14 juillet 2016

Justice de la châtellenie de Varaignes

La juridiction de Varaignes s'étendait sur les paroisses de Varaignes, Bussière-BadiI, Busserolles, Soudat, et sur celles de Souffrignac, Eymoutier-Ferrier et les enclaves de Montbron, ces dernières détachées de la baronnie de Nontron et attribuées aujourd'hui au département de la Charente. Elle connaissait de toutes affaires, tant au criminel qu'au civil, à l'exception de la basse justice de la paroisse de Bussière, réservée au prieur, en exécution d'une transaction intervenue en 1541 entre messire Jean-Helie de Colonges, alors prieur de Bussière-Badil, Buxerii-Badili, tant pour lui que pour Martial de Colonges, co-seigneur du dit prieuré, et des Cars de Lavauguyon, seigneur de Varaignes, qui attribuait au dit prieur la basse justice et la viguerie dans le bourg, jusqu'à concurrence de soixante sols et un denier le..dit seigneur se réservant d'y tenir ses assises pour l'exercice de la haute et moyenne justice, mère, mixte et impère. Toutefois, en matière criminelle, le juge de Varaignes ne pouvait en connaître qu'avec le concours de deux assesseurs gradués.

Voici quelques noms d'officiers de justice des XVIIe et XVIIIe siècles :

1° Juges et lieutenants de juges. — 1614, Etienne de Lavaud, lieutenant; 1621, Charles Bouthinon, gradué et juge; 1635, Hélie Duport, procureur d'office; 1675, Léonard Bouthinon gradué et juge; 1677, François Eyriaud, avocat en parlement; 1680, Gautier, sieur de Chauveroche, juge, et Hélies Dayres, sieur des Rosfies, lieutenant; 1696, François de Bouthinon, sieur de Beausejour, avocat en parlement, écuyer, conseiller du roi, juge et maire perpétuel de Nontron Montazeau, lieutenant; 1705, Peyrier, juge; 1714. J. Bouthinon, avocat et juge; 1716, François Bouthiuon, sieur de Beauséjour, avocat 1761, Garay, lieutenant; 1753, Thomas Bernard, sieur de Lajarte, avocat et juge; 1763-66, Villedary, avocat en parlement et juge; Dayres, lieutenant; 1773, Joseph Bouthinon, sieur du Mas, avocat et juge; 1785, François Bouthinon, avocat et juge.

2° Procureurs d'office. — 1617, Hélies de Labrousse, 1684, Pierre Agard, notaire, substitut; 1697, Annet Peyraud; 1698, Hélies Duport; 1710, Etienne Audebert, notaire; 1768, Sicaire Eyriaud, notaire; 1777; Léonard Bernard, sieur de Lachaume, 1773; Thomas Bernard, sieur des Jartres, procureurs ordinaires, 1767; Martial Demay; Dubois.

3° Greffiers. — 1621, André Mesnard; 1655; Logier, 1680; Mondot, 1635; Dayres, 1691; Audebert, notaire, 1699; Montazeau, 1751; Depeyris; 1763; Charron.

4° Sergents. — 1599, Pichon; 1607; François Cheyrade, sergent royal.

5° Notaires. — 1597, François Coquet; Bouthinon; 1599, Morellet; 1674, Vigniaud; 1683, Mondot; 1687, Dubut; 1666, 1691, Bourinet.

Pour la juridiction du prieuré de Bussière-Badil, nous retrouvons les suivants :

1° Juges. — 1712, Jean Depeyris, sieur de la Boissière; 1753, Noël Durtelle de Saint-Sauveur; 1780, Janet-Lasfond.

2° Procureurs d'office. — 1750, Léonard Bernard; 1771, Eyriaud, notaire.

3° Greffiers. — 1569, Guillaume Durousseau; 1717, Léonard Bernard; 1723, Mondot.

4° Sergents. — 1597, Le Reclus, sergent royal; au XIXe siècle, Bouthinon, Duroulet, Lofficier.

5° Notaires. — 1530, Lajamme, notaire royal; 1607; Lajamme, id.; 1628, Peyronny; 1663-74, Agard; 1771, Eyriaud; 1780, Janet-Lasfond; au XIXe siècle, Janet-Lasfond, Champvallier, Desplaces, de Saint-Sauveur, Coussy.

La nomination des officiers de justice appartenait exclusivemènt aux seigneurs, qui avaient également le droit de nommer les notaires particuliers de la seigneurie, ayant le droit d'y exercer concurremment avec les notaires royaux, dont les offices étaient héréditaires, contrairement à ceux des premiers.

Voici donc, comme preuve partielle et provisoire, copie de deux actes anciens qui nous tombent sous la main :

Offices de justice. — « Jacques d'Estuard de Caussade, chevalier, comte de Lavauguyon, seigneur de Varaignes et de Saint-Mégrin, baron de Tonneins, Villeton, Grateloup et autres places; conseiller du roy en ses conseils d'Estat et grand séneschal de Guyenne, à tous ceux qu'il appartiendra, salut. Nous, estant à plein informé de la suffisante capacité et expérience au faict de pratique, de maistre Garrigou Gratien, notaire, et pour aultres bonnes considérations de nous mouvant, avons comme héritier, sous bénéfice d'inventaire, de dame Diane Descars, dame de Sainct-Mégrin, nostre mère, donné et octroyé, au diet Garrigou, l'estat et office de substitut de nostre procureur d'office, en nostre libre ville et comté de Lavauguyon, et d'icelluy pourvons et pourvoyons par ces présentes pour par lui, en l'abscence de nostre dict procureur et aultrement, ainsy qu'il appartiendra, jouir et exercer le dict office, pour tel temps qu'il nous plaira, aux mesmes honneurs, droits et prérogatives et préeminences dheues et accoustumées au dict office. Mandons à tous nos officiers chacun en droict soi d'admettre et installer le dict Garrigou en exercice et jouissance de la dicte charge, ayant par préalable reçu de luy le serment au cas requis, et à tous nos justiciables de ie reconnoistre, car telle est nostre intention. En foi de quoi nous avons signé ces présentes et ycelles faict contresigner, estant an bourg de Busserolles, le neufviesme du mois de janvier mil six cent trente-six. Signé : Jacques d'Estuard; par mandement de mon dict seigneur, Douhet. »

Vente d'office de notaire royal, d'après un acte reçu de Jalanihat, notaire royal à Javerlhac, le 27 mai 1725, et constatant que les héritiers Gandois vendirent et cédèrent, à perpétuité, à François Bourinet, praticien, fils de Me Pierre Bourinet, notaire :

« L'office de notaire royal de feu Me François Gandois dont il est mort nanti et en auroit esté pourveu au lieu et plasse de feu Me Jean de La Bidurie, celui-ci l'ayant acquis de la veuve et hoirs de feu Me Pierre Roussaud, par contrat du 27 octobre 1663, receu par Rougier, notaire royal. Ladite vendition a esté faite pour et moyennant le prix et somme de soixante livres et celle de cinquante sols pour les espingles, payés comptant. sur ]a remise des lettres de provision datées du onziesme novembre mil six cens vingt-quatre, signées Sallonnyou et du vingt-deuxiesme novembre mil six cens soixante-trois, signées du Chaine, juge mage Bodin, procureur du roy et, plus bas, une quittance du trésorier des revenus casuels du roy, de la somme de soixante-quinze livres, signée Dumets et dattée du vingt mars mil six cens soixante-treize, avec toustes les liasses, registres et contracts receus par le dit feu Gandois... »

(Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1892)

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13 juillet 2016

Mousquetaires du Roi au XVIIIe siècle

Dans la Maison militaire du Roi, les mousquetaires formaient deux compagnies, chacune de deux cents cavaliers. Ils devaient leur nom aux mousquets dont ils furent armés à l'origine et qu'ils remplacèrent plus tard par des fusils à la dragonne auxquels on ajouta la baïonnette depuis 1743. Ils avaient encore deux pistolets à l'arçon de la selle et une épée. Ils portaient habit écarlate, soubrevestes bleues et galonnées sans manches, avec deux croix de velours blanc, l'une devant, l'autre derrière. La première compagnie avait des galons d'or et des flammes rouges aux angles des croix, tandis que la deuxième avait des galons d'argent et des flammes feuille-morte. Les mousquetaires de la première avaient des chevaux gris ceux de la deuxième, des chevaux noirs. De là, leur nom de Mousquetaires gris et de Mousquetaires noirs.

Les auteurs ne s'accordent pas sur la date de fondation de la première compagnie mais la plupart font remonter à 1622 sa création par Louis XIII qui fit retirer la carabine à la compagnie de carabins de son escorte de Montpellier à Avignon, et la remplaça par le mousquet les carabins devinrent des mousquetaires. La deuxième compagnie fut créée vers 1660 ou 1665.

Les drapeaux étaient blancs. Sur celui de la première compagnie se voyait une bombe enflammée tombant sur une ville, avec la devise Quo ruit et lethum (Partout où elle s'élance, elle porte la mort), allusion à l'impétuosité des mousquetaires. Sur celui de la deuxième, il y avait un faisceau de douze uèches empennées et l'inscription Amenas Jovis altera tela (Nouvelles armes de nouveau Jupiter).

Les mousquetaires ont joué un rôle particulièrement brillant et glorieux : « Ils donnèrent, a dit Pellisson, des preuves d'une valeur extrême; on n'en vit jamais reculer un seul, et il en fut tué un grand nombre. » Leur histoire a été retracée par Le Thueux, instituteur au Corps des Cadets de Saint-Pétersbourg, dans ses Essais historiques sur les deux compagnies de Mousquetaires du Roi de France (La Haye, 1778, 2 volumes in-12), avec références aux Mémoires de Puységur, et de Villars, au journal de Bassompierre, aux Histoires de Dupleix, de Louis XIV par Quinci, et du comte de Saxe. Une trilogie célèbre d'Alexandre Dumas père (Les Trois Mousquetaires, Vingt ans après, Le Vicomte de Bragelonne) n'a pas peu contribué à rendre leur nom populaire et à faire de D'Artagnan, d'Athos, de Porthos et d'Aramis des héros extraordinaires aux plus étourdissantes aventures. Il serait bien superflu d'explorer un pareil terrain d'imagination et de fantaisie. Contentons-nous, dans ces recherches d'érudition, d'établir que le Périgord peut se faire gloire de personnages très authentiques.

Deux revues ou « montres conservées aux Manuscrits de la Bibliothèque nationale citent beaucoup de noms en 1665 et 1667, au temps de D'Artagnan. Notons simplement ceux de Henry et Jacques de Villebois, Charles de Vandière, Florimont de Remond, Alexandre de La Force, René du Deffais, Pierre de Rochefort, François de Cerval, Philippe de La Chapelle, Joseph de Nantiat, Pierre de Mareuil, Malet, brigadier, Du Lau, Jauvelle.

Arrêtons-nous un instant sur le marquis Pierre-Joseph Chapelle de Jumilhac, car il fut l'un des vainqueurs de Fontenoy et commanda trente années la première compagnie des Mousquetaires. A l'âge de vingt-sept ans, il avait acheté, le 28 avril 1719, moyennant le prix de 75.000 livres, une cornette dans cette compagnie et participé à la guerre d'Espagne. Premier sous-lieutenant des mousquetaires, il commanda le détachement d'Allemagne en 1734 : au siège de Philisbourg il mena, presque tous les jours, nombre de ces Messieurs à la tranchée.

En 1733, se trouvant à Compiègne avec le Roi, il demanda à Sa Majesté l'honneur de souper avec elle. Après l'examen et le rapport que le marquis avait la naissance requise, cette faveur lui fut accordée. Peu de temps après son mariage, sa femme Françoise-Armande de Menou, fut présentée à la Cour. Le Roi la salua à la joue dans son cabinet. Elle eut le traitement ordinaire chez la Reine, Monseigneur le Dauphin et Mesdames de France. Elle mangea ensuite avec la Reine et monta dans ses carrosses, à la revue des grenadiers de France, à Compiègne, en 1750. Elle en avait été avisée, le 7 juillet, par le billet suivant de la duchesse de Luynes, dame d'honneur :

« Je viens, Madame, de parler à la Reine de ce qui vous regarde, et Sa Majesté a décidé que, mangeant avec Elle, vous auriez le droit de monter dans ses carrosses. J'aurai attention de vous en faire profiter à la première occasion, etc. »

En 1736, Jumilhac succédait à Louis de Bannes, comte d'Avejan, comme capitaine-lieutenant des mousquetaires, dans la place qu'avaient médiatement occupée Maupertuis et d'Artagnan, et payait à la veuve de son prédécesseur un brevet de retenue de cent mille livres. Sa Majesté lui faisait don de 40.000 sur le prix de la charge de cornette achetée à 70.000 par le comte de Champignol, et il paya de ses deniers 60.000. Il se trouva aux batailles de Fontenoy et de Lawfeld, aux sièges de Menin, d'Ypres, de Fribourg, de Tournay et d'Anvers il commandait à Oudenarde et recevait les officiers d'otage qu'il envoya au maréchal de Saxe. Il conservait dans le trésor du château de Jumilhac sept drapeaux et sept étendards, qui lui appartenaient chaque fois que le Roi en fournissait de nouveaux à la première compagnie des Mousquetaires, lorsqu'il leur a accordé des soubrevestes et casaques neuves (années 1738, 1742, 1745, 1748, 1752, 1757 et 1763).

En 1748, il fit entrer aux Mousquetaires son fils Pierre-Marie, âgé de treize ans un jour. Celui-ci en sortit le 20 novembre 1751 et, n'ayant pas encore dix-sept ans, passa colonel aux Grenadiers de France; il fut promu lieutenant-général en 1784.

La première compagnie se trouvait logée à Paris, 15, rue du Bac, et, à partir de 1659, au marché de Boulainvilliers, halle Barbier, dans le quadrilatère formé par les rues du Bac, de Beaune, de Verneuil et Bourbon (rue de Lille actuelle).

