09 août 2020

Jérôme de Rocquard pendant la Terreur

Les nobles, à l'exception de Jérôme de Rocquard, âgé de 43 ans, électeur en 1789, qui par conviction ou par prudence, ont adhéré au comité révolutionnaire de Chabanais, sont tous plus ou moins suspects pendant la Terreur.

Né aux Dauges, paroisse de Chassenon, marié deux fois, il a eu une fille unique avec Marie-Elisabeth Bastide du Pescher. Puis plusieurs enfants avec Jeanne Ledorat de Faugeras, dont un fils officier dans l'armée de Napoléon. Trois frères ont émigré pendant la Révolution. L'un deux est arrêté en Bourgogne et condamné à mort. Bien que frère d'émigrés, il n'est pas sérieusement inquiété et remplace même comme officier public, le maire Pouchat, en 1794, avec la mention suivante :

« Jérôme Rocquart (sic) s'est toujours comporté en vrai républicain. Depuis la Révolution jusqu'à ce jour, il ne nous est parvenu aucun renseignement qui nous empêche de considérer le citoyen Rocquart comme ayant quitté la caste nobiliaire depuis avant 1789, et ayant donné des preuves par la fréquentation continuelle des citoyens ci-devant tiers-état ».

Il meurt à Faugeras, dans la ville de Limoges, le 23 octobre 1825. Toutefois, sa belle-mère et sa soeur, Marie de Rocquard, âgée de 71 ans, et Julie de Rocquard, âgée de 32 ans, sont arrêtées au mois d'octobre 1793 car, comme le mentionne la loi des suspects du 17 septembre 1793, « sont suspects les citoyens n'ayant rien fait contre la liberté mais rien fait pour elle ! ». Elles ne sont remises en liberté par les autorités que le 21 décembre 1794, la veille de Noël.

Source : Généalogie Charente Périgord.

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Preuves de Pierre Hubert de Devezeau

Devezeau de Chasseneuil (Pierre Hubert de) .— Angoumois. D'azur à une fasse d'argent, acompagnée en chef de cinq demi fusées de même, et en pointe d'une étoile d'or.

VII . Guillaume de D ., éc ., sgr du Treuil.

VI. Claude de D., éc., sgr du Treuil, x c. 2-II-1535 Jaquette Lauvergnac.

V. Gui de D., éc ., sgr de Chasseneuil, x c. 19-VIII-1591 Suzanne de L'Estang.

IV . René de D ., sgr de Chasseneuil, x c. 3-I-1629 Bénigne Thibaut de La Carte.

III. François de D., éc., sgr de Chasseneuil, m. n. le 27-VIII-1666 par d'Aguesseau, int. de Limoges, x c. 3-V-1656 Charlotte de Loubersac.

II. Philbert Joseph de D., chev. sgr de Chasseneuil, x c. 4-XI-1696 Françoise Geneviève de Sainte-Maure.

I. Pierre Hubert de Devezeau de Chasseneuil, né et ond. le 1-VI-1700, bapt. le 29-V-1703 à Chasseneuil, dioc. d'Angoulême.

Preuves du 27-VII-1718. (fr. 32.103, fol. 57).

Source : Les pages de la Grand écurie, de François Bluche.

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La dame de Chasseneuil contre son garde forestier

(6508. 29 mars 1827. — La dame Devezeau de Chasseneuil c. Reinhard.)

