07 juillet 2016

Le voeu d'appeler Angoulême Montagne-Charente

Le 7 frimaire, Marc Joubert officier municipal et Buchey, le procureur, rapportent au bureau municipal le vœur unanime des Amis de la Société Populaire, que le nom de Montagne-Charente remplace celui d'Angoulême, et dès le lendemain le vœu est présenté à la séance du conseil général, présidé par Desbrandes officier municipal, sur nomination d'Harmand, cependant que le maire, Marvaud, est toujours absent. Le vœu est adopté à l'unanimité, une motion est adressée à la Convention nationale, qui est d'abord un acte de foi montagnarde, avec le serment de suivre « la ligne sans-culottide », et en même temps la demande de changer le nom d'Angoulême « ... odieux, il rappelle à notre mémoire le souvenir honteux ou exécrable de nos ci-devant fils de France, ducs d'Angoulême et surtout de ce brigand nommé François Ier... ».

La loi du 14 frimaire, en réorganisant le gouvernement révolutionnaire, donne plus d'attributions aux districts aux dépens du département, le procureur général syndic disparaît, et quelques jours plus tard Trémeau par nomination de Roux-Fazillac, depuis Périgueux, est placé au directoire départemental.

Harmand parti, le département reste quelques mois sans visite de représentant en mission. Cependant Lequinio, un député breton du Morbihan en tournée dans la Charente-Inférieure, et qui a reçu une délégation pour la Charente-Supérieure, annonce à plusieurs reprises sa viste, mais en fait il ne vient pas.

(La Révolution française à Angoulême)

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Le maire d'Angoulême aux Tuileries

Le maire Perrier de Gurat rend compte, dans une lettre adressée à la municipalité, de sa présentation au roi et à la reine, lors de sa mission à Paris dans l'été de 1790 avec Guillaume Clavaud jeune, et c'est durant cette absence pour le compte d'Angoulême qu'il avait été élu maire, le 19 juillet, Clavaud étant, depuis mars, notable.

« ... Quelques-uns de nos députés à l'Assemblée Nationale furent d'avis qu'en qualité de membres de la municipalité... et ses députés extraordinaires nous fussions présentés au Roi et à la Reine.

Cette présentation eut lieu le lundi seize de ce mois (Août) : elle fut faite par Mr l'évêque d'Angoulême et Mr Roy. Mr Clavaud mon codéputé fut privé de cette flateuse cérémonie par une indisposition particulière. Je fus seul présenté en qualité de maire de cette ville.

Le Roi sur l'indication de Mr de Villequier s'approcha de Mr l'évêque et lui dit n'est-ce-pas le maire d'Angoulême ? — Oui, Sire, c'est en cette qualité que j'ai l'honneur de présenter Mr de Gurat à votre Majesté. Alors le Roi m'adressant la parole a dit : « Vous êtes maires d'Angoulême, Monsieur, je sais que votre beau-frère est président du département et je suis informé que c'est un fort bon choix. »

Je me disposais à répondre à sa Majesté, mais la Reine s'approchant de moi a dit aussitôt : « J'appris hier trop tard, Monsieur, que vous étiez venu chez moi, je vous aurais donné des marques de mon attention particulière. »

Je crus devoir répondre à leurs majestés et j'eus l'honneur de leur dire : « Si la municipalité d'Angoulême et le département eussent pu prévoir que leurs Majestés auraient la bonté de permettre que je leur fusse présenté, ils m'auraient spécialement chargé de mettre au pied du trône l'assurance de leur respect, de leur amour et de leur fidélité inviolable pour leurs personnes sacrées ; je crois pouvoir en répondre à vos Majestés. La ville d'Angoulême a fait depuis longtemps ses preuves d'attachement à la Monarchie Française et à ses légitimes souverains. Cet amour seul et le courage de ses habitants lui suffirent seuls pour rentrer sous l'obéissance de son Roi lorsqu'un traité malheureux les avaient soumis à une domination étrangère. Les Angoumoisins n'ont pas dégénéré, Sire, ils sont pénétrés de vos bontés et de vos vertus, aucuen de celles de notre auguste Reine ne nous échappe et vos Majestés peuvent être assurées de leur part d'une fidélité dictée par l'amour plus encore qu'elle n'est commandée par le devoir. »

Je puis vous assurer, Messieurs, que le Roi et la Reine m'ont témoigné leur satisfaction avec des marques de bonté... »

L'Assemblée (du Conseil Général de la Commune) a beaucoup applaudi au rapport ci-dessus, elle a témoigné toute la satisfaction qu'elle éprouvait de la conduite de Mrs de Gurat et Clavaud jeune, elle a arrêté enfin qu'il leur serait voté des remerciements.

Extrait des délibérations du conseil général, le 24 août 1970. A.M. D.

Voilà une relation qui évoque l'Ancien Régime et les présentations de Versailles alors que nous sommes aux Tuileries, au milieu de 1790, avant l'accélération de la Révolution et les premières grandes ruptures qui affecteront l'attachement au roi et à la monarchie, mais point chez Perrier de Gurat qui reste le maire le plus conservateur d'Angoulême de toute la Révolution.

