30 octobre 2015

Frotier de La Rochette

Frotier de La Rochette, avec Généalogie Charente Périgord
D'argent à une pelle de gueules mise en pal, le fer en haut, accostée de dix losanges de même, cinq de chaque côté, deux, deux et un.

Filiation suivie

1. — Jean Frotier, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 6 mars 1579, avec Anne Tizon, fille de Roch Tizon, sieur du Roc, et Marguerite du Barry, d'où : 1° Roch Frotier-Tizon, qui suit ; 2° Jean Frotier-Tizon, chevalier de Malte ; 3° Louise Frotier, mariée avec Gabriel de Barbarin, sieur de La Breuille ; 4° Marthe Frotier, mariée d'après acte du 7 décembre 1611, avec Gabriel de La Charlonnie, juge de la prévôté Angoulême ; 5° Yolande Frotier, mariée d'après acte du 4 février 1606, avec Jacques de Villoutreys, échevin et maire d'Angoulême.

2. — Roch Frotier-Tizon, né en 1590, décédé en 1657, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 26 avril 1614, avec Léonarde Laisné, fille de Clément Laisné, sieur de Rochecorail, et Elisabeth Taboys, d'où : 1° Clément Frotier-Tizon, qui suit ; 2° Henri Frotier-Tizon, lieutenant d'infanterie.

3. — Clément Frotier-Tizon, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 8 mai 1642, avec Antoinette Catrix, fille de Henri Catrix, sieur de Flaville, et Jeanne Couraud, d'où : 1° Gaspard Frotier-Tizon, qui suit ; 2° Marie Frotier-Tizon, mariée d'après acte du 17 juillet 1661, avec Charles du Rousseau, sieur de Coulgens ; 3° François Frotier-Tizon, capitaine au régiment de la Marine ; 4° Roch Frotier-Tizon, né en 1644, décédé en 1693, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 17 août 1666, avec Marie-Anne Chesnel, d'où Clément Frotier-Tizon, né en 1672, décédé en 1729, sieur de La Rochette.

4. — Gaspard Frotier-Tizon, né en 1646, décédé en 1709, capitaine au régiment de la Marine, marié avec Françoise Mouton, d'où : 1° Jean Frotier-Tizon, qui suit ; 2° François Frotier-Tizon, né en 1668, décédé en 1718, sieur de La Borderie, marié d'après acte du 19 mai 1700, avec Louise Debord, d'où quatre filles.

5. — Jean Frotier-Tizon, né en 1675, décédé en 1747, sieur de La Pontille, marié d'après acte du 30 décembre 1709, avec Louise Debord, d'où Jean Frotier-Tizon, qui suit.

5. — Jean Frotier-Tizon, sieur de La Pontille, marié d'après acte du 11 mars 1741, avec Marie Fureau, d'où : 1° François Frotier-Tizon, sieur de La Borderie, marié d'après acte du 30 juillet 1770, avec Anne Fureau, d'où Louise Frotier-Tizon, mariée avec François Raynaud, marchand ; 2° Daniel Frotier-Tizon, lieutenant des grenadiers.

Archives départementales

1621 — Constitution par demoiselle Marthe Frotier, femme de Gabriel de la Charlonie, écuyer, au profit de demoiselle Marguerite de Voyon, d'une rente de 83 livres 9 sous 6 deniers, au capital de 1,333 livres 10 sous.

1624-1625 — Bail a rente par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, Villars et autres lieux, à Jean Robin, laboureur, d’une vigne au lieu dit Les Gallards.

1631-1632 — Bail à ferme par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, Terrebourre (auj. Terrebourg) et Villards, des rentes en blé et argent qui lui sont dues par ses tenanciers des terres ci-dessus désignées.

1632 — Bail à ferme pour quatre ans, moyen­nant 150 livres par an, par Louis de la Place, écuyer, prieur de « Malletais », agissant tant pour lui que pour messire Charles de la Place, son frère, chanoine prébendé de Saint-Pierre d’Angoulême, à Roch Frotier Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, de tout un corps de logis sis a Angoulême, avec le jardin y attenant.

Quittance par messire Roch Frotier Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, a Samuel Raoul, aussi écuyer, sieur de Vouzey, vice-sénéchal d'Angoumois, d’une somme de 12,000 livres payée par ce dernier a la décharge de la veuve et des héritiers de Jean Salmon, vivant écuyer et vice-sénéchal d’Angoumois.

1633-1634 — Contrat de mariage entre Pierre Benoît, du bourg de La Rochette, et Cathe­rine Defarge, du village de La Bétour, paroisse de Ma­gnac, châtellenie de Villebois, en présence de Roch Frotier-Tizon, de Clément Frotier-Tizon, de Léonarde Laisné et de plusieurs autres qui ont signé.

1636-1637 — Bail a ferme par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, de toutes les rentes dépendant de sa seigneu­rie dudit lieu.

1635 — Marché par lequel Roch Frotier-Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, établit Jeanne Ferrand, veuve d’Olivier Gouyon, et Julien Gouyon, son fils, dans sa maison noble de La Rochette, pour en prendre soin.

1647 — Mariage entre Léonard Raymond et Marie Decoulgens, en présence de Roch Frotier-Tizon, de Léonarde Laisné, d’Antoinette Catrix, de Clément Fro­tier-Tizon et de F. Gesmon, qui ont signé.

Vente par Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de Villars, d'une pièce de terre sise au Peux, paroisse de La Rochette.

1648 — Vente par Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, y demeurant, à Vincent Martin, marchand, d’une pièce de terre et chenevière, sise au bourg de La Rochette.

1649 — Transport par Roch Frotier­ Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, tant pour lui que pour Clément Frotier-Tizon, son fils, à Pierre-Boissier, sieur de La Fayolle, de toutes les rentes leur appar­tenant à cause de leurs seigneuries de Terrebourre, Chez-Pouillac et Villards.

1651 — Accord entre Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Ro­chette, et Pierre Poisvert dit le Parisien, au sujet d’une somme d’argent.

Inventaire a la poursuite de messire Jean-Louis de Verdelin, cheva­lier, curateur aux personnes et biens des enfants mi­neurs de François Gren de Saint-Marsault et de demoiselle Yolande de Barbarin, des meubles se trouvant au logis et hôtel noble du Roc, appartenant auxdits mineurs et tenu à ferme par Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette.

Ferme par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, de sa métairie dudit lieu.

1655-1675 — Cession par Marc Guillaumeau, écuyer, sieur de Ruelle, tant pour lui que pour demoiselle Marie de Poutignac, sa femme, a Clément Frotier-Tizon, à Roc Frotier-Tizon et dame Marie-Anne Chesnel, sa femme, et à Gaspard Frotier-Tizon, de la terre et seigneurie de Villars, en échange de celle de Fla­ville (1674).

1676-1692 — Échange d'héritages entre Roch Frotier-Tizon, chevalier, seigneur de Villars, La Rochette et autres lieux, et Mathurin Desherce, ser­gent royal.

1690 — Testament de messire Clément Frotier-Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, y demeurant, par lequel il élit sa sépulture en l'église dudit lieu, sa paroisse, et lègue a Louis Fro­tier, son fils, la somme de 600 livres, laquelle, au cas où ledit Louis viendrait à décéder sans héritiers, reviendrait à Roch Frotier-Tizon, sieur de Villard, autre fils du testateur. (4 décembre)

1709-1712 — Inventaire des meubles de la succession de Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, chevalier de La Rochette, à la requête de demoiselle Françoise Mou­ton, sa veuve.

Contrat de mariage entre Jean Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Pontille, fils de feus Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, et de dame Françoise Mouton, d’une part, et demoiselle Louise Debord, fille de Jacques Debord, sieur de La Motte, et de demoiselle Françoise Guitard, d’autre part, en présence de L. de Guichard, de M. Frotier, de François de Guitard, de Françoise de Rocquart, de Marie de Gui­tard, de Philippe de Rocquart et de plusieurs autres qui ont signé ou déclaré ne le savoir faire (30 décembre 1709).

Testament de demoiselle Louise Debord, femme de Jean Frotier­ Tizon, sieur de La Pontille.

Acquisition par François Frotier, écuyer, sieur de La Borderie, et Jean Frotier, aussi écuyer, sieur de La Pon­tille, de six journaux de vigne, paroisse de La Rochette.

1713-1716 — Contrat de mariage entre Jean Guillaud, laboureur, et Léonarde Bellamy. Ont signé : Des Champs de Roummefort, Jean Frotier, Louise Debord et Marthe Frotier.

Partage entre François Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Borderie, d’une part, et Jean Frotier­ Tizon, aussi écuyer, sieur de La Pontille, d’autre, des biens de la succession de feus Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, chevalier de La Rochette, et dame Françoise Mouton, sa femme, leurs père et mère.

1720 — Rétrocession par Pierre Constantin, notaire royal à Villars, paroisse de Saint-Angeau, a demoiselle Louise Debord, veuve de François Frotier, vivant écuyer, sieur de La Borderie, agissant tant en son nom que comme tutrice des enfants dudit sieur et d’elle, d’une rente que ledit Constantin avait achetée de Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, chevalier de La Rochette, père dudit sieur de La Borderie.