Pendant l'émigration de feu M. le marquis de Roncery et de la dame Devezeau de Chasseneuil, son épouse, il fut procédé par l'administration centrale du département de la Charente, à l'aliénation de plusieurs de leurs propriétés. Dans ces propriétés, se trouvait une maison située sur la rive de la forêt de Chasseneuil; et cette maison, avec une certaine étendue de landes à l'entour, était possédée par le sieur Reinhard, Allemand d'origine et garde de ladite forêt. -— Ce garde exposa qu'en considération de ses services et pour mieux l'attacher à ses fonctions, la maison et les landes précitées lui avaient été abandonnées sans retour par les anciens propriétaires; qu'il avait reconstruit, à ses frais, la maison qui tombait en ruines, et qu'il la possédait, ainsi que les terres, depuis plus de 30 ans. En conséquence, il demanda d'en être déclaré propriétaire incommutable. Le directeur des domaines, consulté, remit, sous la date du 1er thermidor an IV, des observations portant que les services du pétitionnaire rendaient probable la concession dont il se prévalait, et que l'humanité semblait exiger que cette concession fût confirmée; mais que, si l'on s'attachait à la forme, cette confirmation ne pouvait avoir lieu. Il s'en rapporta, du reste, à la sagesse de l'administration centrale du département. — 21 ventôse an V, arrêté pris par cette administration qui : « Considérant qu'il est de notoriété publique que Reinhard a joui, depuis 30 ans, de la maison et terres en dépendantes, sans trouble et sans contradiction de la part des anciens propriétaires; et que lui-même, en faisant reconstruire, à ses frais , ladite maison, a fait acte de propriétaire; — Considérant qu'en principe de droit une possession trentenaire équivaut à un titre; — Arrête que Reinhard était « déclaré propriétaire incomroutable de la maison et des terres « en dépendantes, tout ainsi qu'elles sont désignées dans le plan, lequel demeurera déposé aux archives, etc. »

La dame Devezeau de Chasseneuil, ayant eu connaissance de cet arrêté, l'a déféré au Conseil d'Etat. Elle en a demandé l'annulation pour excès de pouvoir, et à être envoyée en possession de ladite maison et dépendances, en vertu de la loi du 25 décembre 1814. Après avoir combattu ses divers motifs, par les principes du droit commun, elle a dit, pour établit l'excès de pouvoir,que si les administrations centrales pouvaient jadis vendre, dans certain es formes, les biens des émigrés, jamais elles n'avaient le droit de les donner, d'en disposer gratuitement, ainsi qu'il avait été fait dans l'espèce.

L'administration générale des domaines, consultée sur l'affaire a émis son avis dans les termes suivans : « L'administration centrale de Charente, comme toutes celles de même espèce, n'avait reçu de la loi aucune autorité ni aucun pouvoir pour reconnaître, en faveur des tiers, un droit de propriété fondé non sur des titres, mais sur une prétendue notoriété publique ou sur une longue possession qui aurait eu lieu à titre précaire. L'excès de pouvoir est donc évident. — D'ailleurs, l'arrêté attaqué n'étant appuyé ni sur des lois ni sur des actes du gouvernement relatifs à l'émigration, n'est pas maintenu par l'art. 1er de la loi du 5 décembre 1814. Il résulte même des termes de cet arrêté que l'administration centrale n'a point enteudu attribuer au sieur Reinhard des droits nouveaux à titre onéreux ou même à titre gratuit; mais seulement déclarer sur quels biens devaient s'exercer de prétendus droits antérieurs. Cet arrêté laisse donc intacts les droits de madame de Chasseneuil et elle doit les faire valoir devant les tribunaux, attendu que l'art. 2 de la loi du 5 décembre 1814, ne prescrit la remise à faire immédiatement aux émigrés que des biens faisant partie des domaines de l'Etat. »

Le sieur Reinhard, auquel le pourvoi a ete communique, ue s'est pas défendu dans les délais du règlement. Toutefois , et malgré l'avis de l'administration générale des domaines, l'arrêté de l'administration centrale du département de la Charente a été maintenu, attendu que le Domaine n'avait jamais élevé aucune réclamation contre cet arrêté.

Charles, etc. — Sur le rapport du comité du contentieux,
Considérant que l'arrêté du 11 mars 1797 (21 ventôse an V) a été rendu en présence et avec l'acquiescement des agens des domaines; — D'où il suit que cet arrêté est de la nature des actes qui ne peuvent être attaqués, aux termes de l'art; 1er de la loi du 5 décembre 1814, et de l'art. 14 de la loi du 27 avril 1825;

Art. 1er — La requête de la dame Devezeau est rejetée.

M. de Cormenin, maître des requêtes, rapporteur. — Me Guichard, père, avocat.

Source : Recueil des arrêts du Conseil, ou ordonnances royales, rendues en Conseil d'État sur toutes les matières du contentieux de l'administration.

