07 février 2020

La cure de Dournazac

Mémoire sur la cure de Dournazac, 1663. — « Saint-Sulpice de Dournazac, est une paroisse de l'évêché de Limoges de laquelle l'église paroissiale et le bourg sont en Limousin et dans le ressort du Sénéchal de Limoges et du Parlement de Bordeaux, avec plus de la moitié de la paroisse. L'autre partie de la paroisse est en Poitou, du ressort du Sénéchal de Montmorillon et du Parlement de Paris. Dans la partie qui est en Limousin est le prieuré de Notre-Dame d'Altavaux... Dans l'autre partie qui est en Poitou est la baronnie du château de Montbrun, et autour de ce château il y a un village de 7 ou 8 maisons et 3 chapelles, dont il y en a une ruinée; les autres subsistent encore, mais en pauvre estat. La cure de cette paroisse de Dournazac est, depuis trois ou quatre cens ans ou plus, unie au dit prieuré d'Altavaux et il y a en icelle un vicaire perpétuel. Ensuite de ce, le prieur d'Altavaux est dîmier général de toute la paroisse. Le vicaire perpétuel lève pourtant la dîme dans le bourg de Dournazac et dans quelques terres d'alentour, lesquelles, avec quelques autres héritages qu'il jouit, font sa pension congrue de plus de 300 #. par an. Le seigneur de Montbrun, qui est aujourd'huy le comte de Lambertie, lève la dîme des grains de presque la moitié de cette partie de la dite paroisse qui est en Poitou, laquelle il prétend être inféodée à sa baronnie de Montbrun... Depuis un mois ou cinq semaines, un certain prêtre nommé Estienne Lamothe, qui est curé de la paroisse de Pansaux, voisine de celle de Dournazac et toute située en Poitou, ayant fait venir une signature de Rome simplement sur la cure de Montbrun, sans spécifier aucune des dites chapelles ny le saint auquel elle est dédiée, a pris un visa de l'Évêque de Limoges prétendant qu'il y avoit autrefois une cure et paroisse, et y voudroit establir une cure ou vicairie perpétuelle, ce qui apporteroit grand préjudice au prieur d'Altavaux, d'autant qu'il n'y a aucun revenu de cette chapelle, et ce seroit luy qui seroit obligé de faire la pension congrue au vicaire ou curé, parce qu'il n'y a point d'ecclésiastique qui lève de dîmes dans la dite paroisse que luy et le dit vicaire perpétuel de Dournazac... M. Jean Parisien, soy disant vicaire perpétuel de la dite paroisse de Dournazac, qui semble intéressé en ceste érection d'une nouvelle cure ou vicairie perpétuelle au milieu de sa paroisse, à cause du baise-main qu'il perdroit dans la partie que cette nouvelle cure emporteroit, ne se met pas en peine. Au contraire, c'est luy qui a suscité le dit sieur Lamothe à faire ce qu'il fait, parce qu'il est mal pourveu de sa dite vicairie et se voit à la veille d'en estre débouté. Il y a déjà quelques semaines que le dit sieur Lamothe, ou le dit Parisien sous son nom, ont dit ou fait dire messe tous les dimanches et festes en une des dites chapelles, fait amasser pour les morts, fait faire le prosne et quelques autres fonctions curiales, afin de s'insinuer peu à peu, et après, demander les dîmes ou pension congrue. Néantmoins il n'y a en cette chapelle ny fons baptismaux, ny Corpus elevatum, ny croix processionnelle, ny aucun vestige qu'il y ait jamais eu de cure ou église paroissiale. Il y a quelques tombeaux ou apparence de charniers, mais on n'y a jamais vu de paroisse, ny qu'il s'y soit fait aucunes fonctions curiales... »

(Archives départementales de la Haute-Vienne, 1882)

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Gabriel de Lambertie et Isabeau de Rochechouart

Contrat de mariage de Gabriel de Lambertie et d'Isabeau de Rochechouart. 13 février 1605.

