19 juin 2020

Le commandant Agard de Rouméjoux en Russie

Les ennemis tentèrent quelque chose de plus considérable durant la nuit du 14 au 15 janvier. La température variait depuis quelques jours avec une incroyable rapidité; le thermomètre qui, le 13, s'était élevé à une chaleur d'été, faisant fondre glaces et neiges en torrents, retomba dès le lendemain soir à cinq degrés au-dessous de zéro. Une neige épaisse, poussée par un vent de bise, fouettait et glaçait les visages et les mains des gardes de tranchée. Au milieu de la bourrasque, le bruit des pas se perdait entièrement et le moment était opportun pour une surprise. Trois colonnes russes sortirent, vers deux heures du matin, de Sébastopol : la plus forte, de cinq cents hommes, sous les ordres de l'adjudant du grand-duc Constantin, Iouschof, et du capitaine Siro- boiaski, se dirigea vers l'extrémité droite de la troisième parallèle des Français, tandis qu'une seconde se proposait de menacer la gauche, et que la troisième se préparait à servir de réserve. La troisième parallèle était gardée par le 2e bataillon du 74e de ligne, aux ordres du commandant Agard de Rouméjoux. La première colonne, dont un peloton avait des lacets et des harpons en guise d'armes, ne fut découverte qu'au moment où elle escaladait les parapets de la tranchée et où une partie de ceux qui la composaient s'élançait à la prise d'un cheminement. Le cri : Aux armes ! se fit soudain entendre, et, chacun se tenant prêt pour la lutte, l'ennemi fut combattu aussitôt qu'aperçu. Le capitaine Bouton, qui était à la tête d'une section de grenadiers du 74e à l'entrée du cheminement menacé, commanda le feu contre les Russes, mais tomba lui-même mortellement atteint au milieu de ses braves soldats, qui s'étaient sacrifiés comme les Spartiates aux Thermopyles. Le caporal Guillemin, un grenadier du même nom et deux autres, Maurer et Galtier, survivaient seuls encore de ce détachement, et, par leur magnifique contenance, suspendaient l'envahissement du boyau de communication. Pendant ce temps, le gros des assaillants s'était porté sur le point occupé par la lre compagnie du 2e bataillon du 74e commandée par le capitaine Castelnau. Là, une épouvantable mêlée s'est engagée. L'intrépide Castelnau a reçu dix coups de baïonnette, qu'il combat encore; il succombe enfin sous le treizième, en montrant à ses valeureux soldats le drapeau du 74e, qu'il les prie de défendre. Le lieutenant Rigaud s'élance, avec ses hommes, sur les Russes, pour venger la mort de son capitaine. Une section de la 2e compagnie du même bataillon accourt, le sous-lieutenant Brachet en tête, pour soutenir la 1re. Brachet, qui devançait sa section, se trouve tout à coup face à face avec un officier russe qui avait, comme lui, le sabre à la main; un duel a lieu sur-le-champ, dans lequel l'officier français, atteint d'abord d'un coup de pointe au bras droit, finit par étendre à ses pieds son adversaire. Une section de la 3e compagnie des volontaires, conduite par le lieutenant Boutet et le sergent Haguais, vint aussi prendre une part glorieuse au combat, ainsi qu'une compagnie de voltigeurs du 95e de ligne. Le commandant Agard de Rouméjoux, du 74e, debout depuis le commencement de la lutte sur le haut du parapet, combattait de sa personne comme un soldat, et convoquait, par ses cris et son exemple, tous les siens à soutenir l'honneur du drapeau, quand un coup de baïonnette, qui heureusement ne devait pas être mortel, le blessa au-dessous du cœur. En moins d'un quart d'heure, la troisième parallèle s'était transformée en une mare de sang, et une batterie à droite de cette parallèle était encombrée de cadavres russes et français se raidissant déjà sous le froid et portant sur leurs visages des blessures béantes. L'ennemi se retira, après avoir tué ou blessé plus de monde qu'on ne lui en avait enlevé. Les réserves réunies en avant du bastion du Mât couvrirent la retraite des Russes, qui laissaient sur les talus extérieurs dix cadavres, et dans la tranchée cinq tués, au nombre desquels leur brave capitaine, qui tenait encore le marteau et les clous destinés à enclouer les canons. Les Français comptaient dix-neuf tués, dont deux capitaines, et trente-sept blessés, dont trois officiers. Le général Canrobert distribua de premières récompenses à ceux qui s'étaient le plus signalés dans la nuit du 14 au 15 janvier. Le commandant Agard de Rouméjoux fut fait officier de la Légion d'honneur. Le capitaine Landois, le sous-lieutenant Brachet et le caporal Guillemin, du 74e de ligne, furent faits chevaliers. Le lieutenant Rigaud ne devait pas tarder non plus à être décoré et serait promu capitaine. Onze médailles militaires furent immédiatement distribuées; et, au nombre de ceux qui les avaient le plus glorieusement acquises, on remarquait les trois grenadiers du 74e, Guillemin, Maurer et Galtier.

Source : Histoire de la dernière guerre de Russie (1853-1856).

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Bulletin du tribunal revolutionnaire

Du tridi, 23 fructidor.

Affaire de Pierre Peyraud, & Elie-Léonard Planty.

Pierre Peyraud, âgé de 37 ans, natif de Marsillac, district de Ruffey, département de la Charente, ex-curé de Gural, district de la Rochefoucault, officier municipal de ladite commune.

Et Elie Léonard Planty, âgé de 40 ans, natif de St. Germain, susdit département, cabaretier, ensuite maire, puis procureur de la commune de Marthon, enfin juge de paix audit lieu.

Les susnommés sont prévenus d'avoir attenté à l'unité & à l'indivisibilité de la république, à la tranquillité & à la sûreté intérieure de l'état.

Lecture faite de l'acte d'accusation, il en résulte que lesdits Peyraud & Planty, dans le courant de juin 1793, se sont rendus à l'administration, & y ont annoncé qu'ils avaient des pouvoirs suffisants pour ne plus reconnaître la convention nationale, jusqu'à ce que les vingt-deux membres mis en arrestation fussent mis en liberté, & réunis aux autres membres ; les accusés prétendoient aussi que les décrets de la convention étoient nuls, parce que les membres arrêtés n'avoient pas concouru de leurs suffrages à ces décrets. Nommé commissaire par les fédéralistes, vers les autorités constituées, il a manœuvré auprès du procureur-syndic du district, pour requérir auprès de l'administration l'adhésion à l'adresse liberticide, & aux mesures des conspirateurs du département de la Gironde ; il a aussi provoqué la force départementale contre Paris.

Quant à Peyraud, il s'est opposé de même aux délibérations du district pour la cause commune ; il a provoqué un arrêté tendant à engager le département à réunir tous les citoyens, pour donner leurs opinions sur le gouvernement qui conviendroit le mieux au peuple français ; ce qui prouve évidemment qu'ils étoient l'un & l'autre dévoués à la cause des conspirateurs fédéralistes, qui vouloient, en divisant l'empire, le livrer au despotisme, & réduire de nouveau les français sous le joug de la tyrannie.

De tous ces faits l'accusateur public a dressé la présente accusation contre les susnommés ; il en a demandé acte au tribunal, pour, après l'instruction, être ordonné ce que de droit.

Les témoins entendus à la requête du ministère public dans cette cause, ont déposé des faits relatifs au fédéralisme ; mais ils ont déclaré que les accusés avaient été plutôt égarés par les ci confiances, que criminels ; qu'ils n'avoient cessé d'être patriotes, qu'ils étaient muris de certificats de civisme authentiques, & étoient réclamés de tous les bons citoyens. Les débats ont été fermés.

Après que l'accusateur public & le défenseur officieux ont été entendus, il est intervenu le jugement suivant, portant :

I°. Qu'il est constant qu'il a existé une conspiration contre l'unité, l'indivisibilité de la république, la liberté & la sûreté du peuple français.

2°. Que Peyraud, & Planty sont convaincus de s'être rendus les auteurs ou complices de ladite conspiration, en voulant engager l'administration du district de la Rochefoucault à se réunir aux conspirateurs du département de la Gironde.

3°. Mais qu'ils ne sont pas convaincus de l'avoir fait dans des intentions criminelles & contre-révolutionnaires.

En conséquence, le tribunal, en vertu des pouvoirs à lui confiés, acquitte lesdits Peyraud & Planty de l'accusation contre'eux portée, & ordonne qu'ils seront à l'instant mis en liberté.

Source : Bulletin du tribunal revolutionnaire.

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Élie-Léonard Planty (1753-1823), premier maire de Marthon

Élie-Léonard Planty est un homme politique de la Charente révolutionnaire.

Fils de François Planty, marchand à La Grange-du-Faure, et Jeanne Légier, sa femme, il est né le 7 décembre 1753 au village de Pontsec, paroisse de Saint-Germain en Angoumois, près Marthon, et baptisé le jour suivant.

Il signe son contrat de mariage le 14 septembre 1774 avec Anne Légeron, fille de Pierre Légeron, maître-chirurgien, et Julie Sartre. Le 22 novembre, dans l'église de Charras, se déroule la cérémonie religieuse. Le mois suivant, son père meurt subitement. Il se déclare cabaretier.

Le cabaret sous l'Ancien Régime est un établissement réglementé, soumis à des contrôles périodiques, et accrédité à faire de la restauration, avec nourriture et vin.

En l'an 1789, il est élu député par les habitants de la ville de Marthon avec Étienne Gignac, maître-chirurgien. Ils sont chargés de transmettre le cahier de doléances aux États généraux de la province. Il perd sa mère avec qui il vivait depuis la mort de son père.

