18 janvier 2020

Actes de Saintonge

1753, 16 février. — Dame Marie-Anne Thomas, veuve de Bertrand de La Lorancie, chevallier, seigneur de Chadurie et autres places, demeurant ordinairement en son château de Chadurie, reconnaît avoir reçu d'Anthoyne Charrier, conseiller du roy et son procureur au siège royal de Saint-Jean d'Angély, et de dame Théreze Thomas d'Authon, son épouse, y demeurant, la somme de 4,500 livres à elle due par dame Marie-Jeanne Guillemain, veuve de Pierre Thomas, seigneur de la baronnie d'Authon, mère commune desdites dames Chadurie et Charrier.

1771, 23 décembre. — François de La Laurancie, prestre du diocèse d'Angoulesme, curé de la paroisse de Saint-Jean de Rouffiac, diocèse d'Angoulesme, et doyen de l'église Saint-Hérie de Mastas, diocèse de Saintes, demeurant en laditte paroisse de Saint-Hérie, constitue son procureur général et spécial M. Bertrand de La Loransie, chevallier, marquis de Charras, Neuvicq et autres places, donne plein pouvoir de remettre entre les mains de l'évesque d'Angoulesme sa démission de la cure de Rouffiac et de ses dépendances, en présance de Jean Courtain, notaire et procureur du comté de Mastas, et Anthoine Courtin, chirurgien, du bourg de Saint-Hérie, qui ont signé avec moi. Bérard, notaire royal à Aujac.

(Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, 1886)

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Le baron de La Laurencie émigré

Charles Antoine de La Laurencie, dit le baron de la Laurencie, chevalier, sgr de Chadurie, enseigne des vaisseaux du roi, lieutenant de la compagnie des apprentis canonniers, chevalier de St Louis - électeur à Angoulême en 1789 - fils de Bertrand, chevalier, sgr de Chadurie et des Thibaudières, et de Marie Anne Thomas d'Authon - né le 20-5-1742 et bapt. le même jour à Authon (Charente-Maritime) - + à St-Jean-d'Angély (Charente-Maritime) le 20-4-1820 - sorti de France en septembre 1791, ayant habité les Pays-Bas, la Hollande, la Westphalie et l'Angleterre, il fit sa déclaration devant le commissaire du gouvernement à Calais, le 20 thermidor an X, et fut amnistié le 18 germinal an XI. Il avait épousé à Grandjean (Charente-Maritime) Marie Geneviève de Brilhac de Nouzières, fille de Charles Seguin et de Marie Bénigne Chitton, née à Grandjean et décédée à St-Jean-d'Angély le 13-11-1822 - dont postérité éteinte. Leur fils, Charles Joseph Nicolas de La Laurencie, décédé à Migron (Charente-Maritime) en 1860, émigra lui aussi et fut amnistié le 10 nivôse an XI - il resta sans alliance (Q XII/34 - Q XX/1 - F7/5.983 - Pin. III/56).

Source : Les émigrés charentais, 1791-1814, de Pierre Bureau.

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Registre paroissial d'Authon

Aujourdhuy, 12e du mois de septembre 1740, après avoir obtenu dispense de deux bans et préalablement toutes les autres formalités de l'Eglise observées, ont reçu la bénédiction nuptialle messire Bertrand de La Laurantie, écuyer, chevalier, seigneur de Chadurie et autres lieux, avec mademoiselle Marie-Anne Thomas d'Authon, en présence de Louis Baudouin notaire à Taillebourg, et d'André Huteau, notaire royal et de leurs parents et amis soussignés. Bertrand de Lalaurencie de Chadurie. De Lalorancie, doyen de Saint Herie. Marie-Anne Thomas d'Authon. Thérèse Thomas. Laloransie. M. Guillemin Charras. Huteau. Baudouin. M. Thomas d'Authon. Thomas Desnoue. Lavigne, curé d'Authon.

