26 février 2016

Rocquard des Dauges

Rocquard des Dauges, avec Généalogie Charente Périgord
D'azur au pairle d'or et au chevron du même entrelacés.

Filiation suivie

I. — François de Rocquard, seigneur de Saint-Laurent-de-Céris, marié d'après acte du 28 janvier 1636, avec Marie Laurent, d'où : 1° François de Rocquard, qui suit ; 2° Catherine de Rocquard, mariée en 1678 avec Joachim de Chauveron, seigneur du Claud.

II. — François de Rocquard, seigneur de Saint-Laurent-de-Céris, marié d'après acte du 28 avril 1658, avec Henriette Regnauld de Vitrac, d'où : 1° François de Rocquard, qui suit ; 2° Pierre de Rocquard, seigneur de Saint-Laurent-de-Céris, marié en 1693, avec Anne de Lambertie, d'où Jean de Rocquard, seigneur de Saint-Laurent-de-Céris, marié avec de Ribeyreys, d'où Marie-Françoise de Rocquard, mariée en 1744, avec Joachim Regnauld de La Soudière, seigneur de Rochebrune.

III. — François de Rocquard, seigneur des Dauges, marié d'après acte du 25 février 1680, avec Catherine Caillou de Beaulieu, d'où : 1° René de Rocquard ; 2° Françoise de Rocquard, mariée en 1709, avec Roch du Rousseau, seigneur de Coulgens.

IV. — René de Rocquard, né en 1685, décédé en 1745, marié d'après acte du 29 novembre 1708, avec Marie de La Salmonie, d'où : 1° Joachim de Rocquard, qui suit ; 2° Anne de Rocquard, mariée en 1741, avec Léonard de Chasteigner, seigneur de Sauvagnac.

V. — Joachim de Rocquard, né en 1709, décédé en 1775, chevalier, seigneur de Pressac, marié d'après acte du 28 mai 1746, avec Anne Aultier du Chaslard, d'où : 1° Marguerite-Esther de Rocquard, mariée avec François-Joseph de Chasteigner, seigneur de La Courière ; 2° Marie de Rocquard, mariée avec Charles de La Ramière, chevalier, seigneur de Puycharnaud ; 3° Pierre-Aignan de Rocquard (1752-1797), officier dans l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis, marié d'après acte du 13 juin 1797, avec Henriette Chausse de Lunesse.

Archives départementales

1. — Constitution de 166 livres 13 sous 4 deniers de rente par messire François de Rocquard, chevalier, seigneur de La Cour-St-Maurice, Saint-Laurent-de-Céris, demeurant audit Saint-Laurent, et Jean Dupré, sieur de Gandry, au profit de demoiselle Marguerite Fèvre, veuve de maître Antoine Castain, vivant conseiller du Roi, receveur des décimes d'Angoumois.

2. — Quittance par Joachim de Rocquart, chevalier, seigneur des Dauges, Pressac et autres lieux, et dame Anne Aultier, sa femme, demeurant en leur logis noble des Dauges, paroisse de Chassenon, à Joseph-Philippe Guillet, écuyer, seigneur de Saint-Martin, Le Plessis, Landolle, Le Breuil-Marmant, demeurant en la ville de Cognac, de la somme de 5,066 livres 13 sous 4 deniers déléguée être payée par ledit seigneur de S'-Martin auxdits seigneur et dame de Rocquart, aux termes de la vente consentie audit Guillet par dame Jeanne Dexmier, veuve de Jacques Allenet, écuyer, seigneur de Dizadon, conseiller du Roi, lieutenant-général criminel au siège de Cognac, et ses filles.

3. — Transaction entre Jean de Rocquard, écuyer, sieur de La Cour de Saint-Maurice-des-Lions, demeurant audit lieu noble de La Cour, d'une part; et Joseph D'Assier, écuyer, sieur des Brosses, d'autre part; au sujet de ce que procès s'était mû entre Jacques Barbarin, écuyer, sieur de La Borderie, demeurant au lieu noble des Chambons, et ledit de Rocquard, à l'occasion de ce que ledit Barbarin ayant été injustement troublé par ledit D'Assier dans la possession et jouissance d'une rente que ledit de Rocquard lui avait transportée, il l'avait fait appeler devant le juge de Confolens en garantie de ladite jouissance.

Bibliothèque généalogique

• Pouvoir, justice et société : actes des XIXèmes Journées d'histoire du droit, 1999.

Ainsi Jeanne Dorat de Faugeras, petite fille de bourgeois marchand, fille d'un conseiller secrétaire du Roi et Président au Présidial, est devenue de par les décès fauchant sa famille un très beau parti, bien qu'elle ait un frère survivant. Elle épouse le 18 février 1783 Messire Jérôme de Roquart, chevalier seigneur des Dauges (paroisse de Chassenon), de vieille noblesse militaire. Affectée par les deuils qui l'ont frappée, sa mère, née Léonarde de Douhet, dame de la Courtaudie, souhaite vivement garder sa fille auprès d'elle...

• Pierre Bureau, Les émigrés charentais, 1791-1814, 2003.

Rocquart Pierre Aignan, dit le chevalier de, capitaine au régiment d'Artois, fils de Joachim, chevalier, sgr de Pressac, les Dauges, etc..., et d'Anne Aultier du Chalard, sa première femme - né 20, bapt. 21-11-1752 à Chassenon - + sans alliance, à Dijon (Côte-d'Or) le 17 frimaire an VI - condamné à mort par la commission militaire séante à Dijon comme convaincu d'émigration, et exécuté le 17 frimaire an VI (J. Brelot, La vie politique de Côte-d'Or sous le Directoire, p. 121 - et Journal de la Côte-d'Or du 20 frimaire an VI) - sur réclamation de sa sœur, Marie Julie de Rocquart, qui justifia de son décès devant le préfet de la Charente, le 4 germinal an XI, il fut amnistié le 15 fructidor an XI (Q XVII/48 - F7/6072 - Pin. III/79).

• Stéphane Calvet, Dictionnaire biographique des officiers charentais, 2010.

Rocquard Joseph de. Fils de Jérôme, chevalier seigneur des Dauges, et de Jeanne Ledorat, il est né le 2 octobre 1785 à Chassenon (Chabanais). Il entre à l'École Spéciale militaire de Fontainebleau en décembre 1804 avant d'être nommé sous-lieutenant au 79e régiment d'infanterie de ligne en avril 1806 (20 ans). Il sert en Italie, puis en Dalmatie jusqu'en 1807. Nommé lieutenant au 120e régiment d'infanterie de ligne le 27 octobre 1808, il combat en Espagne de 1808 en 1813. Capitaine depuis le 15 octobre 1811, il est blessé d'un coup de feu qui lui fracture le bras à Irun le 31 août 1813. Le roi lui accorde la Légion d'honneur le 8 octobre 1814. En 1816, il obtient un emploi dans la légion départementale des Côtes du Nord. Il semble cependant abandonner rapidement l'armée. En 1823, il est domicilié à Limoges.

Liens web

- Journal de la Côte-d'Or, 20 frimaire an VI.

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04 février 2016

Marendat du Cousset

Marendat du Cousset, avec Généalogie Charente Périgord
D'or à une croix d'azur.

Filiation suivie

I. — Martin de Marendat, avocat en parlement et juge de Javerlhac, marié avec Marguerite de Camain, fille de François de Camain, sieur de Puymoger, et Jeanne Chambon, d'où Jacques de Marendat, qui suit.

II. — Jacques de Marendat, sieur du Cousset (Varaignes), marié d'après acte du 27 février 1650, avec Sybille Forien, fille de Étienne Forien, sieur des Salles, et Bertrande Eyriaud, d'où : 1° Étienne de Marendat, qui suit ; 2° Marie-Bertrande de Marendat, mariée avec Charles Martin, sieur des Chaufies.

III. — Étienne de Marendat, sieur de Bellevue, capitaine du château de Varaignes, marié d'après acte du 16 novembre 1676, avec Marie Eyriaud, fille de Hélie Eyriaud, sieur de Bechemore, et Sybille Dumas, d'où : 1° Jean-Baptiste de Marendat, qui suit ; 2° Marie de Marendat, née en 1684, décédée en 1764, mariée 1) d'après acte du 12 mars 1707, avec Jean de Pindray, sieur des Granges 2) d'après acte du 6 février 1710, avec Élie-François de Labrousse, brigadier des gendarmes du roi, chevalier de Saint-Louis.

IV. — Jean-Baptiste de Marendat, né en 1679, décédé en 1759, maréchal des logis des gendarmes du roi, chevalier de Saint-Louis, marié avec Anne de Labrousse, fille de Hélie de Labrousse, bourgeois de Bussière-Badil, et Elisabeth Giraudon, d'où Jean-Joseph de Marendat, qui suit.

V. — Jean-Joseph de Marendat, né en 1711, décédé en 1776, chevalier, seigneur du Cousset, marié d'après acte du 4 mars 1763, avec Marie de Labrousse, fille de Joseph de Labrousse, officier au régiment de Bretagne, et Catherine Valleteau, d'où : 1° Joseph de Marendat, né en 1764, décédé en 1829, propriétaire, célibataire ; 2° Antoine de Marendat, né en 1774, décédé en 1855, propriétaire, célibataire ; 3° Marie-Elisabeth de Marendat, née en 1771, décédée en 1824, mariée d'après acte du 8 juillet 1801, avec Charles-Henri Guillemin de Chaumont, propriétaire. ; 4° Jeanne de Marendat, née en 1766, décédée en 1844, mariée d'après acte du 23 février 1808, avec Annet-François de Coustin, marquis du Mas-Nadaud, lieutenant-colonel, chevalier de Saint-Louis.

Archives départementales

1714. — Vente double par Pierre Dereix, sieur du Temple, demeurant au bourg de Feuillade, à Jean-Baptiste de Marandat, écuyer, sieur du Cousset, y demeurant, paroisse de Varaigne.

1729. — Quittance de 2,955 livres 14 sous 6 deniers, donnée par messire Jean-Baptiste de Marandat, écuyer, seigneur du Cousset, porte-étendard de la compagnie des gendarmes de la garde du Roi, chevalier de St-Louis, demeurant au bourg de Varaignes, à messire Pierre-Hubert de Devezeau, chevalier, seigneur de Chasseneuil, Les Pins, Mestric et autres lieux, ladite somme payée du consentement de messire Armand du Lau, chevalier, seigneur de Savignac.

1754. — Le 15 août 1764. Procès-verbaux de la seigneurie du Cousset, paroisse de Varaigne, destinés à établir les comptes que doit rendre François de la Brousse, écuyer, chevalier de Saint-Louis, ancien brigadier des gendarmes de la garde, à Jean-Baptiste de Marandat, écuyer, seigneur du Cousset, chevalier de St-Louis, ancien maréchal-de-logis des gendarmes de la garde, tant pour lui que pour Jean de Marandat, écuyer, seigneur de Bellevue, son fils. Marie Des Ruaux était demeurée veuve d'Etienne de Marandat, avec deux enfants, ledit Jean-Baptiste et Marie-Bertrande ; elle se remaria, après la mort de son beau-père, Jacques de Marandat, avec Élie de la Brousse, sieur de Chaban, lui-même veuf en premières noces d'Elisabeth Giraudon, mère dudit François ; celui-ci se déclare prêt à donner des comptes depuis le second mariage de son père, le 30 novembre 1693, (contrat passé le 19 août), jusqu'à la majorité dudit seigneur du Cousset. Le môme acte nous apprend que François Giraudon, docteur en médecine, décéda en 1685, laissant 3 enfants : Joseph, archiprêtre du Vieux-Mareuil, Elisabeth, épouse de Élie de la Brousse, sieur de Chaban, Anne, qui épousa Antoine de Gorce.

Bibliothèque généalogique

• Le Bulletin héraldique de France, 1890.

1735. Lettres de noblesse en faveur de Jean-Baptiste de Marandat du Cousset, brigadier de la compagnie des gendarmes de la garde. Lequel nous y sert sans y discontinuer, depuis 1704, et que les preuves qu'il a donné de bravoure et de prudence dans toutes les expéditions de guerre où cette compagnie s'est trouvée, lui ont mérité le grade qu'il remplit actuellement et la croix de notre ordre militaire de Saint-Louis ; qu'il était aux batailles de Ramillies, d'Audenarde et de Malplaquet ; qu'à la première son cheval eût une jambe emportée d'un coup de canon et qu'il fut l'un des seize de la compagnie qui firent l'arrière-garde ; qu'il ne se signala pas moins aux sièges de Quesnoy, des Marchiennes, de Denain, de Landau et de Fribourg ; que, pendant la durée de la paix, son exactitude à remplir auprès de nous les devoirs de son état lui a tenu lieu d'actions brillantes ; mais que depuis l'ouverture de la guerre en Allemagne, il s'est trouvé au siège de Philisbourg et qu'il ne cesse de nous donner de nouvelles preuves de son zèle ; que d'ailleurs il est issu d'une famille de Périgord, connue pour avoir toujours vécu noblement. Armes réglées par d'Hozier.

• Bulletin de la Société scientifique historique et archéologique de la Corrèze, 1909.

28 octobre 1741. — Raymond de Grandlac, écuyer, sr de Rioupeiroux, de la province du Bas-Limousin, présenté par M. de Cousset, brigadier. Adresse : à Beaulieu, en Bas-Limousin. 11 décembre 1741. — Guillaume de Loménie, de Château, de la province du Limousin, présenté par M. de Mandat, ancien brigadier de la Compagnie. Adresse : à lui-même, à Bourganeuf. 11 juin 1744. — Sébastien-Raymond Ceyrac, écuyer, sr de Bouchetel, de la province du Limousin, présenté par M. du Cousset, ancien maréchal des logis. Adresse : à Tulle en Bas-Limousin.

• Notice historique sur l'ancien Carmel d'Angoulême, 1888.

Anne-Marie-Céleste (Anne-Marie de Marandat du Cousset), née à Varaignes, en Périgord, le 3 juillet 1744, fille de Jean-Joseph de Marandat du Cousset, et de Marguerite de Mafrant (?) de la Domaise, reçue à la vêture le 15 janvier 1764, et à la profession le 18 avril 1766, à l'âge de 21 ans 9 mois 14 jours.

Liens web

- Le Cousset : un fief noble de Varaignes.

- La compagnie des gendarmes de la garde ordinaire du roi en 1738.

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02 janvier 2016

Eyriaud des Vergnes

Eyriaud des Vergnes, avec Généalogie Charente Périgord
Famille établie à Javerlhac au XVIIe siècle.

Filiation suivie

I. — Hélie Eyriaud, sieur de Bechemore, marié avec Sybille Dumas, d'où : 1° François Eyriaud, qui suit ; 2° Antoinette Eyriaud, mariée avec Jean Gauthier, sieur de Sauveroche, juge de Varaignes ; 3° Marie Eyriaud, mariée d'après acte du 16 novembre 1676, avec Étienne de Marendat, sieur de Bellevue, capitaine du château de Varaignes.

