07 février 2020

Le régiment de Lambertie

Historique du régiment de Lambertie (ou Lambertye) :

Pendant la guerre de Trente Ans, un nouveau régiment d'infanterie française est levé le 5 février 1632 par Gabriel de Lambertie (ou Lambertye), chevalier, baron de Montbrun, seigneur de Mialet, Pensol et autres lieux. Lambertie est le chef de la famille du même nom, et le gendre de Louis de Pontville, vicomte de Rochechouart.

Les soldats du régiment de Lambertie participent à l'invasion du duché de Lorraine par la France. Après le traité de Liverdun signé le 26 juin 1632, ils prennent possession de la citadelle de Stenay au nom du roi Louis XIII. Le régiment est réformé au mois d'octobre mais la paix est de courte durée.

En 1633, les troupes françaises envahissent une nouvelle fois la Lorraine. Le duc Charles IV est contraint d'abdiquer l'année suivante. Le 10 juillet 1634, le régiment de Lambertie est rétabli et tient garnison dans la capitale Nancy.

Il est envoyé au siège de La Mothe sous le commandement du maréchal de La Force. Un officier, François de Beaupoil, y est mortellement blessé.

Le sieur de Lambertie, colonel du régiment, s'y distingue particulièrement. Ce dernier est nommé lieutenant au gouvernement de Nancy et commandant effectif de la place forte en l'absence du maréchal du Hallier.

En 1637, le régiment est à l'abbaye d'Auberive pour le logement des gens de guerre.

En 1639, on peut le situer près de Lunéville, au siège du château de Moyen. Le 2 janvier 1641, le sieur de Lambertie est avec la municipalité de Nancy et le maréchal du Hallier à la consécration du couvent des dominicains.

En 1643, il reçoit une lettre du cardinal Mazarin, louant son zèle et sa fidélité. Le 14 juin 1644, ses terres sont érigées en comté de Lambertie par lettres enregistrées au Châtelet de Paris.

En 1646, il se démet de son régiment et de sa lieutenance en faveur de son fils, Jean de Lambertie, déjà lieutenant-colonel. Les soldats quittent Nancy cette même année et le régiment est éclaboussé par l'affaire des enrôlements fictifs.

Le 3 janvier 1647, le régiment est donné à Jean-Charles de Senneterre, comte de Brinon. Il s'illustre encore à la prise de Commercy en 1653, avant d'être finalement licencié le 20 juillet 1660.

Officiers :

- Gabriel de Lambertie, colonel au régiment de son nom.
- Jean de Lambertie, lieutenant-colonel au régiment de son père.
- Jacques de Belcastel, capitaine au régiment de Lambertie
- Jean de Maumont, capitaine au régiment de Lambertie.
- Jean de Jaubert, capitaine au régiment de Lambertie.
- Jean de La Faye, capitaine au régiment de Lambertie.
- Simon de La Tour, capitaine au régiment de Lambertie.
- François & Antoine de Beaupoil, lieutenant & enseigne au régiment de Lambertie.

Références :

- Histoire de l'ancienne infanterie française, 1853.
- Lettres du cardinal Mazarin pendant son ministère, 1872.
- La Lorraine pendant le gouvernement de la Ferté Sénectère, 1906.
- Histoire de Nancy, 1908.

Illustrations :

Le château des comtes de Lambertie, paroisse de Mialet, diocèse de Périgueux, d'après un dessin de Jules de Verneilh.

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Le 3e et dernier comte de Lambertie, Jean-François de Lambertie, décédé en 1667, d'après un portrait de famille.

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Source : Généalogie Charente Périgord.

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Vente du château de La Tranchade

Contrat de vente fait par dame Marie d'Aydie, comtesse de Lambertye, veuve, à François Normand, écuyer, sieur des Bournis, le 7 novembre 1667, moyennant la somme de 43,500 livres, de la terre et seigneurie de La Tranchade, ledit contrat reçu par Quillat, notaire royal.

(Inventaire-sommaire des archives départementales de la Charente, 1887)

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Maison de la comtesse de Lambertye

Cette maison, faisant le coin du passage et du coude conduisant à l'église, est désignée dans les actes sous le nom de « maison de la grande encoignure ». Elle était en construction quand elle fut louée le 29 mars 1660, pour neuf ans, au loyer de 1250 livres, à Alexandre Le Rebours, neveu de Michel Chamillart et substitut du procureur général, qui fut remplacé, le 15 juin 1682, par Jean Guyot, avocat, au loyer de 1300 livres, et celui-ci, le 6 septembre 1711, par Marie Daydie, veuve de Jean-François, comte de Lambertye, et Antoine-René de Ranconnet, comte de Noyant, au loyer de 1350 livres. Le 27 janvier 1719, le second renouvela le bail pour lui seul, à 1400 livres, mais loua la même année l'hôtel de Torpanne et céda son bail, le 13 avril 1720, à Pierre-Claude Demilanges, valet de chambre du roi.

(Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France, 1935)

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Lettre de Jean-Louis Guez de Balzac

Je voudrais bien que nous puissions trouver à Paris un homme qui eut besoin de condition, & qui puit venir ici; que cet homme fut savant de la bonne sorte, & capable d'enseigner la langue latine, l'histoire, & la géographie à un jeune gentilhomme de dix à douze ans, il aurait bouche à cour, comme on dit, & quatre ou cinq cents livres par an, & obligerait de plus, des personnes très reconnaissantes. Il suffit que je m'adresse à vous, & vous me ferez un singulier plaisir de vous mettre en quête pour cela. Le père de l'enfant se nomme le comte de Lambertie, & est marié avec une de mes cousines germaines.

(Les œuvres de Monsieur de Balzac, 1651)

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La justice et l'église de Miallet

En ce qui concerne la haute, moyenne et basse justice de la seigneurie de Lambertie sur la paroisse de Miallet, voici les noms de quelques-uns des officiers et magistrats de cette juridiction : en 1642, M. Me Depuiffe était juge, Gadonney, procureur d'office, et de Labrousse, greffier de la juridiction de Mellet. — Louis Duroy était greffier eu 1670. — Jean Boutineau était procureur d'office du comté et de la juridiction de Lambertie en 1680. — En 1740, Léonard Judet est qualifié déjuge de Miallet et de Pansol. — En 1766, Roger, juge, Vincent Dubarry, Jean de Lacongerie, Pierre Judet de Lacombe, procureurs. — En 1767, Profit, greffier, Desbordes, procureur. — En 1770, Jean Lacotte était procureur d'office de la comté de Lambertie. — Il résulte, d'autre part, d'un acte de prise de corps, dressé le 5 juillet 1759 par Laroussie, sergent, que la prison de celte juridiction se trouvait au château de Lambertie où fut consigné un délinquant sous la garde de Jean Gaillard, concierge, par les sieurs Champagnac, brigadier, Durepaire et Cherchouly, cavaliers de la maréchaussée de te brigade de Nontron. L'existence de cette prison fut probablement, comme pour le château de Montbrun, la cause déterminante du saccagement de celui de Lambertie, et il est vraisemblable aussi que plus d'un démolisseur avait déjà fait connaissance avec elle. C'est ce qui expliquerait la conservation, à cette même époque, de presque tous les castels du Nontronnais, dont les seigneurs n'avaient pas l'exercice de la haute justice et le droit de prison.

Tel fut, dans le passé, l'état civil et judiciaire de la commune de Miallet, et il ne nous reste plus qu'à rechercher quel put être celui de son ancienne paroisse au point de vue religieux. Or, la cure de Miallet et son église, dédiée à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, dépendaient de l'ancien archiprêtré de Thiviers et étaient à la nomination de l'évêque de Périgueux. Cette cure fut desservie par François de Lambertye, escuyer, curé de Melet et prieur de Saint-Raphaël, habitant au lieu noble de Lambertye en 1574; Martial de Lamousnerie en 1669; messire Pierre de Saleton en 1762, époque à laquelle l'église fut l'objet de réparations importantes, suivant procès-verbal d'adjudication des travaux à effectuer, dressé le 24 avril à la requête de M. Dugenet, syndic fabricien; et par Pierre Boucheton en 1769, et lors de la fondation et du baptême de la principale cloche, laquelle eut pour parrain et marraine : très-haut et très-puissant seigneur Jacques-Louis-Charles-Gabriel Chapt de Rastignac, chevalier, seigneur marquis de Chapt, comte de Ribeyrac, vicomte de Peluche et de Montagrier, comte de Lambertie, marquis de Bernardière, seigneur des chastellenies de La-Ville-aux-Clercs, Richery, Corbigny, Montmédit et autres places, et très-haute et très-puissante dame Gabrielle de Roffignac, marquise de Javerlhac. Cette cloche existait encore en janvier 1876, et le 24 octobre de la même année, Monseigneur Dabert, évêque de Périgueux, en a baptisé deux autres, qui eurent pour parrains : M. Millet, maire de Miallet, et M. le marquis de Lambertie; pour marraines : Mesdames Desroches et Dugenest.

