de dame Jeanne Gervais, tout deux déjà décédés en 1697. Ce nom, uni à celui de Bouniceau, était encore représenté naguère dans le département.

2. Fille de jean Lériget, sr de Larchier, et de Marie Alanore, décédés avant 1716.

3. Jean Demarginière, seul de sa famille, signait « J. Marginière ». Ce nom, sous cette dernière forme, a subsisté presque jusqu'à nos jours.

4. Par contrat du 8 mai 1697. François Renaud, issu de la paroisse de la Rochette, où il habitait le village des Aillards, vint après son mariage, demeurer à celui de La Grange, en Agris. D'abord qualifié « sieur du Mineur » dans les minutes de Dubournais, — après 1713 il habite, à Agris même, le logis noble de La Michenie, dont il s'intitule sieur, par suite de l'acquisition qu'il en avait faite, à cette date, d'un marchand de biens d'Angoulême, Jean Pétis, se disant « blanchier » (E. 694, Dubournais jeune, not. à Agris). Possesseur d'une certaine fortune, qui semble s'être accrue longtemps, François Renaud était fils de Jean et de Marie Gounin, veuve en secondes noces (1697) de Me Jean Gervais, garde des eaux et forêts d'Angoumois. Son fils, Clément Renaud, sr de la Michenie, acheta une charge de notaire royal à Agris, où il exerça ses fonctions de 1742 à 1763 (Arch. Char. E. 777-794).

5. Demeurant au village des Massés, — auj. Chez Masset, ou mieux: Chez Macé, — paroisse de Brie-de-La Rochefoucauld. Toute cette région, voisine de la Braconne, fourmillait alors de forestiers.

6. Demeurant à Chez-Caille, — ou mieux: Chez Cail — en la paroisse d'Agris.

7. De Noël Bezaud, sr du Parc et de Marie Dubournais, sa femme, demeurant au village de Puysaguet, paroisse d'Agris.

8. Remarquer, en passant, que ce nom, qui veut dire forestier, est écrit indifféremment sous la même plume, par deux s ou un x, ce qui sert une fois de plus à prouver que cette dernière lettre n'était utilisée, jadis, que comme un double, et que des noms comme Texier, Boixier, La Boixe, Luxé, Xambes ou Bruxelles, ne doivent pas se prononcer autrement que Tessier, Boissier, La Boisse, Lussé, Sambes ou Brusselles (en flamand Brussels). Rien de plus fâcheux, pour la conservation de la prononciation française, que la vulgarisation de la « science » de l'orthographe !

9. L'acte, passé au village de la Grange, dans la maison de l'acquéreur, est signé « Boissier — F. Renaud — h Boyssier, sanrien aprouver à mais autres droitz de préjudisiable — J. Couprie — L. ferrand ». Le notaire a oublié de signer.

10. L'Esbaupin, Les Combes, etc. autant de lopins de terres, de simples champs appartenant à la même famille, dont nous voyons les noms portés par divers de ses membres, selon la coutume devenue générale à cette époque dans les familles nobles ou bourgeoises, à défaut de terres importantes, et à l'imitation des possesseurs de plusieurs fiefs.

11. Ces pièces sont mouvantes, la 3e, à rente, du sgr de Coulgeant, et les trois autres, l'agrier et terrage, de Mgr le Duc de La Rochefoucauld et des hoirs du sr Fureau de Villemalet, « comme les ayant acquises du Roy nostre sire ».

12. L'acte, passé « au lieu des Barrières parre dud Agrix maison et demeure dud helie Boissier et dud Vendeur en pnce de Jean Boissier, sr de Lesbaupin et René Martin clerq d' au village des Mauberards et de Pussecq pare dud Agrix est signé « Boissier — J. Fourgaud — h. Boyssier — J. Boyssier — rené martinet (sic) — Ch. Gervais, nore Roial héréditaire ».

13. « Fait et passé au lieu des Barrières parroisse susd en la maison et demeure dud hélie boixier et dud sieur bailleur, le treize mars mit sept Cens Onze avant Midy, es présence de jean de guilard escuyer Chevalier du quesroy et René martin, Clerc, demeurans scavoir led sieur de Guitard Escuyer au bourgt de st Constant Et ledit martin au village de puisse paroisse dudit agrix » Signé : « h. Boyssier — Boissier — Jean de Guitard — J. Fouillade — rené martine — Ch. Gervais note Roial héréditaire — En acordant ces pntes a esté payée En dépance Par Le Preneur Du Commandemt Dudt sr bailleur qnarante solz — Boissier ».

14. C'est probablement par suite d'une cession réelle que la qualification de sieur de la Fayolle avait passé du père au fils, du vivant du premier.

15. Parmi les meubles figurent un peu de vaiselle d'étain et quelques couverts de même métal, et la somme de 250 # est dite provenir en partie du don fait à Marie Lériget par feu Monsr de Gourville, et en partie du partage fait centre ladite « Lérigette » et ses frères, sœurs et beaux-frères, des biens de feus Jean Lériget, sr de Larchier, et Marie Alanore, ses père et mère. Monsieur de Gourvillle désigne sans doute, ici, Jean Hérauld, sgr de Gourville, né à La Rochefoucauld en 1625, mort en 1703, le célèbre financier frondeur et l'auteur des Mémoires.

16. Les Camus de Moussac, aujourd'hui : Les Camus, village, commune d'Agris.

17. Le nom de ce François Pétis,qui exerçait probablement la profession inavouée de « marchand de biens », doit être rapproché de celui de Jean Pétis, autre trafiquant de la même catégorie, dont il a été question ci-dessus, note 4.

18. La métairie de Cussac est tenue et mouvante « aveq autres lieux Tant à Ranthe que agrier, Du chasteau De Montignac, abaie de st amant de boixe, Prieuré dud. st estienne Et chastelard dud. st amant de boixe ». — Me François Mallet, notaire et procureur de la chastellenie de Montignac-Charente, demeurant au bourg de St Amant de Boixe, assiste à la vente. Cette métairie de Cussac doit être recherchée parmi les maisons du bourg de Villejoubert, car le nom n'en figure aujourd'hui en aucun point isolé des trois paroisses dont elle dépendait.

19. Nous avons vu qu'il était l'oncle maternel par alliance de Roch Boissier.

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30 août 2015

Le choix de la veuve Agard

Pendant que le jeune Jean Agard Durantière poursuit sans difficulté à l'Université des études qui lui permettront d'être de bonne heure inscrit comme avocat au barreau d'Angoulême sa mère va vivre en douairière à Rougnac dans la vieille demeure des Juilleries basses tout en surveillant l'exploitation de la ferme des Juilleries hautes et le reste du domaine qui est principalement forestier. Jean Agard va voir sa mère et celle-ci va de temps en temps en calèche à Angoulême. On a raconté plus tard qu'un jour dans le mauvais chemin de terre qui vient des Juilleries la voiture de maître avait malencontreusement versé. La douairière Agard avait eu grand peur d'être noyée dans le proche étang. Pour ne plus avoir à emprunter ce maudit chemin qui ne conduisait qu'à une vieille maison de famille pas trop grande et peu confortable la décision fut donc prise de faire construire une nouvelle demeure permettant de ne plus habiter dans la vieille batisse ancestrale. Comme site on n'avait que l'embarras du choix. C'est le mot à employer. Ce que Dame Marguerite Clarisse Jacques Lanauve veuve Agard avait choisi, c'était son choix. Tel fut donc le château de Monchoix. Le site ne pouvait être plus adéquat. De plus, sans s'éloigner beaucoup de Rougnac et de Villebois l'on se rapprochait de plusieurs kilomètres d'Angoulême, considération qui avait son poids. Le jeune avocat du barreau d'Angoulême avait assez de loisirs pour venir surveiller les travaux et pour traiter à Angoulême avec architecte et entrepreneurs. On eut finalement en un sobre et discret pastiche du style Henri IV, un fort beau logis avec perron au Nord et terrasse et parc au Sud. Sur les impostes des portes doubles les initiales « A » et « D » Agard et Durantière se lisaient sans peine dans les courbes du fer forgé. Les deux noms étaient sur un pied d'égalité. L'antique patronyme Agard voisinait avec le nom d'un hameau périgourdin de la commune de Savignac « les Durantières » où peut-être avaient jadis vécu quelque famille apre au travail les Durand ? S'appelant de cette façon « Durantière » les Agard n'ont jamais prétendu être dits Agard des Durantières.

(Société archéologique et historique de la Charente, 1983)

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Boissier des Combes

Boissier, avec Généalogie Charente Périgord
Origine très ancienne, nom provenant de boissière, lieu couvert de bois, clairière, d'après le dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle.

Filiation suivie

I. — Blaise Boissier, né en 1574, décédé en 1624, sieur de Maubras, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Louise Leclerc, d'où : 1° Pierre Boissier, qui suit ; 2° Léonarde Boissier, mariée avec Imbert Ferrand, praticien ; 3° Louise Boissier, mariée avec Jean Broussard, marchand, d'où Pierre Broussard, notaire royal ; Autre Louise Boissier, mariée avec Michel Poumeau, bourgeois ; 5° François Boissier, sieur de Grand-Champ, marié d'après acte du 29 janvier 1647, avec Louise Benoist ; 6° Roch Boissier, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié d'après acte du 11 janvier 1634, avec Catherine Frotier.

II. — Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, marié d'après acte du 14 février 1638, avec Marie Fureau, fille de François Fureau, garde des eaux et forêts d'Angoumois, et Jeanne de Rouffignac, d'où : 1° Roch Boissier, qui suit ; 2° François Boissier, sieur de La Mothe, marié d'après acte du 11 novembre 1682, avec Jeanne Malterre ; 3° Hélie Boissier, maître-apothicaire, marié d'après acte du 3 novembre 1685 avec Jeanne Gesmond, fille de François Gesmond, garde des eaux et forêts d'Angoumois, et Jeanne Gervais, d'où Roch Boissier, lieutenant d'infanterie ; 4° Jean Boissier, bourgeois, marié d'après acte du 17 novembre 1688, avec Marguerite Lériget.

III. — Roch Boissier, sieur de La Fayolle, marié d'après acte du 14 mai 1675, avec Françoise Riffaud, fille de Gilet Riffaud, marchand, et Marie Dumousseau, d'où : 1° Jean Boissier, qui suit ; 2° Catherine Boissier, mariée d'après acte du 27 janvier 1701, avec Jean Grassin, maître-chirurgien, d'où Louis Grassin, né en 1717, décédé en 1791, sieur des Combes, père de Jean Grassin, né en 1752, décédé en 1833, notaire, maire de la commune de Coulgens.

IV. — Jean Boissier, sieur des Combes, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié d'après acte du 18 septembre 1702 avec Marie-Anne Béchamil, fille de Pierre Béchamil, maître-chirurgien, et Elisabeth Benoist, d'où : 1° Jean Boissier, qui suit ; 2° Elisabeth Boissier, mariée d'après acte du 21 août 1725, avec Philippe Constantin, notaire royal, d'où : Jean-Jacques Constantin de Villars, né en 1728, décédé en 1814, lieutenant-général de police à Angoulême ; 2° Elisabeth Constantin, mère de Pierre Fureau de Villemalet, né en 1760, décédé en 1795, général de division ; 3° Louise Constantin, femme de Alexis Lavialle, né en 1735, décédé en 1796, président de l'administration du district d'Angoulême.

V. — Jean Boissier, sieur des Combes, fermier de l'abbaye Saint-Ausone d'Angoulême, marié d'après acte du 27 octobre 1734, avec Louise Benoist, fille de Roch Benoist, sieur du Châtelard, et Marie Valleteau, d'où : 1° Roch Boissier-Descombes, qui suit ; 2° Louise Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 8 novembre 1761, avec Philippe Héraud, avocat, d'où Marie-Anne Héraud, belle-sœur de Pierre-Armand Pinoteau, né en 1769, décédé en 1834, général de brigade ; 3° Marie-Anne Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 3 février 1756, avec Laurent Delisle, maître-chirurgien, oncle par alliance de René Doche, né en 1760, décédé en 1834, député de la Charente à l'assemblée législative ; 4° Anne Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 8 mai 1757, avec Charles-Joseph Ducluzeau, greffier des eaux et forêts d'Angoumois ; 5° Marie Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 5 février 1782, avec Jean Lhoumeau, marchand ; 6° Jean Boissier-Descombes, bourgeois, propriétaire du logis du Châtelard à Puyréaux, marié d'après acte du 9 février 1766, avec Marie-Catherine Plaignaud ; 7° Laurent Boissier-Descombes, né en 1759, décédé en 1829, bourgeois, propriétaire, député aux États provinciaux, capitaine de la garde nationale, maire de la commune d'Agris, marié d'après acte du 23 février 1784, avec Marie Arondeau ; 8° Marie Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 5 novembre 1776, avec Jacques Meslier, avocat ; 9° Anne Boissier-Combes, mariée d'après acte du 11 juillet 1780, avec François Pantet, bourgeois.

VI. — Roch Boissier-Descombes, né en 1749, décédé en 1807, lieutenant des chasses du comte d'Artois, député/maire/procureur/commissaire pendant la Révolution, marié 1) avec Marthe Orillac, décédée en 1777, d'où Marie-Denise Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 12 janvier 1790, avec Jean Rivaud, né en 1765, décédé en 1803, général de division et propriétaire de l'hôtel de Bardines à Angoulême 2) avec Marie Boissier, d'où Alexandre Boissier-Descombes, né en 1782, décédé en 1813, chef de la bande responsable de l'attaque de la diligence de Churet.

Archives départementales

1626. — Vente par Louise Clerc, veuve de Blaise Boissier, vivant garde des eaux et forêts, d'une pièce de terre appelée Le Parc, paroisse de La Rochette.

Vente par Héliot Ferrand à Jacques Boissier, d'une pièce de vigne au lieu dit La Terrière, paroisse de La Rochette.

1638. — Transaction entre Jacques Lemercier, écuyer, sieur de La Borde et de La Trimouille, demeurant audit lieu noble de La Borde, et Pierre Boissier, praticien, au sujet de la ferme de la métairie dudit lieu de La Borde.

1644. — Partage par dame Louise Le Clerc, veuve Blaise Boissier, vivant garde des eaux et forêts, entre Roch Boissier, aussi garde des eaux et forêts, Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, et François Boissier, sieur de Grand-Champ, ses enfants, de tous ses biens meubles et immeubles, sous certaines conditions et réserves spécifiées dans l'acte.

1649 — Transport par Roch Frotier­ Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, tant pour lui que pour Clément Frotier-Tizon, son fils, à Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, de toutes les rentes leur appar­tenant à cause de leurs seigneuries de Terrebourre, Chez-Pouillac et Villards.

1656-1657. — Vente par François Gervais, avocat, maître particulier des eaux et forêts d'Angoumois, à Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, d'une pièce de terre près le village des Barrières.

Vente par Pierre Dufouilloux à François Boissier, notaire à La Rochette, d'une grange sise au village des Foucauds, paroisse d'Agris.

1708-1713. — Vente par Jean Saulnier, laboureur, à Jean Boissier, sieur des Combes, garde des eaux et forêts d'Angoumois, de trois lopins de terre près le village des Chabrouleaux.

1720-1722. — Procès-verbal à la requête de Jean Boissier, sieur de L'Aubépin, des dégâts commis dans un champ de blé d'Espagne lui appartenant.

1731-1734. — Donation par Élizabeth Béchemilh, fille majeure, demeurant au village de La Motte, paroisse de Jaudes, à maître Philippe Constantin, notaire royal, et demoiselle Élizabeth Boissier, sa femme, nièce et filleule de ladite Béchemilh, en reconnaissance des bons services à elle.

Vente par Pierre Ferrand, marchand, à François Boissier, sergent royal, demeurant en la paroisse d'Agris, d'une pièce de terre labourable sise en ladite paroisse.
 
1738-1739. — Bail à ferme par Hélie Boissier, praticien, de présent engagé au service de Sa Majesté avec monsieur de Guitard, capitaine d'infanterie, à maître François Boissier, sergent royal, de tous les biens-fonds et héritages appartenant audit Hélie Boissier, du chef de Roch Boissier, son père, dans les paroisses d'Agris et de La Rochette.

Cheptel à moitié croît, pour un an, de 2 vaches de six ans estimées 120 livres, et de 2 boeufs de tire estimés 160 livres, consenti à un laboureur de la paroisse de Brie et à sa femme par Jean Boissier, sieur des Combes, garde en la maîtrise des eaux-et-forèts d'Angoumois.

1759. — Arrentement par Clément Boissier, sieur de Beaumont, soldat, à François Boissier, sergent royal, d'une maison tombant en ruines, au lieu des Barrières, paroisse d'Agris.

1769. — Bail à ferme de la moitié des dîmes de la paroisse de Brie, consenti moyennant 1,200 livres, chacun an, à Jean Boissier, sieur des Combes, bourgeois, et à Robert Machenaud, sieur des Plantes, aussi bourgeois, par ladite abbesse.


Bibliothèque généalogique

• Pierre Dubourg-Noves, Châteaux, manoirs et logis : La Charente, 1993.

Maison Boissier-Descombes. Cette demeure, qui ne fut pas noble, est située au village de « Chez Masset ». Elle appartenait, en 1752, à Jean Boissier, sieur Descombes, garde des Eaux et Forêts. C'est une belle demeure du XVIIIe siècle, avec une aile principale et une autre, plus courte, en retour. Elle possède deux niveaux sur cave, et un en surcroît. Les fenêtres sur rez-de-chaussée sont en arc bombé, celle de l'étage, rectangulaires ; au-dessus, se voient de petites lucarnes. Une belle porte avec imposte sous arc bombé, dans un avant-corps à angles arrondis sous un entablement à moulures saillantes, occupe le centre de la façade. Le logis a été pour moitié modernisé tristement, et reste pour l'autre dans son état ancien, avec plusieurs cheminées Louis XV à trumeau peint. La margelle du puits est datée de 1744. Cette maison avoisinait le cimetière des chiens de la meute des la Rochefoucauld, qui y étaient enterrés avec une plaque de cuivre mentionnant leur nom et leur pédigrée. Tout vestige de cette intéressante sépulture semble avoir malheureusement disparu.

• Jane-Marcelle Delahaye, Notes historiques sur Agris, paroisse d'Angoumois, 1975.

La famille Boissier (le nom de Boissier est l'équivalent de Forestier) est à l'origine une famille de gardes des Eaux et Forêts. On remonte dans la généalogie de cette famille jusqu'à la fin du XVIe siècle où vit Blaise Boissier, garde, époux de Louise Clerc (ou Le Clerc) dont la fille Léonarde Boissier est baptisée le 12 octobre 1614 dans l'église d'Agris. Elle a pour marraine Léonarde Laisné, femme de Roch Frotier Tison, escuyer, sieur de La Rochette et de Sigougnes. Blaise Boissier fait un échange d'héritage en 1622 et meurt peu après puisque Louise Clerc est déclarée veuve dans un bail à ferme qu'elle fait en 1624 à Georges Saulnier clerc de plusieurs rentes dont une seigneuriale et foncière due à la seigneurie de Ribérolles et que ledit Boissier avait affermée de la demoiselle Marsay. En 1644, Louise Le Clerc partage ses biens avec ses enfants : Roch Boissier, aussi garde des Eaux et Forêts ; Pierre Boissier, sieur de La Fayolle ; François Boissier, sieur de Grand-Champ.

Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, époux de dame Marie Furaud de Villemalet, habite aux Cailles, paroisse d'Agris, en 1656 puis aux Maubras en 1661. Le 26 novembre 1670, il lui est fait par Jean de Guitard, écuyer, sieur de La Borie et de Ribérolles autorisé de maître Pierre de Saunières « son tuteur onéraire », un bail à ferme « de la maison noble de Ribérolles avec les métairies du Logis, du Gainard (?), de La Moussière, de Chez Gaillou, autrement Chez Micheau, et généralement de toutes les dépendances de la seigneurie de Ribérolles sauf le corps de logis qui est au-dessus du portail et entrée de ladite maison de Ribérolles, dans lequel ledit seigneur entend faire son habitation, en allant et venant, et y loger ses meubles, ledit bail moyennant 1 400 livres par an, payables savoir, une moitié à la fête de Saint-Jean, l'autre moitié à la fête de Noël ».

Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, et Marie Furaud vivent encore lors du mariage de leur plus jeune fils, François Boissier, sieur de La Mothe, domicilié chez Caille, paroisse d'Agris, avec Jeanne Malterre, en 1682.

Au début du XVIIIe siècle, s'élevait, au village des Barrières, paroisse d'Agris, la maison du maître-apothicaire Hélie Boissier, fils aîné de feu Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, époux de Jeanne Gesmon. Il avait acheté cette maison en 1702, ainsi qu'une terre au lieu-dit La Loupe, de Bezaud Noël, sieur du Parc, et de Marie Dubournais, son épouse, du Puyssaguet, le tout relevant de la seigneurie de Ribérolles. La porte de la maison de l'apothicaire était surmontée d'une inscription latine servant d'enseigne. En voici le texte qui fut communiqué à la Société Archéologique et Historique de la Charente (1936, p. XXXIII) :

ECCE DOMUS PHARMACOPOLÆ
MEDICAMENTA SUNT
DEORUM MANUS

(Ici la maison du pharmacien. Les médicaments sont la maison des dieux.)

La maison existe toujours, du moins en partie, au lieu-dit Les Barrières, et l'inscription est encore lisible sur une pierre en forme de demi-cercle encastrée dans le mur au-dessus d'une petite porte donnant dans la cour.

Veuf de Jeanne Gesmon, décédée à l'âge de trente-sept ans et enterrée le 29 juin 1697 dans la chapelle Saint-Paul de l'église d'Agris, Hélie Boissier épouse en secondes noces Marie Lériget, fille de Jean Lériget, sieur de La Taillandière et de Larchier (mort ainsi que sa femme avant 1705). Son frère, Jean Boissier, sieur de Laubespin (terre en agris), a épousé Marguerite Lériget, sœur aînée de Marie, tandis que Jean Lériget, fils, s'unit en 1716 à Françoise Boissier, sœur des précédents.

De son premier mariage, Hélie Boissier, maître-apothicaire, a un fils, Roch Boissier, sieur de La Fayolle (parfois dit René), qui épouse le 28 novembre 1715 Madeleine Lériget, fille de Pierre Lériget, sieur de Beaumont. La sœur de Madeleine Lériget, Anne Lériget, est mariée à Barthélemi Gadon, praticien en 1718, puis juge assesseur de la châtellenie de Saint-Mary en 1724 et procureur au siège de La Rochefoucauld en 1725. Les deux sœurs, Madeleine et Anne, et leurs époux, Roch Boissier, sieur de La Fayolle, et Barthélemi Gadon, se partagent en 1718 les biens de la succession de dame Madeleine de Garoste, leur mère et belle-mère, femme (ou veuve) de Pierre Lériget. En 1727, Hélie Boissier et Marie Lériget partagent avec Roch Boissier, fils de Jeanne Gesmon, première femme d'Hélie, plusieurs fonds dépendant de la succession de celle-ci. A sa mort, Hélie Boissier, âgé d'environ quatre-vingts ans, est enterré dans l'église d'Agris le 10 juillet 1736. Roch Boissier meurt avant 1741, date à laquelle Madeleine Lériget est dite veuve dans un acte de vente. Décédée à Villemalet dans la maison de son fils Hélie, elle est inhumée le 11 février 1756 dans la chapelle Saint-Paul de l'église d'Agris, âgée d'environ soixante-dix ans.

La famille Boissier se perpétue avec Jean Boissier, sieur des Combes, garde des Eaux et Forêts, dont on retrouve le nom entre 1720 et 1748 dans plusieurs actes d'achat de terres. Sans doute est-ce lui qui, en 1761, est dit fermier général de l'abbaye de Saint-Ausone d'Angoulême quand il fait avec le prieur-curé de la paroisse de Brie, un bail à ferme à Pierre Rossignol, laboureur, des dîmes de la paroisse de Brie. En 1789 le nom de Boissier, sieur des Combes, sera soudé en Boissier-Descombes. A Agris, le sieur Laurent Boissier, de La Brousse, est alors le plus riche propriétaire terrien de la paroisse.

• Stéphane Calvet, Les grandes affaires criminelles de la Charente, 2011.

« Le sieur Descombes père, sans état avant la révolution et retiré à la campagne, vivait de ses rentes, sa fortune personnelle était de 130 000 à 140 000 francs. S'étant prononcé pour les principes de la Révolution, il fut appelé à la place de procureur syndic du District de La Rochefoucauld à celle de maire de sa commune et depuis à celle de percepteur des contributions. Ses opinions politiques et ses relations ont toujours été bonnes. Quant à sa probité on ne saurait lui faire le moindre reproche. »

Une étude dans les différentes registres paroissiaux et dans l'état civil montre, en outre, qu'il dispose d'un solide réseau de parentèle et de clientèle à travers tout le département de la Charente. Possédant plusieurs propriétés, il est lié aux Fureau de Villemalet, ainsi qu'à la famille Frottier de La Rochette. Son mariage, célébré à Saint-Projet-Saint-Constant le 7 décembre 1790, permet également de voir qu'il compte parmi ses amis un certain Constantin-Villars, lieutenant général de police à Angoulême. Enfin il a été, par sa sœur Marie Denise, le beau-frère du général de division Rivaud, l'une des plus grandes gloires locales de cette époque. Honnête et raisonnable, Boissier-Descombes père est cependant mis à l'index dès qu'on évoque sa conduite privée. Rudler affirme ainsi : « Le mauvais exemple qu'il a donné à ses enfants par ses mœurs dissolues et l'attachement aveugle qu'il avait pour son fils sont les sources de ses malheurs (...). Sa fortune se trouve réduite à 50 000 ou 60 000 francs. Outre son fils et une fille mariée, il est encore chargé de cinq enfants ». Il est vrai que ces derniers sont tous issus d'un mariage contracté en 1790 avec sa cousine germaine Marie Boissier avec laquelle il a vécu un long moment en concubinage. Né le 22 octobre 1783, Antoine est donc le fruit d'une union illégitime. Marcel Reible certifie même que la première épouse du père Boissier-Descombes se serait suicidée en raison des frasques amoureuses de son époux. Mais une fois de plus, aucun document d'époque ne nous permet d'infirmer ou de confirmer cette hypothèse. Il est certain néammoins que l'homme a eu des enfants illégitimes avec sa cousine germaine, ce qui peut paraître scandaleux dans le monde de la notabilité de l'époque. Quoi qu'il en soit, le préfet de la Charente estime que cette immoralité serait à l'origine de la mauvaise conduite du fils dont il dresse un portrait peu flatteur.

• Revue de Saintonge & d'Aunis, 1938.

Ce titre pourrait faire croire à un roman ; pas du tout, c'est un récit d'histoire locale, une histoire de brigands. L'affaire se passe sous Napoléon Ier, en 1807. Une diligence transportant une somme très importante à l'adresse de la Banque de France, part d'Angoulême pour Paris, et se trouve attaquée près du pont de Churet, non loin de son lieu de départ, par plusieurs individus conduits par un nommé Boissier-Descombes, fils d'un gros propriétaire de la région. C'est une affaire banale. Mais elle devient intéressante lorsqu'on s'aperçoit des ménagements dont bénéficient Boissier et ses acolytes. Le chef de la bande, condamné à 24 ans de bagne, ne subit pas la flétrissure de la marque ; on essaie de le faire évader du fort du Hâ, on se résout enfin à l'envoyer au bagne de Rochefort où il mourut en 1813.

M. Reible s'est demandé quelle pouvait être la cause de tant de mansuétude à l'égard d'un voleur de grand chemin. Il en trouva l'explication aux Archives de la Charente et aux Archives nationales. Des documents irréfragables lui permirent de constater que parmi les nombreux fonctionnaires mêlés au procès, certains d'entre eux étaient affiliés à la Franc-Maçonnerie, de même qu'un nommé Boissier-Descombes, sans prénom, le père du condamné sans doute ou même celui-ci.

Ce petit livre, plein de détails intéressants, est précieux pour l'histoire locale. Il donne, en un style expressif et coloré, un aperçu sérieux de la vie sociale, politique et judiciaire au début du XIXe siècle.

• Mémoires de l'Académie celtique, 1807.