II. — François Eyriaud, sieur de Bechemore, juge de Varaignes, marié d'après acte du 1 juillet 1660, avec Léonarde Rastineau, fille de François Rastineau, bourgeois, et Marguerite Faure, d'où : 1° Michel Eyriaud, qui suit ; 2° Sicaire Eyriaud, bourgeois, marié d'après acte du 20 février avec 1683 avec Suzanne Veyret ; 3° Marie Eyriaud, mariée d'après acte du 4 février 1712, avec François de Mazerat, greffier.

III. — Michel Eyriaud, sieur de Bechemore, fermier du château de Javerlhac, marié d'après acte du 8 mai 1714, avec Jeanne de Lapouge, d'où : 1° François-Sicaire Eyriaud, qui suit ; 2° Antoine-Sicaire Eyriaud, notaire royal, marié avec Françoise Bazinet ; 3° François Eyriaud-Bechemore, né en 1727, décédé en 1812, officier de santé, maire de Javerlhac, marié avec Marie Jalanihat, d'où Jacques Eyriaud-Bechemore, garde d'honneur de la Dordogne ; 4° François Eyriaud, prêtre ; 5° Marie Eyriaud, mariée d'après acte du 29 janvier 1765, avec Georges Jalanihat, marchand ; 6° Marguerite Eyriaud, mariée d'après acte du 18 juin 1737, avec Joseph Resnier, sieur du Couret.

IV. — François-Sicaire Eyriaud, né en 1715, décédé en 1789, bourgeois, marié avec Marguerite Seguin, d'où : 1° Jean-Joseph Eyriaud-Desvergnes, qui suit ; 2° Michel Eyriaud-Desvergnes, propriétaire, marié avec Marie Paulet ; 3° Marguerite Eyriaud-Desvergnes, mariée d'après acte du 25 février 1783, avec Pierre Soury-Lafond, maître de forges, d'où Marguerite-Honorine Soury-Lafond, mariée d'après acte du 3 novembre 1813, avec Nicolas-Basile Fontpuy-Boulouneix, propriétaire, maire de Javerlhac.

V. — Jean-Joseph Eyriaud-Desvergnes, marié d'après acte du 13 juin 1797, avec Marie-Rosalie Demay, d'où : 1° Richard Eyriaud-Desvergnes, qui suit ; 2° Michel-Chéri Eyriaud-Desvergnes, né en 1806, décédé en 1878, médecin, marié avec Marie-Rose Bouniceau.

VI. — Richard Eyriaud-Desvergnes, conservateur des hypothèques, marié avec Joséphine-Marie-Anaïs Tétiot, d'où : 1° Jean-Joseph-Alfred Eyriaud-Desvergnes, né en 1835, décédé en 1905, ingénieur des ponts et chaussées, officier de la Légion d'honneur, marié avec Gabrielle-Henriette-Thérèse Derode ; 2° Pierre-Eugène Eyriaud-Desvergnes, né en 1836, décédé en 1883, capitaine de vaisseau, écrivain.

Archives départementales

1781. — Prestation de serment, après examen sur le fait de la pratique par le lieutenant-général dans la chambre du Conseil, en présence du procureur du Roi et de tous les juges de Pierre Eyriaud, praticien, pourvu de l'état et office de notaire royal en la paroisse de Javerlhac.

Bibliothèque généalogique

• Publications de la Société des océanistes, 1975.

Eyriaud Desvergnes, Pierre Eugène (1836-1883). — Officier de marine. Né le 9 septembre 1836 à Versailles (Yvelines). Élève de l'Ecole polytechnique, promotion de 1857. Passe dans la marine avec le rang d'enseigne de vaisseau au 24 décembre 1859. En février 1868, demande à remplir les fonctions de résident aux îles Marquises où il arrive, en octobre 1868, ayant rejoint son poste par l'Alceste. Touche sa solde, plus une indemnité de 2 500 F, ce qui lui donne un traitement annuel de 5 460 F. Eyriaud s'installe à Nuku Hiva, la résidence officielle : « une maison au bord de la mer, dans la vallée de Hakapehi. » Il est à la fois ordonnateur, officier d'état civil, commissaire de l'inscription maritime, consul « de toutes les nations », juge de paix et « accidentellement ingénieur et médecin ». Il a avec lui comme personnel européen, un écrivain de marine et une « brigade de gendarmerie, composée d'un brigadier et de deux gendarmes logés à la caserne ». En 1873, il obtiendra en outre « un artilleur de marine avec une pièce en bronze de 12 et des munitions ». « Il est facile de voir, ajoute le résident, que l'administration des Marquises n'offre rien de comparable à celle que l'on est habitué de voir fonctionner en France. » Eyriaud succède aux résidents Laurent et Hippolyte qui ont eu des difficultés avec la mission et Mgr Dordillon. Eyriaud maintiendra la tradition sur ce point et sera « en très mauvais termes avec la mission, ce qui, ajoute avec humour le gouverneur de Tahiti, arrive du reste à tous les résidents ». Son premier geste fut d'accuser le malheureux Père Fréchou « de cacher des barils de poudre dans son presbytère. En l'absence du missionnaire, le résident força les portes de la maison, fit sauter la serrure des deux malles et, ne trouvant rien, s'en alla laissant tous les effets à la merci des pillards ». Un peu plus tard, sous un prétexte saugrenu, il fait détruire un jardin expérimental de cultures tropicales, établi par l'évêque, auquel il suscite des difficultés par sa prétention d'appliquer à la lettre les prescriptions du code civil sur le mariage. Au sujet d'un troupeau local, il cherchera encore noise à la mission. Eyriaud vit aux Marquises l'abandon de l'exploitation du coton commencée vers 1867 par W. Stewart, le gérant d'Atimaono, sous l'impulsion du gouverneur de la Roncière et dont le colon Nichols avait accepté la direction locale en apportant de la main-d'œuvre asiatique. La faillite d'Atimaono, en 1873, vint tout interrompre. L'administration du résident Eyriaud se termina fort mal. Il exerça son commandement d'une manière tellement arbitraire qu'une enquête dut être ouverte en 1873. Bien qu'on lui reconnaisse de fort bien parler le marquisien et qu'on lui accorde, au début de son séjour, « une assez grande influence sur les chefs », on trouve qu'il manque vite « d'initiative et d'activité dans l'exercice de ses fonctions » ; que sa gestion, sous le rapport administratif, laisse à désirer et lui a « occasionné de graves embarras que l'on doit attribuer à son inexpérience en matière de comptabilité ». Il en va de même sous le rapport judiciaire. Si bien que son « administration aux îles Marquises ayant eu des résultats déplorables », et des « déficits » ayant été reconnus contre lui — on se trouve en face de « dettes considérables envers l'État » — il est rappelé en France par dépêche ministérielle le 1er octobre 1874. On l'excuse d'ailleurs un peu : il n'a eu pour société, pendant cinq ans, « que deux gendarmes et quelques marchands européens ou américains qu'il ne peut même pas fréquenter... et, mal avec les missionnaires, il a dû vivre presque exclusivement avec les indigènes dont il a trop adopté les habitudes... Son esprit est, par ailleurs, énervé par l'abus des boissons ». Manquant volontairement le navire sur lequel il aurait dû s'embarquer et s'acoquinant pour cela avec un certain commerçant du nom de McGrath, « homme déconsidéré dans le pays », le départ d'Eyriaud de Tahiti fut marqué d'incidents pénibles pour l'honneur d'un officier. Il arrive à Cherbourg le 1er février 1875. La marine le place pendant un an en non-activité par retrait d'emploi. Après sa réintégration dans les cadres actifs, Eyriaud demande un congé sans solde « pour attendre la retraite ». Par ailleurs, il songe à retourner aux îles Marquises. « M. Edouard Hay, un des premiers fabricants d'huile de Paris, désire m'attacher à sa maison pour recueillir, dans l'archipel des Marquises, les noix de bancoul nécessaires pour alimenter une industrie nouvelle qu'il veut créer. » Ainsi Eyriaud pense-t-il « rendre de sérieux services au commerce de la colonie dont les ressources d'exportation peuvent devenir importantes dans la suite » (lettre au ministre, 21 juillet 1876). En fait, Eyriaud ne repartira pas aux Marquises, car à la suite d'une nouvelle affaire, il sera retraité d'office, le 10 octobre 1879. Il entrera alors dans les chemins de fer. Il s'était marié, le 12 juin 1878, en Belgique, avec une Anglaise née au Brésil, Adèle Broad, qu'il amène en France ; il avait obtenu la même année la permission d'ajouter à son nom celui de Desvergnes. Il mourut à Cherbourg en 1883. — A son retour en France, Eyriaud Desvergnes rédigea, pour la marine, un rapport sur les Marquises qui témoigne d'un esprit observateur et cultivé. Ce rapport fut imprimé sous le tire : L'Archipel des îles Marquises (Paris, Berger-Levrault, 1877, 98 p.). C'est une bonne monographie de l'archipel. Il y décrit avec quelques détails la vie des indigènes, p. 17-59 ; y énumère un certain nombre de plantes usuelles, p. 59-69, et donne ses idées sur l'avenir de la colonisation et du commerce dans l'archipel. On trouverait là un plan de ce qui constituait alors la capitale des Marquises, Taiohae, à Nuku Hiva, p. 91.

• Gazette médicale de Paris, 1878.

Nécrologie. — Nous avons le regret d'annoncer la mort de M. le docteur Eyriaud des Vergnes, président, depuis sa fondation, de la Société locale des médecins de la Charente, ancien chirurgien en chef de l'hôpital d'Angoulême, décédé en cette ville à l'âge de 72 ans, le 20 juillet 1878.

Liens web

- Les émeutes de Javerlhac.

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04 novembre 2015

Labrousse de Teyjat

Labrousse de Teyjat
Famille originaire de la ville de Nontron en Périgord.

Filiations suivies

§ I. — Branche de Mirebeau.

I. — Joseph de Labrousse, sieur de Brognac, juge de Javerlhac, marié avec Françoise Gaultier, d'où : 1° Joseph de Labrousse, qui suit ; 2° Jean de Labrousse, sieur de Brognac.

II. — Joseph de Labrousse, sieur de Brognac, marié d'après acte du 30 juillet 1644, avec Jeanne de Gaufreteau, fille de Guillaume de Gaufreteau, sieur de Montaigne, et Marie de Lalanne, d'où : 1° Joseph de Labrousse, qui suit ; 2° Louis de Labrousse, décédé en 1710, sieur de Vaubrunet ; 3° Jeanne de Labrousse, mariée d'après acte du 26 juillet 1689, avec Pierre Giroud, sieur de Peyrebrune ; 4° Françoise de Labrousse, mariée d'après acte du 18 octobre 1661, avec Jean de Lapeyre, sieur de Mensignac ; 5° Andrée de Labrousse, mariée d'après acte du 9 octobre 1684, avec de Étienne de Labrousse, sieur de Magnac ; 6° Marie de Labrousse, mariée avec Léger Brossard, sieur de Cuiville ; 7° Claire de Labrousse, célibataire.

III. — Joseph de Labrousse, sieur de Brognac, marié d'après acte du 26 septembre 1685, avec Marguerite de Labrousse, fille de Étienne de Labrousse, sieur de Magnac, et Marguerite Planeau, d'où : 1° Joseph de Labrousse, qui suit ; 2° François de Labrousse, prêtre ; 3° Jean de Labrousse, prêtre.

IV. — Joseph de Labrousse, né en 1687, décédé en 1772, sieur de Mirebeau, marié d'après acte du 24 janvier 1730, avec Catherine Valleteau de Mouillac, fille de Pierre Valleteau, sieur de Mouillac, vice-sénéchal d'Angoumois, maire d'Angoulême, d'où : 1° Joseph de Labrousse, qui suit ; 2° Jean de Labrousse, célibataire ; 3° Jean-Baptiste de Labrousse, négociant ; 4° Marie de Labrousse, mariée d'après acte du 4 mars 1763, avec Jean-Joseph de Marendat, chevalier, seigneur du Cousset.

V. — Joseph de Labrousse, né en 1731, décédé en 1824, sieur de Mirebeau, garde du corps du roi, capitaine du château de La Rochefoucauld, marié d'après acte du 6 février 1769, avec Marie Favret du Pommeau, fille de Michel Favret du Pommeau, sieur de Rochecorail, et Marguerite Pigornet, d'où : 1° Philippe-Joseph-Vincent de Labrousse, qui suit ; 2° Marie Labrousse de Mirebeau, mariée d'après acte du 4 décembre 1794, avec Jean Boissière, propriétaire ; 3° Jeanne Labrousse de Mirebeau, mariée d'après acte du 27 décembre 1802, avec Jean-Guy de Corgnol, propriétaire, maire de Vilhonneur.

VI. — Philippe-Joseph-Vincent de Labrousse, comte de Mirebeau, garde du corps de Louis XVIII, marié d'après acte du 10 janvier 1809, avec Marie-Catherine Paulet, fille de Pierre Paulet, président en l'élection d'Angoulême, et Marie Tabuteau, d'où : 1° Frédéric Labrousse de Mirebeau, officier de marine, sans postérité ; 2° Victoire-Hélène Labrousse de Mirebeau, religieuse ; 3° Marie-Anaïs Labrousse de Mirebeau, mariée d'après acte du 9 avril 1833, avec Émile-Pierre Boistaud, propriétaire ; 4° Marie-Alexandrine Labrousse de Mirebeau, mariée d'après acte du 11 juin 1827, avec Henri Arnaud, propriétaire, maire de Gondeville.

§ II. — Branche de Brognac.

I. — Mathieu de Labrousse, sieur du Mazet, marié d'après acte du 15 mai 1650, avec Marie de Labrousse, fille de Jean de Labrousse, sieur de Brognac, vice-sénéchal du Périgord, et Narde Vidal, d'où : 1° Louis de Labrousse, qui suit ; 2° Anne de Labrousse, mariée avec Léonard Ruben, sieur de La Mothe ; 3° Marguerite de Labrousse, mariée avec Élie Gourgousse, sieur de Puydoyeux ; 4° Antoinette de Labrousse, mariée avec François Baynaud, sieur de Fontmerle.

II. — Louis de Labrousse, sieur de Brognac, marié d'après acte du 29 avril 1686, avec Marguerite Favard, fille de Jean Favard, sieur de Germon, et Marie Eyriaud, d'où Jean de Labrousse, qui suit.

III. — Jean de Labrousse, né en 1688, décédé en 1765, sieur de Brognac.

1) Marié avec Madeleine de Masfrand, d'où Louis de Labrousse, né en 1713, décédé en 1775, prêtre.

2) Marié avec Jeanne de Curtal, d'où Marie de Labrousse, mariée d'après acte du 22 septembre 1738, avec Pierre Guillemin, sieur de Chaumont.

3) Marié avec Françoise de Brie, d'où : 1° Benoît de Labrousse, qui suit ; 2° Jean de Labrousse, sieur de Fromental.