Constatons enfin que la famille de Lambertie avait droit de tombeau dans cette église, ainsi qu'il résulte du testament, à la date du 1er juillet 1660, de haute et puissante dame Aymerye de Nesmond, veuve de messire François de Lambertie, demeurant au château de Montbrun, par lequel ladite dame veut :

« Que son corps soit enterré en l'esglise du bourg de Mialet dans les sépultures et tombeaux ou le corps dudit feu seigneur comte de Lambertye son espoux aurait esté mis. »

(Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1879)

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Un aveu et dénombrement en 1599

Gabriel de Lambertie rendit, le 10 juin 1599, hommage au roi de Navarre, vicomte de Limoges, de la terre de Lambertie et en fournit le dénombrement, dont l'extrait suivant fera suffisamment connaître l'importance, ainsi que l'étendue et la nature des divers droits seigneuriaux :

« Adveu et dénombrement que mest bailhe et fourny pardevant nous Jacques Lemousnier chevailher seigneur de Roufiat conseiller du Roy trésorier de France et gênerai de ses finances en la généralité de Limoges commissaire deppute par Sa Majesté... Messire Gabriel de Lambertie chevalhier seigneur dudit lieu Mellet Pansoux et baron de Montbrun suivant l'homage par luy rendu à Sa Majesté à cause de sa dicte vicomte de Limoges entre nos mains le dixiesme du moys de juing dernier pour raison de son chasteau seigneurie et chastellenyes de Lambertye et de Mellet. Et premièrement advoir ledit seigneur de Lambertie tenir du Roy notre sire et à cause de la vicomte de Limoges lesdits chasteau seigneurie et chastellenyes de Lambertie et de Mellet consistant en ses bastiments pavylhons tours machycoulis gyrouettes flans guerittes courtines fosses coulvrines canons pour la tuerie fuyes garennes jardins vergers près boys terres claus estangs serves et pescheries avec le droict de pescher sur les ruisseaux et rivière de la Dronne dans l'estendue de ses dictes terre et seigneurie fours et moullins baneaux halles vigerie péage des plassages guet charoys et generallement tous aultres droicts et debvoirs seigneuriaux et féodaux de taille et dacaptement et toutes justices aulte moyenne basse mere raiste et impere sur tous les hommes vassaux et tenantiers qui sont en et audedans lesdits lieux et seigneurie de Lambertye et de Mellet confrontant aux terres de la baronnie de Montbrun et de Pansoux appartenantes audit seigneur de Lambertye en la sénéchaussée de Poictou d'une part aux terres et paroisses de Chaslus Dournazat et de la chapelle Montbrandeix sesneschaussee du Limousin daultre, et aux paroisses de Firbeix Freijot Sainte-Marye Sainct-Jory et Sainct-Sault seneschaussée du Perigord. »

Suit le détail des métairies, des étangs, moulins, tènements et villages arrentés, ainsi que le détail des autres rentes foncières et directes sur des maisons du bourg de Miallet, de la basse ville et de la haute ville de Châlus et sur des tènements dans les paroisses de Saint-Saud et de Milhac, ainsi que dans celles de Dournazac et de La Chapelle-Montbrandeix mouvantes ces deux dernières de la baronnie de Montbrun.

Il se maria le 3 février 1605 avec Isabeau de Rochechouart, et il obtint par lettres du 1er juin 1644 l'érection en comté de la seigneurie de Lambertie y comprise celle de Montbrun.

(Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1879)

