12 juillet 2016

Gendarmes de la garde du Roi (1685-1787)

Henri IV créa, en 1609, une compagnie d'ordonnance de Mgr le Dauphin qui prit, deux années plus tard, sous Louis XIII, le titre de Gendarmes de la Garde et fut comprise dans l'état de la Maison du Roi avec les Gardes du corps, les Chevau-légers de la Garde, les Grenadiers à cheval, les Mousquetaires gris et noirs. Cette compagnie, qui eut de tout temps le Roi pour capitaine, était commandée par un capitaine-lieutenant ayant sous ses Ordres deux capitaines sous-lieutenants, trois enseignes, trois guidons et dix maréchaux des logis dont deux aides-majors.

Elle se composait de deux cents gendarmes ou maîtres, répartis en quatre brigades, y compris huit brigadiers et autant de sous-brigadiers, quatre porte-étendards et quatre aides-majors de brigade. Au milieu du XVIIIe siècle, le nombre descendit à cent-cinquante gendarmes. En 1776, le comte de Saint-Germain en réduisit encore l'effectif, si bien que la gendarmerie de la garde ne forma plus qu'un demi-escadron. L'uniforme des gendarmes était écarlate, galonné d'or sur toutes les coutures ; il y fut ajouté, à partir de 1715, des parements de velours noir. La cocarde était noire également, le plumet blanc.

Au dire du P. Daniel dans son Abrégé de l'histoire de la Milice Française paru en 1773 (tome II, page 444), ce corps fut toujours composé de gens d'élite et la réputation de sa valeur ne cessa d'être égale dans les batailles et les combats. Jusqu'au début du règne de Louis XIV, les gendarmes de la garde tinrent, d'après le même historien, le premier rang et eurent le pas sur les gardes du corps. ll fallait être « de famille hors du commun » pour entrer dans la Compagnie. Le commandement de la gendarmerie de la garde resta longtemps dans la famille de Rohan. Nous avons noté comme guidon de la Compagnie en 1673 Armand de Madaillan, marquis de Lassé (1), comme enseigne en 1717 Louis-Joseph de Madaillan (2), comme brigadier en 1679 Jean de Paty, sr de Fontblanche, demeurant dans la cité de Périgueux (3) ; comme guidon à partir de 1743 Joseph de Ségur Cabanac, et comme guidon également, en 1769, le fils de celui-ci, tous deux devenus ensuite officiers généraux.

En consultant aux Archives administratives du Ministère de la Guerre les contrôles des « Gens d'armes » de la Garde du Roi, nous avons relevé un certain nombre de militaires périgourdins. En voici la liste depuis 1685, avec l'orthographe que domme des noms le registre original.

Notre distingué collègue, M. le comte de Saint-Saud, qui connaît si bien les anciennes familles du Perigord, a bien voulu se charger de revoir cette liste à laquelle il a apporté un très grand nombre d'anotations intéressantes. Nous avons le devoir, et le plaisir, de lui exprimer notre bien sincère gratitude ainsi qu'à ses doctes et obligeants collaborateurs MM. le vicomte de Gérard et Boisserie de Masmontet.

1694.
Hélie de Drier ou Le Drier, écuyer, de Sainte-Foy-la-Grande, diocése de Périgueux (4).
Jean Desont Douac, écuyer, sieur de Ramefort, demeurant à Mareuil, présenté par le comte de La Vauguion (5).

1702.
François Grimoard, écuyer, sieur de Sainte-Croix, demeurant à Jamac, près Périgueux, présenté par M. de Mirande et Romefort.

1704.
Jean-Baptiste de Marindat, écuyer, sieur du Cousset en Périgord (6)
Pierre de la Garde de Seigny et de Vualon, écuyer, sieur de Mirabel, demeurant à Vieux-Mareuil, présenté par Madame de Niossent (7).

31 mars 1705.
Philippe de Ramefrt, écuyer, sieur de Faudeu de la Chaux, demeurant à Mareuil, présenté par son père.

1706.
Louis de Campagnac, écuyer, demeurant à Campagnac, près Sarlat, présenté par M. Valot (8).
François Hélie, sieur de La Brousse, demeurant à Bussière en Périgord (9).

1707.
Daniel Meyniac, écuyer, de Sainte-Foy sur Dordogne, présenté par M. Le Drier.

25 juin 1707.
Jean-Pierre Moras, écuyer, sieur de La Richardie, de Périgueux.

25 septembre 1707.
Antoine de Loulme, sieur de La Grange Courlay, de Périgueux, présenté par M. de Paty (10).

1708.
Joseph de Baudel, écuyer, sieur de Cardou près Bergerac, présenté par M. de Paty (11).
Jacques Durand, écuyer, seigneur de la Tour de la Rolfle, paroisse de Rouffignac, présenté par Mme la marquise de Gouffier (12).

2 septembre 1712.
Louis-Ange Masclac, à deux lieues de Sarlat, une lieue et demie de Gourdon, présenté par M. le marquis de Beauremont.

1713.
Pierre de la Brousse, seigneur de Pamicol, paroisse de Bussière à six lieues d'Angoulême, présente par son frère (13).

1714.
Pierre Duvignau, seigneur de la Vergne, demeurant à Thiviers, présenté par M. du Cousset. De son mariage avec Thérèse Lacombe, de Thiviers, Pierre Duvignaud eut plusieurs enfants. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, il mourut en 1747, âge de 72 ans, et fut enseveli dans l'église des Récollets de Thiviers.

1722.
Pierre-Joseph de Froidefond, écuyer, seigneur de La Borde, de Périgueux, présenté par M. le marquis de Clussac (14).
Pierre Bucherie, près Montpon à trois lieues de Sainte-Foy, présenté par M. Landrais.
Jean de La Brouhe, de Sainte Foy sur Dordogne, présenté par M. Le Drier (15).

1724.
Pierre Aima Fregigel, de Bergerac, présenté par M. Le Drier (16).

1725.
Hélie de Boisseul Duvignait, de Thiviers, présenté par son père (17).
Pierre Dealba, écuyer, seigneur de la Gironie, de Bergerac, présenté par M. Le Drier (18).

1727.
François Mallet de la Torre, écuyer, de la ville de Périgueux, présenté par M. de Plaigne (19).

1781.
Pierre de la Bastide, seigneur de Chaune, de Périgueux, et son frère Jean-Baptiste de la Bastide, présentés par M. de Plaigne (20).

1734.
Pierre de la Bastide du Perrier, présenté par M. de la Bastide de Chaune, son père (21).

10 juin 1739.
Pierre de La Tané, de Mussidan, présenté par le duc de la Force (22).

1er juillet 1740.
Antoine Teulier, écuyer, seigneur de Saint-Hilaire, présenté par M. de Plaigne père (23).

19 avril 1741.
André Nicolas, écuyer, seigneur des Paques, de Villamblard, présenté par M. de la Bastide de Chaune (24).

20 janvier 1743.
De Ladot, écuyer, de la paroisse d'Allemans, présenté par M. du Cousset.

4 avril 1743.
Joseph de Castillon, écuyer, seigneur de la Jaunarie, de Périgueux, présenté par M. le marquis de Saint-Chamans (25).

24 avril 1743.
Grégorie Audet de Castillon, frère de M. de la Jaumarie.

23 août 1743.
Pierre de la Batud, natif de Versailles, fils de Léon de la Battud, seigneur de la Perolle, ancien exempt des gardes du corps, présenté par Mlle Paradon sa tante, femme de Mesdames.

20 octobre 1748.
Gabriel-Archange Marauzac de Suan, de Sarlat, présenté par M. D'Aubenton, commissaire général de la marine (26).

1er janvier 1744.
Louis d'Escravayat de la Barrière, de la Maison Neuve près Saint-Pardoux la Rivière, présenté par M. de Mérinville (27).

2 août 1744.
Louis-Bertrand Chantal, écuyer, seigneur de Puilimeuil, de Périgueux, présenté par M. de la Bastide (28).

14 février 1746.
Pierre La Porte de Banneuil, de Sarlat, présenté par M. le marquis de Saint-Chamans, qui s'y intéresse « infiniment » (29).

22 février 1747.
Léonard Ouby de Jaurias, présenté par M. de Paques, son parent. Adresse : à Mareuil par Angoulême (30).

6 mars 1749.
Pierre-Vincent Faure de Gardonne, à Périgueux, présenté par M. du Cousset (31).

10 juin 1749.
Yrieix Lansade de Plaigne, présenté par son père (32).

24 septembre 1749.
Charles, seigneur de Carrientao ou Curieux, près Bergerac, présenté par M. de Poinssonnet (33).

31 mars 1750.
Adrien-Sicaire Texier, de Nontron, présenté par M. de Vareilles, exempt de Gardes du Corps (34).

8 mai 1750.
Jean-Baptiste Bourdineau, de Thiviers, présenté par M. Duvignaud, Son parent.

9 août 1750.
Henry Ducluzeau de Lombard, du bourg de Saint-Sulpice de Mareuil, présenté par M. Durfort et le baron de Wangen (35).

3 juin 1751.
Jean Gorst de la Mirande, âgé de dix-sept ans, né aux Mirandes par Sarlat, présenté par M. le marquis de La Salle.

6 septembre 1751.
Pierre Mestre de Hap, écuyer, natif de Bergerac, présenté par son cousin, M. Saint-Martin de Hap, capitaine au régiment de Montmorin.

8 septembre 1751.
Pierre de Saint-Paul, écuyer, né à Bergerac, présenté par M. Chadau, officier au régiment de Montmorin.