(La Révolution française à Angoulême)

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La Révolution française à Angoulême

L'auteur de cet ouvrage, édité en 1988, est l'historien Jean Jézéquel (1921-2001), membre de l'Académie d'Angoumois.

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25 juin 2016

La famille de Balzac

Pour nous, modernes, la famille de Balzac paraît un exemple significatif des formes diverses que prend au XVIIe siècle l'ascension de la bourgeoisie. Mais l'optique du temps diffère. Son père, Guillaume Guez, a d'abord été secrétaire du Grand Ecuyer Roger de Bellegarde, puis « principal Secrétaire » du duc d'Epernon, premier pair de France. Situation de second plan, sans doute. « Valet », aurait même proféré le duc de Montausier. Ce n'en est pas moins un personnage. « Noble homme », disent les premiers actes. « Floruit ex antiqua Galliae Narbonensis nobilitate », répète son épitaphe par Sanson. Et Balzac lui-même évoque complaisamment « les trois paroisses que la comtesse Alix donna à son bisayeul ». Chimères ? Ce serait une erreur que de ne pas en tenir compte pour expliquer le caractère et certaines ambitions et prétentions de Balzac. L'essentiel est qu'il ait cru à cette noblesse ; et qu'il y ait fait croire. Un duc d'Epernon ne s'entoure que de gentilshommes, et exige des preuves aussi rigoureuses que pour l'Ordre de Malte. Ainsi Guillaume Guez participe à la vie des hautes sphères politiques ; il rend au duc des services signalés, notamment en 1588 et 1596 ; c'est lui qui négocie sa réconciliation avec Henri IV, et celui-ci voudrait s'attacher cet homme habile et fidèle. Mais Guillaume Guez poursuit surtout une carrière provinciale : Trésorier de l'extraordinaire des guerres, Maire d'Angoulême en 1612, Conseiller de la Commune de 1614 à 1622, Echevin de 1622 à 1650. Il a en effet de solides assises terriennes, voire industrielles en Angoumois. Par son mariage avec Marie de Nesmond (1588) il s'est allié à l'une des premières familles d'Angoulême, qui compte un lieutenant général au siège présidial d'An goulême, un Président au Parlement de Bordeaux ; il mariera sa fille à François Patras de Campaignol, qui périra les armes à la main au siège de Montauban (1621). Lui-même est seigneur de Roussines, de Balzac, et de Puy-de-Neuville. A Angoulême sa demeure, « la plus commode de la ville », est « embellie et enrichie de raretés exquises », notamment de tableaux. C'est là que voudront loger Marie de Médicis, du 1er mars au 27 août 1619, et plus tard Anne d'Autriche (juillet 1650). A six kilomètres d'Angoulême, les Guez résident volontiers dans le beau domaine de Balzac. Plusieurs moulins à papier ajoutent à leurs revenus fonciers les bénéfices d'une industrie en plein développement. En 1634 Jean-Louis pourra céder et transporter « ses droicts d'aînesse et de legitime » à son frère de Roussines, moyennant « le prix et la somme de soixante mille livres ». C'est donc une famille en plein essor, cliente du duc d'Epernon, le chef du « parti espagnol », dont elle reprend les idéaux conservateurs : préjugés aristocratiques, éthique féodale, catholicisme ultramontain. Le duc d'Epernon fut le parrain de Jean-Louis ; en l'absence de la marraine, la propre mère du duc, Jeanne de Saint-Lari, sœur du Maréchal de Bellegarde, ce fut la fille de celle-ci, Madame de Rouilhat, qui tint l'enfant sur les fonts. Castaigne a retrouvé l'acte de baptême, daté de la Trinité, « 1er jour de juing, an 1597 ». Cet acte constitue un repère fondamental dans la question très discutée de la date de naissance. L'importance en est grande pour la formation de Balzac et les circonstances où virent le jour ses cuvres de jeunesse. L'avis de Bayle, qui le faisait naître en 1595, fit autorité jusqu'à la découverte de Castaigne. Mais celle-ci, au lieu de réduire les difficultés, les grossissait, Balzac semblant prendre un malin plaisir à multiplier les déclarations contradictoires. Mais si l'on fait la part des erreurs de datation, des généralisations, voire d'une indéniable coquetterie, la quasi totalité des dates alléguées par Balzac nous ramène à 1597, et probablement mai 1597. Selon l'usage latin, conservé encore en langue d'oc, Balzac compte en effet toujours l'année en cours, ou bien précise « vingt cinq ans entiers par exemple. D'autre part quand il envisage l'intervalle de temps, et non plus la durée, il fait entrer en compte l'année qui marque le point de départ. D'où un flottement d'un an ou deux. Né dans un tel milieu, le jeune Balzac fut naturellement confié aux Jésuites. Au collège d'Angoulême, limité aux classes de grammaire, il commence donc des études dont il se montrera toujours reconnaissant. Ses liens avec les Jésuites de ce collège resteront étroits : le P. Estrade, joue un rôle dans sa « conversion » de 1623 ; le P. Simon, son confesseur, l'assiste à sa mort ; et sa correspondance se poursuivra toute sa vie avec les Pères anciens et nouveaux de sa ville natale : le P. Fevrier, le P. Vavasseur, le P. Achille d'Attichy, le P. Ducreux, le P. Léonard Frizon. Balzac se rendit ensuite au Collège Puygarreau à Poitiers, où les Jésuites s'étaient provisoirement installés (1607-1610). Il y fut élève en rhétorique de François Garasse, alors qu'il n'avait pas 14 ans : ce fait n'a rien d'exceptionnel à l'époque, mais témoigne de la précocité de ses dons. Son maître semble avoir « prédit » en lui des dispositions au libertinage, entendons une certaine liberté d'esprit, et cette humeur spirituelle et mordante qui caractérisera toujours Balzac. En 1610 les élèves de Puygarreau sont appelés au Collège Royal de Sainte-Marthe enfin terminé. Mais Henri IV est assassiné, le duc d'Epernon monte au faîte de sa puissance, la Régente promet aux Jésuites leur réintégration au Collège de Clermont, et Balzac part pour Paris. Sans doute complétera-t-il son instruction, mais ses études désormais semblent irrégulières, et Garasse n'a peut-être pas tout à fait tort de déclarer que Balzac s'est arrêté à la rhétorique. Car en 1611 les Jésuites perdent leur procès contre l'Université, et leur Collège de Clermont ne rouvrira qu'en 1618. Même interrompu, cet enseignement n'en a pas moins marqué durablement Balzac. Car la Compagnie reflète toutes les tendances du monde moderne, qu'elle a contribué à former ; et tout au cours de sa carrière Balzac restera lié à des Jésuites qui ne cesseront d'affiner la triple formation qu'assurait leur Ordre, en rhétorique, en morale, et en religion.

