18 juin 2016

Un Nontronnais dans l'épopée napoléonienne

Nontron, dans l'épopée napoléonienne a eu ses victoires et ses héros. Nombreux sont ceux qui tombèrent au champ d'honneur ; nous voudrions les connaître tous. Le 28 août 1813, Pierre Augustin de Mazerat fut tué lors de la déroute du 11e corps d'armée du maréchal Macdonald au combat de Lutzen en Silésie. Elève de l'Ecole polytechnique, il entra à l'école d'application de l'artillerie à Metz ; sorti lieutenant, il fut attaché au 1er régiment d'artillerie en garnison à la Fère, passa adjudant-major, puis capitaine commandant de la 2e compagnie du 5e régiment faisant partie de la Grande armée ; il débutat au combat de Wagram et fut décoré de la Légion d'honneur sur le champ de bataille. Depuis cette époque il fit toutes les campagnes de Napoléon, le suivit en Russie, reçut la croix d'officier de la Légion d'honneur. Il fit ensuite la campagne d'Autriche jusqu'à l'armistice de 20 jours au bout desquels commença une succession de batailles dont les résultats furent si funestes à la France. Trois jours avant la reprise des hostilités, le vaillant officier écrivit à sa mère pour lui annoncer la nouvelle faveur dont il était l'objet : titre de baron avec majorat de 4.000 francs. Peu de jours après la lecture de cette lettre, une réception étant donnée en son château, Madame de Mazerat se leva brusquement de son fauteuil, porta la main à son cœur et s'écria : « Oh ! ce coup de canon ! J'ai entendu le coup de canon qui vient de tuer mon fils ! » Elle retomba à demi-pâmée ; tous s'empressaient autour d'elle. Et comme le mois qui s'écoula sans nouvelle parut long ! Enfin parvint une enveloppe d'une écriture étrangère. Les dates furent confrontées ; par une sorte de dédoublement, particulièrement douée et sensible, la pauvre mère avait bien entendu la salve meurtrière. Par les états de service de ses enfants, Nontron a donc sa place dans l'épopée. Le lieutenant Excousseau fut également décoré et fait baron par l'Empereur sur le champ de bataille.

(Nontron dans l'Histoire)

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Une veuve contre le maire de Nontron

A Nontron est élu maire en décembre par suffrage restreint, M. Pastoureau de Labesse, en remplacement de M. de Labrousse de Lagrange, démissionnaire. Mauvaise année agricole ; l'hiver s'annonce glacial. Les Nontronnais plaident pour extérioriser leur hargne, ou comme dérivatif. Ces mesquines querelles détourent l'attention bien à propos des catastrophes menaçantes. La lutte est générale : les Nontronnais plaident ! Un cas entre vingt. Mme veuve Forien des Places, Marthe Arbonneau, rappelle aux juges du tribunal du district, qu'elle possède « dans la grande rue, une maison acquise au sieur Vieillemard, homme de loi, par contrat devant Me Grolhier ». Cette maison était séparée de celle de Me de Laborderie par un andronne ou ruette. M. Pastoureau de LAbesse, ayant acheté ce dernier lot il y a une dizaine d'années, a fait démolir la maison ainsi qu'un toit à cochons se trouvant dans l'andronne et il se dispose à élever un nouvel appentis en le surmontant d'une petite pièce, le tout « contre le mur de la maison, des éviers et latrines de l'exposante et avec un transport d'une immensité de pierres » ; elle accuse son voisin de vouloir diminuer la valeur de sa maison en la privant de jour, car elle comptait justement élargir l'étroite fenêtre d'une chambre fort obscure ; elle lui reproche de s'agrandir aux dépens d'une pauvre veuve chargée d'enfants et presque sans fortune, alors qu'il possède, de l'avis de tous, la maison la plus vaste et la plus commode de la ville. Elle revendique à tort la propriété de la ruette, s'en prend à son vendeur qui lui a garanti une paisible jouissance et cherche à faire intervenir le maître maçon Desport qui exécute ses travaux et ceux de la partie adverse. Elle fait monter des piles imposantes pour soutenir les tuyaux de descente de ses éviers et latrines, et fait boucher trois trous préparés pour une pose de solives, profitant pour cela d'une absence du sieur Pastoureau qui le lui reproche violemment. Elle réplique « qu'elle ignorait très certainement qu'il eut été à Toulouse conduire son fils dans une pension gratuite... » Et parce qu'il paraîtrait que le Sr Pastoureau aurait dit qu'il voulait plaider et avait 10.000 Fr. à mettre dans cette affaire, l'auteur de la requeste, Me Ribadeau du Mas, neveu de l'exposante, se laisse entraîner par le lyrisme de cette curieuse époque. « Le temps heureusement où les procès s'éternisaient à la faveur de la fortune d'un adversaire puissant, n'existe plus ; nous sommes tous devenus égaux aux yeux de la loi. Elle est aussi favorable à celui qui occupe une chaumière qu'à celui qui vit somptueusement sous des lambris dorés. » Les pièces s'entassent : tout un dossier pour une si mince affaire ! Elle a débuté ainsi : « Cejourd'hui, second du mois de décembre mil sept-cent quatre-vingt onze, environ les 10 heures du matin en la ville de Nontron et dans la maison du sieur Excousseau aîné où nous tenons ordinairement notre bureau de paix et d'audiences, par devant nous, Léonard Grolhier des Virades, est comparue Dlle Marthe Arbonneau, veuve de feu sieur Forie tant en sa propre qualité qu'en celle de tutrice et curatrice de ses enfants... » Celle-ci réédite donc son éxposé ; celui du Sr Pastoureau est encore plus long. Le sieur Pierre Vieillemard et le maître maçon Desport sont convoqués. « Attendu qu'il s'agit d'une propriété et d'un droit de servitude qui sont des droits rééls », le juge de paix se déclare finalement incompétent et renvoie les parties devant le tribunal de conciliation. Plusieurs notables ont été consultés, mais la situation est délicate ; la solution sera fera longtemps espérer. Les adversaires ont les même relations, la même parenté plus ou moins proche, et les élections ont eu lieu ! M. Pastoureau de Labesse, maire, demande 100 livres de dommages-intérêts reversibles à l'Hôpital. Mme Forien des Places en demande 600 applicables à toute maison gênée ou à tous les citoyens de la ville ayant une nombreuse famille... M. Pastoureau de Labesse épousa Marguerite Marcillaud du Genest dont : un fils, lieutenant-colonel d'artillerie, marié à demoiselle Lapeyre de Bellair ; un fils, officier des Eaux et Forêts, marié à Dlle Marguerite de Labrousse du Bosfrand ; et deux filles représentées au XIXe siècle par le marquis de La Garde, les Marcillaud de Goursac, les de Grandillac et de Jaurias. La veuve Forien des Places ne parvenant pas à s'entendre avec son voisin, a pris le parti de se dessaisir de sa maison. Son acquéreur, le citoyen Fonreau — fin 1792, il n'y a plus que des citoyens — transige à l'amiable le 24 décembre : « Entre les citoyens soussignés, Pierre Pastoureau Labesse et Pierre Emeric Fonreau, tous deux habitants de la ville de Nontron, il a été arrêté et convenu ce qui suit : savoir que pour éviter toutes discussions et terminer en même temps les différents survenus entre la citoyenne Marthe Arbonneau, veuve Forien, actuellement représentée par le cit. Emeric Fonreau, comme acquéreur de la maison de la dite citoyenne veuve Forien qui avait donné lieu aux contestations entre le citoyen Pastoureau et elle relativement aux jours qu'elle prétendait éclairer les appartements de sa maison... » etc. etc. Trois pages de concessions, de mutuels engagements : « De bonne fois... L'An 1r de la République. » Les deux fils de la plaignante, Augustin et Pierre, mariés à Nontron An XI et An XII avec Elisabeth Cuttet et Louise Bignon, quitteront leur ville natale pour s'établir dans la Haute-Vienne où leur nom se déformant deviendra Faurien.