IV. — Benoît de Labrousse, sieur de Brognac, marié d'après acte du 28 avril 1750, avec Marie de Verneuil, fille de Hélie de Verneuil, sieur de Sauveroche, et Françoise Millet, d'où : 1° Jean-Baptiste Labrousse-Brognac, qui suit ; 2° Jean-Ignace de Labrousse de Brognac, né en 1758, décédé en 1827, prêtre ; 3° Antoine de Labrousse de Brognac, bourgeois ; 4° Pierre de Labrousse de Brognac, né en 1762, décédé en 1832, prêtre ; 5° Autre Pierre de Labrousse de Brognac, propriétaire ; 6° Suzanne de Labrousse de Brognac, religieuse ; 7° Françoise de Labrousse de Brognac, mariée d'après acte du 12 novembre 1776, avec Pierre Desbordes, bourgeois ; 8° Marie de Labrousse de Brognac, mariée d'après acte du 15 septembre 1788, avec Pierre Aymard, notaire.

V. — Jean-Baptiste Labrousse-Brognac, né en 1752, décédé en 1816, maître de forges, maire de Dournazac, marié d'après acte du 9 octobre 1776, avec Thérèse Rozier, d'où : 1° Pierre Labrousse-Brognac, qui suit ; 2° Autre Pierre Labrousse-Brognac, vélite de la garde ; 3° Jean-Ignace Labrousse-Brognac, officier d'infanterie ; 4° Jeanne Labrousse-Brognac, mariée d'après acte du 1 février 1796, avec Jean Eyriaud, propriétaire.

VI. — Pierre Labrousse-Brognac, né en 1779, décédé en 1857, propriétaire, marié d'après acte du 6 octobre 1807, avec Marie Moulin-Lagrange, d'où : 1° Jacques-Émile Labrousse Brognac, notaire ; 2° Jean-Baptiste-Eugène Labrousse-Brognac, propriétaire ; 3° Jean-Baptiste Labrousse-Brognac, commis des contributions indirectes ; 4° Anne Labrousse-Brognac, mariée d'après acte du 24 février 1848, avec Françoise Delage, négociant ; 5° Jeanne-Eugénie Labrousse-Brognac, mariée d'après acte du 25 mars 1835, avec Pierre Teytut de La Jarrige, propriétaire.

Archives départementales

1700. — Transaction, après arbitrage du comte de Brassac, de MM. de Fleurac et Sauvo du Bousquet, conseiller au présidial, qui fixe à 4.010 livres ce qui reste dû à François de Gelinard, chevalier, comte de Varaize, seigneur de Malaville, colonel d'infanterie, demeurant au château de Malaville, comme ayant les droits de Marguerite de la Brousse, veuve d'Hercule de Crevant, marquis de Cingé, par Mathieu de la Brousse, sieur du Mazet, et Louis de La Brousse, sieur de Brognac, y demeurant, paroisse de Teyjat; sur la succession du père de ladite Marguerite.

1730. — Contrat de mariage entre Joseph de La Brousse, écuyer, seigneur de Veaubrunet, ancien garde du corps du roi, gouverneur de la ville de La Rochefoucauld, fils de Joseph, écuyer, seigneur de Veaubrunet, ancien officier au régiment de Bretagne, et de feue Catherine Valleteau de Nouillac; et Marie Favret de Rochecorail, fille de Michel Favret du Pommeau, seigneur de Rochecorail et de La Breuillerie, directeur général des aides en l'élection d'Angoulême, et de feue Marguerite Pigornet.

Bibliothèque généalogique

• Pierre Bureau, Les émigrés charentais, 1791-1814, 2003.

Labrousse de Mirebeau Joseph Philippe, fils de Joseph et de Marie Favret du Pommeau, né le 16-12-1773 à Teyjat (Dordogne). Le 9 prairial an X, devant le préfet de la Charente, sa mère déclara «qu'ayant quitté la maison paternelle au commencement de la Révolution, il avait été prévenu d'émigration et inscrit sur la liste des émigrés du département de la Dordogne ou il résidait alors avec ses père et mère ; que n'ayant point reçu de ses nouvelles depuis un laps de temps assez considérable, elle avait lieu de croire, et après des nouvelles particulières, qu'il était décédé, sans cependant en avoir aucune certitude, et qu'elle faisait la présente déclaration en vue d'obtenir acte d'amnestie pour sondit fils». Le 30 nivôse an XI, le ministre de la Police générale écrivait au préfet de la Charente : si le fils est vivant, c'est à lui de faire sa déclaration ; s'il est mort, qu'on fournisse la preuve de son décès - rien de plus au dossier (Q XII/33 - F7/5979). Joseph Labrousse de Mirebeau, père du précédent, dt à Angoulême et inscrit sur la liste des émigrés du département de la Gironde, fut rayé définitivement de cette liste par arrêté du Directoire exécutif du 4 messidor an V (F7/5979).

• Louis Desgraves, Inventaire des documents manuscrits des fonds Montesquieu de la Bibliothèque municipale de Bordeaux, 1998.

Extrait (30 juin 1644) d'une reconnaissance consentie en faveur de Jean de Labrousse, seigneur de Miribaut, à Martillac. Baptême de Joseph, fils de Jean de Gaufreteau, écuyer, et de Gratienne Darriet; parrain : Joseph de Labrousse, écuyer, sr de Broignac ; marraine : Jeanne Darriet (1er décembre 1668). Dénombrement (23 août 1669) rendu par Etienne de la Brousse, seigneur de Magnac, en qualité de sieur de la maison noble de Mirebaut située à Martillac. Acte de blâme (18 février 1719) adressé par Montesquieu à Joseph Delbrousse, sieur de Brogniat, habitant de la paroisse de Texjat en Périgord, relatif au dénombrement de la maison noble de Mirebaut à Martillac à lui signifié le 1er février 1718.

• Jacques Dubourg, La révolte des croquants, les chefs des révoltes populaires dans le Périgord du XVIIe siècle, 2010.

Jean Pineau, chef croquant, est parfois désigné dans certains textes comme « Pineau le Jeune » ou même parfois comme Pierre Pineau. En 1638, alors qu'il était condamné comme criminel de lèse-majesté et auteur de sédition, il fut fait prisonnier par le vice-sénéchal de Périgord, Jean de La Brousse, seigneur de Brougnac. Ce dernier fut averti qu'on devait l'attaquer alors qu'il se dirigeait vers Périgueux ; il changea d'itinéraire pour éviter tout danger, mais alors qu'il traversait une zone boisée, il fut assailli de toutes parts et roué de coups, tout comme plusieurs de ses archers, dans le hameau de la Papussonne, commune de Marsaneix. Ceux qui l'accompagnaient crurent leur prisonnier mort. Ils perdirent tout courage et l'abandonnèrent. Ainsi, Pineau, qui n'était que blessé, en profita pour s'enfuir, mais il fut bientôt rattrapé et condamné comme « criminel de lèse-majesté, auteur de sédition » ayant participé aux expéditions menées par « les voleurs et les croquants ». Il fut supplicié en 1638 et décapité à Périgueux. L'intendant de justice Foullé, qui avait assisté à son procès, prétendit qu'en mourant il avait abjuré le protestantisme et d'huguenot était devenu catholique. Voici ce qu'en effet Pierre de Bessot, contemporain, disait de ces événements dans son livre de raison : « En 1638, Mons. Le vice-sénéchal nommé Brinniac fut tué à La Papussonne, bien proche d'Égliseneuve-du-Souc, conduisant un prisonnier nommé Pineau, fils d'un ministre de Bergerac, lequel s'évada pour lors mais fut bientôt après supplicié, ayant été condamné comme criminel de lèse-majesté, comme auteur de sédition et participant avec les voleurs et croquans. M. de Foullé, intendant de justice, étant à son procès dans la chambre et croit-on que d'huguenot en mourant il se fit catholique. »

• Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, 1874.

Le 26 avril 1793, devant Gaboriaud, notaire à Jarnac, Charlotte de Raynaud, tant en son nom que comme fondée de procuration de son mari, vendit la terre et le château de Gondeville, moyennant deux cent trois mille livres, à Pierre Marchais de La Berge et Jean Marchais de La Berge, son fils aîné, négociants à Angoulême. Après ceux-ci, Gondeville passa en 1820 à Meunier, négociant à Jarnac, en 1825 à Philippe-Joseph-Louis-Vincent-Hercule Labrousse de Mirebeau, ancien garde du corps du roi, domicilié à Angoulême, en 1837 à Gabriel de Frétard, demeurant à Vibrac. Le possesseur actuel, M. Raby, a acquis en 1865 de Mme Marie-Anne-Agalhe-Adèle-Estelle de La Charlonnie, veuve de Gabriel de Frétard, demeurant à Gondeville, et de sa fille Mlle Anne Gabrielle de Frétard, épouse de M. François-Eusèbe Piet.

Liens web

- La paroisse de Teyjat.

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30 octobre 2015

Frotier de La Rochette

Frotier de La Rochette, avec Généalogie Charente Périgord
D'argent à une pelle de gueules mise en pal, le fer en haut, accostée de dix losanges de même, cinq de chaque côté, deux, deux et un.

Filiation suivie

1. — Jean Frotier, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 6 mars 1579, avec Anne Tizon, fille de Roch Tizon, sieur du Roc, et Marguerite du Barry, d'où : 1° Roch Frotier-Tizon, qui suit ; 2° Jean Frotier-Tizon, chevalier de Malte ; 3° Louise Frotier, mariée avec Gabriel de Barbarin, sieur de La Breuille ; 4° Marthe Frotier, mariée d'après acte du 7 décembre 1611, avec Gabriel de La Charlonnie, juge de la prévôté Angoulême ; 5° Yolande Frotier, mariée d'après acte du 4 février 1606, avec Jacques de Villoutreys, échevin et maire d'Angoulême.

2. — Roch Frotier-Tizon, né en 1590, décédé en 1657, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 26 avril 1614, avec Léonarde Laisné, fille de Clément Laisné, sieur de Rochecorail, et Elisabeth Taboys, d'où : 1° Clément Frotier-Tizon, qui suit ; 2° Henri Frotier-Tizon, lieutenant d'infanterie.

3. — Clément Frotier-Tizon, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 8 mai 1642, avec Antoinette Catrix, fille de Henri Catrix, sieur de Flaville, et Jeanne Couraud, d'où : 1° Gaspard Frotier-Tizon, qui suit ; 2° Marie Frotier-Tizon, mariée d'après acte du 17 juillet 1661, avec Charles du Rousseau, sieur de Coulgens ; 3° François Frotier-Tizon, capitaine au régiment de la Marine ; 4° Roch Frotier-Tizon, né en 1644, décédé en 1693, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 17 août 1666, avec Marie-Anne Chesnel, d'où Clément Frotier-Tizon, né en 1672, décédé en 1729, sieur de La Rochette.

4. — Gaspard Frotier-Tizon, né en 1646, décédé en 1709, capitaine au régiment de la Marine, marié avec Françoise Mouton, d'où : 1° Jean Frotier-Tizon, qui suit ; 2° François Frotier-Tizon, né en 1668, décédé en 1718, sieur de La Borderie, marié d'après acte du 19 mai 1700, avec Louise Debord, d'où quatre filles.

5. — Jean Frotier-Tizon, né en 1675, décédé en 1747, sieur de La Pontille, marié d'après acte du 30 décembre 1709, avec Louise Debord, d'où Jean Frotier-Tizon, qui suit.

5. — Jean Frotier-Tizon, sieur de La Pontille, marié d'après acte du 11 mars 1741, avec Marie Fureau, d'où : 1° François Frotier-Tizon, sieur de La Borderie, marié d'après acte du 30 juillet 1770, avec Anne Fureau, d'où Louise Frotier-Tizon, mariée avec François Raynaud, marchand ; 2° Daniel Frotier-Tizon, lieutenant des grenadiers.

Archives départementales

1621 — Constitution par demoiselle Marthe Frotier, femme de Gabriel de la Charlonie, écuyer, au profit de demoiselle Marguerite de Voyon, d'une rente de 83 livres 9 sous 6 deniers, au capital de 1,333 livres 10 sous.

1624-1625 — Bail a rente par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, Villars et autres lieux, à Jean Robin, laboureur, d’une vigne au lieu dit Les Gallards.

1631-1632 — Bail à ferme par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, Terrebourre (auj. Terrebourg) et Villards, des rentes en blé et argent qui lui sont dues par ses tenanciers des terres ci-dessus désignées.

1632 — Bail à ferme pour quatre ans, moyen­nant 150 livres par an, par Louis de la Place, écuyer, prieur de « Malletais », agissant tant pour lui que pour messire Charles de la Place, son frère, chanoine prébendé de Saint-Pierre d’Angoulême, à Roch Frotier Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, de tout un corps de logis sis a Angoulême, avec le jardin y attenant.

Quittance par messire Roch Frotier Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, a Samuel Raoul, aussi écuyer, sieur de Vouzey, vice-sénéchal d'Angoumois, d’une somme de 12,000 livres payée par ce dernier a la décharge de la veuve et des héritiers de Jean Salmon, vivant écuyer et vice-sénéchal d’Angoumois.

1633-1634 — Contrat de mariage entre Pierre Benoît, du bourg de La Rochette, et Cathe­rine Defarge, du village de La Bétour, paroisse de Ma­gnac, châtellenie de Villebois, en présence de Roch Frotier-Tizon, de Clément Frotier-Tizon, de Léonarde Laisné et de plusieurs autres qui ont signé.

1636-1637 — Bail a ferme par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, de toutes les rentes dépendant de sa seigneu­rie dudit lieu.

1635 — Marché par lequel Roch Frotier-Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, établit Jeanne Ferrand, veuve d’Olivier Gouyon, et Julien Gouyon, son fils, dans sa maison noble de La Rochette, pour en prendre soin.

1647 — Mariage entre Léonard Raymond et Marie Decoulgens, en présence de Roch Frotier-Tizon, de Léonarde Laisné, d’Antoinette Catrix, de Clément Fro­tier-Tizon et de F. Gesmon, qui ont signé.

Vente par Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de Villars, d'une pièce de terre sise au Peux, paroisse de La Rochette.

1648 — Vente par Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, y demeurant, à Vincent Martin, marchand, d’une pièce de terre et chenevière, sise au bourg de La Rochette.

1649 — Transport par Roch Frotier­ Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, tant pour lui que pour Clément Frotier-Tizon, son fils, à Pierre-Boissier, sieur de La Fayolle, de toutes les rentes leur appar­tenant à cause de leurs seigneuries de Terrebourre, Chez-Pouillac et Villards.

1651 — Accord entre Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Ro­chette, et Pierre Poisvert dit le Parisien, au sujet d’une somme d’argent.

Inventaire a la poursuite de messire Jean-Louis de Verdelin, cheva­lier, curateur aux personnes et biens des enfants mi­neurs de François Gren de Saint-Marsault et de demoiselle Yolande de Barbarin, des meubles se trouvant au logis et hôtel noble du Roc, appartenant auxdits mineurs et tenu à ferme par Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette.

