11 juin 2020

Les chevau-légers de la Reine

Capitaines-lieutenants.

1. Marquis de Villiers (N.), 13 juin 1661.
2. Marquis de Fervaques (N.), 1671.
3. Marquis de Sebbeville (Bernardin Cadot), 7 avril 1676.
4. Marquis d’Ancezune de Caderousse (N.), juin 1692.
5. Comte de Sebbeville (Charles-Louis Cadot), 20 avril 1699.
6. Marquis d'Estréhan (N. d'Héricy), avril 1707.
7. Marquis de Buzenval (N.), 1709.
8. Comte du Fargis (N.), 1716.
9. Marquis de Surgères (Alexandre-Nicolas de La Rochefoucauld), 25 mars 1734.
10. Marquis d'Ossun (Pierre-Paul), 1er décembre 1745.
11. Marquis de Sommyèvre (Gaspard), 20 février 1761.

La reine Anne d'Autriche, devenue régente, avait ajouté à ses gendarmes, le 18 juin 1643, une compagnie de chevau-légers qui fut commandée par Jacques Stuart de Saint-Mégrin, et après lui, le 4 mai 1653, par Barthélemy de Quélen, vicomte de Broutay.

Ces chevau-légers de la Reine-mère disparurent en même temps que les gendarmes, en 1666.

La compagnie de chevau-légers de Marie-Thérèse d'Autriche a été créée le 13 juin 1661, un mois après celle des gendarmes de la Reine, avec le même effectif et les mêmes priviléges. Elle fut incorporée dans celle-ci par ordonnance du 1er mars 1763, portant suppression des compagnies de chevau-légers attachées à la gendarmerie.

Il n'y avait aucune différence dans la tenue et dans les étendards des deux compagnies de la Reine. Le rouge de la distinction était cerise, tandis que les gendarmes avaient le ponceau. Elles n'escadronnaient pas ensemble.

douai1667

Barthélémy de Quélen, mortellement blessé à la bataille de Douai en 1667. Portrait de l'école française.

Source : Histoire de la cavalerie française, de Louis Susane.

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Nontron, une baronnie en Périgord

Aveux d'Alain d'Albret, vicomte de Limoges, à l'évêque d'Angoulême, pour la châtellenie et baronnie de Nontron, en 1499 et 1501; pour Ayen, Essandon, Ans et Nontron, en 1505; pour la baronnie de Nontron en 1514.

Il existe un contrat de vente et d'aliénation du 18 août 1600, de la châtellenie et baronnie de Nontron, appartenances et dépendances, sises en Périgord, dépendant de la vicomté de Limoges, par les commissaires, députés du roi pour vendre et aliéner ledit bien, pour et au nom dudit roi et de Madame sa seur unique, au profit de messire Charles-Hélie de Coullonge de Pellegrue, chevalier de l'ordre du Roi, sieur de Bourdeix, Piégut et Soumissac, comme dernier enchérisseur.

Par acte du 4 février 1612, Antoine de La Rochefoucauld promit à M. de Coullonge, chevalier, sieur de Bourdeix, baron de Nontron, de réunir à sa baronnie les deux paroisses de SaintMartial et Saint-Pardoux-la-Rivière, comme faisant partie de ladite baronnie, laquelle en entier est mouvante et tenue en fief et hommage dudit sieur évêque à cause de son évêché.

Le 30 septembre 1614, par arrêt du grand Conseil, le sieur de Coullonge fut condamné à payer à l'évêque les droits de lods et ventes de l'acquisition par lui faite de la terre et baronnie de Nontron, et à en rendre foi et hommage.

(Revue nobiliaire héraldique et biographique, 1865)

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Testament du prieur de Bussière-Badil

Testament pour révérend Père en Dieu monseigneur de Dalon.

En nom de la Sainte trinité, le père le fils et le Saint esprit, amen. Comme soit ainsi que fragilité humaine aucunes fois empêche et trouble par la cogitation de la mort qu'on ne puisse duement pourvoir aux choses qui sont et que l'on doit faire, pour ce le souverain remaide est qu'un chacun ordonne et dispose de ses biens et effets quand le jugement de raison est à vigueur, et pour ce Jean Elie de Colonges, prêtre, prothonotaire du Saint Siège apostolique, abbé commendataire des vénérables abbayes de Dalon, ordre de Citeaux, diocèze de Limoges, de Tourtoirat, ordre de Saint Benoît, diocèze de Périgueux, Prieur des prieurés conventuels de Busière-Badil du d. ordre de Saint-Benoit, diocèze du dit Limoges, de Saint-Maurice de Montbron, ordre de Cluny, duché et diocèze d'Angoumois, et chanoine prébandé cz églises du d. Angoulèmes et Limoges, Saint (sic) et en bon propos, par la Grâce de Dieu, de corps et de pensée, et en ma bonne santé et ferme mémoire étant, pensant et entendant n'être chose plus certaine que la mort et chose plus incertaine que l'heure d'icelle, et pour ce je voulant et connaissant, ou le bon plaisir de notre sauveur rédampteur Jésus, les darz d'icelle mort inévitable par disposition testamentaire prévenir et des choses et droits que Dieu m'a donné disposer et ordonner, à cette fin qu'à l'occasion d'iceux entre mais parens, afins et autres personnes quelconques aucune matière de question, contreverse ou litige soient mus après mon décès, et à cette fin que je n'aille de cette vie à l'autre sans testament faire, présence de lez notaire public, témoins dessous écrits, à ce spécialement appellé et prié, fait, ordonne et dispose mon testament dernier nuncupatif et ma dernière volonté en la forme et manière que s'ensuit.

Et premièrement moy du signe vénérable de la Sainte Croix, signé en disant au nom du père, du fils et de Saint Esprit, amen, et comme ainsy soit que l'âme soit à préférer au corps, pour ce ma d. âme recommandée à notre souverain créateur rédempteur notre Seigneur Jésus-Christ et la très prétieuse glorieuse Vierge Marie, à Monseigneur saint Michel Arcange et aux Seigneurs saint Jean Baptiste, saint Pierre, saint Paul, saint Jacques et tous les saints et saintes de la gloire éternelle du Paradis ; après, tout corps catholique doit être donné à sépulture écclésiastique, et pour ce à mon corps, quand plairâ à Dieu que j'aille de ce monde en l'autre et mon âme de mon corps sera séparée, eslis sépulture et veux qu'il soit inhumé en l'église du dit lieu de Bussière-Badil, par devant l'autel de Notre Dame que nouvellement j'ay commencé à faire faire.

2 Item. — Je veut, commande et ordonne que le jour de la sépulture et enterrement de mon corps soit appellé, convoqué et assemblé le nombre de cinq cents prêtres, chanter messe au nom et révérance des cinq principales playes que notre sauveur et rédempteur souffrit quand fut crucifié et prit mort et passion ; lesquels prêtres ayant à prier Dieu pour le salut et remède de mon âme et de parents, amis et bienfaiteurs trépassez, et que chacun des d. prêtres soient ordonnez à payer trois sols tournois.

3 Item. — Je veut et ordonne que le jour de l'enterrement et sépulture de mon corps soit donné et distribuez pour Dieu en aumones aux pauvres de Dieu telles affluence de pain de vingt septiers de Beld, et aussy aux assistans soit donné un liard jusques à la somme de trente livres tournois en honneur des trente deniers que notre sauveur rédempteur fut vendu, et chacun cinq deniers aux pauvres là ou sera plus besoin et mettre en honneur des cinq principales playe que notre sauveur rédempteur souffrit en l'arbre de la croix, et jusques à la somme de dix livres tournois.

4 Item. — Je veut et ordonne que le jour de la quinzaine ou quarantaine après ce que mon dit corps sera en sépulture en la d. église de Bussière-Badit soint covoquez sept cent prêtres en honneur et révérance des sept joyes que la glo- rieuse vierge Marie eut quand elle eut conçut notre Rédempteur Jésus, son cher enfant, et que au d. jour soit donné et distribué pour Dieu en aumône aux pauvres de Dieu autant de blé et d'argent comme le d. jour de mon d. enterrement aux assistans le d. jour au service qui se ferat en la d. église du d. Bussière-Badit, et à chacun des d. prêtres trois sols.

5 Item. — Je veut et ordonne que à la fin et chet de l'an après que mon dit corps aura été rendu à sépulture, soient appellé et covoquez treize cents prêtres au nom et révérance des benoits saints treize apôtres de notre seigneur et à chacun des d. prêtres soit donné et payé la somme de trois sols tournoins ; et aussy soit distribué pour Dieu en aumônes aux pauvres de Dieu et aux d. affluants et assistans au service de l'église pareille quantité de bled et somme d'argent comme j'ay ordonné que soit donné et distribué le jour de l'enterrement et sépulture de mon corps, et en même et pareille façon et manière, et le pain de vingt septiers de blé, en liards jusques à la somme de trente livres, et en petit blanc dix livres tournois, à chacun des d. trois services.

6 Item. — Je veut et ordonne que à chacun des d. jours, scavoir en l'enterrement de mon d. corps, de la quinzaine ou quarantaine et de la fin et chet de l'an après ce que mon d. corps aura été en sépulture, soient faites treize torches de cire, et aussy vétus treize pauvres de drap de deuil, auxquels soient baillées les d. torches pour ycelles tenir tant comme le service de l'église durera, et veut que à chacune des d. torches soit attaché l'écu pain des armes que je dois porter, et vingt livres de cire ouvrée en chandelles à chacun des d. trois services.

7 Item. — Aussy j'ay ordonné que sur la tombe de ma sépulture soit mis un paly de drap de velours noirs, avec une croix de damas blanc, et un bénitier de métail, lequel pali je veut qu'il demeure un an entier sur ma dite tombe et sépulture et le d. an finit et achevé soit couvert le d. drap du d. paly et ouvré en chapes ou chasubles pour le service de l'église de Bussière, et le bénitier soit et demeure perpétuel sur la sépulture de mon dit corps.

8 Item. — Je veut et ordonne et commende que tous les jours durant le cours d'un an entier après que mon d. corps serat enteré en la d. église de Bussière Badit, pour le salut et redemption de mon âme et de mais feûs parens, amis et bienfacteurs trepassez, soient célébrées trois messes par trois prêtres en honneur et reverance de la sainte trinité avec le responsoire de ne rscorderis peccata mea domine, et avec une oraison en tel cas accoutumée être ditte sur ma d. sépulture après ce que les dittes messes seront dites et aussy tous les jours vigiles, lesquelles messes l'une soit dite en haute, avec diacre et sous diacre et les autres deux en secret, et tous les jours l'une des d. messes soient chantés des trépassez et les autres deux le jour du dimanche, l'une de la dominique s'il n'est fêtes, le lundy, l'une de Saint Michel, le mardy de monseigneur Saint Jean Baptiste le mécredy et samedy l'une de notre dame, le Jeudy du Saint Esprit et le vendredy l'une de Passion, et la tierce soit célébrée à la dévotion du prêtre qui la devra dire, et aussy seront tenus les d. prêtres qui diront la d. messe tous les jours, et au soir (?) aller sur la sépulture de mon corps et aller dire chacun un requies quand in passen pour le salut de mon âme ; et veut et ordonne pour ce que dit est dessus faire et accomplir, aux d. prêtres soit donné et payé la somme de cent livres tournois une fois payée de mes biens pour mon héritier universel cy dessous écrit ; Seavoir et le premier jour du dit an cinquante livres, et les autres cinquante livres, restans des d. cent livres tournois, au milieu de la d. année du d. an de la sépulture et enterrement de mon dit corps ; et aussy veut et ordonne que tous les jours du d. an soit donné pour Dieu en honneur de la Benoite Trinité trois liards, et en outre soient donnez tous les jours de vendredy du d. an aux pauvres trente deniers que Notre Seigneur fut vendu, et tous les jours des fêtes de Notre-Dame sept deniers en honneur des sept joyes que la Vierge Marie eut quand elle eut conçu son cher enfant ; et tous les jours des fêtes des trépassez apôtres de Notre Seigneur et à l'honneur d'iceux treize deniers, en ce nom (sic) compris les trois liards dessus dits que j'ay dessus ordonné tous les jours en honneur de la Sainte Trinité.