1722 — Transaction entre demoiselle Louise Debord, veuve de François Frotier, vivant écuyer, sieur de La Borderie, tant en son nom que comme mère et tutrice des enfants dudit sieur et d’elle, d'une part, et René de la Grèze, seigneur des Houillères et de Suaux, tant pour lui que pour demoiselle Élizabeth de Guitard, sa femme, d'autre part, au sujet d'une créance de 274 livres sur lesdits seigneur et dame des Houillères, dont ladite demoiselle Debord se trouvait ètre propriétaire comme étant aux droits de Jacques Debord, sieur de La Motte, son père.

Cession par François Raynaud, sieur de Launay, et demoiselle Marthe Denis, sa femme, demeurant à La Rochefoucauld, a messire Clément Frotier-Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, et à dame Madeleine Rousselet, sa femme, des sommes de 220, 105 et 232 livres, faisant un total de 557 livres, qui leur sont dues sur la succession de messieurs Clé­ment et Roch Frotier-Tizon, en leur vivant seigneurs de La Rochette, père et aïeul dudit cessionnaire.

Bail à rente par Marguerite Raymond, veuve de Georges de Rouffignac, marchand, à Jean Frotier, sieur de Savi­gnac, et à Jeanne Thoron, sa femme, de deux journaux de terre en chaume, au lieu dit Les Fosses-Rouges, paroisse de Coulgens.

Reconnaissance par Jean Frotier, sieur de Savignac, et Jeanne Thoron, sa femme, à dame Jeanne Salat, leur tante, d’une somme de 50 livres qu’elle leur avait constituée par leur contrat de mariage.

1725-1726 — Bail a moitié par dame Louise Debord, veuve de François Frotier, écuyer, sieur de La Borderie, de la métairie de Chez-le-Pintier,en la paroisse de La Rochette.

1727-1728 — Contrat de mariage entre Pierre Fureau, sieur de Fontenelle; fils de François Fureau, sieur de Villemalet, et de demoiselle Marie Rossignol, d’une part, et demoiselle Madeleine Frotier-Tizon, fille de feu François Frotier-Tizon, vivant écuyer, sieur de La Borderie, et de demoiselle Louise Debord, d’autre part. Ont signé en la minute du présent contrat : P. Fureau, Madeleine Frotier-Tizon, Louise Debord, L. Fureau, René Frotier-Tizon, Jean Frotier-Tizon, Marie Fureau, Marthe Frotier-Tizon, de Laquintinie, Marie Lériget et autres (23 janvier 1728).

1756-1757 — Testament de dame Madeleine Rous­selet, veuve de messire Clément Frotier-Tizon, seigneur de La Rochette, par lequel elle lègue diverses sommes aux pauvres de La Rochette, aux Carmes du faubourg Lhoumeau à Angoulême et au curé de La Rochette, ces deux derniers a charge de messes, et dispose du reste de ses biens en faveur de demoiselle Charlotte-Justine-Adélaïde de Briçonnet, sa petite-nièce, fille de dame Jeanne­ Marie-Thérèse Griffon de la Richardière et de messire Pierre de Briçonnet, écuyer, seigneur de Bramefans.

Constitution par messire Paul Leclerc, écuyer, sieur de La Verrerie, gendarme de la garde du Roi, demeurant en la paroisse de Montalembert, au profit de dame Made­leine Rousselet, dame de La Rochette, d’une rente an­nuelle de 5 livres, au capital de 100 livres.

1758 — Ferme par dame Marie Fureau, veuve de Jean Frotier-Tizon, de tous les agriers appartenant a ses enfants mineurs, sur la paroisse de Saint-Angeau.

Bibliothèque généalogique

• Yvon Pierron, La Rochefoucauld au péril des Lumières, 1992.

« Je, soussigné, Louis Frotier de la Messelière, maréchal des camps et armées du Roi, chevalier de Saint-Louis, grand'croix de l'ordre impérial de Sainte-Anne de Russie, certifie que M. Daniel Frotier Tizon de la Rochette, natif dudit lieu l'an 1742 et porteur du présent, actuellement sergent au régiment d'Infanterie Orléans, va à l'Orient pour de là passer à l'Isle-de-France (aujourd'hui Maurice) et y être fait officier selon les ordres de M. le duc de Praslin qui l'attendent à ce port ; le dit sr. Frotier Tizon est de la même maison que moi, que M. Frotier, marquis de la Coste Messelière, lieutenant-général des armées du Roi, et que M. Frotier, comte de la Coste Messelière, maréchal des camps, premier sous-lieutenant des cheveau-légers de la garde du Roi, le dit Frotier étant issu d'une branche formée en 1538 par François Frotier, sr. de la Messelière et Antoinette de Mézières. Il est bon sujet et prend le parti de chercher la fortune sous le mousquet, les circonstances ayant ruiné sa famille. Je supplie tous ceux dont il sera à portée de mériter les bontés de lui accorder protection et secours, en foi de quoi je lui ai donné le présent certificat pour suppléer les titres auxquels il pourrait avoir besoin de recourir et qu'il trouvera toujours au château de la Messelière qui était la résidence de Pierre de la Messelière, grand écuyer de France en 1419, notre aïeul commun.

A Poitiers, ce 30 janvier 1768
Louis Frotier, Cte de la Messelière »

Liens web

- Le petit monde du logis.

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Fureau de Fontenelle

Fureau de Fontenelle, avec Généalogie Charente Périgord
D'argent au chevron de gueules accompagné de trois canards de sable, posés en deux et un.

Filiation suivie

I. — François Fureau, né en 1570, décédé en 1630, sieur de Villemalet, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Jeanne de Rouffignac, d'où : 1° Jean Fureau, qui suit ; 2° Marie Fureau, mariée d'après acte du 14 février 1638 avec Pierre Boissier, sieur de La Fayolle ; 3° Catherine Fureau, mariée d'après acte du 27 août 1649, avec Jean Gervais, garde des eaux et forêts d'Angoumois ; 4° Jacquette Fureau, mariée d'après acte du 17 janvier 1634, avec Louis de Rouffignac, verdier des eaux et forêts d'Angoumois, d'où Renée de Rouffignac, Renée de Rouffignac, mariée avec Armand Gratereau, capitaine du château de Montignac  ; 5° Roch Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 1er avril 1644, avec Françoise Vigier, d'où Martine Fureau, mariée avec Louis Frotier-Tizon ; 6° Pierre Fureau, marchand.

II. — Jean Fureau, sieur de Villemalet, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Marie Cabaud, d'où : 1° Jean Fureau, qui suit ; 2° Antoinette Fureau, mariée d'après acte du 4 septembre 1673, avec François Georget, d'où François Georget, capitaine au régiment de Laval ; 3° Catherine Fureau, mariée d'après acte du 23 novembre 1666, avec Louis Binaud, sieur des Houches ; 4° Jacquette Fureau, mariée d'après acte du 30 avril 1659, avec Pierre Héraud, notaire royal.

III. — Jean Fureau, sieur de Villemalet, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié d'après acte du 4 mai 1665, avec Anne Levesquot, fille de Michel Levesquot, sieur des Chariers, et Anne Romanet, d'où : 1° François Fureau, qui suit ; 2° Jean Fureau, né en 1668, décédé en 1718, sieur de La Coste.

IV. — François Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 16 mai 1694, avec Marie Rossignol, fille de Pierre Rossignol, secrétaire du roi, et Marie Delafont, d'où : 1° Pierre Fureau, qui suit. 2° Marie Fureau, mariée d'après acte du 24 février 1721, avec François Gounin, sieur de La Coste ; 3° Marie Fureau, mariée d'après acte du 13 février 1720, avec Jean de La Quintinie, sieur du Cluzeau ; 4° Pierre Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 24 février 1721 avec Marie Gounin, d'où Pierre Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 27 novembre 1759, avec Anne Constantin, d'où Pierre Fureau de Villemalet, né en 1760, décédé en 1795, général de division.

V. — Pierre Fureau, né en 1702, décédé en 1774, sieur de Fontenelle, marié d'après acte du 3 février 1728, avec Madeleine Frotier-Tizon, fille de François Frotier-Tizon, sieur de La Borderie, et Louise Debord, d'où : 1° Pierre Fureau-Fontenelle, qui suit ; 2° Louise Fureau, mariée d'après acte du 5 août 1749, avec Alexandre Bordet, sieur des Vallons, garde des eaux et forêts d'Angoumois ; 3° Marie Fureau, mariée d'après acte du 9 février 1752, avec Jean Bordet, sieur de La Bauche ; 4° Anne Fureau, mariée d'après acte du 30 juillet 1770, avec François Frotier-Tizon, sieur de La Borderie ; 5° Marie Fureau, mariée d'après acte du 17 février 1778, avec Jean Machenaud, sieur de Beauchamp.

VI. — Pierre Fureau-Fontenelle, né en 1746, décédé en 1827, juge de paix du canton de Jauldes, maire de La Rochette, marié d'après acte du 12 juin 1772, avec Marguerite de La Faye, fille de Antoine de La Faye, sieur de La Forêt, et Marie Sybille de Verneuil, d'où : 1° Pierre Fureau-Fontenelle, qui suit ; 2° Marie Fureau-Fontenelle, mariée d'après acte du 25 août 1795, avec Jacques Montagné, propriétaire.