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05 août 2020

Le donjon de Marthon

Le site de Marthon revêt un caractère particulier avec son donjon roman dont la masse domine fièrement, sur un vaste horizon, la vallée du Bandiat.

Les traces de l'enceinte de cette grosse tour se retrouvent encore. Il reste là l'ensemble d'une belle forteresse du Xlle siècle.

Chaque face est appuyée par deux contreforts peu suillants. Dans la construction des murs, on remarque, par endroits, l'emploi d'appareil en diète de poisson.

De plan à peu près carre, le donjon a sur deux faces 12 mètres de largeur. Les deux autres faces ont 10 mètres 50. Les murs du rez-de-chaussée ont il l'est ei à l'ouest, 3 m. 50 d'épaisseur, au nord et au sud, 2 m. 80, tandis qu'au 1er étage il n'y a plus que 1 m. 70 d'épaisseur.

Le rez-de-chaussée est occupé pair un cachot circulaire, de 4 m. 80 de diamètre, voûté en coupole. Il n'y avait d'entrée, dans ce réduit obscut, que par l'orifice ménagé au centre de Va voûte.

La porte d'entrée était au premier étage, dont la salle était voûtée en berceau brisé. A l'angle sud-est, un escalier permettait de monter au sommet de l'édifice.

Le plus ancien des seigneurs connus de ce château, Hugues de Marthon, mourut au début du Xlle siècle. Cette seigneurie appartinl ensuite aux La Rochefoucauld.

Pendant la guerre de Cent ans, dans la nuit du 5 au 6 mai 1347, les Anglais surprirent Marthon et l'incendièrent. Le territoire, fut dévasté.

Plus tard, Marthon devint l'un des points d'appui de l'armée royale, lors des troubles occasionnés par les démêlés entre Louis XI et son frère Charles de Guyenne.

Plus impressionnant que le château du XVIIe siècle, restauré il une époque récente, le donjon de Marthon reste une belle parure pour cette petite cité, riche en belles et curieuses constructions religieuses et qui, lors de la convocation des Etats-Généraux de 1789, arborait encore son titre de ville.

(Journal L'Écho, 7 avril 1942)

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Les assises de Marthon

1448-1466. - Extraits des papiers des assises prévotales de Marthon.

(Après le 16 Mai 1448.)

C'est l'extraict des pappiers de la jurisdiccion tant des grans assises que prévosté de la baronnye, terre et seigneurie de Marthon...

Et au XIIIe feuilhet et secunde page est contenue l'article subsequent.

Item plus sont bailhez troys villages assis en la paroisse de Sainct Germain, c'est assavoir le Boues et le village de l'Echalle et ung autre tenant au ceulx la, perpetuelment : qui se y dira avoir droit ou y vouldra plus mectre se tire avant et sera etc.

Et au fueilhet suyvant, en la première page est l'article qui s'ensuit.

L'assise de Marthon tenue aud. lieu par moy Bertrand Farinard prévost d'icelle pour noble et puissant seigneur dud. lieu, le jeudi XVe jour du moys d'apvril l'an mil IIII LI,

Aujourduy a esté cryé secondement que le village de Montgelies, en la parroisse de Charras, et le village du Boues, en la parroisse de Fouilhade, et le village de Blanchart, en la parroisse de Charras, et les villages de la Rochete et de la Pailherie, en la parroisse de Vouzen, et les villages du Boues et de l'Eschalle et ung autre tenant au ceulx la en la parroisse de Sainct Germain, sont bailhez lesd. maygnez perpetuelment a rente; qui se y dira avoir droit ou y vouldra plus mectre tire se avant, et le die, et il y sera receu.

Et en la seconde page dud. fueilhet et au commancement est escript l'article suyvant.

Aujourduy a esté cryé tiercement par bang général que lo Mongelies en la parroisse de Charras, et lo village du Boues en la parroisse de Fouilhade et le village de la Rocheta, et le village de la Pailhera en la parroisse de Vousen, et les villages du Boues, de l'Eschalle, et ung autre village tenant a iceulx sont bailhez perpetuelement; qui si dira avoir droit et y vouldra plus donner, que se tira avant et il y sera receu.

(Après le 21 Février 1465-66.)

Autre extraict d'un autre pappier d'assise prévostalle de la baronnye terre et seigneurie de Marthon.