10 février 1752.
Jean La Poyade de Tisac, de la paroisse de Fouguerolles, présenté par Mí. de Poinsson.net (36).

2 mai 1752.
Gabriel Le Junie, de Sainte-Foy sur Dordogne, présenté par M. de Poilssonnet.

5 octobre 1752.
André Nicolas Despaques, écuyer, sieur du Cauze, présenté par M. Despaques, son cousin.

25 octobre 1752.
Jean de Beauchamp, seigneur des Temples, des environs de Hautefort, présenté par M. de Saint-Hilaire.

26 décembre 1752.
François de la Salle, écuyer, seigneur de la Gondie et du Breuil (37), de Born par Périgueux, prséenté par M. de Macon du Sauzet.

19 mai 1753.
Jacques Delcer et son fils François, de Monferrand du Périgord, présentés par M. de Beauregard.

1er mai 1754.
Nicolas-Joseph de Lidonne, de Périgueux, présenté par M. de Jaurias, son oncle.

16 juin 1754.
François Teullier de Saint-Hilaire, présenté par son père.

13 août 1754.
Théodore Dupuch de Grangeneuve, écuyer, d'Eymet, présenté par M. de Poinssonnet (38).

4 septembre 1754.
Pierre Beauville de la Poyade, de Montravel, présenté par son frère (39).

8 avril 1755.
Elie-Jean Fourichon, écuyer, seigneur de Croze, de la paroisse de Milhac de Nontron, présenté par M. de la Brousse, son oncle (40).

2 avril 1755.
Jean Castillon de la Jaumarie, de Périgueux, présenté par son père.

4 mai 1755.
Louis de Lamberterie, chevalier de Malzac, paroisse de Rouffignac, présenté par M. de la Jaumarie (41).

28 juin 1756.
Mathieu Dartinsec chevalier de La Forie, paroisse de Morte mart, présenté par M. Martin de la Chosedie, garde du Roi (42).

30 décembre 1756.
Jean Masmontet de Fontpeyrine, de Sainte-Foy sur Dordogne, présenté par M. de Poinssonnet (43).

6 juin 1757.
François Nicolas Despaques, de Montagnac-la-Crempse, présenté par son père.

6 septembre 1757.
Bertrand Castan, de la paroisse d'Orliaguet, présenté par M. de Gorsse.

2 avril 1758.
François de Bardy, seigneur de Fayolle, né à Faurtou, paroisse de Montagrier, présenté par M. de Saint-Hilaire (44).

17 octobre 1758.
Jean Dartensec, écuyer, sieur de la Farge, natif de la Forie, paroisse de Mortemart, présenté par son frère.

3 mai 759.
Etienne Gaussen du Temple, né à Sainte-Foy sur Dordogne, présenté par M. de La Poyade (45).

12 juin 1759.
Jean-Pierre de Valette, né à Varenne près Bergerac, présenté par M. de Poinssonnet (46).

5 septembre 1759.
Adrien Faure, d'Excideuil, présenté par M. Despaques.

21 décembre 1759.
Jean de Boufils, écuyer, sieur de la Vernelle, de Bergerac, présenté par M. de Commarque, garde du corps (47).

21 février 1760.
Guillaume-Joseph de Burier sieur de la Sicardie, de Cendrieux, présenté par M. le marquis de Lostanges.

16 mars 1760.
Jean Bordrie de la Douch, du Bugue, présenté par M. de Carrieux et par M. Dales, garde du corps.

31 août 1760.
Pierre Esclaffer de la Gorse, né à Nadaillac en Périgord (48).

29 septembre 1761.
Raymond d'Orsort (Orosaure) de Tantalou, de Périgueux, présenté par M. La Roque, capitaine de cavalerie.

18 novembre 1761.
Martial Guichard de Versinas, de Périgueux, présenté par M. du Cheyron.

10 avril 1762.
Pierre Manon de la Planssonnée, écuyer, seigneur de Montarcas, natif de Périgueux, présenté par M. le comte de Neuvi.

4 mai 1762.
Joseph-Jérôme de Bonnet de la Chapoulie, écuyer, de Sarlat, présenté par M. de Saint-Hilaire (49).

10 mai 1762.
Jean Limoges des Périers, de Terrasson, présenté par M. de Saint-Exupéry.

10 juin 1763.
Joseph de Mérédieu, écuyer, seigneur de Maupas, de Périgueux, présenté par M. de la Bastide.

25 juin 1763.
Adrien-Ambroise Texier, seigneur de Thalivaux, de Nontron, présenté par son père (50).

4 décembre 1763.
Jean et Jean de Commarque, 11 et 10 ans, petits-fils de M. Menou de Camboulan, ancien gendarme.

2 avril 1764.
Guillaume Delsond (Delfau), écuyer, de Darland, diocèse de Sarlat (Daglan) (51).

15 août 1764.
François Lansade de Plaigne, d'Excideuil, présenté par son père (52).

10 octobre 1764.
Henry Quessart de Beaulieu, de La Roche-Chalais, présenté par le comte de Périgord (53).

17 avril 1765.
Joseph d'Alibert, écuyer, de Saint-Jean d'Estissac, présenté par M. de Montagnac, garde du corps.

10 juin 1765.
Antoine Gigounouac, seigneur de Verdon, présenté par son frère, garde du corps (54).

12 juin 1765.
Jean-Baptiste Gondour de Beaulieu, de Sarlat, présenté par M. de Gorsse.

9 mai 1766.
Jean-Claude de Desmartis, de Bergerac, présenté par M. Duzerche, lieutenant-colonel au régiment de Soubise.

19 juillet 1766.
Jean-Marie de Montagu, écuyer, seigneur de la Siguenie, de Périgueux, présenté par M. de la Bastide (55).

12 juillet 1766.
Jean de la Garcie, écuyer, de Campagnac près Sarlat, préseuté par M. de Verdon, garde du corps.

19 décembre 1766.
Jean de Grenier de Nabineau, écuyer, né au Pizou, présenté par l'abbé Gameson (56).

4 février 1767.
Antoine Reynal, de Domme, présenté par M. le chevalier de Bonnefond, capitaine aux grenadiers de France et M. de Saint-Exupéry, exempt des gardes du corps.

27 février 1767.
Jean d'Eymerie, né à Pomport, présenté par M. de Ségur, capitaine aux Dragons-Soubise (57).

29 avril 1767.
Simon de Brou, de Périgueux, presenté par M. de Montrevel (58).

8 mai 1767.
Pierre Theullier de Saint-Hilaire, de Tourtoirac, présenté par son père (59).

8 août 1767.
Joseph Valleton de Boissière, chevalier de Garraube, écuver, de Bergerac, présenté par M. Daché. – Se retira pour acheter une charge dans les Cent-Suisses.

29 mars 1768.
Jacques Depuis, écuyer, de Bergerac, présenté par M. Depus, garde du corps (60).

14 juillet 1768.
François-Etienne de la Salle, écuyer, de Blis-et-Born, présenté par M. de la Salle de la Gondye, son père (61).

28 novembre 1768.
Antoine Audebert du Breuil, de Périgueux, présenté par M. le comte d’Apchon (62).

1er avril 1769.
Henry de Molesme, de Poujol, présenté par M. de Castan.

12 janvier 1770.
François de la Broue, écuyer, natif de Gomie, diocèse de Sarlat. Adresse à Payrac en Quercy. Présenté par M. Daché (63).

23 février 1770.
Jean Pourquery, écuyer, de la ville de Limeuil, présenté par M. Daché.

2 avril 1770.
Pierre-Isaac Fumouce de Thénac, né paroisse du Monteil près Bergerac, présenté par M. Dache (64).
Joseph Byma de Fregigues, de Bergerac, présenté par son père et M. de Poinssonnet (65).

25 avril 1770.
Jean-Léonard de la Borderie de Boulou, écuyer, de Montignac, présenté par M. l'abbé de Cléda.

28 juin 1770.
Pierre Boischier seigneur de Noyllac, de Périgueux, présenté par M. de la Bastide.

1er octobre 1770.
Jean-Baptiste de Valbrune, écuyer, seigneur de Bclair, de la paroisse de Léguilhac-de-Loches, présenté par son frère, garde du Corps (66).
Bernard-Francois Dartenset, écuyer, de Gourjou près Agonac, parent de M. de la Bastide (67).

12 octobre 1770.
Mathieu de Ségur, né à Bergerac.

15 octobre 1770.
Etienne-Pierre de Charade (Chérade) de Monbron d'Orlie, âgé de dix ans (68).

1er février 1771.
Jean-Philippe Moreau de Montjulien, écuyer, né paroisse de SaintMartial de Valette au château de Moncheuil (69).

11 mars 1771.
Jean Dumas de la Rongère, écuyer, sieur de la Morlie, de Terrasson, présenté par M. de Saint-Hilaire.

28 avril 1771.
Guillaume d'Éguilhen (Guilhen), écuyer, sieur de la Gondye, d’Excideuil, présenté par M. le vicomte d’Harambure. – Congé du 28 novembre 1775 pour entrer dans les troupes légères (70).

1er septembre 1771.
Pierre-François-Georges de la Bastide, de Périgueux, présenté par son frère, maréchal des logis (71).

23 avril 1772.
François de Vergniol de la Gramure, écuyer, né à Bergerac, présenté par MM. de Montchenu et le comte de Bonneville. – Congé du 22 novembre pour entrer dans le régiment de Port-au-Prince.