9 Item. — Plus je testateur susdit veut et ordonne qu'aux louanges de Dieu et de sa Benoite glorieuse mère la vierge Marie tous les samedi de l'an dessus dit, après que mon corps sera mis en terre, soit sonné la grosse cloche du d. Bussière par tams compétans, et après ce qu'elle cessera de sonner soit dit et chanté par les religieux ou-prêtres du d. Bussière, devant l'image de notre dame Salve regina jusques à la fin avec les suffrages et oraisons de Concede nos famulos tuos, et qu'il soit donné et payé de mes d. biens à celuy qui fera sonner ou sonnera la d. cloche par un chaqu'un des d. samedy un liard vallant trois deniers et à chacun prêtre qui chanteront au dict Salve deux deniers tournois ; et qu'il soit donné et distribué aux pauvres pour chacun de d. samedys en honneur et louange d'icelle vierge Marie et de son chapellet que l'on dit pour et en honneur d'elle, trente deniers tournois par mon d. héritier universel, et à ses futurs successeurs, qu'il fasse ou fasse faire à perpétuité le contenu du présent article et payer à ceux qui feront ce que dessus j'ay ordonné être payé, sy faire bonnement peut se en la faculté de mes d. biens les peut porter, ou sy je ne l'ai fait paravant mon décez, chose pour ce que je dis et faire et accomplir.

10 Item. — Je veut et ordonne qu'après mon décès et trépasse sy le cas était que je ne l'aye fait ma vie durant, que à perpétuité soient fondées cinq chapelles et viccairies perpétuelles, par les vicaires desquelles soient dites et célébrées toutes les semaines es autels esquels les d. viccairies seront fondées et ordonnées par le salut de mon âme et de mes parens, amys et biensfacteurs trépassez, chacun des messes ; desquelles chapelles et viccairies perpétuelles, je veut que les quatres d'icelles soient fondées en l'église de Bussière, scavoir : est l'une d'icelle en l'autel de Notre Dame, la seconde en l'autel monseigneur saint Jean Baptiste, la tierce en l'autel monsg. Saint Jacques et la quatrième en l'autel madame Sainte Catherine ; et pour la fondation desquelles je veut que soit assigné de mes biens à un chacun des d. vicaires d'icelles dix septiers de bled froment mesure de Bussière, trois livres tournois en argent et trois gelines de annuelle et perpétuelle rente ; et la cinquième chapelle dicelles je veut que soit en l'église de Pluviers, diocèse de Limoges, en l'autel pardevant lequel est enterrée madame ma feue mère ma dame Yzabeaud de la Groublée, dame de Piégu et du Bourdeix ; et pour la fondation de laquelle dès maintenans je donne au vicaire qui la servira deux pièces de pred, que j'ay acquises du feu sieur de la Grelière, l'un desquels prés est assis sous la fontaine du d. Pluviers, l'autre au-dessus là d. fontaine, et certains valons, pescheries et bois chateigner tenant et joignant et certains bois appartenans au curé du d. Pluviers, et plus trente sols de rente perpétuelle que j'ay acquis du feu sieur de Beaulieu sur des tenanciers du village de la Coulerarie, et plus de trois septiers de blé, sept sols six deniers tournois et deux gélines, le tout de rente annuelle et perpetuelle que j'ay acquise sur le village de la Goulerarie de certains tenanciers du d. village nommé communivement de Pageas, de quoy les frères du d. de Pageas me sont obligez, et tout ainsi qu'il est contenu par les lettres sur les acquisitions faites par Me Thibeau Le Reclus, notaire ; et plus deux septiers de blé froment et vingt sols tournois de rente perpétuelle sur les rentes que honnete femme Ysabeau Viroulaud a acquises de monsieur de la Chouffie en la paroisse de Pluviers, et prie la d. Viroullaud qu'elle y consente ; et veut et ordonne que toutes fois et quantes que les d. chapelles vacqueront et defaudront de viccaire, que la présentation d'icelle vienne et apartienne à mon héritie universel dessous écrit et aux siens decendans de lui, de mon nom, de mes armes, et l'institution au prieur de Bussière Badit.

11 Item. — Plus veut et ordonne et par manière de légat veut que soit donné de mes d. biens à l'église dessus d. de • Bussière Badit trois garnitures et vêtements capelle de soye, l'une desquelles chapelle et vétemens soit de couleur noire, l'autre blance et l'autre de couleur rouge, chacune d'icelles garnies de chasubles, chapes et Courtibaux et mon calice d'argent doré et deux canetes d'argent, mon michel de parchemin, ensenble une robe de soye pour l'image de Notre Dame d. Bussière de drap de soye, l'une de fleur drap d'or ou d'argent, et le tout je veut que soit fat, accompli parravant que je soit décédé.

12 Item. — Je testateur dessus dit donne, et par manière de légat délaisse au curé, viccaire perpétuel de l'église du d. Bussière-Bad. cinq sols tournois de rente perpétuelle que désaprésent j'ay assigné au d. viccaire ou curé être pris et levé sur ce que j'ay acquis des Petiots de Limoges sur certains héritages ; lesquels héritages les hoirs de feu Jean joyeux du d. bourg de Bussière tiennent et possèdent au présent, et sont assis les d. héritages au bourg du d. Bussière, et ce pour et afin que le d. curé ou viccaire soient tenus à perpétuité faire commémoration pour le salut de mon âme et de mes feu parens tous les dimanches perpétuellement en la révérance généale accoutumée être faite en l'église de Bussière Badit.

13 Item. — Je donne et par manière de légat, et veut que soit donné et payé aux couvents des frères mineurs de Montignat-le-Comte afin que les frères du d. couvent soient tenus prier Dieu pour le salut de mon âme et de mes feus parens, amis et bienfacteurs trepassez la somme de cinquante livres tournois une fois payé de mes biens par mais (sic) héritier universel dessous écrit.

14 Item. — Aux frères mineur du couvent de Nontron la somme de cent sols tournois une fois payée.

15 Item. — Aussy au couvent des frères Jacobins de Saint-Junien, des Augustins de Villebois et des Carmes de la Rochefoucat, à chacun des d. couvents la somme de cinquante sols une fois payée.

16 Item. — Je donne par manière de légat et veut que soit donné au couvent de l'église de Dalon (58) la somme de cinquante livres tournois une fois payée de mes biens, et ce pour et afin que les religieux de la d. église et monastère de Dalon soient tenus tous les jours d'un an après mon décès cite une messe en haute et avec un Libera à la fin de la messe pour le salut de mon ame et de mes di feus parens, amis et bienfacteurs trepassez.

17 Item. — Aussy aux. religieux de l'abbaye de Tourtoirac la somme de cinquante livres tournois une fois payée afin que les d. religieux soient tenus de dire et célébrer une messe tous les jours d'un an après mon décès en aute avec un Libera à la fin de la d. messe pour le salut de mon âme et de mes feus parens et amis trepassez, par mon héritier universel dessous écrit 18 Item. — Je donne et lègue aux curés ou viccaires perpétuel de l'église de Saint Maurice de Montbron, de Feuillade et de Teijat, et ce pour et afin que les d. curés ou viccaires soient tenus à perpétuité de faire tous les dimanches à l'heure des prières générales accoutumées être faites en l'église , commémoration pour le salut de mon âme et des mes d. feus parens, amis et trépassés, une absolution, et chacun d'iceux, trois sols tournois de rente perpétuelle, et aussy donne une chasuble de soye à une chacune des églises une fois payée par mon d. héritier universel, sy je ne l'ai fait avant mon décès.

19 Item. — Je donne par forme et manière de légat, et veut que soit donné et distribué de mes biens aux pauvres filles à marier et expressement des d. paroisses de Bussière, de Feuillade et de Teyjat, et à celles que à mes exécuteurs cy dessous nommés mieux en charité verront et sera connu que doit être donné et distribué, la somme de cent livres tournois une fois payée de mes d. biens par mon héritier universel dessous écrit.

20 Item. — Je veut et ordonne que de mes sus d. biens soit donné et distribué par mes d. exécuteurs dessous écrit aux pauvres ladres la somme de 5 l. tour. (nois) une fois payée.

21 Item. — Je testateur dessus d. de mes autres biens par manière de légat je donne et délaisse par droit d'institution particulière et droit héréditaire à Andrée, Jeanne et Hélie de Colonges damoiselles, mes sœurs, et aussi aux hoirs de feu Jeanne Hélie de Colonges ma sœur au tems qu'elle vivait, scavoir et à chacune d'icelle André, et Jeanne Elie de Colonges damoiselle, mes d. sœurs, la somme de cent livres tournois une fois payée de mes d. biens, et aux hoirs de la d. Jeanne Elie conjointement la somme d'autres cent livres tournois par iceux conjointement par égales portions, icelle levée et payée de mes d. biens ; en laquelle somme de mes d. biens à une chacune des mes d. sœurs dessus donnée et léguée de cent livres aux hoirs de la d. feu Jeanne Elie de Colonges, aussy par manière de légat donnée et délaissée les d. Andrée, Jeanne Elie de Colonges mes d. sœurs et les hoirs de la d. feu Jeanne Elie de Colonges, Je fait et institue un héritier particulier, voulant et ordonnant que, avec que les d. légats que à chacune d'icelles et d'iceux J'ay ordonné, elles et hoirs soient et doivent être contens de tous et chacuns mais (sic) biens, en quelle façon et manière que aucune de mes d. sœurs et hoirs de la d. feue Jeanne Hélie de Colonges en mes d. biens ne puissent autre chose demander ne percevoir par droit de légitime ni autre droit que puisse être.

22 Item. — Je donne et par manière de légat je délaisse de mes d. biens et par droit d'institution héréditaire à maitre Goulfier Elie de Colonges mon frère, cent livres tournois une fois payée; et avec la d. somme de cent livres tournois veut et ordonne le d. maitre Goulfier Elie être content de tous et un chacun mes d. biens choses et droits, en telle manière quand (68) iceux il ne puisse autre chose demander ni avoir par droit de légitime ni autre droit quelconque.