Et au ve fueillet de la seconde page est escript l'article qui s'ensuit.

Ont esté condempnez de leur consentement et volunté Jacques de las Aumosneries et Jehan Jarreton demourant en la paroisse de Chazelle construire bastir et édiffier une maison bonne et compectente dedans troys ans prouchain venant en ung maynement appellée de la Combe, lequel il tenent de mons-assis en la paroisse Sainct Paul.

Et au XIe feuilhet et première page d'icelly est contenu l'article qui s'ensuit.

Led. procureur demandeur contre Pierre Tortazeau deffendeur et sur la question que led. deffendeur tient le maynement de Tourtazeau au pris de XV boysseaux d'avoyne de l'année passée et de deux ans pour avant et sur ce led. deffendeur a requis dillacion de conseilh...

Et au XVIe feuilhet et premiere page est contenu l'article qui s'ensuit.

Led. procureur demandeur contre Pierre Tortazeau deffendeur, comparessant lesd. personnes cum fust a res pondre, a requis actente de conseilh.

Et au XVIIIe feuilhet et seconde page, est l'article subséquent..

Le procureur de la court demandeur contre Pierre Tor tazeau deffendeur, comparessant lesd. parties, appoincté que led. procureur fera la monstrée ou déclaracion a luy.

Et au XXe fueilhet et seconde page d'icelluy et l'article qui s'ensuit.

Led. procureur demandeur contre Pierre de Tortazeau deffendeur sur la question de XV s, des ventes et honneurs de ce qu'il a acquis de Pierre Broilhet, a esté condempné a payer lesd. XV [s.] et bailher pour déclaracion cesd. lieux.

Et au XVIe fueilhet et seconde page est contenu l'article qui s'ensuit.

Le procureur de la court demandeur contre Pierre de Tortazeau, deffendeur a bailhé pour déclaracion et ainsi envoyé.

Arch. de la Charente, E: 77.

(Société archéologique et historique de la Charente, 1901)

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03 août 2020

Frotier-Tizon dans le Beauchet-Filleau

Frotier-Tizon ou Frottier, seigneurs de la Rochette, du Roc, de Villars... etc. — Famille noble de l'Angoumois, aux XVIIe et XVIIIe siècle.

Blason : d'argent à 1 pelle de gueules mise en pal, le fer en haut, accostée de 10 losanges de même, 5 de chaque côté, 2, 2 et 1. (D'Hozier)

§ I. — Branche de la Rochette.

1. — Frotier (Jean), Ec., sgr de Clussais (D.- S.) et de. la Rochette, second fils de François, et d'Antoinette Goumard, rendit foi et hommage de la sgrie de la Rochette à Angoulême le 17 août 1606. (Arch. nat. PP. 45.) Il épousa, le 14 fév. 1579, Anne Tizon, fille de Roch, Ec., sgr de la Rochette (près la Rochefoucauld, Charente), et de Marguerite de la Renaudie, dont il eut : 1° Roch, qui suit ; 2° Jean, Chev. de St-Jean-de-Jérusalem, chanoine de St-Pierre d'Angoulême, démissionnaire en 1616, puis prieur de Barbezieux et curé de Mazerolles, près la Rochefoucauld. Il obtint en 1621 un bref le relevant du sous-diaconat, devint colonel d'un régiment servant pour le Roi en Italie, était mort en 1651, laissant un fils, Louis, au profit duquel Roch Frotier-Tizon, frère dudit Jean, et Léonarde Laisné, sa femme, constituèrent une rente perpétuelle de 150 livres, confirmée par Clément Frotier-Tizon et Anne Catry, sa femme, le 6 mars 1612 (Arch. Char. E. 1425) ; 4° Yolande, mariée à Jacques de Villoutreys, Ec., sgr de Ladiville (Char.) qui fut maire d'Angoulême en 1603 ; 5° Marthe, qui épousa en 1623 Gabriel de la Charlonnie, Ec., sgr de la Brouère ; 6° Louise, mariée d'abord à Gabriel Barbarin, Ec., sgr de la Brueille, puis le 3 août 1618, à Pierre d'Arroux, Ec., sgr de la Bourdière ; probablement aussi 7° Catherine, née vers 1604, morte à Agris (Char.) et inhumée dans l'église de la Rochette le 24 sept. 1671. Elle avait épousé d'abord Jean Benoist dit la Rieuze, notaire royal, puis le 11 janv. 1634, Roch Boyssier, sr de Maubras, garde des eaux et forêts d'Angoumois ; 8° Olive, mariée le 21 janv. 1646 à François Gosne ou Gense, procureur et greffier criminel d'Angoulême (Arch. Char. E. 1415), dont elle était veuve le 13 juil. 1652, et mandataire de Marthe Frotier, veuve de la Charlonnie. (id.)