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La terre d'Échillais

Joseph-Henri de Beaumont mourait quelques mois après et le 9 décembre 1724 il était enterré dans l'église d'Échillais. Sa veuve vécut de longues années encore et se retira chez les ursulines de Saint-Jean-d'Angély. Elle donna procu ration à son fils de gérer ses biens, car elle avait eu plusieurs enfants de son mariage avec le seigneur d'Échillais. À la mort de son mari il ne lui restait plus qu'un fils Charles-Henri de Beaumont et une fille Marie-Anne-Victoire, qui épousera plus tard Henri-Alexandre Guiton de Maulévrier. Ils étaient encore bien jeunes à la mort de leur père. Leur mère choisit un procureur chargé d'administrer leurs biens, grevés des rentes à servir à leur tante Marie-Anne de Beaumont. II semble que Charles de Beaumont dut jouir tranquillement de la terre d'Échillais. Cependant, à peine le long procès avec les héritiers de la comtesse de Lambertie sera-t-il terminé qu'il lui faudra plaider contre son beau-frère au décès de sa sœur Marie-Anne-Victoire. La mort de Jean-Hippolyte de Beaumont, puis celle de Léon de Beaumont, ses oncles, seront cause de nouveaux procès. Quelques mois seulement avant sa mort il pourra se regarder comme l'unique seigneur d'Échillais. Cela n'aura pas été sans peine. Lorsque Marie de Lambertie, marquise de Choiseul mourut, le 17 novembre 1710, comme elle ne laissait pas d'enfants, la terre d'Échillais revint à sa mère Marie d'Aydie, comtesse de Lambertie, fille elle-même de Charlotte de Belcier de qui elle l'avait héritée. En 1712, Marie d'Aydie étant morte à son tour sans autres enfants, des héritiers nombreux se présentèrent. C'étaient : Marie de Lambertie, veuve de Robert de Lanjoberte ; autre Marie de Lambertie épouse de Jean Roux, seigneur des Gombeaux ; Martial de Verthamont, seigneur de la Robinière, Jean de Verthamont, seigneur de la Vauzelle ; Marie-Elisabeth de Verthamont, épouse de Nicolas Goudin, seigneur du Breuil. Étaient venus se joindre à eux : Antoire de Ramonnet comte de Noyan et Charité Armand d'Aydie de Ribérac qui avaient pris hypothèques sur les biens de la marquise de Choiseul. D'autre part, les de Beaumont ; non seulement les treize enfants d'Henri de Beaumont, mais encore ceux de Marie de Beaumont ; se présentaient comme héritiers d'Échillais, en vertu de la coutume de Saint-Jean-d'Angély, parce que, explique un long mémoire du 5 décembre 1712, cette coutume suit la règle Paterna paternis. Après avoir été jugée à Bordeaux et à Aix, l'affaire vint à Paris. Le 31 août 1722, un arrêt de la grand' chambre du Parlement de Paris donna définitivement la propriété de la terre d'Échillais aux de Beaumont en qualité d'héritiers de Marie d'Aydie du côté et ligne de Louis de Belcier et Charlotte Goumard.

Source : Échillais et ses seigneurs, de Georges Barbotin.

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La cure de Dournazac

Mémoire sur la cure de Dournazac, 1663. — « Saint-Sulpice de Dournazac, est une paroisse de l'évêché de Limoges de laquelle l'église paroissiale et le bourg sont en Limousin et dans le ressort du Sénéchal de Limoges et du Parlement de Bordeaux, avec plus de la moitié de la paroisse. L'autre partie de la paroisse est en Poitou, du ressort du Sénéchal de Montmorillon et du Parlement de Paris. Dans la partie qui est en Limousin est le prieuré de Notre-Dame d'Altavaux... Dans l'autre partie qui est en Poitou est la baronnie du château de Montbrun, et autour de ce château il y a un village de 7 ou 8 maisons et 3 chapelles, dont il y en a une ruinée; les autres subsistent encore, mais en pauvre estat. La cure de cette paroisse de Dournazac est, depuis trois ou quatre cens ans ou plus, unie au dit prieuré d'Altavaux et il y a en icelle un vicaire perpétuel. Ensuite de ce, le prieur d'Altavaux est dîmier général de toute la paroisse. Le vicaire perpétuel lève pourtant la dîme dans le bourg de Dournazac et dans quelques terres d'alentour, lesquelles, avec quelques autres héritages qu'il jouit, font sa pension congrue de plus de 300 #. par an. Le seigneur de Montbrun, qui est aujourd'huy le comte de Lambertie, lève la dîme des grains de presque la moitié de cette partie de la dite paroisse qui est en Poitou, laquelle il prétend être inféodée à sa baronnie de Montbrun... Depuis un mois ou cinq semaines, un certain prêtre nommé Estienne Lamothe, qui est curé de la paroisse de Pansaux, voisine de celle de Dournazac et toute située en Poitou, ayant fait venir une signature de Rome simplement sur la cure de Montbrun, sans spécifier aucune des dites chapelles ny le saint auquel elle est dédiée, a pris un visa de l'Évêque de Limoges prétendant qu'il y avoit autrefois une cure et paroisse, et y voudroit establir une cure ou vicairie perpétuelle, ce qui apporteroit grand préjudice au prieur d'Altavaux, d'autant qu'il n'y a aucun revenu de cette chapelle, et ce seroit luy qui seroit obligé de faire la pension congrue au vicaire ou curé, parce qu'il n'y a point d'ecclésiastique qui lève de dîmes dans la dite paroisse que luy et le dit vicaire perpétuel de Dournazac... M. Jean Parisien, soy disant vicaire perpétuel de la dite paroisse de Dournazac, qui semble intéressé en ceste érection d'une nouvelle cure ou vicairie perpétuelle au milieu de sa paroisse, à cause du baise-main qu'il perdroit dans la partie que cette nouvelle cure emporteroit, ne se met pas en peine. Au contraire, c'est luy qui a suscité le dit sieur Lamothe à faire ce qu'il fait, parce qu'il est mal pourveu de sa dite vicairie et se voit à la veille d'en estre débouté. Il y a déjà quelques semaines que le dit sieur Lamothe, ou le dit Parisien sous son nom, ont dit ou fait dire messe tous les dimanches et festes en une des dites chapelles, fait amasser pour les morts, fait faire le prosne et quelques autres fonctions curiales, afin de s'insinuer peu à peu, et après, demander les dîmes ou pension congrue. Néantmoins il n'y a en cette chapelle ny fons baptismaux, ny Corpus elevatum, ny croix processionnelle, ny aucun vestige qu'il y ait jamais eu de cure ou église paroissiale. Il y a quelques tombeaux ou apparence de charniers, mais on n'y a jamais vu de paroisse, ny qu'il s'y soit fait aucunes fonctions curiales... »