Source : Guez de Balzac et le génie romain, de Jean Jehasse.

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Noblesse de Helies de Lageard

Des preuves de noblesse de noble Helies de Lageard, fils de messire François de Lageard, chevalier Seignr de St Marsault et baron de Monbadon et de Marguerite de Puiperron, pour être reçu chevalier de l'ordre de St Jean de Jérusalem, commencées à Bordeaux le 1er Septembre et closes à Coutras le 20 dud mois 1634, a été extrait ce qui suit : Pour la maison Arnaud, Seigneur de Balzac et de Chadurie, d'où est issue fue Demoiselle Geneviève Arnaud, ayeule paternelle.

Preuves littérales. — Deux hommages rendus au comte de la Rochefoucauld, l'un en l'année 1513, par Pierre Arnaud, écuyer, lieutenant Général en la Sénéchaussée d'Angoumois, pour raison de la terre et Seigneurie de Balzac et l'autre en l'année 1543, par Jean Arnaud, aussi écuyer, exerçant les mêmes état et office de lieutenant Général, pour raison de lad. Seigneurie de Balzac. Signés Rougier et Brian, Notaires Royaux.

Plus le contrat de mariage de Mre Jean Arnaud, écuyer, Seigr de Balzac et de Chadurie, conseiller du Roi et Lieutenant Général en la Sénéchaussée d'Angoumois avec Demoiselle Marie Myron, fille naturelle et légitime de François Myron, écuyer, Seigr de Baudran passé le 26e d'Avril 1533. Signé La Jarrige, Notaire Royal.

Preuves testimoniales. — Noble Louis Regnaud, écuyer Sr de Belle et de la Richardie, demeurant à présent au lieu noble de la Richardie en Angoumois, âgé de 45 ans ou environ, possédant en rentes ou revenu 2500 fr. après serments par lui faits sur les S. S. Evangiles de dire la vérité. Dit, comme voisin des susd. maison de Cherval et de Balzac, que Geoffroy de Lageard épousa Demoiselle Geneviève Arnaud .ayeule paternelle issue de la susd. maison noble de Balzac, aussi maison noble, comme étant fille légitime et naturelle de feu Mre Jean Arnaud vivant écuyer Seigr dud. Balzac et Lieutenant Général en Lad. Sénéchaussée d'Angou- mois, bisayeul dud. présenté ,du côté du père, lequel épousa sa femme, comme led. Sr qui dépose a oui dire, de la maison de Myron en Touraine, qui est la bisayeule dud. côté, aussi maison noble de nom et d'armes et d'ancienne extraction. Très illustre. Très illustre, Très haut et Puissant Seigneur Messire Frédéric de Foix, Comte des Comtés de Gurson et de Foix, marquis de Puiguilhem ; Vicomte de Meille, Conseiller du Roi en ses Conseils d'Etat et Privé, capitaine de Cinquante hommes d'armes de ses Ordonnances et Maréchal des Camps de Sa Majesté, âgé de 52 ans après serments par lui faits sur les S.S. Evangiles de dire vérité.

Enquis sur la noblesse ancienne de nom et d'armes de la susd. maison de Lageard et du descendant d'icelle .ensemble de fue Geneviève Arnaud, Damoiselle, qui fut mariée au feu Sgeur de Lageard, Sr de Cherval dit que Damoiselle Geneviève Arnaud, ayeule paternelle, est issue de la maison des Arnauds Seigrs de Balzac aud. pays d'Angoumois, aussi maison noble de nom et d'armes et d'ancienne extrantion, ayant ceux de ladite maison, été employés en plusieurs états et offices de lad. province d'Angoumois et vécu toujours noblement.