12 juin 1772.
Joseph Valleton de Boissière, écuyer, du château de Garraube près Bergerac, présenté par M. de Saint-Martin de Veyran.

24 juin 1772.
Pierre Borros de Gaimanson, de Mussidan, neveu de M. l’abbé de de Gamanson (72).

7 juillet 1772.
Guillaume-Silvain Durand de Nouaillat, écuyer, de Puyberaud près Nontron, présenté par M. du Chatenet (73).

21 septembre 1772.
François de Beaupuy, écuyer, de Fossemagne, présenté par son frère, garde du corps.

8 février 1773.
Pierre de la Poyade, de La Mothe, près Castillon-sur-Dordogne.

30 avril 1773.
Antoine de Mestre, seigneur de Brayac, de Montravel, présenté par M. de la Poyade (74).

7 septembre 1773.
Pierre-Emerie de Méredieu de Chamlebon, écuyer, né à Périgueux, aux Termes, près Mussidan, présenté par M. de Valbrune, garde du Corps.

8 octobre 1773.
François de Belcier, chevalier, seigneur du Verdier, de Périgueux, sorti des Pages de Provence (75).

11 décembre 1773.
Antoine Buisson, écuyer, de Saint-Jean de Cours-de-Piles, présenté par MM. de Gorsse, gendarme et de Lortal, garde du corps.

25 décembre 1773.
Jean-Marie Moreau, chevalier de Saint-Martin, écuyer, de SaintMartial de Valette, frère de M. de Montjulien (76).

1er janvier 1774.
Jean-Baptiste Theullier de Saint-Hilaire, de Tourtoirac, fils d'un brigadier (77).

3 février 1774.
Léonard-Simon Dutchassaing de Fonbressin, écuyer, de Sainte-Alvère, présenté par MM. de Ratevoul, son oncle, et Duchassaing, son frère, garde du corps. – Réinscrit le 8 février 1787 (78).

25 juillet 1774.
Nicolas de Lidonne, de la Mothe, paroisse de Hautefort, présenté par M. Dubrachet.

1er septembre 1775.
Arnaud de Villegente, écuyer, seigneur de la Renaudière, de Ribérac, présenté par M. de Saint-Hilaire (79).

1er avril 1782.
Martial Castillon de la Jaumarie, de Sainte-Marie de Vergt, présenté par son père, brigadier (80).

12 juillet 1786.
Jacques-Philippe de Chaudra de Trélissac, écuyer, de Trélissac, près Périgueux, présenté par M. de la Jaumarie, porte-étendard (81).

15 juillet 1786.
Jean Duvignaud, de Thiviers, fils d'un ancien gendarme, présenté par M. de la Jaumarie.

15 janvier. 1787.
Charles Pasquet, chevalier, seigneur comte de Salagnac, de la pa roisse de Hautefort, ex-lieutenant au régiment de Turenne, présenté par M. du Cheyron, som cousin (82).

9 février 1787.
Armand de Gontaut de Biron, âgé de quinze ans, présenté par son père, mestre de camp de Royal-Dragons (83).

24 février 1787.
Simon-Samson de Royère, fils d'un ancien mousquetaire, présenté par M. du Cheyron, major de la compagnie

26 février 1787.
Antoine Forichon, écuyer, de Waunac, fils de M. La Bardonie, ancien gendarme, présenté par M. du Chatenet, maréchal des logis (84).

5 mars 1787.
Jean de Senaillat, écuyer, né à Tresse, par Le Bugue, présenté par son oncle, lieutenant-colonel du régiment Dauphin-dragons.

7 avril 1787.
Jean-Sicaire Basset de la Mothe Dampine, né à Trélissac, fils d'un brigadier des gardes du corps, présenté par M. le comte d'Agoult.

15 avril 1787.
Julien de Lidonne, présenté par son oncle, fourrier major des gardes du corps.

25 avril 1787.
Pierre-Jean de Montegu, écuyer, d'Agonac, présenté par son père (85).

30 avril 1787.
François Gontier de Biran, de Bergerac, présenté par Madame la baronne de Gontaut (86).

Comme On le voit, cette liste documentaire de Cent-quarante noms périgourdins (sauf erreur ou omission de notre part) est considérable eu égard à un effectif peu nombreux de gendarmes et toujours plus restreint (87). On y trouve les fils après les pères : Castillon de la Jaumarie, Delcer, Nicolas-Despaques, Duvignaud, Eyma de Frégiguel, Forichon de la Bardonnie, Lansade de Plaigne, de Ramefort, de la Salle, Texier, Theulier de Saint-Hilaire. On rencontre des frères, des cousins, des oncles et des neveux : par exemple les d'Artenset, les La Bastide, les Labrousse, les Lapoyade, les Moreau de Saint-Martin. Ainsi prennent naissance et se perpétuent des traditions militaires qui attachent davantage les familles à la monarchie et maintiendront au Service de la cause royale, quand grondera la Révolution, des sujets fidèles jusqu'en émigration. Ce sont le plus souvent des militaires qui présentent les nouveaux gendarmes, parfois des grands seigneurs, même des abbés et des dames.

Le 30 septembre 1787, une ordonnance supprima définitivement la Compagnie des gendarmes de la garde du Roi.

Notes :

1. Arnand de Madaillan, marquis de Lassay, né en 1652. Son père acheta pour lui la charge de guidon des Gendarmes au marquis de Pompadour, qui se repentit de l'avoir vendue, d'où un duel célèbre au Pont-au-Change. Quoique blessé d'un terrible coup d'épée, Armand mit son adversaire hors de combat. En 1674, il devint enseigne à ce corps, charge valant alors 100.000 écus. Il mourut en 1738, décoré du St-Esprit et de la Toison d'Or après une existence assez romanesque.

2. Louis-Joseph de Madaillan de Lesparre, comte de Chauvigny, marquis de Montataire, fut sous-lieutenant aux Gendarmes, chevalier de Saint-Louis. Il décéda, sans hoirs, le 13 mai 1739. Deux branches de cette famille étaient périgourdines.

3. Jean de Paty, sieur de Fontblanche, fut nommé en 1703 brigadier des Gardes du Corps. Il épousa Luce Lafite. Son père était consul de La Linde,

4. Hélie Ledrier, chevalier de Saint-Louis, fut brigadier (dès 1722) puis maréchal des logis. En août 1727 il épousa Suzanne de Barbesson en présenée de Mr de Mirambaut, gendarme de la Garde.

5. La famille de Fondou de Ramefort habitait Saint-Priest de Mareuil.

6. J.-B. de Marendat du Cousset, mort à Varaignes à l'âge de 80 ans et transporté à Bussière-Badil vers 1750, est qualifié ancien maréchal des logis de la garde du roi et chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Veuf de Anne de Labrousse, il avait épousé en 1743 Ursule de Masvaleix, delle de Lisle, et légitima un fils par ce mariage.

7. P. de La Garde de Valon, sieur de Mirabel, marié en 1681 à MarieAnne de (Chasteigner.

8. Louis Roux, fils de Joseph, seigneur de Campagnac et d'Isabeau de Roffignac ; probablement le même que Louis-Joseph, fils dus mêmes, page de la Grande-Ecurie en 1701, lieutenant des maréchaux de France en la sénéchaussée de Sarlat, marié en 1707 à Françoise de Saint-Astier.

9. Il devint brigadier des Gendarmes, obtint la croix de Saint-Louis, fut blessé à Audenarde et à Malplaquet, puis anobli en avril 1743. Mort à 78 ans, François de Labrousse de Belleville fut inhumé en 1760 à Bussière-Badil.

10. A. de Loulme, sieur de La Grange et de Poumarède, fils d'autre Antoine, possédait des forges près de Sarrazac. Il avait épousé Marie-Madeleine de Courlay qu'il perdit en 1729 et qui fut inhumée dans l'église de Saint-Romain.

11. Joseph de Beaudet, seigneur de Cardou (aujourd'hui commune de Bourniquel, canton de Beaumont), né en 1687, décédé en 1764, n'ayant eu que des filles de Catherine de Montalembert.

12. Il était fils de Claude et de Raymonde Amelin ; il fut baptisé le 27 août 1676. Il épousa N... de La Barthe.

13. Pierre de Labrousse de Panivol mourut à l'âge de 37 ans environ et fut inhumé vers 1727 dans l'église de Bussière-Badil.

14. Né en 1696, il décéda en 1775, avec la croix de Saint-Louis, à Bondieu, paroisse de Vélines, où il demeurait. Il fut maintenu dans sa noblesse par arrêt du Conseil d'Etat en 1746.

15. Jean de Labroue et Jeanne de Brian eurent trois fils prénommés Jean : l'un dit de Saint-Avit devint capitaine au Normandie-infanterie, il s'allia avec Marie Bricheau ; l'autre fut lieutenant à ce régiment ; le troisième, dit le chevalier, fut aussi officier.

16. Lire Pierre Eyma de Frégiguel, seigneur du Périer et de Lescuretie, anobli par la charge de secrétaire du Roi, le 28 juin 1733, marié à Jeanne de Sorbier.

17. Lire Hélie du Vignaud, qualifié d'ancien gendarme de la Garde, de capitaine de cavalerie, de chevalier de Saint-Louis, d'habitant de Thiviers et de veuf d'Anne Grant de Tenteillac dans son acte de mariage avec Jeanne Conte, en 1768.

18. La Gironnie était dans Pomport, juridiction de Montcuq. Pierre d'Alba, né en 1698, décédé dés 1750, avait épousé Suzanne de Brugière.