Pardevant les notaires souscripts, jurés de la Cour du scel établi aux contrats en la vicomté de Rochechouart, pour Haut et Puissant seigneur Monsieur le vicomte du dit lieu, ont été présents, en leurs personnes, établis en droits et duement soumis, Haute et Puissante Magdeleine de Bouille, veuve de Haut et Puissant Messire Louis, quand vivait, chevalier de l'ordre du Roy, capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances de Sa Majesté, Seigneur, vicomte de Rochechouart ; Hauts et Puissants. Jehan, Reigne, et Jouachin, et Isabeau de Rochechouart, enfants naturels et légitimes de feu mon dit seigneur et de ma dite Dame, demeurant et étant de présent en leur château de la Forest, paroisse de Bienna, près le dit Rochechouart et comté de Poitou d'une part ; et François de Lambertye, baron de Montbrun, seigneur des terres et seigneuries de Lambertye, Miallet, Saint-Pol la Roche et autres places, tant pour lui que pour Jeanne de Ladouze, son épouse, et promettant lui faire ratifier ces présentes, toutes et quantes, et Gabriel de Lambertye, son fils, et de la dite Ladouze, sa dite épouse, duement et suffisament autorisé du dit sieur de Lambertye, son père, demeurant au dit château de Lambertye en la comté de Périgord d'autre part ; entre lesquels de leur bon gré et volonté, ont fait les promesses et conventions de mariage, que le dit Gabriel et la dite Isabeau Damoiselle, par l'advis, conseil et consentement de la dite Dame sa mère, de Haut et Puissant Messire Jehan de Rochechouart, chevalier, vicomte du dit lieu, etc. Autre Jehan, Reigné et Jouachim ses frères ; et le dit Gabriel par l'advis, conseil et consentement du dit sieur de Lambertye, son père, de Haut et Puissant Messire Jérémie Gabriel de Ladouze, chevalier de l'ordre du Roy, seigneur du dit lieu de Ladouze et de Reillac, baron de Montencé et autres places, François de Jumilhac, écuyer sieur du dit lieu Dobax, Jean de Lambertye, ecuyer, seigneur de Prung et des Robertz, François du Chastain, ecuyer, sieur du dit lieu et des Blancs, Jean de La Faye, ecuyer, sieur de Saint-Privas, du Bois et partie de Courgnac, ledit François de Ladouze oncle, maternel,.et les autres cousins-germains et proches parents du dit sieur de Lambertye ; ont promis et juré se prendre mutuellement à femme et mari, époux légitimes, et solemniser le dit mariage en l'église catholique, apostolique et romaine, toutes fois et quantes les solemnités seron requises, gardées et observées. En faveur duquel mariage et pour la dotte de la dite Isabeau, Damoiselle, droits et successions cy après déclarés, icelle dite Dame sa mère, Jehan, Reigne et Jouachin ses frères germains, enfants du dit feu seigneur et de ma dite Dame, chacun d'iceux seul pour le tout, ont cédé, quitté, et délaissé à icelle dite Damoiselle, la terre et paroisse de Pansoulz, ses appartenances et dépendances, en tout droit de châtellenie, et juridiction et prééminences, prorogatifs et droits qu'ils ont eus en partage avec mon dit seigneur le vicomte leur frère aîné, sans aucune exception ni retenue, qu'elle tiendra en partage suivant la coutume du présent pays de Poitou, en ce qu'ils seront trouvés racheptables, les choses qui ont été alliénées, puis le dit partage, suivant le dénombrement et déclaration qui en a été donné par cy devant, qui sera joint au pied de ces présentes, par eux, ou de feu mon dit seigneur le vicomte, leur père, du revenu d'icelle paroisse et appartenances, dedans trois mois prochains, et rendre la dite terre et revenus en même état qu'elle était lorsqu'elle leur échu et fut donnée en partage, pour le revenu d'icelle, et descharges, tout et auquittange la dite Damoiselle, de toutes autres charges héréditaires, sans qu'elle, ou son dit bien à elle délaissé soit aucunement chargés ny elle inquiétée. Et pour cet effet icelle dite Dame, les dit sieurs Jean, Reigne et Jouachin ses dits enfants, et chacun d'iceux, sont pour le tout renonçant au bénéfice de division, indivision, ordre de droit et discution et éviction des biens non faits, et ma dite Dame à celle du Senat, consul. Velleyen, et par lesquelles femmes ne peuvent obliger leurs biens ou en être cautions pour autruy, et ou le feraient, ne préjudicieront à leurs droits à eux donnés ; à entendre qu'ils ont dit bien savoir, et déclarer ne se vouloir aider au préjudice de ces présentes ; et ont obligé et hypothéqué tous leurs biens présents et avenir, en faveur et pour cause duquel don et promesse cy dessus, la dite demoiselle et a promis qu'elle sera tenue quitte, et renonce comme dès aprésent, a quitté et renoncé, quitte et renonce par ces présentes aux successions diverses échues de feu mon dit seigneur le vicomte, son père, et à échoir à cause de ma dite Dame sa mère et autres collatéraux des frères et soeurs, au profit des sieurs, Jehan, Reigne, et Jouachin, leurs descendants et survivants d'eux ; toutes fois ou le dit survivant décéderait sans hoirs procréés de luy en loyal mariage ; icelle dite Damoiselle ou les siens reviendront à la substitution comme de droit. En faveur du quel mariage le dit sieur de Lambertye père pour luy, a nommé dès aprésent le dit Gabriel, son fils aîné, son heritier universel, suivant ce qui lui est permis et loisible par son contract de mariage, et icelui institué son héritier principal et universel en la moitié de tous et un chacun ses biens, tant de ceux assis au pays de droit écrit, que coutumier, sans autre plus grand droit énoncé que les coutumes du pays où sont situés et assis lui attribuassent ; et néanmoins a encore donné et donne au dit Gabriel son dit fils, par préciput, la maison entière de Lambertye, grange, bâtiment, et autres édifices, cours, jardins, aussi la garenne ainsi qu'on va de la dite maison de Lambertye au village de Lonhaigue, jusqu'au grand fossé tenant la dite garenne, et entièrement le priéx appelé le Grand priéx étant devant la dite maison, tirant au chemin qui ly va de la dite maison au village de Durmareyes et d'autre au village de Malari (?) au domaine des hoirs Antoine Vigile, et au domaine du dit sieur de Lambertye d'autre ; et encore le dit sieur de Lambertye père veut et entend que le dit Gabriel son dit fils ait les autres domaines adjacents et contigus et desquels il jouisse à sa main en baillant recompense d'une moitié des dits domaines adjacents à ses autres frères puisnés, et autres domaines à Lambertye, par advis de leurs parents communs, et que les dits enfants puisnés soient tenus prendre la dite récompense d'icelle dite moitié. A été accordé que ly Gabriel fils aîné, en faveur du dit mariage, le dit, a présentement institué son héritier en la moitié de tous biens ; icelui de ses enfants masles procréés du présent mariage, capable d'institution, tel qu'il lui plaira nommer, et à faute de nomination, le fils aîné, lequel ce fesant, le second et autres