Messire Charles Chabot de Jarnac, Conseiller du Roi en ses Conseils d'Etat et Privé, capitaine de cinquante hommes d'armes de ses Ordonnances, Seigr de St Aulaye et de Mussidan, conseigneur de Jarnac, Baron de Monlieu, âgé de 50 ans, possédant en rentes ou revenus vingt mille livres, après serments par lui faits sur les S.S. Evangiles de dire vérité.

Interrogé si Damoiselle Geneviève Arnaud, femme dud. Geoffroy de Lageard, ayeul et ayeule paternels étaient nobles et issus d'extraction noble, comme pareillement feu m.m. Jean Arnaud, vivant écuyer Seigneur de Balzac et Lieutenant Général en la Sénéchaussée d'Angoumois était noble et d'ancienne extraction.

Dit que la vérité est celle là que la famille de la maison des Arnauds, Seigneurs de Balzac en ce présent pays d'Angoumois sont nobles de noms et armes de toute ancienneté et ont toujours vécu noblement parmi l'autre noblesse du pays, et avec icelle tiennent rang et place au ban, arrière ban et assemblées, ce qu'il sait l'avoir vu et le voit d'ordinaire, comme voisin et de même pays d'Angoumois, dè laquelle maison il sait que lad. Geneviève Arnaud était issue ; laquelle fut mariée à lad. maison de Cherval, aussi maison noble de nom et d'armes et ancienne extraction, vivant de même avec la noblesse du pays.

(Société Archéologique et historique de la Charente, 1947)

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21 juin 2016

Pensionnaires de la Maison Royale de Saint Louis à Saint-Cyr

Liste des demoiselles de Saint-Cyr, admises entre 1686 et 1793, originaires du territoire de l'actuel département de la Charente.

Nom, lieu de naissance, dates de baptême, des preuves et de sortie.

