25 août 2015

La grande peur à Rochechouart

La ville de Rochechouart fut aussi grandement troublée ; M. Duléry en a recueilli et consigné le souvenir dans le récit suivant :

Des bruits vagues, partis on ne sait d'où, se répandent dans toute la France, portent la frayeur dans toutes les têtes; dans les rues, sur les places publiques, partout on s'aborde la consternation sur le visage : on est dans la stupeur. On eût dit la terre en ébullition sur le point d'engloutir ses habitants.

La veuve du vicomte de Rochechouart, dame d'honneur delà reine, passait, depuis la mort de son mari, la première moitié de l'année à Paris et l'autre à Rochechouart. Elle était de retour au château depuis le mois de juin 1789. Pierre-I'Aveugle s'était rendu, comme d'habitude, à sa rencontre, avec l'immense majorité des habitants; il l'avait complimentée et précédée en jouant du violon, avait reçu son petit écu, une bonne pitance, il était content. Personne ne s'attendait aux événements qui allaient suivre.

Cependant, la tristesse régnait au château. La vicomtesse, loin de ses enfants, était seule dans son manoir, son coeur de mère était plein d'angoisses et d'ennuis.

Dans la nuit du 28 au 29 juillet, une terreur panique se répandit à Rochechouart ; vers minuit, une lettre mystérieuse, sans signature, fut remise à M. Périgord; elle annonçait que Champagne-Mouton était à feu et à sang ; que des brigands se portaient sur Saint-Claud, et que cette nuit même ils arriveraient à Chabanais. On demandait à Rochechouart un prompt secours. A l'instant même l'alerte est donnée; le tambour bat la générale, on sonne le tocsin. La ville, réveillée en sursaut, est dans une agitation difficile à décrire. On voit sortir de toutes les maisons des hommes armés de fusils de chasse, de vieux sabres, de bâtons, de fourches en fer, de haches, de broches à rôtir; des femmes échevelées portant leurs petits entants dans les bras; tous, dans un pêle-mêle épouvantable, courent çà et là, en criant : « Les brigands ! Les brigands ! Où sont-ils ! Tombons dessus !..... » Beaucoup de vieillards, de petits enfants, de femmes peureuses furent reçus au château; la vicomtesse les employa toute la nuit et tout le jour suivant à monter des pierres sur les murs pour la défense commune. Un sieur de Létang, garde du corps, se trouvait en visite chez M. Périgord de Beaulieu son parent; on place la ville sous sa protection; il est investi du commandement supérieur.

Pendant ce temps, des courriers sont envoyés dans les paroisses circonvoisines pour demander du secours; des postes sont établis sur la rouie:de Chabanais; on entasse dans la rue de Beaumousson quelques fagots pour former une barricade derrière laquelle on pourra faire le coup de feu. Le canonnier Siméon, entouré de braves qui ont fait avec lui la guerre de Sept-Ans, est à ses pièces, canons chargés et mèches allumées; Boischevet et Beaudequin ont tiré leur épéc du fourreau; le brave de Létang se multiplie à tous les postes. Cependant, les éclaireurs, envoyés à la découverte, n'apportent aucune nouvelle.

On passe la nuit sous les armes. Au point du jour, M. Longeau des Bregères, d'Oradour-sur-Vayres, arrive par la route de Chabanais. On l'arrête, on l'interroge; il répond qu'il se sauve; qu'il vient de Champagne-Mouton, où il a vu égorger des vieillards, des femmes et des petits enfants; que c'est horrible, affreux ; que tout est à feu et à sang ; qu'il court chez lui pour meure en sûreté les gens de sa maison, « Soutenez-vous ! Soutenonsnous!..... Adieu! Adieu 1 pour la dernière fois peut-être I s Et il disparaît

au galop. Ces paroles exaltent les têtes; plus de doute, s'écrie-t-on, nous sommes tous perdus ! défendons-nous jusqu'à la dernière goutte de notre sang! A mort 1 A mort ! Tout le monde était poussé par une aveugle frayeur. De toutes parts, on demandait à se confesser ; beaucoup se prosternaient aux pieds des autels; ils imploraient l'assistance de Dieu, demandaient grâce et miséricorde; les ennemis se réconciliaient; on s'embrassait, on pleurait ! Les uns couraient dans les champs, les autres allaient se cacher dans les bois. Le tambour parcourait les rues escorté d'une troupe furieuse, qui répétait le cri : Aux armes! Le canon grondait; partout on sonnait l'alarme. La terreur était si grande, les têtes tellement troublées, que l'on fut sur le point de se charger et de tirer les uns sur les autres.