(Archives départementales de la Haute-Vienne, 1882)

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Gabriel de Lambertie et Isabeau de Rochechouart

Contrat de mariage de Gabriel de Lambertie et d'Isabeau de Rochechouart. 13 février 1605.

Pardevant les notaires souscripts, jurés de la Cour du scel établi aux contrats en la vicomté de Rochechouart, pour Haut et Puissant seigneur Monsieur le vicomte du dit lieu, ont été présents, en leurs personnes, établis en droits et duement soumis, Haute et Puissante Magdeleine de Bouille, veuve de Haut et Puissant Messire Louis, quand vivait, chevalier de l'ordre du Roy, capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances de Sa Majesté, Seigneur, vicomte de Rochechouart ; Hauts et Puissants. Jehan, Reigne, et Jouachin, et Isabeau de Rochechouart, enfants naturels et légitimes de feu mon dit seigneur et de ma dite Dame, demeurant et étant de présent en leur château de la Forest, paroisse de Bienna, près le dit Rochechouart et comté de Poitou d'une part ; et François de Lambertye, baron de Montbrun, seigneur des terres et seigneuries de Lambertye, Miallet, Saint-Pol la Roche et autres places, tant pour lui que pour Jeanne de Ladouze, son épouse, et promettant lui faire ratifier ces présentes, toutes et quantes, et Gabriel de Lambertye, son fils, et de la dite Ladouze, sa dite épouse, duement et suffisament autorisé du dit sieur de Lambertye, son père, demeurant au dit château de Lambertye en la comté de Périgord d'autre part ; entre lesquels de leur bon gré et volonté, ont fait les promesses et conventions de mariage, que le dit Gabriel et la dite Isabeau Damoiselle, par l'advis, conseil et consentement de la dite Dame sa mère, de Haut et Puissant Messire Jehan de Rochechouart, chevalier, vicomte du dit lieu, etc. Autre Jehan, Reigné et Jouachim ses frères ; et le dit Gabriel par l'advis, conseil et consentement du dit sieur de Lambertye, son père, de Haut et Puissant Messire Jérémie Gabriel de Ladouze, chevalier de l'ordre du Roy, seigneur du dit lieu de Ladouze et de Reillac, baron de Montencé et autres places, François de Jumilhac, écuyer sieur du dit lieu Dobax, Jean de Lambertye, ecuyer, seigneur de Prung et des Robertz, François du Chastain, ecuyer, sieur du dit lieu et des Blancs, Jean de La Faye, ecuyer, sieur de Saint-Privas, du Bois et partie de Courgnac, ledit François de Ladouze oncle, maternel,.et les autres cousins-germains et proches parents du dit sieur de Lambertye ; ont promis et juré se prendre mutuellement à femme et mari, époux légitimes, et solemniser le dit mariage en l'église catholique, apostolique et romaine, toutes fois et quantes les solemnités seron requises, gardées et observées. En faveur duquel mariage et pour la dotte de la dite Isabeau, Damoiselle, droits et successions cy après déclarés, icelle dite Dame sa mère, Jehan, Reigne et Jouachin ses frères germains, enfants du dit feu seigneur et de ma dite Dame, chacun d'iceux seul pour le tout, ont cédé, quitté, et délaissé à icelle dite Damoiselle, la terre et paroisse de Pansoulz, ses appartenances et dépendances, en tout droit de châtellenie, et juridiction et prééminences, prorogatifs et droits qu'ils ont eus en partage avec mon dit seigneur le vicomte leur frère aîné, sans aucune exception ni retenue, qu'elle tiendra en partage suivant la coutume du présent pays de Poitou, en ce qu'ils seront trouvés racheptables, les choses qui ont été alliénées, puis le dit partage, suivant le dénombrement et déclaration qui en a été donné par cy devant, qui sera joint au pied de ces présentes, par eux, ou de feu mon dit seigneur le vicomte, leur père, du revenu d'icelle paroisse et appartenances, dedans trois mois prochains, et rendre la dite terre et revenus en même état qu'elle était lorsqu'elle leur échu et fut donnée en partage, pour le revenu d'icelle, et descharges, tout et auquittange la dite Damoiselle, de toutes autres charges héréditaires, sans qu'elle, ou son dit bien à elle délaissé soit aucunement chargés ny elle inquiétée. Et pour cet effet icelle dite Dame, les dit sieurs Jean, Reigne et Jouachin ses dits enfants, et chacun d'iceux, sont pour le tout renonçant au bénéfice de division, indivision, ordre de droit et discution et éviction des biens non faits, et ma dite Dame à celle du Senat, consul. Velleyen, et par lesquelles femmes ne peuvent obliger leurs biens ou en être cautions pour autruy, et ou le feraient, ne préjudicieront à leurs droits à eux donnés ; à entendre qu'ils ont dit bien savoir, et déclarer ne se vouloir aider au préjudice de ces présentes ; et ont obligé et hypothéqué tous leurs biens présents et avenir, en faveur et pour cause duquel don et promesse cy dessus, la dite demoiselle et a promis qu'elle sera tenue quitte, et renonce comme dès aprésent, a quitté et renoncé, quitte et renonce par ces présentes aux successions diverses échues de feu mon dit seigneur le vicomte, son père, et à échoir à cause de ma dite Dame sa mère et autres collatéraux des frères et soeurs, au profit des sieurs, Jehan, Reigne, et Jouachin, leurs descendants et survivants d'eux ; toutes fois ou le dit survivant décéderait sans hoirs procréés de luy en loyal mariage ; icelle dite Damoiselle ou les siens reviendront à la substitution comme de droit. En faveur du quel mariage le dit sieur de Lambertye père pour luy, a nommé dès aprésent le dit Gabriel, son fils aîné, son heritier universel, suivant ce qui lui est permis et loisible par son contract de mariage, et icelui institué son héritier principal et universel en la moitié de tous et un chacun ses biens, tant de ceux assis au pays de droit écrit, que coutumier, sans autre plus grand droit énoncé que les coutumes du pays où sont situés et assis lui attribuassent ; et néanmoins a encore donné et donne au dit Gabriel son dit fils, par préciput, la maison entière de Lambertye, grange, bâtiment, et autres édifices, cours, jardins, aussi la garenne ainsi qu'on va de la dite maison de Lambertye au village de Lonhaigue, jusqu'au grand fossé tenant la dite garenne, et entièrement le priéx appelé le Grand priéx étant devant la dite maison, tirant au chemin qui ly va de la dite maison au village de Durmareyes et d'autre au village de Malari (?) au domaine des hoirs Antoine Vigile, et au domaine du dit sieur de Lambertye d'autre ; et encore le dit sieur de Lambertye père veut et entend que le dit Gabriel son dit fils ait les autres domaines adjacents et contigus et desquels il jouisse à sa main en baillant recompense d'une moitié des dits domaines adjacents à ses autres frères puisnés, et autres domaines à Lambertye, par advis de leurs parents communs, et que les dits enfants puisnés soient tenus prendre la dite récompense d'icelle dite moitié. A été accordé que ly Gabriel fils aîné, en faveur du dit mariage, le dit, a présentement institué son héritier en la moitié de tous biens ; icelui de ses enfants masles procréés du présent mariage, capable