enfants masles capables d'institution s'assuivront par ordre ; et ou ny aurait d'enfant masle du dit présent mariage, pourra nommer telles des filles capables d'institution et substitution que bon luy semblera ; et ou ne nommera, la fille aînée capable sera héritière en la moitié ; et ou défaudrait, la seconde ou autre s'ensuivront par ordre ; et ou le dit Gabriel décéderait sans avoir fait la dite nomination d'héritiers, la dite nomination appartiendra à la dite Damoiselle à marier, laquelle pourra nommer pour héritier tels de leurs enfants masles capables d'institution que bon luy semblera ; et à faute d'enfant mâle, l'une ou leurs filles, en la forme et par l'ordre ci-dessus ; et ou le dit Gabriel passerait à autre mariage n'y ayant d'enfant mâle survivant du présent mariage, et qu'il y eut enfant de ses autres mariages, pourra instituer son héritier celui des enfants masles qu'il voudra nommer et choisir, et, en ce cas dès aprésent a donné à la fille ainée qui sera procréée du présent mariage, par préciput et avantage, outre sa légitimes, la somme de six mille livres. En même faveur du présent mariage a été accordé que les dits sieur et damoiselle à marier ainsy leurs enfants et famille, demeureront en la dite maison de Lambertye, compagnie au sieur et damoiselle de Lambertye père et mère, y seront nourris et entretenus bien honnestement selon leur qualité ; et ou il deviendrait qu'ils ne se pussent compâtir et qu'il fallut venir à séparation, le dit sieur de Lambertye a promis leur fournir et délivrer, maison et meubles raisonnables et délivrer revenus suffisants pour leur nourriture et entretenement selon leur dite qualité, par l'advis de leurs parents communs. Pareillement a été aussi accordé que les futurs à marier feront société entre eux par moitié en tous meubles et acquêts, sans en faire aucune avec les dits sieurs et Damoiselles de Lambertye, et à laquelle société la dite Damoiselle et le dit sieur pourront quitter et renoncer si bon leur semble dedans deux mois après le décès du mari. En cas de renonciation, les biens et héritages cy dessus transportés, seront restitués, ensemble ses vêtements, bagues, joyaux, et meubles portés par la dite Damoiselle. A laquelle Damoiselle survivante ly Gabriel fils, à l'autorité et consentemeut du dit sieur de Lambertye son père, a donné et donne surtout ses biens cy dessus à lui donnés et autres qu'il aurait, ses hypothèques ; a la dite Damoiselle sa future épouse, par forme de douaire, don, et pour avantage a cause de noces, la somme de six cent livres à rentes et revenus annuels qui lui seront payés par chacun an, tant qu'elle vivera seulement et outre la somme de sept mille livres en pure propriété a elle et aux siens, et outre luy sera fourni une maison et habitation commode, qui sera meublée commodément selon l'advis de leurs parents communs, et de laquelle maison et meubles elle jouira par forme d'usufruit tant quelle demeurera en viduité. El au cas qu'elle se remarie et qu'il y eut enfant du dit mariage, ne pourra disposer de la propriété et de la dite somme de sept mille livres, ny de tout aqui luy serait échu du profit de la dite société cy dessus, en faveur du second mari et enfant du second mariage au préjudice des enfants du présent mariage. En faveur du présent mariage ma dite Dame et mes dits, Jehan, Reigne, et Jouachin ses enfants, et des renonciations que la dite Damoiselle leur soeur fait en leur faveur, comme elles sont cy dessus ouï et prononcés, seront tenus vestir et habiller icelle demoiselle leur fille en soie et vêtement suivant sa qualité, laquelle damoiselle de même faveur répétera et ratifiera les dites renonciations par elle promises et faites cy-dessus, aussy substitutions directes et collaterales, le mariage accompli, toutes fois et quantes quelle en sera requise ; et ly le sieur futur époux sera tenu l'autoriser comme a promis. Et pour insinuer ces présentes, ou appartiendra suivant l'ordonnance, les parties ont nommé et constitué leur procureur N et le porteur des présentes à qui et chacun seul d'eux pour tous ont donné pouvoir de ce faire et l'avoir pour agréable. Tout ce que dessus icelles parties, chacune en droit soy ont stipulé et accepté, promis et juré leur foy de tenir et entretenir inviolablement pouvoir faire, ont obligé et hypothéqué tous chacun leurs biens présents et avenir, et sans que l'obligation générale préjudicie à la spéciale cy dessus déclarée, ny la spéciale à la générale, dont de leurs consentement et volontés, elles ont été jugées et condamnées, par le dit notre jugement et condamnation de la Cour du dit scel au pouvoir de laquelle, icelles se sont soumises et pour lever quand à ce. S'ensuit la teneur et dénombrement de la dite chatellenie, terre et seigneurie de Pensoulx, qui est premier, le bourg de Pensoulx ; seigle, six septiers, trois coupes et demie ; avoine, six boisseaux ; argent, trente-deux sols, six deniers ; gelines, quatre. Les Chastain, trois septiers, deux boissaux, seigle ; avoine, vingt-huit boissaux : argent, quatre livres cinq sols et quatre gelines. Le Masgonti, froment, cinq boissaux ; seigle, sept boissaux ; avoine douze boissaux ; argent dix sols et deux gelines. Les Taches, six septiers un boissau seigle, avoine vingt-sept boisseaux ; dix-huit sols et six gelines. Masbenas, froment dix coupes, seigle deux boisseaux ; avoine trente-cinq boisseaux ; seize sols en argent et une geline. Las Simoulhas et Massoubiot, seigle sept septiers, avoine quarante sept boisseaux deux coupes, argent quatre livres, gelines quatre. Le Theilliou et Legerie, deux septiers froment, seigle quatre septiers, avoine sept boisseaux, argent trente sols, gelines quatre. Theillet, froment trois septiers, seigle huit septiers, avoine cinquante boisseaux, quatre livres en argent et dix gelines. Le moulin avec les droits de moulage contrainte de banalité, icelle quelle est permise par la coutume du présent pays du Poitou et tous autres droits quelconques cy-dessus spécifiés et délaissés sans aucune réserve comme dit est. Fait et passé au dit château de La Forest après midi, le treize jour du mois de février mil six cent cinq. Signé à l'original : J. de Rochechouard, M. de Bouille. G. de Lambertye, cantractant, Lambertye contractant, J. de Rochehouard, Reigne de Rochechouard, J. de Rochechouard, Rochechouard présent, Ladouze, Le Chastain présent, François Jumilhac St Privat, Gabriel de Lambertye Lespinassie, Batardi d'Orbaine (?), Dasnives, De Trion, Dasnives de La Mouvinge, M. de Magnust, C. de Trion, Constantin des Maisons, F. Rynurd, Pinguet et de La Chouvestre, notaires. Signé Pinguet, ainsi que ly Rynaud et de Chouvestre aussi notaires, j'ai l'original, Rynaud, aussi lis Pinguet et Me Jean de la Chamust, notaires, li Pinquet a l'original des présentes devers luy. Signé, Montolon, commissaire.