Aujourdhuy 19e aoust 1741, a été baptisé François-Bertrand-Augustain, nai du même jour, fils légitime de messire Bertrand de La laurentie, écuyer, chevalier, seigneur de Chadurie, et de dame Marie-Anne Thomas le parrein messire François de Lalaurentie, prêtre, doyen de Saint-Herie, et la marreine Marie-Jeanne Guillemin, dame et seigneure d'Authon, en présence des soussignés. M. Guillemin. De La Lorantie, doyen de Saint-Herie. M. Thomas d'Authon. Bertrand de Lalaurentie de Chadurie. T. Thomas d'Authon. Lavigne, curé d'Authon.

(Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, 1913)

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Assistance aux pauvres de Chadurie en 1770

Les notables de la paroisse se réunissent le 22 mai pour confectionner « le Roole concernant l'estat des pauvres et des contribuables de la paroisse de Chadurie ».

Ce rôle porte les signatures de Pierre Decescaud-Dureclaud, notaire royal et procureur de la juridiction de Chadurie ; François Egretaud, commis du greffier ; Me Chauvignon l'aîné, procureur de la juridiction ; Messire Pierre-Jean Guimberteau, curé de Chadurie ; Mérillat et Valladon, marchands, nommés par les habitants, et Claude Arnaud, syndic.

La liste des assistés comprend quatorze familles, environ trente personnes, dont de nombreux enfants qui recevront, par jour 18 livres 3/4 de pain de méture, des contribuables résidant dans la paroisse, 77 livres 4 sols 3 deniers en argent, du 22 mai au ler août, des non résidants, ce qui représente à 3 sols la livre de pain sept livres et quart de pain par jour. Les pauvres recevront donc en tout 26 livres de pain par jour.

Chadurie comptait 58 contribuables résidants et douze non résidants. Parmi les non résidants figurent : Marie Anne Thomas d'Authon, veuve de Bertrand de La Laurencie (qui paiera 2 livres de pain par jour) ; Guimberteau, curé de Chadurie (3 livres de pain aux enfants de son bordier) ; de Reymond Ecuyer (une demi livre) ; Gabriel Bignon, maître écrivain (un quart de livre) ; Aguesseau et La Gravelle, maîtres chirurgiens (un huitième de livre chacun), etc...

Source : La Charente au XVIIIe siècle, de Gabriel Tesseron.

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Le village de Charras en Charente

C'était autrefois le siège d'un prieuré, dépendant de l'abbaye de Figeac. Dans le principe, ce prieuré était très important, mais, à la suite des guerres de religion, une grande partie de ses droits et de ses possessions furent usurpés par les seigneurs de Charras. L'église n'a de remarquable que les mâchicoulis et les meurtrières, dont son pourtour est fortifié et qui lui donnent un aspect des plus imposants. Elle comprend une nef et une abside ; la nef doit être du dixième siècle et l'abside, du douzième ; les fortifications ont dû être ajoutées probablement à l'époque de la guerre de Cent ans.

Des foires très anciennes se tiennent au bourg de Charras. A la demande de François de La Laurencie et par lettres-patentes de mars 1519, le roi François Ier autorisa la création à Charras de quatre foires par an et d'un marché par semaine ; les quatre foires se tenaient le 6 des mois de mai, juillet, août et novembre. Supprimées pendant les guerres de religion, elles furent rétablies, en 1609, par Henri IV. Aujourd'hui elles se tiennent le 9 de chaque mois.

Les premiers registres de l'état civil remontent à l'année 1699.

Ainsi que nous l'avons dit plus haut, la seigneurie de Charras s'était formée en grande partie aux dépens du prieuré. Aussi, au quinzième siècle, cette seigneurie était-elle fort importante. Elle appartenait à Jean de Plouer, écuyer, seigneur de Claix, dont la fille, Marie de Plouer, épousa, le 25 janvier 1493, François de La Laurencie, qui devint ainsi marquis de Charras. La famille de La Laurencie, une des plus considérables de notre pays, conserva le marquisat de Charras jusqu'à la Révolution.

La plupart des membres de la famille émigrèrent alors ; le chef de la famille, marquis de Charras, retenu par la maladie, ne put suivre leur exemple. Son état maladif lui valut de ne pas être inquiété ; mais sa femme, Anne-Jeanne Roëttiers de La Chauvinerie, et sa sœur, Marie de La Laurencie-Charras, furent saisies comme complices de l'émigration et périrent sur l'échafaud révolutionnaire.