Dans nos études sur le Périgord militaire, nous avons fait état d'un certain nombre de mousquetaires qui obtinrent par la suite les grades de maréchal de France, de lieutenant-général, de maréchal de camp et de brigadier des armées du Roi. Rappelons ici, par date d'incorporation aux deux compagnies de Mousquetaires, les noms de ces officiers généraux et de ces brigadiers :

1677. — Henry de Hautefort, comte de Bruzac, lieutenant-général en 1718.
1681. — Charles-Armand de Gontaut, duc de Biron, lieutenant-général en 1704, maréchal de France en 1734, mort en 1756.
1699. — Charles-Nicolas de Hautefort de Saint-Chamans, enseigne aux Mousquetaires noirs, sous-lieutenant en 1703, maréchal de camp en 1709, mort en 1712.
1700. — François du Mas de Paysac, brigadier d'infanterie en 1734, mort en 1741.
1702. — Jean-Nicolas de Ferrières, marquis de Sauvebœuf, brigadier d'infanterie en 1710, tué au siège de Barcelone en 1714.
1704. — Gabriel-Jacques de Fénelon, ambassadeur en 1724, lieutenant-général en 1738, tué à Raucoux.
1705. — Henry-François de Ségur, lieutenant-général en 1738, père du maréchal.
1705. — Marc-Antoine-Front de Saint-Aulaire, marquis de Lanmary, lieutenant-général en 1748.
1711. — Charles-Philippe de Pons Saint-Maurice, lieutenant-général en 1748.
1715. — René de Galard Béarn-Brassac, lieutenant-général en 1759,
1728. — Ch.-Ant. Armand de Gontaut-Bïron, lieutenant-général en 1748.
1731. — Louis Chapt de Rastignac, de Puyguilhem (Villars), brigadier de dragons en 1780.
1735. — Alexandre de Lostanges Sainte-Alvère, maréchal de camp en 1770.
1736. — Arnaud-Louis de Losanges Sainte-Alvère, maréchal de camp en 1761.
1737. — Pierre-Lucien Chapelle de Jumilhac, maréchal de camp en 1770.
1742. — François, vicomte de Foucauld, de la Renaudie, maréchal de camp en 1784.
1742. — Louis-Raphaël-Lucrèce de Fayolle, comte de Mellet de Neuvic, maréchal de camp en 1780.
1748. — Jean de Saint-Exupéry, du Fraisse, brigadier de cavalerie en 1780, maréchal de camp en 1784.
1748. — Pierre-Marie comte de Jumillhac, brigadier d'infanterie en 1762, lieutenant-général en 1784.
1749. — Jacques-Gabriel Chapt de Rastignac, de Puyguilhem (Villars), maréchal de camp en 1784, lieutenant-général en 1816.
1752. — Jean-Baptiste comte du Lau, de la Côte (Biras), présenté par M. de la Coste son grand-père et M. le curé de Saint-Sulpice son oncle. Sorti des Mousquetaires le 7 juin 1753. Maréchal de camp en 1780, lieutenant-général honoraire en 1814, mort en 1818.
28 Février 1753. — Charles-Gratien de Bonneguise, de Badefol-d'Ans, brigadier d'infanterie en 1780, mort à Paris, dernier mâle de la maison de Bonneguise.
1756. — Alexandre-Guillaume de Galard-Béarn-Brassac, maréchal de camp en 1788.
1761. — Philibert marquis de Fumel, de Lisle, sorti pour une cornette aux chevau-légers de la Garde le 4 juin 1767, Maréchal de camp en 1780.
1762. — Jean-Laurent de Durfort-Civrac, de Lamothe-Montravel, né le 7 juillet 1746, admis sur présentation de son père ambassadeur près du Roi des Deux-SiciIes et exempté par Sa Majesté des quatre mois qui lui manquaient pour avoir l'âge requis. Brigadier des armées en 1781, maréchal de camp en 1788, lieutenant-général honoraire en 1814, mort en 1826.
1763. — Jacques-Gabriel Chapt de Rastignac, de PuyguiIhem (Villars), sorti des Mousquetaires le 12 avril 1770. Maréchal de camp en 1791.
1763. — Joseph-Louis de Saint-Chamans, né à Pazayac en 1747, brigadier d'infanterie en 1724, mort en 1785.
1770. — Abraham-Frédéric de Hautefort, né en 1748, sorti comme capitaine de dragons. Maréchal de camp en 1788. Guillotiné à Paris avec sa femme en 1794.

Plusieurs membres de la famille de Cugnac ont servi dans les Mousquetaires. Le Nobiliaire universel de France indique en 1675 Louis-Christophe de Cugnac, marquis de Giversac, seigneur de Sermet, Saint-Pompon et Loubejac de 1676 à 1681, Antoine-François de Cugnac qui forma la branche de Peyrille en 1742, Antoine-François, IIe du nom, qui fit la campagne de 1745 et se battit à Fontenoy, épousa en 1752 Suzanne-Elisabeth de Lostanges de Sainte-AIvère et mourut au château de Sermet en 1779.

En 1712, Jean Mesmer, maréchal des logis des Mousquetaires gris, figura comme parrain dans un baptême à Saint-Martin-de-Fressengeas.

Vers 1742, nous trouvons Pierre de Teyssières, né à Sarrazac, le 23 juillet 1719, fils de Jacques, écuyer, seigneur de la Chèze, et d'Isabeau de Fayolle. Il mourut à Metz en 1744.

Tout dénombrement des Mousquetaires à ces époques lointaines se heurterait à des difficultés insurmontables. Nous ne prétendons pas épuiser le sujet.

On est mieux renseigné sur la composition de la première compagnie des Mousquetaires à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Sur les contrôles officiels que possède le Ministère de la Guerre, pour la première compagnie, de 1750 à 1775, nous avons relevé les noms suivants auxquels nous joignons quelques mentions complémentaires :

5 mai 1750
Jean, vicomte de Saint-Exupéry de Fleurac, de Périgueux, cousin du doyen de Notre-Dame.
Sorti par mauvaise santé, 13 août 1751.

15 mai 1750
Joseph Goudin de la Roussie, de Sarlat.
Sorti pour une cornette dans le régiment d'Apchon-dragons, 16 avril 1757.

25 mai 1750
Henry-Marie de Ségur, de Paris.
Sorti, 20 mars 1760.

6 juin 1750
De la Farge de Malet, page du Roi de la Grande Ecurie. Renvoyé, 15 mai 1751.

15 juin 1751
Louis-François Delpy, né à Périgueux le 24 février 1737, fils de Jacques, seigneur de Chambuliat, la Roche, conseiller au parlement de Bordeaux.
Sorti, 9 avril 1768.

1er janvier 1752
Louis-Jean-Baptiste Chapelle, comte de Saint-Jean de Jumilhac, fils du frère aîné de l'archevêque d'Arles et neveu à la mode de Bretagne du marquis de Jumilhac capitaine-lieutenant de la compagnie.
Congé, 31 août 1760.

18 août 1752
Comte de Cubjac de Jumilhac, cousin du capitaine-lieutenant de la compagnie.
N'a pas joint.

3 juillet 1753
Nicolas Chabans de Richemont, ancien page du Roi de la Petite écurie pendant trois ans.
N'a pas joint. Oté du rôle, février 1757.

12 août 1753
Marc de Brochard, de Périgueux, présenté par M. de Lambert, ancien mousquetaire.
D'après une note de M. Eugène Roux, Marc de Brochard, seigneur de la Gourdonnie, fils de Marc et de Marguerite Aublant, épousa Louise-Marguerite de Taillefer et mourut le 23 octobre 1781, à l'âge de 47 ans.

7 décembre 1753
Guillaume-Alexandre de Galard de Brassac de Nadaillac. Sorti, 25 septembre 1756. Mort aide-de-camp auprès de Monsieur son oncle.

21 juin 1754
Marquis de Lanmary, présenté par son père.

8 août 1755
Chalu Ferou, de Périgord. Lire De Chalup de Fareyrou.
N'a pas joint. Sorti en décembre 1755.

10 septembre 1755
Armand-Chartes-Emmanuet comte d'Hautefort.
Sorti, 26 janvier 1759.

15 février 1756
Joseph de Martin de Jaillac, né le 30 avril 1737, à Périgueux, paroisse de Saint-Front, fils de Michel et de dame Suzanne Pay-Tureaux, dame de JaIIaconières.
Sorti, 17 mai 1772.

21 avril 1756
Galard de Brassac.
Sorti, 6 janvier 1760.

2 juillet 1756
Pierre de Teyssières, sortant des pages de la Reine, présenté par le marquis de Jumilhac.
N'a pas joint. Rayé en mai 1758.

3 juillet 1758
De Pourquery de la Bigotie.
N'a pas joint.

4 janvier 1759
Jean de Vassal de Solvignac, né le 5 mars 1740 sur la paroisse de Vézac, près Sarlat.
N'a pas joint.

31 août 1760
Louis-Mathieu-Benoît, chevalier puis baron de Fumel de Montsegur, né à Liste le 23 mars 1744, fils de Henry, marquis de Fumel et de dame Charlotte Berlin, présenté par sa tante, comtesse de Jumilhac.
Colonel du régiment d'Artois cavalerie. Brigadier des armées du Roi. Maréchal-des-logis à l'armée de Condé. Mort en Allemagne pendant l'émigration.

14 juillet 1763
Antoine-Louis d'Abzac de Mayac, né à Tours le 22 septembre 1747.
Sorti 15 janvier 1765.

25 avril 1766
Louis de Conan, né au château de Montbrun, diocèse de Limoges, le 30 juillet 1749, fils d'Alexis et de Marie de Campniac.
Sorti, mai 1768.

6 avril 1767
Jean-Guy Grand de Bellussières, né à Berneuil en Saintonge, le 21 novembre 1745, fils de Guy et de Marie Restier. Sorti, mars 1768.
Camain.

7 juin 1768
François du Reclus de Gageac, né à Périgueux le 7 mai 1748, fils d'Elie, seigneur de Saint-Mayme de l'Espinasse, et et de Marie-Elisabeth Roche.
Mort à Paris, mars 1792.

6 juin 1769
Jean-Augustin de Cazenave, né à Saint-Pierre de Montpeyroux, le 24 août 1750.
Supprimé avec la compagnie en 1775.

24 mars 1770
Pierre-Michel de Lambertye.
Sorti, 4 juillet 1772.

2 novembre 1770
Moreau de Montjulien de Villejalet.
N'a pas paru.

28 septembre 1771
François-Hilaire de Bérail, né à Mazerolles (Rouergue), fils de François-Benoit.
Commissionné capitaine en 1772 et supprimé avee la compagnie en 1775.

27 septembre 1771
Claude-François de Malet, né à Dôle (Franche-Comté), le 28 juin 1754, de Jean, chevalier de l'Ordre royal de SaintLouis, capitaine an régiment de Beauvilliers-cavalerie, et de Gabrielle Sebrie. Présenté par M. de Valdahon, sous-aide major de la compagnie.
Supprimé avec la compagnie le 15 décembre 1775. Se retira à Dôle avec le rang de lieutenant et y épousa, le 9 janvier 1788, demoiselle Denise de Balay, demeurant à Arbois.

Fit partie de la députation du Jura à la fête de la Fédération au Champ de Mars, le 14 juillet 1790. Chef des gardes nationales du Jura. Commissionné capitaine, 1er juin 1791. Aide-de-camp du général de Hesse, 1er août 1791; du général de Broglie, 9 janvier 1792. Capitaine au 50e régiment d'infanterie, 25 mars 1792. Adjoint aux adjudants généraux, 1er mai 1792. Adjudant général chef de bataillon, 20 mai 1793. Non compris dans la nouvelle organisation de l'armée, 15 juin 1795. Adjudant général chef de brigade, 10 avril 1796. Elu député du Jura, mais éliminé le 11 mai 1798. Promu général de brigade par le général en chef de l'armée des Alpes (Championnet), 13 août 1799; promotion sanctionnée par arrêté directorial du 13 septembre de la même année. Commandant du département de la Gironde, 5 octobre 1801. Employé, sur sa demande, dans la 20e division et envoyé à Périgueux, 24 avril 1802, puis à Angoulême, probablement au mois de juillet suivant passé en Vendée, juillet 1804. Affecté à l'armée d'Italie (division Séras), août 1805.

Condamné à mort, à l'unanimité, le 29 octobre 1812, par la Commission militaire de Paris pour crime contre la sûreté intérieure de l'Etat, par un attentat ayant pour but de détruire le gouvernement et l'ordre de successibilîté au trône et d'exciter les citoyens ou habitants à s'armer contre l'autorité impériale. Exécuté à la barrière de Grenelle, le même jour, et inhumé au cimetière de Clamart. Le 9 novembre 1814, sa veuve obtint une pension de 3.000 fr. avec une indemnité de même somme. Son fils Aristide, né à Besançon le 1er janvier 1798, chevau-léger de la Garde du Roi en 1815, capitaine aux Chasseurs de la Garde royale en 1823, chef d'escadrons au 9e Chasseurs en 1840, fut retraité en 1852.

9 mai 1772
Joachim de Chalup, né à Périgueux, le 6 juin 1767, fils de Pierre-Ignace, chevalier de Saint-Louis, et de Jeanne Autier du Challe.
Supprimé avec la compagnie en 1775.

27 mars 1773
Marc Jammes Dumourier, né à Liorac, le 1er janvier 1754, fils d'Antoine et de Marie Vauqueane.
Sorti, 2 juin 1774.

1er février 1774.
Felets.
Supprimé avec la compagnie en 1775.

6 février 1774
Denis-François Aubin du Tranchard, né à Gouts, le 4 août 1756, fils de Léonard Aubin, ëcuyer, sieur de Jorias, gendarme de la Garde, et de Marguerite de Vars.
Supprimé avec la compagnie en 1775. A bien servi.

La deuxième compagnie avait des chevaux noirs d'où le nom de Mousquetaires noirs donné aux militaires de cette compagnie qui, constituée tout d'abord pour la garde particulière de Mazarin, fut donnée au Roi en 1660 ou 1665 et s'établit plus tard au faubourg Saint-Antoine, dans un quartier construit aux frais de la ville de Paris en échange des terrains de la place Vendôme.

Depuis le mois de mai 1674 jusqu'au 1er juin 1692, elle fut commandée par le capitaine Henry de Hautefaye, marquis de Jauvelle, lieutenant-général des armées de Louis XIV, dont nous avons esquissé la biographie, et qui fut le héros des sièges de Condé, Valenciennes, Cassel, Cambrai, Gand, Ypres, Mons, Namur et autres places. Mestre de camp de cavalerie, le marquis de Jauvelle avait été nommé sous-lieutenant des Mousquetaires noirs, le 6 mars 1672 il en devint le capitaine-lieutenant, le 2 mai 1674, sur la démission du comte François de Montberon, et la commanda jusqu'à sa mort.

Le contrôle de la deuxième compagnie des Mousquetaires, resté chez le commandant de la compagnie, M. de Monboissier, ne se trouve pas aux archives du Ministère de la Guerre. Ne pouvant, par suite, dresser aucune énumération suivie, nous devons nous borner à quelques noms.

C'est à cette compagnie qu'ont appartenu notamment Henri-Joseph de Ségur, né en 1661, fils d'Isaac de Ségur, lui-même mousquetaire presque dès l'enfance, blessé et trépané, et de Marie de Taillefer de Roussille. On l'appelait le beau Ségur, le beau Mousquetaire jouant du luth. Il avait été fréquemment blessé et avait subi l'amputation d'une jambe; mais à soixante-quinze ans, il était beau et bien fait encore, si l'on en croit Saint-Simon, qui a conté son aventure à Nemours avec une abbesse. Il fut le grand-père du maréchal de Ségur.

Jean-François Du Cluzel, seigneur du Biarneyx, décédé au château de la Chabrerie et dont on peut voir le tombeau dans l'église de Preyssac d'Agonac, à gauche du maître-autel, dans une chapelle où nous avons relevé l'épitaphe :

« In memoriâ æterna erit Justus. Ici repose Messire François Ducluzel de la Chabrerie du But mestre de camp, ancien officier des Mousquetaires de la Garde du Roi, chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Plein de religion, rare modèle de toutes les vertus, il rendit son âme à Dieu le 11 novembre 1788, dans la 87e année de son âge. Il voulut être enterré en ce lieu au milieu des pauvres dont il avait été le père. Passant, respectez sa tombe et priez pour lui. Requiescat in pace ! »

L'acte mortuaire aux archives communales de, Château-l'Evèque enregistre que les sieurs Gomondie, archiprêtre de Valeuil, Borredon, Moutardier, chanoines réguliers de Chancelade, le R. P. Silain de l'Ordre de Saint-Dominique, et Manière, curé de Pressac, ont assisté au convoi.