Collation, extrait, et vidimus a été fait par nous notaires royaux soussignés de la ville de Périgueux d'un contrat de mariage d'entre Gabriel de Lambertye, chevalier, seigneur de Lambertye et de Isabeau de Rochechouard Dame du dit lieu, étant le dit cy-dessus des dits autres parts écrit dans deux fouilles de papier timbré de six liards le feuille, ayant été prinses sur une copie en bonne ordre et due forme écrite en parchemin. Laquelle dite copie en parchemin de la présente ont été trouvé de même teneur, et laquelle dite copie en parchemin nous a été représentée à l'instant retiré par maître Gaspard Pourtent, agent des affaires de Haute et Puissante Dame Marie Daydie Dame marquise de Lambertye, veuve de feu Haut et Puissant Messire Jean François de Lambertye vivant seigneur, marquis de Lambertye, demeurant le dit sieur Pourtent, du lieu de Beauchaud, paroisse de Ste-Croix de Marcuil, Périgord, y présent, qui a requis la dite teneur, et faire à Périgueux, les dix-septième février mil six cent soixante et dix-neuf, signé : G. Pourtent avec paraphe, pour avoir représenté et à l'instant retiré la dite copie et parchemin et requis le dit vidimus. Paliet, notaire royal avec paraphe. Desmoulins, notaire royal, héréditaire avec paraphe.