VII. — Pierre Fureau-Fontenelle, né en 1780, décédé en 1858, propriétaire, marié d'après acte du 10 novembre 1810, avec Marguerite Dereix, d'où : 1° Pierre Fureau-Fontenelle, avocat à Cognac, marié d'après acte du 27 septembre 1847, avec Anne Flavie Valleteau de Montboulard ; 2° Jean-Pierre Fureau-Fontenelle, notaire à Xambes, marié d'après acte du 6 décembre 1841, avec Catherine Louise Maulde de La Clavière.

Archives départementales

1627-1630. — Bail à ferme par François Fureau, garde des eaux et forêts, de sa métairie de Villemalet.

1644. — Partage entre Jean Fureau, garde des eaux et forêts, Pierre Fureau, marchand, et Roch Fureau, sieur de Villemalet, frères, des biens meubles et immeubles de la succession de François Fureau, vivant garde des eaux et forêts, et de dame Jeanne de Rouffignac, leurs père et mère.

Bail à ferme par messire François de l'Isle-Fort, curé de La Rochette, à Pierre Fureau, sieur des Essarts, marchand, de toute la dimerie de la paroisse de La Rochette.

1649. — Échange d'héritages entre François Boissier, sieur de Grand-Champ, et Jean Fureau le jeune.

1650. — Provision de l'office de garde des eaux et forêts d'Angoumois, par Diane de France, « fille et soeur légitime de Roys, duchesse d'Angoulême, douairière de Montmorancy, comtesse de Poictiers », en faveur de François Fureau.

1717-1718. — Transaction entre Pierre Deschamps, écuyer, sieur de Roumefort, et dame Marie Rossignol, sa femme, demeurant ensemble au château de Roumefort, paroisse de Saint Front, d'une part, et demoiselle Marie, autre demoiselle Marie Fureau, Pierre, autre Pierre et Louis Fureau, frères, enfants de ladite demoiselle Rossignol et de feu François Fureau, son premier mari, décédé en 1705, d'autre part, au sujet d'intérêts communs aux parties.

1721. — Contrat de mariage entre : François Gounin, sieur de La Côte, fils de feu Raymond Gounin et de dame Jeanne Héraud, d'une part, et demoiselle Marie Fureau, fille de feu François Fureau et de dame Marie Rossignol, d'autre part.

1765. — Quittance d'une somme de 830 livres par Michel Sureau, sieur du Cluzeau, et demoiselle Marie Fureau, sa femme, à Pierre Fureau, sieur de Villemalet, et à demoiselle Anne Constantin, sa femme.

1766. — Bail à ferme par maître Jean-Joseph Pinaud, subdélégué du Bureau des finances, au nom et comme procureur de monsieur Jean Caminade, seigneur engagiste des domaines du Roi, demeurant à Angoulême, à Pierre Fureau, sieur de Fontenelles, de tous les droits appartenant au dit seigneur sur Le Fief-Coutaud, paroisse d'Agris.

Ratification par demoiselle Madeleine Frotier-Tizon, femme de Pierre Fureau, sieur de Fontenelle, de la vente consentie par ledit Fureau au profit de Charles et Pierre Guillon, marchands, d'une somme de 2,648 livres.

Vente par Jean Goyon, praticien, à Pierre Fureau, sieur de Fontenelle, et demoiselle Frotier-Tizon, sa femme, d'une pièce de pré sur La Tardoire, relevant du chapitre de La Rochefoucauld.

Bibliothèque généalogique

• Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1995.

Le département de la Charente a donné 15 généraux aux armées de la lère République. Pierre Fureau dit Villemalet, nom de son village natal, est l'un d'eux. Les Fureau étaient nombreux en Angoumois surtout dans les paroisses de la Rochette, d'Agris ou de Coulgens ; ils étaient roturiers en dépit de ce qu'a écrit sur cette famille, le curé Beau, desservant Coulgens et la Rochette. Ils ont toujours payé leurs tailles, signe de roture : ils étaient marchands, prêteurs d'argent, agents d'affaires, on disait alors praticiens ; ils avaient acheté des charges, notaires ou gardes des eaux et forêts. Vers 1700, ils avaient acheté avec un de leurs amis d'Agris, des droits seigneuriaux en Braconne ; c'est peut-être là, l'origine de cette soi-disant noblesse ; en tout cas ces droits lui furent remboursés par l'administration royale.

De nos jours encore, les habitants du village, pensent qu'ils étaient nobles, MM. de Villemalet. Ils étaient alliés à des familles nobles des environs (les Crozan par exemple), en épousant des jeunes filles nobles aux parents fort désargentés ; ils avaient même leur blason d'argent au chevron de gueules accompagné de trois canards de sable posés en 2 et 1. Il n'était guère difficile d'en posséder un au XVIIIe siècle ; il en coûtait 20 livres tout simplement. Les Fureau possédaient quelques terres et métairies avec fermiers, en somme ils étaient des notables, des bourgeois et fiers de l'être, ce terme n'ayant pas la connotation péjorative qu'il prendra par la suite. On les nommait Messieurs de Villemalet.

Au milieu du XVIIIe siècle, deux branches principales de cette famille vivaient à la Rochette ; les Fureau de Villemalet, le village, et les Fureau de Fontenelle (lieu-dit près de la Braconne), également au même village ; ces derniers ont habité en face de leurs cousins.

Notre futur général était le fils d'un de ces MM. de Villemalet. Son père, Pierre, né en 1726, avait épousé en 1759 Marie-Anne Constantin-Beauregard, sa cousine ; ils vécurent à Villemalet ; leur maison existe encore : c'est la dernière sur la droite en quittant le village sur la route d'Agris, maison bourgeoise, classique, avec un beau pigeonnier. Pierre et Marie-Anne eurent sept enfants, tous nés dans le village. Leur premier né, également prénommé Pierre, né le 20 mars 1760 est le futur général dont le père fut un des représentants du district de La Rochefoucauld, à la fête de la Fédération le 14 juillet 1790.

Le futur général a certainement fréquenté l'école paroissiale tenue par le curé Jordain, homme très cultivé et excellent prêtre ; nous n'avons aucune preuve qu'il eut complété son éducation aux collèges de La Rochefoucauld ou d'Angoulême. Ses écrits ultérieurs sont ceux d'un homme de bonne culture.

Désireux de s'élever dans l'échelle sociale et de faire une carrière militaire, il s'engage à 22 ans, le 22 juillet 1782, dans l'armée royale aux chasseurs à cheval du Languedoc, plus tard 6eme chasseurs à cheval. Le 16 janvier 1785, nous le trouvons caporal au bataillon de chasseurs des Ardennes. Il est congédié avec ce grade, le 1er octobre 1789 à Monaco, presque huit années de service pour un bien maigre avancement. Pierre Fureau était victime de la détestable ordonnance du ministre de la guerre, le maréchal de Ségur, réservant les grades d'officiers dans l'infanterie aux possesseurs de quatre quartiers de noblesse.

Il quitta donc l'armée, le cœur plein d'amertume, ce qui explique son engagement politique ; il s'inscrit à la société populaire de Ruffec et adopte les idées nouvelles « apportées par le vent d'Amérique ».

Liens web

- Les bourgeois... et fiers de l'être.

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26 octobre 2015

Frotier-Tizon dans le Beauchet-Filleau

Frotier-Tizon ou Frottier, seigneurs de la Rochette, du Roc, de Villars... etc. — Famille noble de l'Angoumois, aux XVIIe et XVIIIe siècle.

Blason : d'argent à 1 pelle de gueules mise en pal, le fer en haut, accostée de 10 losanges de même, 5 de chaque côté, 2, 2 et 1. (D'Hozier)

§ I. — Branche de la Rochette.

1. — Frotier (Jean), Ec., sgr de Clussais (D.- S.) et de. la Rochette, second fils de François, et d'Antoinette Goumard, rendit foi et hommage de la sgrie de la Rochette à Angoulême le 17 août 1606. (Arch. nat. PP. 45.) Il épousa, le 14 fév. 1579, Anne Tizon, fille de Roch, Ec., sgr de la Rochette (près la Rochefoucauld, Charente), et de Marguerite de la Renaudie, dont il eut : 1° Roch, qui suit ; 2° Jean, Chev. de St-Jean-de-Jérusalem, chanoine de St-Pierre d'Angoulême, démissionnaire en 1616, puis prieur de Barbezieux et curé de Mazerolles, près la Rochefoucauld. Il obtint en 1621 un bref le relevant du sous-diaconat, devint colonel d'un régiment servant pour le Roi en Italie, était mort en 1651, laissant un fils, Louis, au profit duquel Roch Frotier-Tizon, frère dudit Jean, et Léonarde Laisné, sa femme, constituèrent une rente perpétuelle de 150 livres, confirmée par Clément Frotier-Tizon et Anne Catry, sa femme, le 6 mars 1612 (Arch. Char. E. 1425) ; 4° Yolande, mariée à Jacques de Villoutreys, Ec., sgr de Ladiville (Char.) qui fut maire d'Angoulême en 1603 ; 5° Marthe, qui épousa en 1623 Gabriel de la Charlonnie, Ec., sgr de la Brouère ; 6° Louise, mariée d'abord à Gabriel Barbarin, Ec., sgr de la Brueille, puis le 3 août 1618, à Pierre d'Arroux, Ec., sgr de la Bourdière ; probablement aussi 7° Catherine, née vers 1604, morte à Agris (Char.) et inhumée dans l'église de la Rochette le 24 sept. 1671. Elle avait épousé d'abord Jean Benoist dit la Rieuze, notaire royal, puis le 11 janv. 1634, Roch Boyssier, sr de Maubras, garde des eaux et forêts d'Angoumois ; 8° Olive, mariée le 21 janv. 1646 à François Gosne ou Gense, procureur et greffier criminel d'Angoulême (Arch. Char. E. 1415), dont elle était veuve le 13 juil. 1652, et mandataire de Marthe Frotier, veuve de la Charlonnie. (id.)

