29 avril 2016

Chevaliers de la Restauration

Liste de membres de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, nommés par Louis XVIII, classés par ordre chronologique :

• Pastoureau (Jean-Baptiste-Marie) (°1780-†1839). Nommé le 31 janvier 1815. Né et décédé à Nontron (24). Fils de Pierre, et Marguerite Marcillaud.

• Arondeau de Chareyroux (Élie-Alexandre) (°1774-†1837). Nommé le 2 novembre 1815. Né à Busserolles (24) et décédé à La Rochefoucauld (16). Fils de Jean-Baptiste, et Françoise d'Escravayat.

• Texier (Adrien-Bertrand) (°1765-†1852). Nommé le 8 novembre 1815. Né et décédé à Augignac (24). Fils de Adrien-Sicaire, et Françoise Périgord.

• Sauvo des Versannes (Jean-Baptiste) (°1767-†1839). Nommé le 25 décembre 1815, né et décédé à Bussière-Badil (24). Fils de Jean, et Anne Légier.

• Sardain de La Soutière (Léon-Aubin) (°1752-†1822). Nommé le 31 janvier 1816, né et à décédé à Chabanais (16). Fils de Joseph, et Catherine-Renée Naulin.

Source : Généalogie Charente Périgord.

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27 avril 2016

Labrousse-Brognac et la garde napoléonienne

brognac

NB : Pierre Labrousse-Brognac est un jeune soldat de la garde napoléonienne, né le 28 septembre 1785 à Firbeix (Dordogne), fils de Jean-Baptiste Labrousse-Brognac, maître de forge et maire de Dournazac (Haute-Vienne). Il est admis le 14 germinal an XII dans les vélites à pied, avec le matricule n° 9. Le 1er septembre 1806, il est nommé sous-lieutenant dans l'infanterie de ligne et sert en Italie. Son sort est inconnu. D'après son signalement, il mesurait 1 mètre 75, avec des cheveux et des sourcils châtains clairs, les yeux gris, le visage long, le front et le menton ronds, et le nez épaté.

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Assemblée provinciale du clergé en 1789

Vingt-quatre paroisses de l'ancien diocèse de Limoges, archiprêtré de Nontron, étant situées en Périgord, furent convoquées à Périgueux pour l'assemblée du clergé; elles sont aujourd'hui du département de la Dordogne :

Abjat, dont était curé Etienne Auvray-de-Saint-Remy. —- Augignac, Pierre Rousset. — Saint-Barthélemy, Jean-Baptiste-Joseph Bourdeau. — Le Bourdeix, Jean-Baptiste Gauthier, docteur en théologie. — Busserolles, Symphorien Arondeau, docteur en théologie. — Bussière-Badil, Antoine Salignac, docteur en théologie — Champniers, François Charron. — Chapelle-Saint-Robert, Elie Lapouge. — Saint-Estèphe, François-Charles Chamblet. —Etouars, Pierre Tamaignon, docteur en théologie. — Hautefaye, François Fargeas. — Javerlhac, Pierre du Roux, docteur en théologie. — Lussas, Annet-Jean du Reclus, docteur en théologie. — Saint-Martial-de-Valette, Thibeau Faurien de Villaupré. — Saint-Martin-le-Peint, Vaincque. — Moutier-Ferrier, Guillaume Boyer, docteur en théologie.— Nontron, Jean-Baptiste Turcat, licencié en droit. — Nontronneau, [Dussoubs]. — Pluviers. Jean Basset des Rivailles. — Reilhac, Léonard Germain.— Savignac, Barthélemy Bardonneau.— Soudas, Jean Marcillaud [Pastoureau]. — Teyjat, Lacroix. — Varaignes, François du Coux, docteur en théologie. (Procès-verbal de l'Assemblée des trois Etats, le 16 mars 1789).

Source : Martyrs et confesseurs de la foi du diocèse de Limoges pendant la Révolution française, d'André Lecler.