• Marguerite Barbarin du Chambon, Confolens, 7 décembre 1704 (Saint-Maxime), 18 avril 1715, 10 mai 1726
• Jeanne Berthelot du Courret, Salles de Barbezieux, 8 octobre 1776, 9 décembre 1783, 15 avril 1793
• Julie de Bonnefoy-Bretauville, Chassors-en-Angoumois, 7 novembre 1766 (Saint-Romain), ?, ?
• Jeanne de Bonnefoy-Bretauville, Chassors, 30 septembre 1769 (Saint-Romain), ?, 30 juillet 1790
• Anne-Thérèse de Chamboran-Boucheron, Aussac, 16 juin 1691, 29 novembre 1702, 25 octobre 1711
• Jeanne de Chièvres-Salignac, Barbezieux, 23 avril 1676, 29 novembre 1686, ?
• Elisabeth de Cursay-Saint-Maixent, Cherves de Cognac, 20 janvier 1701 (Saint-Julien), 16 septembre 1712, † 1713
• Jeanne-Marguerite-Françoise de Devezeau-Chasseneuil, Chasseneuil, [née 19 novembre 1698], [baptisée] 3 janvier 1708, [entrée] 23 février 1708? 9 novembre 1718
• Marie-Julie de Galard-Béarn, Angoulême, 7 août 1744 (Saint-Jean), 16 mai 1755, 31 août 1764
• Marie Goumard-Tison d'Argence, Angoulême, 13 novembre 1696 (Notre-Dame de la Paine), 22 juillet 1705, 3 novembre 1716
• Victoire-Marceline Guyot du Dognon, Lesterps, 22 mars 1781, 1791 (sans date précise), 2 avril 1793
• Marie Guyot du Repaire, Saint-Preuil-en-Saintonge, 3 novembre 1778, 8 février 1788, 27 novembre 1792
• Henriette-Dorothée de Hauteclaire-Gourville, Gourville, [née 23 janvier 1730], [baptisée] 6 mars 1738, [entrée] 27 mars 1738
• Marie d'Hemery-Saint-Pern, Bioussac en Augoumois, 7 juin 1756, 26 avril 1766, 30 août 1776
• Florence de James des Fregnaudies, Saint-Laurent-de-Céris, 12 avril 1721, 5 juin 1731, 18 mars 1741
• Marie de James-Longeville, Rochefoucault, 3 juin 1751 (Saint-Vincent), 24 septembre 1761, † 1765
• Marie de Janilhac-Saint-Fief, Hiesse, 2 février 1714, 1 juillet 1722, 26 février 1734
• Marguerite de Janilhac-Saint-Fief, Hiesse, 27 mars 1722, ?, 13 avril 1742
• Louise de Juglard-Limérac, Salles, 9 mai 1775 (Saint-Martin), 9 octobre 1783, 1 décembre 1792
• Adélaïde de Juglard-Limérac, Salles, 4 avril 1779 (Saint-Martin), 17 octobre 1788, 1 décembre 1792
• Antoinette de Lambertie, Lanmary, 28 octobre 1760 (Saint-Sornin), ?, 1 octobre 1780
• Claudine-Césarie-Marie du Lau, Eymoutiers-Ferrier, 29 september 1756 (Saint-Pierre-ès-Liens), 12 septembre 1769, 17 juillet 1776
• Marie-Thérèse du Lau-Cellettes, Cellettes, 1 juillet 1704 (Saint-Saturnin), 16 décembre 1715, 30 juin 1724
• Elisabeth de Lesnier, Bors-en-Angoumois, 12 octobre 1760 (Saint-Pierre), 29 janvier 1772, † 1773
• Angélique de Lestang-Rulles, Sigogne, 17 avril 1677 (Saint-Martin), 12 avril 1687, ursuline à Saint-Jean-d'Angely
• Marie-Julie de Lestang, Saint-Gervais-en-Angoumois, 9 août 1759, 2 octobre 1770, 22 juin 1779
• Anne-Rosalie de Lestang, Saint-Gervais-en-Angoumois, 31 août 1769, ?, 7 septembre 1789
• Marie-Hélène de Lestang-Rulles, née en 1781, 31 décembre 1790, 19 mars 1793
• Angélique de Livenne-Verdilles, Villejésus, 23 juin 1678, 20 mai 1687, † 1691
• Marie de Livenne-Verdilles, Villejésus, 7 septembre 1689, juin 1697, 5 septembre 1709
• Marie de Livron-Maine-Gruyer, Chadurie, 6 janvier 1707, 25 janvier 1716, 17 janvier 1727
• Catherine-Elisabeth Luillier de Bellefosse, Angoulême, 6 septembre 1691 (Saint-Vincent), 6 septembre 1702, 20 octobre 1711
• Sophie-Radégonde-Adélaïde de Luillier, Saint-Germain-de-Montbron, 30 novembre 1780, 5 novembre 1790, 2 avril 1793
• Marie Martin de Châteauroy, Orival, 5 janvier 1742, ?, 11 novembre 1761
• Françoise Mascureau de Plainbeau, La Rochefoucauld, 21 septembre 1723 (Saint-Cybard), 12 juin 1773, 29 octobre 1743
• Elisabeth Méhée d'Anqueville, Angoulême, 9 février 1685 (Saint-André), ?, 15 février 1705
• Anne-Rose Méhée d'Anqueville, Vibrac, 16 février 1688, ?, 18 juillet 1708
• Marie de Monneraud, Voulgezac en Angoumois, 11 septembre 1773 (Notre-Dame), 1 août 1782, 18 octobre 1792
• Anne de Montalembert, 22 janvier 1672 à Reparsac, 30 décembre 1686, religieuse à Saint-Cyr : 1 janvier 1694
• Catherine de Montalembert-Montjauge, Reparsac, 2 novembre 1674, 30 décembre 1686, † 1688
• Charlotte de Montalembert, Saint-Pierre de Céris, 30 août 1683, 22 décembre 1694, 28 août 1703
• Dorothée-Euphrasie de Montalembert-Cers, Fouquebrune en Angoumois, 14 avril 1755, 8 juillet 1766, 29 avril 1775
• Marie-Madeleine de Nesmond des Étangs, Massignac, 24 juin 1701, 8 mars 1708, 4 septembre 1720
• Jeanne de Norrigier-Saint-Aulais, Saint-Aulais-la-Chapelle, 4 avril 1688, 28 septembre 1697, † 1699
• Barbe-Louise de La Place-la-Tour-Garnier, Charmant, 19 avril 1720, 22 juillet 1732, 15 avril 1740
• Anne-Henriette de La Place-Torsac, Fouquebrune, 5 mars 1727 (Saint-Maurice), 30 octobre 1738, 4 avril 1747
• Marie-Victoire du Plessis-La-Merlière, Cellefrouin, 11 octobre 1715, 8 juillet 1722, 2 octobre 1734
• Catherine-Justine du Plessis-La-Merlière, Cellefrouin, 2 février 1751 (Saint-Nicolas), 18 mai 1760, 20 mars 1771
• Marie-Madeleine du Plessis-la-Merlière, Cellefrouin [probablement ? ], 1717, ?, 16 août 1737
• Marie-Henriette du Plessis-la-Merlière, Rancogne, 24 juillet 1754, ?, 8 juillet 1774
• Catherine-Victoire du Plessis-la-Merlière, Cellefrouin, 25 septembre 1763, ?, 13 octobre 1783
• Anne-Marie du Pont du Vivier, Sérignac, 9 juillet 1713, 18 octobre 1724, 15 juillet 1733
• Elisabeth de Ponthieu-Pluviau, Ruffec, 7 décembre 1695 (Saint-André), 7 janvier 1704, 19 décembre 1715
• Marie-Anne de Ponthieu-Pluviau, Ruffec, 4 juillet 1701, ?, 22 septembre 1721
• Thérèse Prevost de Touchimbert-Londigny, Angoulême, 20 novembre 1741 (Notre-Dame de la Payne), 24 août 1749, 1 novembre 1763
• Marie-Eléonore de La Rochefoucauld-Magnac, Magnac-sur-Touvre en Angoumois, 12 mai 1675, 5 juin 1688, † 1692
• Françoise-Marie-Souveraine du Rousseau-Ferrières, Montbron-en-Angoumois, 7 avril 1760 (Saint-Maurice), 5 avril 1771, 16 avril 1780
• Catherine-Geneviève Le Roy de Lenchères, Saint-Angeau, 6 février 1764, 7 mars 1775, † 1776
• Julie-Anne Le Roy de Lenchères, Bonneuil, 18 août 1769 (Saint-Pierre), ?, † 1783
• Anne de Saint-Georges-Suaux, Suaux, 28 avril 1702 (Saint-Cybard), 9 janvier 1712, 1 avril 1723
• Françoise-Marie de Sainte-Hermine-Chenon, Mérignac, 23 septembre 1674, 15 juin 1686, ?
• Marie-Madeleine de Sainte-Hermine-Sireuil, Sireuil, 23 février 1681, 29 mars 1690, 2 septembre 1701
• Marie de Sainte-Hermine-Chenon, Mérignac, née en avril 1685, 5 novembre 1694, † 1699
• Andrée de Sainte-Hermine-Saint-Laurent, Mosnac, 19 mars 1729 (Saint-Symphorien), 21 février 1741, 18 mars 1749
• Marie-Anne de Saluces-Aizecq, Aizecq, 29 mars 1702, 27 mai 1711, 18 mars 1722
• Françoise de Saluces-Aizecq, Aizecq, 18 janvier 1708, novembre 1715, 17 octobre 1727
• Marie-Jeanne-Adélaïde de Saluces-Aizecq, Aizecq, 25 septembre 1709, ?, 31 octobre 1729
• Madeleine-Marie-Elisabeth de Terrasson, Saint-Simeux, 11 juillet 1764, ?, 5 juillet 1784
• Anne de Terrasson, Saint-Simeux, 9 juin 1766, ?, † 1777
• Françoise de Tisseuil-Anvaux, Abzac-sur-Vienne, 12 août 1702, 14 juin 1714, † 1717
• Françoise-Victoire de Tisseuil-Anvaux, Abzac-sur-Vienne, 16 juillet 1766, 7 novembre 1777, 15 juillet 1786
• Marie Valentin de Montbrun, Rouillac, 3 avril 1672 (Saint-Pierre), 4 octobre 1686, ?
• Marguerite Valentin de Boisauroux, Rouillac, 14 mai 1674 (Saint-Pierre), 4 octobre 1686, ?
• Philippes-Rose Valentin de Montbrun-Boisauroux, Rouillac, 24 novembre 1676 (Saint-Pierre), 4 octobre 1686, ursuline à Châtillon-sur-Seine : 8 août 1704