Dans la journée, des milliers de paysans, plus exaltés les uns que les autres, armés de la façon la plus bizarre, arrivèrent des communes voisines. Les habitants de Rochechouart reçurent chez eux ces nouveaux soldats et leur fournirent des vivres à profusion. Toute la journée on fut sur le qui vive; au moindre bruit, c'étaient des transes impossibles à décrire. A chaque instant, quelqu'un courait au château en criant : « Les voilà ! Les voilà ! » Et toujours des cris de mort entretenaient l'irritation générale. Plusieurs personnes étaient montées dans le clocher, d'autres dans les combles du château pour explorer au loin la campagne. Tout à coup, on signale sur le chemin de Chassenon un tourbillon de poussière : « Les voilà ! Les voilà ! » s'écrie-t-on. On se met sur la défensive, on est près à faire feu ; mais rien ne vient. Une compagnie des plus impatients est envoyée en avant ; elle rencontre, près du village de Londeix, des troupeaux de moutons qui paissaient le long du chemin. C'étaient ces animaux inoffensifs qui produisaient les tourbillons de poussière, cause de tant d'émoi. Nos bravés revinrent annoncer leur découverte à leurs camarades impatients; mais ils furent la cause involontaire de nouvelles alarmes; à leur approche, on se met à crier de plus belle : « Les voilà ! Les voilà ! » La confusion est à son comble ; on croit déjà les brigands dans la ville ; on fuit de toutes paris. Quelle journée !... Toujours l'ennemi, l'ennemi partout et point d'ennemi! Enfin, le calme revint ; puis, suivant l'habitude nationale, on rit et l'on chanta.

Il paraît que tout le monde ne riait pas à la fois ; on parla d'or et d'argent cachés, de bourses volées. M. Roudeau, apothicaire, perdit entre autres six mille francs qu'il avait enfouis dans sa cave.

Nous avons trouvé des notes écrites de la main de M. Simon, médecin, père de M. Simon-Hilaire, juge de paix du canton de Rochechouart et membre du conseil général. Dans ces notes, M. Simon rapporte que : « Dans la nuit du 28 au 29 juillet 1789, il fut répandu dans tout le pays que des brigands inondaient et ravageaient partout, passant au fil de l'épée tout ce qui s'opposait à leur course. Déjà on était venu nous annoncer que Ruffec, Saint-Claud, Champagne-Mouton étaient en cendres et que les brigands élaient prêts a fondre sur Chabanais. A ces tristes nouvelles, au milieu de la nuit, on sonna l'alarme. Tous les citoyens s'assemblent sur la place; on conduit les femmes et les enfants dans le château qui offrait une défense plus sûre en cas d'attaque et chacun s'arme en attendant l'ennemi.

« Toutes les paroisses voisines se rendent ici en armes. La nouvelle, vérifiée, se trouva, le lendemain, sans fondement ; chacun en fut quitte pour la peur, et notre ville pour la consommation du pain et de la farine qu'on pouvait avoir encore à la fin d'une année où l'on avait été à la veille de la famine. Telle fut l'époque et l'origine des gardes nationales de nos provinces; car dès ce moment, tout le monde resta armé, craignant toujours quelque ennemi caché. ».

(Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, 1902)

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24 août 2015

La permanence de la terre

A priori, se donner pour maire un grand propriétaire traduit la permanence d'un état archaique du fait politique, marqué du sceau de la persistance des hiérarchies traditionnelles validées par le suffrage universel. La terre occupe, il est vrai, une place prépondérante parmi les valeurs de la droite conservative et la majorité de maires-propriétaires issus de cette famille politique en rend compte.

Le découpage administratif inauguré par la Révolution a pu, en outre, conforter le poids patrimonial de quelques grandes familles à l'intérieur des limites communales. Ce qu'Annie Bléton-Ruget constate dans la Bresse louhanaise s'applique aussi à quelques communes hautes-viennoises : les Des Monstiers-Mérinville à Nouic, les De L'Hermite à Augne assoient leur pouvoir municipal sur leur fortune foncière et, dans ce dernier cas, ce poid s'exerce indépendamment des choix politiques exprimés par les électeurs lors des consultations nationales. Il ne faut pourtant pas en déduire hâtivement que seules les familles aristocratiques tireraient ainsi leur épingle du jeu.

Des dynasties démocrates doivent à la terre au moins une partie de leur richesse. Ainsi le docteur Roche à Oradour-sur-Vayres possède en 1913, date de la rénovation de la matrice cadastrale, 165 hectares. Né à La Rochefoucault en 1853, il s'allie par mariage à la puissante famille Longeaud dont cinq membres figurent au nombre des onze propriétaires de plus de 50 hectares de la commune. Il succède comme médecin à son beau-père, Edouard Longeaud-Laubanie, et occupe à son tour le fauteuil de maire de 1884 à 1921 puis celui de vice-président du conseil général. La présence de ces grands propriétaires à la tête de la commune ne va nullement à l'encontre de la tradition de gauche d'Oradour-sur-Vayres : pendant la Révolution Pierre Longeaud-Desbrégères, bourgeois de robe, acquéreur en 1786 du château des Brosses, se distingue par son ultra-jacobinisme. Artisan de la fortune foncière des Longeaud-Laubanie — dont il est l'ancêtre direct —, dénué de scrupules, il met à profit la confusion qui règne alors pour accroître ses propriétés. Si ces générations d'élus contribuent à engager Oradour-sur-Vayres sur le chemin de la modernité politique incarnée par la République, c'est pourtant bien à une « fossilisation des structures sociales » fondée sur la hiérarchie de la possession de la terre qu'ils doivent de présider aux destinées locales, position grandement facilitée par l'importance de la micropropriété paysanne dans la Châtaigneraie limousine.