2. — Frotier-Tizon (Roch), Ec., sgr de la Rochette, Terrebourre (St-Angeau, Char.), Chez-Pouillac (id. id.), Villards (St Cier, Char.), épousa, le 20 avril 1614, Léonarde Laisné, fille de Clément, Ec., sgr de la Rochecouraud, et d'Elisabeth Taboys de Pailleron, dont il eut : 1° Clément, qui suit ; 2° Gatien, qui signa avec Clément, son frère, à un contrat de mariage de 1642 ; 3° Henri, 4° Louis, qui signèrent, eux aussi, à un contrat de mariage en 1645. (Arch. Char. E. 154.)

3. — Frotier-Tizon (Clément), Ec., sgr de la Rochette et de Villards, épousa, le 4 mai 1642, Antoinette Cathy, dlle de Flaville-en-Angoumois, fille de Henri, Ec., sgr de Flaville (Bonneuil, Char.) et dont il eut : 1° Roch, qui suit ; 2° Henri, né le 25 juil. et baptisé le 15 août 1644, parrain à la Rochette en 1653 ; 3° Gaspard, chef de la branche cadette de la Rochette, § II; 4° Marie, née le 28 juil. 1646, baptisée le 21 oct. 1648 et mariée à la Rochette, le 17 juil. 1661, a Charles du Rousseau, Ec., sgr de Coulgeant ; 5° Marthe, née le 6 fév. 1648. baptisée le 11 juin 1649 et inhumée à la Rochette le 2 sept. 1651 ; 6° François, né le 18.... 1648 ou 1649, capitaine au régiment de Lamar....  en 1683 ; 7° Anne, baptisée le 3.... 1652 et morte à la Rochette, sans alliance, le 27 avril 1755.

Après la mort de sa femme, Clément eut d'Ozanne Clément, de la psse de Ste-Colombe, plusieurs enfants illégitimes reconnus, entre autres Louis, sr de Savignac, baptisé à la Rochette le 28 sept. 1654, marié au même lieu, le 30 juin 1681, à Martine Fureau, fille de Roch, sr de Villemalet, et de Françoise Vigier, dont au moins Jean, marié en 1715 à Agris (Char.) à Jeanne Tauron, fille de Jean. De ce mariage naquit Jean Frotier, marié en 1744, a Agris, à Marie Druette.

4. — Frotier-Tizon (Roch), Ec., sgr de la Rochette, né le 20 mai 1643 et inhumé dans l'église de la Rochette le 12 oct. 1693, avait épousé, à Cherves de Cognac, le 17 août 1666, Marie-Anne De Chesnel de Château-Chesnel, fille de Josias, Ec., sgr de Château-Chesnel, et de Marie de Polignac d'Escoyeux, dont il eut : 1° Clément, qui suit ; 2° Charles, né le 22 mars et baptisé à la Rochette le 1er avril 1614 ; 3° Marie-Madeleine, née le 5 fév. et baptisée à la Rochette le 24 mai 1676 ; 4° Anne, née le 9 mars 1678, épousa a la Rochette, le 20 nov. 1692, Charles de Cesval, Ec., sgr de la Martinière.

5. — Frotier-Tizon (Clément), Chev., sgr de la Rochette, né en août 1671, mourut à la Rochette le 11 avril 1729, sans postérité de Madeleine Rousselet, qui fut marraine, le 17 oct. 1722, d'une cloche que l'on voit encore dans la tour de l'église de la Rochette.

§ II. — Branche cadette de la Rochette.