Il est élu maire de la commune de Marthon en mars 1790. Le 10 décembre, il est nommé juge de paix. Administrateur et homme de loi, il est encore juge de paix en 1792, tout en présidant l'assemblée du canton.

Le canton de Marthon est créé en 1790. Il est composé des communes de Marthon, Chazelles, Saint-Germain, Feuillade, Charras, Souffrignac, Grassac et Mainzac. En 1793, il est peuplé de 5000 habitants environ. En 1801, il est supprimé.

La terre et château de Marthon, qui appartiennent au comte de Montbron émigré, sont vendus comme biens nationaux. Planty le «sans-culotte» rachète en février 1794 plusieurs biens du comte à Marthon, dont un logis Renaissance, un donjon féodal, une chapelle seigneuriale et un moulin banal, le tout en mauvais état.

Ces acquisitions, pour un montant total supérieur à 10000 livres, lui permettent néanmoins de consolider un status précaire de notable sous la Première République, comme nous allons le voir plus loin.

Aux archives nationales à Paris, nous apprenons que le nouveau châtelain de Marthon est un homme de taille moyenne, 1m64, aux cheveux châtains et yeux roux, dont le visage est grêlé à cause de la petite vérole.

Lors de la Terreur initiée par Robespierre et ses alliés, il est inquiété. Sur dénonciation du comité révolutionnaire de district, il est arrêté avec le curé Peyraud, et mis en examen pour des propos qualifiés d'anti-montagnards. L'accusation est grave. Ils sont transférés puis jugés à Paris, ils sont innocentés en septembre 1794 et échappent à la guillotine.

Planty se retire de la vie politique avant 1800, pour se consacrer à la gestion de son domaine agricole et à sa nombreuse famille. Planty s'éteint le 20 janvier 1823 à Marthon, laissant plusieurs fils et une fille.

Ses héritiers, négociants, conservent le château jusqu'en 1905. Il est acquis par Maurice Raynaud, ministre de l'agriculture et député de la Charente né à Marthon. Celui-ci le restaure et lui donne son aspect actuel.

Sources :

• Notes historiques sur la baronnie de Marthon en Angoumois, d'Adolphe Mondon.
• La Charente révolutionnaire, de Jean Jézéquel.
• Histoire des volontaires de la Charente pendant la révolution, de Prosper Boissonnade.
• Centre historique des Archives nationales, W 447, dossier 95.
• Association Généalogique de la Charente, Angoulême.

N0209518_JPEG_437_437 Illustration 1 : résidence de Planty, le Château-neuf de Marthon.

planty Illustration 2 : signature de Planty, officier public de Marthon.

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Planty

Chronique familiale d'Élie Léonard PLANTY (bio)

L'histoire d'Élie et de ses descendants a été établie sur 7 générations.

Génération.1

Élie Léonard PLANTY voit le jour le vendredi 7 décembre 1753 à Saint-Germain-de-Montbron (16). Il est le fils légitime de François PLANTY, Marchand, âgé de 49 ans environ et de Jeanne LÉGIER, âgée de 34 ans environ. A sa naissance, il a pour frères et soeurs : Marguerite (née en 1739), François (né en 1744). Élie sera Juge de paix, maire de Marthon. Il s'unit avec Anne LÉGERON (1754-1826), la fille légitime de Pierre LÉGERON et de Julie SARTRE. Ce couple aura six enfants : - François né en 1779. - Louis né en 1781. - Raymond né en 1783. - Jeanne Julie née en 1786. - Jean né en 1791. - Jacques né en 1800. Ils se marient le mardi 22 novembre 1774 à Charras (16). Élie L. PLANTY est décédé le lundi 20 janvier 1823, à l'âge de 69 ans, à Marthon (16).

Génération.2

1

François PLANTY voit le jour le lundi 15 mars 1779 à Saint-Germain-de-Montbron (16). Il est le fils légitime de Élie Léonard PLANTY, Juge de paix, maire de Marthon, âgé de 25 ans et d'Anne LÉGERON, âgée de 24 ans. François sera Célibataire. François PLANTY est décédé le lundi 17 février 1812, à l'âge de 32 ans, à Marthon (16).

2

Louis PLANTY voit le jour le mercredi 27 juin 1781 à Marthon (16). Il est le fils légitime de Élie Léonard PLANTY, Juge de paix, maire de Marthon, âgé de 27 ans et d'Anne LÉGERON, âgée de 26 ans. A sa naissance, il a un frère François (né en 1779). Louis sera Tanneur. Il s'unit avec Jeanne MARTIN (1776-1818), la fille légitime de Thomas MARTIN et de Marie DEPERET. Ce couple aura cinq enfants : - Jean né en 1806. - Marie Délie née en 1807. - Thomas né en 1808. - Thomas né en 1810. - Françoise Léonarde née en 1811. Ils se marient le jeudi 21 juin 1804 à Nontron (24). Il s'unit avec Marthe BLANCHON-LASSERVE (1790-1876), la fille légitime d'Antoine BLANCHON-LASSERVE et de Catherine MACARY. Ce couple aura un enfant : - Émile né en 1830. Ils se marient le dimanche 31 décembre 1826 à Étouars (24). Louis PLANTY est décédé le lundi 10 décembre 1855, à l'âge de 74 ans, à Marthon (16).

3

Raymond PLANTY voit le jour le lundi 29 décembre 1783 à Marthon (16). Il est le fils légitime de Élie Léonard PLANTY, Juge de paix, maire de Marthon, âgé de 30 ans et d'Anne LÉGERON, âgée de 29 ans. A sa naissance, il a plusieurs frères: François (né en 1779), Louis (né en 1781). Raymond sera Célibataire.

4

Jeanne Julie PLANTY est née le mercredi 26 juillet 1786 à Marthon (16). Elle est la fille légitime de Élie Léonard PLANTY, Juge de paix, maire de Marthon, âgé de 32 ans et d'Anne LÉGERON, âgée de 31 ans. A sa naissance, elle a plusieurs frères: François (né en 1779), Louis (né en 1781), Raymond (né en 1783). Elle s'unit avec François CHABANEAU (~ 1784-1843), Tanneur, le fils légitime de Guillaume CHABANEAU et de Michèle AGARD. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le jeudi 22 octobre 1807 à Marthon (16). Jeanne J. PLANTY est décédée le mercredi 6 mars 1811, à l'âge de 24 ans, à Cantillac (24).

5

Jean PLANTY voit le jour le mercredi 29 juin 1791 à Marthon (16). Il est le fils légitime de Élie Léonard PLANTY, Juge de paix, maire de Marthon, âgé de 37 ans et d'Anne LÉGERON, âgée de 36 ans. A sa naissance, il a pour frères et soeurs : François (né en 1779), Louis (né en 1781), Raymond (né en 1783), Jeanne Julie (née en 1786). Jean sera Tanneur. Il s'unit avec Marie Sophie BARRET (~ 1793-1826), la fille légitime de Jean BARRET et de Françoise PUYBARAUD. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 11 janvier 1813 à Marthon (16). Il s'unit avec Marie BLANCHON-LASSERVE (1793-1841), la fille légitime d'Antoine BLANCHON-LASSERVE et de Catherine MACARY. Ce couple aura un enfant : - Irma née en 1834. Ils se marient le mardi 4 septembre 1827 à Étouars (24). Jean PLANTY est décédé le mardi 29 mai 1838, à l'âge de 46 ans, à Marthon (16).

6

Jacques PLANTY voit le jour le lundi 8 septembre 1800 à Marthon (16). Il est le fils légitime de Élie Léonard PLANTY, Juge de paix, maire de Marthon, âgé de 46 ans et d'Anne LÉGERON, âgée de 46 ans. A sa naissance, il a pour frères et soeurs : François (né en 1779), Louis (né en 1781), Raymond (né en 1783), Jeanne Julie (née en 1786), Jean (né en 1791). Jacques sera Propriétaire. Il s'unit avec Marie Hortense GRATEYROLLE -, la fille légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 29 juillet 1822 à Videix (87). Il s'unit avec Marthe Rose DUVOISIN (1806-), la fille légitime de Pierre DUVOISIN et de Marie Anne MORELLET. Ce couple aura trois enfants : - Marthe Hortense née en 1829. - Numa né en 1839. - Marie Aminthe née à une date inconnue. Ils se marient le mardi 18 mars 1828 à Écuras (16). Jacques PLANTY est décédé le dimanche 13 mars 1870, à l'âge de 69 ans, à Marthon (16).

Génération.3

2.1a

Jean PLANTY voit le jour le mardi 21 octobre 1806 à Marthon (16). Il est le fils légitime de Louis PLANTY, Tanneur, âgé de 25 ans et de Jeanne MARTIN, âgée de 29 ans. Jean sera Tanneur. Il s'unit avec Marie AMBLARD (1807-1894), la fille légitime de Claude AMBLARD et de Marie Françoise CAMPAGNOLLE. Ce couple aura deux enfants : - Claude Louis né en 1836. - Léonarde Marie née en 1841. Ils se marient le mardi 26 août 1834 à Saintes (17). Jean PLANTY est décédé le samedi 9 mars 1878, à l'âge de 71 ans, à Saintes (17).

2.2a

Marie Délie PLANTY est née le samedi 21 novembre 1807 à Marthon (16). Elle est la fille légitime de Louis PLANTY, Tanneur, âgé de 26 ans et de Jeanne MARTIN, âgée de 30 ans. A sa naissance, elle a un frère Jean (né en 1806). Elle s'unit avec Étienne FAUCHER (1788-1866), Propriétaire, le fils légitime de Jacques FAUCHER et de Françoise TAILLAUMARD. Ce couple aura un enfant : - Marguerite Fanny née en 1838. Ils se marient le jeudi 3 avril 1834 à Marthon (16). Marie D. PLANTY est décédée le samedi 20 novembre 1875, à l'âge de 67 ans, à Marthon (16).