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Jour d'orage

Dans la commune d'Eymouthiers, le 16 août, jour de la Saint-Roch, chaque maison fait lire un évangile pour conjurer la peste bovine et les autres maladies du bétail. Le prêtre, en surplis blanc, accompagné du chantre el d'un enfant de choeur portant le bénitier et l'aspersoir, va de ferme en ferme, pénètre dans les étables et bénit les animaux. Le sort des récoltes, perpétuellement menacées de gelée, de grêle ou de sécheresse, fait la préoccupation constante de ces pauvres gens qu'une mauvaise année réduit aux privations et presque à la misère. Le jour de la Pentecôte, après la messe, les gens, porteurs d'une fiole pleine d'eau bénite, se répandent par les champs et aspergent de cette eau les froments en fleurs. Aux jours d'orage, ils ferment les volets de leur maison, allument un cierge bénit conservé au fond de l'unique armoire, et brûlent dans la cheminée un fragment de buis bénit qu'ils ont gardé depuis la fêté des Rameaux dernière. A Eymouthiers, sitôt que s'élève l'orage à l'horizon, un sonneur désigné à l'avance, ou un homme de bonne volonté, se rend à l'église et sonne la cloche à toute volée. On sonne en même temps la petite cloche d'une chapelle élevée dans un village voisin, à Chez-Manot, et qui jouit, disent les paysans, d'uue vertu particulière pour la dispersion des orages, à la condition qu'on ne la sonne pas trop tard. Tant que dure l'orage, sous le ciel noir et menaçant, les voix des deux cloches tutélaires, l'une grave et forte, l'autre argentine et grêle, se mêlent, se répondent et montent comme deux prières vers les nuées qui fuient. Le sonneur, qui doit encore sonner l'angelus du soir, reçoit 12 francs par an pour sa peine; puis, à l'automne, quand les blés sont battus et les châtaignes en grange, il va par les villages avec un long sac de toile, et chacun lui donne, qui, une mesure de châtaignes, qui, quelques poinées de blé.

(Le Pays d'Ouest, 1911)

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17 avril 2016

Vélites français

Il ne faut pas confondre les pupilles de l'ancienne garde impériale, qu'on appelait primitivement vélites hollandais, avec les vélites français, dont l'origine remonte aux premiers moments de la création de la garde impériale. En effet, ces vélites n'avaient nulle analogie avec les pupilles. Le but de leur organisation était de donner des sous-officiers et par la suite des officiers instruits aux divers corps de la garde et même de la ligne. C'était une école militaire sur une base plus démocratique. Le vélite pouvait se considérer en quelque sorte comme un futur officier; le pupille comme un futur soldat. L'un et l'autre cependant, il faut le dire, avaient droit de prétendre aux premiers grades de la hiérarchie militaire, parce qu'en France, il n'y a pas de limite, il n'y a pas de bornes à l'avancement dans l'armée pour qui est instruit, brave et méritant.

C'est en l'an XII que les premiers corps des vélites furent triés. On en forma deux de 800 hommes chacun : l'un fut attaché aux grenadiers, l'autre aux chasseurs de la garde impériale. On les établit à Saint-Germain, puis à Ecouen et Fontainebleau. N'était pas admis qui voulait dans les vélites. Il fallait d'abord justifier d'un revenu de 800 francs, payable sous forme de pension par trimestre et d'avance au conseil d'administration. On donnait aux jeunes gens des professeurs de dessin, de mathématiques. C'étaient, comme on voit, des écoles militaires au petit pied. Bientôt après, en l'an XIII, les grenadiers à cheval et les chasseurs de la garde eurent également leurs vélites.

Deux corps de 800 chacun furent formés. En 1806, on ajouta 2,000 vélites à ceux des grenadiers et chasseurs à pied et à cheval, ou les répartit dans tous les régiments de la garde impériale. Mais bientôt ces jeunes yens ne furent plus destinés qu'à entrer dans la cavalerie, les vélites de l'infanterie ayant été formés en un seul régiment, le 2e des fusiliers-grenadiers.

Après irois années de service ou de campagne, le vélite obtenait souvent une sous-lieutenance dans la ligne, infanterie ou cavalerie. On conçoit qu'à une époque où il se faisait une si grande consommation d'officiers, les écoles militaires ne suffisant pas à verser dans les cadres des jeunes gens instruits, il était bon d'avoir, outre Fontainebleau, une espèce d'école de cadets. C'est ce qui avait déterminé l'empereur à organiser les vélites.

Sous le premier empire, la jeunesse militaire pouvait donc être considérée comme répartie en trois classes distinctes : les élèves des écoles militaires, destinés aux plus hauts grades de l'armée; les vélites de la garde, propres à faire en peu de temps des officiers capables de remplir les vides dus au canon; les pupilles, appelés à donner des soldais énergiques et dévoués, des sous-officiers instruits, et par la suite, enfin, des officiers n'ayant d'autre famille que l'armée, d'autre clocher que le drapeau du régiment.