Tout est ici encore une fois celtique, et les choses et les mois; c'est donc dans le celtique qu'il faut chercher à retrouver ces derniers, qui n'ont de latin et de grec que la finale, encore pas toujours; car le breton et le gallois ont, comme le latin, beaucoup d'adjectifs en us. Or la langue celtique m'offre trois élymologies du nom d'Esus, plus ou moins vraisemblables, entre lesquelles je vous laisse à choisir, Messieurs. Celle qui s'accorde le mieux peut-être avec notre bas-relief, dans lequel on voit un Dieu au milieu d'un bois, qui émonde un arbre comme un bûcheron, c'est celle de Gwez, Goez, en construction wez ou oez, qui se contractent facilement en ez, lequel devient Esus, en ajoutant la finale latine us, et signifie sauvage, rustique, farouche, féroce, sylvestris, ferus, adjectif formé du substantif gwez, arbres, bois, comme l'adjectif latin sylvestris ou sylvester, et le français sauvage, sont formés du substantif latin sylva; comme encore nos mots français forestier, boisier, d'où le nom propre boissier, homme qui travaille et vit dans les bois, et bûcheron, ont été dérivés, l'un du mot forest, l'autre du mot bois, et le troisième des mots bûcher, bûche, bosc ou bois. L'Esus des Celtes serait donc alors le Silvanus, ou le dieu Silvain des Romains, mot dérivé, comme on sait, de Sylva, forêt. Ce qui le confirme, outre l'analogie du nom, c'est que ce dieu est représenté sur plusieurs monumens comme l'Esus de nos autels druidiques, une serpe à la main, un habit rustique qui lui descend jusqu'aux genoux, et des arbres à ses côtés. Nonnus le représente comme un renverseur d'arbres et un perce-forêts, nom d'un héros de la mythologie druidique. Sur une pierre de la chaussée, il est placé entre deux arbres, et tient d'une main une serpe. Sur une médaille il est nu, tient d'une main le pedum, et de l'autre la serpe, avec le mot Silvain; on le voit sur un jaspe de Stosch debout sous deux arbres, tenant de la main droite une serpe; enfin sur un bas-relief de Beger, il tient dans la droite une serpe, dans la gauche une branche de pin, et auprès sont d'autres pins, dont cette branche paraît détachée. Silvestris et Silvanus étaient aussi les épithètes de Mars, et Rusticus d'Hercule. On offrait, selon Caton, des vœux dans la forêt à Mars Silvanus; les Romains et les autres peuples latins appelaient Mars Silvestris.


Liens web

- Le procès de l'attaque de la diligence.

- Comment on équipait un lieutenant au début du XVIIIe siècle.

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29 août 2015

Maulde de L'Oisellerie

Maulde de L'Oisellerie, avec Généalogie Charente Périgord
Originaire de Touraine, établissement en Angoumois au XVIe siècle, selon la tradition.

Filiations suivies

I. — Médard Maulde, argentier de la famille de La Rochefoucauld, marié avec Françoise Préveraud, fille de Michel Préveraud, avocat au présidial d'Angoulême, et Gillette Benoist, d'où Siméon Maulde, qui suit.

II. — Siméon Maulde, né en 1561, décédé en 1640, procureur au siège présidial d'Angoulême, marié d'après acte du 5 décembre 1587, avec Jacquette Bareau, d'où : 1° Pierre Maulde, auteur de la branche aînée, qui suit ; 2° Philippe Maulde, auteur de la branche cadette ; 3° Louise Maulde, mariée avec Pierre de Labatud, avocat au présidial d'Angoulême.

§ I. — Branche aînée.

III. — Pierre Maulde, né en 1598, décédé en 1633, marchand drapier à Angoulême, marié d'après acte du 6 novembre 1626, avec Léonarde Blateau, d'où Jean Maulde, qui suit.

IV. — Jean Maulde, né en 1627, décédé en 1684, sieur de Mirande, marié d'après acte du 29 avril 1659, avec Anne Gignac, fille de François Gignac, avocat en parlement et échevin d'Angoulême, et Marie de Lestoile, d'où : 1° François Maulde, qui suit ; 2° Philippe Maulde, procureur fiscal à Angoulême, marié avec Catherine Mesnard, d'où Jean Maulde, sieur des Blancheteaux, marié d'après acte du 1er juillet 1722, avec Marie Rose Vallier, d'où Marguerite Maulde des Blancheteaux.

V. — François Maulde, avocat au présidial d'Angoulême, marié d'après acte du 13 février 1686, avec Thérèse Gervais, fille de François Gervais, pair de la ville d'Angoulême, et Marie Pichot, d'où François Pierre Maulde, qui suit.

VI. — François Pierre Maulde, né en 1692, décédé en 1738, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 25 mai 1724, avec Anne Birot, d'où Jean Maulde, qui suit.

VII. — Jean Maulde, né en 1729, décédé en 1799, sieur de L'Oisellerie, marié d'après acte du 16 novembre 1757, avec Marguerite Maulde des Blancheteaux, sa cousine ci-dessus, d'où :

VIII. — Pierre Jacques Maulde de L'Oisellerie, né en 1758, décédé en 1811, juge au tribunal civil d'Angoulême, député de la Charente, marié d'après acte du 19 novembre 1781, avec Marie Guimberteau, de Péreuil.

§ II. — Branche cadette.

I. — Philippe Maulde, procureur fiscal à Angoulême, marié d'après acte du 17 mars 1637, avec Marguerite Bareau, d'où Michel Maulde, qui suit.

II. — Michel Maulde, né en 1648, décédé en 1691, avocat en parlement et juge de Montignac, marié d'après acte du 14 août 1670, avec Marie Rondrailh, d'où : 1° Philippe Maulde, qui suit ; 2° Françoise Maulde, mariée d'après acte du 23 février 1700, avec Jean de Montalembert, chevalier, seigneur de Cers.

III. — Philippe Maulde, né en 1671, décédé en 1746, sieur de Puymesnier, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois.

1) Marié d'après acte du 29 septembre 1698, avec Marie Duboys de La Bernarde, d'où Élie Philippe Maulde, qui suit.

2) Marié d'après acte du 24 juin 1704, avec Marie Lhoumeau, d'où Marie Maulde, mariée d'après acte du 29 août 1724, avec Pierre Préveraud, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois.
 
IV. — Élie Philippe Maulde, décédé en 1745, sieur de Puymesnier, commissaire des guerres, maire d'Angoulême, marié d'après acte du 28 mars 1729, avec Anne Thomas de Bardines, fille de Jean Thomas, sieur de Bardines, et Marie Nadaud de Nouères, sans postérité.

Archives départementales

1580. — Reconnaissance de la rente seigneuriale perpétuelle de 10 sols et 2 gelines, à cause du village de la Raymonderie, de la contenance de 10 journaux, donnée à Siméon Maulde comme procureur du commandeur du Temple d'Angoulême, par la famille Veau et autres tenanciers.

1710. — Inventaire des meubles, titres et enseigne ments dépendant de la communauté d'entre défunt Philippe Maulde et Catherine Mesnard, sa femme, ce requérant Philippe Maulde, leur fils émancipé par justice et procédant sous l'autorité de Pierre Navarre, son curateur, auquel inventaire sont mentionnés : un grand tableau à cadre doré, de deux pieds et demi de haut sur deux pieds de large, représentant deux anges et une autre figure ;- un autre grand tableau, vieux, dont la peinture est en partie défaite, dans un cadre de bois, où sont représentés la Sainte-Vierge, son fils Jésus et d'au tres figures ;- quatre grands tableaux à cadres de bois de noyer, très vieux et en partie rompus, et un autre tableau moyen, aussi à cadre de bois, étant le portrait d'un homme ;- un livre dans lequel sont inscrits les jours de naissance des enfants dudit défunt Maulde des Blancheteaux et ladite demoiselle Mesnard.

1724. — Partage entre demoiselle Thérèse Gervais, dame de L'Oizellerie en partie, veuve de François Maulde, juge magistrat au présidial d'Angoumois, d'une part ; messire Jean Maulde, sieur de Marsat, prêtre, curé de Notre-Dame de La Payne, à Angoulême, monsieur François Maulde, seigneur de L'Oizellerie en partie, Pierre Maulde, sieur de Valence, et dame Lucrèce Maulde, femme de monsieur maître Pierre-Dominique Le Vachier, tous enfants dudit feu François Maulde et de ladite demoiselle Gervais, d'autre part, des meubles et effets dépendant de la succession de leur mari et père.

Bibliothèque généalogique

• L'intermédiaire des chercheurs et curieux, 1921.

Médard Maulde

Je cherche à établir les origines familiales de Médard Maulde qui fut argentier de l'abbaye de Marmoutiers près Tours au XVIe siècle. Son fils Siméon, secrétaire de la chambre du roi Louis XIII, s'établit à Angoulême, « à la suite d'une mission donnée par le roi », ou une tradition familiale. Il est qualifié seigneur d'Estiffandiers ou des Tiffandiers. Je ne trouve ce nom de fief ni en Touraine ni en Angoumois. Sa désinence indique telle une origine Cambrésienne ? Le prénom de Médard se localise t-il de préférence dans une région de notre pays ? Renault d'Escles.

Liens web

- Un grand notable du Premier Empire.

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Sauvo des Versannes

Sauvo des Versannes, avec Généalogie Charente Périgord
Famille originaire de la ville de Montbron en Angoumois et de souche italienne.

Filiations suivies

§ I. — Branche des Versannes.

I. — Léonard-François Sauvo, sieur des Versannes, marié d'après acte du 17 juin 1727, avec Suzanne Bernard, fille de Thomas Bernard, sieur de La Coste, et Marguerite Thomas, d'où Jean Sauvo, qui suit.