Jean-François de la Cropte de Bourzac, ensuite colonel en second de la légion de Maillebois, émigré en 1791, mort en 1804.

Henri-Joseph de Bourdeille, né en 1745, mousquetaire à vingt ans, plus tard capitaine de cavalerie avec rang de mestre de camp.

Probablement Elie-Noél de Flageat, né à Périgueux, émigré en 1791.

En exécution de l'ordonnance royale du 15 décembre 1775, les deux compagnies de Mousquetaires furent licenciées le 23 du même mois.

Elles reparurent avec la Première Restauration, en 1814, commandées l'une par le comte de Nansouty et l'autre par le marquis de La Grange. Sur leurs contrôles ont été inscrits MM. de Beaumont, de Grézel, Henri-Armand de Ribeyreys (né en 1754), les comtes de Fumel et de Rastignac. Elles furent définitivement supprimées par ordonnance du 17 octobre 1815 et cessèrent de servir le 1er janvier 1816.

Source : Le Périgord militaire, de Joseph Durieux.

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12 juillet 2016

Gendarmes de la garde du Roi (1685-1787)

Henri IV créa, en 1609, une compagnie d'ordonnance de Mgr le Dauphin qui prit, deux années plus tard, sous Louis XIII, le titre de Gendarmes de la Garde et fut comprise dans l'état de la Maison du Roi avec les Gardes du corps, les Chevau-légers de la Garde, les Grenadiers à cheval, les Mousquetaires gris et noirs. Cette compagnie, qui eut de tout temps le Roi pour capitaine, était commandée par un capitaine-lieutenant ayant sous ses Ordres deux capitaines sous-lieutenants, trois enseignes, trois guidons et dix maréchaux des logis dont deux aides-majors.

Elle se composait de deux cents gendarmes ou maîtres, répartis en quatre brigades, y compris huit brigadiers et autant de sous-brigadiers, quatre porte-étendards et quatre aides-majors de brigade. Au milieu du XVIIIe siècle, le nombre descendit à cent-cinquante gendarmes. En 1776, le comte de Saint-Germain en réduisit encore l'effectif, si bien que la gendarmerie de la garde ne forma plus qu'un demi-escadron. L'uniforme des gendarmes était écarlate, galonné d'or sur toutes les coutures ; il y fut ajouté, à partir de 1715, des parements de velours noir. La cocarde était noire également, le plumet blanc.

Au dire du P. Daniel dans son Abrégé de l'histoire de la Milice Française paru en 1773 (tome II, page 444), ce corps fut toujours composé de gens d'élite et la réputation de sa valeur ne cessa d'être égale dans les batailles et les combats. Jusqu'au début du règne de Louis XIV, les gendarmes de la garde tinrent, d'après le même historien, le premier rang et eurent le pas sur les gardes du corps. ll fallait être « de famille hors du commun » pour entrer dans la Compagnie. Le commandement de la gendarmerie de la garde resta longtemps dans la famille de Rohan. Nous avons noté comme guidon de la Compagnie en 1673 Armand de Madaillan, marquis de Lassé (1), comme enseigne en 1717 Louis-Joseph de Madaillan (2), comme brigadier en 1679 Jean de Paty, sr de Fontblanche, demeurant dans la cité de Périgueux (3) ; comme guidon à partir de 1743 Joseph de Ségur Cabanac, et comme guidon également, en 1769, le fils de celui-ci, tous deux devenus ensuite officiers généraux.

En consultant aux Archives administratives du Ministère de la Guerre les contrôles des « Gens d'armes » de la Garde du Roi, nous avons relevé un certain nombre de militaires périgourdins. En voici la liste depuis 1685, avec l'orthographe que domme des noms le registre original.

Notre distingué collègue, M. le comte de Saint-Saud, qui connaît si bien les anciennes familles du Perigord, a bien voulu se charger de revoir cette liste à laquelle il a apporté un très grand nombre d'anotations intéressantes. Nous avons le devoir, et le plaisir, de lui exprimer notre bien sincère gratitude ainsi qu'à ses doctes et obligeants collaborateurs MM. le vicomte de Gérard et Boisserie de Masmontet.

1694.
Hélie de Drier ou Le Drier, écuyer, de Sainte-Foy-la-Grande, diocése de Périgueux (4).
Jean Desont Douac, écuyer, sieur de Ramefort, demeurant à Mareuil, présenté par le comte de La Vauguion (5).

1702.
François Grimoard, écuyer, sieur de Sainte-Croix, demeurant à Jamac, près Périgueux, présenté par M. de Mirande et Romefort.

1704.
Jean-Baptiste de Marindat, écuyer, sieur du Cousset en Périgord (6)
Pierre de la Garde de Seigny et de Vualon, écuyer, sieur de Mirabel, demeurant à Vieux-Mareuil, présenté par Madame de Niossent (7).

31 mars 1705.
Philippe de Ramefrt, écuyer, sieur de Faudeu de la Chaux, demeurant à Mareuil, présenté par son père.

1706.
Louis de Campagnac, écuyer, demeurant à Campagnac, près Sarlat, présenté par M. Valot (8).
François Hélie, sieur de La Brousse, demeurant à Bussière en Périgord (9).

1707.
Daniel Meyniac, écuyer, de Sainte-Foy sur Dordogne, présenté par M. Le Drier.

25 juin 1707.
Jean-Pierre Moras, écuyer, sieur de La Richardie, de Périgueux.

25 septembre 1707.
Antoine de Loulme, sieur de La Grange Courlay, de Périgueux, présenté par M. de Paty (10).

1708.
Joseph de Baudel, écuyer, sieur de Cardou près Bergerac, présenté par M. de Paty (11).
Jacques Durand, écuyer, seigneur de la Tour de la Rolfle, paroisse de Rouffignac, présenté par Mme la marquise de Gouffier (12).

2 septembre 1712.
Louis-Ange Masclac, à deux lieues de Sarlat, une lieue et demie de Gourdon, présenté par M. le marquis de Beauremont.

1713.
Pierre de la Brousse, seigneur de Pamicol, paroisse de Bussière à six lieues d'Angoulême, présente par son frère (13).

1714.
Pierre Duvignau, seigneur de la Vergne, demeurant à Thiviers, présenté par M. du Cousset. De son mariage avec Thérèse Lacombe, de Thiviers, Pierre Duvignaud eut plusieurs enfants. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, il mourut en 1747, âge de 72 ans, et fut enseveli dans l'église des Récollets de Thiviers.

1722.
Pierre-Joseph de Froidefond, écuyer, seigneur de La Borde, de Périgueux, présenté par M. le marquis de Clussac (14).
Pierre Bucherie, près Montpon à trois lieues de Sainte-Foy, présenté par M. Landrais.
Jean de La Brouhe, de Sainte Foy sur Dordogne, présenté par M. Le Drier (15).

1724.
Pierre Aima Fregigel, de Bergerac, présenté par M. Le Drier (16).

1725.
Hélie de Boisseul Duvignait, de Thiviers, présenté par son père (17).
Pierre Dealba, écuyer, seigneur de la Gironie, de Bergerac, présenté par M. Le Drier (18).

1727.
François Mallet de la Torre, écuyer, de la ville de Périgueux, présenté par M. de Plaigne (19).

1781.
Pierre de la Bastide, seigneur de Chaune, de Périgueux, et son frère Jean-Baptiste de la Bastide, présentés par M. de Plaigne (20).

1734.
Pierre de la Bastide du Perrier, présenté par M. de la Bastide de Chaune, son père (21).

10 juin 1739.
Pierre de La Tané, de Mussidan, présenté par le duc de la Force (22).

1er juillet 1740.
Antoine Teulier, écuyer, seigneur de Saint-Hilaire, présenté par M. de Plaigne père (23).

19 avril 1741.
André Nicolas, écuyer, seigneur des Paques, de Villamblard, présenté par M. de la Bastide de Chaune (24).

20 janvier 1743.
De Ladot, écuyer, de la paroisse d'Allemans, présenté par M. du Cousset.

4 avril 1743.
Joseph de Castillon, écuyer, seigneur de la Jaunarie, de Périgueux, présenté par M. le marquis de Saint-Chamans (25).

24 avril 1743.
Grégorie Audet de Castillon, frère de M. de la Jaumarie.

23 août 1743.
Pierre de la Batud, natif de Versailles, fils de Léon de la Battud, seigneur de la Perolle, ancien exempt des gardes du corps, présenté par Mlle Paradon sa tante, femme de Mesdames.

20 octobre 1748.
Gabriel-Archange Marauzac de Suan, de Sarlat, présenté par M. D'Aubenton, commissaire général de la marine (26).

1er janvier 1744.
Louis d'Escravayat de la Barrière, de la Maison Neuve près Saint-Pardoux la Rivière, présenté par M. de Mérinville (27).

2 août 1744.
Louis-Bertrand Chantal, écuyer, seigneur de Puilimeuil, de Périgueux, présenté par M. de la Bastide (28).

14 février 1746.
Pierre La Porte de Banneuil, de Sarlat, présenté par M. le marquis de Saint-Chamans, qui s'y intéresse « infiniment » (29).

22 février 1747.
Léonard Ouby de Jaurias, présenté par M. de Paques, son parent. Adresse : à Mareuil par Angoulême (30).

6 mars 1749.
Pierre-Vincent Faure de Gardonne, à Périgueux, présenté par M. du Cousset (31).

10 juin 1749.
Yrieix Lansade de Plaigne, présenté par son père (32).

24 septembre 1749.
Charles, seigneur de Carrientao ou Curieux, près Bergerac, présenté par M. de Poinssonnet (33).

31 mars 1750.
Adrien-Sicaire Texier, de Nontron, présenté par M. de Vareilles, exempt de Gardes du Corps (34).

8 mai 1750.
Jean-Baptiste Bourdineau, de Thiviers, présenté par M. Duvignaud, Son parent.

9 août 1750.
Henry Ducluzeau de Lombard, du bourg de Saint-Sulpice de Mareuil, présenté par M. Durfort et le baron de Wangen (35).

3 juin 1751.
Jean Gorst de la Mirande, âgé de dix-sept ans, né aux Mirandes par Sarlat, présenté par M. le marquis de La Salle.

6 septembre 1751.
Pierre Mestre de Hap, écuyer, natif de Bergerac, présenté par son cousin, M. Saint-Martin de Hap, capitaine au régiment de Montmorin.

8 septembre 1751.
Pierre de Saint-Paul, écuyer, né à Bergerac, présenté par M. Chadau, officier au régiment de Montmorin.

10 février 1752.
Jean La Poyade de Tisac, de la paroisse de Fouguerolles, présenté par Mí. de Poinsson.net (36).

2 mai 1752.
Gabriel Le Junie, de Sainte-Foy sur Dordogne, présenté par M. de Poilssonnet.

5 octobre 1752.
André Nicolas Despaques, écuyer, sieur du Cauze, présenté par M. Despaques, son cousin.

25 octobre 1752.
Jean de Beauchamp, seigneur des Temples, des environs de Hautefort, présenté par M. de Saint-Hilaire.

26 décembre 1752.
François de la Salle, écuyer, seigneur de la Gondie et du Breuil (37), de Born par Périgueux, prséenté par M. de Macon du Sauzet.

19 mai 1753.
Jacques Delcer et son fils François, de Monferrand du Périgord, présentés par M. de Beauregard.

1er mai 1754.
Nicolas-Joseph de Lidonne, de Périgueux, présenté par M. de Jaurias, son oncle.

16 juin 1754.
François Teullier de Saint-Hilaire, présenté par son père.

13 août 1754.
Théodore Dupuch de Grangeneuve, écuyer, d'Eymet, présenté par M. de Poinssonnet (38).

4 septembre 1754.
Pierre Beauville de la Poyade, de Montravel, présenté par son frère (39).

8 avril 1755.
Elie-Jean Fourichon, écuyer, seigneur de Croze, de la paroisse de Milhac de Nontron, présenté par M. de la Brousse, son oncle (40).

2 avril 1755.
Jean Castillon de la Jaumarie, de Périgueux, présenté par son père.

4 mai 1755.
Louis de Lamberterie, chevalier de Malzac, paroisse de Rouffignac, présenté par M. de la Jaumarie (41).

28 juin 1756.
Mathieu Dartinsec chevalier de La Forie, paroisse de Morte mart, présenté par M. Martin de la Chosedie, garde du Roi (42).

30 décembre 1756.
Jean Masmontet de Fontpeyrine, de Sainte-Foy sur Dordogne, présenté par M. de Poinssonnet (43).

6 juin 1757.
François Nicolas Despaques, de Montagnac-la-Crempse, présenté par son père.

6 septembre 1757.
Bertrand Castan, de la paroisse d'Orliaguet, présenté par M. de Gorsse.

2 avril 1758.
François de Bardy, seigneur de Fayolle, né à Faurtou, paroisse de Montagrier, présenté par M. de Saint-Hilaire (44).

17 octobre 1758.
Jean Dartensec, écuyer, sieur de la Farge, natif de la Forie, paroisse de Mortemart, présenté par son frère.

3 mai 759.
Etienne Gaussen du Temple, né à Sainte-Foy sur Dordogne, présenté par M. de La Poyade (45).

12 juin 1759.
Jean-Pierre de Valette, né à Varenne près Bergerac, présenté par M. de Poinssonnet (46).

5 septembre 1759.
Adrien Faure, d'Excideuil, présenté par M. Despaques.

21 décembre 1759.
Jean de Boufils, écuyer, sieur de la Vernelle, de Bergerac, présenté par M. de Commarque, garde du corps (47).

21 février 1760.
Guillaume-Joseph de Burier sieur de la Sicardie, de Cendrieux, présenté par M. le marquis de Lostanges.

16 mars 1760.
Jean Bordrie de la Douch, du Bugue, présenté par M. de Carrieux et par M. Dales, garde du corps.

31 août 1760.
Pierre Esclaffer de la Gorse, né à Nadaillac en Périgord (48).

29 septembre 1761.
Raymond d'Orsort (Orosaure) de Tantalou, de Périgueux, présenté par M. La Roque, capitaine de cavalerie.

18 novembre 1761.
Martial Guichard de Versinas, de Périgueux, présenté par M. du Cheyron.

10 avril 1762.
Pierre Manon de la Planssonnée, écuyer, seigneur de Montarcas, natif de Périgueux, présenté par M. le comte de Neuvi.

4 mai 1762.
Joseph-Jérôme de Bonnet de la Chapoulie, écuyer, de Sarlat, présenté par M. de Saint-Hilaire (49).

10 mai 1762.
Jean Limoges des Périers, de Terrasson, présenté par M. de Saint-Exupéry.

10 juin 1763.
Joseph de Mérédieu, écuyer, seigneur de Maupas, de Périgueux, présenté par M. de la Bastide.