Ferme par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, de sa métairie dudit lieu.

1655-1675 — Cession par Marc Guillaumeau, écuyer, sieur de Ruelle, tant pour lui que pour demoiselle Marie de Poutignac, sa femme, a Clément Frotier-Tizon, à Roc Frotier-Tizon et dame Marie-Anne Chesnel, sa femme, et à Gaspard Frotier-Tizon, de la terre et seigneurie de Villars, en échange de celle de Fla­ville (1674).

1676-1692 — Échange d'héritages entre Roch Frotier-Tizon, chevalier, seigneur de Villars, La Rochette et autres lieux, et Mathurin Desherce, ser­gent royal.

1690 — Testament de messire Clément Frotier-Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, y demeurant, par lequel il élit sa sépulture en l'église dudit lieu, sa paroisse, et lègue a Louis Fro­tier, son fils, la somme de 600 livres, laquelle, au cas où ledit Louis viendrait à décéder sans héritiers, reviendrait à Roch Frotier-Tizon, sieur de Villard, autre fils du testateur. (4 décembre)

1709-1712 — Inventaire des meubles de la succession de Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, chevalier de La Rochette, à la requête de demoiselle Françoise Mou­ton, sa veuve.

Contrat de mariage entre Jean Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Pontille, fils de feus Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, et de dame Françoise Mouton, d’une part, et demoiselle Louise Debord, fille de Jacques Debord, sieur de La Motte, et de demoiselle Françoise Guitard, d’autre part, en présence de L. de Guichard, de M. Frotier, de François de Guitard, de Françoise de Rocquart, de Marie de Gui­tard, de Philippe de Rocquart et de plusieurs autres qui ont signé ou déclaré ne le savoir faire (30 décembre 1709).

Testament de demoiselle Louise Debord, femme de Jean Frotier­ Tizon, sieur de La Pontille.

Acquisition par François Frotier, écuyer, sieur de La Borderie, et Jean Frotier, aussi écuyer, sieur de La Pon­tille, de six journaux de vigne, paroisse de La Rochette.

1713-1716 — Contrat de mariage entre Jean Guillaud, laboureur, et Léonarde Bellamy. Ont signé : Des Champs de Roummefort, Jean Frotier, Louise Debord et Marthe Frotier.

Partage entre François Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Borderie, d’une part, et Jean Frotier­ Tizon, aussi écuyer, sieur de La Pontille, d’autre, des biens de la succession de feus Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, chevalier de La Rochette, et dame Françoise Mouton, sa femme, leurs père et mère.

1720 — Rétrocession par Pierre Constantin, notaire royal à Villars, paroisse de Saint-Angeau, a demoiselle Louise Debord, veuve de François Frotier, vivant écuyer, sieur de La Borderie, agissant tant en son nom que comme tutrice des enfants dudit sieur et d’elle, d’une rente que ledit Constantin avait achetée de Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, chevalier de La Rochette, père dudit sieur de La Borderie.

1722 — Transaction entre demoiselle Louise Debord, veuve de François Frotier, vivant écuyer, sieur de La Borderie, tant en son nom que comme mère et tutrice des enfants dudit sieur et d’elle, d'une part, et René de la Grèze, seigneur des Houillères et de Suaux, tant pour lui que pour demoiselle Élizabeth de Guitard, sa femme, d'autre part, au sujet d'une créance de 274 livres sur lesdits seigneur et dame des Houillères, dont ladite demoiselle Debord se trouvait ètre propriétaire comme étant aux droits de Jacques Debord, sieur de La Motte, son père.

Cession par François Raynaud, sieur de Launay, et demoiselle Marthe Denis, sa femme, demeurant à La Rochefoucauld, a messire Clément Frotier-Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, et à dame Madeleine Rousselet, sa femme, des sommes de 220, 105 et 232 livres, faisant un total de 557 livres, qui leur sont dues sur la succession de messieurs Clé­ment et Roch Frotier-Tizon, en leur vivant seigneurs de La Rochette, père et aïeul dudit cessionnaire.

Bail à rente par Marguerite Raymond, veuve de Georges de Rouffignac, marchand, à Jean Frotier, sieur de Savi­gnac, et à Jeanne Thoron, sa femme, de deux journaux de terre en chaume, au lieu dit Les Fosses-Rouges, paroisse de Coulgens.

Reconnaissance par Jean Frotier, sieur de Savignac, et Jeanne Thoron, sa femme, à dame Jeanne Salat, leur tante, d’une somme de 50 livres qu’elle leur avait constituée par leur contrat de mariage.

1725-1726 — Bail a moitié par dame Louise Debord, veuve de François Frotier, écuyer, sieur de La Borderie, de la métairie de Chez-le-Pintier,en la paroisse de La Rochette.

1727-1728 — Contrat de mariage entre Pierre Fureau, sieur de Fontenelle; fils de François Fureau, sieur de Villemalet, et de demoiselle Marie Rossignol, d’une part, et demoiselle Madeleine Frotier-Tizon, fille de feu François Frotier-Tizon, vivant écuyer, sieur de La Borderie, et de demoiselle Louise Debord, d’autre part. Ont signé en la minute du présent contrat : P. Fureau, Madeleine Frotier-Tizon, Louise Debord, L. Fureau, René Frotier-Tizon, Jean Frotier-Tizon, Marie Fureau, Marthe Frotier-Tizon, de Laquintinie, Marie Lériget et autres (23 janvier 1728).

1756-1757 — Testament de dame Madeleine Rous­selet, veuve de messire Clément Frotier-Tizon, seigneur de La Rochette, par lequel elle lègue diverses sommes aux pauvres de La Rochette, aux Carmes du faubourg Lhoumeau à Angoulême et au curé de La Rochette, ces deux derniers a charge de messes, et dispose du reste de ses biens en faveur de demoiselle Charlotte-Justine-Adélaïde de Briçonnet, sa petite-nièce, fille de dame Jeanne­ Marie-Thérèse Griffon de la Richardière et de messire Pierre de Briçonnet, écuyer, seigneur de Bramefans.

Constitution par messire Paul Leclerc, écuyer, sieur de La Verrerie, gendarme de la garde du Roi, demeurant en la paroisse de Montalembert, au profit de dame Made­leine Rousselet, dame de La Rochette, d’une rente an­nuelle de 5 livres, au capital de 100 livres.

1758 — Ferme par dame Marie Fureau, veuve de Jean Frotier-Tizon, de tous les agriers appartenant a ses enfants mineurs, sur la paroisse de Saint-Angeau.

Bibliothèque généalogique

• Yvon Pierron, La Rochefoucauld au péril des Lumières, 1992.

« Je, soussigné, Louis Frotier de la Messelière, maréchal des camps et armées du Roi, chevalier de Saint-Louis, grand'croix de l'ordre impérial de Sainte-Anne de Russie, certifie que M. Daniel Frotier Tizon de la Rochette, natif dudit lieu l'an 1742 et porteur du présent, actuellement sergent au régiment d'Infanterie Orléans, va à l'Orient pour de là passer à l'Isle-de-France (aujourd'hui Maurice) et y être fait officier selon les ordres de M. le duc de Praslin qui l'attendent à ce port ; le dit sr. Frotier Tizon est de la même maison que moi, que M. Frotier, marquis de la Coste Messelière, lieutenant-général des armées du Roi, et que M. Frotier, comte de la Coste Messelière, maréchal des camps, premier sous-lieutenant des cheveau-légers de la garde du Roi, le dit Frotier étant issu d'une branche formée en 1538 par François Frotier, sr. de la Messelière et Antoinette de Mézières. Il est bon sujet et prend le parti de chercher la fortune sous le mousquet, les circonstances ayant ruiné sa famille. Je supplie tous ceux dont il sera à portée de mériter les bontés de lui accorder protection et secours, en foi de quoi je lui ai donné le présent certificat pour suppléer les titres auxquels il pourrait avoir besoin de recourir et qu'il trouvera toujours au château de la Messelière qui était la résidence de Pierre de la Messelière, grand écuyer de France en 1419, notre aïeul commun.

A Poitiers, ce 30 janvier 1768
Louis Frotier, Cte de la Messelière »

Liens web

- Le petit monde du logis.

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Fureau de Fontenelle

Fureau de Fontenelle, avec Généalogie Charente Périgord
D'argent au chevron de gueules accompagné de trois canards de sable, posés en deux et un.

Filiation suivie

I. — François Fureau, né en 1570, décédé en 1630, sieur de Villemalet, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Jeanne de Rouffignac, d'où : 1° Jean Fureau, qui suit ; 2° Marie Fureau, mariée d'après acte du 14 février 1638 avec Pierre Boissier, sieur de La Fayolle ; 3° Catherine Fureau, mariée d'après acte du 27 août 1649, avec Jean Gervais, garde des eaux et forêts d'Angoumois ; 4° Jacquette Fureau, mariée d'après acte du 17 janvier 1634, avec Louis de Rouffignac, verdier des eaux et forêts d'Angoumois, d'où Renée de Rouffignac, Renée de Rouffignac, mariée avec Armand Gratereau, capitaine du château de Montignac  ; 5° Roch Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 1er avril 1644, avec Françoise Vigier, d'où Martine Fureau, mariée avec Louis Frotier-Tizon ; 6° Pierre Fureau, marchand.

II. — Jean Fureau, sieur de Villemalet, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Marie Cabaud, d'où : 1° Jean Fureau, qui suit ; 2° Antoinette Fureau, mariée d'après acte du 4 septembre 1673, avec François Georget, d'où François Georget, capitaine au régiment de Laval ; 3° Catherine Fureau, mariée d'après acte du 23 novembre 1666, avec Louis Binaud, sieur des Houches ; 4° Jacquette Fureau, mariée d'après acte du 30 avril 1659, avec Pierre Héraud, notaire royal.

III. — Jean Fureau, sieur de Villemalet, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié d'après acte du 4 mai 1665, avec Anne Levesquot, fille de Michel Levesquot, sieur des Chariers, et Anne Romanet, d'où : 1° François Fureau, qui suit ; 2° Jean Fureau, né en 1668, décédé en 1718, sieur de La Coste.

IV. — François Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 16 mai 1694, avec Marie Rossignol, fille de Pierre Rossignol, secrétaire du roi, et Marie Delafont, d'où : 1° Pierre Fureau, qui suit. 2° Marie Fureau, mariée d'après acte du 24 février 1721, avec François Gounin, sieur de La Coste ; 3° Marie Fureau, mariée d'après acte du 13 février 1720, avec Jean de La Quintinie, sieur du Cluzeau ; 4° Pierre Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 24 février 1721 avec Marie Gounin, d'où Pierre Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 27 novembre 1759, avec Anne Constantin, d'où Pierre Fureau de Villemalet, né en 1760, décédé en 1795, général de division.

V. — Pierre Fureau, né en 1702, décédé en 1774, sieur de Fontenelle, marié d'après acte du 3 février 1728, avec Madeleine Frotier-Tizon, fille de François Frotier-Tizon, sieur de La Borderie, et Louise Debord, d'où : 1° Pierre Fureau-Fontenelle, qui suit ; 2° Louise Fureau, mariée d'après acte du 5 août 1749, avec Alexandre Bordet, sieur des Vallons, garde des eaux et forêts d'Angoumois ; 3° Marie Fureau, mariée d'après acte du 9 février 1752, avec Jean Bordet, sieur de La Bauche ; 4° Anne Fureau, mariée d'après acte du 30 juillet 1770, avec François Frotier-Tizon, sieur de La Borderie ; 5° Marie Fureau, mariée d'après acte du 17 février 1778, avec Jean Machenaud, sieur de Beauchamp.

VI. — Pierre Fureau-Fontenelle, né en 1746, décédé en 1827, juge de paix du canton de Jauldes, maire de La Rochette, marié d'après acte du 12 juin 1772, avec Marguerite de La Faye, fille de Antoine de La Faye, sieur de La Forêt, et Marie Sybille de Verneuil, d'où : 1° Pierre Fureau-Fontenelle, qui suit ; 2° Marie Fureau-Fontenelle, mariée d'après acte du 25 août 1795, avec Jacques Montagné, propriétaire.

VII. — Pierre Fureau-Fontenelle, né en 1780, décédé en 1858, propriétaire, marié d'après acte du 10 novembre 1810, avec Marguerite Dereix, d'où : 1° Pierre Fureau-Fontenelle, avocat à Cognac, marié d'après acte du 27 septembre 1847, avec Anne Flavie Valleteau de Montboulard ; 2° Jean-Pierre Fureau-Fontenelle, notaire à Xambes, marié d'après acte du 6 décembre 1841, avec Catherine Louise Maulde de La Clavière.

Archives départementales

1627-1630. — Bail à ferme par François Fureau, garde des eaux et forêts, de sa métairie de Villemalet.

1644. — Partage entre Jean Fureau, garde des eaux et forêts, Pierre Fureau, marchand, et Roch Fureau, sieur de Villemalet, frères, des biens meubles et immeubles de la succession de François Fureau, vivant garde des eaux et forêts, et de dame Jeanne de Rouffignac, leurs père et mère.

Bail à ferme par messire François de l'Isle-Fort, curé de La Rochette, à Pierre Fureau, sieur des Essarts, marchand, de toute la dimerie de la paroisse de La Rochette.

1649. — Échange d'héritages entre François Boissier, sieur de Grand-Champ, et Jean Fureau le jeune.

1650. — Provision de l'office de garde des eaux et forêts d'Angoumois, par Diane de France, « fille et soeur légitime de Roys, duchesse d'Angoulême, douairière de Montmorancy, comtesse de Poictiers », en faveur de François Fureau.

1717-1718. — Transaction entre Pierre Deschamps, écuyer, sieur de Roumefort, et dame Marie Rossignol, sa femme, demeurant ensemble au château de Roumefort, paroisse de Saint Front, d'une part, et demoiselle Marie, autre demoiselle Marie Fureau, Pierre, autre Pierre et Louis Fureau, frères, enfants de ladite demoiselle Rossignol et de feu François Fureau, son premier mari, décédé en 1705, d'autre part, au sujet d'intérêts communs aux parties.

1721. — Contrat de mariage entre : François Gounin, sieur de La Côte, fils de feu Raymond Gounin et de dame Jeanne Héraud, d'une part, et demoiselle Marie Fureau, fille de feu François Fureau et de dame Marie Rossignol, d'autre part.

1765. — Quittance d'une somme de 830 livres par Michel Sureau, sieur du Cluzeau, et demoiselle Marie Fureau, sa femme, à Pierre Fureau, sieur de Villemalet, et à demoiselle Anne Constantin, sa femme.

1766. — Bail à ferme par maître Jean-Joseph Pinaud, subdélégué du Bureau des finances, au nom et comme procureur de monsieur Jean Caminade, seigneur engagiste des domaines du Roi, demeurant à Angoulême, à Pierre Fureau, sieur de Fontenelles, de tous les droits appartenant au dit seigneur sur Le Fief-Coutaud, paroisse d'Agris.