Le château de Charras, qui fut construit au dix-septième siècle, s'élève près de l'église. Il tombait en ruines ; mais son propriétaire actuel, M. de Saint-Alary, y a fait de grandes réparations, qui lui ont restitué son caractère primitif. C'est un logis grandiose, qui rappelle bien l'époque de sa construction.

Source : Géographie historique et communale de la Charente, de Jules Martin-Buchey.

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Rôle des vingtièmes de l’élection d’Angoulême

Charras

Le sieur Noël-Bertrand de La Laurencie, écuyer, propriétaire de château, rentes, vignes, bois, préclôtures, héritages et trois domaines dans ladite paroisse ; rentes et deux domaines dans celle de Feuillade ; le tout du revenu de 3,200 livres, payera trois cent cinquante-deux livres.

Chadurie

Le sieur de La Laurencie de Chadurie, propriétaire de maisons, rentes, trois domaines et préclôtures dans la susdite paroisse, du revenu de 3,400 livres, payera trois cent soixante-quatorze livres.

Ruelle

Le sieur abbé de Charras, chanoine à Angoulême, propriétaire de cens, rentes, agriers et un domaine dans la paroisse de Ruelle, le tout du revenu de 1,700 livres, payera cent quatre-vingt-sept livres.

Pillac

Le sieur de La Laurencie, propriétaire de rentes dans la paroisse de Pillac, du revenu de 520 livres, payera cinquante-sept livres quatre sols.

(Société Archéologique et historique de la Charente, 1866)

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L'évêque du diocèse de Nantes pendant la Révolution

Charles-Eutrope de La Laurencie, né à Villeneuve-la-Comtesse, diocèse de Saintes, le 30 avril 1740, vicaire général de Poitiers, nommé évêque de Nantes le 9 octobre 1783, sacré le 11 février 1784 ou le 20 décembre (Sem. relig. 9 juillet 1887), quitta le diocèse le 22 novembre 1790, a la suite des difficultés que les administrations lui avaient suscitées ; cette lutte a été racontée avec détails dans le premier volume. Par ordonnance datée de Gand le 28 mars 1791 (in-80 de 12 p.), il protesta contre l’élection de Minée ; dans une lettre de la Haye du 21 septembre 1794, il écrivait au pape Pie VI : « J’ai résidé dans les Pays-Bas, ou dans les villes d'Allemagne qui en sont les plus voisines, jusqu’au moment ou nos derniers revers m'ont conduit en Hollande ; j’ai regardé comme un devoir de m’écarter le moins possible de mon diocèse. » Il était a ce moment a bout de ressources et demandait un secours à. la Cour de Rome (Theiner, Documents relatifs aux affaires religieuses de la France de 1790 à 1800, Didot, 1857, t. II, p. 229). Tresvaux (Persécution en Bretagne, t. I, p. 150) mentionne un mandement de lui, daté de Dusseldorf le 27 mai 1793, auquel, dit-il , le député Voidel rendit hommage dans son rapport. Cet historien veut parler du mandement du 22 novembre 1790 (Réimp. du Moniteur, 1790, VI, p. 482). Voidel ne fit partie que de la Constituante. Mais de la Laurencie écrivit en effet un mandement à Dusseldorf, daté du 24 mai 1793, dont je n’ai jamais vu un seul exemplaire. Il en existe une copie faite en Espagne par un religieux cordelier du couvent des Robinières, le P. de la Rose, que M. l'abbé Pontdevie m’a communiquée. Ce mandement est une homélie bien composée,dans laquelle l’évêque de Nantes s’adresse a ses prêtres exilés. Il y développe ces idées que la persécution est une épreuve ; que le martyre a été une grâce supérieure accordée par Dieu a quelques-uns, mais que les exilés ont reçu eux aussi une grâce, celle de n’être pas témoins des horreurs qui se sont accomplies sous les yeux des prêtres demeurés en France ; en terminant il exhorte les exilés à la patience. De Hollande, M. de la Laurencie alla a Londres, et si l’on en croit une nouvelle insérée au Moniteur (Réimpression, t. XXV, p. 762), il aurait quitté Londres pour aller a Southampton le 24 août 1795 s’embarquer avec lord Moira dans le but de rejoindre l’armée des émigrés, où il devait remplacer comme aumônier l’évêque de Dol qui avait été fusillé. Il se joignit à un certain nombre d'évêques exilés pour condamner, en 1797, la déclaration de soumission aux lois de la République (Sicard, Les Evêques pendant la Révol. Correspondant du 25 juin 1892, p. 1075). Il fit à la fin de 1798, frimaire an VII, un appel aux Bretons et aux Vendéens pour le rétablissement du trône et de l’autel (Mellinet, La Comm. et la Milice de Nantes, X, 230) ; refusa, avec d’autres évêques réfugiés en Angleterre, la démission de son siège qui lui était demandée par le Pape (Lettre du 27 septembre 1801, d’Haussonville, L’Eglise rom. et le Premier Empire, I, 409) ; signa, le 8 avril 1804, une Déclaration des droits du roi en opposition a l’établissement de l’Empire, 8 avril 1804 (Abbé Sicard , Correspond. juillet 1892, p. 86) ; rentré en France en 1814 ; mort à Paris le 13 mai 1816. -— P. 26, 27, 28, 29, 39, 40, 44, 47, 57, 58, 60, 62, 64, 66, 74, 75, 85, 88, 89, 91, 104, 111, 461, 462, 519, 521, 578.

