04 décembre 2019

Chasteigner à Coblentz

Léonard de Chasteigner, 2e, âgé de 50 ans, présenté par M. de Chasteigner, son frère, brigadier de la Compagnie Écossoise, pour la campagne seulement dans ladite Compagnie. Arrivé à Coblentz le 2 février 1792 et inscrit le 3 du même mois.

(État de la Compagnie Écossoise des gardes du corps du roi à Coblentz)

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Les frères Chasteigner dans la Grande Armée

Eutrope-Alexis Chasteigner (1786-1867)

Né le 16 décembre 1786 à Bunzac (La Rochefoucauld), il est le fils de Léonard, baron du Lindois et seigneur des Deffants et de Marthe-Thérèse Binet de Moulinneuf. Son père, émigré, est fusillé à Quiberon en 1795. Eutrope-Alexis, dont la mère a été amnistiée en 1802, entre à l'École Spéciale militaire de Fontainebleau en janvier 1806. Il est nommé sous-lieutenant le 9 novembre (19 ans) dont le 22e régiment de chasseurs à cheval où servent déjà un grand nombre de nobles charentais pris sous la protection du général Garnier de La Boissière. Il sert en Prusse (1806) et en Pologne (1807). Peu attiré par le métier des armes, il donne sa démission en 1810. À la Restauration, il devient maire d'Angoulême en 1825. Sa conduite, ultra et cléricale, provoque fréquemment les libéraux. Par deux fois, il se présente aux élections législatives, mais il est toujours battu, la seconde candidature étant presque une humiliation tant son rival réalise un score écrasant. Après la révolution de Juillet, il s'exile alors sur ses terres à Bunzac. En 1835, il paye 1 872,35 francs de contributions, possédant des terres à Angoulême, à Pranzac, à Nérigean (Gironde) et à Agonac (Dordogne). Il décède le 4 février 1867 (80 ans) à Bunzac. Il était l'époux d'Anne de Cheyron. Légitimiste jusqu'à sa mort, il refuse la médaille de Saint-Hélène en 1857. Sa tombe existe encore au cimetière de Bunzac.

François-Casimir Chasteigner (1788-1873)

Frère du précédent, il est né le 18 avril 1788 à Bunzac (La Rochefoucauld. Il entre lui aussi à l'École Spéciale militaire de Saint-Cyr en juin 1806. Bénéficiant de la protection du général Garnier de La Boissière, il entre le même jour que son frère dans le 22e chasseur à cheval avec le grade de sous-lieutenant (18 ans). Après les campagnes de Prusse (1806) et de Pologne (1807), il sert en Espagne et au Portugal. Le 22 mars 1809, il a un cheval tué sous lui. Il est dispensé de service militaire pour cause de santé le 31 août 1812. Sous la première Restauration, il est incorporé dans les chevau-légers du roi. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 24 août 1814 puis obtient le grade de capitaine le 14 février 1815. Pendant les Cent-Jours, il ne sert pas. Sa conduite lui vaut d'être nommé en novembre  1815 dans le 2e régiment de la Garde royale puis chef d'escadron le 14 février 1819. Il se marie à Bordeaux avec Françoise-Eléonore Béchade, le 21 février 1821, fille de Vidal baron de Béchade, conseiller en la cour royale de Bordeaux, et de Catherine de Pelissier. Le contrat de mariage signale que les époux sont à la tête chacun d'une fortune de plus de 100 000 francs. Il est décoré de la croix de Saint-Louis le 23 mai 1825. En réforme le 14 février 1828, il obtient une retraite de 2 010 francs le 24 janvier 1838 qu'il touche à Bordeaux. Il décède à Bordeaux, au 20 rue de Rohan, le 23 mars 1873 (85 ans).

Source : Dictionnaire biographique des officiers charentais de la Grande Armée, de Stéphane Calvet.

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Inhumation de François-Joseph de Chasteigner

« Le onze décembre mil sept cent quatre vingt neuf a été inhumé messire francois-joseph chasteigner chevalier seigneur baron du lindois veuf en secondes noces de dame marie de virouleau décédé le neuf de ce mois à dix heures un quart du soir âgé de quatre vingt deux ans huit mois et vingt jours l'enterrement fait en présence de messieurs les curés soussignés au chateau des deffens... latreille archiprêtre de st projet, caroy curé d'agris, de secherre d'escossas curé de st constant, seguin curé de rancogne, thevenon curé de rivières, albert curé de bunzac. »

Source : Généalogie Charente Périgord.