(Nontron dans l'Histoire)

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Nontron dans l'Histoire

L'auteur de cet ouvrage, édité en 1963, est la comtesse Gabrielle de Monneron (1882-1977), née Teyssandier de La Serve.

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15 juin 2016

Citoyens de Périgueux dans l'armée en 1775

MM.

Le comte d'Abzac de Ladouze, brigadier des mousquetaires le vicomte d'Abzac de Ladouze, lieutenant de carabiniers; le comte de Saint-Astier des Bories, lieutenant dans le régiment du roi, dragons; d'Alesme de Lableynie, garde du corps; d'Alesme de Meycourbi, lieutenant dans le régiment de...; d'Aubarbier de Manègre, capitaine dans le régiment de Royal-Cravate; d'Aubarbier de Manégre, lieutenant dans le régiment d'Eu; d'Aubarbier de Manégre, officier dans les troupes des colonies, à Saint-Domingue; d'Aubarbier de Manégre, officier dans le même corps à Saint-Domingue;

Le marquis de Beaupoil de Saint-Aulaire de Fontenilles, page du roi; le Blanc de Saint-Just, chevau-Iéger; le Blanc, son fils, chevau-léger; de Beaupuy du Genest, garde du corps; de Brugière,de la Barrière, lieutenant dans le régiment provincial de Périgueux; de Banaston, brigadier des armées du roi; de Banaston, capitaine aide-major dans les grenadiers provinciaux; de Bonhore de Lage, capitaine dans le régiment de Boulonnais de Brochard de Puymorin, major du'bataillon de l'Inde; de Brochard, ofncier dans le même corps; de Brochard, mousquetaire; de Brochard de Lagourdonnie, lieutenant dans le régiment d'Eu; de Brochard de Puyjoly, lieutenant dans le régiment d'Eu; de Brochard, lieutenant dans le régiment d'Eu; de Belcier, gendarme de la garde; de Beaumont de Beauregard, lieutenant dans le régiment de...; de Boisset de Tamarelle, capitaine de grenadiers dans le régiment de Penthièvre; de Boisset de Tamarelle, capitaine dans le même régiment; de Bouchier de Nouaillac, gendarme de la garde; de Benoit de Laubressec, chevau-léger; de Bodin de Saint-Laurens, sous-aide-major des gardes, du corps; de Bodin de Saint-Laurens, mousquetaire dans la première compagnie;