Source : Le diocèse de Nantes pendant la Révolution, d'Alfred Lallié.

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Charles III Eutrope de La Laurencie de Cressac

La maison de la Laurencie, originaire d'Angoumois, établie en Poitou et en Saintonge, et maintenue à l'intendance de Limoges en 1666, sr dudit lieu, de Charras, en Saintonge et de Villeneuve-la-Comtesse, est d'ancienne noblesse et prouve sa filiation depuis Louis de la Laurencie, écuyer, sr de la Laurencie en 1460. Outre l'évêque de Nantes, elle a produit Charles, gentilhomme de la Chambre en 1633. Ses membres sont titrés comtes, marquis et barons.

Les de la Laurencie portent : d'azur à l'aigle à deux tètes au vol abaissé, d'argent ; aliàs, d'après Courcy : d'argent, à l'aigle éployée de sable.

C'est du premier de ces deux blasons que fit toujours usage l'évêque de Nantes, avec des accessoires en tout semblables à ceux de son prédécesseur. La bibliothèque publique de Nantes possède plusieurs exemplaires de l'Almanach royal reliés à ses armes.

Charles-Eutrope naquit le 30 avril 1740, au château de Villeneuve-la-Comtesse (diocèse de Saintes), de Charles-Henri de la Laurencie, sr de Villeneuve-la-Comtesse, Croix-la-Comtesse, Thibaudières, etc., chef de la branche aînée, qui, par contrat du 28 février 1728, avait épousé Marie-Anne de la Laurencie sa cousine, fille de Bertrand 2e du nom, marquis de Charras, sr de Nevée, Joinville, Seurres, etc., et de dame Armand de Méré, de la branche cadette. Charles-Eutrope était le 4e des sept enfants issus de ce mariage.

L'abbé de la Laurencie était vicaire général de Poitiers lorsqu'un brevet du roi Louis XVI, en date du 19 octobre 1783, lui confia l'évêché de Nantes, vacant depuis un mois. Le nouvel élu, agréé par Sa Sainteté Pie VI, fut sacré le dimanche 11 janvier 1784. Trois jours après, la Chambre des comptes de Paris enregistra son serment de fidélité.

Un des premiers soins de l'évêque de Nantes fut de donner à son diocèse une liturgie propre, selon l'usage et les privilèges reconnus par les souverains pontifes à toutes les anciennes églises. Sur sa demande, un nouveau bréviaire nantais fut rédigé et publié en 1790. Un missel devait suivre, mais les préoccupations causées par la Révolution, qui s'ayançait menaçante, ne permirent pas de réaliser ces deux projets.