2.3a

Thomas PLANTY voit le jour le dimanche 18 décembre 1808 à Marthon (16). Il est le fils légitime de Louis PLANTY, Tanneur, âgé de 27 ans et de Jeanne MARTIN, âgée de 31 ans. A sa naissance, il a pour frères et soeurs : Jean (né en 1806), Marie Délie (née en 1807). Thomas sera Négociant, bonnetier. Il s'unit avec Irma LÉGER (1812-1866), la fille légitime de François LÉGER et d'Anne COMBRANT. Ce couple aura deux enfants : - Louis né en 1844. - Albert né en 1846. Ils se marient le lundi 14 novembre 1842 à Angoulême (16). Thomas PLANTY est décédé le samedi 6 novembre 1886, à l'âge de 77 ans, à Marthon (16).

2.4a

Thomas PLANTY voit le jour le mercredi 14 mars 1810 à Marthon (16). Il est le fils légitime de Louis PLANTY, Tanneur, âgé de 28 ans et de Jeanne MARTIN, âgée de 33 ans. A sa naissance, il a pour frères et soeurs : Jean (né en 1806), Marie Délie (née en 1807), Thomas (né en 1808). Thomas sera Tanneur. Il s'unit avec Asunta LOMBARDI (1821-1853), la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Marie née en 1850. - Louis Jean né à une date inconnue. Ils se marient le mercredi 16 novembre 1842 à Alger (Algérie). Thomas PLANTY est décédé le mercredi 21 octobre 1874, à l'âge de 64 ans, à Marthon (16).

2.5a

Françoise Léonarde PLANTY est née le mardi 17 septembre 1811 à Marthon (16). Elle est la fille légitime de Louis PLANTY, Tanneur, âgé de 30 ans et de Jeanne MARTIN, âgée de 34 ans. A sa naissance, elle a pour frères et soeurs : Jean (né en 1806), Marie Délie (née en 1807), Thomas (né en 1808), Thomas (né en 1810). Elle s'unit avec Jean MAZELAIRE -, Marchand épicier, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Marie née à une date inconnue. Ils se marient le mardi 12 décembre 1837 à Marthon (16). Françoise L. PLANTY est décédée le vendredi 21 octobre 1853, à l'âge de 42 ans, à Marthon (16).

2.6b

Émile PLANTY voit le jour le samedi 7 août 1830 à Marthon (16). Il est le fils légitime de Louis PLANTY, Tanneur, âgé de 49 ans et de Marthe BLANCHON-LASSERVE, âgée de 40 ans. A sa naissance, il a pour frères et soeurs : Jean (né en 1806), Marie Délie (née en 1807), Thomas (né en 1808), Thomas (né en 1810), Françoise Léonarde (née en 1811). Émile sera Percepteur. Il s'unit avec Marthe Hortense PLANTY (1829-1907), la fille légitime de Jacques PLANTY et de Marthe Rose DUVOISIN. Ce couple aura trois enfants : - Maurice né en 1863. - Raoul né en 1866. - Marthe née à une date inconnue. Ils se marient le jeudi 27 mai 1858 à Saint-Germain-de-Montbron (16).

5.1b

Irma PLANTY est née le jeudi 13 mars 1834 à Marthon (16). Elle est la fille légitime de Jean PLANTY, Tanneur, âgé de 42 ans et de Marie BLANCHON-LASSERVE, âgée de 40 ans. Elle s'unit avec Jacques BRAUD (1806-1897), Propriétaire, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Isabelle née en 1850. - Antoine né en 1853. Irma PLANTY est décédée le samedi 5 juillet 1879, à l'âge de 45 ans, à Saint-Laurent-sur-Gorre (87).

6.1b

Marthe Hortense PLANTY est née le dimanche 26 juillet 1829 à Marthon (16). Elle est la fille légitime de Jacques PLANTY, Propriétaire, âgé de 28 ans et de Marthe Rose DUVOISIN, âgée de 23 ans. Elle s'unit avec Jacques TOUCHET (1785-1855), Propriétaire, maire de Saint-Germain-de-Montbron, le fils légitime de Louis TOUCHET et de Marie JORDAIN. Ce couple aura un enfant : - Louis né en 1853. Ils se marient le mardi 17 août 1852 à Marthon (16). Elle s'unit avec Émile PLANTY (1830-), Percepteur, le fils légitime de Louis PLANTY et de Marthe BLANCHON-LASSERVE. Ce couple aura trois enfants : - Maurice né en 1863. - Raoul né en 1866. - Marthe née à une date inconnue. Ils se marient le jeudi 27 mai 1858 à Saint-Germain-de-Montbron (16). Marthe H. PLANTY est décédée le jeudi 10 janvier 1907, à l'âge de 77 ans, à Saint-Germain-de-Montbron (16).

6.2b

Numa PLANTY voit le jour le mardi 18 juin 1839 à Écuras (16). Il est le fils légitime de Jacques PLANTY, Propriétaire, âgé de 38 ans et de Marthe Rose DUVOISIN, âgée de 33 ans. A sa naissance, il a une soeur Marthe Hortense (née en 1829). Numa sera Propriétaire. Il s'unit avec Marie Françoise Clémentine BARBET -, la fille légitime de Guy BARBET et de Jeanne Ursule BEGON. Ce couple aura deux enfants : - Marie Louise née en 1866. - Marthe Rose née en 1868. Ils se marient le mercredi 24 août 1864 à Salers (15). Numa PLANTY est décédé le jeudi 11 juin 1914, à l'âge de 74 ans, à Marthon (16).

6.3b

Marie Aminthe PLANTY est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jacques PLANTY, Propriétaire et de Marthe Rose DUVOISIN. Elle s'unit avec Pierre SAVIGNAC -, Propriétaire, le fils légitime de François SAVIGNAC et de Marthe DUVOISIN. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 5 février 1855 à Marthon (16).

Génération.4

2.1a.1

Claude Louis PLANTY voit le jour le dimanche 28 août 1836 à Marthon (16). Il est le fils légitime de Jean PLANTY, Tanneur, âgé de 29 ans et de Marie AMBLARD, âgée de 29 ans. Claude sera Négociant. Il s'unit avec Mathilde RAECKELBOOM -, la fille légitime d'Augustin Désiré RAECKELBOOM et d'Augustine Marie AMAT. Ce couple aura quatre enfants : - Jean Louis Ernest Désirée né en 1862. - Louise Marie Jeanne née en 1863. - Marie Louise née en 1865. - Marino né en 1868. Ils se marient le mardi 25 juin 1861 à La Rochelle (17). Claude L. PLANTY est décédé le mardi 28 août 1917, à l'âge de 80 ans, à Saintes (17).

2.1a.2

Léonarde Marie PLANTY est née le mercredi 17 février 1841 à Saintes (17). Elle est la fille légitime de Jean PLANTY, Tanneur, âgé de 34 ans et de Marie AMBLARD, âgée de 33 ans. A sa naissance, elle a un frère Claude Louis (né en 1836). Elle s'unit avec Auguste Désiré Mathieu RAECKELBOOM -, Négociant, le fils légitime d'Augustin Désiré RAECKELBOOM et d'Augustine Marie AMAT. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 26 septembre 1864 à Saintes (17).

2.2a.1

Marguerite Fanny FAUCHER est née le mardi 3 avril 1838 à Alger (Algérie). Elle est la fille légitime de Étienne FAUCHER, Propriétaire, âgé de 49 ans et de Marie Délie PLANTY, âgée de 30 ans. Marguerite sera Célibataire. Marguerite F. FAUCHER est décédée le mercredi 20 octobre 1909, à l'âge de 71 ans, à Marthon (16).

2.3a.1

Louis PLANTY voit le jour le mardi 9 janvier 1844 à Angoulême (16). Il est le fils légitime de Thomas PLANTY, Négociant, bonnetier, âgé de 35 ans et d'Irma LÉGER, âgée de 31 ans. Louis sera Négociant, quincaillier. Louis PLANTY est décédé le lundi 26 juillet 1897, à l'âge de 53 ans, à Marthon (16).

2.3a.2

Albert PLANTY voit le jour le mercredi 14 janvier 1846 à Angoulême (16). Il est le fils légitime de Thomas PLANTY, Négociant, bonnetier, âgé de 37 ans et d'Irma LÉGER, âgée de 33 ans. A sa naissance, il a un frère Louis (né en 1844). Albert sera Négociant, bourrelier. Il s'unit avec Marie PLANTY (1850-1903), Institutrice, la fille légitime de Thomas PLANTY et d'Asunta LOMBARDI. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 11 août 1869 à Marthon (16). Albert PLANTY est décédé le mardi 2 février 1897, à l'âge de 51 ans, à Angoulême (16).

2.4a.1

Marie PLANTY est née le jeudi 10 octobre 1850 à Alger (Algérie). Elle est la fille légitime de Thomas PLANTY, Tanneur, âgé de 40 ans et d'Asunta LOMBARDI, âgée de 29 ans. Marie sera Institutrice. Elle s'unit avec Albert PLANTY (1846-1897), Négociant, bourrelier, le fils légitime de Thomas PLANTY et d'Irma LÉGER. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 11 août 1869 à Marthon (16). Marie PLANTY est décédée le mercredi 18 mars 1903, à l'âge de 52 ans, à Angoulême (16).

2.4a.2

Louis Jean PLANTY voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Thomas PLANTY, Tanneur et d'Asunta LOMBARDI. Louis sera Employé de commerce. Il s'unit avec Marie Pauline DELAGE -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Joseph Jean Thomas Albert né en 1880. Ils se marient le mardi 10 juin 1879 à Angoulême (16).