25 juin 1763.
Adrien-Ambroise Texier, seigneur de Thalivaux, de Nontron, présenté par son père (50).

4 décembre 1763.
Jean et Jean de Commarque, 11 et 10 ans, petits-fils de M. Menou de Camboulan, ancien gendarme.

2 avril 1764.
Guillaume Delsond (Delfau), écuyer, de Darland, diocèse de Sarlat (Daglan) (51).

15 août 1764.
François Lansade de Plaigne, d'Excideuil, présenté par son père (52).

10 octobre 1764.
Henry Quessart de Beaulieu, de La Roche-Chalais, présenté par le comte de Périgord (53).

17 avril 1765.
Joseph d'Alibert, écuyer, de Saint-Jean d'Estissac, présenté par M. de Montagnac, garde du corps.

10 juin 1765.
Antoine Gigounouac, seigneur de Verdon, présenté par son frère, garde du corps (54).

12 juin 1765.
Jean-Baptiste Gondour de Beaulieu, de Sarlat, présenté par M. de Gorsse.

9 mai 1766.
Jean-Claude de Desmartis, de Bergerac, présenté par M. Duzerche, lieutenant-colonel au régiment de Soubise.

19 juillet 1766.
Jean-Marie de Montagu, écuyer, seigneur de la Siguenie, de Périgueux, présenté par M. de la Bastide (55).

12 juillet 1766.
Jean de la Garcie, écuyer, de Campagnac près Sarlat, préseuté par M. de Verdon, garde du corps.

19 décembre 1766.
Jean de Grenier de Nabineau, écuyer, né au Pizou, présenté par l'abbé Gameson (56).

4 février 1767.
Antoine Reynal, de Domme, présenté par M. le chevalier de Bonnefond, capitaine aux grenadiers de France et M. de Saint-Exupéry, exempt des gardes du corps.

27 février 1767.
Jean d'Eymerie, né à Pomport, présenté par M. de Ségur, capitaine aux Dragons-Soubise (57).

29 avril 1767.
Simon de Brou, de Périgueux, presenté par M. de Montrevel (58).

8 mai 1767.
Pierre Theullier de Saint-Hilaire, de Tourtoirac, présenté par son père (59).

8 août 1767.
Joseph Valleton de Boissière, chevalier de Garraube, écuver, de Bergerac, présenté par M. Daché. – Se retira pour acheter une charge dans les Cent-Suisses.

29 mars 1768.
Jacques Depuis, écuyer, de Bergerac, présenté par M. Depus, garde du corps (60).

14 juillet 1768.
François-Etienne de la Salle, écuyer, de Blis-et-Born, présenté par M. de la Salle de la Gondye, son père (61).

28 novembre 1768.
Antoine Audebert du Breuil, de Périgueux, présenté par M. le comte d’Apchon (62).

1er avril 1769.
Henry de Molesme, de Poujol, présenté par M. de Castan.

12 janvier 1770.
François de la Broue, écuyer, natif de Gomie, diocèse de Sarlat. Adresse à Payrac en Quercy. Présenté par M. Daché (63).

23 février 1770.
Jean Pourquery, écuyer, de la ville de Limeuil, présenté par M. Daché.

2 avril 1770.
Pierre-Isaac Fumouce de Thénac, né paroisse du Monteil près Bergerac, présenté par M. Dache (64).
Joseph Byma de Fregigues, de Bergerac, présenté par son père et M. de Poinssonnet (65).

25 avril 1770.
Jean-Léonard de la Borderie de Boulou, écuyer, de Montignac, présenté par M. l'abbé de Cléda.

28 juin 1770.
Pierre Boischier seigneur de Noyllac, de Périgueux, présenté par M. de la Bastide.

1er octobre 1770.
Jean-Baptiste de Valbrune, écuyer, seigneur de Bclair, de la paroisse de Léguilhac-de-Loches, présenté par son frère, garde du Corps (66).
Bernard-Francois Dartenset, écuyer, de Gourjou près Agonac, parent de M. de la Bastide (67).

12 octobre 1770.
Mathieu de Ségur, né à Bergerac.

15 octobre 1770.
Etienne-Pierre de Charade (Chérade) de Monbron d'Orlie, âgé de dix ans (68).

1er février 1771.
Jean-Philippe Moreau de Montjulien, écuyer, né paroisse de SaintMartial de Valette au château de Moncheuil (69).

11 mars 1771.
Jean Dumas de la Rongère, écuyer, sieur de la Morlie, de Terrasson, présenté par M. de Saint-Hilaire.

28 avril 1771.
Guillaume d'Éguilhen (Guilhen), écuyer, sieur de la Gondye, d’Excideuil, présenté par M. le vicomte d’Harambure. – Congé du 28 novembre 1775 pour entrer dans les troupes légères (70).

1er septembre 1771.
Pierre-François-Georges de la Bastide, de Périgueux, présenté par son frère, maréchal des logis (71).

23 avril 1772.
François de Vergniol de la Gramure, écuyer, né à Bergerac, présenté par MM. de Montchenu et le comte de Bonneville. – Congé du 22 novembre pour entrer dans le régiment de Port-au-Prince.

12 juin 1772.
Joseph Valleton de Boissière, écuyer, du château de Garraube près Bergerac, présenté par M. de Saint-Martin de Veyran.

24 juin 1772.
Pierre Borros de Gaimanson, de Mussidan, neveu de M. l’abbé de de Gamanson (72).

7 juillet 1772.
Guillaume-Silvain Durand de Nouaillat, écuyer, de Puyberaud près Nontron, présenté par M. du Chatenet (73).

21 septembre 1772.
François de Beaupuy, écuyer, de Fossemagne, présenté par son frère, garde du corps.

8 février 1773.
Pierre de la Poyade, de La Mothe, près Castillon-sur-Dordogne.

30 avril 1773.
Antoine de Mestre, seigneur de Brayac, de Montravel, présenté par M. de la Poyade (74).

7 septembre 1773.
Pierre-Emerie de Méredieu de Chamlebon, écuyer, né à Périgueux, aux Termes, près Mussidan, présenté par M. de Valbrune, garde du Corps.

8 octobre 1773.
François de Belcier, chevalier, seigneur du Verdier, de Périgueux, sorti des Pages de Provence (75).

11 décembre 1773.
Antoine Buisson, écuyer, de Saint-Jean de Cours-de-Piles, présenté par MM. de Gorsse, gendarme et de Lortal, garde du corps.

25 décembre 1773.
Jean-Marie Moreau, chevalier de Saint-Martin, écuyer, de SaintMartial de Valette, frère de M. de Montjulien (76).

1er janvier 1774.
Jean-Baptiste Theullier de Saint-Hilaire, de Tourtoirac, fils d'un brigadier (77).

3 février 1774.
Léonard-Simon Dutchassaing de Fonbressin, écuyer, de Sainte-Alvère, présenté par MM. de Ratevoul, son oncle, et Duchassaing, son frère, garde du corps. – Réinscrit le 8 février 1787 (78).

25 juillet 1774.
Nicolas de Lidonne, de la Mothe, paroisse de Hautefort, présenté par M. Dubrachet.

1er septembre 1775.
Arnaud de Villegente, écuyer, seigneur de la Renaudière, de Ribérac, présenté par M. de Saint-Hilaire (79).

1er avril 1782.
Martial Castillon de la Jaumarie, de Sainte-Marie de Vergt, présenté par son père, brigadier (80).

12 juillet 1786.
Jacques-Philippe de Chaudra de Trélissac, écuyer, de Trélissac, près Périgueux, présenté par M. de la Jaumarie, porte-étendard (81).

15 juillet 1786.
Jean Duvignaud, de Thiviers, fils d'un ancien gendarme, présenté par M. de la Jaumarie.

15 janvier. 1787.
Charles Pasquet, chevalier, seigneur comte de Salagnac, de la pa roisse de Hautefort, ex-lieutenant au régiment de Turenne, présenté par M. du Cheyron, som cousin (82).

9 février 1787.
Armand de Gontaut de Biron, âgé de quinze ans, présenté par son père, mestre de camp de Royal-Dragons (83).

24 février 1787.
Simon-Samson de Royère, fils d'un ancien mousquetaire, présenté par M. du Cheyron, major de la compagnie

26 février 1787.
Antoine Forichon, écuyer, de Waunac, fils de M. La Bardonie, ancien gendarme, présenté par M. du Chatenet, maréchal des logis (84).

5 mars 1787.
Jean de Senaillat, écuyer, né à Tresse, par Le Bugue, présenté par son oncle, lieutenant-colonel du régiment Dauphin-dragons.

7 avril 1787.
Jean-Sicaire Basset de la Mothe Dampine, né à Trélissac, fils d'un brigadier des gardes du corps, présenté par M. le comte d'Agoult.

15 avril 1787.
Julien de Lidonne, présenté par son oncle, fourrier major des gardes du corps.

25 avril 1787.
Pierre-Jean de Montegu, écuyer, d'Agonac, présenté par son père (85).

30 avril 1787.
François Gontier de Biran, de Bergerac, présenté par Madame la baronne de Gontaut (86).

Comme On le voit, cette liste documentaire de Cent-quarante noms périgourdins (sauf erreur ou omission de notre part) est considérable eu égard à un effectif peu nombreux de gendarmes et toujours plus restreint (87). On y trouve les fils après les pères : Castillon de la Jaumarie, Delcer, Nicolas-Despaques, Duvignaud, Eyma de Frégiguel, Forichon de la Bardonnie, Lansade de Plaigne, de Ramefort, de la Salle, Texier, Theulier de Saint-Hilaire. On rencontre des frères, des cousins, des oncles et des neveux : par exemple les d'Artenset, les La Bastide, les Labrousse, les Lapoyade, les Moreau de Saint-Martin. Ainsi prennent naissance et se perpétuent des traditions militaires qui attachent davantage les familles à la monarchie et maintiendront au Service de la cause royale, quand grondera la Révolution, des sujets fidèles jusqu'en émigration. Ce sont le plus souvent des militaires qui présentent les nouveaux gendarmes, parfois des grands seigneurs, même des abbés et des dames.

Le 30 septembre 1787, une ordonnance supprima définitivement la Compagnie des gendarmes de la garde du Roi.

Notes :

1. Arnand de Madaillan, marquis de Lassay, né en 1652. Son père acheta pour lui la charge de guidon des Gendarmes au marquis de Pompadour, qui se repentit de l'avoir vendue, d'où un duel célèbre au Pont-au-Change. Quoique blessé d'un terrible coup d'épée, Armand mit son adversaire hors de combat. En 1674, il devint enseigne à ce corps, charge valant alors 100.000 écus. Il mourut en 1738, décoré du St-Esprit et de la Toison d'Or après une existence assez romanesque.

2. Louis-Joseph de Madaillan de Lesparre, comte de Chauvigny, marquis de Montataire, fut sous-lieutenant aux Gendarmes, chevalier de Saint-Louis. Il décéda, sans hoirs, le 13 mai 1739. Deux branches de cette famille étaient périgourdines.

3. Jean de Paty, sieur de Fontblanche, fut nommé en 1703 brigadier des Gardes du Corps. Il épousa Luce Lafite. Son père était consul de La Linde,

4. Hélie Ledrier, chevalier de Saint-Louis, fut brigadier (dès 1722) puis maréchal des logis. En août 1727 il épousa Suzanne de Barbesson en présenée de Mr de Mirambaut, gendarme de la Garde.

5. La famille de Fondou de Ramefort habitait Saint-Priest de Mareuil.

6. J.-B. de Marendat du Cousset, mort à Varaignes à l'âge de 80 ans et transporté à Bussière-Badil vers 1750, est qualifié ancien maréchal des logis de la garde du roi et chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Veuf de Anne de Labrousse, il avait épousé en 1743 Ursule de Masvaleix, delle de Lisle, et légitima un fils par ce mariage.

7. P. de La Garde de Valon, sieur de Mirabel, marié en 1681 à MarieAnne de (Chasteigner.

8. Louis Roux, fils de Joseph, seigneur de Campagnac et d'Isabeau de Roffignac ; probablement le même que Louis-Joseph, fils dus mêmes, page de la Grande-Ecurie en 1701, lieutenant des maréchaux de France en la sénéchaussée de Sarlat, marié en 1707 à Françoise de Saint-Astier.

9. Il devint brigadier des Gendarmes, obtint la croix de Saint-Louis, fut blessé à Audenarde et à Malplaquet, puis anobli en avril 1743. Mort à 78 ans, François de Labrousse de Belleville fut inhumé en 1760 à Bussière-Badil.

10. A. de Loulme, sieur de La Grange et de Poumarède, fils d'autre Antoine, possédait des forges près de Sarrazac. Il avait épousé Marie-Madeleine de Courlay qu'il perdit en 1729 et qui fut inhumée dans l'église de Saint-Romain.

11. Joseph de Beaudet, seigneur de Cardou (aujourd'hui commune de Bourniquel, canton de Beaumont), né en 1687, décédé en 1764, n'ayant eu que des filles de Catherine de Montalembert.

12. Il était fils de Claude et de Raymonde Amelin ; il fut baptisé le 27 août 1676. Il épousa N... de La Barthe.

13. Pierre de Labrousse de Panivol mourut à l'âge de 37 ans environ et fut inhumé vers 1727 dans l'église de Bussière-Badil.

14. Né en 1696, il décéda en 1775, avec la croix de Saint-Louis, à Bondieu, paroisse de Vélines, où il demeurait. Il fut maintenu dans sa noblesse par arrêt du Conseil d'Etat en 1746.

15. Jean de Labroue et Jeanne de Brian eurent trois fils prénommés Jean : l'un dit de Saint-Avit devint capitaine au Normandie-infanterie, il s'allia avec Marie Bricheau ; l'autre fut lieutenant à ce régiment ; le troisième, dit le chevalier, fut aussi officier.

16. Lire Pierre Eyma de Frégiguel, seigneur du Périer et de Lescuretie, anobli par la charge de secrétaire du Roi, le 28 juin 1733, marié à Jeanne de Sorbier.

17. Lire Hélie du Vignaud, qualifié d'ancien gendarme de la Garde, de capitaine de cavalerie, de chevalier de Saint-Louis, d'habitant de Thiviers et de veuf d'Anne Grant de Tenteillac dans son acte de mariage avec Jeanne Conte, en 1768.

18. La Gironnie était dans Pomport, juridiction de Montcuq. Pierre d'Alba, né en 1698, décédé dés 1750, avait épousé Suzanne de Brugière.

19. Il faut probablement lire : François de Malet de la Jorie. A cette époque vivaient deux François de Malet de la Jorie.

20. Adrien de La Bastide, seigneur de Chaune et Suzanne de La Rue, eurent : 1° Pierre susdit ; 2° Jean-Baptiste, seigneur de la Borie, marié le 4 janvier 1788 à Louise de Clermont.

21. Peut-être Pierre-Valentin de La Bastide, seigneur du Perrier, de Chaune et de la Bocherie, chevalier de Saint-Louis, mestre de camp de cavalerie, amobili en 1773.