Nous Bernard de Jay, escuyer et sieur de Feurier, conseiller du Roy et son lieutenant particulier civil et criminel en la présente sénéchaussée déclarons que les seings de Paliet et Desmoulins, notaires royaux apposés au bas de l'extrait ci-dessus, sont leurs véritables seings, et qu'ils servent et exercent en la dite qualité de notaires tous les jours actuellement en la présente ville, en foy de quoy nous avons signé et fait apposer le cachet de nos armes, à Périgueux le dix septième février mil six cent soixante et dix-neuf. Signé : B. de Jay, lieutenant particulier, avec paraphe et scellé.

Les présentes, compulsées et rendues conformes a la copie passée pardevant notaires royaux à Périgueux le dix septième février mil six cent soixante et dix-neuf, légalisées le même jour et an, le réquérant Messire Jean Evrard, vicomte de La Fontagne et d'Harnoncourt, seigneur de Sorbey, y résident dans son château, à luy remis à l'instant par le notaire garde note, soussigné, résident au bailliage royal de Longuyon et demeurant en la dite ville, ce six juin mil sept cent soixante. Signé : Périnet, notaire royal.

Contrôlé à Longuyon ce six juin 1760, 4 vol. fol. 68, R, n° 4, neuf sols six deniers. Signé : Husson avec paraphe.

Source : Généalogie de la maison de Lambertie, d'André Lecler.

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Le cartulaire du Saint-Sépulcre

Pierre et Aimery Guitard firent partie de la seconde croisade : ils étaient à Jérusalem le 11 février 1156, date du serment qu'ils prêtent au Saint-Sépulcre, conjointement avec plusieurs autres chevaliers de la Marche et du Limousin, Bernard de Périgord, Guillaume de La Fargue, Hélie de Millac, Géraud de Lambertye, Hélie de Bourdeille, etc.

Source : Historique du 21e régiment de chasseurs à cheval, 1792-1814, du comte de Brémond d'Ars.

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François de Lambertie et Hélie de Bourdeille

François de Lambertie, le pieux gentilhomme de la maison du saint archevêque, éprouva aussi, en la personne de son frère et en celle de son neveu, les effets de la protection que son bon maître continuait, d'une manière toute particulière, à ses anciens serviteurs et familiers. Un double miracle, qui offre assez d'analogie avec le triple miracle que, de son vivant, le serviteur de Dieu avait opéré en faveur des frères Chalupt, de Périgueux.

« J'étais dans Poictiers, dépose Lambertie, soignant mon frère et mon neveuf, malades d'une fièvre continüe. Mon maistre estoit mort. Après luy, je n'aimois rien tant que ces deux proches. Les médecins les avoient abbandonnés, advoüant que leur mal estoit plus puissant que leurs remèdes. J'eus la pensée de les voüer au sépulcre d'Hellies, mon bienfaiteur; ce qu'ayant fait, je les conduis presque perdus à Tours, où ils n'eurent pas à très rendre leurs prières au tombeau de ce prélat, que les voilà sur pieds, et hors d'une maladie jugée incurable. »

François de Lambertie, — qui aimait Hélie de Bourdeille plus qu'il n'aimait son propre frère, — n'est pas seul à déposer sur ce miracle instantané, si remarquable, et qui explique, pour sa part, le grand concours de prières qui, dans ce XVIe siècle surtout, illustra le tombeau du saint cardinal. Son frère Raimond, est-ce le miraculé lui-même ? curé de Mialet, la paroisse dont les Lambertie sont seigneurs, apporte un témoignage conforme à celui de François, et y ajoute l'expression de sa reconnaissance personnelle pour toutes les faveurs qu'il a reçues du serviteur de Dieu :

« Remond de Lambertie, presbtre et curé de Mialet, dans le diocèse de Périgueux, dépose la mesme chose, et ne peut se lasser de reconnoistre les bienfaits qu'il avoit receu de nostre Sainct. »

Source : Le saint cardinal Hélie de Bourdeille, de Bonaventure-Théodore Poüan.

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Bans de la noblesse du Périgord

Miallet.