Source : Jacques-Paul Migne.

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05 avril 2016

Extrait des registres du Parlement de Paris

Veu par la cour, la grande chambre et tournelle assemblées, le procès criminel faict et l'ordonnance de laditte cour à la requcste du procureur général du roy, défenseur et accusateur contre Alexandre de Redon, marquis de Pranzat, accusé, arrêt du 16 novembre 1667, rendu sur la plainte et requête dudit procureur général, par lequel il auroit été ordonné qu'à sa requête ilseroit informé par le conseiller commis en cette ville et par le lieutenant général d'Angoulème, sur les lieux, comme ledit de Pranzat avoit fait débiter un livre intitulé : Déduction généalogique ou abrégé de la branche y mentionnée de la maison de Dreux, dédié au roy, par laquelle il a prétendu prouver qu'il descend des princes du sang dont il avoit prins le nom, les armes mesme, publié un second livre de réponse à ses remarques qui avoient été faites sur cette vision, et fait imprimer un placet dans ce même dessein qu'il a adressé au roy, où il se donne encore le nom de Dreux, qui est un crime de lèze-majesté, permis audit procureur général de compulser tous les titres, chartes, mémoires, enjoint aux huissiers et autres qui en seront dépositaires, de les représenter à la première sommation qui leur en sera faite, sinon contraiuls par toutes voyes par ce fait, communiqué au procureur général.ordonne ce que de raison; information faite en conséquence, tant par ledit commissaire commis les 19 et 20 dudit mois de novembre 1667, que par ledit lieutenant général d'Angoulème, les 19 décembre 1667, 4 et 7 janvier 1668;

Autre arrêt du 18 dudit mois de novembre 1667, par lequel la cour auroit ordonné que Huby et Masson huissiers en icelle, se transporteroient en la maison dudit de Pranzat, size en cette ville de Paris et ailleurs où besoin seroit, pour procéder à la description des armes que ledit de Pranzat avoit fait mettre à son caiosse pour justifier son usurpation, à cette fin luy auroit esté enjoint de faire ouverture de ladite maison et de représenter auxdits huissiers tant ledit carosse que sa vaisselle et autres meubles où il avoit fait mettre lesdites arme», pour estre dressé procès-verbal pour ce fait et communiqué au procureur général requérir ce que de raison;

Procès-verbal fait par lesdits Huby et Masson, huissiers, en conséquence dudit arrêt, autres arrêts du 26 du même mois de novembre 1667, par lequel auroit esté ordonné que ledit de Pranzat seroit assigné en la cour pour estre ouy et interrogé par le conseiller commis sur les faits résuttant desdiles informations et procès-verbal mterrogatoire fait audit de Pranzat le 3 décembre 1667 par le conseiller commis, contenant ses réponses, confessions et dénégations et protestations;

Autre arrêt du 10 dudit mois de décembre au dit an, par lequel auroit esté ordonné que dans 8e après la signification d'icelluy à la personne, au domicile dudit de Pranzat, il soit tenu de représenter et mettre au greffe de la cour tous les titres qu'il prétendait avoir pour justifier de sa prétendue généalogie et descente par luy articullés au livre qu'il a reconnu avoir esté imprimé à sa diligence, ensemble les contrats de mariage, partages, contrats d'acquisition et auttres tiltres et les poursuivre, lesquels seroient cotés et paraphés par premier et dernier pour estre communiqués audit procureur général pour requérir ce que de raison;

Requête présentée par ledit de Pranzat le 31 dudit mois de décembre 1667, à ce que acte luy fût donné de ce qu'il se désistoit de la requête par luy présentée le 20 dudit mois de décembre, par laquelle il avoit demandé un dellay de trois mois pour représenter les autres pièces justificatives de ladite déduction généalogique imprimée sous le nom de ses aînés, demeurant en la Franche-Comté et pays de Luxembourg, et soubs le sien conjointement, et de ce qu'il luy est impossible de faire apporter lesdites pièces en cette ville de Paris ni de les représenter, et après la déclaration qu'il fait qu'il ne prétand point être dessandu de la maison ni de la branche royale de Dreux, ny estre, ny se dire prince du sang et qu'il se tient au nom de Redon et aux armes de sa famille, qui sont d'oiur, à trois besants d'or, le ranvoyer des demandes, fins et conclusions contre luy prises par ledit procureur général sur laquelle est l'ordonnance de la cour portant soyt communiqué au procureur général;