Du Cheyron de la Loubarie, ancien capitaine dans le régiment de Xaintonge, actuellement omcier des suisses de M. le comte d'Artois; du Cheyron, lieutenant de vaisseau; du Cheyron de Beaumont, lieutenant dans le génie; du Cheyron de Rebeyrolles, garde du corps; du Cheyron du Pavillon, lieutenant de vaisseau de Chalup, aide-major de la gendarmerie; de Chalup, lieutenant d'artillerie; de Chalup, capitaine dans le régiment d'Aunis; de Chalup, lieutenant dans le même régiment; de Chalup, mousquetaire; de Chaudru de Trélissac, lieutenant dans le régiment de Boulonnais; de Chaudru, sous-lieutenant dans le même régiment; de Castilhon de la Jaumarie, sous-brigadier des gendarmes de la garde; de Castilhon de la Jaumarie, gendarme de la garde; de Cremoux, sous-lieutenant dans le régiment de Touraine; de Cremoux, son frère, souslieutenant dans le même régiment; du Chassaing de Ratavoule, garde du corps; du Chassaing de Fonbressein, garde du corps; du Chassaing de Fonbressein, gendarme de la garde; de Charles de Peyssard, garde du corps; de Ctergeaud de Bonnamour, lieutenant dans le régiment provincial de Périgueux; de Chevalier de Saint-Maime, capitaine dans le régiment de Damas dragons de Chevalier de Cablans, lieutenant dans le régiment de la Sarre; de Cœuille, capitaine d'artillerie; de Chaignon de la Faucherie, lieutenant dans le régiment de la marine; de Chancel de Lagrange, garde du corps; de Chancel de Nisor, garde du corps; de Chancel d'Antoniac, garde du corps de Chastard, garde du corps; de Chabrier des Elles, officier des Invalides; de Captal de Saint-Jory, lieutenant dans le régiment de Poitou;

Du Rieu de la Couture, maréchal-des-logis des chevaux-léger mestre de camp de cavalerie Du Rieu de Marsaguet, chevau-léger; Du Rieu de la Couture, chevau-léger de Durant de Fanlac, brigadier des gardes du corps; de Durant d'Auberoche, chevau-Iéger de Devaux, garde du corps; De Jehan de Borie-Porte, brigadier des gardes du corps De Jehan de Borie-Porte, garde du corps; Drapeyroux de Monbeler, capitaine de grenadiers dans te régiment de la Sarre; Du Cluzel de la Chabrerie, lieutenant aux gardes; Du Cluzel de la Chabrerie, enseigne aux gardes; Du Cluzel, enseigne de vaisseau; Du Cluzel de Brouillaud, mousquetaire; Delpy de Saint-Gérac, lieutenant dans le régiment de Béarn; Delpy, lieutenant dans le régiment de la Ferté; Delpy de la Roche, lieutenant de vaisseau; de Benoux de Freyssines, lieutenant dans le régiment de Tournaisis; du Reclus de Cablans, ouicier dans le régiment d'Aunis infanterie;

De Froidefond de Boulazac, brigadier des gardes du corps; de Froidefond des Farges, garde du corps; de Faure de Gardonne, gendarme de la garde de la Farge d'Artensé, gendarme de la garde;

De Gontaud de Monferrand, chevau-léger; de Gontaud de Monferrand, lieutenant dans le régiment d'Orléans cavalerie; de Gontaud de Monferrand, lieutenant dans le régiment de Tournaisis; de Gaumondie, gardé du corps;

De Jay de Beaufort, exempt des gardes du corps, mestre de camp de cavalerie de Jay de Barrière, chevau-léger;

De Lasalle du Change, garde du corps; de Lascout de Puyberhard, garde du corps; de la Bastide, maréchai-des-logis-des gendarmes de la garde, mestre de camp de cavalerie; de la Bastide, gendarme de la garde; de Labat de Maisonneuve, capitaine de grenadiers dans le régiment provincial de Périgueux; de Langlade, lieutenant dans le régiment de Piémont de Langlade, lieutenant dans le régiment de Damas dragons de Langlade d'Autresalle, chef de brigade des gardes du corps du roi d'Espagne; de Lidonne, lieutenant dans le régiment d'Eu; de Ladoire de Chamisac, lieutenant dans le régiment de Piémont; de Langlade de Labeletie, garde du corps; de la Chauzedie, garde du corps; le comte de Larochaimon de la Roussie, page du roi le chevalier de Larochaimon, garde du corps de Larochaimon, lieutenant dans le régiment de Gustinë dragons; de Larochaimon, lieutenant dans le régiment de l'Isle-de-France; de Larochaimon Dubreuil, capitaine dans le régiment de Camille de Larochaimon de la Meynardie, capitaine dans le régiment de Poitou; de Loqueyssie, garde du corps du roi d'Espagne; l'Ayraud de Pressillaé, ancien lieutenant de milice, officier d'Invalides de Leymarie de Laroche, page du roi;