23 Item. — Je testateur dessus d. voyant et schachant noble homme Guy Elie de Colonges, mon frère, seigr. d'Etouars, ayant plusieurs grands afaires, et icelui être chargé de femme et d'anfans, par ces causes et à ce même mouvement, lui done et lègue par forme et manière de légat et institutions héréditaire, revient, quitte et délaisse aud. Guy mon frère la somme de six cent livres tournois qu'il me doit et que je lui ay prétée pour marier les sœurs de sa femme, et lesquelles six cent livres le d. Guy m'a assigné par moy être levée sur les villages de Chaufourd, de Bosbernard et des Champs, le tout en la terre et seigneurie du Bourdeix, et deux cent écus que lui envoyat par feu Me Audoyer, sieur de Moncheuil,. et la somme de trois cent livres tournois que lui envoya par feu messire Jean Vincent, prêtre, quand il maria sa fille avec Monsieur de Bourzac et outre plus, tout l'argent que j'ai payé et pour lui fourni pour le mariage de ses sœurs et des miennes ; et outre ce que dit est, je donne au d. Guy Elie de Colonges mon d. frère la somme de cent livres tournois une fois payée de mes biens, et avec les choses dessus d. en la forme que dit est, au d. Guy de Colonges mon d. frère par manière de légat délaissé, quitté et renvoyé icelui d. Gui Elie de Colonges mon d. frère je fai et institue mon et de mes biens dessus héritier particulies, et veut et ordonne que autre chose de présent ni par le tems avenir il ne puisse demander, prétendre, avoir ni percevoir de mes d. biens ne acquets par droit de légitime ni par quelque autre droit que ce soit.

24. Item — Moyennant les choses dessus d. par droit d'institution aux d. André, Jeanne, Guy et monsieur Goulfier Elie de Colonges mes d. frères et sœurs et aux hoirs de lad. feue Jeanne Helie de Colonges ma d. sœur au temps qu'elle vivait ne autres quelconques ne puissent ne doivent avoir ni demander aucune aultre choses en mes d. biens ne argent dettes et meubles, ni argent immeubles ; et s'ils faisaient le contraire, au d. cas je veut et ordonne qu'ils et chacun d'eux faisant et venant contre mon ordonnance et vouloir, soient privés et déboutés des choses à iceux baillées et par manière de légat ét institution délaissez.

25 Item. — Je testateur dessus dit donne et lègue par droit d'institution particulière, délaisse à feu Antoine de Saint Gelais, chevalier, mon feu neveu en son vivant seigr. de Maumont, la somme de cinq cent livres tournois sur ce qu'il peut me devoir et ce en outre la part que lui peut competer et apartenir de la somme que cy-dessus lui donne aussy par droit d'institution comme hérit. de la d. feue Jeanne Elie de Colonges sa mère et ma sœur ; et le surplus qui mé3 (sic) due outre les cinq cent livres, je veut qu'il soit payé et baillé à mon héritier universel cy-dessous écrit, pour aider à accomplir mon d. testament.

26 Item. — Je donne et par manière de légat, je veut que soit donné et payé chacun an à François de Colonges, bâtard d'Antoine de Colonges, chevalier, mon feu frère, en son vivant seigneur de Chabrignac, la somme de cinquante livres tournois de mes d. biens durant sa vie, pour le nourrir et entretenir aux écoles jusques à ce qu'il soit pourvu d'un bénéfice de la d. valeur et plus grande.

27 Item. — Je testateur sus d. donne, quitte et délaisse par manière de légat aux enfans mâles de Margueritte de Colonges, fille de Isabeaud Viroulaud, femme épouse de messire Pierre Dumas, enquêteur pour le Roy en Périgord tout ce que la d. Marguerite et le d. Dumas conjoints me doivent et me pourraient être tenus en quelque forme et manière de que ce soit et les en quitte, et veut et ordonne que mon hér. universel dessous écrit ne leur en puisse aucune chose demander.

28 Item. — Je testateur sus d. donne, remet, quitte et délaisse par manière de légat à Françoise de Colonges, fille de la d. Hisabeaud Viroulaud, et femme épouse de messire Guillaume le Conte, procureur général en la cour de parlement de Bordeaux pour se nourrir et entretenir pendant sa vie, tout ce que la d. Françoise et le d. Compte sond. mary me pourroient devoir et être tenus tant à cause d'argent prété pour avoir l'office de prcr général qu'autrement, et veut et ordonne que mon d. héritier ne leur en puisse aucune chose demander ; et après le décés de la d. Françoise je le donne par manière de légat des à présent aux enfans mâles d'elle décendus, et au défaut d'enfans mâles aux filles d'eux descendues.

29 Item. — Je donne et par manière de légat veut qu'il soit donné et payé à Louise de Colonges fille de la d. Viroulaud, femme de noble homme Jean de Livienne seigr du Deffant de la parR" de Fontenille, la somme de cent livres tournois que Mrs de Saint-Cibard et M" école d'Angoulème me doivent tous deux à cause de prêt ; et ce pour avoir une chaine d'or jusques à cinquante livres tournois, et une autre chaîne jusques à cinq écus ; et ce est au cas que la d. Louise de Colonges ne puisse recouvrer les d. cent livres tournois des d. seigneurs de Saint Cibard et M" Ecole, je lui donne la d. somme de cent livres tournois sur les dimes de Bouit que la d. Hisabeaud Viroulaud a acquis de messieurs du d. Bouit et je la prie qu'elle y consente, et le reste des d. cent livres tournois outre les d. chaines sera pour faire aider à faire faire le colombier du lieu du d. Deffant.

30 Item. — Je donne et par manière de légat je veut qu'il soit donné et payé à Margot de Colonges, fille de la d. Viroulaud, pour la nouriture de la d. Margot et pour icelle marier, la somme de mille écus une fois payée, et une chaîne d'ort jusques à la somme de cinq écus, et icelle abillée comme ont été les autres ces sœurs quand ce marriera ; de mes biens, par mon héritier universel dessous écrit, ou bien les lui assigner dès à présent, lever, prendre et percevoir sur la seigneurie de Monteyrollet ou sur la grange de Rufée, sy je ne l'avait fait avant mon décès.

31 Item. — Je donne et par manière de légat quitte, délaisse et transporte à Léonarde d. Narde Bayère pauvre femme veuve, pour les agréables services qu'elle m'a fait et fait de jour en jour et que j'espère qu'elle fera à l'avenir, de la preuve desquels je la relève, tant que besoin seroit et m'en contente, c'est à savoir tous et chacun les acquets et tout ce que j'ay acquis en la paroisse de Bussière et d'Ecuras, sauf et réservé les rentes des Petiots de Limoges que j'ay acquis et lesquelles j'ay données à l'église de Bussière Badil, et outre je lui donne et veut qu'il lui soit payé chacun an pour sa nourriture et entretient, tant qu'elle sera en demeure avec la d. Viroulaud sa fille, vingt septiers de blé froment et moitié seigle et dix livres tournois en argent par mon hér. de mes d. biens.

32 Item. — Je donne et par manière de l.égat je veut qu'il soit donné et payé à Hisabaud Viroulaud de mes d. biens chacun an durant sa vie par mon d. héritier la somme et quantité de cent septiers de bled froment, moitié seigle, et vingt cinq livres tournois en argent, que je lui assigne dès à présent lever et prendre sur la terre et seigneurie de Maisonneix que par cy devant j'ay acquis de François de Rochechoird et de feu demoiselle Jacquette de la Rochefoucaud, et deux tonneaux de vin que je lui assigne lever et prendre sur la dime de Pressac que j'ay acquis de Monsieur Villard ou bien sur les dimes de Saint-Robert que j'ay acquises de M. de St-Bonnet au choix de la d. Viroulaud, pour se nourrir, alimenter et entretenir, prier Dieu, se bien gouverner, et ce pour les agréables services qu'elle m'a fait en mes nécessités, de la preuve desquels je la relève par tant que besoin seroit, desquels services je me contente, et en outre je confirme, aprouve et ay agréable tous et chacun les contrats de transaction et autres contrats faits et passez enre la d. Viroulaud et moy à cause de la maison noble de Belleville et ses apartenances, scituées en la paroisse de Feuillade, que aussi des rentes que j'ay par cy devant acquis en la châtelenie de Marthon et paroisse de Feuillade, que autres contrats fait et passez entre elle et moy.

33 Item. — Je testateur sus d. lègue et par manière de légat veut qu'il soit donné et par manière de légat aux églises et bénéfices que j'ay possédez et tiens, pour faire et convertir en chapelle, chasubles et autres vétemens et ornement d'église et au service de Dieu le créateur, de la Benoite glorieuse vierge Marie sa très douce et prétieuse mère, et de tous les Benoits Saint et Sainte du paradis, après ce que je seray allé de ce monde en l'autre, toutes et chacunes mes robes et vêtemens de soye par icelles être données et distribuées aux églises et benefices sus dits par mes exécuteurs cy après nommés, à l'une des église plus, à l'autre moins, selon que plus besoin sera eu que agréé sera par mes d. exécuteurs que faire conviendra jouxtes et selon que plus sera nécessaire aux d. églises ; et aussy les chapelles et drap de soye qui sont dans mes coffres, et sy je ne les ay donné avant mon décès.

34 Item. — En outre je testateur sus d. donne et lègue par forme et manière de légat veut que soit donné par mon hér. universel cy dessous écrit de mes biens à Messieurs Martial, François, Jean et Louis de Colonges frères, scavoir et au d. Martial cent livres tournois de rente annuelle et perpétuelle : en advénement que le d. Martial eut procès au tems à venir au prieuré de Bussière Badit, je veut et ordonne qu'il soit baillé au d. Martial par mon d. héritier autres cent livres tournois chacun an, pour poursuivre le d. prieuré sy aucun y yen a, jusques à ce que les procès sera fixé ; au d. François cent livres tournois de rente perpétuelle : au d. Jean, cinq livres tournois de rente perpétuelle, ou bien l'acquit que j'ay fait de Puigoufier en Périgord, et au d. Louis autre cent livres tournois de rente perpétuelle, jusque à ce qu'il soit pourvu d'un bénéfice de cent écus, et ce pour le nourrir, ali- menter et entretenir, et en faire et disposer perpétuellement à leur plaisir et volonté ; et au deffaut de ce qu'ils deffailent l'un des d. Martial, François, Jean et Louis de Colonges frères, j'ay substitué et substitue les survivants aux survivans au décès au décès [sic] des d. Martial, François, Jean et Louis de Colonges frères susd.

35 Item. — Et en tous et chacuns mes autres biens, chose, droit, devoirs, dettes, acquets et recouvrances, "meubles, immeubles, et par eux mouvants quelconques, et en quelconques lieu de droit ou pouvoir que les d. biens, choses, droits, devoirs, devoirs, acquetts, dètes, conquet et recouvrance soient situez, et assis, de quelque nom qu'ils soient dit et nommé ou censez présent et avenir, je testateur dessus d. fait et justifie et de ma propre bouche nomme mon héritier universel et pour tout, messire Pierre Elie de Colonges, chevalier, seigneur de Colonges et Puirefant, sur lequel aussy mon d. frère et héritier j'ordonne, mande et commande être payé tous les et un chacun les légats et distributions par moy dessus fait et ordonnez aux lieux et personnes qu'il appariiendrat et seront dûs, et aussy. mes dettes et forfaits, sy aucuns après mon décès, après duement que soient dûs - ,et que je soit tenus.