Source : Les demoiselles de Saint-Cyr, de Fleury Vindry.

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Famille Maître du Chambon

Vieille famille bourgeoise qui avait pris pour armoiries : "D'argent au créquier de Sinople". Elle est issue de Thomas Maistre qui vivait à St-Ciers à la fin du XVIème siècle. De lui descendent les branches de Courpaillet, des Brangeries, des Angelières (implantée à Mouton) et du Chambon, demeurée à St-Ciers.

Cette famille d'où sont sortis des hommes de loi, des prêtres, des écrivains, des militaires de carrière, a contracté de brillantes alliances avec les meilleures avec les meilleures familles de la région, notamment les Barraud de Lagerie, les Deschamps de Romefort, les Fradin du Cluzeau, les Touzaud, les Fougerat, les Desmier d'Olbreuse. Nous nous bornerons à donner une généalogie succincte de la branche "Du Chambon", la seule qui intéresse directement Saint-Ciers.
 
I - Thomas Maistre, décédé avant 1629, à Saint-Ciers. Avait épousé Marie Gaudon. Trois enfants dont :

•••

II - Pierre Maistre, sieur de la Combe, notaire, tabellion royal et garde-notes héréditaire. Marié à Anne Girard, et mort avant 1662, laissant :

1. Jean Maistre, sieur de Ravellot.

2. Jacques Maistre, sieur de la Courrière.

3. Pierre qui suit...

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III - Pierre Maistre, sieur de Courpaillier (1632-2 Janvier 1702). Inhumé dans l'église de St-Ciers. Marié à Jacquette Greaud, dont :

1. Jean, sieur de Saint-Michel, avocat au parlement.

2. Jacques, qui suit...

3. François, sieur des Brangeries, dont postérité (de cette branche est sortie celle des Angelières).

4-5. Et deux filles.

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IV - Jacques Maistre, sieur de la Combe (1657-16 février 1710). Inhumé dans l'église de St-Ciers. Marié le 16 février 1700, en l'église St-Cybard de la Rochefoucauld, avec Anne Fournier (1659 - St-Ciers le 6 juin 1734). Huit enfants, dont :

1. Pierre, curé de Bayers de 1730 à 1758.

2. Antoine, prieur de St-Michel de Nanclars (1735), curé de Juillé en 1738 et démissionnaire en 1772. Mort le 22 septembre 1781.

3. Anne (1704-1779) marié en 1737 à Jean Deschamps, écuyer seigneur de Romefort.

4. André, qui suit...

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V - André Maistre, sieur du Chambon (1703 - † St-Ciers le 29 mars 1774). Marié à St-Ciers, le 6 mai 1739, à sa cousine germaine Madeleine Maistre (des Brangeries) qui lui donnera 13 enfants dont :

1. Jean (1740-1820), qui fut maire de Juillé en 1790. Deux fois mariés, il fut père d'un fils : Antoine (1772), mort sous les drapeaux en 1795, et de trois filles.