L'assemblée nationale, qui démolissait alors pièce à pièce l'édifice antique de l'Église et de la France, ayant décrété la suppression du chapitre et de la collégiale, Mgr de la Laurencie publia, le 16 octobre 1790, un mandement qui prolestait contre cet abus de pouvoir. L'évêque de Nantes adhéra aussi à l'instruction pastorale de M. de la Luzerne, évêque de Langres, contre le serment que l'on exigea du clergé. Enfin il fit paraître, le 12 mai 1791, une ordonnance contenant une déclaration de principes et une protestation contre l'intrusion de Minée. Forcé d'émigrer peu après, le pasteur légitime de Nantes passa en Angleterre, d'où il continua à gouverner son diocèse par l'entremise de ses deux grands vicaires, MM. de Chevigné du Bois-Chollet, plus tard évêque de Séez, et Le Flo du Trémélo.

M. de la Laurencie accompagna Monsieur, comte d'Artois (plus tard Charles X),et le duc de Bourbon, dans l'expédition de l'Ile-Dieu en 1795. Lors du concordat de 1801, le pape Pie VII, pressé par la plus impérieuse nécessité, crut devoir demander aux évêques catholiques de France la démission de leurs sièges. L'évêque de Nantes fut au nombre des trente-huit qui refusèrent et adressèrent au Saint-Père des réclamations aussi canoniques que respectueuses, datées du 6 avril 1803. Il prit encore part à la suite de ces réclamations, que douze de ces mêmes évêques firent parvenir à Rome l'année suivante, et continua de résider en Angleterre jusqu'à la Restauration. A cette époque, il lui fut permis de revoir sa patrie, dont il était éloigné depuis vingt-quatre ans. Il se fixa à Paris et y mourut, à la suite d'une longue maladie, le lundi 13 mai 1816. Son portrait peint à l'huile existe dans la salle du Chapitre de Nantes. La collection de la Jarriette en possédait une reproduction au physionotrace.

(Revue historique de l'Ouest, 1892)

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La compagnie du sieur de Charras

En 1620, plusieurs habitants de Chazelles déclarent ne pouvoir payer leurs impôts, « attendu qu'il y a guerre et que le pays d'Angoulmois est rempli de gendarmerie, mesme ledit lieu de Chazelles, ou la compagnie du sieur de Charras y est logée y a quatre jours, et autres capitaines qui y ont souvent logé audit lieu ». (A. D. E951). Il s'agit ici de la guerre entreprise par Marie de Médicis qui confia au seigneur de Charras, Bertrand de La Laurencie, le soin d'armer 100 hommes et de rejoindre le duc d'Epernon, par lettre datée d'Angers 11 juillet 1620. Les troupes de la reine furent battues à Pont-de-Cé et la paix signée le 10 août 1620. Dans l'inventaire de défunt Pierre de Prahec, curé de Saint-Germain, on constate que, durant un certain laps de temps, il s'était réfugié à Marthon « à cause des gens de guerre et certaines menaces qu'il avoit heu advis ». (A. D. Blanchier, notaire royal).

Source : Notes historiques sur la baronnie de Marthon en Angoumois, d'Adolphe Mondon.

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Lettre de Henri III à François de La Laurencie

« Monsieur de Villeneuve-la-Comtesse, j'ai su du sieur de Malicorne, gouverneur de mon pays de Poitou, le bon devoir que vous faites de conserver soigneusement votre château de Villeneuve, et d'empêcher que mes adversaires ne s'en emparent au préjudice et désavantage de mon service; à quoi je vous prie de continuer et comme à chose où il ne va pas moins de votre bien particulier que de mondit service, vous assurant que je vous en saurai très-bon gré et y entretiendrai, l'année prochaine, un nombre d'hommes suffisant pour la garde d'icelui, que je ferai employer sur l'état des garnisons de Poitou, afin de vous donner plus de moyen de me faire ce service, et à vous-même le bien de profit que vous en devez attendre ; priant Dieu, Monsieur de Villeneuve-la-Comtesse, qu'il vous ait en sa garde. De Paris, le VIIe jour de novembre 1585. Henri. »

Source : Vie de Mlle Pauline de Saint-André de La Laurencie de Villeneuve, de Saint-Jean-d'Angély.

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