[36]. — Et à cette fin que ma présente ordonnance et de mes biens, droits, devoirs, acquêts, dettes et recouvrances cy dessus disposés soient mieux, plutôt et plus parfaitement mise en exécution au salut et remède de mon âme, de cetuy mon dernier testament conservateurs nobles et puissant seigneur François d'Ecards, seigneur de Varaigne et de Lavauyon, Raimond de Bard, seigr de Puimaraix, de Cornil et de Bar, Monsieur l'abbé de Saint-Chemans, doyen de Canenas (?) ; Jean de Jean de [sic] Liverme, seigr du Deffant ; honorable homme et sage Me Guillaume le Conte, procureur général pour le roy en la cour du parlement de Bordeaux ; Pierre Dumas enquêteur pour le roy à Périgueux ; Mre André Lavoix prêtre ; et en absence du d. noble et puissant Raymond de Bar, et en son lieu messire Jean de Bard, son fils, prévôt de Saint-Roubert auxquels mes exécuteurs et à un chacun d'eux, ou deux d'iceux je testateur sus d. donne, octroye et concède puissance, licence et autorité de prendre, vendre et détruire de mes d. biens choses et droits comme il sera mérité et métier faire, et pour payer et faire satisfaire tous les légats et distributs dessus d., et iceux tous et un chacun payer et satisfaire aux lieux et personnes qu'il appartiendrat et seront dus, la licence de mon d. héritier universel, et autre personne du Conseil quelconques non demandée, requise ou obtenue, et délivrant et déchargent mes d. exécuteurs, et chacun d'eux de faction et comfaction d'inventaire et reddition de compte à mon d. héritier ne autres personnes quelconques, à iceux que pleine fois soit donnée aux papiers et livres d'iceux, et des mises qu'ils feront soient en aucune manière au tems avenir, s'ils étaient contraints de rendre conte aucun, au raison de leur exécution ; lequel cas advenant, je testateur dessus d. donne et par manière de légat cedde et delaisse à mes exécuteurs tout ce en quoy il aparaitra iceux de mes exécuteurs, pour raison de ce que d. est, demeurer et être débiteurs et tenus ; et s'il advient aucun ou anciens de mes d. exécuteurs avant moy auparavant l'exécution de mon d. testament, mourrir et aller de ce ciècle en l'autre, ce nonostant je veut et ordonne que les autres ou autres ou deux d'iceux seul pour le tout mettent et devident toutes et chacune les choses desus d. à due exécution, et supplée et requiert à tous qu'il apartiendrat qu'ils ayent à donner foy à cetuy mien présent testament nuncupatif comme et duement et légitimement nuncupatif et ma volonté et disposition dernière, laquel et lesquelles je veut mande et commande valoir par droit de dernier testament nuncupatif ; et s'il ne valoit par droit de testament, je veut qu'il vaille et tienne par droit de codiccile et aussy par droit de toute autre dernière volonté et par tout et chacun autre droit, voye, matière et forme par lesquels mieux, plus parfaitement et imparfaitement de droit d'usage ou de coutume valoir et tenir pourra et devra ; et sy autres fois j'ay fait ou ordonné testament ou testaments, codiccile, codicciles donnation ou donnations par cause de mort ou autres quelconques de dernière volonté, iceux, icelles je casse, enfrains, révoque de tout en tout et annulle, et doresnavant veut qu'il soit de nulle valeur efficace et vertu, celui cy seul mon présent dernier testament nuncupatif et cette dernière mienne volonté et disposition dernière en ses forces, fermetés, eficace et vertu toujours et perpétuellement durans et demeurans, en priant et requérant vous dessous nommés que icy êtes présents et lesquels pour les choses dessus écrite j'ay fait appeller convoquer, que des choses cy dessus d. tous et chacuns en tems et lieu quand metier sera, soyez rememorans et témoins ; prié aussy toy, Léonard Lajamme, notaire public commissaire juré et exécuteur de la cour du scel authentique établi aux contrats en la viconté de Limoges pour très haut et excellent prince monseigr le vicomte du d. viconté de Limoges, comme commune et personne puplique [sic] que toutes et chacunes des choses dessus d. à un chacun qu'il appartiendrat fassiez bailler et faire bailler puissiez et doiniez instrument et lettres efficaces que puissent être dictées, corrigés, réfectes (?) méliorées, amender en ajoutans les additions et clauses de droit nécessaires en étant et réséquant les superflues sy aucune sont, icelles produites en jugement, ou non produites et paravant ou après la contestation de la cause, une fois ou plusieurs fois et jusques à ce que un jugement et dehors obtiennent pleine force au sens ordonnance et conseil d'un ou plusieurs et droits, la substance du fait toutefois non muée ni changée en chacune chose, et prie et suplie humblement et requis à vénérable et scientifique personne monsieur le garde du scel authentique duquel on use aux contrats en la d. viconté de Limoges pour très haut et excellent prince mon d. seigneur le viconte du d. viconté, que le d. scel qu'il garde soit son plaisir de mettre et aposer en celui mon dernier testament nuncupatif ferme volonté et disposition dernière, et force, gariment (lOg) fermeté et témoignage de toutes et chacune les choses dessus d. Et nous garde du d. scel. de notre Amé Léonard La Jamme, clerc commissaire juré et exécuteur de la cour du d. scel dessous écrit, pardevant lequel toutes et chacune les choses dessus d.

ont été faites et ordonnées, et par icelui au lieu de nous receues, comme le d. Léonard La jamme notre commissaire juré nous a fait scavoir par la teneur de ses présentes lettres de sa main propre écrite et signées, en foy, témoignage, force, gariment de toutes et chacunes les choses dessud, le d. scel que nous gardons à celui présent testament ou lettres avons mis et aposé en foy et témoignages de vérité de toutes et chacune les choses dessus d.

Et moy, Léonard La Jamme, clerc, nre public commre et juré de la cour du scel sus d. sous écrit, avec noble vénérable et discrète personne frère prieur de la Sédière, prieur de Bar ; Guillaume Vigier, écuyer, sieur de La Mote prez Feuillade, diocèse d'Angoulême, Jean Périer, écuyer, sieur de la Basterie, messieurs Martial Fillon, André Bourbon, curé de Juillé, Pierre Dumare, curé de Bussière-Badil, et Jean Canyat prêtre, maître François de la Brousse, nore et praticien de Nontron, et Jean Sarlande Clerc, demeurant au lieu et bourg de Bussière-Badil et cetuy présent testament p. témoins par le d. testateur convoquez, oüis et apelé et toute et chac'unes les choses en les présentes lettres contenues par le d. testateur avec les dessus écrit témoins appelez et priez par un même contente (?) assisté présents et icelles choses ay vû et oui ainsi faites, et à la requette du dit testateur et a plus grande aparence de fermeté des d. choses, cetui présent testament de ma main propre feablement écrit de mon seing manuel en telles choses accoutumées faire et signer faites, condites, en la manière des sus d. par le d. lateur au dessus d. lieu de Bussière-Badil, en la maison du prieuré du d. lieu, et en la chambre du d. testateur, présent témoins ceux que dessus par le d. testateur appeliez et prins comme du est, le quatrième jour du mois de septembre l'an 1530, ainsi signé La jamme.

37 Item. — Et aud. Jean de Colonge aussy fils de la d. Viroulaud et légitimé par le d. seigneur, je donne et lègue la maison noble de Fretez par moy acquise deu seigr de Saint-Bonnet avec les cents, rentes, et revenus à icelle appartenans, appartenances et dépendances et dixmes de Saint-Robert ; aussi les dimes tant blé que vin, ou rentes par moy acquises de messire Jean du Buisson, seigr de Villac, en la parse de Perpezac ô Blanc et ailleurs ; aussy la maison noble de Puygoufier, assise en la paroisse de Saint-Crepinde-Mornoire, et autres biens par moy acquis de Roux Dubois, à la charge et condition que sur les d. biens au d. Jean légués je donne à Pierre et Raimond Dumas, enfans de Mre Pierre Dumas, enqueteur en Périgord, pour les entretenir aux écoles, la somme de cinquante livres tournois chacun an, laquelle somme je veut que se lève et paye sur les d. biens par le d. Jean et ses héritiers, jusques à ce que le d. Pierre et Raimond Dumas, ou l'un d'eux soient bénéficiés d'un bénéfice valant de revenu la somme de cent livres tournois ; et avec ce je fais le dit Jean mon héritier particulier et qu'il ne puisse aucune autre chose demander de mes d. biens.

Le nevième jour de juin 1651, au greffe de la sénéchaussée et siège présidial d'Angoulêmes, par moy greffier soussigné en iceluy, la copie de testament cydessus et des autres parts transcrite a été extraite, vidimée et collationnée à une grosse signée Lajamme, écrite en dix sept rolles de papier et en icelle et en vielle lettres ancienne, au bas du dernier rolle étant un peu déchirée et rompue, réquérant Me David Gautier comme procureur et ayant charge de Me Claude de Blanpignon prieur de Bussière-Badil et autres anexes ; le d. Vidimus fait par vertu de jugement rendu à l'audience par Monsieur le lieutenant général au d. siège intervenu en la cause où le d. Blanpignon est demandeur contre Antoine de Guiberry écuyer sieur de Molincourt, défendur, et pour ce voir faire Me Raimond Saulterot a été intimé au d. greffe par Jacques Plantinet commis du greffier en parlant à personne, qui a protesté d'icelui contredire en tems et lieu et à la d. grosse, représentée par le d. Gauthier, et à l'instant rendue aud. de Blanpignon, qui ont signé. Ainsi signé Gautier, Blanpignon et Dumerque, commis du greffe, et le receu est de 6 livres, 11 s. 1 d.

Note : Testament de Mgr Jean Hélie de Coulonges, protonotaire du Saint-Siège apostolique, abbé de Dalon et de Tourtoirac, prieur de Bussière-Badil et de Saint-Maurice-de-Montbron, seigneur de Belleville.

(Bulletin de la Société scientifique historique et archéologique de la Corrèze, 1931)

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Certificat pour Pierre de Maillard de La Combe

Copie des états de service de Pierre de Maillard (1734-1786), chevalier, seigneur de La Combe, co-seigneur de Beaussac : « Charles-Juste de Beauveau, prince de l'Empire Romain, Grand d'Espagne de la première classe, Lieutenant Général des Armées du Roi, Chevalier de ses Ordres, Capitaine de ses Gardes, Gouverneur et Lieutenant Général du Pays et Comté de Provence, Marseille, Arles et terres adjacentes, marquis de Craon, baron de Lorquin, Saint-Georges, etc., etc., Gouverneur et Grand Bailli de Lunéville et Bar le Duc, etc., etc. Certifions que le sieur Pierre Maillard de La Combe reçu par le Roi Garde de son Corps, brigade de Montenay la 11 avril 1755, a servi avec honneur dans la compagnie que nous commandons, où il a fait les campagnes de 1761 et 1762, et qu'il s'est retiré suivant le congé et permission que nous lui avons accordé le 1er avril 1764, selon le pouvoir à nous donné par Sa Majesté. En foi de quoi nous lui avons fait expédier le présent certificat pour lui servir et valoir ce que de raison. Fait à Versailles le 12 juin 1783. - Signé : le prince. »

Le 10 février 1779, il gagna son procès contre Jean-Baptiste de Gratereau, seigneur des Graulges, qui s'opposait à ce qu'il fasse peindre une litre funèbre dans l'église des Graulges.
Le 16 novembre 1780, il rendit hommage à Gabriel de Talleyrand, prince de Chalais, baron de Mareuil, pour son domaine de La Combe, paroisse de Beaussac, érigé en fief noble en 1607, sous le devoir d'un éperon doré. L'hommage précédent avait eu lieu le 7 novembre 1718.
Il épousa au château de Montcheuil (Saint-Martial-de-Valette), le 12 mars 1771, Madeleine-Radegonde-Henriette Moreau de Villejalet, fille de Jean-Thibault-Nicolas, chevalier, baron de Montcheuil, et de Marie-Philiberte de Marcillac d'Oradour.
Il mourut au château de La Combe le 19 novembre 1786.
De leur mariage naquirent :
1) Thibault, né à La Combe en 1775
Il épousa le 19 janvier 1799, sa cousine germaine Henriette-Radegonde Moreau de Montcheuil, fille de Nicolas, conseiller au Parlement de Bordeaux, et d'Anne-Alix de Loret.
2) Philiberte, née à La Combe en 1777.
Elle épousa le 4 septembre 1798, son cousin germain Guillaume-Jean-Goursaud de Merlis, fils de Jean Baptiste et de Radegonde Moreau de Villejalet.