Le comte de Melet, lieutenant des gardes du corps, brigadier des armées du roi de Mèredieu d'Ambois, ancien chevau-léger, conseiller d'ambassade à Vienne; de Mèredieu de Saint-Gérac, garde du corps; de Manen de la Plansonnie, garde du corps; Manen de la Plansonnie, gendarme de la garde; de Merveilles, lieutenant dans ie régiment de !'ile de Corse; de Montozon de la Senédie, garde du corps; de Montozon de la Faye, garde du corps; de Montozon de Moncouche, garde du corps; de Montozon, garde du corps; de Montozon de Puy-Contaud, lieutenant dans le régiment d'Aunis; de Montozon de l'Aiguillat, garde du corps; de Montozon de Rimolas, chevau-Iéger; de Montozon, chevauléger de Montaigu, gendarme de la garde; de Montozon de Lauterie, lieutenant dans le régiment de Montecler Dragons.; de Martin de Jaillac, mousquetaire avec brevet de capitaine de cavalerie;

De Pendriguie Dumontet, lieutenant dans le régiment provincial de Périgueux; de Périer de Bosvieux, garde du corps; de Privat du Maine, ancien garde du corps, actuellement officier d'Invalides

De Rastouil de Chaillac, garde du corps; de Roche de la Veyssière, chevau-léger; Roche de Cavilhac, lieutenant d'artillerie; de Roche- de Puyroger, lieutenant dans le régiment de Xaintonge; de Roumy de la Pelletie, garde du corps; de Roumy de la Juberie, garde du corps; de Roumy de Valpapie, garde du corps; de Roumy du Repaire, garde du corps;

De Salleton de Saint-Michel, ofncier dans le régiment de...; de Salleton de Saint-Michet, son frère, onicier dans le même régiment; de Salleton, capitaine dans le régiment de Condé infanterie; de Salleton de Jameau capitaine dans le même régiment; de Salleton de Jameau, officier dans le régiment de...; de Saunier de la Chaumardie, ancien lieutenant dans Boulonnais, aujourd'hui dans l'un des régiments des colonies;

De Tamarelle de la Grave, lieutenant dans le génie; de Testard, capitaine dans le régiment de la Fère;

De Vidal des Vergnes, lieutenant dans le régiment d'Eu; de Vidal de Laforest, garde du corps; de Vidal de Boisset, garde du corps; de Vidal de la Borderie, garde du corps; de Valbrune, garde du corps.

(Le Chroniqueur du Périgord et du Limousin, 1853)

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30 mai 2016

Fête de l'unité et de l'indivisibilité de la République

« Nontron, le 3 septembre 1793, l'an II de la République.

Citoyen Président,

Nous vous adressons ci-joint copie du procès-verbal de la fête du 10 août qui a eu lieu à Nontron. Comme il est le récit fidèle des témoignages de l'attachement des citoyens de ce district aux bons principes et aux sentiments de liberté, d'égalité, d'unité et d'amour pour la Constitution qui les animent, nous n'avons pas cru indifférent de le faire connaître à la Convention par l'organe de son Président.

Les administrateurs du directoire et procureur syndic du district de Nontron.

Signé : Jean-Baptiste Boyer, procureur syndic; Vieillemard; Lombard, vice-président. »

« Procès-verbal de la fête de l'unité et de l'indivisibilité de la République, célébrée le 10 août dans le chef-lieu du district de Nontron, département de la Dordogne.

Les envoyés des municipalités comprises dans l'étendue du district et tous les habitants de la commune de Nontron, se sont réunis le 10 août à 8 heures du matin dans le lieu qu'occupe l'Administration du district. C'est là que s'est formé le cortège, il était ainsi composé :

La garde nationale a ouvert la marche sur six de front, la musique en tête; à côté de son drapeau était portée une bannière blanche ornée de rubans tricolores et de guirlandes de feuilles de chêne; on y lisait ces mots : Résistance à l'oppression.

A peu de distance suivait un groupe composé des envoyés des communes du district, armé chacun d'une pique ornée de rubans tricolores; au centre de ce groupe, 8 d'entre eux portaient sur leurs épaules un brancard surmonté d'un piédestal sur lequel reposait l'Acte constitutionnel assujetti par des guirlandes de feuilles de chêne et des rubans tricolores.

Après ce groupe, on voyait celui des mères qui ont donné des défenseurs à la patrie, elles portaient une bannière civique où était l'inscription: Aux bonnes mères, la patrie reconnaissante.

A la suite marchaient les jeunes enfants trop faibles encore pour servir la Répubhque; leur bannière portait ces mots : L'espoir de la patrie.

Le groupes des enfants était suivi de celui des vierges. Celui-ci était très nombreux; les filles qui le composaient étaient vêtues de blanc, et l'on voyait s'élever au milieu d'elles une bannière civique où était cette inscription : Par la vertu plus que par la beauté.

Enfin le cortège était fermé par le peuple en masse qui formait le dernier groupe, on y voyait confondus les hommes de tous les états, de toutes les professions avec les fonctionnaires pubhcs décorés de leurs attributs distinctifs. En tête de ce groupe, 8 laboureurs portaient sur leurs épaules une charrue surmontée d'une gerbe de blé qui y était fixée par des guirlandes de chêne. Peu de distance après suivait un trophée porté sur les épaules de 8 citoyens, composé des outils et instruments des arts et métiers et orné de guirlandes de chêne et de rubans tricolores; la bannière civique qui paraissait ensuite au milieu de ce groupe portait : Majesté au peuple, et plus bas, Union, liberté, égalité. A la suite de ce groupe étaient portés les titres de l'ancienne féodalité, monuments antiques de l'ignorance et de la sottise, ils étaient encore traînés par des ânes.