1. — Frotier-Tizon (Gaspard), Ec., Chev. de la Rochette, 3e fils de Clément, et de Antoinette Catry, né le 27 juil. 1645, fut baptisé le 14 janv. 1646 à la Rochette et mourut à son logis du Roc, près la Rochette, le 19 mai 1709. Il avait eu de Françoise Mouton, son épouse : 1° François, qui suit ; 2° Jean, chef de la branche de la Pontille, § III.

2. — Frotier (François), Ec., sgr de la Borderie, né vers 1668, mort au Roc âgé de 50 ans et inhumé a la Rochette le 8 mai 1118, avait épousé Louise de Bort, fille de Jacques, sr de la Motte, et de Anne Françoise Guichard, ou Guitard, et en eut : 1° Jean, né le 21 fév. 1701, mort âgé de 9 jours; 2° Marthe, née le 14 fév, 1702, mariée le 6 fév. 1725 à Joseph-Christophe Galliot, et décédée à Chez-Mouchet (St-Mary, Char.) le 27 avril 1771 ; 3° Madeleine, née le 2 oct. 1704, épousa le 23 janv. 1728 (Gervais, not. à Agris) Pierre Furaud, sr de Fontenelle, et mourut veuve le 7 fév. 1778 ; 4° Jacques, qui suit ; 5° Louise, baptisée à la Rochette le 28 août 1708 ; 6° Marie, née au Roc le 14 août 1711 ; 7° René, né au même lieu le 23 fév. 1717, vivant encore en 1723.

3. — Frotier (Jacques), baptisé à la Rochette le 23 juil. 1706, épousa, en 1767 (Ferrand, not. à Agris), Marie Martin. Nous ignorons s'il a eu postérité.

§ III. — Branche de la Pointille.

1. — Frotier-Tizon (Jean), Ec., sgr de la Pontille, fils puîné de Gaspard, et de Françoise Mouton, mourut au logis de Chez-Pitres près la Rochette, le 3 oct. 1747, ayant eu de Marie Furaud, qu'il avait épousée le 11 mars 1741 : 1° Daniel, baptisé à la Rochette le 16 avril 1741, obtint par l'intermédiaire du Cte de la Messelière un grade dans l'armée des Indes, et mourut sans alliance à l'hôpital de Trinquemale (Indes françaises) ; 2° François, qui suit.

2. — Frotier-Tizon (François), Ec., sgr de la Borderie, né le 29 sept. 1744, épousa, le 30 juil. 1770 (J. Ferrand, not. à Agris), sa nièce, Anne Furaud, fille de Pierre, sr de Fontenelle, et de Madeleine Frotier-Tizon, et mourut à la Borderie, près la Rochette, le 21 avril 1779, ayant eu : 1° Pierre, né aux Pitres le 20 août 1771, mort âgé de 12 jours et inhumé à la Rochette ; 2° Louise, née aux Pitres le 8 oct. 1772, mariée à la Rochette, le 22 juil. 1797, à François Rainaud, et décédée à la Borderie, la dernière de sa branche, le 4 juil. 1847 ; 3° autre Pierre, né à Chez-la-Pontille-aux-Pitres le 21 mai, mort le 15 juin 1775, et inhumé à la Rochette ; 4° Marie, née aux Pitres le 25 déc. 1776, morte au même lieu le 29 juil. 1785.

Source : Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, 1905.

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La Garde dans le Beauchet-Filleau

Garde (de la), sgrs de Nanteuil. — Famille originaire de l'Angoumois, qui a été maintenue en sa, noblesse en 1666 par M. d'Aguesseau et a plusieurs alliances avec des familles poitevines. Les renseignements qui suivent nous viennent de la Bibliothèque Nationale, du cabinet de Gaignière, des Dossiers Bleus t. 304, des Pièces originales, Doss. 28.774, de la Bnie de Marthou, par l'abbé Mondon, etc., etc.

Blason : d'argent à une étoile de gueules. (D'Aguesseau.) Garde (Jacques de la), Ec., marié à Marie de Mareui. fait une cession à Samuel de la Garde, Ec., sgr de Bellevau, le 31 mars 1647. (Bnie de Marthon, p. 388.) Garde (Pierre de la), sr du Maine-Blanc, et Jeanne Daretier, sa femme, sont cités dans un acte du 21 mai 1652. (Id. id.) Garde (Rachel de la) épousa Léonard de la Roussie, vers 1640. (Id. id.)