Madame la Comtesse de Lembertye.

Marie d'Aydie, fille de messire Armand, sgr des Bernardières, de Montcheuil, de la Barde, de Vaugoubert, et de sa première femme, Charlotte de Belcier. Née le 15 juil. 1642, son c de m. fut signé 12 ans après le 1er oct. 1654... Elle n'eut que des filles : Marie, dame de Saint-Victurnien, Miallet, Montbrun, mariée le 21 mars 1691 à Hubert, marquis de Choiseul et de la Rivière, comte de Chevigny ; Aymerie et Marie, mortes jeunes.

Source : Rôles des bans et arrière-bans de la noblesse du Périgord de 1689 à 1692, d'Aymar de de Saint-Saud.

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La cloche des seigneurs de Lambertie

Mialet. Pour se débarrasser d'un saint qui avait construit son ermitage dans les gorges de la Dronne, non loin du château de Lambertie, le diable fit gonfler les eaux de la rivière qui atteignirent l'ermitage. Son occupant était sur le point de se noyer quand un ange, dit-on, lui tendit la main et le sauva. L'ermite reconstruisit une cabane sur un plateau, au-dessus de l'ancienne. N'ayant pas de point d'eau, il creusa un étang puis pria. Dieu le remplit en une nuit. Peu après, les paysans construisirent un oratoire dont la cloche fut apportée par un ange. Plusieurs années passèrent. Un beau jour, un capitaine brutal et grossier, à qui le seigneur de la contrée avait donné des terres sur la rive droite de la Dronne, vint visiter son nouveau domaine. Il chassa une biche qui se réfugia dans l'oratoire où l'ermite priait ; l'homme pénétra dans les lieux et tira sur l'animal. L'ermite lui reprocha vivement ce sacrilège et le capitaine ordonna la démolition de l'ermitage et de la chapelle. La cloche, dont il s'était saisi lui-même pour la jeter dans l'étang, demeura dans les airs en sonnant le glas. Le capitaine perdit connaissance et, quand il retrouva ses esprits, eut honte de sa mauvaise action et demanda pardon à l'ermite. « Ta dernière heure a sonné, lui dit le saint homme, je te pardonne et prie Dieu qu'il en fasse autant. Tes fils bâtiront et s'établiront ici, et leur mort sera toujours annoncée par le son de cette cloche. » Aussitôt, le capitaine mourut. Après cet épisode, lorsqu'un seigneur de Lambertie agonisait, la cloche sortait de l'eau et sonnait le glas, plus ou moins longtemps, selon que le mourant avait été « bon ou mauvais » (SASL, I, 254 sq.).

Source : Légendes et mystères des régions de France, d'Éloïse Mozzani.

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Pierre Regnauld contre Anne-Françoise Arnauld

Acte reçu par Jean Bernard, notaire royal à Angoulême. 19-21 janvier 1765.

Procès-verbal de l'état de démeublement de la maison d'Anne-Françoise-Catherine-Marie Arnauld, ce requérant Pierre Regnauld, chevalier de la Soudière, son mari, ancien brigadier des gardes-du-corps du Roi, chevalier de St-Louis, seigneur de Goué, demeurant au logis dudit lieu, paroisse de Mansle ; conformément à l'ordonnance obtenue en raison de la plainte qu'il a formée contre les volences de sadite femme et de certains cuidams, ses « complices ». Mme Arnauld expose qu'elle a épousé le chevalier de la Soudière à 25 ans, étant veuve depuis 7 ans de M. Arnaud de Viville : elle avait vécu pendant son veuvage à Paris où l'attiraient ses parents dont quelques-uns ont l'honneur d'être parmi les premiers membres du Parlement. Sa fortune était de 10.000 livres de rente provenant de M. et Mme Guiot de Chêne, ses aïeuls maternels, et de M. et Mme Arnauld de Bouex, ses parents. M. de la Soudière âgé de 48 ou 49 ans au moment de son mariage « n'avoit pour touts biens et pour toutte ressource qu'une bandoullière de garde du Roy » ; sa femme, cependant, ne stipula point de propres dans leur contrat, et lui fit même donation de tout ce dont elle pouvait disposer. M. de la Soudière la détermina à habiter l'Angoumois, se fit donner procuration par elle, et dans trois voyages à Paris réalisa près de 150.000 livres dont il n'employa que 26.000 ou 27.000 à payer une partie du fief de Goué acquis moyennant 54.000 livres : le surplus fut dissipé au jeu, « au plaisir de table », etc. Il fut établi, à la fin de 1762, qu'il avait, en neuf ans, dépensé 14.900 livres de rente, 154.000 livres de principal, et fait plus de 60.000 livres de dettes : une séparation de biens à l'amiable fut alors décidée. Mais M. de la Soudière changea bientôt d'avis ; il alla jusqu'à vendre les meubles, vêtements et bijoux de sa femme aux fripiers d'Angoulême et de Bordeaux. Celle-ci, était réduite à demander au parlement, au mois d'avril 1764, une provision pour la faire vivre avec les deux enfants de son premier mariage ; M. de La Soudière avait gardé ses deux filles. Un arrêt de septembre 1764 condamnait son mari à lui payer 6.000 livres et à lui rendre ses vêtements et ses bijoux : il « répandit partout qu'on ne lui ôteroit les meubles et la jouissance du fief de Goué qu'après qu'il auroit arraché la vie à son épouse, à ceux qui seroient chargés de le contraindre, ou qu'il l'auroit perdue lui-même ». Maintenant, elle était accusée de vol pour avoir transporté de Goué à Angoulême, au moment où devait se faire leur séparation à l'amiable, quelques meubles et de l'argenterie ! « La dame de la Soudière auroit peut-être soutenu jusqu'à la fin le sacrifice de sa fortune entière, même de sa vie ; mais une foulle des créanciers qu'il faut satisfaire une diffamation publique, ne lui permettent plus déménagements. Ce qui auroit été auparavant prudence et générozité lui dégénéroit actuellement en crime : elle aura la satisfaction de n'avoir publié elle-même la conduitte de son mary que parce qu'il l'y a forcée, et que les sentiments d'honneur l'ont absolument exigé d'elle ».