2.5a.1

Marie MAZELAIRE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean MAZELAIRE, Marchand épicier et de Françoise Léonarde PLANTY. Elle s'unit avec Pierre FEUILLETEAU -, Marchand épicier, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 10 octobre 1860 à Marthon (16).

+2.6b.1

Maurice PLANTY voit le jour le mercredi 1 juillet 1863 à Salers (15). Il est le fils légitime de Émile PLANTY, Percepteur, âgé de 32 ans et de Marthe Hortense PLANTY, âgée de 33 ans. A sa naissance, il a un frère Louis (né en 1853). Maurice sera Célibataire.

+2.6b.2

Raoul PLANTY voit le jour le lundi 7 mai 1866 à Salers (15). Il est le fils légitime de Émile PLANTY, Percepteur, âgé de 35 ans et de Marthe Hortense PLANTY, âgée de 36 ans. A sa naissance, il a plusieurs frères: Maurice (né en 1863), Louis (né en 1853). Raoul sera Célibataire.

+2.6b.3

Marthe PLANTY est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Émile PLANTY, Percepteur et de Marthe Hortense PLANTY. Marthe sera Célibataire.

5.1b.1

Isabelle BRAUD est née le lundi 7 octobre 1850 à Saint-Laurent-sur-Gorre (87). Elle est la fille légitime de Jacques BRAUD, Propriétaire, âgé de 44 ans et d'Irma PLANTY, âgée de 16 ans. Elle s'unit avec Hippolyte LASSAIGNE (~ 1840-1883), Avocat, maire de Felletin, conseiller général de la Creuse, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 8 décembre 1874 à Saint-Laurent-sur-Gorre (87). Elle s'unit avec Léon LAROQUE (1836-1920), Capitaine de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le jeudi 29 octobre 1891 à Saint-Laurent-sur-Gorre (87). Isabelle BRAUD est décédée en 1926, à l'âge de 75 ans.

5.1b.2

Antoine BRAUD voit le jour le jeudi 18 août 1853 à Saint-Laurent-sur-Gorre (87). Il est le fils légitime de Jacques BRAUD, Propriétaire, âgé de 46 ans et d'Irma PLANTY, âgée de 19 ans. A sa naissance, il a une soeur Isabelle (née en 1850). Antoine sera Médecin, maire de Saint-Laurent-sur-Gorre, célibataire. Antoine BRAUD est décédé le lundi 1 avril 1907, à l'âge de 53 ans, à Saint-Laurent-sur-Gorre (87).

6.1b.1a

Louis TOUCHET voit le jour le mercredi 4 mai 1853 à Saint-Germain-de-Montbron (16). Il est le fils légitime de Jacques TOUCHET, Propriétaire, maire de Saint-Germain-de-Montbron, âgé de 68 ans et de Marthe Hortense PLANTY, âgée de 23 ans. Louis sera Médecin, chevalier de la Légion d'honneur. Il s'unit avec Marie Louise PLANTY (1866-1954), la fille légitime de Numa PLANTY et de Marie Françoise Clémentine BARBET. Ce couple aura deux enfants : - Marie Anne Marthe née en 1891. - Françoise Simone née en 1896. Ils se marient le dimanche 30 septembre 1888 à Saint-Estèphe (24). Louis TOUCHET est décédé le samedi 26 septembre 1914, à l'âge de 61 ans, à Saint-Germain-de-Montbron (16).

6.1b.2b (2.6b.1)

Maurice PLANTY voit le jour le mercredi 1 juillet 1863 à Salers (15). Il est le fils légitime de Émile PLANTY, Percepteur, âgé de 32 ans et de Marthe Hortense PLANTY, âgée de 33 ans. A sa naissance, il a un frère Louis (né en 1853). Maurice sera Célibataire.

6.1b.3b (2.6b.2)

Raoul PLANTY voit le jour le lundi 7 mai 1866 à Salers (15). Il est le fils légitime de Émile PLANTY, Percepteur, âgé de 35 ans et de Marthe Hortense PLANTY, âgée de 36 ans. A sa naissance, il a plusieurs frères: Maurice (né en 1863), Louis (né en 1853). Raoul sera Célibataire.

6.1b.4b (2.6b.3)

Marthe PLANTY est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Émile PLANTY, Percepteur et de Marthe Hortense PLANTY. Marthe sera Célibataire.

6.2b.1

Marie Louise PLANTY est née le samedi 2 juin 1866 à Marthon (16). Elle est la fille légitime de Numa PLANTY, Propriétaire, âgé de 26 ans et de Marie Françoise Clémentine BARBET. Elle s'unit avec Louis TOUCHET (1853-1914), Médecin, chevalier de la Légion d'honneur, le fils légitime de Jacques TOUCHET et de Marthe Hortense PLANTY. Ce couple aura deux enfants : - Marie Anne Marthe née en 1891. - Françoise Simone née en 1896. Ils se marient le dimanche 30 septembre 1888 à Saint-Estèphe (24). Marie L. PLANTY est décédée le jeudi 30 décembre 1954, à l'âge de 88 ans, à Saint-Germain-de-Montbron (16).

6.2b.2

Marthe Rose PLANTY est née le dimanche 29 mars 1868 à Salers (15). Elle est la fille légitime de Numa PLANTY, Propriétaire, âgé de 28 ans et de Marie Françoise Clémentine BARBET. A sa naissance, elle a une soeur Marie Louise (née en 1866). Marthe sera Célibataire. Marthe R. PLANTY est décédée le lundi 11 juillet 1955, à l'âge de 87 ans, à Saint-Germain-de-Montbron (16).

Génération.5

2.1a.1.1

Jean Louis Ernest Désirée PLANTY voit le jour le samedi 29 mars 1862 à Saintes (17). Il est le fils légitime de Claude Louis PLANTY, Négociant, âgé de 25 ans et de Mathilde RAECKELBOOM. Jean sera Capitaine d'artillerie, chevalier de la Légion d'honneur. Il s'unit avec Sophie RENAUD (1868-1927), la fille légitime d'Armand Alphée RENAUD et de Louise Elisabeth BARBOT. Ce couple aura un enfant : - Marie Louise Françoise née en 1889. Ils se marient le jeudi 27 janvier 1887 à Pons (17). Jean L. E. D. PLANTY est décédé en 1932, à l'âge de 69 ans.

2.1a.1.2

Louise Marie Jeanne PLANTY est née le samedi 5 décembre 1863 à Saintes (17). Elle est la fille légitime de Claude Louis PLANTY, Négociant, âgé de 27 ans et de Mathilde RAECKELBOOM. A sa naissance, elle a un frère Jean Louis Ernest Désirée (né en 1862). Elle s'unit avec Léonidas GRASSET (1851-), Pharmacien à Barbezieux, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Jeanne Marie Germaine née en 1888. Ils se marient le mercredi 9 mars 1887 à Saintes (17).

2.1a.1.3

Marie Louise PLANTY est née le lundi 9 octobre 1865 à Saintes (17). Elle est la fille légitime de Claude Louis PLANTY, Négociant, âgé de 29 ans et de Mathilde RAECKELBOOM. A sa naissance, elle a pour frères et soeurs : Jean Louis Ernest Désirée (né en 1862), Louise Marie Jeanne (née en 1863). Marie sera Célibataire.

2.1a.1.4

Marino PLANTY voit le jour le mardi 21 avril 1868 à Saintes (17). Il est le fils légitime de Claude Louis PLANTY, Négociant, âgé de 31 ans et de Mathilde RAECKELBOOM. A sa naissance, il a pour frères et soeurs : Jean Louis Ernest Désirée (né en 1862), Louise Marie Jeanne (née en 1863), Marie Louise (née en 1865). Marino sera Avocat à Cognac. Il s'unit avec Jeanne ROBIN (1872-), la fille légitime de Pierre Gervais ROBIN et de Marie Mathilde BELLOT. Ce couple aura un enfant : - Robert Gervais Louis né en 1898. Ils se marient le mercredi 28 avril 1897 à Cognac (16). Marino PLANTY est décédé le dimanche 2 janvier 1949, à l'âge de 80 ans, à Cognac (16).

2.4a.2.1

Joseph Jean Thomas Albert PLANTY voit le jour le mercredi 10 mars 1880 à Angoulême (16). Il est le fils légitime de Louis Jean PLANTY, Employé de commerce et de Marie Pauline DELAGE. Joseph J. T. A. PLANTY est décédé le jeudi 20 octobre 1966, à l'âge de 86 ans, à Bordeaux (33).

+6.1b.1a.1

Marie Anne Marthe TOUCHET est née le jeudi 30 juillet 1891 à Saint-Estèphe (24). Elle est la fille légitime de Louis TOUCHET, Médecin, chevalier de la Légion d'honneur, âgé de 38 ans et de Marie Louise PLANTY, âgée de 25 ans. Elle s'unit avec Charles René DONZEAU -, Négociant, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 27 juillet 1914 à Saint-Germain-de-Montbron (16). Marie A. M. TOUCHET est décédée le mardi 10 août 1971, à l'âge de 80 ans, à Saint-Germain-de-Montbron (16).

+6.1b.1a.2

Françoise Simone TOUCHET est née le lundi 5 octobre 1896 à Rochefort (17). Elle est la fille légitime de Louis TOUCHET, Médecin, chevalier de la Légion d'honneur, âgé de 43 ans et de Marie Louise PLANTY, âgée de 30 ans. A sa naissance, elle a une soeur Marie Anne Marthe (née en 1891). Elle s'unit avec Ferdinand BUGEAU -, Médecin, le fils légitime de Jean Jacques Paul BUGEAU et d'Anne Zoë JANDEAU. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le samedi 11 janvier 1919 à Saint-Germain-de-Montbron (16). Françoise S. TOUCHET est décédée le samedi 15 février 1958, à l'âge de 61 ans, à Saint-Germain-de-Montbron (16).