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Léonard de Chasteigner et le régiment Loyal-Émigrant

Léonard de Chasteigner de La Rochepozay, chevalier, sgr des Deffends, fils de François-Joseph, chevalier, sgr baron du Lindois, et de Marie de Viroleau, sa seconde femme - ép. dans la chapelle de La Garenne, paroisse de Cellefrouin, le 27-11-1783, Marthe-Thérèse Binet du Moulin-Neuf, fille de Jean-Baptiste, sgr de La Garenne, et de Marguerite-Renée Bouhier. D'après Marthe Binet, sa veuve, Léonard de Chasteigner serait mort il y a environ six ans (Q X/8 - an X) - d'après l'acte de mariage de sa fille, en 1812, à Angoulême, il serait mort, croit-on, en Angleterre, en 1795 - dans le dossier concernant l'amnistie (F7-5868) de Léonard et Eutrope-Alexis de Chasteigner, frères, figure une attestation du vicomte de La Châtre, colonel du ci-devant régiment Loyal-Émigrant, datée de Londres le 25 mars 1803, qui déclare que les susdits, volontaires dans la compagnie des vétérans du régiment Loyal-Émigrant, sont morts en Angleterre, île de Wight, au mois de mai 1795 - amnistié le 7 prairial an XI (Q X/8 - Q XII/12 - Q XX/1 - F7/5868 - Pin. IV/66).

Source : Les émigrés charentais, 1791-1814, de Pierre Bureau.

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Déclaration et hommage

Déclaration d'appel par messire Isaac Chasteigner, chevalier, seigneur, baron du Lindois, La Graule et autres places, à Pierre Virouleau, écuyer, sieur de Marillac, de présent à Angoulême, au logis où pend l'image de saint André, de l'appel que ledit sieur du Lindois veut interjeter d'une sentence rendue par les juges présidiaux d'Angoumois et donnant congé et licence audit Virouleau de faire adjuger plusieurs cens et rentes appartenant audit Chasteigner, ce qui a été exécuté.

Hommage rendu à messire François-Marie de Pérusse, marquis des Cars et de Pranzac, par messire Léonard Chasteigner, chevalier, seigneur du Lindois, Sauvagnac, Les Deffends et Béchemore, comme étant aux droits de dame Marie Laîné, sa femme, à cause du fief, terre et seigneurie des Deffends, paroisse de Bunzac, tenu de la châtellenie de Pranzac pour un tiers, et de l'évêché d'Angoulême pour les deux autres tiers.

(Archives départementales de la Charente, 1887)

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Transaction aux Deffends

16 novembre 1747. — Accord passé aux Deffends entre François-Joseph de La Rochepozay, chevalier, seigneur, baron du Lindois, etc., fondé de procuration de Léonard de Chasteigner de La Rochepozay, chevalier, seigneur de Fontchauvaud, Les Deffends et autres lieux, et Maie Lainé, son épouse, et François Gilbert, licencié en lois, et Marc de Brême, sieur du Parc, pour vente de bois bon à couper.

(Société Archéologique et historique de la Charente, 1901)

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Le registre paroissial du Lindois

Commune du Lindois. — La mairie est au rez-de-chaussée, dans un bâtiment contigu à la maison d'école, mais distinct de celle-ci. Les collections du Bulletin des lois, du Recueil des actes administratifs, du Bulletin officiel du ministère de l'intérieur, en partie brochées, sont renfermées dans une armoire. L'état civil est relié depuis 1793 ; les anciens actes de baptêmes, mariages et sépultures, qui remontent à l'année 1668, sont conservés en cahiers et forment une série incomplète, surtout au commencement. Les actes à signaler, au point de vue de l'histoire des familles notables qui ont habité le pays, sont les suivants : Baptême de François Viroulaud, fils d'autre François, écuyer, et de demoiselle Hippolyte Pasquet, l'enfant nommé par François de Devezeau, écuyer, sieur de La Planche, et dame Marie de Lambertie, de la ville de La Rochefoucauld (20 juin 1693) ; — Mariage du fils de René de la Pisse, écuyer, et de demoiselle Anne de Sauzet, avec demoiselle Madeleine Chasteigner, fille de haut et puissant seigneur messire Pons de Chasteigner, seigneur de La Roche-Pozay, chevalier, baron du Lindois, La Garde et autres places, et de demoiselle Charlotte de Nesmond, la bénédiction nuptiale donnée en présence des parents et amis des parties, qui ont signé (5 août 1687) : — Baptême de demoiselle Magdelon Chasteigner, fille de Pons de Chasteigner, baron du Lindois, et de demoiselle Charlotte de Nesmond, l'enfant nommée par Jean Du Rousseau, écuyer, sieur de Ferrières, et demoiselle Madelon Du Rousseau, demoiselle de Puybon (25 septembre 1672) ; — Baptême de Léonard Chasteigner, fils de François-Joseph Chasteigner de La Roche-Pozay, chevalier, seigneur du Lindois, Sauvagnac, Saint-Sauveur et autres places, et de dame Élizabeth de Mazière, dame du Passage, l'enfant nommé par Léonard [Chasteigner] de La Roche-Pozay et dame Élizabeth de La Roche-Aymon du Lindois, qui ont signé (4 mai 1728) ; — Mariage de haut et puissant François-Joseph Chasteigner de La Roche-Pozay, baron du Lindois, fils de feu haut et puissant Jean Chasteigner, baron du Lindois, et de dame Élizabeth de La Roche-Aymon, avec demoiselle Élizabeth de Mazière, fille de feu Benjamin de Mazière, en son vivant chevalier, baron du Passage, et de dame N... Guillardriau (?) (23 septembre 1726) ; — Mariage de Charles de La Roussie, sieur de La Pouyade, diocèse de Périgueux, avec demoiselle Suzon de La Roche-Pozay, fille de François-Joseph Chasteigner de La Roche-Pozay, et de dame Élizabeth de Mazière (28 septembre 1750). — En dehors de ces anciens actes, il existe à la mairie une épaisse liasse d'anciens actes notariés n'ayant qu'un intérêt privé et de fort peu d'importance. Ils sont d'ailleurs dans le plus grand désordre. On conserve également dans cette mairie les délibérations du conseil municipal depuis l'an IV. — Le cadastre est en bon état ; l'atlas a été relié à neuf il y a trois ans.