2. — Frotier-Tizon (Roch), Ec., sgr de la Rochette, Terrebourre (St-Angeau, Char.), Chez-Pouillac (id. id.), Villards (St Cier, Char.), épousa, le 20 avril 1614, Léonarde Laisné, fille de Clément, Ec., sgr de la Rochecouraud, et d'Elisabeth Taboys de Pailleron, dont il eut : 1° Clément, qui suit ; 2° Gatien, qui signa avec Clément, son frère, à un contrat de mariage de 1642 ; 3° Henri, 4° Louis, qui signèrent, eux aussi, à un contrat de mariage en 1645. (Arch. Char. E. 154.)

3. — Frotier-Tizon (Clément), Ec., sgr de la Rochette et de Villards, épousa, le 4 mai 1642, Antoinette Cathy, dlle de Flaville-en-Angoumois, fille de Henri, Ec., sgr de Flaville (Bonneuil, Char.) et dont il eut : 1° Roch, qui suit ; 2° Henri, né le 25 juil. et baptisé le 15 août 1644, parrain à la Rochette en 1653 ; 3° Gaspard, chef de la branche cadette de la Rochette, § II; 4° Marie, née le 28 juil. 1646, baptisée le 21 oct. 1648 et mariée à la Rochette, le 17 juil. 1661, a Charles du Rousseau, Ec., sgr de Coulgeant ; 5° Marthe, née le 6 fév. 1648. baptisée le 11 juin 1649 et inhumée à la Rochette le 2 sept. 1651 ; 6° François, né le 18.... 1648 ou 1649, capitaine au régiment de Lamar....  en 1683 ; 7° Anne, baptisée le 3.... 1652 et morte à la Rochette, sans alliance, le 27 avril 1755.

Après la mort de sa femme, Clément eut d'Ozanne Clément, de la psse de Ste-Colombe, plusieurs enfants illégitimes reconnus, entre autres Louis, sr de Savignac, baptisé à la Rochette le 28 sept. 1654, marié au même lieu, le 30 juin 1681, à Martine Fureau, fille de Roch, sr de Villemalet, et de Françoise Vigier, dont au moins Jean, marié en 1715 à Agris (Char.) à Jeanne Tauron, fille de Jean. De ce mariage naquit Jean Frotier, marié en 1744, a Agris, à Marie Druette.

4. — Frotier-Tizon (Roch), Ec., sgr de la Rochette, né le 20 mai 1643 et inhumé dans l'église de la Rochette le 12 oct. 1693, avait épousé, à Cherves de Cognac, le 17 août 1666, Marie-Anne De Chesnel de Château-Chesnel, fille de Josias, Ec., sgr de Château-Chesnel, et de Marie de Polignac d'Escoyeux, dont il eut : 1° Clément, qui suit ; 2° Charles, né le 22 mars et baptisé à la Rochette le 1er avril 1614 ; 3° Marie-Madeleine, née le 5 fév. et baptisée à la Rochette le 24 mai 1676 ; 4° Anne, née le 9 mars 1678, épousa a la Rochette, le 20 nov. 1692, Charles de Cesval, Ec., sgr de la Martinière.

5. — Frotier-Tizon (Clément), Chev., sgr de la Rochette, né en août 1671, mourut à la Rochette le 11 avril 1729, sans postérité de Madeleine Rousselet, qui fut marraine, le 17 oct. 1722, d'une cloche que l'on voit encore dans la tour de l'église de la Rochette.

§ II. — Branche cadette de la Rochette.

1. — Frotier-Tizon (Gaspard), Ec., Chev. de la Rochette, 3e fils de Clément, et de Antoinette Catry, né le 27 juil. 1645, fut baptisé le 14 janv. 1646 à la Rochette et mourut à son logis du Roc, près la Rochette, le 19 mai 1709. Il avait eu de Françoise Mouton, son épouse : 1° François, qui suit ; 2° Jean, chef de la branche de la Pontille, § III.

2. — Frotier (François), Ec., sgr de la Borderie, né vers 1668, mort au Roc âgé de 50 ans et inhumé a la Rochette le 8 mai 1118, avait épousé Louise de Bort, fille de Jacques, sr de la Motte, et de Anne Françoise Guichard, ou Guitard, et en eut : 1° Jean, né le 21 fév. 1701, mort âgé de 9 jours; 2° Marthe, née le 14 fév, 1702, mariée le 6 fév. 1725 à Joseph-Christophe Galliot, et décédée à Chez-Mouchet (St-Mary, Char.) le 27 avril 1771 ; 3° Madeleine, née le 2 oct. 1704, épousa le 23 janv. 1728 (Gervais, not. à Agris) Pierre Furaud, sr de Fontenelle, et mourut veuve le 7 fév. 1778 ; 4° Jacques, qui suit ; 5° Louise, baptisée à la Rochette le 28 août 1708 ; 6° Marie, née au Roc le 14 août 1711 ; 7° René, né au même lieu le 23 fév. 1717, vivant encore en 1723.

3. — Frotier (Jacques), baptisé à la Rochette le 23 juil. 1706, épousa, en 1767 (Ferrand, not. à Agris), Marie Martin. Nous ignorons s'il a eu postérité.

§ III. — Branche de la Pointille.

1. — Frotier-Tizon (Jean), Ec., sgr de la Pontille, fils puîné de Gaspard, et de Françoise Mouton, mourut au logis de Chez-Pitres près la Rochette, le 3 oct. 1747, ayant eu de Marie Furaud, qu'il avait épousée le 11 mars 1741 : 1° Daniel, baptisé à la Rochette le 16 avril 1741, obtint par l'intermédiaire du Cte de la Messelière un grade dans l'armée des Indes, et mourut sans alliance à l'hôpital de Trinquemale (Indes françaises) ; 2° François, qui suit.

2. — Frotier-Tizon (François), Ec., sgr de la Borderie, né le 29 sept. 1744, épousa, le 30 juil. 1770 (J. Ferrand, not. à Agris), sa nièce, Anne Furaud, fille de Pierre, sr de Fontenelle, et de Madeleine Frotier-Tizon, et mourut à la Borderie, près la Rochette, le 21 avril 1779, ayant eu : 1° Pierre, né aux Pitres le 20 août 1771, mort âgé de 12 jours et inhumé à la Rochette ; 2° Louise, née aux Pitres le 8 oct. 1772, mariée à la Rochette, le 22 juil. 1797, à François Rainaud, et décédée à la Borderie, la dernière de sa branche, le 4 juil. 1847 ; 3° autre Pierre, né à Chez-la-Pontille-aux-Pitres le 21 mai, mort le 15 juin 1775, et inhumé à la Rochette ; 4° Marie, née aux Pitres le 25 déc. 1776, morte au même lieu le 29 juil. 1785.

Source : Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, 1905.

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19 octobre 2015

Armorial général de France

Blason_famille_Sardain

« D'argent à trois sardines de gueules, posées en fasce ». — Juridiction de Rochechouart en Poitou.

Mathieu Sardain (alt. Sardin ou Sardaing), sieur de la Pouyade, né en 1676, fils de Joseph Sardain, bourgeois de Maisonnais, et Anne Devoisin.

1696. — Enregistrement de ses armes après l'édit royal.
1699. — Mariage avec Anne Aultier, de la ville d'Angoulême.
1701. — Seigneur de la Pouyade et de Maisonnais en partie, au baptême de sa fille Marie.
1711. — Syndic des habitants de Maisonnais, contre l'abbaye des Salles.
1712. — Veuf et remarié avec Anne Garrigou, de Maisonnais.
1714. — Juge de la ville de Saint-Mathieu.
1736. — Témoin au mariage de Jean Garrigou, sieur de la Négrerie.
1739. — Décès de sa fille Anne.
1743. — Décès de son fils Gabriel.
1749. — Séquestration de ses biens.

Source : Généalogie Charente Périgord.

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Maintenue de noblesse

Olivier Sardain, éc, sr de Saint-Michel,
François Sardain, éc, sr de Beauregard, son frère.

Pièces justificatives : Edit du roi du mois de mars 1696, portant Niort anoblissement de cinq cents personnes.

Quittance de finance de la somme de six mille livres payée par Joseph Sardain, sr de Borde, pour acquérir des lettres de noblesse en exécution de l'édit ci-dessus, en date du 23 novembre 1696, signé Brunet, enregistrée au contrôle général des finances le 7 avril 1697, signé Phelypeaux.