Source : Le département rouge, de Dominique Danthieux.

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Généalogie Goursaud de Merlis

Goursaud de Merlis.

Voir la généalogie complète dans le Beauchet-Filleau.

I. N. Goursaud, qui vivait vers 1650 eut deux enfants :

1. Jacques.

2. Louise mariée vers 1660 à Philippe Périgord, notre aïeule.

II. Jacques Goursaud, se maria vers 1670 et eut au moins :

III. Jacques Goursaud, sr de la Jousselenie, mort en février 1742 eut un fils, prouvé par une enquête du 17 octobre 1740 devant l'official de Limoges pour accorder des dispenses de mariage.

D'où :

1. Jean-Baptiste.

2. Jean-Baptiste-Noël Goursaud, sr de Laumont, avocat en Parlement, juge sénéchal de la vicomté de Rochechouart épouse Josiane-Françoise Charon.

D'où :

a. Jean-Baptiste Goursaud de Laumont, sr de Chandeau, avocat en parlement, juge-sénéchal de Rochechouart, qui épouse le 26 août 1760 à Oradour-sur-Vayres Marie de Lathière, fille unique de Jacques-François de Lathière, sr de Lavergne, avocat en Parlement et controleur des actes et syndic à Oradour, et de Marie Vigneron.

D'où :

A. François Goursaud, sr de Laumont, avocat, propriétaire de Mascureau en Rochechouart, épousa à Saint-Savin de Poitiers le 15 janvier 1788 Marie-Radegonde Dupuy, fille de feu François Dupuy, éc, sgr de la Jarrie, trésorier de France au bureau des finances de cette ville et de feu Marie-Radegonde Huret.

D'où :

&. Jean-Baptiste Goursaud de Laumont-Chandeau, né vers 1789, mort à Rochechouart le 27 juin 1817 qui épousa vers 1815 Marie Lathière-Laborderie, fille de Jean de Lathière, sr de la Borderie et de Marie Marcillaud du Mas.

IV. Jean-Baptiste Goursaud, sr de la Jousselenie et de Merlis, avocat en Parlement épousa d'abord Catherine de la Rapidie qui testa le Ier juin 1738, puis le 7 novembre 1740 Louise Périgord, sa cousine, fille de Jean, sr de la Guinandie, subdélégué à Rochechouart et d'Anne de Marcillac.

Il paya 17 livres pour le fief de la Jousselenie, il décéda le 27 août 1749. En 1734-1736, devant Rivet Jeune à Ambernac, il est procureur de Dlle Catherine de la Rapidie.

D'où du second lit :

1. Jean-Baptiste.

2. Anne religieuse de la Visitation.

3. Catherine mariée le 7 septembre 1783 à St-Sauveur de Rochechouart à Antoine Lacroix-Delagrange.

4. Catherine (peut-être même que 3) mariée le 7 mai 1776 à Guillaume de Londeix, éc, sgr de Puytignon, chv de St-Lazare et chevau-léger de la Garde du Roi.

V. Jean-Baptiste Goursaud de Merlis, né à Rochechouart en 1745, marié en 1773, il a neuf enfants, dont sept encore vivants en 1793, d'abord gendarme du roi, trésorier de France de 1775 à 1790, puis administrateur des domaines nationaux de la Haute-Vienne, il fut élu en 1790 et en 1791 membre du conseil général de la Haute-Vienne, fonction qu'il occupa jusqu'à la fin de 1792, il habitait avec sa famille sur la place de l'Eglise mais ses fonctions l'obligeaient à de fréquents déplacements.Il avait acheté en 1791 la propriété de Puy-Chevalier à Oradour-sur-Vayres à un M.de Croizant, émigré depuis. Craignant des ennuis du fait de l'émigration de son vendeur, de Merlis se fit confirmer sa qualité de légitime propriétaire par le district de St-Junien et par le directoire de la Haute-Vienne (juin 1792) mais en décembre 1792 le directoire qui venait d'être renouvelé revint sur sa décision et décréta le séquestre du Puy-Chevalier. Après avoir en vain essayé d'obtenir justice à Saint-Junien et à Limoges, de Merlis partit pour Paris le 15 février 1793, obtint de Rolland, ministre de l'Intérieur une lettre, adressée au directoire de la Haute-Vienne, qui le remettait dans ses droits. Mais apparemment une telle décision ne convenait pas au comité de salut public de Limoges tout récemment créé, car le 15 avril à peine rentré de Paris, il fut arrêté par la garde nationale de Rochechouart, incarcéré à la Visitation à Limoges où son fils aîné ne tarda pas à le rejoindre tandis que Madame de Merlis était mise en état d'arrestation chez elle. De Merlis ignorait tout des causes de son arrestation de même que le comité de surveillance de Rochechouart qui écrivait le 9 plûviose an II (28 janvier 1794) n'avoir "aucun fait à lui imputer, sauf celui d'avoir eu de fréquentes relations avec la veuve Pontville, ainsi que d'autres aristocrates de sa connaissance". En fait de Merlis était en but à la haine de certains de ses collègues du conseil général.Il était de plus sous le coup de deux poursuite différentes toutes deux du fait de correspondances avec des émigrés.Il avait en effet échangé des lettres pleines de sous-entendus transparents avec un de ses cousins Babaud-Lafordie de Confolens arrêté à la même époque, d'autre part avec la vicomtesse de Rochechouart et avec sa mère.