6.2b.1.1 (6.1b.1a.1)

Marie Anne Marthe TOUCHET est née le jeudi 30 juillet 1891 à Saint-Estèphe (24). Elle est la fille légitime de Louis TOUCHET, Médecin, chevalier de la Légion d'honneur, âgé de 38 ans et de Marie Louise PLANTY, âgée de 25 ans. Elle s'unit avec Charles René DONZEAU -, Négociant, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 27 juillet 1914 à Saint-Germain-de-Montbron (16). Marie A. M. TOUCHET est décédée le mardi 10 août 1971, à l'âge de 80 ans, à Saint-Germain-de-Montbron (16).

6.2b.1.2 (6.1b.1a.2)

Françoise Simone TOUCHET est née le lundi 5 octobre 1896 à Rochefort (17). Elle est la fille légitime de Louis TOUCHET, Médecin, chevalier de la Légion d'honneur, âgé de 43 ans et de Marie Louise PLANTY, âgée de 30 ans. A sa naissance, elle a une soeur Marie Anne Marthe (née en 1891). Elle s'unit avec Ferdinand BUGEAU -, Médecin, le fils légitime de Jean Jacques Paul BUGEAU et d'Anne Zoë JANDEAU. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le samedi 11 janvier 1919 à Saint-Germain-de-Montbron (16). Françoise S. TOUCHET est décédée le samedi 15 février 1958, à l'âge de 61 ans, à Saint-Germain-de-Montbron (16).

Génération.6

2.1a.1.1.1

Marie Louise Françoise PLANTY est née le jeudi 31 octobre 1889 à Saintes (17). Elle est la fille légitime de Jean Louis Ernest Désirée PLANTY, Capitaine d'artillerie, chevalier de la Légion d'honneur, âgé de 27 ans et de Sophie RENAUD, âgée de 21 ans. Elle s'unit avec Auguste LE CORBEILLER (1872-1940), le fils légitime de Louis Aimé LE CORBEILLER et d'Alphonsine BOISTAUX. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 5 février 1923 à Meudon (92). Marie L. F. PLANTY est décédée le jeudi 1 décembre 1966, à l'âge de 77 ans, à Versailles (78).

2.1a.1.2.1

Jeanne Marie Germaine GRASSET est née le lundi 29 octobre 1888 à Barbezieux (16). Elle est la fille légitime de Léonidas GRASSET, Pharmacien à Barbezieux, âgé de 36 ans et de Louise Marie Jeanne PLANTY, âgée de 24 ans. Elle s'unit avec Louis Édouard CHARET (1885-), Ingénieur, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Yves Pierre né en 1919. Ils se marient le mercredi 10 août 1910 à Barbezieux (16).

2.1a.1.4.1

Robert Gervais Louis PLANTY voit le jour le lundi 7 février 1898 à Cognac (16). Il est le fils légitime de Marino PLANTY, Avocat à Cognac, âgé de 29 ans et de Jeanne ROBIN, âgée de 25 ans. Robert sera Bâtonnier au tribunal de Versailles, officier de la Légion d'honneur. Robert G. L. PLANTY est décédé le jeudi 24 septembre 1964, à l'âge de 66 ans, à Corbeil (91).

Génération.7

2.1a.1.2.1.1

Yves Pierre CHARET voit le jour le dimanche 3 août 1919 à Nantes (44). Il est le fils légitime de Louis Édouard CHARET, Ingénieur, âgé de 34 ans et de Jeanne Marie Germaine GRASSET, âgée de 30 ans. Yves sera Ingénieur. Il s'unit avec Paule Luce Jacqueline FOUCAULT (1922-1995), la fille légitime de Émile Alexandre FOUCAULT et de Germaine Maria Joséphine BENOIST. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 10 août 1942 à Carignan-de-Bordeaux (33). Yves P. CHARET est décédé le mardi 12 octobre 2004, à l'âge de 85 ans, à Bordeaux (33).

Chronique éditée pour Généalogie Charente Périgord.

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17 juin 2020

Les seigneurs de Langlardie

Les seigneurs de Langlardie, paroisse de Soudat.
Armes : de gueules à 5 fusées d'argent 3 et 2.

- René de Sauzet demeurait au château de Lavauguyon ; le seigneur et dame lui donnèrent le lieu de Langlardie, en considération du mariage qu'il fit par contrat (signé de Puiffe et Rambaud) du 13 mars 1594, avec Louise Vigier, fille de feu Claude, écuyer, sieur de Chambouraud, paroisse de Saint-Mathieu, et de Charlotte de Magnac ; elle porta 666 écus et deux tiers, révenant à 2,000 livres ; elle fit son testament (signé Thomas), le 25 septembre 1613 ; il échangea, avec Louis, son frère, le 9 novembre 1597, des héritages à eux délaissés par François, leur père. Il laissa : 1° Claude, qui suit ; 2° Anne, religieuse à Saint-Pardoux-la Rivière ; 3° Jean, qui fit une donation à son frère, le 25 avril 1645 ; 4° Louis, sieur des Granges, qui épousa, dans l'église de Bussière-Badil, le 11 mai 1635, Françoise Mersigué, fille de Jean, marchand, dont Claude, baptisé dans la même église, le 31 décembre 1636 ; 5° Magdelaine, mariée, par contrat (signé Lajamme) du 22 novembre 1621, à Jean Deschamps, écuyer, sieur de La Besse, du lieu de Cheyrou, paroisse de Lageyrat, fils de Jean et de Gabrielle de Barbières ; 6° Diane, baptisée le 26 octobre 1603, mariée, après la mort de son père, par contrat (signé Lajamme) du 24 août 1628, à Jean de Julien, écuyer, sieur de La Chevalerie, fils de feu Joseph et de Marie de Saint-Laurent, du lieu de Chabrou, paroisse de Saint-Adjutory, près Montbron en Angoumois ; 7° Paule, baptisée le 29 septembre 1605, morte avant sa mère.

- Claude de Sauzet, écuyer, sieur de La Douhe et de Langlardie, baptisé le 25 février 1607, fit deux testaments mutuels (signés Lajamme) avec sa femme, des 12 octobre 1649 et 21 décembre 1650, par lesquels ils veulent être inhumés dans l'église de Soudat. Il mourut le 31, âgé de soixante-cinq ans, et fut inhumé dans le chœur de ladite église. Il avait épousé, par contrat (reçu par Baynaud) du 3 novembre 1630, Marie d'Escravayat, fille de Jean, écuyer, sieur de Barrière et de Bellat, et de Marguerite de Croiset, paroisse de Roussines ; elle porta 8,000 livres, et fit son testament (signé Lajamme) le 19 avril 1658. Leurs enfants furent : 1° Henri, mentionné dans les testaments de ses père et mère ; 2° Jean, qui suit ; 3° Marie, mariée, par contrat du 22 février 1653, à Jean-Baptiste de Roffignac, écuyer, sieur de Belleville ; elle mourut le 2 décembre de la même année et fut enterré à Soudat ; 4° Anne ; 5° Marguerite, qui mourut avant sa mère.

- Jean de Sauzet, baptisé à Bussière-Badil, le 1er février 1637, écuyer, appelé d'abord sieur de Puymourier, ensuite de La Douhe et de Langlardie, fit son testament (signé Allafort) le 2 décembre 1691, par lequel il veut être inhumé dans l'église des Cordeliers de Nontron. Il épousa, par contrat (signé Lajamme) du 13 avril 1650, Anne Sauvo, fille de feu Pierre, avocat, et de Catherine Thomas, dont ne resta qu'une fille, Anne, mariée à René de La Pisse, écuyer, sieur des Brosses.

Source : Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges, de Joseph Nadaud.

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Le hobereau vu par Jérôme Tharaud

Sur cette frontière indécise où le Limousin se fait moins âpre et le Périgord plus sauvage, on a toujours vu foisonner une petite noblesse terrienne, gourmande, besogneuse et faraude. Quand elle donne sa fleur, elle produit les Mortemart, les Noailles ou les Saint-Chamans; quand elle demeure à l'état fruste, elle continue les Pourceaugnac. Partout vous voyez en passant, derrière nos arbres, sur nos coteaux, une grosse ferme à pigeonnier, une maison flanquée de tourelles. Beaucoup de ces vieilles bâtisses ne servent plus que de greniers ou de granges, quand elles ne sont pas un perchoir pour tous les oiseaux de nuit. Tourmentés d'un désir de fortune, les maîtres ont fait comme les métayers: ils sont partis eux aussi pour la ville, où volontiers ils acceptent ces professions ambulantes-agents de compagnies d'assurances, représentants de maisons d'automobiles-qui tiennent de la chasse et du jeu et qui les font vivre au café. Ceux qui restent, ceux qui s'attardent entre nos haies plantées de chênes donnent leur marque à ces campagnes et en font un pays à part, archaïque et romanesque. Presque tous, ils mènent entre eux une existence de bohème campagnarde. Quand ils ont vendu leur bétail, leur récolte ou leur bois, ils s'en vont faire la fête à Périgueux ou à Limoges, le temps que dure leur argent; après quoi ils rentrent chez eux, où ils vivent toute l'année de légumes et de volailles, voire de chasse en la saison.

C'est là notre vrai hobereau. Ni l'ambition ni la gêne ne parviennent à l'arracher à ces arpents de terre où il est un personnage. Si quelqu'un de ses amis plus hardi lui raconte sa réussite dans quelque contrée lointaine, à Toulouse ou à Bordeaux, il écoute, rêve un moment; il compare son humble destin à cette large vie qu'on lui vante; il s'exalte, célèbre à l'envi cette existence de Cocagne, que son penchant naturel à l'exagération embellit. Vous croiriez que lui aussi va partir. Mais non, il reste dans son pigeonnier, malcontent et satisfait tout ensemble de sa médiocrité, et s'attarde à songer parfois, dans quelque chemin creux qui mène à sa gentilhommière ou bien en face d'un beau tournant de la Vienne ou de la Dordogne, à une vie chimérique dans un pays fortuné.