II. — Jean Sauvo, né en 1732, décédé en 1785, maître de forges à La Chapelle-Saint-Robert, marié d'après acte du 24 mai 1755, avec Anne Légier, fille de Émery Légier, maître-chirurgien, et Marie Allafort, d'où : 1° Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, qui suit ; 2° Simon Sauvo-Desversannes, négociant, marié d'après acte du 29 novembre 1792, avec Charlotte Léonard-Duclaud ; 3° Anne Sauvo-Desversannes, mariée d'après acte du 15 septembre 1807, avec Pierre Marchaix, percepteur des contributions ; 4° Marie Sauvo-Desversannes, mariée d'après acte du 15 février 1776, avec Pierre Decescaud, sieur de Vignérias, avocat.

III. — Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, né en 1767, décédé en 1839, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, marié d'après acte du 12 novembre 1807, avec Catherine Lacombe, d'où : 1° Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, qui suit ; 2° Marthe Zulma Sauvo-Desversannes, mariée 1) d'après acte du 25 octobre 1826, avec Henry-Joseph Durousseau, propriétaire 2) d'après acte du 31 mai 1834, avec Mathurin Hazard-Flamand, maître de forges.

IV. — Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, né en 1812, décédé en 1885, médecin, maire de Bussière-Badil et conseiller d'arrondissement, marié d'après acte du 20 novembre 1843, avec Léonarde Agard de Rouméjoux, fille de Pierre Agard de Rouméjoux, propriétaire, maire de Bussière-Badil, et Magdelaine de Sanzillon, sans postérité.

§ II. — Branche du Bousquet.

I. — Joseph Sauvo, avocat au présidial d'Angoulême, marié avec Marie Nesmond, d'où : 1° François Sauvo, qui suit ; 2° Jeanne Sauvo, mariée d'après acte du 5 octobre 1637, avec Joseph de Labrousse, sieur de Brognac ; 3° Isabeau Sauvo, mariée avec Jacques Bradens, juge de Montbron ; 4° Anne Sauvo, mariée avec François Guimbelot, bourgeois.

II. — François Sauvo, sieur de Marsat, juge de Nontron, conseiller-secrétaire à la cour des aides de Guyenne, marié d'après acte du 15 août 1644, avec Anne Eyriaud, fille de Léonard Eyriaud, sieur des Loges, et Antoinette Vigier, d'où : 1° Jean Sauvo, qui suit ; 2° Marie Sauvo, mariée d'après acte du 27 juin 1680, avec Louis de Labrousse, sieur de Brognac ; 3° Jeanne Sauvo, mariée d'après acte du 12 juillet 1682, avec René de Couhé, sieur de La Garde.

III. — Jean Sauvo, né en 1651, décédé en 1714, sieur du Bousquet, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 18 mai 1676, avec Anne Racault, fille de Jean Racault, sieur de La Croix, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, et Marie de Villoutreys, d'où : 1° Antoine Sauvo, qui suit ; 2° Victor Sauvo du Bousquet, sieur de La Croix, marié d'après acte du 29 septembre 1716, avec Claire de Saluces ; 3° Marie Marguerite Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 26 juillet 1718, avec Jean Carron, sieur de La Node ; 4° Anne Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 2 mars 1699, avec François Dussault, sieur de Vilhonneur ; 5° Marie Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 3 mars 1710, avec Joseph Corlieu, sieur de La Baudie.

IV. — Antoine Sauvo, né en 1684, décédé en 1759, sieur du Bousquet, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 27 juillet 1730, avec Marie Gilbert, fille de Arnaud Gilbert, maître-apothicaire, et Marie Brun d'où Marie Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 3 juin 1771, avec Henry de Conan, sieur d'Aucors, sans postérité.

Archives départementales

1581. — Donation entre vifs par laquelle Jehan Du Rousseau, écuyer, seigneur de Marendat, fait abandon à François Sauvo, notaire et praticien de Montbron, en récompense des bons et agréables services qu'il en avait reçus, d'une rente annuelle de 12 sous tournois, 7 boisseaux de froment et 6 boisseaux d'avoine, à la mesure de Montbron, due par les tenanciers du village des Brousses, en ladite paroisse.

1676. — Contrat de mariage entre Jean Sauvo, sieur de Bousquet, fils de feu François Sauvo, sieur de Marsat, et de demoiselle Anne Derriaux, d'une part ; et demoiselle Anne Racault, fille de feu Jean Racault, écuyer, sieur de La Croix, conseiller du Roi, juge-magistrat en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoumois, et de demoiselle Marie de Villoutreys, d'autre part.

1714. — Inventaire des meubles, effets et papiers dépendant de la succession de monsieur Jean Sauvo, sieur du Bousquet, conseiller au présidial d'Angoumois, ce requérant dame Anne de Ravault, sa veuve, lesdits objets existant tant en la ville d'Angoulême qu'aux lieux de La Croix et du Panisson. A signaler audit inventaire : une montre à boitier d'argent piqué de petits clous, et sa chaîne d'argent, le tout estimé 90 livres; la grosse du contrat de mariage passé, le 3 juillet 1644, entre François Sauvo, sieur de Marsat, et demoiselle Andrée Desriaux, reçu par Peyrot, notaire royal; la grosse du contrat de mariage passé, le 25 juin 1680, entre Louis de la Brousse, sieur de Brougnac, et demoiselle Marie Sauvo, devant Agard, notaire royal; la grosse du contrat de mariage de René de Couhé, écuyer, sieur de La Garde, et demoiselle Jeanne Sauvo, en date du 12 juillet 1682, reçu par Denespoux, notaire royal; le contrat de mariage de Joseph de Corlieu, écuyer, sieur de La Baudie, et demoiselle Marie Sauvo, en date du 24 février 1710, reçu par Jalaniat, notaire royal; le contrat de mariage de Jean de Racault, écuyer, sieur de La Croix, et demoiselle Marie de Villoutreys, en date du 26 février 1656, reçu par Vachier, notaire royal; un petit fusil à giboyer, sur la platine duquel est écrit : « St-Léger à Charras »; deux pistolets d'arçon, sur la platine desquels il est écrit qu'ils ont été faits à La Chapelle-Saint-Robert.

1715. — Constitution de 4 livres de rente au profit de Jacques Sauvo, curé de Puymoyen, fils d'autre Jacques, avocat au Parlement et d'Anne Maurice.

1744. — Inventaires des meubles et effets de la succession d'Étienne Corlieu, ce requérant André de la Tasche, colonel de la milice bourgeoise d'Angoulême, et Marie Corlieu, sa femme, gendre et fille dudit défunt, appelée Anne Sauvo, sa veuve.

1745. — Constitution de 50 livres de rentes, au capital de 1.000 livres, au profit de Jean Sauvo, chanoine, par Jean de Trion, chevalier, seigneur de Salles, et Radégonde de la Ramière, sa femme, demeurant au logis de Salles, paroisse de Chassenon.

1758. — Vente, moyennant 3,750 livres de principal et 44 livres de pot-de-vin, par dame Marie Gilbert, femme de maître Antoine Sauvo, sieur du Bousquet, conseiller du Roi, juge magistrat en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoumois, ladite dame fondée de procuration dudit sieur du Bousquet, son mari, présentement en sa maison de campagne de Panisson, paroisse St-Maurice de Montbron en Périgord, d'une part; à Pierre Souchet, procureur en la sénéchaussée, faisant pour autre Pierre Souchet, avocat, son fils, d'autre part, de l'office de conseiller du Roi en ladite sénéchaussée, dont ledit sieur du Bousquet est actuellement pourvu, avec tous les gages et émoluments qui en dépendent, ainsi que les provisions, tant dudit vendeur que de ses prédécesseurs, au nombre de trente-neuf pièces qui ont été cotées et paraphées par le notaire.

1759. — Inventaire des meubles, titres et papiers dépendant de la succession de feu Antoine Sauvo, sieur Du Bousquet, en son vivant juge magistrat en la sénéchaussée d'Angoumois, ce requérant Jean-François Gilbert, archiprêtre de l'église St-Jean d'Angoulême, faisant pour Marie Gilbert, sa tante, veuve dudit sieur Du Bousquet, celle-ci agissant comme tutrice de Marie-Madeleine Sauvo, sa fille mineure, et encore pour Jeanne et autre Jeanne Sauvo, ses filles majeures.

1760. — Acte de notoriété par Jean Delessat, Pierre Périer, André Delahaure et Pierre Guimbertaud, procureurs au présidial d'Angoumois, pour affirmer que monsieur maître Antoine Sauvo, sieur du Bousquet, conseillier du Roi, juge magistrat en la sénéchaussée d'Angoumois, demeurant à Angoulême, paroisse de Notre-Dame de Beaulieu, décédé le 16 juillet 1759 en sa maison du Panisson, paroisse de St-Maurice de Montbron en Angoumois, n'a laissé d'autres héritiers que trois filles non mariées qui sont Marie-Jeanne et Jeanne, majeures, et Marie-Madeleine, mineure, sous la tutelle de Marie Gilbert, sa mère.

Bibliothèque généalogique

• Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente.

Marie Couraudin était fille de Pierre, seigneur de Ferrière et Chabrot, maître de forges à Pierre-Pansue, sur les rives de la Tardoire, près de Montbron, et de Christian Baudoin de Fleurac. Elle avait été mariée le 8 mai 1540, par contrat reçu Depeyris, notaire, à Junien du Rousseau, fils de Jean et de Paule Bérenger. Elle devint veuve peu après 1567, car, cette année même, et le 7 juillet, Junien du Rousseau et Pierre Couraudin, le gendre et le beau-père, rendaient aveu et dénombrement au duc de Montmorency, pour leur hôtel noble de Montbron, devant Sauvo et Denespoux, notaires au dit lieu.

• Histoires de moulins, 2009.