Après dix mois de détention, il fut mis en route sur Paris le 5 février 1794 avec cinq autres personnes poursuivies pour le même motif, il fut enfermé à la Conciergerie le 15. Interrogé pendant quelques minutes le 23 février, il comparut le 18 mars devant le tribunal révolutionnaire, ne put se faire entendre, fut condamné à mort ainsi que les six inculpés de la fournée et exécuté le jour même.

Madame de Merlis en réclusion à son domicile apprit par une gazette l'exécution de son mari et la confiscation de ses biens.

La question du Puy-Chevalier se trouva ainsi résolue, "moins d'un mois après l'exécution de son véritable propriétaire, on annonçait la mise en adjudication en deux lots, le 17 floréal (6 mai) le principal d'entre eux comprenant le château, fut adjugé à bon compte à Longeau-Desbrégères, membre du directoire du département, le second lot fut attribué dans la même séance à L. Mandon Forgeas qui le revendit une dizaine d'années plus tard au même Desbregères". L'Etat encaissa 19455 livres pour une propriété qui en valait cinq fois plus.

Voir les ouvrages de l'abbé Leclerc : "Le Limousin et la Marche au tribunal révolutionnaire", à Limoges, Ducourtrieux, 1912 et P. Gaumy : "Un groupe d'habitants de Rochechouart devant le tribunal révolutionnaire".

Il épousa le 24 mars 1773 dans la chapelle du château de Montcheuil en Dordogne Marie-Radegonde Moreau de Villejalet, fille de Jean-Thibault-Nicolas, baron de Montcheuil et de Marie-Philiberte de Marcillac, la touchante lettre qu'il écrivit à sa femme la veille de sa mort a été publiée plusieurs fois.

D'où :

1. Guillaume-Jean Goursaud de Merlis, baptisé à St-Sauveur de Rochechouart le 24 mars 1776, mort le 10 septembre 1810 qui avait épousé le 16 fructidor an VI (2 sept 1798) Philiberte-Marie de Maillard, d'où descendance jusqu'à nos jours.

2. Félicité-Catherine mariée le 16 vendémiaire an XI (8 oct 1802) à Robert Chabaudie du Peyrat.

3. Adrien-Sicaire-Charles Goursaud de Merlis, né le 6 et baptisé le 8 février 1781 à St-Sauveur de Rochechouart, parrain Adrien-Sicaire de Texier, sgr de Talivaud, chv de St-Louis (notre aïeul), représenté par Charles Périgord, éc, sgr de Beaulieu, marraine Dame Henri-Radegonde de Moreau épouse de Pierre de Maillard, éc, sgr de la Combe.

Il fut élève à polytechnique en 1800 (cf dictionnaire des ingénieurs), colonel du génie, officier de la Légion d'Honneur, chv de St-Louis et de Saint-Ferdinand d'Espagne, commanda la place de Sarragosse après sa prise en 1809.

Il n'eut pas d'enfants de Marie-Joséphine-Sylviane de Chastagnac de Sussac (1774-1853), qu'il avait épousé le 8 juin 1818, petite-fille de Charles Chastaignac, baron de Sussac époux d'Anne de Laumonerie.

Il mourut à Limoges le 3 juin 1859.

Ce sont peut-être eux qui ont légués à Marie-Catherine Desmier de Chenon-Grosboust, petite-fille d’une Périgord et donc parente proche les tout petits chaussons de mariée que conserve Marie-Françoise Regnault-Derche (d’après ce qui est indiqué presque effacé au crayon sur les chaussons elle serait morte après [35] 55 ans de mariage).

4. Henriette, née à Rochechouart, le 26 février 1782, mariée à Martial Descubes du Peyrat, capitaine d'infanterie, décédée le 30 avril 1878 à St-Laurent-sur-Gorre.

5. Charles-Ambroise, né le 15 novembre 1783, parrain Adrien-Ambroise de Texier, notre aïeul.

Il fut tué accidentellement le 9 fructidor an VIII (27 août 1800).

6. Ursule-Radegonde, née à Rochechouart le 17 août 1786, mariée à Jean de Gentils de St-Romain, morte à Limoges le 18 mars 1828.

7. Agathe-Radegonde, jumelle, épousa le 10 juin 1811 Pierre Patronnier de Gandilhac, décéda le 20 juin 1855.

8 et 9 enfants morts en bas-âge.

Source : Pierre Driout.