Source : La Maîtresse servante de Jérôme Tharaud.

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La lettre du chevalier de Plamont

Lettre du chevalier de Plamont (1) à son père racontant le duel entre le comte de Roffignac et le baron de Montalembert (2).

à Lille en Flandre, le 8 janvier 1777.

Il y a dejà quelques jours mon cher pere, que mon cousin de Roffignac, passa à Tours, et me dit qu'il n'avoit point obliet l'affaire qu'il avoit avec le Baron de Montalambert ; le voyant decidé absolument à laler rataquer, je n'es rien eu de plus pressé que de l'acompagner ; aitant arivé à Paris il a été chés un nommé Mr de Galatin, officier, et qui est même colonel en second d'un Régiment suisse. Il lui dit devant moy : Comme je sait que vous ête l'ami de Mrs. de Montalambert, je vous prie de signifier au jeune, de ma part, que je veut que cet affaire finice. Il lui répondit qu'a la verité il s'étoit meloit de sa au commencement, et qui le prioit en grace de ne le plus charger de rien, et qui n'etoit point leur ami, et qu'il en chargea quelque autre. Enfin, apprés l'avoir solicité plu sieurs fois, cet officier lui promit de lui apporter une raiponce positive le sur lendemain. En effet, il vint à l'hôtel ou nous étiont logé le jour qu'il nous avoit désignoit, acompagné d'un autre officier ; mon cousin leur dit : Et bien, le Baron le veut-il ou ne le veut-il pas ? Il lui objectere que, comme cette affaire avoit etoit aretée par : le tribunal, qu'il faloit quelle ce passa or du Royaume. Il leur reparti tout de suite qu'il ne demandoit pas mieux. Il fut convenu que le combat se passeroit près de Tournait, sur les tères de la Reine et qu'il étoit essentiel qu'il y eut des themoins de part et d'autre. Enfin le jeune Montalambert, à force d'avoir été arcelé, est arrivé le 5 de ce moys à Tournait ; mon cousin et moy y étions deux jours avant lui. Cette malheureuse affaire ces passée le méme jour, une heure apprès midi environt ; le sort des armes n'a pas été favorable à mon cousin ; il ce sont manqué tous deux de chaq'un un coup de pistolet ; un moment apprès il ce sont retiré chaq'un autre coup. Le jeune Monlalambert a atrapé mon cousin d'une bale à la tête qui a glissé superficiellement près du crane ; la blessure, de la veut de tous les chirjugiens majord dicy, nes nulement danjereuse, et l'on espere très fort qu'il sera gueri dans trois semaines au plus tard. Le jeune Montalambert c'est bien conduit ce jour là. J'etoit decidé et très decidé d'avoir une affaire sur le chan avec le jeune Montalambert ; trois officiers qui etoit venut là pour etre thèmoins si sont absolument opposé ; c'est une marque d'amitié que je vouloit donner à notre cousin qui a tou jours cherché à nous donner des marques d'interêt. Je sent que je lui serés toujours attaché ; je chercherés même toujours avec empressement a lui en donner des preuves. Il me charge, mon cher pere, de vous dire mille choses gratieuses aincy qu'a ma mere. Il a sure de son respet. Il n'oublie pa mon frere a quil fait ces amitiés. Je vous prie d'etre persuadé du sincere atachement que je vou(s ai) voué et du respec avec lequel j'ay l'honneur d'es(tre), mon cher pere, votre très humble et très obeissant serviteur.

Plamont.

Je vous demande en grace, mon père, d'assurer ma mere de mon respec et du plus tendre attachement. Mille amitiés à mon cher Chevalier. Je me fait un vrai plaisir de vous revoir tous en bonne santé. Vous poures me faire tout de suite réponse icy ; addreses votre lettre a Mr de Plamont, fils, a l'hôtel ou est logé Mr le Comte de Rofignac, capitaine au Regiment de Chartre Infanterie ; son Regiment est icy en garnison.

Tenés tout prés l'extrait de Batême de mon frere aincy que tous les papiers que lui sont utilles affin que il face demander, lorsque je serés à Paris, un benefice pour lui. Le certificat que vous m'avez dejà parlé que vous vouliez lui avoir pour les meurs, ne seroit pas de trop. Si vous alez a Perigueux ne parlez de rien a Mme de Javerlhac de l'aventure de son frere. Elle ne doit qu'étre acouchée, et ce ne pouroit que lui faire qune mauvaise sensation. Mr. de Javerlhac est instruit de tout ; je lui et écrit a Tours ou je l'avoit lessé.

Au dos : A Monsieur Monsieur de Plamon

par Paris Route de Limoge
à Thivier en Périgord, pour Exideuil.
au château de Plamont.

Notes :

(1) Pierre de Thomasson, chevalier de Plamont, appartenait à une vieille famille du Périgord maintenue dans sa noblesse en 1666. II élait fils de Jean et de Marie-Suzanne de Couhé de Luzignan. Il mourut chez le baron de Chasteigner au chateau des Defiends, commune de Bunzac, en Angoumois, le 22 décembre 1831.

Sa sœur Marie-Anne de Plamont, religieuse à Saint-Ausone d'Angoulême depuis 1770, accompagna Madame de Durfort de Civrac dernière abbesse de ce couvent au moment de la Révolution et fut arrêtée avec clle après la défaite des armées royalistes aux environs d'Angers et condamnée à mort le 15 frimaire an II avec elle.

La pauvre religieusc par modestie ne prenait que le titre de ser vante de son ancienne abbesse. M. le Docteur Gigon dans son histoire des « victimes de la terreur en Charente » a raconté la mort de Mme de Civrac sans se douter que la prétendue domestique était une ancienne religieuse du couvent de Saint-Ausone.

(2) Le baron de Montalembert l'adversaire de Roffignac, était le beau-frère du marquis de Montalembert. Il avait épousé une demoi selle de Cormarin, sœur de la marquise.

Trois principales familles : de Montalembert, de Galard-Brassac et de Roffignac, possédaient au XVIIIe siècle non loin d'Angoulème des forges importantes : Ruelle, Combiers, La Chapelle-Saint-Robert, etc.

De graves dissentiments régnaient entre les familles de Montalembert et de Roffignac au sujet de fournitures de canons à la marine française. En 1750, le marquis de Galard de Brassac, eut une commande de 200 canons, le comte de Roflignac une de 400 et le marquisde Montalembert une de 800. Ce dernier les accapara toutes et ne tint pas exactement les conventions : de la procés et plus tard duel entre le fils du comte de Roffignac, René Annibal et le proche parent de Montalembert, celui-ci trop agé pour se battre.

Pour provocation au marquis de Montalembert, lieutenant-général des armées du Roy, René Annibal fut envoyé pour six années à la prison de Pierre-Encise ; de là, il vint à Angoulême, où il épousa la fille du gouverneur de la citadelle, Mlle de Ventongeren, René-Annibal de Roflignac était né le 17 décembre 1740. (Archives du château de Castel Fadèze (Dordogne).

Source : Henri de Montégut.

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Colonel du roi de France ou d'Espagne

Tout ce qui est possible est réel et inversement, a écrit Rémi Brague. Autrement dit : tout ce qui est arrivé a un sens. En 1783, un certain René Annibal de Roffignac, né en 1740, s'est engagé comme colonel au service du roi d'Espagne. On ignore ses motivations. Quelques soupçons, peutêtre : il était un duelliste effréné. En 1776, il avait poursuivi à travers la France un comte de Montalembert pour le faire répondre d'une rivalité sur l'usage de l'eau de la petite rivière du Bandiat, dans les Charentes, sur laquelle ils avaient tous les deux une forge. Méthode ancienne s'il en est pour résoudre un problème bien moderne. Sa famille resta en France. Il fut promu général de l'armée d'Espagne en 1792. En décembre, il proposa de se constituer prisonnier à la frontière espagnole, afin d'offrir sa tête en remplacement de celle du roi. Dans un esprit digne de Jeanne d'Arc, tel que l'a décrit Jean de Pange, il était peut-être attaché à l'idée royale autant, voire plus, qu'à l'idée de patrie. Mais sa proposition fut refusée. Il prit part aux combats contre l'armée de la République dans les Pyrénées. En juillet 1793, à la tête de dragons de la reine d'Espagne, il tomba entre les mains de ses ennemis. Soupçonné d'émigration, il n'échappa à la guillotine qu'en vertu des efforts de sa propre fille et du général en chef espagnol qui firent valoir le fait qu'il était passé au service du roi catholique dix ans plus tôt. Certes, « ces affaires d'Ancien Régime » importaient peu à « un peuple qui combat l'Europe entière, qui la vaincra ou par la force des armes ou par celle de la raison » (dixit un représentant du peuple auprès des armées des Pyrénées occidentales à la Convention nationale, document reproduit dans le Mercure de France du 21 septembre 1793), mais cela suffit tout de même à convaincre ou émouvoir les autorités républicaines. Roffignac fut libéré. Il retourna en Espagne en 1795. Hélas, l'un de ses fils, authentiquement émigré, se fit prendre sur le territoire français. Le général s'en plaignit à l'ambassadeur de France en Espagne. Esclandre. Menaces de duel ! Cahin-caha, à cheval entre les conditions nouvelles et les anciennes manières, entre les sources diverses de loyauté, de légitimité, devenu grand d'Espagne, Annibal de Roffignac s'éteignit en 1803.