Source : Archives du château de La Combe (Puyrenier) et Généalogies périgourdines (du comte de Saint-Saud).

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Bernard Chérin, généalogiste des ordres du roi

Il fallait être de noblesse de race, et le généalogiste ne devait pas donner son certificat lorsque la noblesse avait pris son principe dans l'exercice d'une charge, soit de robe, soit d'autres offices, ou dans une lettre d'anoblissement, à moins qu'elle n'ait été accordée pour services signalés rendus à l'État.

Sur chaque degré, il devait être produit trois titres, tels que : contrat de mariage, testament. Tous devaient être en originaux.

Pour être nommé à des sous-lieutenances dans les régiments, il fallait prouver, depuis l'ordonnance du 22 mai 1781, quatre degrés de noblesse. A l'effet de quoi, les parents devaient adresser au sieur Chérin, les titres originaux justificatifs.

Le généalogiste était commandeur des Ordres du roi, et, en cette qualité, il portait la croix du St Esprit suspendue par un ruban bleu sur le sein gauche.

C'est cette croix et ce ruban que nous voyons autour de l'écu sur l'ex-libris de Chérin.

Les papiers provenant des Chérin auxquels sont joints les pièces venant de Monsieur Beaujon et de Monsieur Berthier, sont réunis en 214 volumes in-folios, cotés Chérin 1 à 214 mss.fr.31.563 à 31.776, et un volume de correspondance de 142 feuillets (1778 - 1791) coté fr.33.263, qui font partie de l'ancien cabinet des titres et sont conservés au département des manuscrits de la Bibliothèque Nationale.

Les généalogies dressées par Bernard Chérin sont ex-trêmement bien faites, particulièrement sérieuses et documentées ; aussi rendent-elles de précieux services et sont-elles très appréciées des érudits.

Aussi, pour illustrer ce fait, je rapporte ci-dessous une généalogie qui permet d'entrer dans le travail de Bernard Chérin. Elle concerne la Famille Roumagière.

F. Roumagière (en intitulé dans la Collection Chérin)

Ref : 3586. Collection Chérin 179. FR 31741.

Vol 28 de Guyenne
Fol.0201
132.

Dressé fixe une procuration faite devant M. Perrot a sustitré par M. de Rousseffy en juin 1758.
de La Roumagière en Périgord seigneur de la Fillosie de Roncessy, Lesmoine, la Douge.

Armes : D'azur au chevron potencé et contre potencé d'or accompagné en chef de 2 losanges d'or et en pointe d'un lion de même.
N... épousa noble Blanche St Martin damoiselle dame de Roussaeillé qui ratifia le contrat de mariage de son fils Charles le 23 novembre 1509.
Noble homme Charles noble maistre de la Roumagière seigneur (messire) Jean du dit lieu de Roussalion et de Saint la Bloues en Périgord et de Molettes en Normandie épousa par partie,
passées au repaire maison noble de la Cypierre alias Filhousie paroisse de Thiviers le 19 novembre 1509 Françoise de la Fillosie. damoiselle fille mineure et héritière universelle de feu Jean de la Fillosie seigneur du repaire de la Cypierre et de marquise de Flemenche, damoiselle, sa veuve qui y autorisa par ces actes et s'engagea d'en faire ratifier les clauses par ses frères, signé Jean de Valle à la suite, la ratification des actes du 13 novembre suivant par les frères du futur époux, signé Valle, celle de la mère du futur.
Note : messire Jean de la Roumagière Botolonaire Notre Père le Pape et curé de Serces ratifia avec Guithen son frère, ces actes de mariage de Charles son autre frère le 13 novembre 1509.
(Délivré d'après les protocoles d’Aubert de Valle par Savannerie, notaire collationnaire le 25 avril 1553. Signé Savannerie).
Charles de la Romagère, écuyer, passa contrat avec Antoine Aymeriet devant Jabert, notaire, le 26 décembre 1513 et une transaction a vu Jean de Tardière devant Enaudet, notaire, le 3 février 1514, est qualifié dans cette transaction maître d'hostel du seigneur d'Albret.
Charles de la Romagière seigneur du dit lieu de la Fillosie, gouverneur du comté de Périgord pour Jean roy de Navarre, fut nommé par lettres de peines, dont il est dit aîné et conseiller daté Mévéal le 14 juillet 1314, pour assister en son nom à Mévéal des biens de damoiselle Charlotte de Bretagne sa tante, dame de Montrer, ces lettres signées Jehan et pret le reply par le roy, le conseiller chambellan, sénéchal de Limoges à côté de la Niton et Tullées.
Charles de la Romagière, seigneur du dit lieu et de la Fillosie, gouverneur des comtés de Périgord et vicomte de Limoges pour Alain sire d'Albert (père de Jean roy de Navarre) et son conseiller, fut nommé procureur de ce prince pour instituer des officiers dans plusieurs terres à lui adjuger par le parlement de Bordeaux par lettres datées Mévéal le 7 novembre suivant, signé Alain et fut le reply pour Monseigneur et feuillées Charles de la Romagière seigneur du dit lieu, aîné et conseiller du même Alain sire d'Albret Fut pour lui les offices de sa terre, ville et seigneurie de Chastus Cheviol, à lui adjuger par le parlement de Bordeaux par lettres datées Mévéal le dernier août 1518, signées et contre-signées et feuillées comme le précédent François Martin, Veuve de Charles de la Romagière, fit son testament en faveur de Pierre son fils devant Favaneau, notaire, le 14 may 1555.
Pierre de la Romagière, institué héritier de sa mère par son testament du 14 may 1555. Pierre de la Romagière et Berthoumine de Mouneires et Mouneis, sa femme, firent leurs testaments en faveur de Gaston leur fils les 3 janvier 1572 et le 17 février 1589.
Gaston de la Romagière est nommé au testament de son père le 3 janvier 1572.
Gaston de la Romagière, écuyer, seigneur de la Fillosie et chevalier de la terre et Châteleurie de Rouss... épousa par contrat passé devant François de Ponlais et Vallade, notaires royaux au Château de M. Marsaud de Vineron en Périgord le 16 juin 1577. Odette de Jussac de Marcelin, fille de Raymond de Jussac de Marcelin, écuyer, seigneur des Châtenies et juridiction du dit seigneur Martial de Bothelie d'Ambleville et de la Ferrière et de damoiselle Madeleine Jordain d'Ambleville qui lui donnèrent en dote 6000 l/tournois (expédition faite le 28 may 1599 par Jean Poullard, seigneur de Riberac et signa à lui par Guy Poullard, fils de François sur la requette de seigneur Gaston de la Romagière, écuyer et seigneur de la Fillosie et Roucessy et damoiselle Odette de Jussac sa femme. (Signé Poullard-Parech).
Damoiselle Odette de Jussac, veuve de feu Gaston de la Romagière, vivant, écuyer de Roucessy
et de la Fillosie assiste Pierre son fils par contrat.
Contrat de mariage du 18 avril 1607.
Gaston de la Romagière est nommé au testament de sa mère du 17 février 1589.
Pierre de la Romagière, écuyer seigneur de Roucessy et de la ville de la Fillosie, près et en la paroisse de St Thiviers en Périgord, épousa par contrat du 18 avril 1607, passé au repaire devant Renaud, notaire, et damoiselle Jeanne Arlot, fille de Jacques Arlot.
Écuyer, seigneur de Fiesne et de Valonge, habite au château de Fongie en la paroisse du dit lieu et de feu damoiselle Madeleine de Sumilhac, sa femme, y fut assisté de sa mère et elle de son père qui lui donna 2000 livres tournois de dote. Assisté de Sussac sa mère lui confirma la donation qu'elle lui avait faite auparavant suivant la permission à elle, donné par contrat de mariage avec son feu mary (grosse passée et signé du notaire). (Ce contrat insinu en le sénéchaussée de Périgord les 23 millièmes) soussigné du Chayne Comtit - Greffier).
Pierre de la Romagière, écuyer, seigneur de la Fillosie et de Roucessy, assista son fils René à son contrat de mariage du 19 janvier 1639, et y nomme sa femme Jéhanne de Fongie, c'est le nom du château du père de la dite Jéhanne.
Pierre de la Romagière et de Roucessy, épousa par contrat du 19 janvier 1639 passé au Château de la Roque du Pougère en Périgord, devant de Bazzy, notaire royal, Françoise de Beynac damoiselle de la Roque, fille de feu messire François de Beynac, chevalier, seigneur de la Roque, Jacques et dame Diane D'Autefort sa veuve, y fut assisté de son père, et elle de sa mère qui lui donna en dote la somme de 12.000 livres tournois. Par contre Pierre de la Romagière nomma le futur époux, son fils pour la dontion de la moitié de ses biens énoncés en son contrat de mariage, en faveur de ses enfants mâles qui en devoir naître.
Pierre de la Romagière, testa le 7 décembre 1647 en faveur de Pierre et François ses fils et de dame Jeanne Arlot.
René fit la même déposition en faveur de l'un des mâles à naître de son mariage, (grosse signée Due, notaire). Cet acte est écrit d'une encre très jaune et d'un caractère peu naturel.
François de la Romagière, Audette de Gievre, seigneur de la Pongé vînt en son Château de Constancie, paroisse de St Phesis de Boyrdeisn, note au testament de son père du 7 décembre 167, fut maintenu dans sa noblesse avec son frère en 1606 ou 1667, épousa par contrat du 20 février 1654 Madeleine Petit.
Messire René de la Romagière, chevalier, seigneur de la Fillosie et Asmonie, consentît à un contrat de mariage de Pierre son fils et de feu dame Françoise de Beynac du dernier juillet 1658.
René de la Romagière, écuyer, seigneur de Fillosie, élection de Périgeux et François de la Romagière, son frère furent assignés à la requête de Nicolas Colet pour produire leurs titres devant M. Pettot, intendant de Guyenne, en firent production le dernier novembre 1666 devant M. Montozon et de M. Pellot à Périgueux.
Elle était composée de 2 actes cy-dessus des 6 décembre 1519, 3 février 1514, 14 may 1555, 3 janvier 1572, 15 juin 1577, 17 février 1589, 18 avril 1607, 19 janvier 1637, 17 décembre 1647 et 20 février 1651. Cette production signée René de la Romagière et François de la Romagière, a costé écrit cet acte par jugement souverain, Vol. 28 de Guyenne Fol. 1201 ute paraphé par M. Pellot Vol. A, Fol. 132, René et même nommé avec Françoise de Beynac, sa femme au contrat de mariage de leur fils du 15 octobre 1705.
Messire Pierre de la Romagière, chevalier, seigneur de Roucessy, épousa par contrat du dernier juillet 1658 passé devant Chadontant et Fichon, notaires.
Comte de la Vaugugnon, damoiselle Gabrielle de Fonsebon, fille de Hausel, messire Pierre de Fonsebon, chevalier, seigneur du Puy du Buisson, Chastre en Ausnis et de dame Marie Guy, demeurant au Château du Puy, paroisse de Masson... en Poitou, y fut servie de père et elle de ses père et mère, son père lui constitue 57.000 livres/tournois en mariage, sa tante Audette lui fit donation de 1.000 livres et 16.000 livres/tournois d'or (grosse signée Fichond).
Messire Pierre de la Romagière, chevalier, seigneur de Roucessy, Fillosie, Lesmonie, la Ponge, habitant en son Château de la Fillosie, fils de défunt messire de la Romagière et Beynac Françoise, épousa 2° par contrat passé au Château de Planeau en Périgord paroisse de St Iviet devant Moes notaire royal, le 15 octobre 1705, damoiselle Françoise Mosnier, damoiselle de Planeau, fille de feu Gaston Mosnier de Planeau, chevalier et seigneur du Château et de dame Meuriette de Sosset, sa veuve, la damoiselle y fut autorisée de sa mère qui lui constitua en dot la somme de 1.000 livres/tournois, payable 500 livres/tournois à Noël de 1706 elle l'institua en tous ses biens. Le futur constitua aussi tous ses biens et fit don à sa future de 6.000 livres/tournois, 900 livres/tournois avec son logement au Château de Fillosie et fit donation de la moitié de ses biens au ler fils à naître de son mariage (grosse passée et signée Mesnu et Villon, notaires, le 2 may 1700).
Feu messire Pierre de la Romagière, chevalier, seigneur, comte de Roucessy eue nommé au contrat de mariage de Pierre François son fils du 3 février 1741, auquel dame Françoise de Mosnier de Planeau sa veuve assista par Procureur.
Dame Marie Françoise de Mosnier, comtesse de Roucessy fut marraine de son petit fils Antoine Joseph le ler avril 1742.
Messire Pierre François de la Romagière, chevalier, seigneur, comte de Roucessy, Fillosie, Lesmonie, épousa par contrat du 3 février 1741 passé dans la maison noble du Royaume, paroisse de la Libarde, devant Robert notaire royal en Guyennne, damoiselle Marie Françoise du Bourg habite dans la maison noble de Ponyjanné fille de messire Estienne François du Bourg, chevalier, seigneur, baron de Fontaine et de dame Françoise Estiennette Denos, sa femme, y fut assisté de M. François Mosnier, chevalier, seigneur, baron de Planeau, Péline de Nosge, de la procuration de sa mère, de ses père et mère donne tous ses biens qui font 4.000 livres/tournois qu'elle versera à la charge pour lui payer colégitimement au seigneur Abbé de Roucessy et à la dame de la cour de Bausse, enfants de la dite dame, la dite damoiselle, entend d'or, sa maison de Royaume avec les meubles, vaisselles, et il fit en sa rivière de Gironde une maison dans sa ville de Bordeaux (grosse et posée et signée du dit Nor).
Messire François Pierre de la Romagière, comte de Roucessy et dame Marie Françoise Elisabeth du Bourg, sa femme sont nommés dans l’extrait baptistaire d’Antoine Joseph, leurs fils du ler avril 1742.
Messire Antoine, Joseph de la Romagière, de Roucessy, fut baptisé dans l'église paroissiale de Saint Saturnin de la Libarde en Bourges, diocèse de Bordeaux le ler avril 1742 eue pour parrain, Antoine, Joseph, du Bourg, seigneur, baron de Fontaine, conseiller au parlement de Bordeaux et pour marraine, son ayeule paternelle, extrait délivré par le curé de la dite église le 16 mars 1758, signé Broses et légalisé le même jour par le juge de la ville prévosté de bourg en Guyenne signé (La Mothe). Destiné aux chevaux légers de la garde du roy.
Son certificat de Noblesse. Acte délivré en juin 1758.
(Transcription à partir de l'original)