Tous les citoyens généralement avaient un bouquet d'épis de blé et marchaient sur six de front.

C'est dans cet ordre que le cortège s'est rendu sur la place de la hberté, où était élevé un autel à ce génie tutélaire de la France. Cet autel était simple, drapé de blanc ainsi que les gradins qui y conduisaient, et orné de guirlandes de chêne.

Le cortège ayant environné dans l'ordre ci-dessus et à une certaine distance l'autel de la liberté, une salve d'artillerie ayant donné le signal de l'entière réunion, on a adressé des vœux à l'Éternel, après quoi l'Acte constitutionnel a été déposé sur l'autel. Le procureur syndic du district a prononcé un diseours dans lequel il a développé toute l'importance du serment qu'on, allait prêter, et il a invité le peuple à s'approcher pour remplir cette douce obligation; alors ehaque groupe s'est avancé par ordre jusque sur les gradins correspondant aux quatre faces de l'autel et a prêté, entre les mains du Président du district, le serment d'être fidèle à la nation, de maintenir la liberté, l'égalité et la Constitution républicaine que le peuple français a acceptée. Une salve d'artillerie donnait le signal à chaque groupe, et pendant tout le temps qu'a exigé la prestation de ce serment, la musique militaire faisait entendre l'air sentimental : Où peut-on être mieux.

La prestation du serment finie, le cortège s'est rendu, toujours dans le même ordre, sur la place des Ormeaux, où l'on avait élevé une pyramide à la mémoire de nos frères morts pour la défense de la liberté. Cette pyramide était décorée de guirlandes de chêne, de tous les attributs de la guerre, et surmontée d'une pique portant une banderole où étaient écrits ces mots : A la postérité. En face de la pyramide, à quelque distance, était dressé un bûcher, du centre duquel s'élevait un drapeau rouge qui portait cette inscription en grosses lettres : Us s'en vont en fumée.

Le cortège étant parvenu sur cette place et s'y étant formé dans l'ordre ci-dessus, avec le plus grand silence, les tambours battant le deuil, une salve d'artillerie a donné le signal. Aussitôt un membre du premier groupe s'est avancé et est allé attacher une couronne de chêne à la pyramide; les autres en ont fait autant successivement, tandis qu'on entendait les sons d'une musique plaintive et majestueuse qui partait du sein même de la pyramide.

Pendant que d'un côté on rendait cet hommage aux mânes des défenseurs de la liberté, de l'autre on disposait sur le bûcher l'offrande expiatoire qui allait leur être faite des restes encore palpitants de l'hydre qu'ils ont abattu; tout était déjà prêt. Alors 6 républicains détachés de chacun des groupes du cortège et armés de la torche destructive, ont entouré le bûcher et livré aux flammes et à l'oubli cet amas monstrueux des débris de la tyrannie. Des airs militaires et des salves répétées d'artillerie annonçaient la joie qu'un pareil spectacle répandait dans l'âme de ceux qui y étaient présents.

Le sacrifice étant fini, le cortège est revenu sur la place de la liberté, où un membre du directoire du district a prononcé un discours tendant à faire chérir la liberté en développant avec énergie les avantages qu'elle procure aussi bien que les devoirs qu'elle impose et sans lesquels elle ne peut exister. Après ce discours, les citoyens se sont tous approchés de l'autel et y ont fait l'offrande des divers attributs de tous les états; en un instant l'autel a été couvert d'épis de blé, d'armes, d'instruments et d'outils de toutes les espèces. Immédiatement un chœur de citoyens et de citoyennes a chanté un hymne à la liberté et relatif à la circonstance, sur l'air fameux : Allons enfants de la patrie.

La fin de cette belle journée a été célébrée par un banquet civique qui a eu lieu sur la pelouse au nord de la ville, et par des danses autour de l'autel de la liberté. Le plus grand ordre a régné dans cette fête qui a vraiment été pour nous celle de l'égalité et de la fraternité.

Lecture faite du procès-verbal ci-dessus, le directoire, ouï le procureur syndic, arrête qu'il sera transcrit au long sur ses registres, et copie d'icelui adressé tant à la Convention nationale qu'au directoire du département.

Délibéré en séance publique, au directoire du district de Nontron, le deux septembre mil sept cent quatre-vingt-treize, l'an II de la République française.

Collationné :

Signé : Lombard, vice-président. »

Source : Archives parlementaires, tome 73, du 25 août au 11 septembre 1793.

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Un citoyen au Tribunal révolutionnaire

Mazerat de Lort (François-Sicaire), né à Nontron (Dordogne) en 1753 ; mort à Paris le 7 septembre 1806 ; fils d'un ancien magistrat de la Dordogne.