Autres requestes dudit de Pranzat, du 18 janvier 1668, à ce que acte luy fust donné de ce qu'en expliquant en tant que besoing est ou seroit la déclaration par luy faite par ladite requeste du 31 décembre précédant y ajoutant déclarer d'abondant qu'il renonçoit a- tous droits quelconques qui pourraient être prétendus à ladite maison et à ladite branche royale de Dreux, soubs prétexte et en conséquence de la déduction généalogique dont est question et des titres énoncés en icelle, et qu'il se tient aux noms, armes, prérogatives, biens et droits de la maison de Redon, sur laquelle est aussy l'ordonnance de la cour, portant soit communiqué au procureur général;

Interrogatoire du 17 dudit mois de janvier 1668 faict au nommé François Hedon, sergent royal, prisonnier en la Conciergerie, à la requeste dudit procureur général sur le sujet de ses parants, contenant ses réponses, confessions et dénégations;

Autre interrogatoire fait audit de Pranzat par le conseiller commis sur le fait des pièces par luy mises au greffe, en exécution de l'arrêt du Xe décembre 1667, contenant les réponses, confessions et dénégations;

Arrêt du 19 avril 1668, par lequel auroit été ordonné que ledit de Pranzat seroit tenu de comparoir en l'étude du nommé Durand, notaire à Angoulème, huitaine après la signification dudit arrêt, pour être procédé au compulsoire des pièces dont ledit de Pranzat prétend se servir dans la quinzaine suivante, synon et à faute de ce faire, seroit proceddé au jugement du procès sur ce quy se trouveroit par devers la cour;

Arrêt du 12 avril 1668 par lequel auroit esté ordonné que les témoings, ouyes et informations faites par le conseiller commis, seroient confrontés audit de Pranzat par M. Denis de Pallueau, conseiller, confrontation faite en conséquence le 16 juin audit an audit de Pranzat;

Arrêt donné entre ledit de Pranzat et en requestes par luy présantées les 9 et 14 juillet 1668 à ce que les conclusions par luy prises par sa requeste du 22 novembre 1667, en ce qui est de l'opposition à la permission d'informer, estre déchargé de l'accusation, et par les requestes des 31 décembre audit an 1667 et 20 janvier 1668, par lesquelles il a déclaré qu'il ne prétendoit point estre dessandu de la maison ny de la branche royale, ny estre ou se déziner prince du sang, et qu'il se tenoit au nom de Redon et aux armes de sa famille, et par celle du 18 janvier auroit déclaré d'abondant qu'il renonçoit à tous droits quelconques qu'il pourroit prétendre à ladite maison et branche royale de Dreux, à cet effet qu'il fut receu opposant à l'exécution des arrêts des 16 et 26 novembre 1667, et appelant de toutes les procédures; le tout pour bien relevé, ordonner que sur lesdites requestes desdits jours 31 décembre 1667 et 18 janvier 1668, qu'il réitéroit d'abondant et en requeste du 14 dudit mois de juillet, à ce qu'il plût il la cour d'entériner les lettres en forme de requeste ci-ville par luy obtenues en chancellerie le 13 dudit mois de juillet contre lesdits arrêts des 16 et 26 novembre 1667 et mettre les parties en tel et semblable estât qu'elles estoient auparavant iceux ce faisant renvoyer quitte et absous desdites fins et conclusions prises contre lui d'une part et ledit procureur général du roy, défendeur d'autre part, lequel arrêt, après avoir ouy il l'audience Abraham, avocat dudit de Pranzat, et Talon pour le procureur général du roy, icelluy de Pranzat auroit esté déboutté de ses lettres en forme de requeste civille et opposition, et a joint le surplus desdites requestes au procès, pour en jugeant y avoir tel esgard que de raison, ledit de Pranzat, condamner en deux amendes et aux despens;