1. — Garde (Hector de la), Ec., sgr de Nanteuil (Sers, Char.), épousa le 31 juil. 1490 Philippe Chevan, aliàs Chauvin, dont il eut : 2. — Garde (Jacques de la), Ec., sgr de Nanteuil, marié le 9 janv. 1518 à Louise de Verneuil, en eut au moins François, qui suit.

3. — Garde (François de la), Ec., sgr de Nanteuil, nommé capitaine d'Angoulême le 23 oct. 1658, suivit le parti protestant, et rendit hommage à Hubert de la Rochefoucauld, Chev., Bon de Marthon, pour diverses choses, le 12 mars 1654. Il épousa d'abord le 14 nov. 1547 Louise Rocard, puis le 14 janv. 1556 Catherine d'Authon, veuve de Charles de Livenne, sgr de Bouex. Il transigea, le 26 avril 1567, avec François Hastelet, Ec., sgr de Planche-Mesnier, au sujet des métayerd dudit Planche, qui étaient obligés d'aller faire moudre leur blé aux moulins dudit Nanteuil, et encore avec ses enfants du 1er lit le 18 mars 1585 (on ne les nomme pas). Il eut du 2e lit : 1° Jean, qui suit ; 2° Suzanne, mariée le 5 janv. 1595 à Jean de la Laurencie, Ec., sgr de Charas.

4. — Garde (Jean de la), Ec., sgr de Nanteuil et des Deffends en partie, épousa le 1er mars 1587 Rachel de Crux, qui, devenue veuve, se remaria à N. de la Roussie, sgr des Deffends. Il transigea le 21 sept. 1603 (Ferre, not. à Angoulême) avec Philippe Falligon, sr de la Chapelle, au sujet de la terre et sgrie des Deffends et eut au moins pour enfant Isaac, qui suit.

5. — Garde (Isaac de la), Ec., sgr de Nanteuil, marié le 5 fév. 1619 à Susanne Guitton, [en eut : 1° Susanne, mariée avec le consentement de son frère, le 12 mars 1645, à Gédéon Bernard de Javersac, secrétaire de la maison et couronne de Navarre ; 2° François, qui suit.

6. — Garde (François de la), Ec., sgr de Nanteuil, épousa d'abord, le 17 déc. 1648, Olympe de Pressac, puis vers 1660 Anne de Lartige, fut maintenu noble par M. d'Aguesseau en 1666 et eut du 1er lit : 1° François, qui suit ; du 2e lit : 2°0 autre François, baptisé le 21 août 1662 ; 3° Etienne, 4° Antoinette.

7. — Garde (François de la), Ec., sgr de Nanteuil, épousa le 15 nov. 1678 Luce Pasquet, fille de feu Samuel, sgr de Piégut, et de Catherine Lambert. Il était en différend avec Charlotte Baussuel, veuve de Jean de Montalembert, Ec., sgr de Sers; Jean de Montalembert, Ec., sgr de Moissac, son fils ; Dlle Marie de Montalembert, Dlle de Lavaurs, sa fille, au sujet des droits honorifiques de l'église de Sers. Il y eut une sentence arbitrale rendue le 23 juin 1684 (Jeheu, not. à Angoulême). Il eut pour enfants : 1° François, mort jeune ; 2° Guillaume, baptisé à Sers le 28 mai 1682 ; 30 Marguerite, baptisée en 1683, mariée le 11 fév. 1710 à François Cazeau, sr du Marais-Sauvage, et décédée avant le 11 oct. 1746 ; 4° Anne, 5° autre Anne, 6° Jeanne, baptisée en 1686 ; 7° Jean, mort jeune ; 8° Antoine, baptisé en 1689, lieutenant au régiment de Bretagne, mort en 1706 et inhumé dans la chapelle St-Main de l'église de Sers ; 9° Alexandre, baptisé en 1690, lieutenant de grenadiers au régiment de Bretagne, Chev. de St-Louis, qui fit son testament le 11 oct. 1746 (Caillaud, not. à Angoulême), par lequel il confie le soin de régler ses funérailles aux s" Cazeau du Marais-Sauvage, ses neveux, fils de Marguerite de la Garde, sa sœur aînée, et ordonne qu'il soit fait « une guirlande de deuil » avec ses armoiries en sa chapelle qui est en l'église de Sers, lors même qu'il serait enterré dans une autre église. Il lègue ses biens a sesdits neveux, réduisant Louise de la Garde, sa sœur, femme de Léonard Dereix, sr du Temple, à sa légitime coutumière. (Arch. Char. E 1697.) Il mourut peu après, car on fit l'inventaire de ses meubles, titres et papiers le 4 nov. suivant (Caillaud, not. à Angoulême), et le partage de ses biens devant le même notaire le 23 nov. 1746 (Id. id. 1698) ; 10° Louise, baptisée en 1693, mariée à Sers, le 25 sept. 1731, à Léonard Dereix, sgr du Temple, qui en 1746 était séparée de biens d'avec son mari ; 11° Alexandre-François, mort jeune en 1699.