Lettres patentes de Sa Majesté portant anoblissement de la personne de Joseph Sardain, sr de Borde, données au mois de décembre 1696, signé Louis, et sur le repli, par le roi, Colbert, enregistrées en la Chambre des comptes, Cour des aides et Bureau des finances de la Généralité de Limoges, suivant les actes insérés sur le repli.

Autres lettres patentes expédiées en faveur du même Joseph Sardain, sr de Borde, contenant même anoblissement, à défaut par lui d'avoir fait enregistrer les premières au Parlement, données au mois d'avril 1698, signé Louis, et sur le repli, Par le roi, Colbert, registrées en Parlement le 13 août 1698, suivant l'acte inséré sur le repli, et scellées en lacs de soie du grand sceau de cire verte.

Quittance de finance de la somme de trois mille livres payée par Joseph Sardain, sr de Borde, pour jouir de cent cinquante livres de rente et de la confirmation de sa noblesse, en date du 16 mars 1705, signé de Turmenye, enregistrée au contrôle général des finances le 11 avril 1705, signé Chamillard, et la quittance des deux sols pour livre.

Ordonnance des srs présidents trésoriers de France de la Généralité de Limoges, contenant l'enregistrement de ladite quittance de finance, en date du 31 mai 1706, signé desdits sieurs et de Dachet, greffier commis.

Quittance de finance de la somme de douze cents livres, payée par Joseph Sardain, sr de Borde, pour jouir de soixante livres de rente et de la confirmation de sa noblesse, en date du 1er juin 1712, signé Lebas de Montargis, enregistrée au contrôle général des finances le 25 juin 1712, signé Perottin, et la quittance des deux sols pour livre.

Contrat de mariage d'Olivier Sardain, sr de Saint-Michel, avec dlle Anne de la Court, par lequel il paraît qu'il est fils de Joseph Sardain, sr de Borde, et de dlle Renée de la Chalonie, en date du 10 septembre 1681, signé Saulnyer, nre.

Contrat de mariage de François Sardain, sr de Beanregard, avec dlle Madeleine de la Court, par lequel il parait qu'il est fils de Joseph Sardain, sr de Borde, et de dlle Renée de la Chalonie, en date du 14 novembre 1685, signé Saulnyer, nre.

Ordonnance : Maintenus comme nobles et écuyers, le 14 mars 1715, signé de Richebourg.

(Archives Historiques du Poitou, 1893)

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10 octobre 2015

Pasquet émigrés

Pasquet du Bousquet de Laurière Clair Mathieu, lieutenant d'infanterie, fils de Pierre, écuyer, sr du Bousquet, et de Suzanne Maret - né 18-7-1767, bapt. même jour à St-Cybard de La Rochefoucauld - + audit La Rochefoucauld le 5-1-1832 - ép. 1° à St-Vincent (Vitrac-Saint-Vincent) le 13 fructidor an XI, Anne Eulalie de James, fille de Charles Philippe, chevalier, sgr de St-Vincent, et de Marie Madeleine de Livron - née 7, bapt. 10-12-1780 à St-Constant (St-Projet-St-Constant) - + La Rochefoucauld 17 brumaire an XIV - 2° à Angoulême, le 20-2-1811, Marie Victoire de Jean de Jovelle, fille de François Antoine, sgr de Jovelle et de Jaubertie, capitaine au régiment de Beaujolais infanterie, et de Marie Anne Jeanne Arnauld de Viville - née La Tour-Blanche (Dordogne) le 26-4-1782, bapt. au même lieu le 29 avril suivant - + La Rochefoucauld 19-7-1847 - dont postérité des deux lits.

Dans une pétition non datée, ledit Pasquet déclare qu'en 1791 il servait comme officier au régiment de Lyonnais ; par la suite, il se retira à Toulouse, à cause de l'état d'insubordination existant dans son régiment. Par manque de ressources pour subsister, il se mit au service de la dame Trouard, dt à Sarrebruck, pour l'aider dans son négoce. Rentré avec elle en France, le 16-10-1792, ils furent tous les deux arrêtés à Metz, le 4-11-1792, comme soupçonnés d'émigration. Ils furent remis en liberté le 30-11 suivant. C'est alors qu'il s'engagea en qualité de chasseur dans la légion commandée par le général Kellermann (depuis président du Sénat conservateur). Il produit un certificat de lieutenant-colonel dela cavalerie de la légion de la Moselle, ci-devant Kellermann, commandant le dépôt de Nancy, certificat daté du 8-2-1793, attestant que ledit Pasquet est bien engagé dans ladite légion, comme chasseur à cheval, depuis le 6-12-1792, et que son congé pour se rendre chez lui est légal ; que, de plus, à son arrivée au corps, il était muni d'un passeport de la municipalité de Metz.

Le Tribunal criminel de la Charente le condamna, le 1-6-1793, en temps qu'émigré rentré, à être transféré hors du territoire de la République. Par son jugement du 16 pluviôse an III, le Tribunal révolutionnnaire de Paris décida qu'il n'y avait pas lieu à accusation contre Pasquet, mais ordonna néanmoins qu'il demeurerait dans la maison de justice jusqu'à l'envoi au tribunal du jugement de déportation rendu par le Tribunal criminel de la Charente, mais, par son arrêté du 24 pluviôse an III, le comité de sûreté générale de la Convention Nationale mit ledit Pasquet, détenu à l'hospice nationale de Paris, en liberté sur-le-champ. Par la suite, il fut rayé provisoirement, le 6 vendémiaire an V, de la liste des émigrés par l'administration du département de la Charente. Le 14 brumaire de la même année, sa réclamation pour être définitivement radié fut enregistrée au ministère de la Police générale, sous le n° 5001. Les pièces justificatives de sa non émigration passèrent dans le deuxième supplément du premier envoi, carton 249, à l'examen du 4e bureau de la commission qui donna son avis pour la radiation définitive. Pasquet, n'ayant pu se croire atteint par la loi du 19 fructidor an V, fut arrêté et condamné, le 22 frimaire an VI, à la peine de déportation par la commission militaire séant à Nancy. Depuis ce jugement, il fut détenu à l'île de Ré. Ayant demandé sa mise en liberté provisoire pour se rendre à La Rochefoucald, sa demande fut acceptée (non datée). Il fit sa déclaration devant le préfet de la Charente, le 2 prairial an X, et fut amnistié le 12 (alias 18) thermidor an V (Q X/8 - Q XVII/43 - Q XX/1 - K 3/3 f° 116 - K 21/1 f° 49 - F7/4987 - F7/6047).

Pasquet Henri, écuyer, sr de St-Projet, garde du corps du roi, compagnie de Villeroi, fils de Pierre, écuyer, sr du Bousquet et de la Garde, capitaine des grenadiers royaux au régiment de la Tresne, chevalier de St Louis, et de Suzanne Maret - né 23, bapt. 24-10-1746 à St-Cybard de La Rochefoucauld - + à Paris le 17 floréal an X - ép. à Rivières, le 15-5-1772, Valérie Marentin, fille de Jean Baptiste, écuyer, sgr des Denis, la Rivière et Pierre Levée, conseiller du roi, commissaire des guerres, subdélégué de l'intendant de Limoges, et de Catherine Thérèse Huimon de Bailleul, née 23, bapt. 26-8-1753 à Rivières, condamnée à mort, le 14 prairial an II par le Tribunal révolutionnaire de Paris - dont postérité actuellement éteinte.

La réclamation déposée devant le préfet de la Seine pour obtenir l'amnistie pour ledit Henri Pasquet, le 24 floréal an X, ne fut pas suivie d'effet; il fut cependant amnistié le 18 frimaire XI.

Il semblerait, à en croire son dossier en Q XII/43, que son fils ait aussi émigré. Q XIII/18 n'apporte rien à ce sujet.

Jean Baptiste Pasquet, né le 4, bapt. le 5-4-1773 à St-Cybard de La Rochefoucauld, + à Paris le 14-12-1850, marié par contrat du 9-8-1814, reçu Moisant, nre à Paris, avec Geneviève Sophie Paris, veuve en premières noces de Louis Chédeville. Il eut pour héritier son fils adoptif, Jules Jacques Chédeville de la Maurie Pasquet de St-Projet. (Q X/8 - Q X/9 - Q XII/43 - Q XIII/18 - Q XX/1 - Q 4647 f° 24 - F7/6047 - Minutier central, étude XLVI - Pin. IV/227).

Pasquet Jean Mathieu, écuyer, d'abord sr de la Garde, puis de la Revanchère, garde du corps du roi, compagnie de Villeroy, troisième fils de Pierre, écuyer, sr du Bousquet et de la Garde, et de Suzanne Maret - né 5-10-1748, ondoyé le même jour, bapt. supplée le 19-12 suivant à St-Cybard de La Rochefoucauld - + à Versailles le 14-1-1821 - ép. 1° à St-Cybard de La Rochefoucauld, par acte filiatif du 14-7-1771, Jacquette Gounin, fille de Pierre, sr de Jardrenat, et de Madeleine Gautier - 2° par contrat du 3 vendémiaire an XI, reçu Badenier, nre à Paris (Minutier centrale étude C liasse 1016), Marie Madeleine Leroy, veuve Pontet - postérité du premier lit.