Avocat au Parlement de Guyenne à Bordeaux (1778) ; — avoué à Nontron ; — commissaire du Roi près le Tribunal du district de Nontron (1790 à 1792) ; — maire de Nontron (1792) ; — destitué comme suspect, incarcéré, remis en liberté au bout de huit mois ; — s'établit à Paris ; — juge au Tribunal révolutionnaire de Paris (8 nivôse an III, 28 décembre 1794) ; — juge au Tribunal central des directeurs du jury de Paris en vertu de la loi du 6 messidor an III ; — juge suppléant au Tribunal civil de la Seine, titulaire en 1796 (pluviôse an IV) ; — non réélu en avril 1797 (germinal an V) ; — employé au bureau de liquidation des émigrés (1806).

Arch. nat. BB, 167, 169, 172.

Il est sans doute parent de Louis-François Mazerat, né à Nontron le 22 septembre 1817, qui fut député de la Dordogne à l'Assemblée nationale de 1871 et mourut à Périgueux, le 2 mai 1881.

Source : Les tribunaux civils de Paris pendant la Révolution (1791-1800).

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29 mai 2016

Mélanges sur Javerlhac

1e extrait

Tony, le benjamin [des garçons Mousnier-Lompré], est resté à Javerlhac où commencent ses petites classes, ayant comme compagne de jeux, Laura Dolezon, sa cousine germaine, repliée à Javerlhac. Il poursuit à Nontron puis Angoulême et passe son bac à Poitiers en juillet 1870. Débutent alors ses pré-études de médecine, sanctionnées par le baccalauréat ès-sciences, obtenu à Bordeaux en février 1871. Tony, pas plus que ses frères, n'a pris les armes en 1870, bien que les Gardes Nationaux de Javerlhac soient mobilisés et que plusieurs Bataillons de Mobiles de la Dordogne aient été levés, qui se conduisirent fort bien à la bataille de Coulmiers. Notre apprenti docteur se trouvait pendant le conflit à Bordeaux, où il voit peut-être débarquer Victor Hugo dans toute sa gloire, mais il fait aussi quelques apparitions à Javerlhac, se trouvant paraît-il à Hautefaye, avec notre laveuse Francine Manem, le jour du martyre d'Alain de Moneïs. Enfin, Tony va à Paris, plus ou moins externe à l'Hôpital de Clamart, reçu docteur en médecine en mars 1876, quarante ans après son père.

En 1859, Aubin avait pensé que son jeune frère aurait dû s'orienter vers la Médecine de Marine, ce qui, disait-il, aurait fait économiser à la famille au moins douze mille francs, en frais d'études, mais cet avis ne fut pas suivi.

Les trois fils Lompré ont connu, pendant leurs études supérieures, des budgets moult serrés et mené une existence assez pauvrette. Leurs lettres de Bordeaux, Brest, Paris sont pleines de témoignages de reconnaissance - du même style que ceux de leurs père et oncle de Touvent un petit demi-siècle auparavant - pour les modestes mais indispensables sommes envoyées par leur mère ; vingt francs pour les étrennes de Tony en 1873, lequel fond de gratitude, sachant, comme il l'écrit " que la famille n'est pas en position de faire des largesses ".

Quand le même Tony est à Bordeaux, préparant son baccalauréat ès sciences, l'affectation des trois cents francs dont il est muni à son départ de Javerlhac, donne une idée du budget d'un jeune étudiant en novembre 1870 : -  Pension : F. 60, Habits : F. 100, Chapeau : F. 18, Inscrip­tions : F. 30, Gilet laine : F. 8, Lunettes (il était myope comme Aubin, mais pas daltonien) : F. 6, Voyage de Bordeaux : F. 20, Pantoufles : F. 4, 50, Blanchissage : F. 2, Bois de chauffage : F. 4, Bougies et savon : F. 3, 10 Distractions : F. 3, 25, Tête de Mort (pour ses études, bien sûr) : F. 12.

2e extrait

En 1876, alors que le brave Général Mac Mahon préside une Répu­blique renaissante, Tony rejoint sa mère, veuve depuis près de vingt ans et vivant seule avec son frère Numa dans le château endeuillé. Dès avril il commence à récupérer la clientèle paternelle sur Sylvain Bossoutrot, officier de santé je crois, qui s'était interposé entre père et fils Lompré. Le caractère violent de Tony - et que dire de celui d'Aubin ! - étant bien connu, il n'est pas surprenant d'avoir entendu raconter que Bossoutrot, un certain jour, se dissi­mula dans un placard plutôt que d'affronter son jeune confrère au chevet d'un malade indivis.

En fait, bon début pour Tony Lompré, à en juger par ses Livres qui pour l'année 1880 répertorient 929 prestations médicales, soit 2,7 actes par jour ; excellente moyenne pour un médecin de village d'un temps où on ne se soignait guère dans les campagnes, surtout les hommes ; d'ailleurs, huit sur dix des clients de 1880-1890 sont femmes ou enfants. Les actes médicaux comprennent petites opérations, pose d'appareils, accouchements, réductions de fractures, extractions dentaires. Le prix moyen de l'acte paraissant être de 6 francs, le montant des honoraires espérés pour 1880 peut être évalué à 5.600 francs et le prix de la journée d'ouvrier d'alors étant de deux francs on en pourrait con­clure que notre médecin débutant gagnait environ dix salaires annuels d'ouvrier, en s'escrimant, il est vrai, dimanches et fêtes, de jour comme de nuit. Dès 1885, les recettes, comprenant quelques revenus agricoles annexes - tel le quartier de porc vendu 60 F. à M. le Curé de Javerlhac - dépassaient 7.000 F. et dix ans après, le répertoire-clients contient plus de 1.500 noms. Les honoraires d'accouchements varient de 30 à 100 F., suivant la difficulté ou le temps passé, le prix des consultations est fixé à 2 F. 50, les visites 3 F. au bourg et jusqu'à 10 F. pour les hameaux ou fermes éloignés et même 100 F. quand il faut aller soigner un Roffignac à Ruffec où ces derniers ont maison de ville outre leur château de Bellevine à Feuillade. Ces émoluments, suivant une tradition honorable et chrétienne, semblent modulés sur la situation de fortune des malades ; mais, mais ceux-ci se libéraient sans ponctualité aucune, d'où de nombreux impayés mais d'où, aussi, le lièvre reçu à l'occasion et, avec les commerçants égrotants des compensations, en vin, charbon ou chose semblable.