Source : Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, 1905.

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02 août 2020

Les foires de Marthon

Les foires et marchés furent établis à Marthon, le 5 avril 1663, par François de Roye de La Rochefoucauld, comte de Roussy, seigneur de lad. châtellenie, ainsi que le constate un état des bourgs et villages de la baronnie de Marthon tenus d'assister à la cérémonie de l'établissement desdites foires. (Archives départementales de la Charente; E60)

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La justice de Marthon

Marthon comprend la petite ville ou bourg de ce nom à 4 lieues d'Angoulême, où est la paroisse de Saint-Martin de Marthon, & hors la ville les paroisses de :

Grassac,
Chazelles, en partie,
St. Paul,
St. Germain,
St. Sauveur,
Mainzac,

Les justices hautes, moyennes & basses qui y ressortissent, Charras, Bouëx & Garat, en partie, Sers, en partie, Vouzan, pour la moyenne & basse, la haute appartenant immédiatement à Marthon.

Les enclaves de Feuillade & de Souffrignac plaident aussi à Marthon.

Source : Les coutumes du pais et duché d'Angoumois, de Jean Vigier.

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Un double mariage à Mainzac

Double mariage religieux dans l'église de Mainzac, entre Jean & Pierre de Fornel frères, et Jeanne & Marguerite Decescaud sœurs, les 6 & 12 octobre 1723.

CM 24/09/1723 Gignac (Marthon) : « Furent présents Jean de Fornel, écuyer, seigneur de Mainzac, demeurant dans sa maison noble du bourg de Mainzac ; Pierre de Fornel, écuyer, sieur de Coutillas, demeurant à Feuillade, tous les deux fils de feu François de Fornel, écuyer, sieur de Burignat et de feue demoiselle Marie Chaniau ; demoiselles Jeanne et Marguerite Decescaud, soeurs, filles de feus Jean Decescaud et Catherine Dereix. Lesquels Sieurs de Fornel et lesdites demoiselles Decescaud, ont promis de se prendre à femme légitime et époux, à savoir, Jean de Fornel, ladite demoiselle Jeanne Decescaud, et Pierre de Fornel, ladite demoiselle Marguerite Decescaud, devant notre Mère l'Eglise Catholique, Apostolique et Romaine. En faveur de ces mariages, Jean et Pierre de Fornel se constituent tous les droits en quoi qu'ils puissent consister ; les demoiselles Decescaud se sont constituées chacune la somme de 1 500 livres à elles due par l'acquéreur dénommé au contrat de vente faite par Jacques Decescaud, leur frère, le 31 mars dernier, reçu Dereix, notaire. Jean de Fornel est veuf et a des enfants de son premier mariage et doit faire inventaire de ses biens pour dissoudre la précédente communauté. Sont présents : Pierre de La Grange, curé de Mainzac ; Léonard Pradoux, dragon dans le régiment de Guébriant, demeurant à Feuillade. Une douzaine de signatures clôt cet acte, dont celle de Le Temple Dereix. »

Source : Archives départementales de la Charente, transcription Gilles Vacheyrout.

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