19. Il faut probablement lire : François de Malet de la Jorie. A cette époque vivaient deux François de Malet de la Jorie.

20. Adrien de La Bastide, seigneur de Chaune et Suzanne de La Rue, eurent : 1° Pierre susdit ; 2° Jean-Baptiste, seigneur de la Borie, marié le 4 janvier 1788 à Louise de Clermont.

21. Peut-être Pierre-Valentin de La Bastide, seigneur du Perrier, de Chaune et de la Bocherie, chevalier de Saint-Louis, mestre de camp de cavalerie, amobili en 1773.

22. Pierre de Lalané, seigneur de Labarde, devint fourrier des logis du Corps de la Reine ; il fut inhumé en 1792 à Saint-Médard de Mussidan. Son père, Joseph, avait été capitaine d'infanterie.

23. Fils d'un conseiller aux Aides, d'une famille de la bourgeoisie de Tourtoirac, Antoine Theulier de Saint-Hilaire, seigneur de Borie-Marty et du Bal, devint brigadier des Gendarmes et chevalier de Saint-Louis. Il fut anobli en mai 1779 et se maria deux fois : 1° avec Suzanne Virideau à Thiviers en 1744 ; 2° avec Elisabeth de Reynier.

24. André Nicolas, seigneur des Pâques, épousa en 1747 Marie du Rieu de Marsaguet. Fils de Jeanne de Chalup, il fut présenté par un La Bastide, son cousin, fils d'Antoinette de Chalup.

25. Il fut ensuite capitaine au Montmorin. Le 17 juin 1769 il s'allia avec Elisabeth de Crémoux.

26. Lire : du Suau de Marauzac. Il naquit à Sarlat le 21 juin 1709, épousa à Paris, le 8 janvier 1737, Louise-Victoire de Riencourt, il fut également mousquetaire.

27. Il doit s'agir d'Hélie d'Escravayac, sieur de la Barrière, chevalier de Saint-Louis en 1770, porte-étendard des Gendarmes en 1775, né à Busserolles en 1728, marié le 21 mars 1745 avec Marguerite du Barry.

28. Bertrand-Louis de Chantal, seigneur de Puylimeuil, épousa vers 1755 Marie de Gilet et reçut peu après des lettres d'anoblissement.

29. Il doit s'agir d'un fils de Pierre-Laurent de La Porte, seigneur de la Dersse, lieutenant des maréchaux de France et de Sabine de Saint-Chamans, fille de Marie de la Porte de Baneuil.

30. Léonard Aubin (les actes anciens portent souvent Ouby, forme romane), sieur de Jaurias (paroisse de Gouts). Né en 1729, mort en 1763, anobli vers 1745, marié en 1753 à Marguerite de Vars de Bosredon. Il avait un frère prénommé également Léonard.

31. Peut-être Vincent, né en 1730 du mariage d'autre Vincent, sieur de Gardomne et d'Elisabeth Devaines.

32. Pour ces Lansade voici ce qu'on peut dire, puisque surtout le père n'a pas été nommé plus haut : Pierre de Lansade, seigneur de Plaigne, gendarme de la Garde, épousa le 25 janvier 1702 Marie-Françoise Roche. Il en eut : Pierre, né en 1703, inhumé à Excideuil en 1786, à 83 ans, qualifié de brigadier des Gendarmes dès 1732, chevalier de Saint-Louis, marié en février 1785 à Marguerite Chasteau, père d'un Yrieix (celui ci-dessus) et d'un Yrieix-Pierre (1753-1834).

33. Il faut lire Cassieux, aliàs Cassius, famille du Bergeracois. En 1759, un Charles de Cassius habitait som repaire de Farges, paroisse de Saint-Martin de Bergerac. — M. de Poinssonnet, qui le représentait, était un Gendarme du Roi, demeurant à Bordeaux.

34. Sicaire-Adrien Texier, sieur de Talivaud, né en 1727, chevalier de Saint-Louis, marié à Françoise Périgord, guillotinée le 28 ventôse an II. Il eut, non pas un, mais deux fils gendarmes : Ambroise-Adrien, né en 1753 et Adrien-Bertrand, reçu gendarme à 10 ans, capitaine du génie en 1791, émigré, mort en 1852 à Augignac ne laissant que des filles.

35. Il faut lire Lombard, sieur du Chazeau.

36. Jean de La Poyade reçut en 1780 des lettres de noblesse, confirmées en 1788. Le 13 janvier 1764, il passa contrat de mariage avec Jeanne de Tauzia-Litterie.

37. François de La Salle, sieur du Breuil, né en 1728, chevalier de SaintLouis, marié le 23 mai 1749 à Marie Deglane, et son frère François, époux de Marie de Lamberterie, reçurent des lettres de réhabilitation de bourgeoisie.

38. Il s'agit de Théodore Morand, fils du sieur du Puch et de la Grangeneuve, né en 1735 à Eymet, de la famille des généraux Morand-Dupuch. La Grangeneuve est dans Saint-Hilaire de Trémolat.

39. C'était un fils de Jacques de La Poyade, mort en 1762, et de Marie Le Berthon.

40. Hélie-Jean-Noël Fourichon (aliàs Forichon), seigneur de Croze et de La Bardonnie, fils de Pierre-François et de Marie de Labrousse, épousa à Vaunac, en 1769, Marie Guichard et mourut en 1780 à Milhac de Nontron.

41. L. de Lamberterie, seigneur de Marzal, fils de François, baron du Cros, et d'Anne de Calvimont, mourut en 1760 sans alliance.

42. Jean d'Artensec épousa Marie de Lalande.

43. Jean de Masmontet de Fonpeyrine, seigneur de Nastringues, né le 3 août 1744 du mariage de Joseph, lieutenant au Normandie, et de Suzanne de Labroue, sœur d'un Gendarme du Roi. Il servit dans les Gendarmes jusqu'en 1775, fut nommé rapporteur au Point d'Honneur et mourut en 1820. Il se maria en juin 1775 avec Marie Pauvert de La Chapelle.

44. Peut-être François Bardi, sieur de Fayolle, fils de Joseph, sieur de Fourtou et de Marie Chabaneix, allié en 1765 avec Françoise Richard de Puylibeau.

45. On trouve à cette époque Etienne Gaussen du Temple, marié à Marie de Mestre, mais mousquetaire, et un David Gaussen, sieur de Plaisance, qualifié en 1787 d'ancien Gendarme de la Garde. Celui-ci épousa Anne de Lespinasse.

46. Jean-Pierre de (aliàs de La) Valette, seigneur de Varennes, chevalier de Saint-Louis.

47. La Vernelle était dans Saint-Félix de Monclar, Il épousa le 7 février 1763 Jeanne de Grézel.

48. L'orthographe est Sclaffer de Lagorce.

49. Il naquit le 30 septembre 1738 et décédé le 13 mai 1788. Il s'unit le 11 août 1772 à Marie-Françoise Londieu de La Calprade.

50. Voir ci-dessus la note le concernant. Il mourut probablement sans hoirs.

51. Guillaume Delfau, né en 1730, fut d'abord avocat ; il fut anobli par le capitoulat en 1771. Il s'allia en 1757 à Françoise Laveyrie. C'était le frère aîné de l'archiprêtre de Daglan, massacré aux Carmes, et le père de Guillaume, député à la Législative et secrétaire général de la Dordogne.

52. Ce Lansade est vraisemblablement François, seigneur de Plaigne, marié en 1775 à Catherine Lidonne, puis en 1791 à Thérèse Debetz.

53. Henri de Queyssart, sieur de Beaulieu, paroisse de Parcoul, épousa vers 1760 Marguerite Peyruchaud. Dans les manuscrits de Chérin (166) on trouve sa requête en maintenue de noblesse.

54. Fils de Germain, capitaine au Gondrin, il naquit en 1728, fut soldat en 1745, lieutenant à Anjou en 1746, réformé en 1748, puis Gendarme et en 1771 officier au régiment provincial de Périgueux. Antoine, son frère et présentateur, plus jeune que lui de 10 ans, fut admis aux Gardes du Corps en 1759.

55. Voir plus loin.

56. Jean de Grenier de Nabinaud testa le 2 octobre 1792, n'ayant eu qu'un fils, Jean François, qui fut Garde constitutionnel de Louis XVI. Son présentateur est vraisemblablement l'abbé Borros de Gamanson.

57. Il s'agit de Jean-Hélie Eymerie, sieur de Martineau, présenté par son beau-frère, Isaac de Ségur, seigneur de la Pleyssade.

58. ll était seigneur de Lauretie et servit d'abord au régiment de Berry. Il s'allia avec Cathorine de Montozon.

59. Voir ci-dessus, il dut être reçu très jeune.

60. Lire de Piis.

61. Présumé le même que François de La Salle (fils de François, le Gendarme ci-dessus nommé) né en 1758, marié le 16 avril 1788 avec Anne Sarlat-Petit.

62. Il épousa Anne de Chasseloup-Laubat.

63. Il fut seigneur de Péchimbert et de Gaumiers. Il eut un fils qui fut héritier de M. Daché, son proche parent vraisemblablement.

64. Ce fils de Jean Fumouze, sieur de Thénac, avocat, et de Marie de Papus, naquit à Lamonzie-Saint-Martin le 26 mars 1748.