Le 12 août 1777 le comte de Roffignac passe un traité avec le sieur De Versannes pour l'exploitation pendant 9 ans de la forge de la Chapelle Saint Robert : « en fabrication d'artillerie de toute espèce et d'en fournir chaque année jusqu'à concurrence au moins de 16 mille quintaux, à peine de 24 mille livres de dédommagement, de fournir jusqu'au 1er janvier prochain 15 cent quintaux bombes et boulets, agréés par la marine ; que la forge serait laissé au même état qu'elle serait prise, et que le le dit Seigneur ne serait tenu qu'aux réparations occasionnées par la vétusté... ».

• Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1968.

Ses activités sont variées : en 1779, c'est en qualité de maître de forge qu'Allafort s'engage envers Mgr. de Sartine, ministre et secrétaire d'Etat au département de la Marine, à « surveiller les fondages qui seront exécutés à la forge de la Chapelle-Saint-Robert par le sr. de Versanne, en conséquence de son marché passé avec M. le comte de Roffignac le 12 août 1777 et de son adhésion à la cession qui a été faite de ce marché à Sa Majesté le 22 mars 1779. Dont il me sera délivré ampliation... ».

• Adolphe Mondon, Notes historiques sur la baronnie de Marthon en Angoumois, 1897.

Le 15 septembre 1756, Pierre Goyaud, curé de Charras, acquit de Jean Sauvo, sieur de Versannes, une maison sise presque en face de l'église, composée de deux chambres basses, deux hautes, un grenier, un toit et un petit jardin par derrière, où il y a un puits commun avec la maison voisine, avec un quart de journal, situé au lieu dit Le Grand-Quartier, pour en faire un jardin, et, le 29 du même mois, il céda son marché aux habitants, moyennant le paiement du prix d'achat qui était de 300#. Cette maison aménagée forma le petit presbytère actuel. Un pré d'un journal, situé au lieu dit La Bouchette, et une terre de 32 carreaux furent vendus nationalement 700#; et les immeubles du prieuré furent aliénés, le 26 prairial an III, au prix de 16,300#.

• Pierre Bureau, Le Clergé charentais et la Révolution, 1989.

Jean Sauvo du Sablon, né à Orgedeuil, chanoine d'Angoulême, prêta en retard le SLE, déporté sur les pontons, proposé comme chanoine titulaire en l'an 11; mort à Angoulême le 16-7-1813.

Jean Sauvo de Fontbelle, né à Hautefaye (24); chanoine semi-prébendé, peut-être simple clerc tonsuré; avait prêté en retard le SLE, déporté, mort sur le Washington en octobre 1794.

Liens web

- Le logis de Vignérias.

- Histoire d'un conflit entre les avocats du présidial d'Angoulême et ses magistrats.

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Benoist du Châtelard

Benoist du Châtelard, avec Généalogie Charente Périgord
D'or à deux chevrons ondés de sable.

Filiation suivie

I. — Michel Benoist, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Anne Ferrand, d'où Pierre Benoist, qui suit.

II. — Pierre Benoist, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Marie de Lubersac, d'où : 1° Jean Benoist, qui suit ; 2° Léonet Benoist, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Guyonne de Singarreau, d'où François Benoist, sieur de La Pontille ; 3° Clavienne Benoist, mariée avec Vallier Gounin, marchand.

III. — Jean Benoist, né en 1588, décédé en 1631, notaire royal, marié 1) avec Catherine Gallois, d'où Léonet Benoist, notaire royal 2) avec Catherine Frotier, décédée en 1671, fille de Jean Frotier, sieur de La Rochette, et Françoise Petitaud, d'où : 1° Roch Benoist, qui suit ; 2° Louise Benoist, mariée d'après acte du 25 février 1647, avec François Boissier, sieur de Grand-Champ.

IV. — Roch Benoist, né en 1627, décédé en 1690, sieur de Saint-Ciers et du Châtelard, juge de Saint-Saturnin, procureur au siège présidial d'Angoulême, conseiller de l'hôtel-de-ville.

1) Marié en 1652 avec Françoise Jolly, fille de Michel Jolly, procureur au siège présidial d'Angoulême, et Marie Baillon, décédée en 1659, d'où : 1° Catherine Benoist, mariée d'après acte du 28 août 1672, avec Jean Aultier, sieur du Châlard, avocat à la cour et colonel de la ville d'Angoulême, d'où Philippe Aultier, né en 1682, décédé en 1756, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois ; 2° Roch Benoist, sieur de Saint-Ciers, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 13 janvier 1675, avec Catherine Palissière, d'où Roch Benoist, né en 1681, décédé en 1721, sieur de Saint-Ciers, marié d'après acte du 21 février 1708, avec Marie Valleteau, d'où Louise Benoist, mariée d'après acte du 27 octobre 1734, avec Jean Boissier, sieur des Combes.

2) Marié en 1660 avec Françoise Salesse, fille de Pierre Salesse, huissier au présidial, et Romaine Vallette, d'où :  2° Marie Benoist, mariée d'après acte du 1er août 1678, avec Martial Gauthier, sieur de Sauveroche, avocat à la cour, d'où Antoinette Gauthier, marié avec Jean-Ignace de Verneuil, sieur de Saint-Paul ; 3° Anne Benoist, mariée d'après acte du 22 novembre 1678, avec François Guimbelot, né en 1645, décédé en 1710, sieur de Monplaisir, avocat à la cour ;  3° Marie Benoist, mariée d'après acte du 1er août 1678, avec Martial Gauthier, sieur de Sauveroche, avocat à la cour, d'où Antoinette Gauthier, marié avec Jean-Ignace de Verneuil, sieur de Saint-Paul ; 4° Anne Benoist, mariée d'après acte du 22 novembre 1678, avec François Guimbelot, né en 1645, décédé en 1710, sieur de Monplaisir, avocat à la cour ; 5° Philippe Benoist, qui suit ; 6° Roch Benoist, chevalier de Malte ; 7° François Benoist, sieur de Lavergnette, marié d'après acte du 4 novembre 1698, avec Marie Jabouin, fille de Pierre Jabouin, sieur des Fontanes, et Anne Sauvo.

V. — Philippe Benoist, sieur du Châtelard, avocat à la cour, marié d'après acte du 14 février 1695, avec Catherine Chenevière, fille de Pierre Chenevière, marchand et lieutenant de la ville d'Angoulême, et Anne Bellabre, d'où : 1° Roch Benoist, qui suit ; 2° Barbe Benoist, née en 1720, décédée en 1752, mariée d'après acte du 25 novembre 1741, avec Charles Préveraud, sieur de La Boissière, cavalier de la maréchaussée, fils de Pierre Préveraud, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, et Marie Maulde ; 3° Elisabeth Benoist, mariée d'après acte du 6 février 1745, avec Jean François Prévost, sieur du Maine-Dupuy, cavalier de la maréchaussée.

VI. — Roch Benoist, né en 1719, décédé en 1791, sieur du Châtelard, lieutenant de la ville d'Angoulême, commandant de la garde nationale, marié d'après acte du 26 février 1753, avec Marie Chesnaud, fille de François Chesnaud, sieur de L'Houmeau, et Marie Anne Renon.

Archives départementales

1631-1632 — Ratification par maître Jean Benoît, notaire a La Rochette, d’un accord intervenu entre mes­sire Jean Casimir d’Orquoy, chevalier, seigneur de Cour­celles, Saint-Trojan et autres places, comme ayant charge de messire François de Bourgon, d'une part, et Jean Be­noît, marchand, d’autre part.

1672. — Contrat de mariage entre Jean Autier, avocat en la Cour, demeurant à Angoulême, fils de feu Jean Autier, vivant procureur audit siège, et de demoiselle Jacquette Desbordes, d'une part; et demoiselle Catherine Benoît, fille de Roch Benoît, procureur au présidial, et de feue dame Françoise Jolly, d'autre part.

1683. — Sommation de maître Roch Benoît, sieur de Saint-Ciers, avocat en la cour, à demoiselle Marie Leclerc, veuve d'Hélie Leviste, vivant sieur des Barrières, conseiller au présidial d'Angoumois, d'avoir à mettre ledit sieur de Saint-Ciers en possession de l'office de conseiller au présidial qu'elle lui a vendu par contrat du 5 avril dernier, reçu par Desprez, notaire royal.

1686. — Révocation par maîtres Charles Ferrand, écuyer, sieur des Roches, conseiller du Roi, lieutenant particulier assesseur criminel en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoumois, Annet de la Charlonie, écuyer, sieur d'Auteroche, Jean Thomas, écuyer, sieur des Bretonnières, Pierre Des Forges, écuyer, sieur du Châtelard, Jean Dubois, sieur de La Vergne, Jean Sauvo, sieur du Bousquet, Jean Thomas, écuyer, sieur de Bardines, Roch Benoist, sieur de Saint-Ciers, Jean de Paris, écuyer, sieur du Courret, et François Maulde, sieur de Marsat, tous conseillers audit siège, demeurant à Angoulême, de la procuration par eux donnée à Daniel Tourre, procureur au Parlement, aux fins de les représenter dans leur procès contre messire Marc-René de Voyer d'Argenson, lieutenant général audit siège.

Reconnaissances rendues à Roch Benoist, seigneur du Châtelard et de Saint-Ciers, l'un des conseillers de l'hôtel-de-ville d'Angoulême, pour des terres relevant de sa seigneurie du Châtelard.

1705. — Transaction entre Pierre Chenevière, bourgeois d'Angoulême, ayeul et tuteur naturel des enfants mineurs de feu Philippe Benoît, sieur du Châtelard, et de Catherine Chenevière, sa femme, d'une part ; et François Moreau, maître ès-arts, d'autre, au sujet d'un bâtiment élevé par ce dernier derrière sa maison sise dans la rue Froide et touchant à la maison desdits mineurs.