Être accepté officiellement noble, c'est, il faut le répéter, avoir droit à des honneurs particuliers. Par exemple, être exempté d'impôt, envoyer ses enfants dans de bonnes écoles, bénéficier des droits de justice, être représenté par ses pairs aux États Généraux.

Dans l'élan pour être reconnu noble et jouir des privilèges ci-dessus, il y a beaucoup de prétendants sans aucune noblesse qui se virent malgré tout devenir nobles.

Le désir d'obtenir ces avantages a poussé les gens de l'époque vers le généalogiste. Certains aujourd'hui disent que tout le monde ment, et les généalogistes en particulier. Certains l'on peut-être fait.

Mais il y a l'antithèse du généalogiste menteur, manipulateur. Cette antithèse ne peut-être mieux choisie que Bernard Chérin.

Source : Bernard Chérin, généalogiste des ordres du roi, 1718-1785, de Jean-Yves Belin.

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28 mai 2020

La forge de Montbron

Pendant plusieurs siècles, une grosse forge a fonctionné sur la Tardoire au lieu noble de Chabrot dans la paroisse de Montbron en Angoumois, jusqu'à la Révolution française. Dite de Pierre-Pensue et la plus ancienne des archives de la Charente, cette forge est la propriété en 1499 de la famille Couraudin (1). Elle est entrée dans la famille du Rousseau à l'occasion du mariage de Junien du Rousseau, seigneur de Marendat, avec Marie Couraudin, héritière de la terre de Chabrot, en 1540. Le maître de forges en 1678, sous le règne de Louis XIV, est un dénommé Thomas Bernard, bourgeois de la paroisse de Bussière-Badil en Périgord, décédé en 1684 (2). Après 1789, le chef de la famille du Rousseau de Chabrot est Jean-Gédéon du Rousseau, ancien capitaine de la garde du roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, propriétaire, maire de la commune de Montbron, décédé en 1814. L'activité, déjà réduite, cesse totalement au XIXe siècle, et les bâtiments sont détruits (3). Le site de Chabrot est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel en 1990. Aujourd'hui, le vieux moulin voisin de la forge est un restaurant, une passerelle neuve y relie les deux rives de la Tardoire, et le donjon du château est restauré. Les forges ne dominent plus le paysage économique mais le tourisme et les métiers du cuir (4).

Notes :

1. En 1499 et 1504, Jean Couraudin, maître de la forge de Pierre-Pensue à Montbron, acquiert plusieurs pièces de terre appartenant à des paysans, puis en 1506, une rente auprès d'un seigneur de Boussac. La famille Couraudin est noble et propriétaire d'une autre forge à Châtelars au nord de la paroisse de Montembœuf.

2. Thomas Bernard est victime d'un homicide au moment des vendanges. Vengé par ses fils majeurs, les lettres de rémission accordées par le roi à ces derniers sont l'objet d'un article dans le bulletin de la société savante de la Dordogne en 1895.

3. Pierre-Pensue est une usine qui produit 45 milliers de fer au milieu du XVIIIe siècle, un montant honorable mais toutefois peu élevé. Ce n'est plus une grosse forge. La crise de la métallurgie locale, un siècle plus tard, lui est fatale.

4. Jusqu'à 250 emplois sont créés pour la seule unité de production du maroquinier de luxe Hermès, inaugurée en 2015. D'autre part, un gîte rural fonctionne au cœur des 30 hectares du domaine de Chabrot.

5611291 Illustration 1 : vue aérienne de la Tardoire à Montbron, le château de Chabrot est à gauche, au premier plan.

mariage1678

Illustration 2 : mariage de Thomas Bernard et Marie Cureau, registre paroissial de Saint-Étienne-le-Droux.

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La cloche de Saint-Estèphe

Au mois de mai 1760, Charles de Lavie, baron de Nontron, seigneur du Bourdeix, Saint-Etienne-le-Droux et autres places, président honoraire au Parlement de Bordeaux, déposait une plainte contre les habitants de Saint-Etienne-le-Droux, paroisse de l'ancien diocèse de Limoges (aujourd'hui appelée Saint-Estèphe) qui, après avoir eu la politesse de le nommer parrain de leur cloche, et de faire mettre son nom, ses litres et armes dans l'inscription qui la décorait, avaient commis l'insulte de les enlever et de les remplacer par d'autres, malice d'aulant plus injurieuse qu'il était seigneur haut justicier de la paroisse ; sur l'autorisation qui fut accordée d'informer, Ladoire de Chamisac, lieutenant-criminel à Périgueux, se transporta à Saint-Etienne : mais le curé, Pierre Laforest, qui était l'instigateur de cette suppression, lui refusa d'abord l'entrée de l'église et ne lui remit les clefs que sur une sommation par notaire.

Dans le clocher, le lieutenant-criminel trouva deux cloches ; celle qui faisait l'objet de la plainte était la plus grosse et la plus récente ; « sur icelle il y a tout autour quatre lignes d'écriture, par le haut, formées entre cinq cordons compris celui qui est par dessous la quatrième et dernière ligne, savoir les trois premières effacées de force depuis peu de temps, non seulement avec le secours d'un ciseau, mais encore toutes les lettres paraissant comme effacées par la lime au point qu'on reconnaît à peine quelques lettres de loin en loin ; ce qui empêche de pouvoir du tout reconnaître quels noms y avaient été ci-devant formés en môme temps que la fonte de la cloche. Nous a paru aussi dans la seconde ligne qu'entre les mots ou noms ci-devant apposés il y avait deux empreintes ou ligures rondes de la grosseur d'un liard pareillement effacés par la lime. »

« Toutes les trois lignes ont été effacées si uniment qu'il est impossible de savoir ce qui pouvait être écrit ou empreint ; avons pourtant remarqué dans la troisième ligne un seul mot cl gravé en dedans avec un burin composé des lettres PEISEML qui paraît avoir été formé quelque temps après la fonte ; plus avons trouvé dans la quatrième ligne quelques mois ou noms effacés de la même manière que les précédents ; y ayant dans cette ligne les noms suivants en lettres moulées et gravées : P. Laforès, curé. Et à la suite est effacée une écriture ou autre chose de ressemblant de la longueur de doux pouces et demi, et à la suite de celle trassure est marquée l'année 1756 en chiffres élevés en bosse ; à la suite est gravé avec un burin en lettres de moulure : P. L. Rebeyrol. — MM. Peyraud, épouse de M. Bourcin, sr du Bouchet ; y ayant entre la syllabe du et le nom Bouchet une lettre effacée. N'ayant plus rien trouvé d'empreint ni d'écrit sur lad. cloche, si ce n'est le nom de Jacques Bureau Mes, en écriture moulée et y paraît formée en même temps que la cloche qui fut refondue tout comme le chiffre 1756 qui sont les deux seules choses qu'on a laissé subsister. »

De l'enquête qui suivit, il résulta que le grattage de l'inscription primitive et la gravure de la nouvelle avaient été faits par Jean Chantrand, maître-armurier à Piégut, sur l'ordre exprès du curé et malgré les représentations du syndic et de plusieurs habitants qui craignaient de mécontenter le seigneur. Dans son interrogatoire, Chantrand dit que celle cloche, qui était dans une grange depuis la fonte, portait : Jean-Charles de Lavie, chevallier, baron de Nontron, seigneur du Bourdeix, Saint-Estienne-Ledroux, et à la suite le nom de la dame de La Ramière avec ses noms de baptême et de famille dont il ne se souvient ; il ne remarqua pas d'armoiries, mais leurs noms « en chiffre en empreinte élevée ».