D'après F7/4991A, il aurait résidé à Jallais (Maine-et-Loire) du 20-3-1792 au 6 nivôse an VIII, et réclamé la radiation de son nom de la liste des émigrés dès le 13 germinal an IV. Le 3 messidor an VIII, le préfet de la Charente fut d'avis que son nom fût rayé de la Liste des émigrés (Q XII/43). Agé de 54 ans, natif de La Rochefoucauld, il fit sa déclaration devant le préfet de la Seine, le 18 floréal an X, et fut amnistié le 9 prairial an X.

Jean Baptiste Julien Pasquet de la Revanchère, fils du précédent, né le 5-9-1779, bapt. le même jour à St-Cybard de La Rochefoucauld. Julie Gounin, sa mère, exposa aux administrateurs du district de La Rochefoucauld, le 4-12-1792 (Q XII/43), que le receveur du même district lui avait fait demander la somme de mille livres pour son fils absent; elle affirmait que sondit fils résidait à Vendôme, pensionnaire au collège dudit lieu, à preuve les lettres qu'elle avait reçues de lui. La municipalité de La Rochefoucauld, le 9-12-1792, rejeta ce genre de preuves et en exigea d'autres (Q XVII/43 - Q XX/1 - F7/4991A  - F7/6047).

Pasquet Mathieu, dit Pasquet de la Garde, colonel de cavalerie, chevalier de St Louis, officier de la Légion d'honneur, fils de Pierre, écuyer, sr du Bousquet et de la Garde, et de Suzanne Maret - né 2-2-1757, bapt. même jour à St-Cybard de La Rochefoucauld - + à La Rochefoucauld le 5-4-1831 - ép. au même lieu, le 12-3-1806, Anne Henriette Juzaud, veuve de Louis du Gallois de Cussac, fille d'Antoine et de Marie Albert, + à La Rochefoucauld le 30-1-1828 - sans postérité.

Il fit sa déclaration le 20-8-1804 devant le ministre de France en Basse-Saxe, et fut amnistié le 21-3-1808 (Q XII/43 - Q XIII/18 - Q XX/1 - F7/6047).

Source : Les émigrés charentais, 1791-1814, de Pierre Bureau.

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29 septembre 2015

Histoire d'un vieux château, Cromières-en-Poitou

M. A. de Laborderie donne lecture de la note suivante : « L'ouvrage que M. de Longuemare vient de faire paraître sous le titre d'Histoire d'un vieux château, Cromières-en-Poitou, est conçu suivant un plan parfaitement logique, qui mériterait d'être adopté pour la description des châteaux, non seulement de la région limousine, mais encore de la France entière. Ce plan consiste à suivre pas à pas l'évolution archéologique du château qu'on veut étudier et l'évolution historique des familles qui ont habité ledit château.

« A Cromières, le sujet était particulièrement intéressant. Non point que la famille de Cromières, première occupante de ce lieu noble, ait fait beaucoup parler d'elle, ni qu'elle ait été extrêmement ancienne. C'est en 1298 seulement que ses membres font leur apparition dans les chroniques locales. Mais les relations de ce lieu noble avec les vicomtes de Rochechouart, avec les seigneurs de Montbrun, puis avec la puissante famille de Pompadour le mêlèrent de très près à tous les épisodes de l'histoire limousine pendant le xive et le XVe siècles.

« Du repaire primitif de la première maison de Cromières, nous croyons qu'il ne reste rien, et nous ne saurions partager l'avis de M de Longuemare qui fait remonter au XIIe siècle le donjon semi-circulaire de Cromières. Les archères de cette tour, dont M. de Longuemare nous donne une description très précise, sont trop perfectionnées pour être d'une époque aussi reculée. Nous attribuons la construction de ce donjon à la famille de Pompadour, .qui a possédé Cromières de 1345 à 1519, et il est probable que ce donjon faisait partie d'un château complet avec tours d'angle, courtines, machicoulis, dont il est malheureusement fort difficile aujourd'hui de se figurer l'ordonnance.

Mais c'est avec Jean de Selves, premier président du Parlement de Bordeaux et plus tard du Parlement dé Paris, diplomate célèbre, fin lettré, que Cromières connut sa plus brillante période de prospérité. C'est ce Jean de Selves qui fit édifier la belle tour octogone qui renferme l'escalier en spirale, de 82 marches, conduisant aux divers étages du château. C'est lui qui rapporta d'Italie les médaillons de marbre qu'un sculpteur de la Renaissance avait exécutés à l'imitation de l'antique, médaillons qui ornaient autrefois la porte de la tour, et qu'on voit aujourd'hui dans la salle à manger du château. Mais en 1656, la terre et le château de Cromières cessèrent d'appartenir à la famille de Selves et ils passèrent entre les mains des Bermondet, qui l'occupent encore aujourd'hui.

M. de Longuemare, qui avait de bonnes raisons pour cela, a étudié avec infiniment de soin les origines des Bermondet, famille connue à Limoges dès le XIVe siècle, célèbre par le meurtre d'un de ses membres en 1513, par le vicomte de Rochechouart Pontville. Lorsque Louis de Bermondet acheta Cromières « il prit suivant l'usage, le titre de la seigneurie qu'il venait d'acquérir. Le vendeur, Jean-Baptiste de Courlay, voulut le lui contester, on ne sait pas pour quelle raison. Il perdit son procès. L'ordonnance rendue à Poitiers, par M. de Barentin, en 1645, qualifie en effet Louis de Bermondet seigneur de Saint-Basile et de Craumières ».

Ce fut le fils de Louis, Jean, qui, le premier, prit le titre de marquis de Cromières. Conformément aux traditions de la noblesse française, les Cromières ont servi aux armées du roi pendant tout le xvurC siècle. Plus d'une fois, le roi et la reine signèrent leurs contrats de mariage, par exemple au mariage de Philippe-Armand et de Marie-Hortènse Moreau des Isles, riche créole originaire de Saint-Domingue. M. de Longuemare nous dit que lorsque la nouvelle marquise vint au château de Cromières, elle était accompagnée de plusieurs de ses femmes mulâtres amenées de Saint-Domingue ; leur teint et leur costume frappèrent vivement les gens du pays. « C'est au marquis Philippe-Armand que furent dus la plupart des aménagements intérieurs du château que l'on admire aujourd'hui, telle la voûte de la salle à manger, aux gracieux ornements, et surtout le très beau plafond, du salon, avec ses reliefs formant deux grands caissons. Au centre du premier est représentée la guerre sur terre avec un fort armé de ses canons ; au centre du second, la guerre sur mer avec une galère portant l'étendard fleurdelysé ; aux angles extérieurs des caissons, les attributs des quatre saisons ; aux angles intérieurs, les attributs des arts qui font le charme de la campagne ; la musique, la peinture, l'architecture, l'art des jardins ».

Mais survint la Révolution et la ruine complète des propriétaires de Saint-Domingue. L'ère des épreuves était arrivée pour les Cromières ; la haute tour de leur château fut découronnée et réduite à sa hauteur actuelle. Les pages que M. de Longuemare consacre aux vicissitudes des Cromières et de leurs alliés, soit pendant les guerres de la Révolution, soit pendànt celles de l'Empire, sont particulièrement intéressantes.

Quand le marquis Armand-Philippe de Cromières reprit possession du château de ses pères, de nombreuses réparations étaient nécessaires. « Toutes ne furent pas heureuses, nous confie M. de Longuemare : la démolition du reste des fossés de l'enceinte primitive et des tours derrière le château, le toit en terrasse à l'italienne, les faux créneaux, si on peut donner ce nom aux pierres dentelées qui bordent les toits du château et des tours, sont d'un effet déplorable., de nombreuses tapisseries d'Aubusson et de Beauvais qui ornaient le salon furent enlevées et servirent aux usages les plus vulgaires, tels qu'à protéger les cloches à melon. Elles furent remplacées par des papiers peints, les premiers, paraît-il, qui parurent- dans le pays, ce dont la marquise de Cromières était très fière. Le parc fut dessiné à la française avec, au milieu, un bassin et un jet d'eau ; il paraît même que les auvents des fenêtres furent peints en vert, si nous en croyons un tableau qui représente le marquis en chapeau haut de forme et la marquise avec la capote cabriolet, se promenant au milieu de leur parterre qu'ils admirent ».

Comme le dit M. de Longuemare, ces aménagements étaient dus surtout à cette tyrannie qu'exerce sur tous les esprits la mode, le goût du jour. N'en rions pas trop fort : se serait injuste.

Actuellement, c'est le IXe marquis de Cromières qui habite la vieille demeure de ses pères. Il s'occupe, comme nous avons pu le constater au cours de notre excursion de l'année 1926, de restaurer avec beaucoup d'intelligence les vieilles pierres dont il a la garde, pierres qui restent, comme le dit excellemment M. de Longuemare, « le témoin immuable d'un glorieux passé ».

(Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, 1932)

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15 septembre 2015

Rouffignac et Montalembert

Un impertinent écrivit à la porte du maréchal de Tonnerre, qui était le chef du tribunal des maréchaux de France : Séjour de l'éternelle paix ! Mais, comme pour infliger un démenti à cette plaisanterie, il se tint tribunal ce jour-là même, mardi 4 avril, où l'on condamna à un an et un jour de prison M. de Rouffignac. Voici le fait : le dimanche 2 avril, M. de Rouffignac, se trouvant chez M. du Muy, y vit M. de Montalembert avec lequel, depuis plus de vingt ans, il avait des discussions d'intérêt, et qui effectivement passait pour avoir abusé, contre ces gens-là, et de son crédit et de ses intrigues. Il y avait environ huit ans que M. de Rouffignac avait osé réellement l'insulter par écrit, et lui avait proposé de se battre. Montalembert avait porté cet écrit au tribunal, et l'avait fait condamner à vingt ans de prison; elle ne dura que sept ans et fut adoucie. Pendant ce temps-là, M. de Montalembert imprimait qu'il lui demandait, le pistolet sur la gorge, ce qui ne lui était pas dû. Cependant, par arrêt rendu postérieurement, M. de Montalembert avait été condamné à lui payer 22,000 livres; mais on avait retranché les intérêts, et Montalembert, depuis cette époque, avait profité de son crédit auprès de M. d'Aiguillon pour se faire payer 1,800,000 livres par le Roi, et avait bénéficié de ce qui eût dû appartenir aux créanciers : en général, cet homme avait très mauvaise réputation; il s'était réhabilité par le moyen de sa femme, et en donnant chez lui de très jolies comédies où toute la Cour allait.

Le comte de Rouffignac, toujours enragé contre lui, le rencontre donc chez le ministre; on parle de la singularité du temps : « Ce que je trouve ici de plus singulier, dit-il, c'est de voir chez un ministre de la guerre de mauvais militaires, et chez un maréchal de France des j... f..... » Montalembert l'entend, prend à témoin ceux qui étaient avec lui, et demande qui il a voulu désigner. M. de Rouffignac lui répond : « Mettez la main sur votre conscience et jugez-vous. » Montalembert descend; Rouffignac le suit et lui dit : « Je vais dans tel endroit au juste; j'y resterai jusqu'à huit heures du soir. » Montalembert court trouver Commarieu, qui sur-le-champ se rend chez les maréchaux de France, lui fait donner des gardes ainsi qu'au jeune Rouffignac, et les fait ajourner au tribunal.

Le duc de Chartres et le prince de Condé sollicitèrent tous les maréchaux de France en faveur de M. de Rouffignac. Le duc de Chartres alla au tribunal, les fit tous sortir, et leur adressa les plus fortes recommandations. Les parties furent entendues; le tribunal, plein de mépris pour le Montalembert, ne put se dispenser de condamner M. de Rouffignac.

Le corps des chevau-légers, dont M. d'Aiguillon était lieutenant, exigea que M. de Montalembert donnât sa démission; on prétendit que M. de la Roche du Maine ayant été député pour la lui demander, il avait déclaré qu'il ne la donnerait qu'après s'être battu contre tous les officiers. M. de la Roche du Maine s'offrit pour commencer, mais l'autre répondit qu'il voulait suivre l'ordre du tableau. Mme de Châlon, avec laquelle je dînais le lendemain chez Mme d'Andlau, me dit : « M. d'Aiguillon fait une grande infamie : il abandonne son ami, M. de Montalembert. » Je lui répondis : « Madame, il est de votre rôle de tenir ce langage; aussi diriez-vous , si M. d'Aiguillon prenait le parti de M. de Montalembert : « M. d'Aiguillon fait une grande infamie. »

Source : Souvenirs de Jacob-Nicolas Moreau.

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10 septembre 2015

Des rives de la Charente à celles de l'Artibonite

L'émigration angoumoisine, qui se dirigeait presque exclusivement vers le Canada (6) depuis 1650, s'en détourna au milieu du XVIIIe siècle, sitôt que s'y précisa la menace anglaise. Dès lors, le flot des colons charentais s'écoula vers les Antilles, avec une nette préférence pour Saint-Domingue.

Certes, les Angoumoisins n'avaient point attendu la guerre de Sept ans pour fréquenter cette île, mais la période s'étendant de 1753 à 1774 marque vraiment l'apogée de leur immigration. Durant ces vingt années, on partit pour les Isles d'Amérique comme, cent ans plus tard, on allait s'embarquer pour la Californie ou le Klondike. Mais, dans cette préfiguration de la ruée vers l'or, celui-ci était représenté à Saint-Domingue par la canne à sucre, le pétun, le café, la cacao et l'indigo.

Les archives notariales de la Charente nous ont permis de suivre l'évolution de cet exode et d'en mesurer l'ampleur.

Dans les dernières années du règne de Louis XIV, quelques précurseurs avaient pris passage pour les Antilles, après avoir minutieusement réglé leurs affaires en France, pour le cas, toujours possible, d'une disparition prématurée, car les mers étaient peu sûres et le climat torride des îles passablement meurtrier. Plusieurs de ces pionniers y avaient effectivement trouvé une mort obscure. D'autres, plus heureux, après y avoir édifié leur fortune, étaient revenus en France pour y acquérir de bonnes terres, comme ce capitaine Gabriel Delavigne, commandant du Cul-de-sac-François, à la Martinique, qui s'était offert, vers 1700, pour 65.000 livres, la belle seigneurie de la Mothe- Charente, en Angoumois.

D'aucuns, désireux d'étendre leur exploitation, avaient chargé quelque correspondant de la Métropole de leur recruter de la main-d'œuvre spécialisée. Ainsi, s'était conduit Alexandre Cazeau de Roumillac, gendre de François Benoit des Essards, riche marchand de soie et banquier d'Angoulême. Installé dans l'île de Grenade, sur la côte de Saint-Domingue, il avait confié à son beau-père la mission de lui procurer des ouvriers.

Les colons se recrutaient dans toutes les classes de la société, mais à leur tête venait naturellement la noblesse, plus soucieuse généralement de rétablir une fortune dangereusement ébranlée par le système Law ou le faste de Versailles, que véritablement tentée par le risque de l'aventure.

Ces gentilshommes, qui fournissaient les cadres du gouvernement, de l'armée et du clergé coloniaux, constituaient l'élite de cette société policée, frivole et aimable qui s'était organisée au Cap-Français, à l'image de la Cour.

L'aristocratie de l'Angoumois y était très honorablement représentée, si l'on en juge par ceux de ses membres que nous connaissons.

Charles de Devezeau, chevalier, seigneur de Rancogne, était lieutenant de marine à Saint-Domingue lorsqu'il s'engageait, le 24 avril 1701, à y transporter, sur les vaisseaux du Roi, les 6.074 livres de marchandises acquises par Louis Guiton, écuyer, seigneur du Tranchard et de Fleurac (en Angoumois), et à les écouler dans cette île, moyennant participation aux bénéfices réalisés.

Charles de Devezeau se maria en 1702, à Saint-Domingue, avec Marie-Charlotte de La Place, que nous présumons apparentée à l'ancien gouverneur de la Tortue, Frédéric de La Place. Il avait eu un fils, François-Louis de Devezeau, né et mort à la colonie (1704-1750).

Charles Guyot, chevalier, seigneur de la Mirande, gouvernait pour le Roi au Port-de- Paix, en 1710.

Pierre de Mons commandait au quartier du Port-au-Prince. Sa fille Marie-Louise- Jeanne, qu'il avait fait élever aux Tiercelettes d'Angoulême, se maria en 1765 avec Charles-Henry David, comte de Lastour, officier au régiment de Boulonnais.

Jacques de Conan, seigneur de Fontenille (en Champniers, Charente), épouse Catherine-Pantaléon de La Flèche-de-Grandpré, dont la famille richissime résidait, en 1772, au quartier Morin, paroisse Saint-Louis à Saint-Domingue.

Joseph-Alexis-Jérôme Robuste, écuyer, seigneur de Frédilly, chevalier de Saint- Louis, fut capitaine du détachement de la marine à Saint-Domingue. Il mourut à Angoulême en 1744. Son épouse, Catherine-Rose Thomin de la Ville-Laroche lui avait donné un fils, Jean-Louis-Joseph, qui demeurait à Saint-Domingue, en 1772, auprès de sa tante une demoiselle Robuste, mariée au sieur Lecomte, frère du curé de Tourriers (Charente).

Louis-Honoré de Froger, chevalier de Saint-Louis, lieutenant du Roi à Saint-Domingue, se maria en 1765 à Louise Achard-Joumard-Tizon d'Argence.

Le chevalier Alexandre de Culant, né en 1726, officier de marine, mourut aux Iles d'Amérique, célibataire.

François Vidaud du Dognon, dit l'abbé du Carrier (1764-1845), vicaire apostolique à Saint-Domingue pendant la Révolution, finit son existence à Angoulême, étant chanoine de la cathédrale depuis 1828.

Jean-Bernard Desmier d'Olbreuse était lieutenant de la marine du Roi d'Espagne lorsqu'il tomba aux mains des Barbaresques. Captif à Alger, il fut racheté par Charles IV et passa à Saint-Domingue vers 1792, où il décéda en 1800. De Jeanne-Marie de Fieux, il avait eu un fils, Jean-Eugène-Bernard, qui se réfugia en Charente après le soulèvement de la colonie. Sa sœur, Félicité-Eléonore, avait épousé Jean- Jacques de la Martellière, sous-commissaire de la marine et secrétaire général du gouvernement de Saint-Domingue.