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Registre de famille d'Ambroise Périgord

Registre de famille d'Ambroise Périgord, sieur de la Guinaudie, subdélégué de l'Intendant de Poitiers à Rochechouart (13 Juillet 1751 — 19 Mars 1764)

Le Livre de raison ci-après, dont nous devons un extrait à M. Soury Lavergne, de Rochechouart, est celui d'Ambroise Périgord, sieur de la Guinaudie, avocat au parlement, subdélégué de M. l'Intendant de Poitiers, à Rochechouart II était fils de Jean Périgord, aussi avocat et subdélégué, et d'Anne de Marcillac. Il acheta en 1757 la charge de secrétaire du roi.

Dans ce registre, on trouve la mention de son mariage en 1751, celle de la naissance et de la mort d'un certain nombre de ses enfants, ainsi que du décès de son père, enterré dans l'église, de Rochechouart en 1755. Ces notes de famille ne se continuent pas audelà de 1764, quoiqu'il y ait eu des naissances au moins jusqu'en 1770. Elles nous donnent cependant de fort intéressants renseignements sur plusieurs membres de cette nombreuse famille, dont les noms se retrouvent dans l'histoire de la Révolution.

André Lecler.

**

Du treize juillet mille (sic) sept cent cinquant-un, à onze heures et demie du matin, je me suis marié avec demoiselle Anne-Antoinette de Létang, fille de feu Messire Jean de Létang, écuyer, et de dame Marie Vidaud. Notre mariage a été célébré dans l'église paroissiale du domicile de ma femme, par Messire Léonard de Marcillac, bachelier en théologie, curé de Rochechouart. mon oncle, en présence de Mr Malmanche, curé dudit Saint-Germain, et des parents et amis de part et d'autre.

Périgord.

Le vingt-trois avril mille sept cent cinquante-deux [est né] Messire Jean-Julien-Ambroise Périgord, mon fils et de damme Anne-Antoinette de Létang, mon épouse, à trois heures après midy. Mon père a été parrain ; Madame de Létang, marraine : Ma mère a porté pour elle. A été baptisé le même jour.

Périgord.

Le trois mars mille sept cent cinquante-trois, à huit heures du soir, est né Charles-Ambroise Périgord, mon fils et de dame Anne-Antoinette de Létang, mon épouse (1) ; a été baptisé le lendemain en l'église de Rochechouart par Mr de Marcillac curé du lieu. Le parrain a été M. de Létang, garde du roy, mon beau frère : Jean Goursaud de Merlis mon neveu (2) portant pour luy. Ma mère a été marraine.

Le même jour m'est né un autre fils, qui est mort après avoir reçu l'eau.

Périgord.

Le vingt-trois juin mille sept cent cinquante-quatre, à dix heures du matin, m'est né Jean-Julien Périgord, mon fils (3), et de dame Anne-Antoinette de Létang, mon épouse. A été baptisé le même jour par Mr de Marcillac, curé de Rochechouart. Le parrain a été mon père ; la marraine dame Marie-Magdelaine de Létang, ma belle-soeur, épouse de Messire Louis-Clément de Méchain, écuyer, seigneur de la Toucherolle: demoiselle Louise Périgord ma soeur portant pour elle.

Périgord.

Le dix-huit janvier mille sept cent cinquante-cinq, à deux heures du matin, est mort Me Jean Périgord, avocat en parlement, subdélégué au département de Rochechouart, mon père : A été enterré le lendemain en l'église de Rochechouart.

Périgord.

Le treize juin mille sept cent cinquante-six, m'est né Nicolas Périgord, mon fils, et de dame Anne-Antoinette de Létang, mon épouse : A été baptisé à Rochechouart le lendemain par Mr de Marcillac, curé dudit lieu. Messire Nicolas de Marcillac, écuyer, mon oncle, a été parrain : Mr Pierre de la Rapidie, de Sainte-Marie-de-Veaux, tenant pour luy ; dame Catherine Périgord de Bellivier, ma soeur, marraine.

Périgord.

Le vingt-un novembre mille sept cent cinquante-sept, à onze heures du soir, m'est né Léonard-Louis-Xavier Périgord, mon fils, et de dame Anne-Antoinette de Létang mon épouse : A été baptisé à Rochechouart, le lendemain, par M. Aubin Buisson, curé de Saint-Auvent. Messire Léonard-Charles de Marcillac, curé de Rochechouart, mon oncle, a été parrain ; dlIe Louise Périgord, veuve de feu sr Jean Goursaud de Merlis, avocat, ma soeur, marraine.

Le sept mars mille sept cent cinquante-neuf, à dix heures du soir, m'est né Jean-Charles Périgord, mon fils et de dame Anne-Antoinette de Létang, mon épouse : a été baptisé le lendemain, à Rochechouart, par Mr de Marcillac, curé dudit lieu : M. Jean Babeaud de Bellivier, procureur du roy de l'élection de Confolens, mon beau-frère, a été parrain : Charles-Ambroise Périgord mon fils tenant pour luy ; dame Françoise Périgord, ma soeur, épouse de Messire Adrien-Sicaire Texier, écuyer, gendarme de la garde du roi, a été marraine (4).