M. de Lavie avait bien en effet promis d'être parrain avec la dame de La Ramière, mais pendant quatre ans, il avait renvoyé de jour en jour la cérémonie, si bien que la marraine élail morte ; il avait alors fait dire au curé qu'à la suile de cette fâcheuse circonstance il ne pouvait décemment assister à la bénédiction. M. Laforest annonça donc en chaire le désistement de M. de Lavie et déclara qu'il prendrait comme parrain el marraine celui et celle qui se montreraient le plus généreux envers l'église. Léonard Rebeyrol, marchand au château d'Eygurac, ayant promis dix écus, et M. Peyraud, femme de Mathurin Bourcin, sieur du Bouchet, bourgeois, s'éianl engagée à faire reblanchir l'église ou à donner cinquante livres, furent choisis.

Il avait été d'abord convenu qu'on ajouterait leurs noms sur la cloche à la suite de ceux qui s'y trouvaient déjà ; mais le curé, sans doute mécontent du procédé de M. de Lavie qui lui avait fait attendre quatre ans cette bénédiction, enjoignit au graveur d'enlever toute l'inscription primitive.

Les documents ne font pas connaître quelle suile fut donnée à cette enquête.

(Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1896)

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27 mai 2020

Geneviève-Louise Couraudin de Laudonie

Preuves de la Noblesse de demoiselle Geneviève-Louise Couraudin de Laudonie, présentée pour être reçue dans la communauté des filles demoiselles de la maison de Saint-Louis, fondée par le Moi, à Saint-Cyr, dans le parc de Versailles. Février 1693.

Geneviève-Louise Couraudin de Laudonie. Armes : d'azur, à un arbre d'or, posé sur un tertre de sinople, et accosté de deux fleurs de lis d'or.

Extrait du registre des baptêmes de la paroisse de Notre-Dame de Richelieu, au diocèse de Poitiers, portant que Geneviève-Louise, née le 5me de mars de l'an 1685, du mariage de François Couraudin, écr, sr de Laudonie, et de demoiselle Geneviève Le Bas, sa femme, fut baptisée le lendemain de sa naissance. Cet extrait délivré le 16me de décembre de l'an 1692; signé : du Pui, curé de Richelieu, et légalisé.

Premier degré : Père Et Mère.

François Couraudin, sgr de Laudonie, Geneviève Le Bas, sa femme 1673.

Le Bas : d'argent, à un lion de sable, lampassé et armé de gueules, et posé sur un tertre de sinople.

Contrat de mariage de François Couraudin, écr, sgr de Laudonie, de la Feuillarge et des Champs, fils d'Hélie Couraudin, écr, et de demoiselle Marie du Puis, sa veuve, accordé le 20me d'avril de l'an 1673 avec demoiselle Geneviève Le Bas. Ce contract reçu par Arnault, notaire à Mirebeau.

Acquisition de la seigneurie de la Morinorie dans la paroisse de Nueil-sous-Faye-la-Vineuse, faite le 24me de janvier de l'an 1681, par François Couraudin, écr, sgr de Laudonie, et par demoiselle Geneviève Le Bas, sa femme. Cet acte reçu par Drouin, notaire à Richelieu.

Deuxième degré : Aïeul Et Aïeule

Hélie Couraudin IIe, sgr de Laudonie, Marie-Jeanne du Puis, sa femme, 1648.

Du Puis : d'argent, à un puits de sable posé sur une motte de sinople, et soutenant deux dragons ailés, affrontés de gueules, dont les têtes arrondies en cercle, semblent regarder dans le puits.

Contrat de mariage d'Hélie Couraudin, écr, sgr de Laudonie, en Angoumois, fils d'Hélie Couraudin, écr, et de demoiselle Anne Pastoureau, sa veuve, accordé le llme d'octobre de l'an 1648 avec demoiselle Marie-Jeanne du Puis, fille de René du Puis, écr, sr d'Auge et de la Vacherie, et de demoiselle Jeanne Langlois, sa femme. Ce contrat reçu par Mareau, notaire au Châtelet de Paris.

Création de tutelle et de garde-noble aux enfants d'Hélie Couraudin, écr, sgr de Laudonie faite par le juge de la justice de Saint-Laurent, en Angoumois, le 23me juillet de l'an 1652, et données à demoiselle Marie-Jeanne du Puis, leur mère, du consentement de demoiselle Anne Pastoureau, leur aïeule, veuve d'Hélie Couraudin, écr, sgr de Laudonie. Cet acte signé : Rouhtet.

Jugement de M. d'Aguesseau, intendant dans la généralité de Limoges, rendu le 18me de décembre de l'an 1666, par lequel il donne acte à Marie-Jeanne du Puis, veuve d'Hélie Couraudin, écr, sr de Laudonie, et tutrice de ses enfants, de la représentation qu'elle avait faite de plusieurs titres, pour la justification de leur noblesse. Cet acte signé : D'aguesseau, et contresigné : Le Fèvre.

Troisième degré : Bisaïeul Et Bisaïeule.

Hélie Couraudin Ier, sgr de Laudonie: Anne Pastoureau, sa femme, 1612.

Pastoureau : d'azur, à un chevron d'argent, chargé de sept altérions de sable, et accompagné en pointe d'une gerbe d'or.

Contrat de mariage de noble Hélie Couraudin, écr, sgr de Laudonie, fils de Léonard Couraudin, écr, sgr du Chàtelard, et de demoiselle Jeanne de Blois, sa veuve, accordé le 5me de décembre de l'an 1612, avec demoiselle Anne Pastoureau, fille de noble Nicolas Pastoureau, écr, sgr de Puynode, en Angoumois, et de la Motte-Aubert; et de demoiselle Anne Mathieu, sa femme. Ce contrat reçu par Boutard, notaire à Confolans.

Dénombrement du fief de Laudonie, mouvant de la seigneur de Montembœuf, en Angoumois, donné le 3me de décembre de l'an 1644, à messire Pierre Renaud, chev., sgr de Lagebertrand, et de Montembœuf, par demoiselle Anne Pastoureau, veuve d'Hélie Couraudin, éc. Cet acte reçu par de Jugnal, notaire à Montembœuf.

Partage de la succession de Léonard Couraudin, écr, sgr du Châtelard, faite le 27me de février, de l'an 1619, entre François Couraudin, écr, sgr de la Rivière-Châtelard; Hélie-Daniel Couraudin, écr, sgr de la Rivière-Châtelard; Hélie-Daniel Couraudin, écr, sgr de Laudonie et du Vignaud; Jean Couraudin, écr, demoiselle Jeanne Couraudin, veuve de Robert Joubert, écr, sgr de Cumont, et dlle Marguerite Couraudin, femme de Louis Chevalier, écr, sgr de la Combe, ses enfants. Cet acte reçu par Terrade, notaire à Montberon.

Quatrième degré : Trisaïeul Et Trisaïeule.

Léonard Couraudin, sgr du Châtelard, Jeanne de Blois, sa femme, 1581.

De Blois : d'argent, à une fasce d'azur, chargée de trois étoiles d'or.

Contrat de mariage de noble homme Léonard Couraudin, éc, sgr de Laudonie, fils de François Couraudin, écr, sgr du Châtelard, et d'Isabeau de Combort, sa femme, accordé le 30me de mars de l'an 1581, avec dlle Jeanne de Blois, fille de noble homme Pierre de Blois, écr, sgr de Roussillon, en Saintonge, et de dlle Hardouine de Jarrie, sa femme. Ce contrat reçu par Dejan, notaire à Saint-Germain-de-Seudre.

Transaction, faite le 29me de décembre de l'an 1598, entre François et Jacques Couraudin, écr, et dlle Jeanne de Blois, leur belle-mère, sur le partage qu'elle demandait, comme veuve de Léonard Couraudin, écr, sgr du Châtelard et de Laudonie, et comme tutrice d'Hélie-Daniel, de Jean, de Louise, d'Isabeau et d'Hesléa Couraudin, ses enfants. Cet acte reçu par Brandes, notaire à Angoulême.

Cinquième degré : Quatrième Aïeul Et Aïeule.

François Couraudin I, sgr du Châtelard, Isabeau de Combort, sa femme, 1570.

Partage, donné le 27me de mai de l'an 1574, par François Couraudin, écr, sgr du Châtelard et de Laudonie, à Jacques et à Léonard Couraudin, ses enfants, et de dlle lsabeau de Combort, sa femme. Cet acte reçu par Chabarès, notaire à Civray en Poitou.

Dénombrement de l'Hôtel noble que François Couraudin, écr, tenait dans la mouvance de la seigneurie de Montembœuf, donné le 8me de décembre de l'an 1540, à noble homme Léonet de Brassac, écr, sgr de Saint-Mari, et de Montembœuf. Cet acte reçu par Borrier, notaire, à la Pérouze, en Angoumois.

Partage de la succession de noble homme Jean Couraudin, fait le 17me de février de l'an 1529 entre dlle Jeanne de Mascureau, sa veuve, et François et Pierre Couraudin, ses enfants écrs. Cet acte reçu par de Boies, notaire à Angoulême.

Aveu et dénombrement de l'hôtel de Boussac, assis dans la paroisse de Montembœuf, et mouvant delà seigneurie de Montberon, donné le 24me de juin de l'an 1527, à mre Anne de Montmorency, baron de Montberon, par François et Pierre Couraudin écrs comme héritiers de Jean Couraudin, leur père, écr sgr de Prépaume. Cet acte reçu par Mathieu, notaire à Montberon.

Nous, Charles d Hozier, conseiller du Roi, généalogiste de sa maison, juge général des armes et des blasons de France, et chevalier des ordres militaires de Saint-Maurice et de Saint-Lazare de Savoie, certifions au Roi que demoiselle Geneviève-Louise Couraudin de Laudonie à la noblesse nécessaire pour être reçue dans la communauté des filles demoiselles que Sa Majesté fait élever dans la maison royale de Saint-Louis, fondée à Saint-Cyr, dans le parc de Versailles, comme il est justifié par les actes qui sont énoncés dans cette preuve que nous avons vérifiée et dressée à Paris, le 4 février.

Signé : D'hozier.