1715. — Contrat de mariage entre Roch Benoist, sieur du Châtelars, fils de défunts Philippe, sieur dudit lieu, et Catherine Chenevière; et Anne Dulac, fille de François, sieur du Maine-Brie, procureur fiscal de St-Cybard, et d'Elisabeth Vinsonneau, demeurant au Maine-Brie, paroisse de St-Yrieix, qui reçoit 10.000 livres de dot.

1718. — Transaction entre Jean Valleteau, sieur de Chabrefy, conseiller en l'élection d'Angoulême, Roch Benoît, sieur de Saint-Ciers, et demoiselle Marie Valleteau, sa femme, demeurant au lieu noble du Châtelars, paroisse de Saint-Ciers, Jean Valleteau, sieur du Maine-Touchard, demeurant à La Plègerie, paroisse de Champmillon, comme légal administrateur d'André Valleteau, son fils, François Valleteau, sieur de Chambourg, y demeurant, Jean Prévéraud, sieur de Pontbreton, et demoiselle Louise Valleteau, sa femme, Jérôme Valleteau, sieur de La Plègerie, demeurant à Chabrefy, et Pierre Valleteau, demeurant à Angoulême, au sujet du partage des successions de demoiselle Louise Valleteau, sœur dudit sieur de Chabrefy, et demoiselle Marie Valleteau, sa sœur, en son vivant femme de François Dussieux, sieur de La Moradie.

1749. — Cession par Charles Prévéraud, sieur de La Boissière, procureur fiscal de la baronnie de Montignac, cessionnaire de Pierre Birot, sieur de Servolle, qui l'était de Josué Birot, son beau-frère, qui l'était lui-même de feu Pascal Mathieu, sieur du Roc, d'une part, à demoiselle Marie Valleteau, veuve de Roch Benoît, sieur de Saint-Ciers, demeurant au logis du Châtelard, paroisse dudit Saint-Ciers, d'autre part, d'une rente seconde de 18 livres, de 360 livres au capital.

1756. — Cession par messire Marc Barbot de La Trésorière, écuyer, seigneur de Peudry et autres lieux, ancien conseiller du Roi, juge-prévôt royal de la ville et châtellenie d'Angoulême, à Roch Benoît du Châtelard, de toutes les sommes dues audit sieur de La Trésorière par ledit Benoît, comme héritier de demoiselle Barbe Chenevière, sa tante

1757. — Transport par Roch Benoît, sieur du Chàtelard, et Marie Chesnaud, sa femme, demeurant en la ville de Verteuil, ledit sieur du Chàtelard en qualité de seul héritier de demoiselle Barbe Chenevière, sa grand-tante, d’une part ; à demoiselle Jeanne Dulac, fille de défunt Pierre Dulac, en son vivant commissaire des poudres et salpêtres de la province d’Angoumois, et de Françoise Estève, sa femme, demeurant à Angoulême, d’autre part, de 51 livres 11 sous de rente constituée, dues par les héritiers de François Vigier, écuyer, sieur de La Pille, avocat au présidial d’Angoumois.

1761. — Vente par Roch Benoît, sieur du Châtelard, lieutenant de milice bourgeoise de la compagnie de la paroisse St-André d’Angoulême, dont le sieur Sazerac est actuellement capitaine, à Antoine Dussouchet, négociant, dudit office de lieutenant de milice bourgeoise, ladite vente faite moyennant la somme de 264 livres payées comptant.

Bibliothèque généalogique

• Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1876.

Procès-verbal pour l'établissement des religieuses carmélites à Angoulême

L'an 1677, le 30 juillet, a comparu pardevant nous Hélie Houlier, escuier, sr de La Pouyade, conseiller du Roy, lieutenant général en la Seneschaussée et siège présidial d'Angoulême, en la chambre du conseil dud. siège, Me Roc Benoist, procureur aud. siège et des dames Carmélites de cette ville, lequel nous a dit qu'elles ont obtenu de S. M. lettres-patentes pour leur établissement, lesquelles ayant été présentées à Nosseigneurs de la Cour de Parlement pour la vérification d'icelles, est intervenu arrest le 7 de 7bre 1654, par lequel il est ordonné avant procéder à la vérification et enregistrement desd. lettres que, à la requeste de Monseigneur le procureur général, il sera informé d'office par l'un de nosdits seigneurs trouvé sur les lieux ou par nous de la commodité ou incommodité que peut apporter led. establissement, en quel fonds lesd. religieuses prétendent bastir un monastaire, et en quel lieu, quelles rentes ou revenu elles ont pour faire subsister lad. maison quand elle sera bastie, quel nombre de monastaires y a en cette ville et de quels ordres nous a représenté lesd. lettres-patentes, datées du 10 Xbre 1653, scellées du grand sceau, signées : Par le Roy, De Loménie, et à costé, visa : Molé, avec ledict arrest ; requis qu'il nous plaise en exécution dud. arrest informer des faits y contenus. — Signé : benoist, procureur desd. dames.

Sur quoy nous avons acte de la présentation des lettres-patentes et de l'arrest de Nosseigneurs de la Cour, ordonné que le tout sera communiqué au procureur du Roy. Fait à Angoulesme les jour et an susd. — H. Houlier.

• Châteaux, manoirs et logis : La Charente, 1993.

Le logis du Châtelard

Le premier propriétaire connu de la seigneurie fut Roch Benoist, écuyer, seigneur de La Grenouillère, de Saint-Ciers et de La Boissière. Vivant au XVIIe siècle, il fut conseiller du Roi, juge magistrat en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoulême. Jean Boissier, seigneur des Combes, prit possession du logis en 1734, lors de son mariage avec Marie-Laure Benoist, petite-fille de Roch. Sous la Monarchie de Juillet, le logis appartenait à Jean-Charles de Chevreuse, capitaine de gendarmerie, qui fut aussi maire de Puyréaux de 1846 à 1848. En 1857, Jean Malloire fit l'acquisition du domaine. En 1895, la propriété était au nom de Pierre-Édouard de Thinon. L'ancienne entrée du logis, encore en place actuellement, était formée par un grand porche comprenant une porte cochère et une porte piétonnière. Le corps d'habitation comprend deux bâtiments. Le plus élevé, très restauré et sans grand caractère, est accolé à une tour carrée qui semble plus ancienne. Celle-ci possède sur trois de ses faces une bretèche soutenue par deux consoles.

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Vantongeren de Hollande

Vantongeren de Hollande, avec Généalogie Charente Périgord
D'argent au lion de sable tenant une plume d’autruche de sinople.

Filiation suivie

I. — Geurt Vantongeren, décédé en 1667, bourgeois de la ville d'Amsterdam, d'où François Vantongeren, qui suit.

II. — François Vantongeren, décédé en 1691, banquier à Angoulême, marié en 1682 avec Marie Gaultier, fille de Denis Gaultier, marchand à Angoulême, d'où : 1° Pierre Vantongeren, qui suit ; 2° Marie Vantongeren, née en 1690, mariée en 1706 avec Joseph Coyteux, sieur de La Barrerie ; 3° Suzanne Vantongeren, née en 1688, mariée en 1715 avec Jacques Bacanan, bourgeois de la ville de Bordeaux.

III. — Pierre Vantongeren, né en 1686, décédé en 1760, chevalier, seigneur de Cougoussac, marié en 1719 avec Marguerite Régnier, fille de Joseph Léon Régnier, banquier et échevin de Rochefort, et Marie Jeanne de Bonnegens, d'où Pierre Vantongeren, qui suit.

IV. — Pierre Vantongeren, né en 1720, président au siège présidial d'Angoulême, marié en 1747 avec Madeleine Le Musnier, fille de Jacques Le Musnier, chevalier, seigneur de Lartige, et Marguerite Chérade de Montbron, d'où : 1° Alexandre Vantongeren, né en 1752, chevalier, seigneur de Plassac, célibataire ; 2° Marie Madeleine Vantongeren, née en 1748, décédé en 1793, mariée en 1748 avec René Annibal de Roffignac, comte de Roffignac.

Archives départementales

1682. — Vente de 400 charges de papier au « petit cornet », la charge comprenant 24 rames et la rame pesant 13 livres, moyennant 99 livres la charge de fin, 80 livres celle de « retiré fin », 75 livres celle « de gros bon fin », 66 livres celle de « retiré gros bon fin », à François van Tongeren, bourgeois et marchand, par Daniel Juilhard, marchand, et Catherine Bérangier, sa femme, demeurant à La Fougière, paroisse St-Séverin-de-Pavancelle, qui reçoivent 5.000 livres pour employer en « cabal ».

1721. — Prise de possession du moulin à papier de Cottier, ses circonstances et dépendances, par Pierre Vantongeren, banquier à Angoulême, cessionnaire de feue demoiselle Guillemine Martin, veuve de Léonard Gignac, seigneur de Couziers et Puy-Français.