65. Joseph Eyma de Frégiguel, fils du précédent, mourut sans alliance, Ie 28 avril 1780, ne laissant que trois sœurs.

66. Bélair est dans Léguilhac de l'Auche. Le 22 mai 1770, il passa contrat de mariage avec Marguerite Daulède. .

67. B. F. d'Artensec, fils de François et de Françoise de Roger, épousa le 40 septembre 1788 Marie Delard.

68. Il ne peut s'agir que d'un fils aîné, inconnu des généalogistes de P. A. Etienne Chérade de Montbron, seigneur de Drouille (pour Orlie), marié en 1760 à Jeanne de Jovion. On peut supposer que cet enfant ne rejoignit le corps que plus tard.

69. Nous trouvons trois frères : 1° Jacques-Philippe Moreau de Montcheuil (et non Montjulien) dit de Villejalet, né en 1762, reçu Gendarme de la Garde, compagnie de Soubie, émigré, mort sans alliance en 1829 ; 2° Jean-Marie seigneur de Saint-Martin, né en 1757, marié en 1796 à Marie Babaud de Lafordie ; 3° Jean-Philippe Moreau, de Saint-Martial, né en 1751, président aux Aides à Bordeaux, en 1779, où il mourut en 1804.

70. Ce fils d'Yrieix de Guilhem, sieur de la Gondie, capitoul de Toulouse, fut arrêté le 18 mai 1793 et guillotiné à Paris le 30 juin 1794.

71. Voir sur ces La Bastide de Chaune une note ci-avant.

72. Un Borros de Gam}nson, mort en 1812, est dit à eette époque ancien officier rouge de la Garde.

73. Ce fils présumé de Léonard Durand, sieur du Breuil, habitant de Puyberault, fut anobli vers 1770 par la charge de secrétaire du Roi près la Chambre des Comptes de Provence. En 1773, il épousa à Thiviers Anne Robert de Fédout, habitant le château de Vaucocourt ; d'où plusieurs enfants nés à Lempzours et à Saint-Pierre de Côle.

74. Il épousa avant 1778 Henrye Gaussen, peut-être sœur de David ci-dessus.

75. Ce fils d'Etienne, seigneur du Verdier et d'Elisabeth Arnault de Sarrazignac, fut baptisé à Brantôme le 2 novembre 1756.

76. Voir la note ci-dessus.

77. Il s'agit d'un fils d'Antoine et de Suzanne Virideau, baptisé en 1759.

78. Simon-Léonard (observer que le texte intervertit parfois l'ordre des prénoms) du Chassaing, fils de Joseph, sieur de Fonbressin et de Taratin, capitaine de cavalerie, passa contrat de mariage avec Honorée-Elisabeth Pasquet de Chamier le 14 mai 1784, se qualifiant encore de gendarme.

79. Né en 1755, ou circa, il épousa Marguerite Berthoumieux. Il avait un frère, Denis, qui servit dans la compagnie des Gendarmes anglais de 1778 à 1784.

80. Né vers 1766, il épousa le 3 septembre 1846 (sic) Anne Despey.

81. J. P. Chaudru, seigneur de la terre de Trélissac, qu'il vendit en 1820.

82. Ce comte de Salaignac, baptisé en 1755, épousa vers 1783 Françoise Labonne de Jumeau.

83. C'est un fils d'Amélie de Bouflers et du duc de Lauzun, général de la Convention, guillotiné en décembre 1793.

84. Voir ci-avant.

85. Pierre-Jean de Montégu, fils de Guillaume-Jean, seigneur de la Séguinie, Gendarme du Roi (nommé plus haut) et de Madeleine Bouchier, fut baptisé à Agonac en 1770.

86. J. F. Gontier de Biran, dit du Breuil, baptisé à Bergerac en 1761, émigra, reçut la croix de Saint-Louis et décéda en 1836, ne laissant qu'une flle de Wilhelmine van den Hoevel.

87. Il faut se garder de confondre, comme on le fait parfois, la gendarmerie de la Garde avec les compagnies des gendarmes du Roi qui appartenaient à la gendarmerie de France, ou de Lunéville, en raison de leur résidenco de 1767 à 1788.

Source : Le Périgord militaire, de Joseph Durieux.

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Dîner au château de Laborie

Dimanche 17 mai.

Ma sœur, son mari Constantin et moi sommes partis de Nontron à cheval pour voyager ensemble presque toute cette semaine. Ils ont des affaires à Périgueux, où nous nous séparerons.

De Nontron à Saint-Angel, après avoir traversé une montagne de schiste en grosses masses, l'argile devient moins schisteuse, plus délitée, la pierre calcaire devient plus abondante. J'ai rencontré sur ma route de gros blocs très durs, très variés, quoique en général d'un brun café, qui me paraissent être une espèce de jaspe. M. le comte de Lagarde, avec qui nous avons dîné chez Mme la comtesse d'Aydie et qui est seigneur du lieu, m'a promis de m'en envoyer un morceau des mieux choisis que je ferai polir. Cette épreuve est intéressante. Il doit aussi m'envoyer un échantillon de terre qu'il croit être de la marne. C'est un des gentilshommes du Périgord les plus respectables par les qualités du cœur et de l'esprit. Il est aussi fort riche. Son château est à une petite demi-lieue de Nontron. Je lui ai promis de l'y aller voir dans ma première tournée.

Cette pierre, soit jaspée, soit agathisée (et peut être est-ce l'un et l'autre), disparaît avant Saint-Pancrace. On ne voit plus que pierres calcaires délitées et répandues dans les champs, et beaucoup de silex. Aussi l'aperçoit-on à la culture des champs qui semblent prendre une nouvelle vie.

Mme la comtesse d'Aydie, chez qui nous avons dîné au château de Laborie, est déjà fort âgée, et d'une santé faible. Son nom est Javerlhac, et elle est nièce du fameux chancelier d'Aguesseau, qui prit soin à Paris de son éducation. Sa fille, qui est morte, avait épousé le marquis de Chapt, comte de Ribérac. Mme de Chapt était une femme d'une figure distinguée et d'un esprit rare; mais sa passion funeste pour son beau-frère, le chevalier de Ribérac, qui fut tué en duel, fit le malheur de sa vie, troubla celle de son mari qui l'aimait. Elle eut la singularité de ne vouloir jamais être guérie d'une maladie qu'elle n'avouait pas, et de ne jamais se confesser. Mme d'Aydie, sa belle-mère, est fort timide, quoiqu'elle ait toute sa vie vécu dans le plus grand monde. Sa fortune est très considérable, et elle l'a assurée en partie à son gendre, M. de Chapt, qui la subjugue.

Le château de Laborie n'a rien que d'ordinaire, et c'est un des monuments gothiques du Périgord les moins remarquables. Il est accompagné d'un bois.

Nous avons vu chez Mme d'Aydie une jeune fille, nièce de sa femme de chambre, qui née pour la musique et les arts mécaniques avec des talents surprenants. Elle a appris toute seule à jouer passablement du clavecin, du violon et de la basse de viole. Elle raccomode elle-même et accorde son clavecin, fait les touches, les sautereaux, etc. Elle démonte tous les ressorts d'une montre, d'une pendule, en connaît les défauts et y remédie. Ses essais pour le dessin annoncent aussi du talent. C'est grand dommage qu'elle ne soit jamais sortie de ce trou du Périgord, et qu'elle ne soit pas mariée à quelque artiste qui sût apprécier son génie. Elle n'a guère que dix-sept à dix-huit ans, et n'est pas mal.

De Laborie, nous avons été à Brantôme.

Source : Journal de tournée de François-de-Paule Latapie, inspecteur des manufactures de Guyenne.

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10 juillet 2016

Opinion de Devars dans le procès du Roi

Devars a laissé dans ses papiers une longue déclaration qui se présente comme un discours fait à ses collègues de l'assemblée, dans lequel il répond aux quatre questions posées, développant chaque fois un raisonnement argumenté.

A la première question (la culpabilité) : «je ne suis point convaincu de tous les faits imputés à Louis, je suis convaincu qu'il y a eu une conspiration contre la sureté intérieure et extérieure de l'État... qu'enfin Louis est un des principaux chefs de cet horrible complot et le plus coupable de tous... en conséquence je le déclare coupable...».

A la seconde question (l'appel au peuple) : «... quelque soit la prépondérance de vos suffrages, jamais ils ne sauraient dominer ma propre conviction, ni me faire adopter, pour mon vœu, une mesure que je penserai effectivement contraire aux intérêts précieux qui me sont confiés... Je suis bien convaincu que l'opinion du renvoi au peuple pour faire sanctionner le décret... contre Louis ne prévaudra pas et qu'elle sera rejetée...».

Devars parle ensuite très longuement des pressions, des dangers et des menaces auxquels ils sont soumis: «au sortir de cette salle... encore hier au soir 100 ou 150 personnes... sur notre passage et nous poursuivirent par pelotons en nous apostrophant et en nous accablant... mais j'entends ma patrie alarmée qui me dit : si tu prononces sur le sort de Louis sans me consulter, tu me livres aux plus cruelles factions...»

Suit un long passage où l'on retrouve presque mot pour mot la déclaration de Maulde pour justifier l'appel au peuple. Nos deux conventionnels auraient-ils agi de concert ? ou l'un se serait-il inspiré de l'autre ?

A la troisième question (la peine): «...dans mon âme une conviction à laquelle je ne puis résister et qui me dit impérativement que la mort de Louis, bien plus que son existence, peut infiniment compromettre le salut et la gloire de ma patrie, que sa détention pendant la guerre et son bannissement à la paix sont deux mesures salutaires qui concilient parfaitement la sureté générale avec la grandeur, la dignité et la générosité de la Nation française... On ne m'accusera pas sans doute de faiblesse ni de pusillanimité puisque ceux qui ne votent point pour la mort de Louis sont horriblement menacés, que même leur vœu excite des murmures dans un certain côté de cette salle...».