Ratification par demoiselle Madeleine Frotier-Tizon, femme de Pierre Fureau, sieur de Fontenelle, de la vente consentie par ledit Fureau au profit de Charles et Pierre Guillon, marchands, d'une somme de 2,648 livres.

Vente par Jean Goyon, praticien, à Pierre Fureau, sieur de Fontenelle, et demoiselle Frotier-Tizon, sa femme, d'une pièce de pré sur La Tardoire, relevant du chapitre de La Rochefoucauld.

Bibliothèque généalogique

• Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1995.

Le département de la Charente a donné 15 généraux aux armées de la lère République. Pierre Fureau dit Villemalet, nom de son village natal, est l'un d'eux. Les Fureau étaient nombreux en Angoumois surtout dans les paroisses de la Rochette, d'Agris ou de Coulgens ; ils étaient roturiers en dépit de ce qu'a écrit sur cette famille, le curé Beau, desservant Coulgens et la Rochette. Ils ont toujours payé leurs tailles, signe de roture : ils étaient marchands, prêteurs d'argent, agents d'affaires, on disait alors praticiens ; ils avaient acheté des charges, notaires ou gardes des eaux et forêts. Vers 1700, ils avaient acheté avec un de leurs amis d'Agris, des droits seigneuriaux en Braconne ; c'est peut-être là, l'origine de cette soi-disant noblesse ; en tout cas ces droits lui furent remboursés par l'administration royale.

De nos jours encore, les habitants du village, pensent qu'ils étaient nobles, MM. de Villemalet. Ils étaient alliés à des familles nobles des environs (les Crozan par exemple), en épousant des jeunes filles nobles aux parents fort désargentés ; ils avaient même leur blason d'argent au chevron de gueules accompagné de trois canards de sable posés en 2 et 1. Il n'était guère difficile d'en posséder un au XVIIIe siècle ; il en coûtait 20 livres tout simplement. Les Fureau possédaient quelques terres et métairies avec fermiers, en somme ils étaient des notables, des bourgeois et fiers de l'être, ce terme n'ayant pas la connotation péjorative qu'il prendra par la suite. On les nommait Messieurs de Villemalet.

Au milieu du XVIIIe siècle, deux branches principales de cette famille vivaient à la Rochette ; les Fureau de Villemalet, le village, et les Fureau de Fontenelle (lieu-dit près de la Braconne), également au même village ; ces derniers ont habité en face de leurs cousins.

Notre futur général était le fils d'un de ces MM. de Villemalet. Son père, Pierre, né en 1726, avait épousé en 1759 Marie-Anne Constantin-Beauregard, sa cousine ; ils vécurent à Villemalet ; leur maison existe encore : c'est la dernière sur la droite en quittant le village sur la route d'Agris, maison bourgeoise, classique, avec un beau pigeonnier. Pierre et Marie-Anne eurent sept enfants, tous nés dans le village. Leur premier né, également prénommé Pierre, né le 20 mars 1760 est le futur général dont le père fut un des représentants du district de La Rochefoucauld, à la fête de la Fédération le 14 juillet 1790.

Le futur général a certainement fréquenté l'école paroissiale tenue par le curé Jordain, homme très cultivé et excellent prêtre ; nous n'avons aucune preuve qu'il eut complété son éducation aux collèges de La Rochefoucauld ou d'Angoulême. Ses écrits ultérieurs sont ceux d'un homme de bonne culture.

Désireux de s'élever dans l'échelle sociale et de faire une carrière militaire, il s'engage à 22 ans, le 22 juillet 1782, dans l'armée royale aux chasseurs à cheval du Languedoc, plus tard 6eme chasseurs à cheval. Le 16 janvier 1785, nous le trouvons caporal au bataillon de chasseurs des Ardennes. Il est congédié avec ce grade, le 1er octobre 1789 à Monaco, presque huit années de service pour un bien maigre avancement. Pierre Fureau était victime de la détestable ordonnance du ministre de la guerre, le maréchal de Ségur, réservant les grades d'officiers dans l'infanterie aux possesseurs de quatre quartiers de noblesse.

Il quitta donc l'armée, le cœur plein d'amertume, ce qui explique son engagement politique ; il s'inscrit à la société populaire de Ruffec et adopte les idées nouvelles « apportées par le vent d'Amérique ».

Liens web

- Les bourgeois... et fiers de l'être.

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03 septembre 2015

Desbordes de Jansac

Desbordes de Jansac, avec Généalogie Charente Périgord
D'azur au chevron d'or, accompagné de trois arêtes de poisson d'argent, deux et une.

Filiation suivie

I. — Philippe Desbordes, décédé en 1656, sieur de Bellisle, marchand et bourgeois de la ville d'Angoulême, conseiller de l'hôtel-de-ville, marié avec Jacquette Cambois, fille de Gilles Cambois, sieur de La Combe-Dieu, messager ordinaire d'Angoulême à Paris, et Anne Darnat, d'où : 1° François Desbordes, qui suit ; 2° Pierre Desbordes, sieur de Bellisle, marié d'après acte du 29 janvier 1636, avec Catherine Benoist, fille de Jean Benoist, sieur de Berguille, et Marie de Paris ; 3° Philippe Desbordes, archiprêtre de Garat ; 4° Françoise Desbordes, mariée d'après acte du 17 août 1655, avec Jean Chausse, sieur de Lunesse, avocat à la cour ; 5° Jacquette Desbordes, mariée d'après acte du 26 juin 1644, avec Jean Aultier, sieur du Châlard, procureur au siège présidial d'Angoulême.

II. — François Desbordes, sieur de Montléry, messager ordinaire d'Angoulême à Paris, marié avec Létice Bénureau, fille de Pierre Bénureau, sieur des Soudais, et Létice Faligon, d'où François Desbordes, qui suit.

III. — François Desbordes, sieur du Maine-du-Puy, marié avec Marguerite de Montfermy, fille de François de Montfermy, sieur de La Barre, et Jeanne des Monstiers, d'où : 1° François Desbordes, qui suit ; 2° Bénigne Desbordes, mariée d'après acte du 4 mars 1710, avec Jean-Baptiste Birot, sieur des Bournis.

IV. — François Desbordes, né en 1688, décédé en 1772, chevalier, seigneur de Jansac, marié d'après acte du 11 janvier 1717, avec Anne de Montalembert, fille de Jean de Montalembert, chevalier, seigneur de Cers, et Françoise Maulde, d'où : 1° Pierre Desbordes de Jansac, qui suit ; 2° Jean-François des Bordes de Jansac, officier des mousquetaires du roi ; 3° Bénigne Thérèse des Bordes de Jansac, mariée avec François de Chasteigner, chevalier, seigneur de Fontenay.

V. — Pierre Desbordes de Jansac, né en 1728, décédé en 1791, capitaine d'artillerie, marié d'après acte du 26 février 1753, avec Anne-Marie Salmon, fille de Jean César Salmon, sieur de Verdille, et Anne Faure, d'où Jean-Charles Desbordes de Jansac, né en 1763, décédé en 1846, chevalier, seigneur de Verdille, marié 1) avec Marie-Julie de Galard de Béarn, fille de Pierre-Clément de Galard de Béarn, comte du Vivier-Jusseau, et Anne-Julie Le Mercier de Beausoleil-Vermont 2) avec Joséphine Le Pelletier, d'où postérité.

Archives départementales

1602. — Contrat d'apprentissage de Philippe Desbordes, fils d'Antoine Desbordes, marchand de la ville de Châteauneuf, chez sire François Mesneau, marchand de la ville d'Angoulême.

1603. — Cession par Aimery de la Croix, écuyer, sieur de La Fenêtre, seul héritier de feu Raphaël de Corlieu, en son vivant écuyer, sieur dudit lieu de La Fenêtre, y demeurant, en la châtellenie de Montbron, d'une rente générale de 133 livres ci-devant constituée au denier douze, par Philippe Desbordes, Jean et Denis Manès, au profit de François de Redont, écuyer, sieur de Neuillac.

1609. — Accord entre Antoine Gandillaud, écuyer, sieur de Vignes, et Philippe Desbordes, marchand de la ville d'Angoulême, au sujet des profits et émoluments de la terre et seigneurie de Vignes, paroisses de Mosnac et de Châteauneuf.

1631. — Quittance par Philippe Desbordes, sieur de Belle-Isle, marchand, bourgeois de la ville d'Angoulême, à Jean Masfrand, maître apothicaire, ce dernier agissant en vertu d'un accord passé entre lui et Isaac de la Porte, écuyer, seigneur de Châtillon, Saint-Genis, La Vallade, et demoiselle Jacquette Raymond, sa femme, d'une somme de 1,366 livres 10 sous décrétée judiciairement sur la terre et seigneurie de La Vallade.

1633. — Transport par Guy Dexmier, écuyer, sieur du Breuil, de Blanzac et de La Font, demeurant à La Vaure, paroisse de Chillac, en Saintonge, à Philippe Desbordes, marchand, d'une créance sur René Prévôt, écuyer, sieur de Moulnier.

Reconnaissance par demoiselle Marie Montgeon, veuve de David Jousset, vivant écuyer, sieur de Beaulieu, demeurant au lieu noble de La Tasche, paroisse de Saint-Genis, châtellenie de Blanzac, à Jean Trigeau et Philippe Desbordes, marchands, bourgeois d'Angoulême, d'une somme de 4,000 livres.

1679. — Quittance de partie de 12 livres de rente donnée à Jean Paranteau, sergent royal, par François Desbordes, écuyer, sieur du Maine-du-Puy, comme exerçant les droits de Létice Benureau, sa femme, héritière de Pierre Benureau, écuyer, son père, lui-même héritier de Jean de Maquelilan, écuyer, chanoine de l'église-cathédrale.

1682. — Testament d'Antoine Desbordes, fils de Pierre, écuyer, demeurant à Berguille, paroisse de Roullet « sur le point de partir avec les autres gentilshommes pour se rendre dans la citadelle de Tournay », par lequel il lègue tous ses meubles et acquêts à Marthe et Françoise, ses sœurs, et à Julie Desbordes, sa nièce, à laquelle il donne en outre le tiers de ses propres.

1692. — Reconnaissance fournie par messire Philippe Desbordes, écuyer, sieur de La Combedieu, demeurant au lieu noble du Marquisat, paroisse de Châteauneuf, à messire Jean Ducluzeau, prêtre, bachelier en théologie, curé de Saint-Paul d'Angoulême, à cause de deux maisons sises en ladite paroisse, confrontant par derrière à la maison du seigneur de Balzac.

1714. — Transaction entre François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Teillé, Les Rosiers, et Jean Aultier, avocat au Parlement, au sujet d'une obligation consentie antérieurement par Philippe Desbordes, écuyer, sieur de Montléry, bisaïeul du sieur de Jansac et aïeul du sieur Aultier.

1754. — Quittance finale par Pierre Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, capitaine au régiment de Rouergue, demeurant ordinairement en son logis de Verdille, paroisse dudit lieu, en Poitou, d'une part; à François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Teille. Cers et autres lieux, et à dame Anne-Marie de Montalembert, sa femme, demeurant ordinairement en leur château de Cers, paroisse dudit lieu en Angoumois, d'autre part, de la somme de 10,000 livres constituée en dot audit Pierre de Jansac par ses dits père et mère suivant son contrat de mariage avec demoiselle Anne-Marie Salmon, en date du 21 février 1753, reçu par Merveilleux, notaire royal à Martafond en Poitou.

1755. — Quittance par Louis Garnier, chevalier, seigneur de Ferfan, et Madeleine Birot des Boumis, sa femme, demeurant au logis des Boumis, paroisse de Garât, d'une part ; à François Des Bordes, écuyer, seigneur de Jansac, Sers, Teille et autres lieux, demeurant en sa maison noble de Sers, paroisse dudit lieu, d'autre part.

1759. — Contrat d'ingression dans la communauté des dames de l'Union-Chrétienne de la ville d'Angoulême, pour demoiselle Anne Desbordes, fille légitime de François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Sers et Teille, et de dame Marie de Montalembert, sa femme, demeurant au château de Sers, paroisse dudit lieu.

Constitution de 50 livres de rente par François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, et dame Anne-Marie de Montalembert de Sers, sa femme, demeurant en leur château de Sers, paroisse dudit lieu, d'une part; au profit de dame Marie Mesnard, veuve de Jean Bourdage, seigneur de La Courade, Coulgens, Sigogne et autres lieux, d'autre part.

1771. — Testament de François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Sers, Teille et autres lieux, qui lègue en forme de rappel 3,000 livres à ses petits enfants Chasteigner de la Rochepozay en outre de la dot de leur mère.

1773. — Inventaire des meubles et effets de la communauté entre feu François Desbordes de Gensac, chevalier, seigneur de Teille, Sers et autres lieux, décédé au château de Sers, le 17 novembre, et Anne-Marie de Montalembert ; et partage de la succession dudit défunt entre Jean-Baptiste-François Desbordes, chevalier, seigneur de Teille, maître de champ de cavalerie, major de la première compagnie des mousquetaires de la garde du roi, chevalier de Saint-Louis, et Pierre Desbordes de Gensac, chevalier, seigneur de Verdille, ancien capitaine d'infanterie, demeurant à Angoulême, ses fils.

Bibliothèque généalogique

• Pierre Bureau, Les émigrés charentais, 1791-1814, 2003.

Bordes Pierre des, écuyer, sgr de Jansac, Verdille, le Breuil-aux- Loups, capitaine d'artillerie au régiment de Rouergue, fils de François, écuyer, sgr de Jansac, Teillé, Sers, et de Marie Anne de Montalembert - né 14-4-1728 - + 17 et inhumé 18-4-1791 à Garat - ép. à Verdille, le 26-2-1753, Anne Marie Salmon de Ladouette, fille de Jean César, sgr de Verdille, et Anne Faure -+ Angoulême 12 floréal an XVII - dont postérité masculine éteinte en 1989.

Inscrit en Charente-Inférieure, bien que non émigré, après la date de son décès - Jean Charles des Bordes de Jansac, son fils, réclama devant le préfet de la Charente autorisé, le 8 germinal an XII - il fut amnistié le (acte non daté) (F7/5896).

• Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1865.

Le rôle des vingtièmes imposés sur les nobles et privilégiés de l'élection d'Angoulême en 1780

Sers. — Le sieur Desbordes De Jeniac (sic), écuyer, propriétaire de maison, rentes, agriers, héritages et deux domaines dans ladite paroisse, du revenu de 1,061 livres, payera cent seize livres quatorze sols, ci. 116 l. 14 s.

• François Vigier de La Pile, Histoire de l'Angoumois, 1756.

Philippe des Bordes, conseiller en 1647 jusqu'en 1653. Ses descendants ont formé deux branches ; l'une nommée autrefois de Monléry, à présent de Gensac; la seconde de Berguille; il y a eu trois François de suite dans la première.