2. Jean, sieur de la Combe, né et mort à St-Ciers (1751-1810). Marié à Marguerite Mourou-Dumas qui lui donna 8 enfants.

3. Autre Jean, né à St-Ciers en 1754, mort à Angoulême en 1814. Prieur de Nanclars en 1775, puis curé de Fontclaireau (1783). Prêtre jureur, il rétracta son serment et fut réinvesti dans sa cure en 1803. Vicaire de St-Jacques de Lhoumeau en 1805, il en démissionna en 1810 et fut affecté comme aumônier à l'Hôpital général d'Angoulême.

VI - François Maistre du Chambon, sieur de St-Michel, né et mort à St-Ciers (1756-1833). Marié à Chassiecq le 3 novembre 1779 avec Françoise Fradin du Cluseau (1760-1832). Adjoint au maire de St-Ciers sous la Restauration, il fut révoqué le 21 septembre 1830 à cause de ses opinions politiques. Ce fut lui qui se rendit propriétaire du logis de St-Ciers. De son mariage, naquirent 7 enfants, dont :

1. Marie (1784-1826). religieuse de la congrégation des filles de Ste Marthe d'Angoulême.

2. Pierre (1785-1810), officier de santé de la marine sur "L'algésiras", puis chirurgien en chef
sur la flûte "La Loire" coulée par les Anglais le 15 novembre 1809 au large de Basse-Terre
(Guadeloupe); il se sauvât à la nage mais décéda le 10 février 1810, des suites de ce naufrage.

3. Autre Pierre, qui suit...

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VII - Pierre Maître du Chambon. Né à St-Ciers le 11 septembre 1824 et y décéda le 15 août 1900. Longtemps, maire cette commune. Marié le 1er août 1848, à Bessé, avec Marie Touzaud, dont 4 enfants :

1. Anatole, qui suit...

2-3. Edith (1849-1922) et Valérie (1855-1922) restées célibataires.

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VIII - Jean-Charles Anatole Maître du Chambon, né à St-Ciers le 20 octobre 1849, mort à la Chaudellerie (en St-Amant de Bonnieure) le 10 juin 1918. Avocat à Ruffec, puis avoué au tribunal d'Angoulême. Conservateur, il collabora à de nombreuses feuilles monarchistes. De 1894 à 1896, il anima le "balai" journal satirique qui lui valut de solides inimitiés. De 1910 à 1913, il dirigea "Le Franc Parler", autre pamphlet plus modéré. Anatole du Chambon avait épousé à Poitiers, le 19 février 1883, Claire-Joséphine-Alix Marie Brault (1857-1921). Cinq enfants, dont :

1. Charlotte (1885-1948). Mariée à St-Ciers le 8 janvier 1906 à Ernest Fougerat, tombé au champ d'Honneur à Cappy (Somme), le 19 février 1906, laissant 5 enfants.

2. Marie-Daniel-Joseph André, né le 25 juin 1887. Marié à Bordeaux à Anita Champion (1894-1939), qui lui donna une fille et deux fils : Jacques (1920) et Henri (1922) qui sont mariés. Il avait séjourné au Sénégal puis au Dahomey pendant plusieurs années.

Source : Histoire de Saint-Ciers-sur-Bonnieure, de Marcel Reible.

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18 juin 2016

Mariage de la châtelaine de Nontron

6 février 1884. Mariage de la châtelaine de Nontron ; réception de trois jours. Mademoiselle Marie Lagorsse (Sclaffer de Lagorsse), nièce de M. de Mazerat, épouse un cousin du comte de Laugardière, le vicomte de Laparre de Saint-Sernin, sous-lieutenant instructeur à l'école de cavalerie de Saumur. Il apporte avec son panache les rayons du soleil Toulousain. Et l'imprimerie Réjou, place de l'Hôtel de ville, nous a conservé les 19 couples scintillants du vicomte Lionel de Barbot qui, après les toasts protocolaires, suscitèrent un étonnement charmé et un si délicieux cliquetis de rires, de bagues et de cristal ; « ronrons » en chœur. En voici quelques-uns :

Il était une blond' fille
Et ron ron ron petit patapon
Il était une blond' fille
Au château de Nontron, ron ron.

La belle au cheveux blonds « r'toque en rond » tous ses prétendants ! Pourtant un jour arrive :

Un jeune gentilhomme
Et ron ron ron petit patapon
Un jeune gentilhomme
Du pays des Gascons, ronron

Bien pris : fier de tournure...

Ah ! ma foi ! se dit-elle,
Et ron ron ron petit patapon
Ah ! ma foi ! se dit-elle,
Il s'ra châtelain d'Nontron, ronron

Mes amis, voilà comme
Et ron ron ron petit patapon
Mes amis, voilà comme
Au château de Nontron, ron ron

Théo, quel joli rêve,
Et ron ron ron petit patapon
Théo, quel joli rêve,
Vint mettre le menton, ron ron.