Le vingt-huit février mille sept cent soixante, à deux heures du matin, m'est née Anne-Antoinette Périgord, ma fille, et de dame Anne-Antoinette de Létang, mon épouse : A été baptisée le même jour à Rochechouart, par Mr le curé dudit lieu : Le parrain a été Messire Adrien-Sicaire Texier, écuyer, gendarme de la garde du roy, mon beau-frère: Ambroise-Adrien Texier, son fils, tenant pour luy ; marraine, manière.

Périgord.

Le douze mars mille sept cent soixante-un, à deux heures du matin, est né Jean-Anne Périgord, mon fils (5), et de dame Anne-Antoinette de Létang, mon épouse. A été baptisé à Rochechouart, le même jour, par M. le curé du dit lieu. Le parrain a été M. Jean Babaud de la Fordie, avocat en parlement, mon neveu ; la marraine Dame Anne-Julie de Couvidou (?), épouse de Mr Jean-Charles de Létang, écuyer, garde du roy : ma mère tenant pour elle.

Périgord.

Le mille sept cent soixante un, est morte AnneAntoinette Périgord, ma fille, et a été enterrée le lendemain dans l'église paroissiale de Saint-Pierre de Vaires.

Le seize mars mille sept cent soixante-deux, à onze heures et demie du soir, m'est née Anne-Antoinette Périgord, ma fille, et de dame Anne-Antoinette de Létang, mon épouse : A été baptisée à Rochechouart le lendemain par M. le curé du lieu. Charles-Ambroise Périgord, écuyer, mon fils, a été parrain ; dame Anne de Marcillac, ma mère, marraine.

Périgord.

Le vingt-trois avril mille sept cent soixante-trois, au matin, est né Ambroise Périgord, mon fils, et de dame AnneAntoinette de Létang, mon épouse (6) ; a été baptisé à Rochechouart le même jour par M. le curé dudit lieu. Le parrain a été Jean-Julien Périgord, mon fils, et marraine Anne de Marcillac, ma mère.

Périgord.

Le dix-neuf mars mille sept cent soixante-quatre, m'est née Catherine-Louise Périgord, ma fille, et de dame AnneAntoinette de Létang, mon épouse (7). A été baptisée le même jour à Rochechouart. Le parrain a été Nicolas Périgord, mon fils, et marraine Goursaud du Ghalenet, ma nièce (8).

Périgord.

Notes :

1. Le nom de Périgord de Beaulieu a été porté par CharlesAmbroise, l'ainé des enfants d'Ambroise Périgord. C'est lui qui épousa Anne-Françoise Bourdeaux de Lajudie et ce nom passa ensuite à son fils Hippolyte Périgord de Beaulieu, né en 1790 et mort en 1851. C'est donc sans raison que M. Maurice Ardant, dans sa Notice sur l'église paroissiale de Saint-Pierre du Queyroix, appelle « Périgord-Beaulieu », Jean-Charles Périgord.

2. Jean-Baptiste Goursaud de Merlis, trésorier de France, fils de Louise Périgord, et Jean Babaud de Lafordie, juge, fils de Catherine Périgord, tous deux neveux d'Ambroise, ont été condamnés à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, et guillotinés le 18 mars 1794, le même jour que leur tante Françoise Périgord, épouse Texier.

3. Jean-Julien prit le nom de Villechenon, qui plus tard fut porté par son frère cadet, père de M. et de Melle Périgord de Villechenon, de Confolens. Il fut curé de Marval en 1782, puis professeur de théologie au collège royal de Limoges en 1787. Il prit une part active à la lutte théologique que souleva à Limoges le discours de Foucaud, président du club. Etant allé à Paris, il y fut arrêté et enfermé aux Carmes. Il allait y être massacré, avec les autres prêtres ses codétenus, lorsqu'il fut reconnu par un homme de Rochechouart, qui le fit évader. Il se réfugia en Angleterre. Après la Révolution, il fut curé de Rochechouart jusqu'en 1813, puis vicaire général et officiai de Limoges jusqu'à sa mort, arrivée en juin 1821.

4. Jean-Charles Périgord des Borderies fut vicaire, puis curé de Marval jusqu'à la Révolution. Il passa en Espagne. A son retour, il fut d'abord curé de la Chapelle-Montbrandeix, et peu après, en 1803, curé de Châlus. Nommé en 1820 à la cure de Saint-Pierre-du-Queyroix, à Limoges, il y est mort en 1832. M. Maurice Ardant, dans sa Notice historique sur Saint-Pierre-du-Queyroix, se trompe en le nommant Jean-Baptiste Périgord-Beaulieu. Son prénom est Jean-Charles, et on remarque qu'il portait le nom de Périgord-des-Borderies et non de Beaulieu. Le même auteur est encore dans l'erreur en le disant ancien curé de Rochechouart; c'est son frère Jean-Julien qui avait été curé de cette ville. La marraine de Jean-Charles est la victime du tribunal révolutionnaire de Paris, que je signale dans une note qui précède, et son parrain est le père de R. Babaud de Lafordie, qui périt le même jour qu'elle.