(Revue des Deux Mondes, 2015)

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15 juin 2020

Souvenirs d'une amie sur la vie de Théodelinde Dubouché

Avant de parler de ma chère Théo, je dois d'abord faire connaître le milieu dans lequel elle a vécu. Son père, M. Jean-Baptiste Bourcin-Dubouché, appartenait à une famille aisée du Périgord. Son grand-père était médecin en chef de la marine royale; et c'est pendant une tournée d'inspection au Canada, qu'il épousa sa femme. Ils avaient, à quelques lieues de Périgueux, de vastes propriétés, qu'ils faisaient, je crois, valoir eux-mêmes; et la mère, née à Québec, était très pieuse et élevait sa nombreuse famille dans des sentiments profondément honnêtes et chrétiens. M. Dubouché, troisième enfant de la famille, naquit en 1773; de deux sœurs plus âgées que lui, l'aînée fut mariée à Québec à un riche colon d'origine française, M. de Chabosseau, et la seconde mourut jeune, religieuse à Limoges. Il eut encore un frère, M. Léonard Dubouché, négociant à Limoges (draps en gros) que j'ai connu, et dont le nom se trouvera plus d'une fois dans ce récit.

M. Dubouché, désirant sans doute embrasser la carrière de son père, se rendit à Paris pour y étudier la médecine avec plus de succès. Il y était lors de la journée du 10 août 1792, qui vit tomber la monarchie humiliée, et il traversait le jardin du Luxembourg, lorsqu'il fut assailli par une bande de Marseillais qui le poursuivirent en s'écriant : « A mort le muscadin ! » Il reçut même quelques coups de sabre; et dégoûté du séjour de la capitale, ensanglantée déjà par tant de crimes, il quitta Paris le soir même et revint en Périgord. Sa bourse était peu garnie; mais à vingt ans, on n'est pas embarrassé, et il fit gaiement à pied une partie du long trajet qui sépare Périgueux de Paris. Je crois qu'il se retira à la campagne, dans le domaine de la Coutissière, peu distant de Périgueux, qui lui appartenait en propre ; et il y çontinua ses études, particulièrement celle de la botanique , vers laquelle son goût l'entraîna toujours. Il herborisait sur ces montagnes agrestes et sauvages, donnait quelques soins aux pauvres malades qui l'entouraient, et je lui ai souvent entendu dire que ce temps fut l'un des plus heureux de sa vie.

Cependant la réquisition de 93 l'arracha, comme tant d'autres, à ses occupations chéries, et il se rendit à Bordeaux, muni d'une lettre de recommandation pour M. Vincent, payeur-général du nouveau département de la Gironde. (M. Vincent, étant fils du trésorier-général de la marine royale, devait être en relations avec le père de M. Dubouché, médecin en chef de cette même marine royale). Le payeur-général accueillit avec bienveillance le jeune Dubouché; et, en attendant le moment du départ, il l'employa dans ses bureaux et l'initia à la comptabilité, pour laquelle le père de Théo montra une rare aptitude qu'il n'avait pas soupçonnée jusque là. Aussi, lorsque l'ordre impérieux du départ arriva, M. Vincent, qui ne se séparait qu'avec regret de son jeune employé, le recommanda chaudement à M. de la Bouillerie, payeur en chef de l'armée d'Italie. — J'ai cherché à savoir si ce M. de la Bouillerie n'était pas le père de Mgr l'Evêque de Carcassonne, depuis coadjuteur de l'Archevêque de Bordeaux, si ardent propagateur de la dévotion au Saint-Sacrement; mais je n'ai pu avoir aucune solution à ce sujet.

Grâce à la protection de M. Vincent, le jeune Dubouché, arrivé au quartier-général, fut immédiatement détaché de son corps pour passer à la trésorerie, où ses connaissances financières le firent nommer, au bout de quelques mois, payeur-adjoint de l'armée d'Italie, et l'année suivante, payeur-général des îles Ioniennes, en résidence à Corfou. Il y resta jusqu'au traité de Campo-Formio (1797) par lequel la France abandonna le protectorat de ces îles. Il se disposait à rentrer dans sa patrie, et faisait sa quarantaine au lazaret d'Otrante, lorsqu'il fut assailli par des brigands calabrais qui lui volèrent sa caisse après avoir tenté de l'assassiner. Il reçut même quelques coups de poignard, dont il montrait encore les cicatrices à ses enfants, et son caissier fut blessé bien plus grièvement que lui. Plus tard, le gouvernement napolitain lui remboursa ses fonds. — Son premier soin, à son retour, fut d'aller remercier M. Vincent, dont la bienveillance lui avait ouvert une carrière honorable. C'est ainsi qu'il rencontra la bellefille de M. Vincent, la jeune Charlotte Marini, qu'il épousa.

M. Dubouché fut successivement nommé payeur du Lot, de Tarn-et-Garonne, de Seine-et-Marne, du Loiret, des Ardennes, et il ne prit sa retraite qu'en 1833. Dans cette longue carrière administrative, il sut constamment mériter l'estime de ses chefs, sous les divers gouvernements qu'il fut successivement appelé à servir. Sans passions politiques, mais non sans convictions, il disait que le meilleur citoyen est celui qui remplit le mieux et les devoirs de famille que lui a imposés la Providence, et les fonctions publiques que lui a confiées un pouvoir légalement reconnu de tous. Pour lui, administrateur intègre et ponctuel autant qu'habile, il remplissait sa charge de payeur avec le plus entier dévouement. Le travail ne lui coûtait pas, et c'était sa plus chère distraction avec l'étude de la botanique, à laquelle il consacrait dès lors tous ses moments de loisir. Il devint un botaniste distingué et fut nommé membre de la société des sciences naturelles fondée et présidée par Geoffroy Saint-Hilaire; avant même d'habiter Paris, il entretenait une correspondance scientifique avec ses collègues. Son herbier est encore aujourd'hui dans : le cabinet d'Histoire naturelle du Jardin des Plantes de Bordeaux ; mais sa fille, sa chère Théo avait conservé son moussier. M. Dubouché était d'ailleurs un homme instruit, lisant beaucoup et avec fruit; sa conversation était intéressante, et il se servait habilement de cette ironie fine et douce qui répand un si grand charme sur les entretiens intimes. Aussi préférait-il au tourbillon du monde, un petit cercle d'amis choisis et capables de partager ses travaux et ses goûts. D'un commerce doux et facile habituellement, il tenait cependant beaucoup à ses idées; et si l'on venait à le heurter de front, il s'exaspérait, et comme tous les gens faibles, il se jetait dans les partis extrêmes. Théo, sa fille bien-aimée, parvenait seule à le calmer; car, quoiqu'il aimât ses autres enfants, il avait une sorte de prédilection pour celle-ci, venue la dernière, qui d'ailleurs savait tout à la fois le charmer par sa grâce et son amabilité, en même temps qu'elle le dominait par l'énergie de son caractère.

Ainsi, l'on peut s'en convaincre par ce court aperçu, M. Dubouché possédait les qualités qui font l'homme de bien selon le monde ; et ses sentiments d'honneur ne pouvaient qu'avoir une bonne influence sur sa jeune famille; mais il lui manquait ce qui seul peut donner des principes solides, propres à diriger toutes les actions de la vie : au contact d'un monde impie et railleur, il avait abjuré sa foi, et avait adopté de funestes préjugés; et plus tard, Théo disait, à propos d'un mandement où Mgr Affre combattait les erreurs du Panthéisme, que son père s'était laissé entraîner à quelques idées dérivant de cette doctrine absurde. On pourrait même ajouter que M. Dubouché se montrait d'autant plus éloigné de la religion, qu'il ne pouvait effacer entièrement les impressions de son enfance. Il nous racontait quelquefois avec une sorte de regret et de tristesse, qu'à l'âge de sept à huit ans, il servait la messe de son curé, probablement à la Coutissière; mais s'il conservait encore quelques souvenirs chrétiens dans son cœur, on n'en voyait malheureusement plus guère de traces dans son esprit; et tout ce qui lui restait de ses pratiques religieuses, c'était l'habitude d'assister au Saint-Sacrifice le jour de Pâques et le jour de Noël, et de faire maigre le Vendredi-Saint. Pour lui, tout se bornait là.

Mme Dubouché n'eut pas, comme son mari, à fouler aux pieds ses sentiments religieux ; car elle semble avoir vécu sans Dieu jusqu'au jour béni où, grâce aux vertus et aux prières de sa sainte fille, son âme droite fut illuminée d'un pur rayon de l'éternelle vérité.

Son père, M. Marini, était issu d'une famille honorable de Florence, qui a donné plusieurs cardinaux à l'Eglise romaine. Attaché, en qualité de secrétaire, au prince Louis-François de Conti, arrière-petit-neveu du grand Condé, il s'était fixé à Bordeaux après la mort de son protecteur, et y avait épousé une jeune fille d'une beauté remarquable, mais qui aimait passionnément le monde. Il mourut au bout de deux années de mariage, laissant une veuve de dix-huit ans, et deux enfants en bas âge. L'aînée se nommait Thérèse et fut la marraine d'Elisa Dubouché. Elle avait épousé M. Lemoine et mourut fort âgée ; Théo en parle encore après la mort de son père (1852.) Ce fut la plus jeune des petites filles, née en 1776 et nommée Charlotte, qui devint la mère de Théodelinde.

L'année de son deuil étant écoulée, Mme Marini, qui éprouvait le besoin de trouver un protecteur, épousa en secondes noces M. Vincent, fils du trésorier-général de la marine de Bordeaux, et qui, en 1790, devint luimême payeur-général de la Gironde. Elle en eut deux enfants, dont les petits-fils sont encore en relation avec la famille Dubouché.