Le fils de Philippe était François Ier, sieur du Maine-Dupuy; le fils de celui-ci, François II, sieur de Monléry.

François III, son fils, est aujourd'hui connu sous le nom du seigneur de Gensac. II a épousé Marie de Montalembert, héritière du fils aîné de la branche de Montalembert de Cers, qui lui a porté cette terre.

Dans la branche de Berguille, paroisse de Roullet, l'ainé est surnommé le sieur de Beaufort; le cadet était le sieur de Laroche et le troisième est le sieur de Villars. Les deux premiers ont épousé Magdeleine et Anne Vigier, de la branche de Planson.

Il y a eu dans cette famille, comme dans plusieurs autres, différents changements. Elle était originaire de Châteauneuf et avait été anoblie par lettres patentes.

Elle pierdit son bien et fut obligé de recourir au commerce pour subsister, ce qui engagea Philippe des Bordes de se faire conseiller de l'hôtel-de-ville plutot que d'obtenir des lettres de réhabilitation qui lui auraient couté considérablement.

• Alfred Richard, Vérification de privilèges par l'élection de Niort de 1627 à 1638, 1868.

Le 5 août 1627, les élus rendent une ordonnance sur requête pour l'enregistrement à leur greffe, (pour le suppliant y avoir recours quand besoin sera), d'un arrêt de la Cour des Aides, qui porte que François Des Bordes, messager ordinaire de la ville d'Angoulême à Paris, demeurant à Châteauneuf en Angoumois, ayant été pourvu de l'office de messager du diocèse d'Angoulême en l'Université de Paris, vacant par le décès d'Etienne Malhergue, sera couché et employé sur les rôles des officiers et suppôts de l'université, qui et au greffe de ladite cour, pour jouir des privilèges, exemptions et immunités qui leur sont attribués.

• Prosper Boissonnade, Histoire du Collège et du Lycée d'Angoulême, 1895.

En même temps, quatre pairs du corps de ville, Pierre Martin, sieur de Guissalle, Guilhon Saulnier, sieur de Pierre-Levée, Philippe Desbordes et André Lurat, marchands, sont chargés de faire « la collecte. « des deniers privez volontaires » ou de la souscription destinée à couvrir les frais d'installation des Jésuites.

• Gabriel Tricoire, Le château d'Ardenne et la seigneurie de Moulidars en Angoumois, 1890.

Le 24 juin 1566, Philippe Desbordes, marchand, de Châteauneuf, opéra, en qualité de fermier judiciaire de la seigneurie de Moulidars, le retrait féodal d'un tonneau de froment de rente, cédé ci-devant par Jean du Nourrigier, écuyer, sieur de Moulidars.


Liens web

- Le messager d'Angoulême à Paris attaqué par des gens de guerre.

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30 août 2015

Boissier des Combes

Boissier, avec Généalogie Charente Périgord
Origine très ancienne, nom provenant de boissière, lieu couvert de bois, clairière, d'après le dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle.

Filiation suivie

I. — Blaise Boissier, né en 1574, décédé en 1624, sieur de Maubras, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Louise Leclerc, d'où : 1° Pierre Boissier, qui suit ; 2° Léonarde Boissier, mariée avec Imbert Ferrand, praticien ; 3° Louise Boissier, mariée avec Jean Broussard, marchand, d'où Pierre Broussard, notaire royal ; Autre Louise Boissier, mariée avec Michel Poumeau, bourgeois ; 5° François Boissier, sieur de Grand-Champ, marié d'après acte du 29 janvier 1647, avec Louise Benoist ; 6° Roch Boissier, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié d'après acte du 11 janvier 1634, avec Catherine Frotier.

II. — Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, marié d'après acte du 14 février 1638, avec Marie Fureau, fille de François Fureau, garde des eaux et forêts d'Angoumois, et Jeanne de Rouffignac, d'où : 1° Roch Boissier, qui suit ; 2° François Boissier, sieur de La Mothe, marié d'après acte du 11 novembre 1682, avec Jeanne Malterre ; 3° Hélie Boissier, maître-apothicaire, marié d'après acte du 3 novembre 1685 avec Jeanne Gesmond, fille de François Gesmond, garde des eaux et forêts d'Angoumois, et Jeanne Gervais, d'où Roch Boissier, lieutenant d'infanterie ; 4° Jean Boissier, bourgeois, marié d'après acte du 17 novembre 1688, avec Marguerite Lériget.

III. — Roch Boissier, sieur de La Fayolle, marié d'après acte du 14 mai 1675, avec Françoise Riffaud, fille de Gilet Riffaud, marchand, et Marie Dumousseau, d'où : 1° Jean Boissier, qui suit ; 2° Catherine Boissier, mariée d'après acte du 27 janvier 1701, avec Jean Grassin, maître-chirurgien, d'où Louis Grassin, né en 1717, décédé en 1791, sieur des Combes, père de Jean Grassin, né en 1752, décédé en 1833, notaire, maire de la commune de Coulgens.

IV. — Jean Boissier, sieur des Combes, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié d'après acte du 18 septembre 1702 avec Marie-Anne Béchamil, fille de Pierre Béchamil, maître-chirurgien, et Elisabeth Benoist, d'où : 1° Jean Boissier, qui suit ; 2° Elisabeth Boissier, mariée d'après acte du 21 août 1725, avec Philippe Constantin, notaire royal, d'où : Jean-Jacques Constantin de Villars, né en 1728, décédé en 1814, lieutenant-général de police à Angoulême ; 2° Elisabeth Constantin, mère de Pierre Fureau de Villemalet, né en 1760, décédé en 1795, général de division ; 3° Louise Constantin, femme de Alexis Lavialle, né en 1735, décédé en 1796, président de l'administration du district d'Angoulême.

V. — Jean Boissier, sieur des Combes, fermier de l'abbaye Saint-Ausone d'Angoulême, marié d'après acte du 27 octobre 1734, avec Louise Benoist, fille de Roch Benoist, sieur du Châtelard, et Marie Valleteau, d'où : 1° Roch Boissier-Descombes, qui suit ; 2° Louise Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 8 novembre 1761, avec Philippe Héraud, avocat, d'où Marie-Anne Héraud, belle-sœur de Pierre-Armand Pinoteau, né en 1769, décédé en 1834, général de brigade ; 3° Marie-Anne Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 3 février 1756, avec Laurent Delisle, maître-chirurgien, oncle par alliance de René Doche, né en 1760, décédé en 1834, député de la Charente à l'assemblée législative ; 4° Anne Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 8 mai 1757, avec Charles-Joseph Ducluzeau, greffier des eaux et forêts d'Angoumois ; 5° Marie Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 5 février 1782, avec Jean Lhoumeau, marchand ; 6° Jean Boissier-Descombes, bourgeois, propriétaire du logis du Châtelard à Puyréaux, marié d'après acte du 9 février 1766, avec Marie-Catherine Plaignaud ; 7° Laurent Boissier-Descombes, né en 1759, décédé en 1829, bourgeois, propriétaire, député aux États provinciaux, capitaine de la garde nationale, maire de la commune d'Agris, marié d'après acte du 23 février 1784, avec Marie Arondeau ; 8° Marie Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 5 novembre 1776, avec Jacques Meslier, avocat ; 9° Anne Boissier-Combes, mariée d'après acte du 11 juillet 1780, avec François Pantet, bourgeois.

VI. — Roch Boissier-Descombes, né en 1749, décédé en 1807, lieutenant des chasses du comte d'Artois, député/maire/procureur/commissaire pendant la Révolution, marié 1) avec Marthe Orillac, décédée en 1777, d'où Marie-Denise Boissier-Descombes, mariée d'après acte du 12 janvier 1790, avec Jean Rivaud, né en 1765, décédé en 1803, général de division et propriétaire de l'hôtel de Bardines à Angoulême 2) avec Marie Boissier, d'où Alexandre Boissier-Descombes, né en 1782, décédé en 1813, chef de la bande responsable de l'attaque de la diligence de Churet.

Archives départementales

1626. — Vente par Louise Clerc, veuve de Blaise Boissier, vivant garde des eaux et forêts, d'une pièce de terre appelée Le Parc, paroisse de La Rochette.

Vente par Héliot Ferrand à Jacques Boissier, d'une pièce de vigne au lieu dit La Terrière, paroisse de La Rochette.

1638. — Transaction entre Jacques Lemercier, écuyer, sieur de La Borde et de La Trimouille, demeurant audit lieu noble de La Borde, et Pierre Boissier, praticien, au sujet de la ferme de la métairie dudit lieu de La Borde.

1644. — Partage par dame Louise Le Clerc, veuve Blaise Boissier, vivant garde des eaux et forêts, entre Roch Boissier, aussi garde des eaux et forêts, Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, et François Boissier, sieur de Grand-Champ, ses enfants, de tous ses biens meubles et immeubles, sous certaines conditions et réserves spécifiées dans l'acte.

1649 — Transport par Roch Frotier­ Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, tant pour lui que pour Clément Frotier-Tizon, son fils, à Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, de toutes les rentes leur appar­tenant à cause de leurs seigneuries de Terrebourre, Chez-Pouillac et Villards.

1656-1657. — Vente par François Gervais, avocat, maître particulier des eaux et forêts d'Angoumois, à Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, d'une pièce de terre près le village des Barrières.

Vente par Pierre Dufouilloux à François Boissier, notaire à La Rochette, d'une grange sise au village des Foucauds, paroisse d'Agris.

1708-1713. — Vente par Jean Saulnier, laboureur, à Jean Boissier, sieur des Combes, garde des eaux et forêts d'Angoumois, de trois lopins de terre près le village des Chabrouleaux.

1720-1722. — Procès-verbal à la requête de Jean Boissier, sieur de L'Aubépin, des dégâts commis dans un champ de blé d'Espagne lui appartenant.

1731-1734. — Donation par Élizabeth Béchemilh, fille majeure, demeurant au village de La Motte, paroisse de Jaudes, à maître Philippe Constantin, notaire royal, et demoiselle Élizabeth Boissier, sa femme, nièce et filleule de ladite Béchemilh, en reconnaissance des bons services à elle.

Vente par Pierre Ferrand, marchand, à François Boissier, sergent royal, demeurant en la paroisse d'Agris, d'une pièce de terre labourable sise en ladite paroisse.
 
1738-1739. — Bail à ferme par Hélie Boissier, praticien, de présent engagé au service de Sa Majesté avec monsieur de Guitard, capitaine d'infanterie, à maître François Boissier, sergent royal, de tous les biens-fonds et héritages appartenant audit Hélie Boissier, du chef de Roch Boissier, son père, dans les paroisses d'Agris et de La Rochette.

Cheptel à moitié croît, pour un an, de 2 vaches de six ans estimées 120 livres, et de 2 boeufs de tire estimés 160 livres, consenti à un laboureur de la paroisse de Brie et à sa femme par Jean Boissier, sieur des Combes, garde en la maîtrise des eaux-et-forèts d'Angoumois.

1759. — Arrentement par Clément Boissier, sieur de Beaumont, soldat, à François Boissier, sergent royal, d'une maison tombant en ruines, au lieu des Barrières, paroisse d'Agris.

1769. — Bail à ferme de la moitié des dîmes de la paroisse de Brie, consenti moyennant 1,200 livres, chacun an, à Jean Boissier, sieur des Combes, bourgeois, et à Robert Machenaud, sieur des Plantes, aussi bourgeois, par ladite abbesse.


Bibliothèque généalogique

• Pierre Dubourg-Noves, Châteaux, manoirs et logis : La Charente, 1993.

Maison Boissier-Descombes. Cette demeure, qui ne fut pas noble, est située au village de « Chez Masset ». Elle appartenait, en 1752, à Jean Boissier, sieur Descombes, garde des Eaux et Forêts. C'est une belle demeure du XVIIIe siècle, avec une aile principale et une autre, plus courte, en retour. Elle possède deux niveaux sur cave, et un en surcroît. Les fenêtres sur rez-de-chaussée sont en arc bombé, celle de l'étage, rectangulaires ; au-dessus, se voient de petites lucarnes. Une belle porte avec imposte sous arc bombé, dans un avant-corps à angles arrondis sous un entablement à moulures saillantes, occupe le centre de la façade. Le logis a été pour moitié modernisé tristement, et reste pour l'autre dans son état ancien, avec plusieurs cheminées Louis XV à trumeau peint. La margelle du puits est datée de 1744. Cette maison avoisinait le cimetière des chiens de la meute des la Rochefoucauld, qui y étaient enterrés avec une plaque de cuivre mentionnant leur nom et leur pédigrée. Tout vestige de cette intéressante sépulture semble avoir malheureusement disparu.

• Jane-Marcelle Delahaye, Notes historiques sur Agris, paroisse d'Angoumois, 1975.

La famille Boissier (le nom de Boissier est l'équivalent de Forestier) est à l'origine une famille de gardes des Eaux et Forêts. On remonte dans la généalogie de cette famille jusqu'à la fin du XVIe siècle où vit Blaise Boissier, garde, époux de Louise Clerc (ou Le Clerc) dont la fille Léonarde Boissier est baptisée le 12 octobre 1614 dans l'église d'Agris. Elle a pour marraine Léonarde Laisné, femme de Roch Frotier Tison, escuyer, sieur de La Rochette et de Sigougnes. Blaise Boissier fait un échange d'héritage en 1622 et meurt peu après puisque Louise Clerc est déclarée veuve dans un bail à ferme qu'elle fait en 1624 à Georges Saulnier clerc de plusieurs rentes dont une seigneuriale et foncière due à la seigneurie de Ribérolles et que ledit Boissier avait affermée de la demoiselle Marsay. En 1644, Louise Le Clerc partage ses biens avec ses enfants : Roch Boissier, aussi garde des Eaux et Forêts ; Pierre Boissier, sieur de La Fayolle ; François Boissier, sieur de Grand-Champ.

Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, époux de dame Marie Furaud de Villemalet, habite aux Cailles, paroisse d'Agris, en 1656 puis aux Maubras en 1661. Le 26 novembre 1670, il lui est fait par Jean de Guitard, écuyer, sieur de La Borie et de Ribérolles autorisé de maître Pierre de Saunières « son tuteur onéraire », un bail à ferme « de la maison noble de Ribérolles avec les métairies du Logis, du Gainard (?), de La Moussière, de Chez Gaillou, autrement Chez Micheau, et généralement de toutes les dépendances de la seigneurie de Ribérolles sauf le corps de logis qui est au-dessus du portail et entrée de ladite maison de Ribérolles, dans lequel ledit seigneur entend faire son habitation, en allant et venant, et y loger ses meubles, ledit bail moyennant 1 400 livres par an, payables savoir, une moitié à la fête de Saint-Jean, l'autre moitié à la fête de Noël ».

Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, et Marie Furaud vivent encore lors du mariage de leur plus jeune fils, François Boissier, sieur de La Mothe, domicilié chez Caille, paroisse d'Agris, avec Jeanne Malterre, en 1682.