Requeste dudit de Pranzat, du 18 décembre 1668, servant de déffanse par alternation et advertissement, production faite tant par ledit procureur général que par ledit de Pranzat, production nouvelle dudit procureur général, requeste dudit de Pranzat, du 18 février 1668 employée pour contredit, autre requeste dudit procureur général, du 26 mars 1669, servant de contredit aux requestes et escriptures dudit de Pranzat; autre requeste dudit de Pranzat, du 25 juin audit an, par laquelle il réitère les déclarations, désistements et renonciations servant de réponse à celle dudit procureur général, du 28 mars; autre production nouvelle dudit procureur général, requeste dudit de Pranzat, dudit jour 25 juin, employé pour responses et contredits à l'iaduction tirée de la lettre de cachet produite par ledit procureur général; requeste dudit de Pranzat à ce que, attendu qu'il a l'honneur d'estre né gentilhomme, il fût ordonné que pour procéder au jugement du procès pendant en la chambre entre ledit procureur général, défendeur et accusateur, et ledit de Pranzat, accusé, les chambres seraient assemblées, conclusions dudit procureur général sur ladite requeste, contenant sa déclaration qu'il se rapportoit a la cour n'en ordonner; arrêt du 4 décembre 1669, par lequel auroit esté ordonné que ledit procès seroit jugé et les deux chambres assemblées, escroue des prisons de la conciergerie du Palais, du 7 février 1670, par lequel appert que ledit de Pranzat s'est volontairement randu prisonnier esdites prisons pour estre a droit; conclusions dudit procureur général par escript, et ouy et interrogé en la cour ledit de Pranzat sur les cas à lui imposés;

Tout considéré, dit a esté que ladite cour, pour les cas résultant du procès, condamne ledit Alexandre Redon à comparoir en la chambre et là, nue teste et debout, dire et déclarer que faussement, témérairement et comme mal advisé, il a pris le nom et les armes de la maison de Dreux et fait imprimer et publier une table généalogique et autres livres pour la soutenir, dont il se repend; et outre ( ) en trois mille ( ) d'aumosnes applicables : un tiers à l'Hôtel-Dieu, un autre à l'Hôpital général et l'autre tiers au pain des pauvres prisonniers de la conciergerie du Palais. Sera ladite table généalogique et imprimés lacérés en sa présence par le grelfier, fait deffense à toute personne de les vendre, publier et débiter; ordonne que tous les exemplaires seront apportés au greffe de la cour pour estre supprimés, et que dans tous les actes où ledit Redon auroit pris la qualité, elle sera rayée, luy fait deffance à l'advenir dela prendre à peine de punition corporelle.

Sera le présent arrest leu, publié partout où besoin sera, et enregistré au Chastellet et en la sénéchaussée d'Angoulème. Fait en Parlement, le septième février 1670 et pronoucé à l'instant audit de Redon en la chambre de la Tournelle où les chambres étoient assemblées, quy a fait la déclaration portée par ledit arrest, et ladite table généalogique et autres imprimés rompus et lacérés en sa présence. Collationné et (Signé : S. Robert.) eniegistré au treizième volume des Bannières du Ghastelet de Paris, suivant et conformément audit arrest et ce réquérant M. le procureur du roy audit Chastelet, par moy greffier des insignations dudit Chastelet et gardien des bannières d'icelluy. Signé : Garnier.

Le présent arrest, représenté par le syndicq a esté leu et publié en la com munauté des notaires du Chastelet de Paris, par moy greffier de ladite communauté, soussigné, ce requérant pour monseigneur le procureur général, M. le procureur du roy audit Chastelet, son substitut, pour estre observé selon sa forme et teneur, le dimanche vingt-trois mai mil six cent soixante-dix. Signé : Duart.

Registré au greffe ordinaire de la sénéchaussée et présidial d'Angoumois, requérant Jehan Lambert, escuyer, sieur des Andreaux et du Mesne-Boinpart, conseiller du roy et son procureur audit siège, le quatrième juin mil six cent soixante-dix.

Dubois, greffier.