Le comte de Laparre de Saint-Sernin, père du marié, était un ancien zouave pontifical, un des héros de Castelfidardo et de Montana avant de défendre avec l'armée de l'Ouest la frontière française ; son second fils, Fernand, jeune lieutenant s'étant distingué en Tunisie, épousera à Puyraseau le 30 septembre 1886, mademoiselle Félicie de Verneilh.

(Nontron dans l'Histoire)

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Aubin de Jaurias, mousquetaire de Louis XVI

En 1794, fut décapité place du Clautre, à Périgueux, Sicaire Boutonnier, domestique de M. Aubin de Jaurias ; il l'avait suivi dans l'émigration puis avait regagné la France et sa province en 1793 ; dénoncé lâchement, il fut arrêté au cours de l'hiver et demeura interné plusieurs mois, les juges périgourdins cherchant à le faire oublier. Ils ne purent y parvenir. Les terroristes étaient encore assoifées de sang ! M. Aubin de Jaurias, d'une ancienne famille de robe, avait élever sur ses terres une belle demeure ; la considération que s'étaient attirée ses ancêtres et sa valeur personnelle l'avaient fait admettre dans la première Compagnie des mousquetaires de la Garde ordinaire du Roi ; en 1789, il revint sur le domaine dont il portait le nom, s'occupa d'agriculture, fut nommé maire de Goûts et se distingua par sa charité. En 1792, obéissant à un ordre secret de Louis XVI, il regagna Paris se joignant aux gardes du corps. Il assista aux journée du 20 juin et du 10 août, puis partit rejoindre le corps des mousquetaires qui se constituait à Coblence. Il restait dans sa correspondance le conseiller de ses enfants leur recommandant l'amour de Dieu et des pauvres, la pratique de la religion et « la pénsée constante de l'Eternité. » Amnistié, M. Aubin de Jaurias jouit peu de son retour ; il mourut le 28 fructidor, An XII. Ses trois fils avaient franchi la frontière dès qu'ils en eurent l'âge, comme leurs précédesseurs comptant en se leurrant sur une action efficace... Leur sœur dut comparaître à Nontron devant le Tribunal révolutionnaire pour justifier leur conduire. « Si j'avais porté culotte, dit-elle simplement, nous aurions été quatre à partir. » Les juges devant tante de courage, sourirent et lui rendirent la liberté.

(Nontron dans l'Histoire)

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Les religieuses de Sainte Claire

Le 3 novembre 1625, sur le consentement de Mgr Raimond de la Marthonie, évêque de Limoges et à la demande des habitants s'établissent à Nontron les religieuses de Sainte Claire, dépendant de l'ordre et de la juridiction des Frères Mineurs de St François. Elles utiliseront pour leur couvent d'anciennes constructions hâtivement réparées — emplacement Ecole supérieure, au nord de la ville et le faubourg des Oliers deviendra la rue des Religieuses ; elles entreprennent d'élever une chapelle accompagnée d'une sacristie, d'un parloir, et comptent s'agrandir sur le pré qui leur a été cédé par contrat devant Lenoble et Lapouge, notaires. Elles sont au nombre de dix-huit religieuses de chœur, deux sœurs layes et deux novices. Elles ont apporté « une doct » ; la sœur de Ratinos (Ratineau), la sœur Jane de Rios (Eyriaud), la sœur Françoise de Labrousse... Nous voyons dans les prises d'habit ou entrées au noviciat les sœurs du Boucheron, de Monsalard, de la Grange, de Bort, Vidal de Lavergne, de Védrenne, de Bermondet, Dayquem de Saint-Alexis, de Pastoureau, Vieillemard, Larret de Grand-Pré, de Fargeot, de Lubersac... Anticipons. Voici les premières lignes d'un acte notarié : « Au parloir des Dames religieuses de l'ordre de Sainte Claire de la ville de Nontron, cejourduy, quinzième Octobre 1656, avant midy, ont este présents messire François de Conan, escuyer, seigneur de Connezat, la Bouchardière et autres places, et dame Marie du Chastain, son espouse, habitant son château de Connezat, paroisse du dict lieu, es Perigort, et Marguerite de Conan, demoiselle, leur fille naturelle et légitime, laquelle Marguerite, en présence des dicts seigneur et dame de Connezat, ses père et mère, parlant à dame Lageard, abbesse ; Jeanne de Monsalars, mère vicaire ; Marguerite de Labrousse, mère antienne ; Anne de Labreuilhe, Françoise Pastoureau, Anne de la Chatardyt, et Gabrielle de Bermondet, sœurs et mères discrètes, assistées de Jehan Rastineau, sieur de Moissac, leur syndiq apostolique, leur a dit et remontre qu'elle a lintention de se rendre religieuse au dict monastère soubs le bon plaisir de ses dicts père et mère, requerant que les dictes dames la y vouloir recepvoir... etc. » Marguerite de Conan deviendra « Sœur du Sauveur ». Les religieuses tenaient un pensionnat de jeunes filles appartenant à la noblesse et à la haute bourgeoisie. Le prix de la pension était de cent livres. On recevait aussi des dames de haut lignage ; la présidente d'Aguesseau s'était retirée à Sainte-Claire, versant une pension de 145 livres. Deux métairies furent achetées : La Cote et La Bucherie.

(Nontron dans l'Histoire)

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