5. Jean Périgord de Villechenon fut admis à l'école de génie et fut nommé chef de bataillon, sous-directeur des fortifications, le 7 brumaire an IV (29 octobre 1795). Fait prisonnier au siège de Mantoue, il rentra en France le 24 pluviôse an XII (14 février 1804); fut nommé chevalier de la Légion d'honneur, se retira à Confolens, où il mourut le 20 février 1810.

6. Ambroise Périgord, dit de la Guinaudie, était Génovéfain avant la Révolution ; il est mort curé de Theuvy, au diocèse de Chartres.

7. Catherine-Louise Périgord a épousé M. Emmanuel de Villoutreix, chevalier de Saint-Louis, frère de l'évêque d'Oléron. Elle a été la principale fondatrice de l'hôpital de Rochechouart. Etant devenue veuve, elle s'est même consacrée, dans cet hôpital, au soin des pauvres malades. La Mère de Villechenon, religieuse de Saint-Dominique à Magnac-Laval, morte en 1836 ou 1837, était la soeur de Melle de Villoutreix. Elle a été la première supérieure des soeurs de son ordre, à l'hospice de Rochechouart, en 1825, à la suite de la fondation qui fut exécutée par leur frère Jean-François Périgord des Conties, curé d'Oradour-sur-Vayres.

8. Ces notes ne vont pas plus loin. Elles devraient encore mentionner : Marie-Anne, née le 14 février 1765 ; Jean-François Périgord des Conties, né le 26 février 1766, qui fut vicaire de son frère à Marval en 1790; il émigra en Espagne ; après la Révolution, il fut curé de Bieunat en 1802. puis curé d'Oradour-sur-Vayres en 1821; il est mort dans cette dernière paroisse en 1851; — Jean-Baptiste Périgord, qui mourut âgé d'environ 16 ans, au collège de Magnac-Laval, où il était élève de rhétorique, le 7 juin 1783; — Louis, né le 5 avril 1768; — Monique et Radegonde, baptisées le 5 juin 1770.

(Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, 1901)

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Liste des procureurs au présidial d'Angoumois au XVIIe siècle

Acte donné par maîtres Noël de Lestoile et François Delasalmonie, procureurs au présidial d'Angoumois, tant pour eux que pour maîtres François Bernard, Philippe Santerre, Hélie Benoît, Guillaume Laisné, Michel Ducluzeau, Jean Mousnier, Louis Maurice, François Vallette, François Gervais, Pierre Arnaud, Antoine Dechilloux, Pierre Gentilz, Hélie Pallissière, François Cambois, André Dubois, Martial Gros, Laurent Mesnard, Nicolas Mercier, Michel Maurice, Philippe Delabarrière, Pierre Rambaud, Simon Glenisson, Christophe Verdeau, Jean Bonnin, Jean Aymard, Michel Lucas, Dauphin Santerre, Guillaume Cladier, François Mousnier, Jean Rivet, Michel Jolly, Robert Gérou, Pierre Vaslet, René Virol, Jean Vallette, Philippe Pigornet, Guillaume Mercier, François Dumontet, Jean Delaplaigne et Jean Gautier, aussi procureurs audit siège, à Étienne Jargillon, Guillaume Menaud, Geoffroy Rougier, David Gautier, Jean Jolly, Jacques Boissard, Alexis Bodin, Jean Maurougné, Guillaume Touzelet, André Juillard et Philippe Bonnin, aussi procureurs audit présidial, au sujet de certains offices.

(Archives départementales de la Charente)

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23 août 2015

Catégorie Rochechouart

La catégorie Rochechouart et ses articles sur l'histoire locale sont à la mémoire de :

• Nicolas-Alfred Guimbelot †, né au village de Chez-Manot, commune d'Eymouthiers (Charente) et mort le 30 avril 1922 à Videix, propriétaire-agriculteur. Fils de François Guimbelot-Dumaine et Marie-Estelle Desthèves. Instituteur libre en 1858. Neveu et héritier du commandant Guimbelot, mort le 18 octobre 1862 à Eymouthiers. Marié en 1863 dans l'église de Vayres avec Noémie-Prudence Faucher, sœur du docteur Faucher. Maire de la commune de Videix dès 1871 et ce durant plusieurs décennies. Guimbelot représente le canton de Rochechouart au conseil général de la Haute-Vienne de 1882 à 1889, jusqu'à sa défaite sous l'étiquette monarchiste. Il préside aussi la Commission administrative du département. Membre de l'ordre des Palmes académiques en 1906. Raymond Poincaré lui remet la Légion d'honneur en 1914. Il est le doyen des maires de la Haute-Vienne à son décès. Deux enfants nés à Rochechouart dont un fils notaire et premier adjoint au maire de Montbron, ancien président du syndicat d'élevage du canton de Rochechouart.