Pour appuyer son choix Devars se réfère à une lettre de la Société patriotique d'Angoulême, à leurs députés Bellegarde et Guimberteau, se prononçant dans le même sens, à savoir l'emprisonnement et le bannissement.

A la quatrième question (le sursis) : «j'ai voté pour le renvoi au peuple, j'ai voté pour la réclusion... invariable dans mes principes, je ne puis que voter pour l'affirmation... en disant oui: et en cela je rends au peuple, mon souverain, le dernier et seul hommage qui me reste dans cette importante affaire. Car si mon vœu est rejeté, tout est fini ; si au contraire il est adopté, il (le peuple) pourra réclamer contre une mesure qui l'intéresse si essentiellement ou l'approuver par son silence.»

Finalement cette déclaration se présente comme un plaidoyer que le conventionnel charentais se forge lui-même, pour se guider dans les réponses aux questions posées. Sa déclaration publique, face à la question n° 3 n'est que le résultat logique de débats intérieurs, qui l'ont conduit à rejeter la peine de mort. Toute l'argumentation tourne autour d'un pivot central auquel le raisonnement le ramène chaque fois, à savoir le principe du peuple souverain qui doit s'exprimer ou celui de l'intérêt supérieur de la Nation qu'il s'agit de sauvegarder.

Comme ses collègues de la Convention Devars à aucun moment ne fait appel à des arguments traditionalistes, tel l'inviolabilité de la personne royale... ou d'autres d'ordre sentimental. Il reste dans le contexte légal du moment, en janvier 1793, où il n'y a plus de Roi et la France est une République.

Est-ce à dire que dans le fond de sa personne ne subsiste aucun attachement à la personne du Roi ou à la monarchie déchue ? Il n'est pas possible de répondre à cette question.

Au total un document humain, resté inédit jusqu'à présent et qui est à l'honneur du Conventionnel charentais. Il nous a été aimablement communiqué par des descendants directs de la famille. Nous n'en publions que des extraits essentiels et significatifs.

Source : La Charente révolutionnaire, de Jean Jézéquel.

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09 juillet 2016

La singulière comtesse de Rouffiac

Marguerite Chérade, fille d'Etienne, lieutenant général de la Sénéchaussée, qui fit une fortune considérable, veuve de Jacques Le Musnier, seigneur de Lartige, mère de cinq enfants adultes, en 1749, épouse, dix mois plus tard, Elie des Ruaux, comte de Rouffiac, lieutenant-colonel au régiment de Rouergue, ayant fait, nous apprend H. Molit, « des sommations respectueuses à sa mère ». « Dès le jour de son mariage, elle quitta son mari pour ne jamais habiter avec lui. Elle lui fit souscrire un engagement d'honneur de la laisser vivre « à sa fantaisie » et lui paya cette liberté 1.000 livres de pension annuelle, outre les 30.000 livres qu'elle lui avait données par contrat de mariage. » « Cette femme bizarre n'avait cherché dans son second mariage qu'un titre sonore et le plaisir de se faire appeler comtesse de Rouffiac. Elle interdit aux religieux de La Couronne de pêcher devant son château de La Rochandry, lesquels nous ont appris dans leur défense « que la dame de Rouffiac, petite-fille d'un marchand d'Angoulême, leur suscite un procès injuste... Elle en suscite à tous ceux qui sont dans ses terres, elle a fait assigner son évêque lui-même pour un objet modique... en un mot c'est une femme inquiète qui ne peut vivre ni avec son mari, ni avec ses enfants et qui, quoique catholique et en bonne santé, ne sort jamais de chez elle même le jour de Pâques pour aller à la messe ». Veuve une seconde fois, à 59 ans, elle pense se remarier une troisième fois. Ses enfants la font interdire.

Source : La Charente au XVIIIe siècle, de Gaston Tesseron.

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Commerce local de la fonte et du fer

Les fabricants de canons du Bandiat ne dédaignaient pas les circuits commerciaux locaux ou régionaux. lls disposaient soit de gueuses de fonte, soit des restes ou rebuts de fonte d'artillerie, c'est-à-dire des têtes de canons ou masselottes, « du fer clair », de la « daine » ou fonte de rebut, et enfin, un stock important de « limaille », produite par le forage des pièces de canons. Les registres du fonds Blanchard de Sainte-Catherine, des Archives départementales de la Dordogne, permettent de reconstituer les lignes directrices de ce commerce local.

Le plus souvent, le maître de forges de La Chapelle-Saint-Robert signait des contrats de vente directement avec les forges battantes du voisinage. Mais il avait parfois recours à des intermédiaires, les « marchands de fer » de Nontron, de Piégut, de Saint-Martial-de-Valette, de Javerlhac et d'Angoulême. En dix ans, de 1762 à 1772, Blanchard vendit 1500 tonnes de fonte dans la région plus strictement nontronnaise. La moitié de ce tonnage fut répartie dans la vallée même du Bandiat, y compris Etouars et Saint-Estèphe. En effet, 725 tonnes furent écoulées dans la région, dont 210 tonnes à Ballerand, 50 tonnes environ à Etouars et à Saint-Estèphe, puis 240 tonnes à Vallade, « marchand à Javerlhac » puis maître de forges à Saint-Estèphe ; en outre, 125 tonnes furent livrées à Massalou, « marchand de fer à Javerlhac » et 100 tones environ à Thomas Bernard, marchand de fer à Saint-Martial-de-Valette. De plus, le quart de cette fonte fut écoulée dans les  forges du groupe du Trieux et de la Tardoire, ou groupe de Busserolles, soit un tonnage global de 390 tonnes, réparti en livraisons d'une cinquantaine de tonnes en moyenne pour chaque établissement métallurgique. Dans la vallée de la Dronne, Blanchard expédia 90 tonnes de fonte. Enfin, 295 tonnes furent vendues à divers particuliers, marchands ou maîtres de forges difficiles à identifier.

Une grande partie de la fonte vendue par Blanchard était entreprosée à Javerlhac et à Saint-Martial-de-Valette, dans les magasins de Vallade, Marsalou, Thomas Bernard et Grolhier, « sieur des Virades ». Ces derniers redistribuaient ensuite la fonte aux forges voisines. Dans la région de la Tardoire, au nord de Nontron et pour Ballerand, sur le haut Bandiat, Piégut fut le centre de transit. A Angoulême, Glace, quincaillier et Tournier, « marchand de fer habitant au faubourg de la Bussate », furent des clients de Blanchard de Sainte-Catherine.

Si celui-ci vendit surtout des sous-produits de la fabrication des canons de marine, à partir de 1769-70, il écoula surtout de la fonte en gueuses. En 1771-72, il vendit 326 « agueuzes », résultant de son avant-dernier fondage à La Chapelle-Saint-Robert. ll vendit, de surcroît, un peu d'outillage et de fonte de moulage. A cette époque, la fonte ordinaire se vendait 2 sols la livre ; une enclume valait 24 livres. La limaille, « daine » et coulée se vendit de 4 livres 10 sols le « cent pesant » à 5 livres, soit de 90 à 100 livres la tonne. Ces prix sont inférieurs au prix de vente du quintal d'artillerie, qui valait de 320 à 360 livres la tonne. ll est vrai que de nombreux contrats « locaux » se réglaient en partie en nature. Ainsi, le « sieur du Bouchet », maître de forges à Saint-Estèphe, acheta à Blanchard, en 1763, « 10 milliers de fonte en guzes » et « 20 milliers de limaille fraîche » pour 1350 livres. Le sieur Dubouchet offrait en paiement « 30 brasses de foin à 16 livres la brasse » et le paiement des 870 livres restantes en « 3 pactes égaux ». Le 17 mai 1763, Blanchard conclut un important marché avec Tournier, le marchand de fer d'Angoulême déjà cité. Tournier vendait à Blanchard 446 422 livres (poids) de fonte. Dans cette vente, étaient comprises les masselottes de 398 pièces de canons, d'un poids total de 366 750 livres. Le prix d'achat était de 3 livres 5 sols le quintal (de 100 livres), soit une somme globale de 14 408 livres 14 sols. Cette fonte, prise « aux forges royales de Ruelle », était grevée de 1412 livres 4 sols de frais de transport. Blanchard paya Tournier en nature, c'est-à-dire en fer battu, à 160 livres le millier. Le maître de forges de La Chapelle échangea cette fonte contre du fer livré à Angoulême par 5 maîtres de forges à battre de la région et par le marchand Glace, déjà cité. Toutes ces transactions furent toutefois « gênées » par le manque d'argent liquide de ces opérateurs. ll semble bien que les forges battantes du haut Bandiat furent alimentées en fonte par Lapouge de La Francherie, et par les commerçants « en fer » de la ville de Nontron. Que ce soit Lapouge, maître de forges à Bonrecueil et à Jommelières, ou Bertrand Martel, marchand de fer de Nontron, ou Jean-François Divernois, lui aussi marchand de fer à Nontron, en 1766, tous entreposaient la fonte sur « la place du bourg de Savignac-de-Nontron ». Cette petite paroisse, voisine de Nontron, bien située à proximité de 6 forges à battre, fut, au XVllle siècle, le véritable entrepôt des fontes, centre distributeur de matière première aux affineries proches. De 1750 à 1753, Bertrand Martel y fit voiturer 86,5 tonnes de fonte, dont « plusieurs culasses de canons prises à Feuillade ». François de Lapouge, sieur de La Francherie, en expédiait 12,5 tonnes, en janvier 1754, en « testes de canons » et autres masselottes. Divernois achetait à Lapouge de La Francherie « 250 milliers de fer cru, en aguzes, guzons et même fonte ». Ces 125 tonnes furent transportées, en 1766-67, par Pierre de Paulhac et Noël Dougneton, de la forge de Bonrecueil à Savignac-de-Nontron.