(Rapports du préfet du département de la Charente, 1891)

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Pons Chasteigner contre Joseph Guerry

Entre Joseph Guerry, sieur du Roulle, demandeur en requête du premier août 1680, comparant par Mesturas, son procureur, d'une part, contre messire Pons Chasteignier de Pons, chevalier, seigneur, baron du Lindoix, défendeur, comparant par Barreaud, son procureur, d'autre part. Nous disons que dans le mois le défendeur fera sa déclaration, s'il a titres justificatifs du droit de beans & corvées, & les communiquera au demandeur; faute de ce faire, demeurera déchû de ladite communication. Fait en la cour présidiale de la sénéchaussée & siège présidial d'Angoulême, tenu audit Angoulême le 11 jour de janvier 1681, prononcé par M. Houllier, lieutenant général d'Angoumois. Signé, Vallette, commis du greffier.

Source : Code rural, d'Antoine-Gaspard Boucher d'Argis.

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Un ballet en Espagne

L'an 1644, nos cavaliers qui estoient en garnison dans Barcelone, pour se divertir au milieu de l'hiver dansèrent un ballet dont le sujet estoit, La Révolution du Siècle, où ils représentèrent les prospérités de la France & ses conquêtes en divers endroits de l'Europe. Les principaux acteurs estoient le comte de Revel, le baron de Fontaraille, le baron de Sainte Colombe, le baron de S. Germain, le baron de Launay, le baron de Lindois, le baron de Beaufort, le baron de Serillach, les sieurs Foucaut, Talon, du Mans, S. Clair, Rivedieu, du Perier, des Andrieux, de Mons, & d'Orneson. Les Catalans donnèrent à ce ballet le nom de Dança momeria hecha por los cavalleros franceses que oy assisten en la ciudad de Barcelona.

Source : Histoire du roy Louis le Grand, de Claude-François Menestrier.

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Les chevau-légers du sieur de Lindois

Sur ces entrefaites, le 26 avril au soir (1642), arrive à Lavaur la compagnie des chevau-légers de M. de Lindois, se rendant à Viviers. Mais, peu soucieux de faire double course, de Lavaur à Viviers et de Viviers à Lavaur, — l'histoire du régiment de la Couronne avait fait du chemin, — ces gendarmes refusèrent de passer outre. On consentit à lesloger en ville, pour le soir seulement. Il fut convenu que la compagnie se rendrait à Viviers le lendemain et que si, comme tout le faisait craindre, elle trouvait Viviers désert, les vivres lui seraient apportés de Lavaur. Il est probable que l'accueil fait par les gens de Viviers aux chevau-légers du sieur de Lindois fut celui dont ils avaient honoré le régiment de la Couronne, puisque, un mois après, le régiment des vaisseaux du roi arrivé à Lavaur se refusa obstinément de se rendre, à Viviers. Cette situation était intolérable et, au mois d'août, la décision des Etats, relative à l'établissement de l'étape à Viviers, fut rapportée.

(Revue historique, scientifique et littéraire du département du Tarn, 1883)

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