d'institution, tel qu'il lui plaira nommer, et à faute de nomination, le fils aîné, lequel ce fesant, le second et autres enfants masles capables d'institution s'assuivront par ordre ; et ou ny aurait d'enfant masle du dit présent mariage, pourra nommer telles des filles capables d'institution et substitution que bon luy semblera ; et ou ne nommera, la fille aînée capable sera héritière en la moitié ; et ou défaudrait, la seconde ou autre s'ensuivront par ordre ; et ou le dit Gabriel décéderait sans avoir fait la dite nomination d'héritiers, la dite nomination appartiendra à la dite Damoiselle à marier, laquelle pourra nommer pour héritier tels de leurs enfants masles capables d'institution que bon luy semblera ; et à faute d'enfant mâle, l'une ou leurs filles, en la forme et par l'ordre ci-dessus ; et ou le dit Gabriel passerait à autre mariage n'y ayant d'enfant mâle survivant du présent mariage, et qu'il y eut enfant de ses autres mariages, pourra instituer son héritier celui des enfants masles qu'il voudra nommer et choisir, et, en ce cas dès aprésent a donné à la fille ainée qui sera procréée du présent mariage, par préciput et avantage, outre sa légitimes, la somme de six mille livres. En même faveur du présent mariage a été accordé que les dits sieur et damoiselle à marier ainsy leurs enfants et famille, demeureront en la dite maison de Lambertye, compagnie au sieur et damoiselle de Lambertye père et mère, y seront nourris et entretenus bien honnestement selon leur qualité ; et ou il deviendrait qu'ils ne se pussent compâtir et qu'il fallut venir à séparation, le dit sieur de Lambertye a promis leur fournir et délivrer, maison et meubles raisonnables et délivrer revenus suffisants pour leur nourriture et entretenement selon leur dite qualité, par l'advis de leurs parents communs. Pareillement a été aussi accordé que les futurs à marier feront société entre eux par moitié en tous meubles et acquêts, sans en faire aucune avec les dits sieurs et Damoiselles de Lambertye, et à laquelle société la dite Damoiselle et le dit sieur pourront quitter et renoncer si bon leur semble dedans deux mois après le décès du mari. En cas de renonciation, les biens et héritages cy dessus transportés, seront restitués, ensemble ses vêtements, bagues, joyaux, et meubles portés par la dite Damoiselle. A laquelle Damoiselle survivante ly Gabriel fils, à l'autorité et consentemeut du dit sieur de Lambertye son père, a donné et donne surtout ses biens cy dessus à lui donnés et autres qu'il aurait, ses hypothèques ; a la dite Damoiselle sa future épouse, par forme de douaire, don, et pour avantage a cause de noces, la somme de six cent livres à rentes et revenus annuels qui lui seront payés par chacun an, tant qu'elle vivera seulement et outre la somme de sept mille livres en pure propriété a elle et aux siens, et outre luy sera fourni une maison et habitation commode, qui sera meublée commodément selon l'advis de leurs parents communs, et de laquelle maison et meubles elle jouira par forme d'usufruit tant quelle demeurera en viduité. El au cas qu'elle se remarie et qu'il y eut enfant du dit mariage, ne pourra disposer de la propriété et de la dite somme de sept mille livres, ny de tout aqui luy serait échu du profit de la dite société cy dessus, en faveur du second mari et enfant du second mariage au préjudice des enfants du présent mariage. En faveur du présent mariage ma dite Dame et mes dits, Jehan, Reigne, et Jouachin ses enfants, et des renonciations que la dite Damoiselle leur soeur fait en leur faveur, comme elles sont cy dessus ouï et prononcés, seront tenus vestir et habiller icelle demoiselle leur fille en soie et vêtement suivant sa qualité, laquelle damoiselle de même faveur répétera et ratifiera les dites renonciations par elle promises et faites cy-dessus, aussy substitutions directes et collaterales, le mariage accompli, toutes fois et quantes quelle en sera requise ; et ly le sieur futur époux sera tenu l'autoriser comme a promis. Et pour insinuer ces présentes, ou appartiendra suivant l'ordonnance, les parties ont nommé et constitué leur procureur N et le porteur des présentes à qui et chacun seul d'eux pour tous ont donné pouvoir de ce faire et l'avoir pour agréable. Tout ce que dessus icelles parties, chacune en droit soy ont stipulé et accepté, promis et juré leur foy de tenir et entretenir inviolablement pouvoir faire, ont obligé et hypothéqué tous chacun leurs biens présents et avenir, et sans que l'obligation générale préjudicie à la spéciale cy dessus déclarée, ny la spéciale à la générale, dont de leurs consentement et volontés, elles ont été jugées et condamnées, par le dit notre jugement et condamnation de la Cour du dit scel au pouvoir de laquelle, icelles se sont soumises et pour lever quand à ce. S'ensuit la teneur et dénombrement de la dite chatellenie, terre et seigneurie de Pensoulx, qui est premier, le bourg de Pensoulx ; seigle, six septiers, trois coupes et demie ; avoine, six boisseaux ; argent, trente-deux sols, six deniers ; gelines, quatre. Les Chastain, trois septiers, deux boissaux, seigle ; avoine, vingt-huit boissaux : argent, quatre livres cinq sols et quatre gelines. Le Masgonti, froment, cinq boissaux ; seigle, sept boissaux ; avoine douze boissaux ; argent dix sols et deux gelines. Les Taches, six septiers un boissau seigle, avoine vingt-sept boisseaux ; dix-huit sols et six gelines. Masbenas, froment dix coupes, seigle deux boisseaux ; avoine trente-cinq boisseaux ; seize sols en argent et une geline. Las Simoulhas et Massoubiot, seigle sept septiers, avoine quarante sept boisseaux deux coupes, argent quatre livres, gelines quatre. Le Theilliou et Legerie, deux septiers froment, seigle quatre septiers, avoine sept boisseaux, argent trente sols, gelines quatre. Theillet, froment trois septiers, seigle huit septiers, avoine cinquante boisseaux, quatre livres en argent et dix gelines. Le moulin avec les droits de moulage contrainte de banalité, icelle quelle est permise par la coutume du présent pays du Poitou et tous autres droits quelconques cy-dessus spécifiés et délaissés sans aucune réserve comme dit est. Fait et passé au dit château de La Forest après midi, le treize jour du mois de février mil six cent cinq. Signé à l'original : J. de Rochechouard, M. de Bouille. G. de Lambertye, cantractant, Lambertye contractant, J. de Rochehouard, Reigne de Rochechouard, J. de Rochechouard, Rochechouard présent, Ladouze, Le Chastain présent, François Jumilhac St Privat, Gabriel de Lambertye Lespinassie, Batardi d'Orbaine (?), Dasnives, De Trion, Dasnives de La Mouvinge, M. de Magnust, C. de Trion, Constantin des Maisons, F. Rynurd, Pinguet et de La Chouvestre, notaires. Signé Pinguet, ainsi que ly Rynaud et de Chouvestre aussi notaires, j'ai l'original, Rynaud, aussi lis Pinguet et Me Jean de la Chamust, notaires, li Pinquet a l'original des présentes devers luy. Signé, Montolon, commissaire.