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26 mars 2016

Origines de la famille de Las Escuras

Maintenant et pour continuer la filiation de la famille Fourichon et la liste des possesseurs du fief de Beynac jusqu'à nos jours, nous allons donner le sommaire de quelques actes venus jusqu'à nous. Ainsi : en 1687 et le 23 janvier, devant Dubut, notaire royal, au château de La Mothe d'Agonac, maison du seigneur de Montardy, en Périgord, contrat de mariage entre demoiselle Louise de Lagut de Montardy et Pierre-François Fourichon, écuyer, sr de Losterie, des Merles, demeurant en sa maison noble de Beynac, desquels provinrent Elie et Antoinette. Le 27 septembre 1710, devant Degrandcoing, notaire royal, au lieu de Beynac, et dans la maison d'Hélie Fourichon, écuyer, sr de Beynac, mariage de ladite Antoinette avec Eymard de Lame, sr de La Flamenchie, desquels provint Léonarde. Du 30 janvier 1741, devant le même notaire, acte de mariage de cette dernière avec Pierre de Las Escuras, sr de Lestang, fils de Jean sr de Leyssard et de Michelle Château, lesquels devinrent par héritage et par acquisition d'autre Hélie Fourichon, sr de Chapelas, du 18 avril 1742, propriétaires dudit fief de Beynac, dont les enfants prirent le nom, selon l'usage d'alors. Ledit Pierre Las Escuras de Lestang était, d'ailleurs, avocat au Parlement de Bordeaux et avait été nommé conseiller du roi et son procureur au siège royal de Thiviers par brevet du 15 septembre 1730. En outre et par décret du Saint-Père le pape Clément, daté d'Avignon, le 15 juin 1749, il fut élevé à la dignité de comte palatin et de chevalier de Saint-Jean-de-Latran dans les termes suivants : Dilecto nobis in Christo Petro de Lasescuras de Laytan, equiti consilierio régis, procuratori in prepositura regia oppidi de Thiviers, Petragoricensis diocesis et domino nobilis domus de Bainac, dicti diocesis... te sacri palatii apostolici et aulse Lateranensis militem et equitem aureatum ac comitem palatinum apostolica auctoritate... facintus creamus, etc. Pierre décéda le 2 février 1755 et fut inhumé dans l'église Notre-Dame de l'abbaye de Peyrouse, ès tombeaux de la famille, laissant quatre fils dont les deux plusjeunes firent les branches de Pouzol et de Lamaque; le cadet celle de Las Escuras de Lépine résidant à Thiviers, et l'aîné, Jean-Baptiste, celle de Las Escuras de Beynac. Ce dernier se maria, suivant contrat passé au village de Larret, en la maison noble de messire Aubin Deforge, écuyer, seigneur de Nozet, devant Martin, notaire royal, le 19 juin 1770, avec demoiselle Marie-Charlotte Deforge, fille dudit Aubin et de dame Anne Fourichon. Cette dernière était fille d'Elie Fourichon, seigneur de Croze, et sœur d'Elie-Noël-Jean Fourichon, sr de La Bardonnie, gendarme de la garde du roi. De ce mariage provinrent trois fils, dont le cadet fut officier de cavalerie et le plus jeune entra dans les ordres, tandis que l'aîné, JeanBaptisle-Antoine-Aubin de Las Escuras de Beynac a continué la descendance, par son mariage du 12 mai 1862 avec demoiselle Madeleine-Isabelle Pabot du Chatelard, de laquelle il a eu un fils et une fille.

(Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1880)

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18 mars 2016

L'administration municipale de Montbron

L'administration municipale est chargée de la police d'un canton, de faire connaître les lois à leurs concitoyens et de les faire exécuter dans les communes de leur arrondissement.

Son président est élu par l'assemblée primaire pour deux années.

Ci-dessous, les présidents successifs de l'administration municipale de Montbron :

Jean-Gédéon Durousseau-Chabrot, maire de Montbron (an V).
Élie Durousseau-Dugontier, maire de Montbron (an VI).
Mathieu Marvaud, maire d'Orgedeuil (an VII).
Jean-Maurice Lautrète, administrateur du département (an VII).
François Guimbelot, maire d'Eymouthiers (an VIII).

Source : Généalogie Charente Périgord.

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15 mars 2016

Portrait d'un maire de La Rochefoucauld

Mathieu Pasquet de La Garde, né le 2 février 1757 à La Rochefoucauld et décédé le 5 avril 1831 à La Rochefoucauld, est un officier de cavalerie et maire de la Restauration.

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Il est le fils de Pierre Pasquet du Bousquet, capitaine d'infanterie et chevalier de l'ordre de Saint-Louis, et Suzanne Maret.

Sa famille est l'une des plus riches et anciennes de la ville, et sa branche a été anoblie sous Louis XIV.

Il est émancipé avec ses frères et sœurs après le décès de leur père en 1769.

Le 30 septembre 1770, il obtient une commission de sous-lieutenant dans le régiment de Limoges.

Il intègre le corps des gardes du corps du roi en 1774.

Au moment de la Révolution, il sert auprès de Louis XVI.

Il participe activement aux journées des 5 et 6 octobre 1789.

Il émigre et rejoint l'armée des Princes en Allemagne en 1791.

Les révolutionnaires le portent sur la liste des émigrés en 1792, et son dernier domicile est Taponnat.