22. Pierre de Lalané, seigneur de Labarde, devint fourrier des logis du Corps de la Reine ; il fut inhumé en 1792 à Saint-Médard de Mussidan. Son père, Joseph, avait été capitaine d'infanterie.

23. Fils d'un conseiller aux Aides, d'une famille de la bourgeoisie de Tourtoirac, Antoine Theulier de Saint-Hilaire, seigneur de Borie-Marty et du Bal, devint brigadier des Gendarmes et chevalier de Saint-Louis. Il fut anobli en mai 1779 et se maria deux fois : 1° avec Suzanne Virideau à Thiviers en 1744 ; 2° avec Elisabeth de Reynier.

24. André Nicolas, seigneur des Pâques, épousa en 1747 Marie du Rieu de Marsaguet. Fils de Jeanne de Chalup, il fut présenté par un La Bastide, son cousin, fils d'Antoinette de Chalup.

25. Il fut ensuite capitaine au Montmorin. Le 17 juin 1769 il s'allia avec Elisabeth de Crémoux.

26. Lire : du Suau de Marauzac. Il naquit à Sarlat le 21 juin 1709, épousa à Paris, le 8 janvier 1737, Louise-Victoire de Riencourt, il fut également mousquetaire.

27. Il doit s'agir d'Hélie d'Escravayac, sieur de la Barrière, chevalier de Saint-Louis en 1770, porte-étendard des Gendarmes en 1775, né à Busserolles en 1728, marié le 21 mars 1745 avec Marguerite du Barry.

28. Bertrand-Louis de Chantal, seigneur de Puylimeuil, épousa vers 1755 Marie de Gilet et reçut peu après des lettres d'anoblissement.

29. Il doit s'agir d'un fils de Pierre-Laurent de La Porte, seigneur de la Dersse, lieutenant des maréchaux de France et de Sabine de Saint-Chamans, fille de Marie de la Porte de Baneuil.

30. Léonard Aubin (les actes anciens portent souvent Ouby, forme romane), sieur de Jaurias (paroisse de Gouts). Né en 1729, mort en 1763, anobli vers 1745, marié en 1753 à Marguerite de Vars de Bosredon. Il avait un frère prénommé également Léonard.

31. Peut-être Vincent, né en 1730 du mariage d'autre Vincent, sieur de Gardomne et d'Elisabeth Devaines.

32. Pour ces Lansade voici ce qu'on peut dire, puisque surtout le père n'a pas été nommé plus haut : Pierre de Lansade, seigneur de Plaigne, gendarme de la Garde, épousa le 25 janvier 1702 Marie-Françoise Roche. Il en eut : Pierre, né en 1703, inhumé à Excideuil en 1786, à 83 ans, qualifié de brigadier des Gendarmes dès 1732, chevalier de Saint-Louis, marié en février 1785 à Marguerite Chasteau, père d'un Yrieix (celui ci-dessus) et d'un Yrieix-Pierre (1753-1834).

33. Il faut lire Cassieux, aliàs Cassius, famille du Bergeracois. En 1759, un Charles de Cassius habitait som repaire de Farges, paroisse de Saint-Martin de Bergerac. — M. de Poinssonnet, qui le représentait, était un Gendarme du Roi, demeurant à Bordeaux.

34. Sicaire-Adrien Texier, sieur de Talivaud, né en 1727, chevalier de Saint-Louis, marié à Françoise Périgord, guillotinée le 28 ventôse an II. Il eut, non pas un, mais deux fils gendarmes : Ambroise-Adrien, né en 1753 et Adrien-Bertrand, reçu gendarme à 10 ans, capitaine du génie en 1791, émigré, mort en 1852 à Augignac ne laissant que des filles.

35. Il faut lire Lombard, sieur du Chazeau.

36. Jean de La Poyade reçut en 1780 des lettres de noblesse, confirmées en 1788. Le 13 janvier 1764, il passa contrat de mariage avec Jeanne de Tauzia-Litterie.

37. François de La Salle, sieur du Breuil, né en 1728, chevalier de SaintLouis, marié le 23 mai 1749 à Marie Deglane, et son frère François, époux de Marie de Lamberterie, reçurent des lettres de réhabilitation de bourgeoisie.

38. Il s'agit de Théodore Morand, fils du sieur du Puch et de la Grangeneuve, né en 1735 à Eymet, de la famille des généraux Morand-Dupuch. La Grangeneuve est dans Saint-Hilaire de Trémolat.

39. C'était un fils de Jacques de La Poyade, mort en 1762, et de Marie Le Berthon.

40. Hélie-Jean-Noël Fourichon (aliàs Forichon), seigneur de Croze et de La Bardonnie, fils de Pierre-François et de Marie de Labrousse, épousa à Vaunac, en 1769, Marie Guichard et mourut en 1780 à Milhac de Nontron.

41. L. de Lamberterie, seigneur de Marzal, fils de François, baron du Cros, et d'Anne de Calvimont, mourut en 1760 sans alliance.

42. Jean d'Artensec épousa Marie de Lalande.

43. Jean de Masmontet de Fonpeyrine, seigneur de Nastringues, né le 3 août 1744 du mariage de Joseph, lieutenant au Normandie, et de Suzanne de Labroue, sœur d'un Gendarme du Roi. Il servit dans les Gendarmes jusqu'en 1775, fut nommé rapporteur au Point d'Honneur et mourut en 1820. Il se maria en juin 1775 avec Marie Pauvert de La Chapelle.

44. Peut-être François Bardi, sieur de Fayolle, fils de Joseph, sieur de Fourtou et de Marie Chabaneix, allié en 1765 avec Françoise Richard de Puylibeau.

45. On trouve à cette époque Etienne Gaussen du Temple, marié à Marie de Mestre, mais mousquetaire, et un David Gaussen, sieur de Plaisance, qualifié en 1787 d'ancien Gendarme de la Garde. Celui-ci épousa Anne de Lespinasse.

46. Jean-Pierre de (aliàs de La) Valette, seigneur de Varennes, chevalier de Saint-Louis.

47. La Vernelle était dans Saint-Félix de Monclar, Il épousa le 7 février 1763 Jeanne de Grézel.

48. L'orthographe est Sclaffer de Lagorce.

49. Il naquit le 30 septembre 1738 et décédé le 13 mai 1788. Il s'unit le 11 août 1772 à Marie-Françoise Londieu de La Calprade.

50. Voir ci-dessus la note le concernant. Il mourut probablement sans hoirs.

51. Guillaume Delfau, né en 1730, fut d'abord avocat ; il fut anobli par le capitoulat en 1771. Il s'allia en 1757 à Françoise Laveyrie. C'était le frère aîné de l'archiprêtre de Daglan, massacré aux Carmes, et le père de Guillaume, député à la Législative et secrétaire général de la Dordogne.

52. Ce Lansade est vraisemblablement François, seigneur de Plaigne, marié en 1775 à Catherine Lidonne, puis en 1791 à Thérèse Debetz.

53. Henri de Queyssart, sieur de Beaulieu, paroisse de Parcoul, épousa vers 1760 Marguerite Peyruchaud. Dans les manuscrits de Chérin (166) on trouve sa requête en maintenue de noblesse.

54. Fils de Germain, capitaine au Gondrin, il naquit en 1728, fut soldat en 1745, lieutenant à Anjou en 1746, réformé en 1748, puis Gendarme et en 1771 officier au régiment provincial de Périgueux. Antoine, son frère et présentateur, plus jeune que lui de 10 ans, fut admis aux Gardes du Corps en 1759.

55. Voir plus loin.

56. Jean de Grenier de Nabinaud testa le 2 octobre 1792, n'ayant eu qu'un fils, Jean François, qui fut Garde constitutionnel de Louis XVI. Son présentateur est vraisemblablement l'abbé Borros de Gamanson.

57. Il s'agit de Jean-Hélie Eymerie, sieur de Martineau, présenté par son beau-frère, Isaac de Ségur, seigneur de la Pleyssade.

58. ll était seigneur de Lauretie et servit d'abord au régiment de Berry. Il s'allia avec Cathorine de Montozon.

59. Voir ci-dessus, il dut être reçu très jeune.

60. Lire de Piis.

61. Présumé le même que François de La Salle (fils de François, le Gendarme ci-dessus nommé) né en 1758, marié le 16 avril 1788 avec Anne Sarlat-Petit.

62. Il épousa Anne de Chasseloup-Laubat.

63. Il fut seigneur de Péchimbert et de Gaumiers. Il eut un fils qui fut héritier de M. Daché, son proche parent vraisemblablement.

64. Ce fils de Jean Fumouze, sieur de Thénac, avocat, et de Marie de Papus, naquit à Lamonzie-Saint-Martin le 26 mars 1748.

65. Joseph Eyma de Frégiguel, fils du précédent, mourut sans alliance, Ie 28 avril 1780, ne laissant que trois sœurs.

66. Bélair est dans Léguilhac de l'Auche. Le 22 mai 1770, il passa contrat de mariage avec Marguerite Daulède. .

67. B. F. d'Artensec, fils de François et de Françoise de Roger, épousa le 40 septembre 1788 Marie Delard.

68. Il ne peut s'agir que d'un fils aîné, inconnu des généalogistes de P. A. Etienne Chérade de Montbron, seigneur de Drouille (pour Orlie), marié en 1760 à Jeanne de Jovion. On peut supposer que cet enfant ne rejoignit le corps que plus tard.

69. Nous trouvons trois frères : 1° Jacques-Philippe Moreau de Montcheuil (et non Montjulien) dit de Villejalet, né en 1762, reçu Gendarme de la Garde, compagnie de Soubie, émigré, mort sans alliance en 1829 ; 2° Jean-Marie seigneur de Saint-Martin, né en 1757, marié en 1796 à Marie Babaud de Lafordie ; 3° Jean-Philippe Moreau, de Saint-Martial, né en 1751, président aux Aides à Bordeaux, en 1779, où il mourut en 1804.

70. Ce fils d'Yrieix de Guilhem, sieur de la Gondie, capitoul de Toulouse, fut arrêté le 18 mai 1793 et guillotiné à Paris le 30 juin 1794.

71. Voir sur ces La Bastide de Chaune une note ci-avant.

72. Un Borros de Gam}nson, mort en 1812, est dit à eette époque ancien officier rouge de la Garde.

73. Ce fils présumé de Léonard Durand, sieur du Breuil, habitant de Puyberault, fut anobli vers 1770 par la charge de secrétaire du Roi près la Chambre des Comptes de Provence. En 1773, il épousa à Thiviers Anne Robert de Fédout, habitant le château de Vaucocourt ; d'où plusieurs enfants nés à Lempzours et à Saint-Pierre de Côle.

74. Il épousa avant 1778 Henrye Gaussen, peut-être sœur de David ci-dessus.

75. Ce fils d'Etienne, seigneur du Verdier et d'Elisabeth Arnault de Sarrazignac, fut baptisé à Brantôme le 2 novembre 1756.

76. Voir la note ci-dessus.

77. Il s'agit d'un fils d'Antoine et de Suzanne Virideau, baptisé en 1759.

78. Simon-Léonard (observer que le texte intervertit parfois l'ordre des prénoms) du Chassaing, fils de Joseph, sieur de Fonbressin et de Taratin, capitaine de cavalerie, passa contrat de mariage avec Honorée-Elisabeth Pasquet de Chamier le 14 mai 1784, se qualifiant encore de gendarme.

79. Né en 1755, ou circa, il épousa Marguerite Berthoumieux. Il avait un frère, Denis, qui servit dans la compagnie des Gendarmes anglais de 1778 à 1784.

80. Né vers 1766, il épousa le 3 septembre 1846 (sic) Anne Despey.

81. J. P. Chaudru, seigneur de la terre de Trélissac, qu'il vendit en 1820.

82. Ce comte de Salaignac, baptisé en 1755, épousa vers 1783 Françoise Labonne de Jumeau.

83. C'est un fils d'Amélie de Bouflers et du duc de Lauzun, général de la Convention, guillotiné en décembre 1793.

84. Voir ci-avant.

85. Pierre-Jean de Montégu, fils de Guillaume-Jean, seigneur de la Séguinie, Gendarme du Roi (nommé plus haut) et de Madeleine Bouchier, fut baptisé à Agonac en 1770.

86. J. F. Gontier de Biran, dit du Breuil, baptisé à Bergerac en 1761, émigra, reçut la croix de Saint-Louis et décéda en 1836, ne laissant qu'une flle de Wilhelmine van den Hoevel.

87. Il faut se garder de confondre, comme on le fait parfois, la gendarmerie de la Garde avec les compagnies des gendarmes du Roi qui appartenaient à la gendarmerie de France, ou de Lunéville, en raison de leur résidenco de 1767 à 1788.

Source : Le Périgord militaire, de Joseph Durieux.

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Dîner au château de Laborie

Dimanche 17 mai.

Ma sœur, son mari Constantin et moi sommes partis de Nontron à cheval pour voyager ensemble presque toute cette semaine. Ils ont des affaires à Périgueux, où nous nous séparerons.

De Nontron à Saint-Angel, après avoir traversé une montagne de schiste en grosses masses, l'argile devient moins schisteuse, plus délitée, la pierre calcaire devient plus abondante. J'ai rencontré sur ma route de gros blocs très durs, très variés, quoique en général d'un brun café, qui me paraissent être une espèce de jaspe. M. le comte de Lagarde, avec qui nous avons dîné chez Mme la comtesse d'Aydie et qui est seigneur du lieu, m'a promis de m'en envoyer un morceau des mieux choisis que je ferai polir. Cette épreuve est intéressante. Il doit aussi m'envoyer un échantillon de terre qu'il croit être de la marne. C'est un des gentilshommes du Périgord les plus respectables par les qualités du cœur et de l'esprit. Il est aussi fort riche. Son château est à une petite demi-lieue de Nontron. Je lui ai promis de l'y aller voir dans ma première tournée.

Cette pierre, soit jaspée, soit agathisée (et peut être est-ce l'un et l'autre), disparaît avant Saint-Pancrace. On ne voit plus que pierres calcaires délitées et répandues dans les champs, et beaucoup de silex. Aussi l'aperçoit-on à la culture des champs qui semblent prendre une nouvelle vie.

Mme la comtesse d'Aydie, chez qui nous avons dîné au château de Laborie, est déjà fort âgée, et d'une santé faible. Son nom est Javerlhac, et elle est nièce du fameux chancelier d'Aguesseau, qui prit soin à Paris de son éducation. Sa fille, qui est morte, avait épousé le marquis de Chapt, comte de Ribérac. Mme de Chapt était une femme d'une figure distinguée et d'un esprit rare; mais sa passion funeste pour son beau-frère, le chevalier de Ribérac, qui fut tué en duel, fit le malheur de sa vie, troubla celle de son mari qui l'aimait. Elle eut la singularité de ne vouloir jamais être guérie d'une maladie qu'elle n'avouait pas, et de ne jamais se confesser. Mme d'Aydie, sa belle-mère, est fort timide, quoiqu'elle ait toute sa vie vécu dans le plus grand monde. Sa fortune est très considérable, et elle l'a assurée en partie à son gendre, M. de Chapt, qui la subjugue.

Le château de Laborie n'a rien que d'ordinaire, et c'est un des monuments gothiques du Périgord les moins remarquables. Il est accompagné d'un bois.