Collation, extrait, et vidimus a été fait par nous notaires royaux soussignés de la ville de Périgueux d'un contrat de mariage d'entre Gabriel de Lambertye, chevalier, seigneur de Lambertye et de Isabeau de Rochechouard Dame du dit lieu, étant le dit cy-dessus des dits autres parts écrit dans deux fouilles de papier timbré de six liards le feuille, ayant été prinses sur une copie en bonne ordre et due forme écrite en parchemin. Laquelle dite copie en parchemin de la présente ont été trouvé de même teneur, et laquelle dite copie en parchemin nous a été représentée à l'instant retiré par maître Gaspard Pourtent, agent des affaires de Haute et Puissante Dame Marie Daydie Dame marquise de Lambertye, veuve de feu Haut et Puissant Messire Jean François de Lambertye vivant seigneur, marquis de Lambertye, demeurant le dit sieur Pourtent, du lieu de Beauchaud, paroisse de Ste-Croix de Marcuil, Périgord, y présent, qui a requis la dite teneur, et faire à Périgueux, les dix-septième février mil six cent soixante et dix-neuf, signé : G. Pourtent avec paraphe, pour avoir représenté et à l'instant retiré la dite copie et parchemin et requis le dit vidimus. Paliet, notaire royal avec paraphe. Desmoulins, notaire royal, héréditaire avec paraphe.