La mère de Charlotte se lança alors dans ce monde d'argent et de plaisirs, où elle devait rencontrer quelques années après la fille du banquier espagnol Cabarrus, la belle, la séduisante Térésa, devenue plus tard la célèbre Mme Tallien. Les hommages que tous s'empressaient de lui rendre, enivraient la jeune femme, qui, ne songeant qu'à courir de fête en fête, ne pouvait trouver le temps de s'occuper de ses filles; elles restèrent ainsi livrées à elles-mêmes, et élevées selon les principes désastreux de ce temps, dans une négation absolue de Dieu ! Mais ce Dieu que ne connaissait pas Charlotte, veillait sur elle avec amour. Il l'avait douée d'un cœur pur, d'un jugement droit, de sentiments nobles et élevés. Ces qualités naturelles furent un préservatif contre les difficultés de sa position ; et elle sut se montrer chaste et digne au milieu d'un monde qui, chaque jour, se corrompait et s'avilissait de plus en plus. Comme il arrive pour les âmes fortement trempées, l'isolement dans lequel vivait la jeune fille, bien loin de l'abattre, développa au contraire son énergie et son amour pour tout ce qui est généreux et noble; mais en même temps aussi cette nécessité de se conduire elle-même, lui donna une volonté impérieuse, devant laquelle tout devait céder; tandis que la privation des caresses maternelles imprima à son caractère quelque chose de froid, de concentré, qui l'a fait bien souvent souffrir, et a été pénible pour ceux qui ont vécu auprès d'elle.

Son beau-père, qui, comme tant d'autres de ses compatriotes, avait embrassé le parti de la Révolution, et avait été, comme je l'ai dit, nommé payeur de la Gironde, recevait souvent chez lui et allait beaucoup dans le monde. La jeune Charlotte y fut donc conduite de bonne heure, et elle en prit l'habitude et le goût. Car il ne faut pas se persuader que, dans ces temps de douloureuse mémoire, il n'y eût en France que des pleurs et du sang. Non, non ! à côté des prisons et des échafauds, s'élevaient les salles de bals et de spectacles, s'ouvraient ces salons où l'on s'occupait tout à la fois de toilette et de politique, de philanthropie et d'athéisme ; où l'on ne parlait de Dieu que pour blasphémer son Nom trois fois adorable. Charlotte y contracta , avec des habitudes de frivolité, une indifférence, un dédain profond pour la religion et ses pratiques les plus sacrées ; et, je pourrais presque dire, une haine instinctive, ou tout au moins une méfiance outrée contre les prêtres, qu'elle ne connaissait que par les scandales qu'on s'était plu à raconter devant elle.... Sans une prédilection toute particulière de Dieu, ce sont ces préventions qu'elle semblait devoir un jour communiquer à ses enfants, surtout à sa chère Théo, qui avait pour sa mère un sentiment profond d'amour et de vénération.

Charlotte Marini avait vingt-deux ans lorsque M. Dubouché revint à Bordeaux, après avoir quitté les îles Ioniennes. Il fut frappé de l'éclat de sa beauté, de l'imposante dignité de son maintien, et la demanda en mariage. M. Vincent, qui avait su apprécier les qualités du jeune homme, appuya sa demande auprès de sa belle-fille, qui, heureuse de sortir de son isolement, agréa le jeune payeur. Le mariage se fit à Périgueux, le 27 thermidor an VI (17 août 1798.) Mme Noël m'a dit avoir l'acte civil entre les mains. Quant à la solennité religieuse, je n'ai pu recueillir aucun document ; mais je sais que M. Dubouché n'aurait jamais consenti à ne pas faire bénir par l'Eglise l'union qu'il allait contracter; et je suppose bien que cela se fit dans une chambre.

Les circonstances extérieures avaient seules rapproché les deux époux, qui ne se connaissaient pas, et dont les caractères n'offraient que des dissemblances. D'après ce que j'en ai pu dire, il est facile de voir que, comme caractère, Mme Dubouché était bien supérieure à son mari, ce qui était pour elle une véritable souffrance. De plus, Mme Dubouché était violente, M. Dubouché faible, mais facile à exaspérer; de là des brouilles dans le ménage, souvent même des scènes pénibles ; et pour les enfants qui devaient venir successivement s'asseoir à leur foyer, le principe de grands écarts, ou une source de larmes amèreS. M. Dubouché, à sa rentrée en France, était resté quelque temps avec sa solde de campagne, mais sans emploi jusqu'à sa nomination à Cahors, lor vendémiaire an X. Je pense donc qu'après leur mariage, M. et Mme Dubouché demeurèrent à Périgueux où naquit, en 1801, leur fille aînée qui reçut les noms de Thérèse-Elisabeth, et qu'on appela Elisa dans la famille. Elle devint d'une beauté remarquable, tenant de son aïeule paternelle, le type créole, auquel s'unissait le maintien digne et noble de sa mère. Elle était bonne et aimante, excessivement impressionable, avec de la faiblesse dans la volonté; aussi chercha-t-elle le plus souvent, pendant le cours de sa vie, à s'appuyer sur sa sœur, qui devint par la suite son soutien dans leurs communes épreuves, et l'ange gardien qui veilla sur elle et sur son fils avec une constante sollicitude. Quoique Elisa ne ressemblât à sa mère ni au physique ni au moral, elle en fut pendant de longues années, non pas précisément la préférée, - car si Mme Dubouché avait un faible, c'était pour Théo, - mais celle qui vécut le plus rapprochée d'elle. Mme Dubouché avait élevé Elisa comme elle l'avait été elle-même, pour le monde, et lui avait inspiré les mêmes goûts, les mêmes habitudes de frivolité. D'ailleurs la volonté absolue de la mère ne trouvait pas la même résistance dans la sensibilité plus vive que profonde de sa fille aînée, que dans l'énergique nature de la seconde.

Le ler vendémiaire an X, M. Dubouché fut nommé payeur du Lot; c'est là que Mme Dubouché mit au monde un fils (mai 1802) dont la naissance fut accueillie avec des transports de joie par ses heureux parents, bien éloignés alors de prévoir toutes les larmes et les angoisses que cet enfant devait un jour leur coûter. Ce fils, nommé Louis-Léon, était beau, aimable, spirituel ; il avait tout à la fois des passions violentes et une grande faiblesse de caractère qui le livrait à toutes les influences, avec une certaine légèreté d'esprit qui l'empêchait de s'adonner à aucun travail sérieux ; de sorte que cette nature mobile, exaltée, ne trouvait en elle-même aucun frein. Elle n'en trouvait pas non plus dans l'autorité à qui Dieu a confié le soin de lui former des âmes fortes et vertueuses. Mme Dubouché le gâtait excessivement; elle, qui d'ordinaire, se montrait d'autant plus exigeante qu'elle aimait davantage, excusait tout dans son fils, le trouvait charmant, pardonnait à une caresse ce qui l'avait le plus mécontentée d'abord. — M. Dubouché, qui faisait reposer sur la tête de cet enfant ses espérances d'avenir et ses plus chères ambitions, commença aussi par le gâter, par rire de ses espiègleries, de sa paresse; puis, lorsque l'habitude en fut prise, que Léon ne sut plus comment retrouver la voie du bien, son père s'exaspéra, se montra d'une sévérité outrée, et brisa le pauvre roseau qu'il n'avait pas su préserver de l'orage.

Lorsque le nouveau département de Tarn-et-Garonne eût été formé, M. Dubouché fut transféré à Montauban (janvier 1809); c'est là que naquit, le 2 mai 1809, sa seconde fille. Elle Venait au monde sept ans après son frère, et fut accueillie avec peine par sa mère, qui ne désirait pas d'autres enfants. Et cependant, c'était elle qui devait lui apporter le plus de consolations. Son frère et sa sœur la tinrent sur les fonts baptismaux; mais je n'ai pu savoir dans quelle paroisse elle reçut le sacrement de la régénération. Elle fut nommée Elisabeth-Thérèse-Charlotte-Théodelinde; le premier et le second noms étaient ceux de sa sœur et de sa tante ; le troisième, celui de sa mère; le dernier lui fut donné en souvenir d'une femme que M. Dubouché avait connue, pendant son séjour en Italie, au milieu des descendants de ces anciens Lombards qui avaient dû leur conversion à leur reine Théodelinde, la pieuse amie du grand Pape saint Grégoire I. — On l'appelait familièrement Théo. Elle ne fut pas nourrie par sa mère, ce qu'elle regretta toujours; mais du moins, elle fut élevée sous ses yeux, ayant une nourrice dans la maison de ses parents.

On voit, par cette faible esquisse, dans quel milieu allait vivre cette enfant prédestinée, et l'on peut déjà pressentir quel devait être en elle le travail de la grâce ; puisque, si Dieu avait beaucoup fait dans l'ordre naturel, tout restait à faire dans l'ordre surnaturel.

Source : Souvenirs d'une amie sur la vie de Théodelinde Dubouché, de Jules Morel.

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11 juin 2020

Un hommage au vicomte de Limoges

Foys et hommages de la vicomté de Limoges, 1679-1701.

Terre de Varagnes.

.... François Bouthinon, escuyer, sr de Beauséjour, maire de la ville de Nontron, advocat en parlement, juge-senéchal de Varaignes, au nom et comme procureur fondé de procuration spéciale de très-haut et très-puissant seigneur Nicolas de Quelen Stuart de Caussade, prince de Carency, issu et seul héritier des princes de Bourbon-Carency, comte de Lavauguyon et du Broulay, seigneur de Varaignes, marquis de Felegrin et autres places...., pour raison de sa terre et seigneurie de Varaignes, etc.....

Fait à Lymoges, le 20e de décembre 1697.

Chevalier de la Torre.

(Le Chroniqueur du Périgord et du Limousin, 1856)

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