Nous avons vu chez Mme d'Aydie une jeune fille, nièce de sa femme de chambre, qui née pour la musique et les arts mécaniques avec des talents surprenants. Elle a appris toute seule à jouer passablement du clavecin, du violon et de la basse de viole. Elle raccomode elle-même et accorde son clavecin, fait les touches, les sautereaux, etc. Elle démonte tous les ressorts d'une montre, d'une pendule, en connaît les défauts et y remédie. Ses essais pour le dessin annoncent aussi du talent. C'est grand dommage qu'elle ne soit jamais sortie de ce trou du Périgord, et qu'elle ne soit pas mariée à quelque artiste qui sût apprécier son génie. Elle n'a guère que dix-sept à dix-huit ans, et n'est pas mal.

De Laborie, nous avons été à Brantôme.

Source : Journal de tournée de François-de-Paule Latapie, inspecteur des manufactures de Guyenne.

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09 juillet 2016

Commerce local de la fonte et du fer

Les fabricants de canons du Bandiat ne dédaignaient pas les circuits commerciaux locaux ou régionaux. lls disposaient soit de gueuses de fonte, soit des restes ou rebuts de fonte d'artillerie, c'est-à-dire des têtes de canons ou masselottes, « du fer clair », de la « daine » ou fonte de rebut, et enfin, un stock important de « limaille », produite par le forage des pièces de canons. Les registres du fonds Blanchard de Sainte-Catherine, des Archives départementales de la Dordogne, permettent de reconstituer les lignes directrices de ce commerce local.

Le plus souvent, le maître de forges de La Chapelle-Saint-Robert signait des contrats de vente directement avec les forges battantes du voisinage. Mais il avait parfois recours à des intermédiaires, les « marchands de fer » de Nontron, de Piégut, de Saint-Martial-de-Valette, de Javerlhac et d'Angoulême. En dix ans, de 1762 à 1772, Blanchard vendit 1500 tonnes de fonte dans la région plus strictement nontronnaise. La moitié de ce tonnage fut répartie dans la vallée même du Bandiat, y compris Etouars et Saint-Estèphe. En effet, 725 tonnes furent écoulées dans la région, dont 210 tonnes à Ballerand, 50 tonnes environ à Etouars et à Saint-Estèphe, puis 240 tonnes à Vallade, « marchand à Javerlhac » puis maître de forges à Saint-Estèphe ; en outre, 125 tonnes furent livrées à Massalou, « marchand de fer à Javerlhac » et 100 tones environ à Thomas Bernard, marchand de fer à Saint-Martial-de-Valette. De plus, le quart de cette fonte fut écoulée dans les  forges du groupe du Trieux et de la Tardoire, ou groupe de Busserolles, soit un tonnage global de 390 tonnes, réparti en livraisons d'une cinquantaine de tonnes en moyenne pour chaque établissement métallurgique. Dans la vallée de la Dronne, Blanchard expédia 90 tonnes de fonte. Enfin, 295 tonnes furent vendues à divers particuliers, marchands ou maîtres de forges difficiles à identifier.

Une grande partie de la fonte vendue par Blanchard était entreprosée à Javerlhac et à Saint-Martial-de-Valette, dans les magasins de Vallade, Marsalou, Thomas Bernard et Grolhier, « sieur des Virades ». Ces derniers redistribuaient ensuite la fonte aux forges voisines. Dans la région de la Tardoire, au nord de Nontron et pour Ballerand, sur le haut Bandiat, Piégut fut le centre de transit. A Angoulême, Glace, quincaillier et Tournier, « marchand de fer habitant au faubourg de la Bussate », furent des clients de Blanchard de Sainte-Catherine.

Si celui-ci vendit surtout des sous-produits de la fabrication des canons de marine, à partir de 1769-70, il écoula surtout de la fonte en gueuses. En 1771-72, il vendit 326 « agueuzes », résultant de son avant-dernier fondage à La Chapelle-Saint-Robert. ll vendit, de surcroît, un peu d'outillage et de fonte de moulage. A cette époque, la fonte ordinaire se vendait 2 sols la livre ; une enclume valait 24 livres. La limaille, « daine » et coulée se vendit de 4 livres 10 sols le « cent pesant » à 5 livres, soit de 90 à 100 livres la tonne. Ces prix sont inférieurs au prix de vente du quintal d'artillerie, qui valait de 320 à 360 livres la tonne. ll est vrai que de nombreux contrats « locaux » se réglaient en partie en nature. Ainsi, le « sieur du Bouchet », maître de forges à Saint-Estèphe, acheta à Blanchard, en 1763, « 10 milliers de fonte en guzes » et « 20 milliers de limaille fraîche » pour 1350 livres. Le sieur Dubouchet offrait en paiement « 30 brasses de foin à 16 livres la brasse » et le paiement des 870 livres restantes en « 3 pactes égaux ». Le 17 mai 1763, Blanchard conclut un important marché avec Tournier, le marchand de fer d'Angoulême déjà cité. Tournier vendait à Blanchard 446 422 livres (poids) de fonte. Dans cette vente, étaient comprises les masselottes de 398 pièces de canons, d'un poids total de 366 750 livres. Le prix d'achat était de 3 livres 5 sols le quintal (de 100 livres), soit une somme globale de 14 408 livres 14 sols. Cette fonte, prise « aux forges royales de Ruelle », était grevée de 1412 livres 4 sols de frais de transport. Blanchard paya Tournier en nature, c'est-à-dire en fer battu, à 160 livres le millier. Le maître de forges de La Chapelle échangea cette fonte contre du fer livré à Angoulême par 5 maîtres de forges à battre de la région et par le marchand Glace, déjà cité. Toutes ces transactions furent toutefois « gênées » par le manque d'argent liquide de ces opérateurs. ll semble bien que les forges battantes du haut Bandiat furent alimentées en fonte par Lapouge de La Francherie, et par les commerçants « en fer » de la ville de Nontron. Que ce soit Lapouge, maître de forges à Bonrecueil et à Jommelières, ou Bertrand Martel, marchand de fer de Nontron, ou Jean-François Divernois, lui aussi marchand de fer à Nontron, en 1766, tous entreposaient la fonte sur « la place du bourg de Savignac-de-Nontron ». Cette petite paroisse, voisine de Nontron, bien située à proximité de 6 forges à battre, fut, au XVllle siècle, le véritable entrepôt des fontes, centre distributeur de matière première aux affineries proches. De 1750 à 1753, Bertrand Martel y fit voiturer 86,5 tonnes de fonte, dont « plusieurs culasses de canons prises à Feuillade ». François de Lapouge, sieur de La Francherie, en expédiait 12,5 tonnes, en janvier 1754, en « testes de canons » et autres masselottes. Divernois achetait à Lapouge de La Francherie « 250 milliers de fer cru, en aguzes, guzons et même fonte ». Ces 125 tonnes furent transportées, en 1766-67, par Pierre de Paulhac et Noël Dougneton, de la forge de Bonrecueil à Savignac-de-Nontron.

Ainsi apparaît le rôle du marchand de fer nontronnais dans le commerce de la fonte, du fer battu et des poêles à frire. Les biens de Bertrand Martel, y compris les approvisionnements contenus dans ses magasins, à son décès, étaient évalués par le notaire à 15 900 livres. ll vendait au détail, bien sûr, dans sa boutique. Mais son rôle essentiel consistait à passer d'importants marchés de fer, de poêles à frire et de « batons d'assier ». Fréquemment, il payait en espèces 40 livres la charge de « fer battu », les poêles à frire de 75 à 80 livres, et l'acier à 7 livres le « baton ». Assez souvent, dans ses marchés de gros, Martel offrait en échange de la fonte, « en aguzes, claine, etc. ». ll effectuait ses achats aux forges battantes de la haute vallée du Bandiat. ll revendait aux « faures » de la région, mais aussi aux « marchands de fer » de Limoges et de Périgueux.

En quatre ans, de 1749 à 1753, Bertrand Martel avait vendu, transporté ou échangé un volume assez important. ll avait acheté 165 charges de poêles à frire, à raison de 250 livres la charge, représentant un poids respectable de 20,625 tonnes. Près d'un millier de « paquets de poêles » en 4 ans furent ainsi mis en vente sur le marché local par Martel. ll acheta 33,325 tonnes de fer « dur ou mol » ; il acheta et revendit « 222 batons et 1 milliers d'acier ». Martel représentait le gros marchand de fer de type local, confiné dans son commerce. Parfois, le marchand de fer dirigeait une forge à battre ou devenait « maître de forges ». Ainsi, en 1767, le sieur « Jean Modenel, l'aîné, marchand de la Ville de Mareuil, y demeurant », loua les services du nommé « Etienne de Lamérie, forgeron, résidant actuellement au lieu et forge de Lamendeau » (paroisse de Nontron). Modenel finançait l'affaire et fournissait les avances nécessaires pour l'achat des charbons, bois et fontes. En retour, Lamérie s'engageait, pour cinq ans, à fournir à Modenel « tout le fer de quelle espèce qu'il puisse être - qu'il battra luy-même ou faira (sic) battre par ses ouvriers dans la forge de Lamendeau... à raison de 150 livres le millier poids de marc ». Parfois, le marchand de fer devenait maître de forges. Ainsi, ce fut le cas de ce Jean Divernois, originaire de Chalus, en Limousin, qui vint se marier à Nontron, en 1764, avec Françoise Menu, fille d'un marchand local. ll dut prendre la suite de son beau-père. En 1770, il est qualifié de « marchand habitant le lieu de Balieran, paroisse de Marval, en Poitou ». ll avait acquis le fief et forge de Ballerand. Ce fut son fils, Léonard Denis Divernois, qui tint « le livre de Ballerand » en l'an 6.

Ainsi, le marchand de fer du Nontronnais pouvait se hisser au rang de maître de forges. Guillaume Vallade, marchand de fer à Javerlhac, gros client de Blanchard de Sainte-Catherine, devint maître de forges à Saint-Estèphe en 1766. Puis, après avoir amassé une solide fortune, il acheta la forge et fonderie de Jommelières, en 1774. Ainsi, au XVllle siècle, l'habile intermédiaire sut acquérir une fortune plus durable et mieux assise que celle de nombreux fabricants.

Source : Nontron et le pays nontronnais, de Jacques Lagrange.

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21 juin 2016

Pensionnaires de la Maison Royale de Saint Louis à Saint-Cyr

Liste des demoiselles de Saint-Cyr, admises entre 1686 et 1793, originaires du territoire de l'actuel département de la Charente.

Nom, lieu de naissance, dates de baptême, des preuves et de sortie.