Entre 1793 et 1795, il est lieutenant dans la légion de Béon.

Il rentre en France en 1804, après le couronnement de Napoléon.

Il épouse une veuve, Anne-Henriette Juzaud, en 1806.

Il est amnistié le 21 mars 1808.

Louis XVIII lui offre le rang de major en 1814 et le fait chevalier de la Légion d'honneur.

Il est promu au rang de colonel en 1815 et reçoit la croix d'officier.

Le 31 octobre 1815, il est retraité et pensionné.

Il est nommé maire de La Rochefoucauld en 1816.

Il abandonne la municipalité avec la chute de Charles X en 1830.

Il décède sans postérité l'année suivante.

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11 mars 2016

Le baron du Repaire, général de division

Guiot du Repaire,
Baron du Repaire, général de division

Guiot du Repaire (Jean) naquit à Alloue (arrondissement de Confolens) le 10 septembre 1755. Il entra au service comme gentilhomme volontaire dans le régiment d'Auvergne (17e d'infanterie) en 1773, ety obtint au mois d'octobre de l'année suivante le grade de sous-lieutenant. Il devint lieutenant en 1777, aide-de-camp du général de Voyer, et passa avec son grade dans la compagnie des canonniers gardes-côtes de l'arrondissement de Mortagne en janvier 1787. Promu capitaine, le 24 octobre 1788, dans la même compagnie, il devint aide-de-camp du général Beauregard de Saintes en 1792, et fit lacampagnede cette année à l'armée de la Moselle. Il gagna successivement tous ses grades sur les champs de bataille. Fait adjudant-général chef de brigade le 8 mars 1793, il fut employé à l'état-major de l'armée des Pyrénées-Occidentales, où il servit avec distinction sous les ordres des généraux Servau, Delbecq et Léonard Millier, en 1793 et en l'an II. Sa belle conduite à l'affaire d'Urdach, le 16 septembre 1793, lui mérita le grade de général de brigade que lui conférèrent les représentants en mission, par un arrêté ainsi conçu :

« Au nom de la République française une et indivisible, les représentants du peuple près l'armée des Pyrénées-Occidentales et les départements voisins ; considérant la conduite toujours soutenue et le civisme bien prononcé du citoyen Guiot du Repaire, adjudantgénéral chef de brigade ; considérant l'attachement singulier de l'armée pour la bravoure et les talents de cet estimable officier, qui s'est montré toujours l'ami sincère des lois de son pays, et qui a servi la République dans les armées du Nord et du Midi avec un zèle et une intelligence au-dessus de tout éloge ; considérant que les réformes nécessitées dans cette armée par l'incivisme ou la conduite équivoque de plusieurs officiers généraux exigent un choix de sujets capables et reconnus pour de bons patriotes, et que sous ce rapport personne ne mérite mieux que le citoyen Guiot du Repaire une attention particulière de la part des représentants du peuple ; considérant qu'il est temps enfin de rendre aux braves et loyaux deffenseurs de la République des places qui étaient devenues l'apanage d'hommes perfides et dissimulés, indignes de commander aux soldats d'une nation libre ; arrêtent que le citoyen Guiot du Repaire est nommé provisoirement au grade de général de brigade, pour exercer les fonctions attachées à ce grade, en porter les marques distinctives et jouir du traitement fixé par la loi ; arrêtent, en outre, que copie en forme de la présente nomination et promotion sera envoyée à la Convention nationale, au Comité de salut public et au Pouvoir exécutif, pour obtenir leur approbation et la confirmation du grade conféré au citoyen Guiot du Repaire. — A Bayonne, le 2 octobre 1793, l'an IIe de la République une et indivisible. J.-B. Monestier (du Puy-de-Dôme), Pinet aîné, Garran. »