Ainsi apparaît le rôle du marchand de fer nontronnais dans le commerce de la fonte, du fer battu et des poêles à frire. Les biens de Bertrand Martel, y compris les approvisionnements contenus dans ses magasins, à son décès, étaient évalués par le notaire à 15 900 livres. ll vendait au détail, bien sûr, dans sa boutique. Mais son rôle essentiel consistait à passer d'importants marchés de fer, de poêles à frire et de « batons d'assier ». Fréquemment, il payait en espèces 40 livres la charge de « fer battu », les poêles à frire de 75 à 80 livres, et l'acier à 7 livres le « baton ». Assez souvent, dans ses marchés de gros, Martel offrait en échange de la fonte, « en aguzes, claine, etc. ». ll effectuait ses achats aux forges battantes de la haute vallée du Bandiat. ll revendait aux « faures » de la région, mais aussi aux « marchands de fer » de Limoges et de Périgueux.

En quatre ans, de 1749 à 1753, Bertrand Martel avait vendu, transporté ou échangé un volume assez important. ll avait acheté 165 charges de poêles à frire, à raison de 250 livres la charge, représentant un poids respectable de 20,625 tonnes. Près d'un millier de « paquets de poêles » en 4 ans furent ainsi mis en vente sur le marché local par Martel. ll acheta 33,325 tonnes de fer « dur ou mol » ; il acheta et revendit « 222 batons et 1 milliers d'acier ». Martel représentait le gros marchand de fer de type local, confiné dans son commerce. Parfois, le marchand de fer dirigeait une forge à battre ou devenait « maître de forges ». Ainsi, en 1767, le sieur « Jean Modenel, l'aîné, marchand de la Ville de Mareuil, y demeurant », loua les services du nommé « Etienne de Lamérie, forgeron, résidant actuellement au lieu et forge de Lamendeau » (paroisse de Nontron). Modenel finançait l'affaire et fournissait les avances nécessaires pour l'achat des charbons, bois et fontes. En retour, Lamérie s'engageait, pour cinq ans, à fournir à Modenel « tout le fer de quelle espèce qu'il puisse être - qu'il battra luy-même ou faira (sic) battre par ses ouvriers dans la forge de Lamendeau... à raison de 150 livres le millier poids de marc ». Parfois, le marchand de fer devenait maître de forges. Ainsi, ce fut le cas de ce Jean Divernois, originaire de Chalus, en Limousin, qui vint se marier à Nontron, en 1764, avec Françoise Menu, fille d'un marchand local. ll dut prendre la suite de son beau-père. En 1770, il est qualifié de « marchand habitant le lieu de Balieran, paroisse de Marval, en Poitou ». ll avait acquis le fief et forge de Ballerand. Ce fut son fils, Léonard Denis Divernois, qui tint « le livre de Ballerand » en l'an 6.

Ainsi, le marchand de fer du Nontronnais pouvait se hisser au rang de maître de forges. Guillaume Vallade, marchand de fer à Javerlhac, gros client de Blanchard de Sainte-Catherine, devint maître de forges à Saint-Estèphe en 1766. Puis, après avoir amassé une solide fortune, il acheta la forge et fonderie de Jommelières, en 1774. Ainsi, au XVllle siècle, l'habile intermédiaire sut acquérir une fortune plus durable et mieux assise que celle de nombreux fabricants.

Source : Nontron et le pays nontronnais, de Jacques Lagrange.

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08 juillet 2016

Requête du sieur Antoine Arlot

César de Bourbon-Busset, gouverneur de Carlat en Rouergue, était fils de Claude Ier de Bourbon et de Marguerite de La Rochefoucauld; il était né à Buxeul le 31 janvier 1565. Ces Bourbons étaient des bâtards de la maison et descendaient de l'archevêque de Liège, X. de Bourbon, qui avait eu un fils, nous confie Moreri, avant son entrée dans les ordres.

César avait dans ses veines du sang italien de la maison des Borgia, d'où son prénom. Il était déjà veuf de Marguerite de Pontac, qui mourut sans laisser d'enfants. De son mariage avec Louise de Montmorillon, il eut sept enfants, quatre garçons et trois filles : Claude, Charles, Jules-César, Jean-Louis, Anne, Marguerite, Magdeleine. César était un rude et hautain personnage. Il jouissait en Limousin et haut Périgord d'une très grande autorité, et malheur à qui se frottait à lui. Les papiers analysés nous en fournissent quelques preuves dignes d'être rapportées.

Voici une requête que le maître de forges de Firbeix, Antoine Arlot, seigneur de Firbeix, adressait au parlement de Bordeaux, en 1606 : « A nos seigneurs du Parlement. Supplie humblement Antoine Arlot, seigneur de Firbeix, disant qu'ayant, pendant 12 ou 15 ans de là, le seigneur de Busset et Chaslus, conçu inimitié mortelle contre le dict suppliant et juré sa ruine totale, avait pendant le dict temps attaqué ou fait attaquer tant le dict suppliant, ensemble Jacques Arlot, seig. de Frugie, que ses serviteurs et domestiques, tant en leurs personnes que leurs biens, et les avoir faict constituer prisonniers, tellement que, pour avoir élargissement de ces personnes, le dict suppliant devait être contraint de bailler deniers au dict sieur de Busset ou à son capitaine et soldats mis par lui en son chasteau de Chalus.

Il y a quelques mois de cela, le dict seigneur de Busset ayant trouvé un serviteur du suppliant près de la forge de Firbeix, il l'avait battu et laissé quasi pour mort. Il menace journellement le dict suppliant, ses enfants, sa famille et ses serviteurs, menaçant et exécutant toutes sortes de ruinés et dégâts aux eaux du moulin, forge, bâtiments. Pour mettre à exécution toutes ces menaces, il est venu plusieurs fois, accompagné de 15 à 20 hommes armés, a cheval, près la maison du suppliant, pour l'offenser. Le sieur de Busset a grande autorité sur le pays, dont il abuse au point que le dict suppliant et ses serviteurs ne peuvent aller en aucun lieu. Plaise mettre le suppliant, son domaine, sa femme, ses enfants et famille sous la protection et sauvegarde de la Cour sous peine de 30 mille livres à infliger au seigneur de Busset; ordonner que la signification en sera faite à son procureur du château de Chalus. Il demande l'ouverture d'une instruction ».

Ce qu'il advint, par la suite, de celte affaire, je ne sais. Une instruction fut sans doute ouverte. César de Bourbon-Busset obtint de Henri IV — qui le traite de féal et aymé cousin — une ordonnance contre Arlot.

Il serait intéressant d'étudier cette famille d'industriels — maîtres de forges — auxquels appartenait encore, il y a peu de temps, la forge d'Ans. Elle s'allia aux familles nobles du Périgord : les de Nesmond, les d'Allogny du Puy-Saint-Astier, les la Rolphie, les Roffignac, ainsi qu'en témoignent quelques pièces jointes au dossier. Le 14 avril 1671, demoiselle Nesmond, fille de Marie Arlot, faisait profession au monastère de Sainte-Claire.

(Bulletin de la Société historique et archéologique du Perigord, 1939)

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07 juillet 2016

Quelques négociants et hommes d'affaires

Un nom très répandu dans le monde économique de la ville à la fin du XVIIIe siècle, celui des Sazerac. Non pas qu'ils détiennent les plus grosses fortunes du négoce local ni qu'ils aient atteint le plus haut degré de la notabilité (cela viendra plus tard) mais ils comptent par le nombre et la somme de leurs activités. Dans la décennie révolutionnaire, ils sont tous issus des mariages de deux frères Sazerac avec deux sœurs Clavaud, autre grand nombre sur la place. Louis, l'aîné (1709-1788), avait épousé Marguerite Clavaud dont il a eu onze enfants, Bernard le cadet (1715-1774) dit Sazerac des Roches et Marie Charlotte Clavaud ont eu dix-sept enfants. Une maison de commerce au nom de Louis Sazerac l'aîné et fils existe, rue des Trois-Notre-Dame, paroisse Saint-André à compter de 1766, et elle sert de commissionnaire dans deux commandes de canons pour le gouvernement des États-Unis en 1779 et 1780 pendant la guerre d'Indépendance. Elle pratique le commerce avec le nord de l'Europe, et elle est versée dans la production et le négoce des eaux-de-vie et des papiers. La tradition est continuée par le second des fils de Louis, Bernard, le fondateur de la lignée des Sazerac de Forge (1741-1791) et c'est lui qui propose au comité de la ville d'Angoulême, en septembre 1789, de passer une commande de blés en Allemagne. Quant aux enfants de Bernard Sazerac des Roches, poursuivant une tradition de famille, ils sont faïenciers et négociants, et l'aîné Jean-Baptiste finira directeur des carrosses et de la messagerie royale d'Angoumois à la suite de son beau-père. C'est aussi un Sazerac qui tient la blanchisserie de cire.