• Marguerite Barbarin du Chambon, Confolens, 7 décembre 1704 (Saint-Maxime), 18 avril 1715, 10 mai 1726
• Jeanne Berthelot du Courret, Salles de Barbezieux, 8 octobre 1776, 9 décembre 1783, 15 avril 1793
• Julie de Bonnefoy-Bretauville, Chassors-en-Angoumois, 7 novembre 1766 (Saint-Romain), ?, ?
• Jeanne de Bonnefoy-Bretauville, Chassors, 30 septembre 1769 (Saint-Romain), ?, 30 juillet 1790
• Anne-Thérèse de Chamboran-Boucheron, Aussac, 16 juin 1691, 29 novembre 1702, 25 octobre 1711
• Jeanne de Chièvres-Salignac, Barbezieux, 23 avril 1676, 29 novembre 1686, ?
• Elisabeth de Cursay-Saint-Maixent, Cherves de Cognac, 20 janvier 1701 (Saint-Julien), 16 septembre 1712, † 1713
• Jeanne-Marguerite-Françoise de Devezeau-Chasseneuil, Chasseneuil, [née 19 novembre 1698], [baptisée] 3 janvier 1708, [entrée] 23 février 1708? 9 novembre 1718
• Marie-Julie de Galard-Béarn, Angoulême, 7 août 1744 (Saint-Jean), 16 mai 1755, 31 août 1764
• Marie Goumard-Tison d'Argence, Angoulême, 13 novembre 1696 (Notre-Dame de la Paine), 22 juillet 1705, 3 novembre 1716
• Victoire-Marceline Guyot du Dognon, Lesterps, 22 mars 1781, 1791 (sans date précise), 2 avril 1793
• Marie Guyot du Repaire, Saint-Preuil-en-Saintonge, 3 novembre 1778, 8 février 1788, 27 novembre 1792
• Henriette-Dorothée de Hauteclaire-Gourville, Gourville, [née 23 janvier 1730], [baptisée] 6 mars 1738, [entrée] 27 mars 1738
• Marie d'Hemery-Saint-Pern, Bioussac en Augoumois, 7 juin 1756, 26 avril 1766, 30 août 1776
• Florence de James des Fregnaudies, Saint-Laurent-de-Céris, 12 avril 1721, 5 juin 1731, 18 mars 1741
• Marie de James-Longeville, Rochefoucault, 3 juin 1751 (Saint-Vincent), 24 septembre 1761, † 1765
• Marie de Janilhac-Saint-Fief, Hiesse, 2 février 1714, 1 juillet 1722, 26 février 1734
• Marguerite de Janilhac-Saint-Fief, Hiesse, 27 mars 1722, ?, 13 avril 1742
• Louise de Juglard-Limérac, Salles, 9 mai 1775 (Saint-Martin), 9 octobre 1783, 1 décembre 1792
• Adélaïde de Juglard-Limérac, Salles, 4 avril 1779 (Saint-Martin), 17 octobre 1788, 1 décembre 1792
• Antoinette de Lambertie, Lanmary, 28 octobre 1760 (Saint-Sornin), ?, 1 octobre 1780
• Claudine-Césarie-Marie du Lau, Eymoutiers-Ferrier, 29 september 1756 (Saint-Pierre-ès-Liens), 12 septembre 1769, 17 juillet 1776
• Marie-Thérèse du Lau-Cellettes, Cellettes, 1 juillet 1704 (Saint-Saturnin), 16 décembre 1715, 30 juin 1724
• Elisabeth de Lesnier, Bors-en-Angoumois, 12 octobre 1760 (Saint-Pierre), 29 janvier 1772, † 1773
• Angélique de Lestang-Rulles, Sigogne, 17 avril 1677 (Saint-Martin), 12 avril 1687, ursuline à Saint-Jean-d'Angely
• Marie-Julie de Lestang, Saint-Gervais-en-Angoumois, 9 août 1759, 2 octobre 1770, 22 juin 1779
• Anne-Rosalie de Lestang, Saint-Gervais-en-Angoumois, 31 août 1769, ?, 7 septembre 1789
• Marie-Hélène de Lestang-Rulles, née en 1781, 31 décembre 1790, 19 mars 1793
• Angélique de Livenne-Verdilles, Villejésus, 23 juin 1678, 20 mai 1687, † 1691
• Marie de Livenne-Verdilles, Villejésus, 7 septembre 1689, juin 1697, 5 septembre 1709
• Marie de Livron-Maine-Gruyer, Chadurie, 6 janvier 1707, 25 janvier 1716, 17 janvier 1727
• Catherine-Elisabeth Luillier de Bellefosse, Angoulême, 6 septembre 1691 (Saint-Vincent), 6 septembre 1702, 20 octobre 1711
• Sophie-Radégonde-Adélaïde de Luillier, Saint-Germain-de-Montbron, 30 novembre 1780, 5 novembre 1790, 2 avril 1793
• Marie Martin de Châteauroy, Orival, 5 janvier 1742, ?, 11 novembre 1761
• Françoise Mascureau de Plainbeau, La Rochefoucauld, 21 septembre 1723 (Saint-Cybard), 12 juin 1773, 29 octobre 1743
• Elisabeth Méhée d'Anqueville, Angoulême, 9 février 1685 (Saint-André), ?, 15 février 1705
• Anne-Rose Méhée d'Anqueville, Vibrac, 16 février 1688, ?, 18 juillet 1708
• Marie de Monneraud, Voulgezac en Angoumois, 11 septembre 1773 (Notre-Dame), 1 août 1782, 18 octobre 1792
• Anne de Montalembert, 22 janvier 1672 à Reparsac, 30 décembre 1686, religieuse à Saint-Cyr : 1 janvier 1694
• Catherine de Montalembert-Montjauge, Reparsac, 2 novembre 1674, 30 décembre 1686, † 1688
• Charlotte de Montalembert, Saint-Pierre de Céris, 30 août 1683, 22 décembre 1694, 28 août 1703
• Dorothée-Euphrasie de Montalembert-Cers, Fouquebrune en Angoumois, 14 avril 1755, 8 juillet 1766, 29 avril 1775
• Marie-Madeleine de Nesmond des Étangs, Massignac, 24 juin 1701, 8 mars 1708, 4 septembre 1720
• Jeanne de Norrigier-Saint-Aulais, Saint-Aulais-la-Chapelle, 4 avril 1688, 28 septembre 1697, † 1699
• Barbe-Louise de La Place-la-Tour-Garnier, Charmant, 19 avril 1720, 22 juillet 1732, 15 avril 1740
• Anne-Henriette de La Place-Torsac, Fouquebrune, 5 mars 1727 (Saint-Maurice), 30 octobre 1738, 4 avril 1747
• Marie-Victoire du Plessis-La-Merlière, Cellefrouin, 11 octobre 1715, 8 juillet 1722, 2 octobre 1734
• Catherine-Justine du Plessis-La-Merlière, Cellefrouin, 2 février 1751 (Saint-Nicolas), 18 mai 1760, 20 mars 1771
• Marie-Madeleine du Plessis-la-Merlière, Cellefrouin [probablement ? ], 1717, ?, 16 août 1737
• Marie-Henriette du Plessis-la-Merlière, Rancogne, 24 juillet 1754, ?, 8 juillet 1774
• Catherine-Victoire du Plessis-la-Merlière, Cellefrouin, 25 septembre 1763, ?, 13 octobre 1783
• Anne-Marie du Pont du Vivier, Sérignac, 9 juillet 1713, 18 octobre 1724, 15 juillet 1733
• Elisabeth de Ponthieu-Pluviau, Ruffec, 7 décembre 1695 (Saint-André), 7 janvier 1704, 19 décembre 1715
• Marie-Anne de Ponthieu-Pluviau, Ruffec, 4 juillet 1701, ?, 22 septembre 1721
• Thérèse Prevost de Touchimbert-Londigny, Angoulême, 20 novembre 1741 (Notre-Dame de la Payne), 24 août 1749, 1 novembre 1763
• Marie-Eléonore de La Rochefoucauld-Magnac, Magnac-sur-Touvre en Angoumois, 12 mai 1675, 5 juin 1688, † 1692
• Françoise-Marie-Souveraine du Rousseau-Ferrières, Montbron-en-Angoumois, 7 avril 1760 (Saint-Maurice), 5 avril 1771, 16 avril 1780
• Catherine-Geneviève Le Roy de Lenchères, Saint-Angeau, 6 février 1764, 7 mars 1775, † 1776
• Julie-Anne Le Roy de Lenchères, Bonneuil, 18 août 1769 (Saint-Pierre), ?, † 1783
• Anne de Saint-Georges-Suaux, Suaux, 28 avril 1702 (Saint-Cybard), 9 janvier 1712, 1 avril 1723
• Françoise-Marie de Sainte-Hermine-Chenon, Mérignac, 23 septembre 1674, 15 juin 1686, ?
• Marie-Madeleine de Sainte-Hermine-Sireuil, Sireuil, 23 février 1681, 29 mars 1690, 2 septembre 1701
• Marie de Sainte-Hermine-Chenon, Mérignac, née en avril 1685, 5 novembre 1694, † 1699
• Andrée de Sainte-Hermine-Saint-Laurent, Mosnac, 19 mars 1729 (Saint-Symphorien), 21 février 1741, 18 mars 1749
• Marie-Anne de Saluces-Aizecq, Aizecq, 29 mars 1702, 27 mai 1711, 18 mars 1722
• Françoise de Saluces-Aizecq, Aizecq, 18 janvier 1708, novembre 1715, 17 octobre 1727
• Marie-Jeanne-Adélaïde de Saluces-Aizecq, Aizecq, 25 septembre 1709, ?, 31 octobre 1729
• Madeleine-Marie-Elisabeth de Terrasson, Saint-Simeux, 11 juillet 1764, ?, 5 juillet 1784
• Anne de Terrasson, Saint-Simeux, 9 juin 1766, ?, † 1777
• Françoise de Tisseuil-Anvaux, Abzac-sur-Vienne, 12 août 1702, 14 juin 1714, † 1717
• Françoise-Victoire de Tisseuil-Anvaux, Abzac-sur-Vienne, 16 juillet 1766, 7 novembre 1777, 15 juillet 1786
• Marie Valentin de Montbrun, Rouillac, 3 avril 1672 (Saint-Pierre), 4 octobre 1686, ?
• Marguerite Valentin de Boisauroux, Rouillac, 14 mai 1674 (Saint-Pierre), 4 octobre 1686, ?
• Philippes-Rose Valentin de Montbrun-Boisauroux, Rouillac, 24 novembre 1676 (Saint-Pierre), 4 octobre 1686, ursuline à Châtillon-sur-Seine : 8 août 1704

Source : Les demoiselles de Saint-Cyr, de Fleury Vindry.

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Famille Maître du Chambon

Vieille famille bourgeoise qui avait pris pour armoiries : "D'argent au créquier de Sinople". Elle est issue de Thomas Maistre qui vivait à St-Ciers à la fin du XVIème siècle. De lui descendent les branches de Courpaillet, des Brangeries, des Angelières (implantée à Mouton) et du Chambon, demeurée à St-Ciers.

Cette famille d'où sont sortis des hommes de loi, des prêtres, des écrivains, des militaires de carrière, a contracté de brillantes alliances avec les meilleures avec les meilleures familles de la région, notamment les Barraud de Lagerie, les Deschamps de Romefort, les Fradin du Cluzeau, les Touzaud, les Fougerat, les Desmier d'Olbreuse. Nous nous bornerons à donner une généalogie succincte de la branche "Du Chambon", la seule qui intéresse directement Saint-Ciers.
 
I - Thomas Maistre, décédé avant 1629, à Saint-Ciers. Avait épousé Marie Gaudon. Trois enfants dont :

•••

II - Pierre Maistre, sieur de la Combe, notaire, tabellion royal et garde-notes héréditaire. Marié à Anne Girard, et mort avant 1662, laissant :

1. Jean Maistre, sieur de Ravellot.

2. Jacques Maistre, sieur de la Courrière.

3. Pierre qui suit...

•••

III - Pierre Maistre, sieur de Courpaillier (1632-2 Janvier 1702). Inhumé dans l'église de St-Ciers. Marié à Jacquette Greaud, dont :

1. Jean, sieur de Saint-Michel, avocat au parlement.

2. Jacques, qui suit...

3. François, sieur des Brangeries, dont postérité (de cette branche est sortie celle des Angelières).

4-5. Et deux filles.

•••

IV - Jacques Maistre, sieur de la Combe (1657-16 février 1710). Inhumé dans l'église de St-Ciers. Marié le 16 février 1700, en l'église St-Cybard de la Rochefoucauld, avec Anne Fournier (1659 - St-Ciers le 6 juin 1734). Huit enfants, dont :

1. Pierre, curé de Bayers de 1730 à 1758.

2. Antoine, prieur de St-Michel de Nanclars (1735), curé de Juillé en 1738 et démissionnaire en 1772. Mort le 22 septembre 1781.

3. Anne (1704-1779) marié en 1737 à Jean Deschamps, écuyer seigneur de Romefort.

4. André, qui suit...

•••

V - André Maistre, sieur du Chambon (1703 - † St-Ciers le 29 mars 1774). Marié à St-Ciers, le 6 mai 1739, à sa cousine germaine Madeleine Maistre (des Brangeries) qui lui donnera 13 enfants dont :

1. Jean (1740-1820), qui fut maire de Juillé en 1790. Deux fois mariés, il fut père d'un fils : Antoine (1772), mort sous les drapeaux en 1795, et de trois filles.

2. Jean, sieur de la Combe, né et mort à St-Ciers (1751-1810). Marié à Marguerite Mourou-Dumas qui lui donna 8 enfants.

3. Autre Jean, né à St-Ciers en 1754, mort à Angoulême en 1814. Prieur de Nanclars en 1775, puis curé de Fontclaireau (1783). Prêtre jureur, il rétracta son serment et fut réinvesti dans sa cure en 1803. Vicaire de St-Jacques de Lhoumeau en 1805, il en démissionna en 1810 et fut affecté comme aumônier à l'Hôpital général d'Angoulême.

VI - François Maistre du Chambon, sieur de St-Michel, né et mort à St-Ciers (1756-1833). Marié à Chassiecq le 3 novembre 1779 avec Françoise Fradin du Cluseau (1760-1832). Adjoint au maire de St-Ciers sous la Restauration, il fut révoqué le 21 septembre 1830 à cause de ses opinions politiques. Ce fut lui qui se rendit propriétaire du logis de St-Ciers. De son mariage, naquirent 7 enfants, dont :

1. Marie (1784-1826). religieuse de la congrégation des filles de Ste Marthe d'Angoulême.

2. Pierre (1785-1810), officier de santé de la marine sur "L'algésiras", puis chirurgien en chef
sur la flûte "La Loire" coulée par les Anglais le 15 novembre 1809 au large de Basse-Terre
(Guadeloupe); il se sauvât à la nage mais décéda le 10 février 1810, des suites de ce naufrage.

3. Autre Pierre, qui suit...

•••

VII - Pierre Maître du Chambon. Né à St-Ciers le 11 septembre 1824 et y décéda le 15 août 1900. Longtemps, maire cette commune. Marié le 1er août 1848, à Bessé, avec Marie Touzaud, dont 4 enfants :

1. Anatole, qui suit...

2-3. Edith (1849-1922) et Valérie (1855-1922) restées célibataires.

•••

VIII - Jean-Charles Anatole Maître du Chambon, né à St-Ciers le 20 octobre 1849, mort à la Chaudellerie (en St-Amant de Bonnieure) le 10 juin 1918. Avocat à Ruffec, puis avoué au tribunal d'Angoulême. Conservateur, il collabora à de nombreuses feuilles monarchistes. De 1894 à 1896, il anima le "balai" journal satirique qui lui valut de solides inimitiés. De 1910 à 1913, il dirigea "Le Franc Parler", autre pamphlet plus modéré. Anatole du Chambon avait épousé à Poitiers, le 19 février 1883, Claire-Joséphine-Alix Marie Brault (1857-1921). Cinq enfants, dont :

1. Charlotte (1885-1948). Mariée à St-Ciers le 8 janvier 1906 à Ernest Fougerat, tombé au champ d'Honneur à Cappy (Somme), le 19 février 1906, laissant 5 enfants.

2. Marie-Daniel-Joseph André, né le 25 juin 1887. Marié à Bordeaux à Anita Champion (1894-1939), qui lui donna une fille et deux fils : Jacques (1920) et Henri (1922) qui sont mariés. Il avait séjourné au Sénégal puis au Dahomey pendant plusieurs années.

Source : Histoire de Saint-Ciers-sur-Bonnieure, de Marcel Reible.

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15 juin 2016

Citoyens de Périgueux dans l'armée en 1775

MM.

Le comte d'Abzac de Ladouze, brigadier des mousquetaires le vicomte d'Abzac de Ladouze, lieutenant de carabiniers; le comte de Saint-Astier des Bories, lieutenant dans le régiment du roi, dragons; d'Alesme de Lableynie, garde du corps; d'Alesme de Meycourbi, lieutenant dans le régiment de...; d'Aubarbier de Manègre, capitaine dans le régiment de Royal-Cravate; d'Aubarbier de Manégre, lieutenant dans le régiment d'Eu; d'Aubarbier de Manégre, officier dans les troupes des colonies, à Saint-Domingue; d'Aubarbier de Manégre, officier dans le même corps à Saint-Domingue;

Le marquis de Beaupoil de Saint-Aulaire de Fontenilles, page du roi; le Blanc de Saint-Just, chevau-Iéger; le Blanc, son fils, chevau-léger; de Beaupuy du Genest, garde du corps; de Brugière,de la Barrière, lieutenant dans le régiment provincial de Périgueux; de Banaston, brigadier des armées du roi; de Banaston, capitaine aide-major dans les grenadiers provinciaux; de Bonhore de Lage, capitaine dans le régiment de Boulonnais de Brochard de Puymorin, major du'bataillon de l'Inde; de Brochard, ofncier dans le même corps; de Brochard, mousquetaire; de Brochard de Lagourdonnie, lieutenant dans le régiment d'Eu; de Brochard de Puyjoly, lieutenant dans le régiment d'Eu; de Brochard, lieutenant dans le régiment d'Eu; de Belcier, gendarme de la garde; de Beaumont de Beauregard, lieutenant dans le régiment de...; de Boisset de Tamarelle, capitaine de grenadiers dans le régiment de Penthièvre; de Boisset de Tamarelle, capitaine dans le même régiment; de Bouchier de Nouaillac, gendarme de la garde; de Benoit de Laubressec, chevau-léger; de Bodin de Saint-Laurens, sous-aide-major des gardes, du corps; de Bodin de Saint-Laurens, mousquetaire dans la première compagnie;

Du Cheyron de la Loubarie, ancien capitaine dans le régiment de Xaintonge, actuellement omcier des suisses de M. le comte d'Artois; du Cheyron, lieutenant de vaisseau; du Cheyron de Beaumont, lieutenant dans le génie; du Cheyron de Rebeyrolles, garde du corps; du Cheyron du Pavillon, lieutenant de vaisseau de Chalup, aide-major de la gendarmerie; de Chalup, lieutenant d'artillerie; de Chalup, capitaine dans le régiment d'Aunis; de Chalup, lieutenant dans le même régiment; de Chalup, mousquetaire; de Chaudru de Trélissac, lieutenant dans le régiment de Boulonnais; de Chaudru, sous-lieutenant dans le même régiment; de Castilhon de la Jaumarie, sous-brigadier des gendarmes de la garde; de Castilhon de la Jaumarie, gendarme de la garde; de Cremoux, sous-lieutenant dans le régiment de Touraine; de Cremoux, son frère, souslieutenant dans le même régiment; du Chassaing de Ratavoule, garde du corps; du Chassaing de Fonbressein, garde du corps; du Chassaing de Fonbressein, gendarme de la garde; de Charles de Peyssard, garde du corps; de Ctergeaud de Bonnamour, lieutenant dans le régiment provincial de Périgueux; de Chevalier de Saint-Maime, capitaine dans le régiment de Damas dragons de Chevalier de Cablans, lieutenant dans le régiment de la Sarre; de Cœuille, capitaine d'artillerie; de Chaignon de la Faucherie, lieutenant dans le régiment de la marine; de Chancel de Lagrange, garde du corps; de Chancel de Nisor, garde du corps; de Chancel d'Antoniac, garde du corps de Chastard, garde du corps; de Chabrier des Elles, officier des Invalides; de Captal de Saint-Jory, lieutenant dans le régiment de Poitou;