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22 août 2015

Nicolas Guimbelot, un officier napoléonien

Nicolas Guimbelot (1784-1862)

Fils de François, bourgeois, et de Jeanne Planty, il est né le 4 avril 1784 à Eymouthiers (Montbron). Il s'engage dans les vélites le 18 mars 1805 (21 ans) puis intègre le 76e régiment d'infanterie de ligne avec le grade de sous-lieutenant le 15 juillet 1807 (23 ans). Après avoir participé aux campagnes d'Allemagne (1805), de Prusse (1806) et de Pologne (1807) où il a été blessé à Heilsberg (1) d'un coup de feu à la jambe droite, il sert en Espagne. Nommé lieutenant le 25 avril 1809, il est blessé d'un coup de feu au bras droit en Galice le 8 mai 1809. L'empereur l'élève au grade de capitaine le 24 décembre 1811. Le 23 juillet 1812, le lendemain de la bataille des Arapiles (2), il est fait prisonnier par les Anglais. Il rentre de captivité le 23 mai 1814. Pendant les Cent Jours, il combat en Belgique. Il est blessé d'un coup de feu à la joue gauche à la bataille de Wavre (3). À son retour, le préfet émet des doutes sur son ralliement. Maintenu en demi-solde, il est finalement réintégré au 36e régiment d'infanterie de ligne en juin 1831 puis est affecté au 67e avec le grade de chef de bataillon le 9 septembre 1832. Après de nombreuses demandes et surtout une dernière campagne en Afrique en 1832-1833, il est finalement élevé au titre de chevalier de la Légion d'honneur le 5 mai 1833. En 1835, il est admis à la retraite puis s'installe à Eymouthiers où il décède le 18 octobre 1862 (78 ans). Il était l'époux de Marie Dereix (mariage célébré à Garat le 24 avril 1819). Veuf, il a légué toute sa fortune (19 568 francs en mobilier et 1 400 francs en immobilier) à son neveu Nicolas-Alfred (4) domicilié à Rochechouart. Nicolas Guimbelot avait reçu la médaille de Sainte-Hélène en 1857.

Notes :

1. Bataille d'Heilsberg, Prusse-Orientale, juin 1807.
2. Bataille des Arapiles, Castille-et-León, juillet 1812.
3. Bataille de Wavre, Brabant wallon, juin 1815.
4. Nicolas-Alfred Guimbelot (1835-1922), conseiller général de la Haute-Vienne, chevalier de la Légion d'honneur.

Source : Stéphane Calvet.

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La villa Pradignac

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Léonard-Nicolas-Aristide Pradignac (1824-1898), né à Roussines, domicilié à la villa Pradignac au lieu-dit Saint-Romain, agriculteur, juge de paix du canton de Montbron, maire d'Eymouthiers au milieu du XIXe siècle, décédé à l'âge de 73 ans, le 23 juillet 1898 à Eymouthiers. Fils de Léonard-Liberté-Nicolas Pradignac, propriétaire, et Anne Cambois. Marié avec Marguerite-Rosalie-Méloé Lageon, d'où Pierre-Prosper-Xavier-Paul Pradignac, né le 31 mars 1855 à Eymouthiers, médecin à Montbron.

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Les maires au XIXe siècle

Liste des maires de la commune au XIXe siècle :

François Guimbelot, maire d'Eymouthiers de 1800 à 1815
Jean Fargeas-Duchambon, id. 1815 à 1826
Nicolas Guimbelot, id. 1826 à 1830
Jean Fargeas-Duchambon, id. 1830 à 1840
Jacques Guimbelot-Monplaisir, id. 1840 à 1845
Jean Fargeas-Duchambon, id. 1845 à 1854
Léonard Nicolas Pradignac, id. 1854 à 1864
Aristide Léonard Pradignac, id. 1864 à 1872
Etienne Guimbelot, id. 1872 à 1880
Annet Besson, id. 1880 à 1886
Jacques Némorin Guimbelot, id. 1886 à 1898
Léonard Brethenoux, id. 1898 à 1900

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Notes en vrac

• Françoise de Maumont, dlle du Chadaud, mariée par contrat signé Lathière avec Bureau, à Guillaume de Labrousse, sr de Lessard et de Puyservaud, paroisse du Moutier-Ferrier, fils de feu Annet. (date 29 avril 1668)

• Transaction sur procès entre messire Philippe du Lau, chevalier, seigneur du Chambon, Cellettes et autres places, demeurant à Angoulême, d'une part; messire Armand du Lau, chevalier, seigneur de Saint-Junien, demeurant au village de Meaudeuil, paroisse du Moustier-Ferrier, en Périgord, et dame Gabrielle du Lau, femme de messire Jean de Chamborant, chevalier, seigneur du Boucheron, demeurant au village de Chez-Guinot, paroisse de Lessac, d'autre part. (date 14 mai 1687)

• Commission de quêteur pour le rachat des captifs accordée à Jean Beauchaud, laboureur, dans la paroisse du Moustier-Ferrier. (date est. 1726-1732)

• Procès entre Bardoulat, marchand au Moustier-Ferrier, et François de Labrousse au sujet des rentes de Puisservaud. (date est. 1636-1769)

• Nomination de Guillaume Boyer, à la cure du Moutier-Ferrier. (date est. 1781)

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