Source : Mélanges sur Javerlhac, de Tony Pelpel.

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Une route entre Montbron et Nontron

« Ce jourd'huy premier du mois de may 1785 après midy sous la halle publique de la ville et paroisse de Nontron où ont accoutumé de s'assembler les habitants de la dite ville pour les affaires de la communauté, pardevant le notaire royal est comparu Guillaume Lapouraille, maître en chirurgie, en qualité de principal sindic collecteur des tailles en exercice de la présente année, en absence du sindic général, lequel a dit à l'assemblée qu'ayant été informé par la voie publique et par des instructions particulières et certaines que Mme la duchesse de Larochefoucauld ayant demandé l'établissement d'une grande route de communication de Montbron à Nontron, il a été donné des ordres pour prendre les renseignements nécessaires pour en fixer la direction. Mais, en même temps, il a été dit au comparant qu'il était à craindre que l'embranchement s'exécutât en allant de Montbron à Forgeneuve par le bourg de Varaignes, ou à peu près, et de Forgeneuve à Nontron, en passant par le bourg de Saint-Martial-de-Valette. Il a cru de son devoir de convoquer les principaux et notables habitants de cette ville, afin qu'ils soient à même de prendre les mesures qui leur paraîtraient les plus convenables dans l'intérêt du public et de la communauté. Surquoy les notables et principaux habitants de cette ville ont unanimement dit qu'animés par l'intérêt public et celui de la vérité ils doivent observer que par sa position la ville de Nontron la troisième l'une des plus considérables du Périgord sert d'entrepôt aux provinces du Limousin, du Poitou et de l'Angoumois qui l'avoisinent de très près et qu'on ne saurait donner trop d'attention aux moyens propres à donner trop d'attention aux moyens propres à donner de l'activité à cette ville et faciliter le commerce avec les provinces limitrophes ; que l'établissement des routes est de faciliter l'abord des villes. Que les circonstances présentes offrant à Nontron la perspective des routes qui lui manquent il lui est permis de se considérer comme le point central auquel devraient aboutir celles d'Angoulême, de Limoges et de Périgueux. De là, protestation contre le circuit par Saint-Martial au sud de Nontron et réclamations en faveur de la ligne au nord, par Javerlhac, Puymauger et Oradour, assurant les communications avec le Poitou et le Limousin pour le commerce de Nontron, qui se trouverait délaissé au profit de St-Martial, lequel, ajoutent les habitants : Existerait seul et Nontron délaissé tendant à sa destraction n'offrirait dans peu que des ruines, de la misère et des tailles à payer plus difficilement. Qu'enfin ils osent espérer que la bienfaisance de la Cour, qui veille également sur tous les lieux où elle peut compter des cœurs, des bras et des vies pour la défendre, jettera un regard favorable sur une de ses villes du Périgord et permettra à MM. les ingénieurs de prendre le parti le plus conforme à l'amour paternel de notre glorieux monarque pour tous ses fidèles sujets. » Les habitants offrent ensuite une subvention de trois mille livres pour la ligne qu'ils préfèrent, et ils nomment pour commissaires MM. Augustin Forien Sr des Places, et Pierre Pastoureau Sr de Labesse, pour veiller à l'étude de cette ligne et pour envoyer copie de la délibération à l'intendant de Guienne, à Mme la duchesse de Larochefoucauld, à M. le président de Lavie, seigr de Nontron ; à M. le comte de La Ramière, à M. le marquis de Verteillac, à M. le comte de Montbron et à M. le marquis de Javerlhac. Suivent ensuite les signatures des habitants présents, savoir : « Fourien, Forien des Places, Pastoureau de Labesse, Bussac, ancien officier de cavalerie ; Mazière, Couvrat, Feuilhade, Vieillemard, Verneuil de Puybegout, Fonreau, Bosselut, Ribadeau, Dufraisse, Martel, de Grandcoin, maitre chirurgien ; Francois Feulhade, sieur de La Terrière. »

(Congrés scientifiques de France, 1878)

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28 mai 2016

Preuves du chevalier de Saint-Ciers

Le grand prieuré d'Aquitaine, ordre de Malte, 1678.

Michel Benoist, garde de la forêt de la Braconne, officier royal, a été marié avec Anne Ferrand, comme il résulte par les testament et donation de ladite Ferrand, du mois de novembre 1582.