1752. — Inventaire des meubles, papiers, titres et enseignements dépendant de la succession de Pierre Vantongeren, écuyer, conseiller du Roi, président ancien en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoumois, ledit inventaire fait à la requête de Madeleine Le Musnier, sa veuve, et comprenant tant les meubles qui sont renfermés dans la maison d' Angoulême que ceux qui se trouvent dans les bâtiments de Chez-Martin, paroisse de La Couronne. A remarquer audit inventaire : une obligation de 60,000 livres consentie, au profit dudit Vantongeren, par Louis Robert Bourée, receveur des tailles, et Marie Babaud, sa femme, Jacques-Pierre Salomon. chevalier, seigneur de Bourg-Charente, et Thérèse Bourée, sa femme, Pierre de la Rapidie, chevalier, seigneur de Tisseuil, et Rose Bourée, sa femme, en date du 28 novembre 1743; le contrat de mariage desdits Vantongeren et Le Musnier, en date du 28 avril 1747, reçu Caillaud; un violon, son archet et douze livres de musique, le tout estimé 50 livres; un petit cachet d'argent et dix-sept boutons à pierres montées sur argent, pour veste, le tout estimé 6 livres; un petit portrait en pastel et miniature, garni d'un petit cercle d'or, estimé 4 livres; un couteau de chasse, la poignée feçon de chagrin, garni d'argent, avec le ceinturon, le tout prisé 10 livres; une épée à garde et poignée d'argent, le ceinturon de cuir, estimé 60 livres; deux flambeaux et leurs girandoles, un bougeoir, une grande cuiller, deux grandes fourchettes, six cuillers et six fourchettes ordinaires, neuf cuillers à café, une petite percée et une petite pincette, le tout d'argent, pesant 13 marcs, à 48 livres le marc; un parapluie en toile cirée, à baleines, estimé 2 livres; deux vieux tableaux peints sur toile, représentant des paysages, avec leurs cadres, estimés 2 livres; une écritoire de poche, en forme d'étui, son cornet, plume, porte-crayon, compas et pied d'argent, le reste en chagrin avec les garnitures d'argent, estimé 18 livres; une lettre missive du 22 novembre « dernier » écrite audit défunt par M. de Ruelle, garde du corps, et datée de Versailles, et lui mandant d'envoyer à celui-ci la somme de 48 livres pour ce qui lui en a coûté afin de faire réparer la tabatière d'or que ledit Vantongeren lui avait confiée lors de son départ pour Paris.

1753. — Cession de droits par Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac et Siecq, président trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Limoges, à Jean-Armand Dervaud, inspecteur général de la manufacture royale des papiers d'Angoumois.

1754. — Marché de papiers entre Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac, conseiller président trésorier de France en la généralité de Limoges, et Paul Thomas, sieur de La Croisade, fabricant de papier, au moulin de Martin, paroisse de La Couronne.

Bail à ferme pour neuf années, à raison de 2,000 livres l'une, par Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac et Siecq, président trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Limoges, à Pierre Gautier et Michel Barret, marchands, de sa terre et seigneurie de Cougoussac et Siecq, avec tous les fruits et revenus y attachés.

1759. — Testament de Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac et Siecq, président trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Limoges, demeurant à Angoulême, paroisse St-Jean, par lequel il institue son héritier universel Joseph-Léon Vantongeren, son petit-fils aîné, à la charge par celui-ci de payer : 1) à Alexandre Vantongeren, son frère, la somme de 70,000 livres, en argent, effets, fonds ou rentes, lorsqu'il sera pourvu par mariage ou qu'il aura atteint sa majorité, en lui servant jusque là, pour tenir lieu d'intérêt, la somme annuelle de 2,000 livres ; 2) à Marie-Madeleine Vantongeren, sa soeur, la somme de 50,000 livres, lorsqu'elle sera pourvue par mariage ou qu'elle sera majeure et non émancipée par lettres du prince, en lui servant jusque là, à titre d'intérêt, la somme annuelle de 1,500 livres.

1760. — Vente, par Jean de Montalembert, susnommé, et Jeanne de Montalembert, sa femme, audit Vantongeren, des terres et seigneuries de Vaux, Plaizac et dépendances, par acte du 21 juin 1759, reçu Gauron et Bourgnet, notaires royaux.

1781. — Bail à ferme par Alexandre de Vantongeren, seigneur de Plassac, Vaux et autres lieux, à François de Limagne, bourgeois, de pièces de terre, rentes et droits seigneuriaux dépendant de la terre de Vaux, ladite ferme consentie pour 7 années, moyennant 3.000 livres chaque.

Bibliothèque généalogique

• Charles-Moïse Briquet, Les filigranes, 1907.

Beauvais et Martin, paroisse de La Couronne, anciens moulins à blé, furent transformés en papeterie par Jean Gaultier vers 1610. Son fils Philippe, tant en son nom qu'au nom de ses consorts, reconnaît devoir à l'Abbaye de La Couronne le 10 juin 1667, une rente noble directe et seigneuriale, de 24 boisseaux de froment, et 35 sols.

Le 1er août 1631, Elizabeth Ransson, à la papeterie de Beauvais, vend à Abraham Vannezel, md flamand, 50 charges de grand papier, suivant modèle paraphé, la charge étant de 16 rames de 20 mains de 25 feuilles, du poids de 18 la rame. La vente est faite au prix de 57 sols la rame, soit de 45 livres et 12 sous la charge, à livrer en 4 mois à dater du 1 er septembre, de semaine en semaine. Vannezel avance 600 livres qui lui seront remboursées par une retenue de 12 livres à la livraison de chaque charge. Le 11 janvier 1633, la même Elisabeth hansson, veuve de Jean Gautier, au moulin à papier de Beauvais, vend à Antoine Allaire, md à La Rochelle, tout le papier qu'elle fera pendant 2 ans entiers en ses moulins de Beauvais et de Brouety, dès le 20 février, savoir le papier lin de la marque de chapeau de cardinal, à raison de 38 sols la rame pesant 8 1/2 à 9 # et celui à espagnol, au prix de 50 livres la charge de 32 rames de 8 1/2 à 9 # la rame, et pour le papier appelé gros-hon marqué du pot, de même poids, (8 à 9 #) à raison de 42 livres la charge de 32 rames. Des échantillons sont donnés pour qu'il ne puisse rien être changé aux formats et qualités. Il sera fourni pendant ce temps 250 balles au chapeau de cardinal, 126 de Y espagnol et 124 de gros-bon. Si la dame Ransson en fait plus, Allaire sera tenu le prendre aux prix ci-dessus. Il avance 2000 livres et en versera encore 1000 le 20 février, dont il se remboursera par une retenue de 6 livres par charge.

Les Archives municipales d'Amsterdam possèdent une enveloppe de rame de papier aux Armes d'Amsterdam, avec texte au-dessous : Papier fin très — excellent que — le sieur François Van Tongeren — fait faire dans son grand moulin — de Beauvais par Mtre Jean Villedaris (?) à La Couronne ; une seconde aux mêmes armes avec texte au-dessous : Papier fin fait au — grand moulin du — sieur de Beauvais par — Me Pierre Bernard ; et une troisième à La Couronne avec texte au-dessous : Papier fin faict — par Pierre Gautier — à son moulin de — Beauvois. Les Archives de la Gironde en possèdent une autre à l'Ecu de France porté par deux griffons, avec texte au dessous: Papier fin double lis — que le sieur Pierre Durand — d'Angoulesme fait fabriquer — dans ses moulins de Beauvais — et La Couronne du poid de..... En 1745, Jean Sigoizard, md et fabricant de papier, demeure au moulin de Beauvais. Beauvais et Martin en 1748, étaient à 6 roues, 24 piles et 2 cuves; en 1751, Beauvais était exploité par Michel Gaillard, et Martin par Paul Thomas, tous deux colons. Ce dernier, en 1753, tient Martin à titre de propriétaire au devoir de 22 sols, 6 d. de rente noble, payable à l'Abbaye de La Couronne.

Mr Emm. de Bom, à Amsterdam, possède une enveloppe de rame de papier aux Armes d'Amsterdam avec le texte : Papier fin fait par Me Pierre Riflaud, au moulin de chez S. Martin à La Couronne, et une autre semblable avec le texte : Papier fin fait par Me Jean Ville dary aux moulins de chez Martin à La Couronne. En 1754, les moulins de Beauvais et Martin, sont la propriété du sieur Pierre Vantongeren, écuyer, Sr de Cougoussac et Siec, président, trésorier de France au bureau des finances de la Généralité de Limoges, et demeurant à Angoulême, et du sieur Lescalier, qui reconnaissent devoir à l'Abbaye la rente de 24 boisseaux de froment et de 35 sols en argent. Mr Emm. de Boni possède une enveloppe de rame de papier aux Armes d'Amsterdam , avec la mention : Papier fin second fin que Sr François Van Tongeren fait faire dans ses moulins à La Couronne.

• Thérèse Gaudriault, Filigranes et autres caractéristiques des papiers fabriqués en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1995.

Tongeren François et Pierre Van, père et fils

François, originaire d'Amsterdam, est né vers 1638, † en 1691 ou 1692. En 1675, il épouse Anne Manès, puis en 1682, Marie Gaultier. Il est naturalisé français en 1672. Sa présence en France est relevée en 1660. Il achète pour Pieter Heeck, Gillis Van Hoven et Jebon Hoeuf et prend la place de Van Hoven quand celui-ci rentre en Hollande. Assisté de Jacob Van Speeck, autre marchand flamand, il achète à de nombreux moulins du Périgord, dAngoumois. puis du Limousin. Il travaille seul après 1668, et très vite pour son propre compte. Après avoir donné à faire valoir les moulins de Beauvais et Pont des Tables qui appartiennent à Marie Gaultier son épouse et aux frères de celle-ci, il achète la Barde en 1686 et afferme le Roussillon. Beaucoup de ses achats se font alors dans le Périgord.

Pierre, fils de François et de Marie Gaultier est né vers 1688. Il épouse en 1719 Marguerite Resnier, et décède en 1760. Il prend à ferme en 1713 le moulin de Cottiers. donne à faire valoir celui de Roussillon en 1721, loue chez Martin en 1745, Beauvais en 1747, puis les moulins de la Couronne. Devient Conseiller du Roi, Président au Présidial d'Angoulême.

Liens web

- Histoires de moulins.

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