Du Rieu de la Couture, maréchal-des-logis des chevaux-léger mestre de camp de cavalerie Du Rieu de Marsaguet, chevau-léger; Du Rieu de la Couture, chevau-léger de Durant de Fanlac, brigadier des gardes du corps; de Durant d'Auberoche, chevau-Iéger de Devaux, garde du corps; De Jehan de Borie-Porte, brigadier des gardes du corps De Jehan de Borie-Porte, garde du corps; Drapeyroux de Monbeler, capitaine de grenadiers dans te régiment de la Sarre; Du Cluzel de la Chabrerie, lieutenant aux gardes; Du Cluzel de la Chabrerie, enseigne aux gardes; Du Cluzel, enseigne de vaisseau; Du Cluzel de Brouillaud, mousquetaire; Delpy de Saint-Gérac, lieutenant dans le régiment de Béarn; Delpy, lieutenant dans le régiment de la Ferté; Delpy de la Roche, lieutenant de vaisseau; de Benoux de Freyssines, lieutenant dans le régiment de Tournaisis; du Reclus de Cablans, ouicier dans le régiment d'Aunis infanterie;

De Froidefond de Boulazac, brigadier des gardes du corps; de Froidefond des Farges, garde du corps; de Faure de Gardonne, gendarme de la garde de la Farge d'Artensé, gendarme de la garde;

De Gontaud de Monferrand, chevau-léger; de Gontaud de Monferrand, lieutenant dans le régiment d'Orléans cavalerie; de Gontaud de Monferrand, lieutenant dans le régiment de Tournaisis; de Gaumondie, gardé du corps;

De Jay de Beaufort, exempt des gardes du corps, mestre de camp de cavalerie de Jay de Barrière, chevau-léger;

De Lasalle du Change, garde du corps; de Lascout de Puyberhard, garde du corps; de la Bastide, maréchai-des-logis-des gendarmes de la garde, mestre de camp de cavalerie; de la Bastide, gendarme de la garde; de Labat de Maisonneuve, capitaine de grenadiers dans le régiment provincial de Périgueux; de Langlade, lieutenant dans le régiment de Piémont de Langlade, lieutenant dans le régiment de Damas dragons de Langlade d'Autresalle, chef de brigade des gardes du corps du roi d'Espagne; de Lidonne, lieutenant dans le régiment d'Eu; de Ladoire de Chamisac, lieutenant dans le régiment de Piémont; de Langlade de Labeletie, garde du corps; de la Chauzedie, garde du corps; le comte de Larochaimon de la Roussie, page du roi le chevalier de Larochaimon, garde du corps de Larochaimon, lieutenant dans le régiment de Gustinë dragons; de Larochaimon, lieutenant dans le régiment de l'Isle-de-France; de Larochaimon Dubreuil, capitaine dans le régiment de Camille de Larochaimon de la Meynardie, capitaine dans le régiment de Poitou; de Loqueyssie, garde du corps du roi d'Espagne; l'Ayraud de Pressillaé, ancien lieutenant de milice, officier d'Invalides de Leymarie de Laroche, page du roi;

Le comte de Melet, lieutenant des gardes du corps, brigadier des armées du roi de Mèredieu d'Ambois, ancien chevau-léger, conseiller d'ambassade à Vienne; de Mèredieu de Saint-Gérac, garde du corps; de Manen de la Plansonnie, garde du corps; Manen de la Plansonnie, gendarme de la garde; de Merveilles, lieutenant dans ie régiment de !'ile de Corse; de Montozon de la Senédie, garde du corps; de Montozon de la Faye, garde du corps; de Montozon de Moncouche, garde du corps; de Montozon, garde du corps; de Montozon de Puy-Contaud, lieutenant dans le régiment d'Aunis; de Montozon de l'Aiguillat, garde du corps; de Montozon de Rimolas, chevau-Iéger; de Montozon, chevauléger de Montaigu, gendarme de la garde; de Montozon de Lauterie, lieutenant dans le régiment de Montecler Dragons.; de Martin de Jaillac, mousquetaire avec brevet de capitaine de cavalerie;

De Pendriguie Dumontet, lieutenant dans le régiment provincial de Périgueux; de Périer de Bosvieux, garde du corps; de Privat du Maine, ancien garde du corps, actuellement officier d'Invalides

De Rastouil de Chaillac, garde du corps; de Roche de la Veyssière, chevau-léger; Roche de Cavilhac, lieutenant d'artillerie; de Roche- de Puyroger, lieutenant dans le régiment de Xaintonge; de Roumy de la Pelletie, garde du corps; de Roumy de la Juberie, garde du corps; de Roumy de Valpapie, garde du corps; de Roumy du Repaire, garde du corps;

De Salleton de Saint-Michel, ofncier dans le régiment de...; de Salleton de Saint-Michet, son frère, onicier dans le même régiment; de Salleton, capitaine dans le régiment de Condé infanterie; de Salleton de Jameau capitaine dans le même régiment; de Salleton de Jameau, officier dans le régiment de...; de Saunier de la Chaumardie, ancien lieutenant dans Boulonnais, aujourd'hui dans l'un des régiments des colonies;

De Tamarelle de la Grave, lieutenant dans le génie; de Testard, capitaine dans le régiment de la Fère;

De Vidal des Vergnes, lieutenant dans le régiment d'Eu; de Vidal de Laforest, garde du corps; de Vidal de Boisset, garde du corps; de Vidal de la Borderie, garde du corps; de Valbrune, garde du corps.

(Le Chroniqueur du Périgord et du Limousin, 1853)

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30 mai 2016

Fête de l'unité et de l'indivisibilité de la République

« Nontron, le 3 septembre 1793, l'an II de la République.

Citoyen Président,

Nous vous adressons ci-joint copie du procès-verbal de la fête du 10 août qui a eu lieu à Nontron. Comme il est le récit fidèle des témoignages de l'attachement des citoyens de ce district aux bons principes et aux sentiments de liberté, d'égalité, d'unité et d'amour pour la Constitution qui les animent, nous n'avons pas cru indifférent de le faire connaître à la Convention par l'organe de son Président.

Les administrateurs du directoire et procureur syndic du district de Nontron.

Signé : Jean-Baptiste Boyer, procureur syndic; Vieillemard; Lombard, vice-président. »

« Procès-verbal de la fête de l'unité et de l'indivisibilité de la République, célébrée le 10 août dans le chef-lieu du district de Nontron, département de la Dordogne.

Les envoyés des municipalités comprises dans l'étendue du district et tous les habitants de la commune de Nontron, se sont réunis le 10 août à 8 heures du matin dans le lieu qu'occupe l'Administration du district. C'est là que s'est formé le cortège, il était ainsi composé :

La garde nationale a ouvert la marche sur six de front, la musique en tête; à côté de son drapeau était portée une bannière blanche ornée de rubans tricolores et de guirlandes de feuilles de chêne; on y lisait ces mots : Résistance à l'oppression.

A peu de distance suivait un groupe composé des envoyés des communes du district, armé chacun d'une pique ornée de rubans tricolores; au centre de ce groupe, 8 d'entre eux portaient sur leurs épaules un brancard surmonté d'un piédestal sur lequel reposait l'Acte constitutionnel assujetti par des guirlandes de feuilles de chêne et des rubans tricolores.

Après ce groupe, on voyait celui des mères qui ont donné des défenseurs à la patrie, elles portaient une bannière civique où était l'inscription: Aux bonnes mères, la patrie reconnaissante.

A la suite marchaient les jeunes enfants trop faibles encore pour servir la Répubhque; leur bannière portait ces mots : L'espoir de la patrie.

Le groupes des enfants était suivi de celui des vierges. Celui-ci était très nombreux; les filles qui le composaient étaient vêtues de blanc, et l'on voyait s'élever au milieu d'elles une bannière civique où était cette inscription : Par la vertu plus que par la beauté.

Enfin le cortège était fermé par le peuple en masse qui formait le dernier groupe, on y voyait confondus les hommes de tous les états, de toutes les professions avec les fonctionnaires pubhcs décorés de leurs attributs distinctifs. En tête de ce groupe, 8 laboureurs portaient sur leurs épaules une charrue surmontée d'une gerbe de blé qui y était fixée par des guirlandes de chêne. Peu de distance après suivait un trophée porté sur les épaules de 8 citoyens, composé des outils et instruments des arts et métiers et orné de guirlandes de chêne et de rubans tricolores; la bannière civique qui paraissait ensuite au milieu de ce groupe portait : Majesté au peuple, et plus bas, Union, liberté, égalité. A la suite de ce groupe étaient portés les titres de l'ancienne féodalité, monuments antiques de l'ignorance et de la sottise, ils étaient encore traînés par des ânes.

Tous les citoyens généralement avaient un bouquet d'épis de blé et marchaient sur six de front.

C'est dans cet ordre que le cortège s'est rendu sur la place de la hberté, où était élevé un autel à ce génie tutélaire de la France. Cet autel était simple, drapé de blanc ainsi que les gradins qui y conduisaient, et orné de guirlandes de chêne.

Le cortège ayant environné dans l'ordre ci-dessus et à une certaine distance l'autel de la liberté, une salve d'artillerie ayant donné le signal de l'entière réunion, on a adressé des vœux à l'Éternel, après quoi l'Acte constitutionnel a été déposé sur l'autel. Le procureur syndic du district a prononcé un diseours dans lequel il a développé toute l'importance du serment qu'on, allait prêter, et il a invité le peuple à s'approcher pour remplir cette douce obligation; alors ehaque groupe s'est avancé par ordre jusque sur les gradins correspondant aux quatre faces de l'autel et a prêté, entre les mains du Président du district, le serment d'être fidèle à la nation, de maintenir la liberté, l'égalité et la Constitution républicaine que le peuple français a acceptée. Une salve d'artillerie donnait le signal à chaque groupe, et pendant tout le temps qu'a exigé la prestation de ce serment, la musique militaire faisait entendre l'air sentimental : Où peut-on être mieux.

La prestation du serment finie, le cortège s'est rendu, toujours dans le même ordre, sur la place des Ormeaux, où l'on avait élevé une pyramide à la mémoire de nos frères morts pour la défense de la liberté. Cette pyramide était décorée de guirlandes de chêne, de tous les attributs de la guerre, et surmontée d'une pique portant une banderole où étaient écrits ces mots : A la postérité. En face de la pyramide, à quelque distance, était dressé un bûcher, du centre duquel s'élevait un drapeau rouge qui portait cette inscription en grosses lettres : Us s'en vont en fumée.

Le cortège étant parvenu sur cette place et s'y étant formé dans l'ordre ci-dessus, avec le plus grand silence, les tambours battant le deuil, une salve d'artillerie a donné le signal. Aussitôt un membre du premier groupe s'est avancé et est allé attacher une couronne de chêne à la pyramide; les autres en ont fait autant successivement, tandis qu'on entendait les sons d'une musique plaintive et majestueuse qui partait du sein même de la pyramide.

Pendant que d'un côté on rendait cet hommage aux mânes des défenseurs de la liberté, de l'autre on disposait sur le bûcher l'offrande expiatoire qui allait leur être faite des restes encore palpitants de l'hydre qu'ils ont abattu; tout était déjà prêt. Alors 6 républicains détachés de chacun des groupes du cortège et armés de la torche destructive, ont entouré le bûcher et livré aux flammes et à l'oubli cet amas monstrueux des débris de la tyrannie. Des airs militaires et des salves répétées d'artillerie annonçaient la joie qu'un pareil spectacle répandait dans l'âme de ceux qui y étaient présents.

Le sacrifice étant fini, le cortège est revenu sur la place de la liberté, où un membre du directoire du district a prononcé un discours tendant à faire chérir la liberté en développant avec énergie les avantages qu'elle procure aussi bien que les devoirs qu'elle impose et sans lesquels elle ne peut exister. Après ce discours, les citoyens se sont tous approchés de l'autel et y ont fait l'offrande des divers attributs de tous les états; en un instant l'autel a été couvert d'épis de blé, d'armes, d'instruments et d'outils de toutes les espèces. Immédiatement un chœur de citoyens et de citoyennes a chanté un hymne à la liberté et relatif à la circonstance, sur l'air fameux : Allons enfants de la patrie.

La fin de cette belle journée a été célébrée par un banquet civique qui a eu lieu sur la pelouse au nord de la ville, et par des danses autour de l'autel de la liberté. Le plus grand ordre a régné dans cette fête qui a vraiment été pour nous celle de l'égalité et de la fraternité.

Lecture faite du procès-verbal ci-dessus, le directoire, ouï le procureur syndic, arrête qu'il sera transcrit au long sur ses registres, et copie d'icelui adressé tant à la Convention nationale qu'au directoire du département.

Délibéré en séance publique, au directoire du district de Nontron, le deux septembre mil sept cent quatre-vingt-treize, l'an II de la République française.

Collationné :

Signé : Lombard, vice-président. »

Source : Archives parlementaires, tome 73, du 25 août au 11 septembre 1793.

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Un citoyen au Tribunal révolutionnaire

Mazerat de Lort (François-Sicaire), né à Nontron (Dordogne) en 1753 ; mort à Paris le 7 septembre 1806 ; fils d'un ancien magistrat de la Dordogne.

Avocat au Parlement de Guyenne à Bordeaux (1778) ; — avoué à Nontron ; — commissaire du Roi près le Tribunal du district de Nontron (1790 à 1792) ; — maire de Nontron (1792) ; — destitué comme suspect, incarcéré, remis en liberté au bout de huit mois ; — s'établit à Paris ; — juge au Tribunal révolutionnaire de Paris (8 nivôse an III, 28 décembre 1794) ; — juge au Tribunal central des directeurs du jury de Paris en vertu de la loi du 6 messidor an III ; — juge suppléant au Tribunal civil de la Seine, titulaire en 1796 (pluviôse an IV) ; — non réélu en avril 1797 (germinal an V) ; — employé au bureau de liquidation des émigrés (1806).

Arch. nat. BB, 167, 169, 172.

Il est sans doute parent de Louis-François Mazerat, né à Nontron le 22 septembre 1817, qui fut député de la Dordogne à l'Assemblée nationale de 1871 et mourut à Périgueux, le 2 mai 1881.

Source : Les tribunaux civils de Paris pendant la Révolution (1791-1800).

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