(Revue historique de l'Ouest, 1901)

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Le baron séquestre son futur beau-père afin d'obtenir sa fille en mariage

Le 10 juin 1683, Jean Gillibert, Conseiller du Roi, lieutenant-civil et criminel en l'élection d'Angoumois, adressa une longue plainte au lieutenant-général d'Angoumois. « Ses ennemis, puissants et redoutables dans toute la province », avaient obtenu contre lui plusieurs décrets de prise de corps afin de le faire emprisonner. Pour le premier décret, André de Nesmond, seigneur baron des Étangs et de Massignac, lui offrit d'aller à Paris « solliciter » pour lui. Comme il manquait d'argent pour faire le voyage, Gillibert lui donna plus de 4 000 livres. Par malheur, le sieur des Étangs réussit fort mal. Et Gillibert, « pour rétablir son affaire perdue, fut obligé d'aller à Paris lui-même en poste, quoiqu'il fût contraint de se cacher », courant le risque d'être reconnu, arrêté et mis en prison. S'étant fait décharger de ce premier décret de prise de corps, ses ennemis finirent par en obtenir d'autres. Pour leur échapper, il dut se réfugier dans la citadelle d'Angoulême, commandée par un de ses amis. À condition de n'en pas sortir, il s'y trouvait à l'abri. Cependant, sa femme Marie Bourdage, « le voyant abandonné de presque toute la province, tant le crédit de ses ennemis était grand », résolut d'employer à nouveau le baron des Étangs qui avait à ses yeux « l'honneur d'appartenir à Monsieur de Nesmond, premier président à la Tournelle du parlement de Paris », un homme influent dans le monde de la justice et qui, pensait-elle, pourrait tirer son mari d'affaire. Ce dernier ayant eu l'occasion de rendre plusieurs services au baron, « l'ayant bien secouru dans ses mauvaises affaires », pourquoi le baron refuserait-il de lui rendre service à son tour ? Mais le baron, « ne pensant qu'à se tirer de l'abîme où les dettes de feu son père et les siennes l'avaient plongé », sut profiter de l'occasion qui lui était offerte. Il répondit qu'on voulait le faire marier en Périgord avec une fille riche de 100 000 livres et qu'il ne pouvait point abandonner cette affaire pour aller à Paris... à moins que Gillibert ne lui promette sa fille en mariage avec 50 000 livres de dot. La femme de Gillibert « séduite par le sieur des Étangs et par ses émissaires qui lui faisaient espérer les plus belles choses du monde pour elle et pour toute sa famille, se laissa persuader que son mari était perdu pour ses biens et pour sa vie même, d'autant, lui disait-on, que ses ennemis ne manqueraient pas de lui fabriquer des faux témoins. C'est pourquoi elle alla le trouver dans la citadelle pour lui proposer ce mariage auquel Gillibert résista tant qu'il put, remontrant à sa femme que cela ne pouvait pas faire, à moins que de réduire le reste de leur famille à la mendicité, et qu'il aimait mieux s'aller mettre dans les prisons du Parlement et essuyer toute la malice de ses ennemis... À quoi sa femme répondit qu'il ferait ce qu'elle désirait de lui, par amitié ou par force, qu'elle allait l'abandonner elle-même s'il ne consentait à ce mariage... De sorte que se trouvant privé de liberté, menacé d'être abandonné de sa propre femme, dépouillé de son argent et de ses effets qu'il avait laissés entre ses mains, il fit semblant de consentir à un contrat de mariage ». Le sieur des Étangs fit alors venir dans la citadelle le notaire de Massignac qui lui était tout dévoué, pour rédiger le contrat. Puis, il obligea la femme de Gillibert de conduire sa fille au château des Étangs, dans la paroisse de Massignac. Il y fit aussi venir Gillibert. « Pour cet effet, il lui envoya des chevaux et des gens pour le prendre la nuit, dans la citadelle, par la fausse porte d'icelle et le conduire audit lieu des Étangs » où se trouva aussi la sœur du baron, dame de Panvilliers. La fille de Gillibert fut alors confiée à cette dame qui l'emmena dans son château. Dans sa plainte, Gillibert expliquait pourquoi « il n'osa pas résister à force ouverte à cet enlèvement et demander sa fille par les voies de la justice ». Le sieur des Étangs le menaçait en effet constamment de le donner en proie à ses ennemis s'il ne laissait sa fille entre les mains de la dame de Panvilliers. Son futur gendre tint pourtant une partie des promesses faites. Il se rendit à Paris et fit si grande diligence qu'il ne resta que quinze jours en chemin. Il y fit casser le décret de prise de corps rendu contre son futur beau-père auquel il demanda à son retour « de donner les mains à ce que son mariage s'achevât ». Mais Gillibert résista toujours, de toute sa force, disant « qu'il ne pouvait point bailler à sa fille le bien qu'on l'avait forcé de lui promettre par son prétendu contrat de mariage ». Pour l'obliger à céder, le sieur des Etangs adopta alors une autre tactique. Il fit répandre le bruit que les ennemis de Gillibert avaient obtenu un autre décret de prise de corps contre lui. Il se rendit même à Limoges voir l'Intendant, M. Le Bret. Dès son retour, sachant que Gillibert « avait grande croyance en Monsieur Le Bret », il lui assura que l'Intendant lui avait confié que s'il n'était pas venu à Limoges, il allait lui-même « envoyer un homme exprès pour l'avertir qu'il avait eu avis certain de Paris que les ennemis de Gillibert avaient une nouvelle prise de corps contre lui, qu'ils allaient le perdre sans rémission, et qu'il n'y avait point de vie pour lui s'il tombait entre leurs mains ». Pauvre Gillibert ! Retiré au château des Étangs, il s'y croyait pourtant en sûreté ! A partir de ce moment, le baron « lui fit bailler à toute heure de fausses alarmes, lui faisant dire tantôt par l'un, tantôt par l'autre, qu'on avait vu quinze ou vingt cavaliers qui le cherchaient pour l'arrêter et le mener à Paris, pieds et poings liés ». Pour qu'il échappe à ces menaces imaginaires et lui faire croire qu'elles étaient bien réelles, le baron l'obligea à se réfugier au château voisin de La Saludie (actuellement dans la commune de Verneuil). Et pour augmenter ses alarmes, il fit venir la femme de Gillibert « et la mena toute la nuit et à pied, ayant la neige jusqu'aux genoux, audit lieu de La Saludie qui est à une grande lieue des Étangs, pour dire à son mari que ses ennemis le faisaient chercher de tous côtés et qu'il n'y avait point de vie pour lui s'il ne se retirait chez le sieur de Romains, gentilhomme du Périgord, oncle du sieur des Étangs ». Ne pouvant s'imaginer que le sieur des Étangs fût capable d'une telle supercherie, Gillibert se résolut de faire tout ce qu'il voudrait. Il signa à son profit plusieurs obligations pour des sommes importantes, des blancs-seings sur du papier timbré, n'étant pas en état de refuser, d'autant qu'on venait de lui dire « qu'il avait eu bon nez de se retirer de La Saludie pour aller à Romains, parce que la nuit qu'il en était parti, il était venu cinq hommes pour le prendre et que ces cinq hommes en avaient laissé dix ou douze dans le bois, à la porte du logis ». Le sieur des Étangs et un de ses valets le conduisirent donc au château de Romains, au commencement de février 1683. Il n'y fut pas arrivé que sa femme s'y rendit pour le disposer à consentir « que le mariage projeté s'achevât. Mais s'étant récrié, et ayant dit qu'il n'y consentirait jamais, sa femme lui déclara que le mariage se ferait bon gré ou malgré lui, que sa fille était fiancée, que ses bans étaient publiés... Voyant que le sieur des Étangs allait épouser sa fille contre sa volonté, il se mit en devoir d'aller à pied jusqu'à Panvilliers qui est à dix-neuf lieues de Romains, pour s'opposer à ce mariage, se trouvant sans cheval et sans armes parce que le sieur de Romains lui avait fait ôter l'un et l'autre. Mais il fut arrêté par le sieur de Romains et par ses gens ». Gillibert, s'apercevant ainsi « que le sieur des Etangs l'avait mis en prison sous prétexte de lui donner une maison d'asile, dissimula son ressentiment jusqu'à la nuit suivante. Laquelle était venue, il trouva moyen de s'évader par une fenêtre, et sans savoir le chemin et ne sachant même où il allait, il se rendit à pied jusqu'au château de Légurat qui est à deux lieues de Romains (actuellement commune d'Augignac), où il arriva environ la minuit et fut contraint de s'y arrêter à cause de l'obscurité de la nuit et qu'il espérait y trouver un guide. Aussitôt qu'il y fut arrivé, il y fut arrêté par le sieur de Villars, gentilhomme et beau-frère du sieur de Romains, lequel accompagné de quatre cavaliers l'avait suivi de village en village, et il y fut retenu avec beaucoup de violence jusqu'au lendemain matin. Auquel temps le sieur de Romains y arriva lui-même et lui dit qu'il ne souffrirait point qu'il s'en allât parce qu'il avait avis certain que le prévôt de Périgueux, avec toute sa compagnie, l'attendait sur le chemin pour le prendre, par l'ordre de M. l'Intendant. Et il le mena par force au château de La Vallade et l'y garda jusqu'au temps que le sieur des Étangs lui avait dit que son mariage serait fait. Ce temps étant venu (le mariage fait), il n'y eut plus ni prévôt sur le chemin pour le prendre, ni décret de prise de corps contre lui.

Source : Enlèvements rapts et séductions en Angoumois, de Gabriel Delâge.

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20 mai 2020

Salignac-Fénelon émigré

Salignac-Fénelon (André-Emmanuel de) : fils de Claude-Pierre, capitaine au régiment de Perrin , et de Catherine Carron - né au logis noble du Maine Salomon, 30 novembre 1716, baptisé ce jour, paroisse de Cellefrouin - Chevau-léger de la Garde du Roi, 28 mars 1742, présenté par M . de La Maingoterie et agréé par le Duc de Picquigny - présenté au Roi, 1er avril - campagnes de 1742 , 1745 et 1746 - porte-étendard - retiré. Emigré au début de 1792 « la suppression des dimes lui ayant enlevé tous ses revenus » - obtint à Dusseldorf , 4 octobre 1794 , un passeport « pour lui, sa femme, une fille de chambre et un petit enfant » lui permettant de circuler librement dans les Etats du roi de Prusse, l'Allemagne et la Suisse - entré en mars - avril 1795 comme volontaire dans la compagnie de Vétérans du régiment Loyal Emigrants - expédition de Quiberon - fait prisonnier et condamné à mort le 15 thermidor an III par la commission Dinne. Il épousa Françoise - Céleste Garnier de La Boissière, fille d'André, seigneur du Bois et de La Boissière , porte-étendard des Gardes du Corps du Roi, compagnie de Beauvau, et de Françoise de Salignac de La Maingoterie - baptisée à Chassiecq , 26 février 1760 - morte à Confolens, 30 septembre 1833 - elle épousa en secondes noces à Saint-Claud, 19 novembre 1806 , Joseph-Paul Barbier de Landrevie, dit du Chiron, ex-officier au régiment de Barrois - né le 22 avril 1764, baptisé ce jour à Saint-Maxime de Confolens - mort à Confolens, 17 juin 1829 - fils de François, gendarme de la Garde du Roi, et de Elisabeth Dubois de Masdupuy.

Source : L'émigration militaire, de Jean Pinasseau.

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