De ce mariage est issu Pierre Benoist, et Antoine Benoist, sieur des écuries, comme il est justifié par lesdits actes et par le contrat du mois de janvier 1573, et par partage du mois de mars 1593.

Pierre Benoist a été marié avec damoiselle Marie de Lubersac, fille naturelle et légitime de Jean de Lubersac, écuyer et de damoiselle Françoise Goulard, comme il appert par l'acte du mois de mai 1591.

De ce mariage est venu Jean Benoist, sieur de La Riouze, comme il appert par le contrat de mariage dudit Jean Benoist avec damoiselle Catherine Frotier, du mois de novembre 1623.

Dudit mariage est venu Roch Benoist, juge sénéchal de Saint-Saturnin, comme il appert par le contrat de mariage dudit Benoist avec damoiselle Françoise Salesse, ledit contrat daté du mois de décembre 1659.

Il est aussi justifié par le contrat du mois de novembre 1664 que ledit Benoist a acquis les seigneuries de Saint-Ciers et du Châtelard, trente neuf mil six cent livres.

Du mariage desdits Roch Benoist et Françoise Salesse, est venu ledit Roch Benoist, qu'on présente pour être reçu diacre, ainsi qu'il appert par l'acte baptistaire du mois de mars 1668, signé par le prêtre, et attesté véritable par monsieur le grand vicaire de monseigneur l'évêque d'Angoulême au mois de février 1678.

Bertrand Salesse, bisaïeul dudit diacre, marié avec Jeanne David, ainsi qu'il appert par le contrat de mariage du mois de janvier 1581, et transaction du mois de mai 1591.

De ce mariage est venu Pierre Salesse, comme appert par le partage du mois d'avril 1624, et par le contrat de mariage dudit Salesse avec Romaine Valette, du mois d'août 1626.

Est issue dudit mariage ladite Françoise Salesse, mère dudit diacre, comme il est établi par la généalogie du côté paternel.

Signé, Benoist.

Source : Bibliothèque Nationale de Malte.

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27 mai 2016

Patriciens de Nontron

La famille de Labrousse est issue du patriciat médiéval de Nontron, quatrième ville du Périgord.

Parmi ses membres : deux maires de la ville, deux gouverneurs de la province, un vice-sénéchal, un conseiller-sécrétaire du roi, un général de Louis XIV, un capitaine-lieutenant des Cent-Suisses, des officiers de haute justice, avocats au parlement de Guyenne, soldats de la garde du roi et victimes de la Révolution.

G1. Athis

Généalogie : Thibault de Labrousse x Delphine de Ladoire, d'où Thibault de Labrousse x Catherine Tuffet, d'où Étienne-Thibault de Labrousse, sieur d'Athis.

G2. Puyrigard

Généalogie : Thibaud de Labrousse x Antoinette du Mazeau, d'où Thibaud de Labrousse x Bertrande du Chesne, d'où Pierre de Labrousse, sieur de Puyrigard.

G3. Belleville

Généalogie : Hélie de Labrousse x Elisabeth Giraudon, d'où Élie-François de Labrousse x Marie-Anne de Marendat, d'où Élie de Labrousse x Catherine Guitton, d'où Élie-François de Labrousse, sieur de Belleville.

G4. Le Boffrand

Généalogie : Isaac de Labrousse x Nicole Jacob, d'où François de Labrousse x Marie Cholet, d'où Jean de Labrousse x Bertrande Pastoureau, d'où Pierre de Labrousse x Françoise Dereix, d'où Jean de Labrousse, sieur du Boffrand.

G5. Brognac

Généalogie : Mathieu de Labrousse x Marie de Labrousse, d'où Louis de Labrousse x Marguerite Favard, d'où Jean de Labrousse x Françoise de Brie, d'où Benoît de Labrousse, sieur de Brognac.

G6. Mirebeau

Généalogie : Joseph de Labrousse x Marguerite de Labrousse, d'où Joseph de Labrousse x Catherine Valleteau, d'où Joseph de Labrousse, sieur de Mirebeau.

G7. Lessard

Généalogie : Guillaume de Labrousse x Marie-Françoise de Maumont, d'où François de Labrousse x Louise de Lapeyre, d'où Jean de Labrousse x Catherine Binaud, d'où Léonard de Labrousse, sieur de Lessard.

G8. Beauville

Généalogie : Jean de Labrousse x Marguerite de La Roussie, d'où Jean de Labrousse x Catherine Cruveilher, d'où Bertrand de Labrousse x Charlotte de La Serre, d'où Jean de Labrousse, sieur de Beauville.

G9. Barouffières

Généalogie : Léonard de Labrousse x Jeanne de Montsalard, d'où Léonard de Labrousse x Marie de Labrousse, d'où Jean de Labrousse x Françoise Dereix, d'où Léonard de Labrousse, sieur de Barouffières.

G10. La Chapoulie

Généalogie : Hélie de Labrousse x Jeanne de Camain, d'où Jean de Labrousse, sieur de La Chapoulie.

G11. La Grange

Généalogie : Léonard de Labrousse x Madeleine de Labrousse, d'où Jean de Labrousse x Marthe Eyriaud, d'où Élie de Labrousse, sieur de La Grange.

Source : Généalogie Charente Périgord.

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