Source : Archives départementales de la Charente.

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Le garde-marteau des eaux et forêts d'Angoumois

Le 4 avril 1763, a été inhumé dans l'église de Mornac, maître François-Xavier Gauvry, du village du Maine-Quérant, conseiller du roi, garde marteau en la maîtrise particulière des eaux et forêts d'Angoumois décédé le jour précédent au logis de Chergé à l'âge de 59 ans 3 mois, après avoir reçu tous les sacrements, en présence de La Grézille, prêtre-curé de Mornac et plusieurs autres personnes.

Au siècle précédent, le ministre Colbert, dans une lettre à l'intendant de Limoges, nous a présenté de manière succinte la maîtrise d'Angoumois : «... La maitrise d'Angoulême a, dans sa dépendance, cinq ou six forests, dont la principale est celle de Braconne, fort considérable tant par son estendue, qui est de 14 à 15,000 arpens, que par sa situation, estant proche de la rivière de Charente qui tombe à vingt lieues de là dans la mer, etc. »

La principale forêt de la maîtrise d'Angoumois, juridiction royale, est donc la Braconne. Le roi possède aussi des bois près d'Angoulême (Bois Blanc, la grande garenne, la petite garenne) et de Cognac.

François-Xavier Gauvry de La Brugère est reçu en l'office de garde-marteau des eaux et forêts d'Angoumois, le 27 juin 1740, par lettres patentes enregistrées à la grande maîtrise des Eaux et Forêts de Paris.

Cet office a été créé en 1583 par le dernier Valois et ses obligations définies notamment sous le règne de Louis XIV avec l'ordonnance de 1669 concernant les eaux et forêts du royaume. Cette ordonnance précède le code forestier en vigueur aujourd'hui en France.

Le garde-marteau est, selon l'encyclopédie Diderot, un officier des eaux et forêts, gardien du marteau du roi. Il prend part à toutes les audiences de la maîtrise à Angoulême, jouit d'une voix délibérative et de gages. En l'absence du maître particulier, il remplace celui-ci.

L'empreinte du marteau du roi est composée de trois fleurs de lys couronnées. C'est pour la juridiction l'équivalent d'un sceau. Conformément au règlement des eaux et forêts, le marteau est conservé dans un coffre fermé avec trois clefs et trois serrures.

Avec le marteau du roi, appelé aussi le marteau de la maîtrise, le garde-marteau peut procéder au martelage des arbres avant les coupes extraordinaires en forêt de Braconne, destinées par exemple à alimenter en charbon de bois les forges de Rancogne et de Ruelle, ou à fournir la matière première pour la construction navale et le port de Rochefort.

L'opération de martelage ne peut se dérouler qu'en présence des officiers de la maîtrise. Le garde-marteau possède aussi un marteau particulier avec ses initiales, qu'il utilise principalement pour marteler les arbres morts ou détruits par des orages.

Au XVIIIe siècle, la charge de garde-marteau a été exercée de père en fils par des membres de la famille Gauvry : Pierre Gauvry (†1725), puis Guy Gauvry (†1739), et enfin François-Xavier Gauvry (†1763). Le gendre de ce dernier, Jean-Pierre-Alexandre Navarre, a été le possesseur de la charge en 1789.