Le général Guiot se trouva le 25 frimaire an II à la déroule des Espagnols près de Saint-Jean-de-Luz, et aux affaires d'Urrugue et de Chauvin-Dragon, où 15,000 Espagnols furent battus par 5,000 républicains et laissèrent 1,200 morts sur le champ de bataille. Confirmé dans son grade de général de brigade le 25 germinal suivant, il se distingua encore le 29 floréal au combat du poste du Rocher, où les Espagnols, repoussés à la baïonnette jusqu'à leur camp de Berra, furent mis en pleine déroute et éprouvèrent des pertes considérables. Les nombreuses blessures que Guiot du Repaire avait reçues motivèrent, le 21 prairial de la même année, un arrêté du Comité de salut public, dont l'article 6 le concernant était conçu en ces termes : « Du Repaire cessera d'être employé, mais il est autorisé à demander sa retraite ; la cessation de son service n'ayant lieu qu'à cause de ses blessures et non comme destitution. » Cet arrêté lui fut notifié le 30, par les représentants du peuple. Il continua cependant de faire la guerre à l'armée des Pyrénées-Occidentales, et ce ne fut que le 21 germinal an III que la Convention lui accorda une pension de 1,200 fr. en récompense de ses services. Le général du Repaire ne resta pas longtemps dans cette position. Rappelé bientôt avec le grade de général de division, il obtint un commandement à l'armée des Pyrénées, et fut depuis chargé de missions importantes à Toulon, à Brest et à Tours. Il fut cité plusieurs fois à l'ordre de l'armée. Sa nomination de général de division porte la date du 25 prairial. Nommé d'abord à titre provisoire, il avait eu beaucoup de peine à obtenir de voir ratifier sa promotion à ce grade qui lui avait été conféré par les représentants sur le champ de bataille. Malgré sa conduite intrépide, malgré des services incontestables, le général du Repaire devait à sa naissance d'inspirer aux chefs du pouvoir de ne pas être partout et toujours en parfaite communauté d'idées avec les démocrates du jour. Cet état de suspicion qui pesa quelque temps sur lui nous explique cette lettre que l'adjoint du ministre de la guerre écrivait à ce sujet au représentant Neveu :

« La nomination provisoire du grade de général que toi et tes collègues avez faite en faveur du citoyen Guiot du Repaire, pour les services signalés qu'il a rendus à l'armée des Pyrénées-Occidentales, n'a point été confirmée, vu que ce militaire a le malheur d'appartenir à la caste ci-devant privilégiée ; les trahisons sans nombre dont nous avons été victimes depuis l'aurore de la Révolution justifient assez la sévérité de cette mesure. »

Ces obstacles durent bientôt disparaître, puisque nous voyons le général du Repaire employé en Vendée, en l'an III, en qualité de général de division, sous les ordres du général Willot. Le 11 nivôse an IV, il passait à l'armée des côtes de l'Océan commandée par Hoche, et servait encore en l'an V avec le général Hédouville. Réformé le 6 messidor suivant, du Repaire fut nommé membre de l'hospice civil et militaire de Toulon en l'an VIII, et appelé aux fonctions de commandant d'armes de la place de Brest le 17 fructidor an X. Créé membre et commandant de la Légion-d'Honneur les 19 frimaire et 25 prairial an XII, il conserva son commandement à Brest jusqu'au 25 avril 1815, époque à laquelle il fut désigné d'office pour la retraite. La Restauration l'avait nommé commandeur de Saint-Louis. Définitivement admis à la retraite le 1er septembre 1815, conformément à l'ordonnance du 1er août précédent, il mourut à Saintes le 24 avril 1818.

Guiot du Repaire avait épousé, par contrat du 26 août 1776, reçu Matignon, notaire à Lignères, demoiselle Jeanne-Bénigne Boiteau des Pouges, dont il eut neuf enfants. Nous citerons :

1° Charles - Henri, baron, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis et de la Légion-d'Honneur, né en 1781, mort en 1841 sans avoir été marié. Il avait fait dix-sept campagnes et reçu deux blessures ;

2° Mathieu-Paul-Louis, capitaine aux grenadiers à pied de la garde impériale, officier de la Légion-d'Honneur, né le 27 mai 1784 et blessé à mort sur le champ de bataille d'Essling, au moment où il emportait une redoute ennemie : « Non, non, dit-il à ses grenadiers qui voulaient le transporter à l'ambulance après qu'un boulet lui eut emporté les deux cuisses, ne diminuez pas les combattants de Sa Majesté ; je meurs pour la France, vive l'empereur ! » (Courrier de Brest, journal officiel du 8 juillet 1810.) Ce brillant officier, âgé de vingt-quatre ans seulement, avait fait neuf campagnes ;

3° Léon-Charles-Henri Guiot, baron du Repaire, le neuvième et dernier enfant du général, né en 1797, officier sous l'Empire et officier dans la garde royale de Louis XVIII et Charles X, démissionnaire en 1830.

Source : Biographie militaire de l'Angoumois et de la Charente, d'Edmond Sénemaud.

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