(Les Cahiers de l'Ouest, 1954)

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Un marquis à Saint-Domingue

Charles-Léon Guiton, alias de Maulévrier, n'en était pas à sa première recherche de la richesse quand il aborda à Saint-Domingue en 1775. Il n'avait qu'une trentaine d'années derrière lui, mais d'une vie très active. Les Guiton étaient connus dans la région de Saintes depuis le milieu du XVe siècle. La famille de Guiton était de marine du côté de sa mère, une Beaumont d'Eschillais, petite-fille de Nicolas de Gabaret, ancien lieutenant de roi au gouvernement général de nos îles d'Amérique. Sa mère avait hérité de droits en une plantation à la Martinique. Les Guiton, déjà marins, étaient donc de plus un peu coloniaux quand naquit notre personnage. Cette succession lointaine entraîna un long procès qui finit vraisemblablement à la satisfaction de la famille et par une vente. On est bien forcé de prêter cette heureuse conclusion à ces démêlés : après 1760 il n'est plus d'allusion à ces procès et à ce bien dans les papiers Maulévrier. Et ici, qu'importe ! Une chose compte. Cette carrière navale du père, navale et coloniale du grand-père maternel, cette plantation dont on dut souvent parler devant l'enfant, furent l'ouverture sur le monde des îles. Elles donnèrent une pente à son imagination. En 1758, Charles-Léon avait quinze ans, l'âge d'entrer au service. C'était la guerre sur mer et en Allemagne. Le jeune homme eût pu devenir garde-marine et poursuivre sur les vaisseaux du roi une carrière qui eût prolongé celle de son père. Mais sur mer le service est dur et l'avancement lent. Il se préféra aux Dragons- Dauphin, aide-de-camp du comte de Jonzac, ami de son père. Il y passait cornette au bout de dix-huit mois et faisait en Hesse et sur le Rhin les campagnes de 1760, de 1761 et de 1762. En 1768, à vingt-cinq ans, il en était au grade de capitaine commandant, toujours aux Dragons-Dauphin. Il n'y avait pas gagné fortune, mais il s'y était fait de bons camarades. A un certain âge l'un vaut l'autre. Peut-on se faire des rentes dans une ville de garnison ou en des congés de semestre qui vous ramènent par le détour de Paris et de Versailles au château familial de Saint-Brice, près Cognac, médiocrement pourvu de fermes, de redevances et de bois ? Il fait des dettes. Son père est mort en 1763, sa mère depuis longtemps. Les deux terres de la succession ont été évaluées 150 000 livres et Maulévrier a deux sœurs. Il emprunte, surtout au comte de Lostanges. Il rembourse. Puis remprunte un peu plus et rembourse un peu moins. C'est un grand manieur d'argent et d'affaires. Mais à l'armée il n'a pas toute liberté d'agir. Il demande sa mise en congé à la fin de 1771, et obtient une lettre d'attache qui lui conserve son grade et la faveur de l'exercer en temps de guerre. Il peut ainsi avec son beau-frère La Barre de Larivaux, ancien officier de marine, monter une société pour l'exploitation de minières de cuivre et de plomb à Villeford près de Mende et pour la construction d'une fonderie à Roquemaure en Languedoc. Ces établissements sont estimés 432 600 livres en 1773. La part de Maulévrier est de 100 000 livres, qu'il a empruntées. Nous ignorons le résultat de ces entreprises de gentilshommes industriels. Il faut le croire médiocre, même mauvais. Mais Maulévrier ne s'enferra pas et semble avoir retiré à temps le plus gros de son capital. Après 1776 en tout cas, il n'est pas question de dettes en France, pas même des dettes paternelles. A la fin de 1774 toutes les affaires de la succession paternelle ont été réglées avec ses deux sœurs Mmes de Larivaux et de Nanots. Tout est clair de ce côté. Ses mains et son cœur sont libres. Sa tête aussi. Elle le mène à Saint-Domingue. Il a trente-deux ans, l'âge où l'espérance se fait encore passer pour l'avenir. Mais point de fonds. A coup sûr pas assez pour acquérir une plantation et pourtant la volonté de revenir bientôt en Saintonge jouir de ses revenus frais, en « Amériquain ». La santé est bonne quand elle est celle d'un jeune officier de quatorze ans de service, habitué aux exercices violents, au cheval et aux changements de garnison. Elle lui permettra de rester près de douze ans à la colonie sans un malaise sérieux. Sa fortune, c'est son avenir, son grade, son nom, son bel air et ce titre de marquis qu'il s'est à lui-même donné... Il débarque à Port-au-Prince au début de 1775. Il est curieux de remarquer combien, même en ce milieu de gentilshommes et d'officiers qui ont pourtant fort peu séjourné en leur province natale, est restée vivante l'emprise de la société régionale. Maulévrier, dont les attaches sont à Cognac en Angoumois, est reçu à l'Artibonite chez les Delaville, des Angoumoisins, alliés aux Robuste de Frédilly, autres pays, et quelques mois après son débarquement, sans prendre même souci de faire publier les bans à Saint-Brice d'où il vient, il épouse la fille d'un compatriote d'Angoulême. De l'esprit militaire il avait conservé, avouons-le, au moins l'esprit d'initiative et de décision, et la rapidité des entrées en campagne. Et son mariage le consacrait planteur. Catherine-Rose Lecomte de Montroche, sa jeune femme, ne le faisait pas entrer dans une famille du très grand monde colonial. Elle était fille de « messire Joseph Lecomte de Montroche, ancien major d'infanterie et de Marie Robuste de Frédilly ». Mais le messire dont le notaire avait sur l'acte fait précéder son nom, n'était qu'une « honnêteté de courtoisie » et Lecomte n'avait été major que des milices locales. Il était fils du greffier principal de l'Election d'Angoulême, de bonne bourgeoisie judiciaire d'une petite capitale provinciale. Un de ses frères, licencié en théologie, devait mourir curé de Thouriers, au diocèse d'Angoulême. Sa sœur avait épousé messire Jean Horric, chevalier, sieur de Beauquaire, lieutenant de dragons, demeurant paroisse de Saint-Antoine de Noiré. L'autre de ses frères, Lecomte de Fors, s'était retiré d'un long service, achevé comme major d'infanterie. Il était pensionné du roi, chevalier de Saint-Louis. Ses filles vivaient noblement au village de la Flichière, paroisse de Saint-Amant de Boixe. Toute la famille atteignait au genre de vie de la petite noblesse rurale. Le nom de Madame Lecomte avait plus de consistance à la colonie. Les Robuste de Frédilly étaient venus de l'Angoumois à Saint-Domingue, deux générations précédentes. Les deux frères de Madame Lecomte avaient été planteurs au quartier de l'Artibonite. Leur grand-père, ancien capitaine d'une compagnie détachée de la marine, était cousin des Lecomte. Mais il était des avantages solides à cette union si rapide. Lecomte était dans le quartier de l'Artibonite depuis quinze ans. Il possédait une indigoterie de grandeur moyenne, mais prospère, dans le bas de la plaine. Elle lui venait de sa belle-mère, une Thomin de Villaroche. Dans les hauteurs des Matheux, il avait acquis de grands terrains. Deux filles étaient nées. Mais la sœur de Mme de Maulévrier, infirme de naissance, restait une enfant dont on devait gérer la fortune. Mme de Maulévrier était une manière d'héritière unique. Par le contrat de mariage, signé le 20 avril 1775, le marquis apportait le château de Saint-Brice, la terre de Saint-Trojan et l'habitation que les Lecomte lui avaient vendue la veille. Leur indigoterie des bas de l'Artibonite, de 60 carreaux, avec 28 esclaves, constituait la dot de Mme de Maulévrier. Les futurs époux promettaient à leurs parents une rente viagère de 6 000 livres de la colonie. « L'habitation » acquise le 19 avril n'était pas encore une plantation. L'acte lui prête une superficie de 100 carreaux et l'évalue à 40 000 livres. Le terrain était bien de 100 carreaux, mais l'estimation était un peu forcée. Le notaire dit que la somme fut effectivement payée par Guiton, et il se peut. Il est possible aussi que ce ne soit là qu'une clause de style, une façon d'assurer au jeune homme le poids d'une propriété, le volant nécessaire aux premiers mouvements d'un arrivant qui veut se donner du crédit. Maulévrier avait là le premier élément d'une plantation : un terrain avec quelques cases pour des esclaves, « au lieu appelé les Brûlages dans les hauteurs de la plaine de la Source, paroisse des Arcahayes ». Il était formé de plusieurs parties de concessions achetées par Lecomte, et touchait à d'autres terres demeurées aux Lecomte. La fortune commençante de Maulévrier n'a donc rien du lent développement sur place d'un petit établissement personnel qui s'aménage et s'agrandit à l'aide de ses revenus. Il acquiert, au débarquer, une « habitation » qui n'est au juste qu'une terre presque nue, une réserve à déboiser, à défricher et à planter, mais à côté, son mariage lui donne une exploitation en pleine marche, modeste il est vrai, mais qui pourra détacher dans le morne un petit groupe d'ouvriers, « des nègres de hache » pour les premiers travaux d'éclaircie et d'installation. Voici donc Maulévrier, maître de grands terrains neufs dans un quartier nouveau.

Source : Études antillaises, XVIIIe siècle.

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