Autre réussite dans les affaires, celle de la famille Clavaud sur deux générations au XVIIIe siècle. Le père Laurent Clavaud, « maître boutonnier » dans les années 1720, gros négociant dans la quincaillerie, les outils en fer importés d'Allemagne, la tonnellerie, les graines et les épices dans les années 1760. Les deux fils : Jean l'aîné (1733-1834) et surtout Guillaume le cadet (1739-1816) continuent l'entreprise paternelle et lui donnent un nouvel essor. Guillaume entrera à la mairie d'Angoulême en 1790 comme notable. Tout un réseau de liens matrimoniaux, contrats d'affaires, prêts d'argent, engagements familiaux s'est établi entre différentes familles : Sazerac, Clavaud, Buchey (orfèvre), Huet (marchands de draps), Caillaud (notaire).

Mais le principal négociant de la ville dans l'époque révolutionnaire, semble devoir être Marchais-Laberge, le fils aîné du maire de l'Ancien Régime (1758-1833) : dans les moments les plus critiques de la crise des subsistances, c'est à lui que les responsables révolutionnaires ont recours, et en prairial an II, au plus fort de la Terreur, le représentant en mission Romme le fait entrer à la mairie comme notable, en même temps qu'un simple cordonnier.

L'un des effets de l'inflation et du dérangement économique général sous la Révolution, sera de bouleverser la hiérarchie des revenus et des bénéfices. Certains négociants, avantagés par leurs chiffres d'affaires, passeront devant les propriétaires fonciers dont les loyers et les baux à ferme prenaient du retard par rapport au coùt de la vie. Cette évolution des revenus et des bénéfices a ses répercussions sur les emprunts forcés payés par les riches : alors que celui de septembre 1793 semble frapper en tête les propriétaires de biens-fonds, l'emprunt forcé de frimaire an IV (décembre 1795), au paroxysme de l'inflation et deux mois avant l'arrêt de l'émission de l'assignat, qui prévoyait seize classes d'imposables, place toute à fait en haut, au taux le plus élevé : Laberge père, négociant (il ne peut s'agir que de Marchais-Laberge), pour une somme de 4 000 livres en numéraire ou 400 000 en assignats, et derrière lui trois autres imposés dont un maître de poste pour 1 500 livres ou 150 000 et le député Maulde de l'Oisellerie pour les mêmes chiffres... et immédiatement après, dans la deuxième classe des plus imposés, Jean Sazerac pour 1 200 livres ou 120 000... Ainsi pour un temps, les agents du monde économique, à cause de leurs liquidités, pouvaient rejoindre dans l'échelle des impositions les gros propriétaires fonciers. Il s'agissait, il est vrai, de taxes révolutionnaires assez mal et injustement réparties (surtout le second emprunt forcé) ne présentant pas la fiabilité de la contribution foncière.

Une profession du monde des affaires, absente d'Angoulême en 1789 et pendant la Révolution, celle de banquier, comme si l'affaire de 1769 avait porté un coup fatal à cette activité, il est vrai encore mal organisée en dehors des grandes villes, se présentant comme un prolongement du négoce lui-même. Cette absence signifiait aussi que le prêt privé était à peu près le seul à être pratiqué et il faut aller aux inventaires après décès pour le découvrir, caché au sein des familles.

(La Révolution française à Angoulême)

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La fête de la déesse Raison

Bien avant la venue d'Harmand, depuis l'été 1792, une nouvelle législation se développait et se renforçait, atteignant à présent le clergé constitutionnel : le nouveau serment de liberté-égalité, d'août 1792, mieux accepté d'ailleurs que celui de la Constitution civile du clergé, et auquel les curés adhèrent sans difficultés, la loi autorisant et encourageant le mariage des prêtres, l'interdiction du port du costume ecclésiastique, la suppression des vicaires épiscopaux (septembre 1793). C'est à l'automne de 1793, dans une campagne organisée et généralisée à l'ensemble de la République, que le coup fatal était porté à l'Église constitutionnelle, et en Charente c'est l'ancien séminariste Harmand qui en fut le promoteur et l'agent. L'un des moments clefs de l'entreprise fut la fête de la déesse Raison le 10 frimaire dans la ci-devant cathédrale d'Angoulême. Le représentant Harmand s'était occupé personnellement de la transformation de l'église en faisant disparaître toutes les marques de l'ancien ordre des choses. Pendant une quinzaine de jours, une équipe d'une trentaine d'ouvriers y avait travaillé jour et nuit, à raison de 50 sous par jour ou nuit. Il n'est pas sûr que toutes les autorités du lieu, même les plus avancées, aient approuvé l'initiative du représentant en mission. Dès le lendemain de la fête, Harmand commandait de nouveaux travaux, alors que Latreille du département faisait savoir à l'entrepreneur qu'il n'y avait pas de fonds pour les continuer, et c'est ainsi qu'en l'an VII la deuxième tranche de travaux exécutés n'était pas encore payée. D'autre part, certains responsables semblent avoir boudé la cérémonie du 10 frimaire, et le récit qu'en fait Quignon, qui n'est pas toujours fiable, ne correspond ni pour la date ni pour les discours prononcés à ce que nous en savons par ailleurs. Une absence remarquée, celle du maire Marvaud. Les discours de Harmand et François Trémeau, le procureur général syndic du département, ont célébré l'athéisme officiel et la supériorité de la philosophie rationaliste qui trouve son idéal en l'homme. Une demoiselle de la ville du nom d'Aubert-Bouniceau, fort belle d'après Quignon, symbolisait en l'occurrence la déesse Raison. Cette fête devait être reprise dans les chefs-lieux des districts et des cantons. Notons pour terminer que les registres officiels (département, district et municipalité) sont soit silencieux soit seulement allusifs à son sujet.

(La Révolution française à Angoulême)

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Noblesse récente et bourgeoisie

C'est dans la noblesse de robe ou de cloche que nous trouvons les plus belles fortunes de la place d'Angoulême. Mais il suffit de remonter quelques générations en arrière pour trouver le marchand qui est à l'origine de l'ascension sociale, doublée d'un enrichissement matériel, mais les deux ne vont pas nécessairement de pair, tantôt il peut y avoir seulement maintien, et, dans d'autres cas, appauvrissement. De toute manière ce n'est pas la fonction judiciaire ou administrative qui enrichit, et l'office n'est qu'un élément évalué comme les autres biens de la famille.

D'ailleurs, bourgeois seulement titrés et bourgeois anoblis sont entremêlés et ne se distinguent guère, mais lorsqu'il va falloir voter pour les états généraux chacun devra rejoindre son ordre.

En 1789 le personnage le plus considérable, sinon le plus représentatif, de cette noblesse de robe, et qui a réussi, est Pierre Arnaud de Ronsenac, le procureur du roi au présidial. La famille avait été anoblie, deux générations auparavant, avec Pierre Arnaud, conseiller au présidial et maire d'Angoulême, en 1721-1723, la fortune s'est considérablement agrandie sous André Arnaud pour atteindre son apogée avec la troisième génération Pierre Arnaud de Ronsenac (1731-1813). Ce dernier atteint un niveau de fortune qu'il faut se garder de généraliser et qui représente même un cas limite de réussite par une meilleure gestion de ses biens immobiliers et seigneurieux, un train de vie plus calculé, moins dispendieux et moins généreux, partagé entre la maison de la paroisse Saint-André et les différentes demeures à la campagne. Mais ce personnage riche et puissant avant 1789, était aussi affairiste et intriguant, il avait des ennemis dans la ville à cause de son action dans l'affaire des banquiers. La Révolution met fin à sa toute-puissance, Arnaud-Ronsenac est hostile aux changements, père d'émigré, suspect et détenu... mais ces malheurs feront disparaître toute différence entre noblesse traditionnelle et noblesse plus récente.

(La Révolution française à Angoulême)

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Activités multiples de L'Houmeau

L'Houmeau, à cause du port, est le principal faubourg industriel de la ville, et la paroisse de Saint-Jacques est la plus taxée, en fonction, non des fortunes, mais du grand nombre d'activités. Une partie du commerce du vin et des eaux-de-vie de l'Angoumois passe par L'Houmeau, en direction des provinces de l'intérieur. Les marchands du commerce du bois mérain sont établis ici, et pour une fois Munier donne des chiffres : une centaine d'ouvriers occupés toute l'année à fabriquer douze à quinze mille barriques, trois mille tierçons et le volume du bois non fabriqué et destiné surtout à Cognac est encore plus considérable, ce mérain venant essentiellement du Limousin. Autres trafics : le bois à brûler, le charbon, le bois de construction et de charronnage, dont une partie passe par L'Houmeau en direction de Rochefort, le fer forgé et le fer fondu. Le port reçoit aussi le sel marin des îles de Ré et d'Oléron, débarqué ici pour être en grande partie revendu aux voituriers du Limousin et du Poitou qui apportent bois mérain et grains, mais le commerce du sel est à présent aléatoire et moins lucratif qu'autrefois. Les registres des taxes foncières de 1791-1792, pour le quartier de L'Houmeau, indiquent beaucoup de maisons à trois étages, rares sur le plateau et témoignent de l'activité et de la richesse de quelques familles qui ont acquis ou sont en train de bâtir une fortune foncière par l'économie, au milieu d'un monde de fabricants, artisans, commerçants, gabarriers, postillons, charrons, selliers, maréchaux, tonneliers, faïenciers... et c'est dans ce faubourg que l'on retrouve le plus grand nombre d'auberges et de cabarets.

(La Révolution française à Angoulême)

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