Au début du XVIIIe siècle, s'élevait, au village des Barrières, paroisse d'Agris, la maison du maître-apothicaire Hélie Boissier, fils aîné de feu Pierre Boissier, sieur de La Fayolle, époux de Jeanne Gesmon. Il avait acheté cette maison en 1702, ainsi qu'une terre au lieu-dit La Loupe, de Bezaud Noël, sieur du Parc, et de Marie Dubournais, son épouse, du Puyssaguet, le tout relevant de la seigneurie de Ribérolles. La porte de la maison de l'apothicaire était surmontée d'une inscription latine servant d'enseigne. En voici le texte qui fut communiqué à la Société Archéologique et Historique de la Charente (1936, p. XXXIII) :

ECCE DOMUS PHARMACOPOLÆ
MEDICAMENTA SUNT
DEORUM MANUS

(Ici la maison du pharmacien. Les médicaments sont la maison des dieux.)

La maison existe toujours, du moins en partie, au lieu-dit Les Barrières, et l'inscription est encore lisible sur une pierre en forme de demi-cercle encastrée dans le mur au-dessus d'une petite porte donnant dans la cour.

Veuf de Jeanne Gesmon, décédée à l'âge de trente-sept ans et enterrée le 29 juin 1697 dans la chapelle Saint-Paul de l'église d'Agris, Hélie Boissier épouse en secondes noces Marie Lériget, fille de Jean Lériget, sieur de La Taillandière et de Larchier (mort ainsi que sa femme avant 1705). Son frère, Jean Boissier, sieur de Laubespin (terre en agris), a épousé Marguerite Lériget, sœur aînée de Marie, tandis que Jean Lériget, fils, s'unit en 1716 à Françoise Boissier, sœur des précédents.

De son premier mariage, Hélie Boissier, maître-apothicaire, a un fils, Roch Boissier, sieur de La Fayolle (parfois dit René), qui épouse le 28 novembre 1715 Madeleine Lériget, fille de Pierre Lériget, sieur de Beaumont. La sœur de Madeleine Lériget, Anne Lériget, est mariée à Barthélemi Gadon, praticien en 1718, puis juge assesseur de la châtellenie de Saint-Mary en 1724 et procureur au siège de La Rochefoucauld en 1725. Les deux sœurs, Madeleine et Anne, et leurs époux, Roch Boissier, sieur de La Fayolle, et Barthélemi Gadon, se partagent en 1718 les biens de la succession de dame Madeleine de Garoste, leur mère et belle-mère, femme (ou veuve) de Pierre Lériget. En 1727, Hélie Boissier et Marie Lériget partagent avec Roch Boissier, fils de Jeanne Gesmon, première femme d'Hélie, plusieurs fonds dépendant de la succession de celle-ci. A sa mort, Hélie Boissier, âgé d'environ quatre-vingts ans, est enterré dans l'église d'Agris le 10 juillet 1736. Roch Boissier meurt avant 1741, date à laquelle Madeleine Lériget est dite veuve dans un acte de vente. Décédée à Villemalet dans la maison de son fils Hélie, elle est inhumée le 11 février 1756 dans la chapelle Saint-Paul de l'église d'Agris, âgée d'environ soixante-dix ans.

La famille Boissier se perpétue avec Jean Boissier, sieur des Combes, garde des Eaux et Forêts, dont on retrouve le nom entre 1720 et 1748 dans plusieurs actes d'achat de terres. Sans doute est-ce lui qui, en 1761, est dit fermier général de l'abbaye de Saint-Ausone d'Angoulême quand il fait avec le prieur-curé de la paroisse de Brie, un bail à ferme à Pierre Rossignol, laboureur, des dîmes de la paroisse de Brie. En 1789 le nom de Boissier, sieur des Combes, sera soudé en Boissier-Descombes. A Agris, le sieur Laurent Boissier, de La Brousse, est alors le plus riche propriétaire terrien de la paroisse.

• Stéphane Calvet, Les grandes affaires criminelles de la Charente, 2011.

« Le sieur Descombes père, sans état avant la révolution et retiré à la campagne, vivait de ses rentes, sa fortune personnelle était de 130 000 à 140 000 francs. S'étant prononcé pour les principes de la Révolution, il fut appelé à la place de procureur syndic du District de La Rochefoucauld à celle de maire de sa commune et depuis à celle de percepteur des contributions. Ses opinions politiques et ses relations ont toujours été bonnes. Quant à sa probité on ne saurait lui faire le moindre reproche. »

Une étude dans les différentes registres paroissiaux et dans l'état civil montre, en outre, qu'il dispose d'un solide réseau de parentèle et de clientèle à travers tout le département de la Charente. Possédant plusieurs propriétés, il est lié aux Fureau de Villemalet, ainsi qu'à la famille Frottier de La Rochette. Son mariage, célébré à Saint-Projet-Saint-Constant le 7 décembre 1790, permet également de voir qu'il compte parmi ses amis un certain Constantin-Villars, lieutenant général de police à Angoulême. Enfin il a été, par sa sœur Marie Denise, le beau-frère du général de division Rivaud, l'une des plus grandes gloires locales de cette époque. Honnête et raisonnable, Boissier-Descombes père est cependant mis à l'index dès qu'on évoque sa conduite privée. Rudler affirme ainsi : « Le mauvais exemple qu'il a donné à ses enfants par ses mœurs dissolues et l'attachement aveugle qu'il avait pour son fils sont les sources de ses malheurs (...). Sa fortune se trouve réduite à 50 000 ou 60 000 francs. Outre son fils et une fille mariée, il est encore chargé de cinq enfants ». Il est vrai que ces derniers sont tous issus d'un mariage contracté en 1790 avec sa cousine germaine Marie Boissier avec laquelle il a vécu un long moment en concubinage. Né le 22 octobre 1783, Antoine est donc le fruit d'une union illégitime. Marcel Reible certifie même que la première épouse du père Boissier-Descombes se serait suicidée en raison des frasques amoureuses de son époux. Mais une fois de plus, aucun document d'époque ne nous permet d'infirmer ou de confirmer cette hypothèse. Il est certain néammoins que l'homme a eu des enfants illégitimes avec sa cousine germaine, ce qui peut paraître scandaleux dans le monde de la notabilité de l'époque. Quoi qu'il en soit, le préfet de la Charente estime que cette immoralité serait à l'origine de la mauvaise conduite du fils dont il dresse un portrait peu flatteur.

• Revue de Saintonge & d'Aunis, 1938.

Ce titre pourrait faire croire à un roman ; pas du tout, c'est un récit d'histoire locale, une histoire de brigands. L'affaire se passe sous Napoléon Ier, en 1807. Une diligence transportant une somme très importante à l'adresse de la Banque de France, part d'Angoulême pour Paris, et se trouve attaquée près du pont de Churet, non loin de son lieu de départ, par plusieurs individus conduits par un nommé Boissier-Descombes, fils d'un gros propriétaire de la région. C'est une affaire banale. Mais elle devient intéressante lorsqu'on s'aperçoit des ménagements dont bénéficient Boissier et ses acolytes. Le chef de la bande, condamné à 24 ans de bagne, ne subit pas la flétrissure de la marque ; on essaie de le faire évader du fort du Hâ, on se résout enfin à l'envoyer au bagne de Rochefort où il mourut en 1813.

M. Reible s'est demandé quelle pouvait être la cause de tant de mansuétude à l'égard d'un voleur de grand chemin. Il en trouva l'explication aux Archives de la Charente et aux Archives nationales. Des documents irréfragables lui permirent de constater que parmi les nombreux fonctionnaires mêlés au procès, certains d'entre eux étaient affiliés à la Franc-Maçonnerie, de même qu'un nommé Boissier-Descombes, sans prénom, le père du condamné sans doute ou même celui-ci.

Ce petit livre, plein de détails intéressants, est précieux pour l'histoire locale. Il donne, en un style expressif et coloré, un aperçu sérieux de la vie sociale, politique et judiciaire au début du XIXe siècle.

• Mémoires de l'Académie celtique, 1807.

Tout est ici encore une fois celtique, et les choses et les mois; c'est donc dans le celtique qu'il faut chercher à retrouver ces derniers, qui n'ont de latin et de grec que la finale, encore pas toujours; car le breton et le gallois ont, comme le latin, beaucoup d'adjectifs en us. Or la langue celtique m'offre trois élymologies du nom d'Esus, plus ou moins vraisemblables, entre lesquelles je vous laisse à choisir, Messieurs. Celle qui s'accorde le mieux peut-être avec notre bas-relief, dans lequel on voit un Dieu au milieu d'un bois, qui émonde un arbre comme un bûcheron, c'est celle de Gwez, Goez, en construction wez ou oez, qui se contractent facilement en ez, lequel devient Esus, en ajoutant la finale latine us, et signifie sauvage, rustique, farouche, féroce, sylvestris, ferus, adjectif formé du substantif gwez, arbres, bois, comme l'adjectif latin sylvestris ou sylvester, et le français sauvage, sont formés du substantif latin sylva; comme encore nos mots français forestier, boisier, d'où le nom propre boissier, homme qui travaille et vit dans les bois, et bûcheron, ont été dérivés, l'un du mot forest, l'autre du mot bois, et le troisième des mots bûcher, bûche, bosc ou bois. L'Esus des Celtes serait donc alors le Silvanus, ou le dieu Silvain des Romains, mot dérivé, comme on sait, de Sylva, forêt. Ce qui le confirme, outre l'analogie du nom, c'est que ce dieu est représenté sur plusieurs monumens comme l'Esus de nos autels druidiques, une serpe à la main, un habit rustique qui lui descend jusqu'aux genoux, et des arbres à ses côtés. Nonnus le représente comme un renverseur d'arbres et un perce-forêts, nom d'un héros de la mythologie druidique. Sur une pierre de la chaussée, il est placé entre deux arbres, et tient d'une main une serpe. Sur une médaille il est nu, tient d'une main le pedum, et de l'autre la serpe, avec le mot Silvain; on le voit sur un jaspe de Stosch debout sous deux arbres, tenant de la main droite une serpe; enfin sur un bas-relief de Beger, il tient dans la droite une serpe, dans la gauche une branche de pin, et auprès sont d'autres pins, dont cette branche paraît détachée. Silvestris et Silvanus étaient aussi les épithètes de Mars, et Rusticus d'Hercule. On offrait, selon Caton, des vœux dans la forêt à Mars Silvanus; les Romains et les autres peuples latins appelaient Mars Silvestris.


Liens web

- Le procès de l'attaque de la diligence.

- Comment on équipait un lieutenant au début du XVIIIe siècle.

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29 août 2015

Maulde de L'Oisellerie

Maulde de L'Oisellerie, avec Généalogie Charente Périgord
Originaire de Touraine, établissement en Angoumois au XVIe siècle, selon la tradition.

Filiations suivies

I. — Médard Maulde, argentier de la famille de La Rochefoucauld, marié avec Françoise Préveraud, fille de Michel Préveraud, avocat au présidial d'Angoulême, et Gillette Benoist, d'où Siméon Maulde, qui suit.

II. — Siméon Maulde, né en 1561, décédé en 1640, procureur au siège présidial d'Angoulême, marié d'après acte du 5 décembre 1587, avec Jacquette Bareau, d'où : 1° Pierre Maulde, auteur de la branche aînée, qui suit ; 2° Philippe Maulde, auteur de la branche cadette ; 3° Louise Maulde, mariée avec Pierre de Labatud, avocat au présidial d'Angoulême.

§ I. — Branche aînée.

III. — Pierre Maulde, né en 1598, décédé en 1633, marchand drapier à Angoulême, marié d'après acte du 6 novembre 1626, avec Léonarde Blateau, d'où Jean Maulde, qui suit.

IV. — Jean Maulde, né en 1627, décédé en 1684, sieur de Mirande, marié d'après acte du 29 avril 1659, avec Anne Gignac, fille de François Gignac, avocat en parlement et échevin d'Angoulême, et Marie de Lestoile, d'où : 1° François Maulde, qui suit ; 2° Philippe Maulde, procureur fiscal à Angoulême, marié avec Catherine Mesnard, d'où Jean Maulde, sieur des Blancheteaux, marié d'après acte du 1er juillet 1722, avec Marie Rose Vallier, d'où Marguerite Maulde des Blancheteaux.

V. — François Maulde, avocat au présidial d'Angoulême, marié d'après acte du 13 février 1686, avec Thérèse Gervais, fille de François Gervais, pair de la ville d'Angoulême, et Marie Pichot, d'où François Pierre Maulde, qui suit.

VI. — François Pierre Maulde, né en 1692, décédé en 1738, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 25 mai 1724, avec Anne Birot, d'où Jean Maulde, qui suit.

VII. — Jean Maulde, né en 1729, décédé en 1799, sieur de L'Oisellerie, marié d'après acte du 16 novembre 1757, avec Marguerite Maulde des Blancheteaux, sa cousine ci-dessus, d'où :

VIII. — Pierre Jacques Maulde de L'Oisellerie, né en 1758, décédé en 1811, juge au tribunal civil d'Angoulême, député de la Charente, marié d'après acte du 19 novembre 1781, avec Marie Guimberteau, de Péreuil.

§ II. — Branche cadette.

I. — Philippe Maulde, procureur fiscal à Angoulême, marié d'après acte du 17 mars 1637, avec Marguerite Bareau, d'où Michel Maulde, qui suit.

II. — Michel Maulde, né en 1648, décédé en 1691, avocat en parlement et juge de Montignac, marié d'après acte du 14 août 1670, avec Marie Rondrailh, d'où : 1° Philippe Maulde, qui suit ; 2° Françoise Maulde, mariée d'après acte du 23 février 1700, avec Jean de Montalembert, chevalier, seigneur de Cers.

III. — Philippe Maulde, né en 1671, décédé en 1746, sieur de Puymesnier, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois.

1) Marié d'après acte du 29 septembre 1698, avec Marie Duboys de La Bernarde, d'où Élie Philippe Maulde, qui suit.

2) Marié d'après acte du 24 juin 1704, avec Marie Lhoumeau, d'où Marie Maulde, mariée d'après acte du 29 août 1724, avec Pierre Préveraud, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois.
 
IV. — Élie Philippe Maulde, décédé en 1745, sieur de Puymesnier, commissaire des guerres, maire d'Angoulême, marié d'après acte du 28 mars 1729, avec Anne Thomas de Bardines, fille de Jean Thomas, sieur de Bardines, et Marie Nadaud de Nouères, sans postérité.

Archives départementales

1580. — Reconnaissance de la rente seigneuriale perpétuelle de 10 sols et 2 gelines, à cause du village de la Raymonderie, de la contenance de 10 journaux, donnée à Siméon Maulde comme procureur du commandeur du Temple d'Angoulême, par la famille Veau et autres tenanciers.