Nous Bernard de Jay, escuyer et sieur de Feurier, conseiller du Roy et son lieutenant particulier civil et criminel en la présente sénéchaussée déclarons que les seings de Paliet et Desmoulins, notaires royaux apposés au bas de l'extrait ci-dessus, sont leurs véritables seings, et qu'ils servent et exercent en la dite qualité de notaires tous les jours actuellement en la présente ville, en foy de quoy nous avons signé et fait apposer le cachet de nos armes, à Périgueux le dix septième février mil six cent soixante et dix-neuf. Signé : B. de Jay, lieutenant particulier, avec paraphe et scellé.

Les présentes, compulsées et rendues conformes a la copie passée pardevant notaires royaux à Périgueux le dix septième février mil six cent soixante et dix-neuf, légalisées le même jour et an, le réquérant Messire Jean Evrard, vicomte de La Fontagne et d'Harnoncourt, seigneur de Sorbey, y résident dans son château, à luy remis à l'instant par le notaire garde note, soussigné, résident au bailliage royal de Longuyon et demeurant en la dite ville, ce six juin mil sept cent soixante. Signé : Périnet, notaire royal.

Contrôlé à Longuyon ce six juin 1760, 4 vol. fol. 68, R, n° 4, neuf sols six deniers. Signé : Husson avec paraphe.

Source : Généalogie de la maison de Lambertie, d'André Lecler.

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Le cartulaire du Saint-Sépulcre

Pierre et Aimery Guitard firent partie de la seconde croisade : ils étaient à Jérusalem le 11 février 1156, date du serment qu'ils prêtent au Saint-Sépulcre, conjointement avec plusieurs autres chevaliers de la Marche et du Limousin, Bernard de Périgord, Guillaume de La Fargue, Hélie de Millac, Géraud de Lambertye, Hélie de Bourdeille, etc.

Source : Historique du 21e régiment de chasseurs à cheval, 1792-1814, du comte de Brémond d'Ars.

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