Sources :

• Louis de Bernage, Mémoire sur la généralité de Limoges.
• Denis Diderot, Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers.
• Daniel Garrouste, L'usage des marteaux forestiers.
• Bulletin de la Societé forestière de Franche-Comté et des Provinces des l'Est, 2008.
• Association Généalogique de la Charente, Angoulême.

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L'abjuration d'un bourgeois de Poursac

1685. — Abjuration de Michel Martin, sieur de la Brande.

« Le vingt et neufiesme jour du mois de septembre mille six cent quatre vingt cinq, Michel Martin, sieur de la Brande, paroisse de Poursac, s'est présenté devant Nous, curé de Coutures, lequel nous a dit et déclaré qu'il avait si devant vescu dans l'hérésie du luter-calvinisme (sic), mais qu'en ayant connu la fausseté il renonce présentement au susdites hérésies et proteste de se soumettre à l'avenir à la foy de la religion catholique apostolique et romane, dans laquelle il a promis de vouloir vivre et mourir, dont il nous a requis acte, ce que nous lui avons accordé et lui avons donné l'absolution de l'hérésie ; fait le jour et an que dessus en présence de Jean de la Veine, Maître chirurgien, et de Pierre Vidaud, sieur de Grandchamps, lesquels parties et tesmoins ont signé avec nous. Dupuy, curé de Coutures. »

(Société de l'histoire du protestantisme français, 1932)

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04 février 2020

Le vicomte du Puy-Montbrun à l'évêque d'Angoulême

En 1788, l'évêque d'Angoulême manda au seigneur de Thors, le vicomte du Puy-Montbrun, qu'il eût à lui rendre ses foi et hommage, aveux et dénombrements. M. du Puy-Montbrun répondit par la lettre suivante :

« Paris, hôtel de l'Empereur, rue Tournon, ce 13 juin 1788.

La lettre, monsieur, que vous avez pris la peinne de m'écrire le 1er de may, vient de m'être renvoyée ici, après avoir couru une partie du royaume, et avoir été présentée à plusieurs de mes parents portant le même nom que moy. Vous me dites dans cette lettre, monsieur, que M. l'évêque d'Augoulême désire que je luy rende mes foy, hommage, avœux et dénombrements pour mon fief de Thors; j'ai tout lieux de croire, d'après les termes de cette demande, que vous n'avez surement pas bien examiné les titres relatifs à cet objet, attendu que je n'aye point de fief de Thors relevant de l'évêché d'Angoulême ni d'ailleurs ; je ne possède en Saintonge, que la baronie de Thors et la chatelainie de Prignac. Je scais que le chateau et baronie de Thors avec certaines dépendances, relèvent de l'évêché d'Angoulême ; mais cet objet n'est point un fief, c'est au contraire une terre titrée, avec haute, moyenne et basse justice et tous les droits possibles que les terres peuvent avoir dans la coutume de Saint-Jean d'Angély.

Segondement si vous aves parcouru les titres de cette mouvence, vous aves deu y voire, que le seigneur de Thors, ne peut et ne doit rendre son hommage au seigneur évêque d'Angoulême, que sur le bord des premiers fossés du château de la baronie de Thors, ou le seigneur eveque est tenu de venir le recevoir en personne , vous voyés donc par la, que je ne peut être en retard vis à vis de M. l'eveque, à qui je ne peut rien fournir, qu'au preallable il ne soit venu recevoir son hommage sur les lieux même, comme le porte et l'exige les titres. Comme je suis pas dans cette terre, que le service du roy ne me permet pas de sçavoir au juste le moment ou j'aurés la faculté de my rendre pour estre a porté d'y recevoir M. l'eveque, et de luy servir son hommage, je vous prie de lui faire part de ce que je vous mande icy et de luy adjouter que j'aurés l'honneur de le voire lorsque je serés en Saintonge, pour conférer avec luy sur cet objet, et qu'enfin je me ferés toujours un vraye plaisir de luy rendre tout ce que je pourés luy devoir à cet égard comme à tous autres, autent que les sirconstences pouront le permettre, sans compromettre nos droits respectifs ; voilla tout ce que je peut repondre dans le moment présent, en vous assurent des sentiments avec lesquels

J'ai l'honneur d'etre, monsieur, votre très-humble et obeissant serviteur,

Le Vicomte du Puy-Montbrun.

Si vous désirés que vos lettres me parviennent promptement, il faut, monsieur, en souscrire l'adresse : A Mr le Vte du Puy-Montbrun, colonel d'infanterie.

(Suscription) : A Monsieur Monsieur de Sain, avocat en parlement, au palais épiscopal d'Angoulème, à Angoulème. »

Source : Terres et fiefs relevant de l'évêque d'Angoulême au ler janvier 1789, de Edmond Sénemaud.

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