1710. — Inventaire des meubles, titres et enseigne ments dépendant de la communauté d'entre défunt Philippe Maulde et Catherine Mesnard, sa femme, ce requérant Philippe Maulde, leur fils émancipé par justice et procédant sous l'autorité de Pierre Navarre, son curateur, auquel inventaire sont mentionnés : un grand tableau à cadre doré, de deux pieds et demi de haut sur deux pieds de large, représentant deux anges et une autre figure ;- un autre grand tableau, vieux, dont la peinture est en partie défaite, dans un cadre de bois, où sont représentés la Sainte-Vierge, son fils Jésus et d'au tres figures ;- quatre grands tableaux à cadres de bois de noyer, très vieux et en partie rompus, et un autre tableau moyen, aussi à cadre de bois, étant le portrait d'un homme ;- un livre dans lequel sont inscrits les jours de naissance des enfants dudit défunt Maulde des Blancheteaux et ladite demoiselle Mesnard.

1724. — Partage entre demoiselle Thérèse Gervais, dame de L'Oizellerie en partie, veuve de François Maulde, juge magistrat au présidial d'Angoumois, d'une part ; messire Jean Maulde, sieur de Marsat, prêtre, curé de Notre-Dame de La Payne, à Angoulême, monsieur François Maulde, seigneur de L'Oizellerie en partie, Pierre Maulde, sieur de Valence, et dame Lucrèce Maulde, femme de monsieur maître Pierre-Dominique Le Vachier, tous enfants dudit feu François Maulde et de ladite demoiselle Gervais, d'autre part, des meubles et effets dépendant de la succession de leur mari et père.

Bibliothèque généalogique

• L'intermédiaire des chercheurs et curieux, 1921.

Médard Maulde

Je cherche à établir les origines familiales de Médard Maulde qui fut argentier de l'abbaye de Marmoutiers près Tours au XVIe siècle. Son fils Siméon, secrétaire de la chambre du roi Louis XIII, s'établit à Angoulême, « à la suite d'une mission donnée par le roi », ou une tradition familiale. Il est qualifié seigneur d'Estiffandiers ou des Tiffandiers. Je ne trouve ce nom de fief ni en Touraine ni en Angoumois. Sa désinence indique telle une origine Cambrésienne ? Le prénom de Médard se localise t-il de préférence dans une région de notre pays ? Renault d'Escles.

Liens web

- Un grand notable du Premier Empire.

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Sauvo des Versannes

Sauvo des Versannes, avec Généalogie Charente Périgord
Famille originaire de la ville de Montbron en Angoumois et de souche italienne.

Filiations suivies

§ I. — Branche des Versannes.

I. — Léonard-François Sauvo, sieur des Versannes, marié d'après acte du 17 juin 1727, avec Suzanne Bernard, fille de Thomas Bernard, sieur de La Coste, et Marguerite Thomas, d'où Jean Sauvo, qui suit.

II. — Jean Sauvo, né en 1732, décédé en 1785, maître de forges à La Chapelle-Saint-Robert, marié d'après acte du 24 mai 1755, avec Anne Légier, fille de Émery Légier, maître-chirurgien, et Marie Allafort, d'où : 1° Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, qui suit ; 2° Simon Sauvo-Desversannes, négociant, marié d'après acte du 29 novembre 1792, avec Charlotte Léonard-Duclaud ; 3° Anne Sauvo-Desversannes, mariée d'après acte du 15 septembre 1807, avec Pierre Marchaix, percepteur des contributions ; 4° Marie Sauvo-Desversannes, mariée d'après acte du 15 février 1776, avec Pierre Decescaud, sieur de Vignérias, avocat.

III. — Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, né en 1767, décédé en 1839, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, marié d'après acte du 12 novembre 1807, avec Catherine Lacombe, d'où : 1° Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, qui suit ; 2° Marthe Zulma Sauvo-Desversannes, mariée 1) d'après acte du 25 octobre 1826, avec Henry-Joseph Durousseau, propriétaire 2) d'après acte du 31 mai 1834, avec Mathurin Hazard-Flamand, maître de forges.

IV. — Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, né en 1812, décédé en 1885, médecin, maire de Bussière-Badil et conseiller d'arrondissement, marié d'après acte du 20 novembre 1843, avec Léonarde Agard de Rouméjoux, fille de Pierre Agard de Rouméjoux, propriétaire, maire de Bussière-Badil, et Magdelaine de Sanzillon, sans postérité.

§ II. — Branche du Bousquet.

I. — Joseph Sauvo, avocat au présidial d'Angoulême, marié avec Marie Nesmond, d'où : 1° François Sauvo, qui suit ; 2° Jeanne Sauvo, mariée d'après acte du 5 octobre 1637, avec Joseph de Labrousse, sieur de Brognac ; 3° Isabeau Sauvo, mariée avec Jacques Bradens, juge de Montbron ; 4° Anne Sauvo, mariée avec François Guimbelot, bourgeois.

II. — François Sauvo, sieur de Marsat, juge de Nontron, conseiller-secrétaire à la cour des aides de Guyenne, marié d'après acte du 15 août 1644, avec Anne Eyriaud, fille de Léonard Eyriaud, sieur des Loges, et Antoinette Vigier, d'où : 1° Jean Sauvo, qui suit ; 2° Marie Sauvo, mariée d'après acte du 27 juin 1680, avec Louis de Labrousse, sieur de Brognac ; 3° Jeanne Sauvo, mariée d'après acte du 12 juillet 1682, avec René de Couhé, sieur de La Garde.

III. — Jean Sauvo, né en 1651, décédé en 1714, sieur du Bousquet, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 18 mai 1676, avec Anne Racault, fille de Jean Racault, sieur de La Croix, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, et Marie de Villoutreys, d'où : 1° Antoine Sauvo, qui suit ; 2° Victor Sauvo du Bousquet, sieur de La Croix, marié d'après acte du 29 septembre 1716, avec Claire de Saluces ; 3° Marie Marguerite Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 26 juillet 1718, avec Jean Carron, sieur de La Node ; 4° Anne Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 2 mars 1699, avec François Dussault, sieur de Vilhonneur ; 5° Marie Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 3 mars 1710, avec Joseph Corlieu, sieur de La Baudie.

IV. — Antoine Sauvo, né en 1684, décédé en 1759, sieur du Bousquet, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 27 juillet 1730, avec Marie Gilbert, fille de Arnaud Gilbert, maître-apothicaire, et Marie Brun d'où Marie Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 3 juin 1771, avec Henry de Conan, sieur d'Aucors, sans postérité.

Archives départementales

1581. — Donation entre vifs par laquelle Jehan Du Rousseau, écuyer, seigneur de Marendat, fait abandon à François Sauvo, notaire et praticien de Montbron, en récompense des bons et agréables services qu'il en avait reçus, d'une rente annuelle de 12 sous tournois, 7 boisseaux de froment et 6 boisseaux d'avoine, à la mesure de Montbron, due par les tenanciers du village des Brousses, en ladite paroisse.

1676. — Contrat de mariage entre Jean Sauvo, sieur de Bousquet, fils de feu François Sauvo, sieur de Marsat, et de demoiselle Anne Derriaux, d'une part ; et demoiselle Anne Racault, fille de feu Jean Racault, écuyer, sieur de La Croix, conseiller du Roi, juge-magistrat en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoumois, et de demoiselle Marie de Villoutreys, d'autre part.

1714. — Inventaire des meubles, effets et papiers dépendant de la succession de monsieur Jean Sauvo, sieur du Bousquet, conseiller au présidial d'Angoumois, ce requérant dame Anne de Ravault, sa veuve, lesdits objets existant tant en la ville d'Angoulême qu'aux lieux de La Croix et du Panisson. A signaler audit inventaire : une montre à boitier d'argent piqué de petits clous, et sa chaîne d'argent, le tout estimé 90 livres; la grosse du contrat de mariage passé, le 3 juillet 1644, entre François Sauvo, sieur de Marsat, et demoiselle Andrée Desriaux, reçu par Peyrot, notaire royal; la grosse du contrat de mariage passé, le 25 juin 1680, entre Louis de la Brousse, sieur de Brougnac, et demoiselle Marie Sauvo, devant Agard, notaire royal; la grosse du contrat de mariage de René de Couhé, écuyer, sieur de La Garde, et demoiselle Jeanne Sauvo, en date du 12 juillet 1682, reçu par Denespoux, notaire royal; le contrat de mariage de Joseph de Corlieu, écuyer, sieur de La Baudie, et demoiselle Marie Sauvo, en date du 24 février 1710, reçu par Jalaniat, notaire royal; le contrat de mariage de Jean de Racault, écuyer, sieur de La Croix, et demoiselle Marie de Villoutreys, en date du 26 février 1656, reçu par Vachier, notaire royal; un petit fusil à giboyer, sur la platine duquel est écrit : « St-Léger à Charras »; deux pistolets d'arçon, sur la platine desquels il est écrit qu'ils ont été faits à La Chapelle-Saint-Robert.

1715. — Constitution de 4 livres de rente au profit de Jacques Sauvo, curé de Puymoyen, fils d'autre Jacques, avocat au Parlement et d'Anne Maurice.

1744. — Inventaires des meubles et effets de la succession d'Étienne Corlieu, ce requérant André de la Tasche, colonel de la milice bourgeoise d'Angoulême, et Marie Corlieu, sa femme, gendre et fille dudit défunt, appelée Anne Sauvo, sa veuve.

1745. — Constitution de 50 livres de rentes, au capital de 1.000 livres, au profit de Jean Sauvo, chanoine, par Jean de Trion, chevalier, seigneur de Salles, et Radégonde de la Ramière, sa femme, demeurant au logis de Salles, paroisse de Chassenon.

1758. — Vente, moyennant 3,750 livres de principal et 44 livres de pot-de-vin, par dame Marie Gilbert, femme de maître Antoine Sauvo, sieur du Bousquet, conseiller du Roi, juge magistrat en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoumois, ladite dame fondée de procuration dudit sieur du Bousquet, son mari, présentement en sa maison de campagne de Panisson, paroisse St-Maurice de Montbron en Périgord, d'une part; à Pierre Souchet, procureur en la sénéchaussée, faisant pour autre Pierre Souchet, avocat, son fils, d'autre part, de l'office de conseiller du Roi en ladite sénéchaussée, dont ledit sieur du Bousquet est actuellement pourvu, avec tous les gages et émoluments qui en dépendent, ainsi que les provisions, tant dudit vendeur que de ses prédécesseurs, au nombre de trente-neuf pièces qui ont été cotées et paraphées par le notaire.

1759. — Inventaire des meubles, titres et papiers dépendant de la succession de feu Antoine Sauvo, sieur Du Bousquet, en son vivant juge magistrat en la sénéchaussée d'Angoumois, ce requérant Jean-François Gilbert, archiprêtre de l'église St-Jean d'Angoulême, faisant pour Marie Gilbert, sa tante, veuve dudit sieur Du Bousquet, celle-ci agissant comme tutrice de Marie-Madeleine Sauvo, sa fille mineure, et encore pour Jeanne et autre Jeanne Sauvo, ses filles majeures.

1760. — Acte de notoriété par Jean Delessat, Pierre Périer, André Delahaure et Pierre Guimbertaud, procureurs au présidial d'Angoumois, pour affirmer que monsieur maître Antoine Sauvo, sieur du Bousquet, conseillier du Roi, juge magistrat en la sénéchaussée d'Angoumois, demeurant à Angoulême, paroisse de Notre-Dame de Beaulieu, décédé le 16 juillet 1759 en sa maison du Panisson, paroisse de St-Maurice de Montbron en Angoumois, n'a laissé d'autres héritiers que trois filles non mariées qui sont Marie-Jeanne et Jeanne, majeures, et Marie-Madeleine, mineure, sous la tutelle de Marie Gilbert, sa mère.

Bibliothèque généalogique

• Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente.

Marie Couraudin était fille de Pierre, seigneur de Ferrière et Chabrot, maître de forges à Pierre-Pansue, sur les rives de la Tardoire, près de Montbron, et de Christian Baudoin de Fleurac. Elle avait été mariée le 8 mai 1540, par contrat reçu Depeyris, notaire, à Junien du Rousseau, fils de Jean et de Paule Bérenger. Elle devint veuve peu après 1567, car, cette année même, et le 7 juillet, Junien du Rousseau et Pierre Couraudin, le gendre et le beau-père, rendaient aveu et dénombrement au duc de Montmorency, pour leur hôtel noble de Montbron, devant Sauvo et Denespoux, notaires au dit lieu.

• Histoires de moulins, 2009.

Le 12 août 1777 le comte de Roffignac passe un traité avec le sieur De Versannes pour l'exploitation pendant 9 ans de la forge de la Chapelle Saint Robert : « en fabrication d'artillerie de toute espèce et d'en fournir chaque année jusqu'à concurrence au moins de 16 mille quintaux, à peine de 24 mille livres de dédommagement, de fournir jusqu'au 1er janvier prochain 15 cent quintaux bombes et boulets, agréés par la marine ; que la forge serait laissé au même état qu'elle serait prise, et que le le dit Seigneur ne serait tenu qu'aux réparations occasionnées par la vétusté... ».

• Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1968.

Ses activités sont variées : en 1779, c'est en qualité de maître de forge qu'Allafort s'engage envers Mgr. de Sartine, ministre et secrétaire d'Etat au département de la Marine, à « surveiller les fondages qui seront exécutés à la forge de la Chapelle-Saint-Robert par le sr. de Versanne, en conséquence de son marché passé avec M. le comte de Roffignac le 12 août 1777 et de son adhésion à la cession qui a été faite de ce marché à Sa Majesté le 22 mars 1779. Dont il me sera délivré ampliation... ».

• Adolphe Mondon, Notes historiques sur la baronnie de Marthon en Angoumois, 1897.

Le 15 septembre 1756, Pierre Goyaud, curé de Charras, acquit de Jean Sauvo, sieur de Versannes, une maison sise presque en face de l'église, composée de deux chambres basses, deux hautes, un grenier, un toit et un petit jardin par derrière, où il y a un puits commun avec la maison voisine, avec un quart de journal, situé au lieu dit Le Grand-Quartier, pour en faire un jardin, et, le 29 du même mois, il céda son marché aux habitants, moyennant le paiement du prix d'achat qui était de 300#. Cette maison aménagée forma le petit presbytère actuel. Un pré d'un journal, situé au lieu dit La Bouchette, et une terre de 32 carreaux furent vendus nationalement 700#; et les immeubles du prieuré furent aliénés, le 26 prairial an III, au prix de 16,300#.

• Pierre Bureau, Le Clergé charentais et la Révolution, 1989.

Jean Sauvo du Sablon, né à Orgedeuil, chanoine d'Angoulême, prêta en retard le SLE, déporté sur les pontons, proposé comme chanoine titulaire en l'an 11; mort à Angoulême le 16-7-1813.

Jean Sauvo de Fontbelle, né à Hautefaye (24); chanoine semi-prébendé, peut-être simple clerc tonsuré; avait prêté en retard le SLE, déporté, mort sur le Washington en octobre 1794.

Liens web

- Le logis de Vignérias.

- Histoire d'un conflit entre les avocats du présidial d'Angoulême et ses magistrats.

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