L'année 1726 se termina au lendemain de Noël par la banqueroute de la maison Descravayat et la perte de leur seigneurie de Roussines et de leur forge du Pont-Rouchaud.

En 1606, Diane des Cars démembra Roussines de sa terre de Varaignes et la céda à Guillaume Guez, trésorier de l'extraordinaire des guerres, maire d'Angoulême.

En 1651, Pierre Cheyrade, maître de forges à Roussines, fut le père de Jean Cheyrade, sieur du Pont-Rouchaud, gentilhomme de la grande vénerie du roi.

En 1692, Alexandre Descravayat, seigneur de Roussines, Châteaufort et autres places, était un fournisseur de canons pour la flotte du Ponant.

La famille Descravayat ne se releva pas de la vente judiciaire de ses domaines, elle s'installa dans la paroisse de Saint-Cybard-le-Peyrat, châtellenie de Villebois et prit le surnom d'Esterce.

Sa dernière représentante décéda à Limoges le 8 février 1958.

Ne pas confondre avec leurs cousins éloignés de Bélat (Roussines) et de la Barrière (Busserolles).

L'acte de vente, reproduit ci-dessous, faisait mention d'une longue liste de créanciers entre Angoulême et Poitiers.

« Vente faite le 26 décembre 1726 par messire Jean Descravayat écuyer seigneur de Châteaufort, chevalier de l'ordre militaire de Saint Louis, capitaine au régiment de Montmorency infanterie demeurant au lieu noble d'Écossas paroisse de Roussines, et messire Jean Descravayat écuyer héritier de défunt mre Louis Alexandre Descravayat écuyer seigneur de Roussines son père, émancipé d'âge et pardevant sous l'authorité de Jean de Rougnat écuyer sr du Rivaud son curateur demeurant audit lieu des Rivaux paroisse de Cherves, ledit sr de Châteaufort avec ledit Jean Descravayat, au lieu noble d'Écossas paroisse de Roussines, procédant tant en son nom que comme héritier pur et simple de défunt Alexandre Descravayat écuyer seigneur de Châteaufort et de Roussines son père et encore se faisant fort pour les cohéritiers dans ladite succession à messire Jean François de Lambertie chevalier seigneur de Menet et de la Fenêtre et dame Elizabeth de Vidal son épouse demeurant au château de Menet paroisse de St Maurice de Montbron, savoir de la terre et seigneurie de Roussines, consistant en une masure de château, haute moyenne et basse justice, nobles directes et foncières, maison, forge et domaines du Pont Rouchaud, ainsi qu'en avient joui ou du jouir lesdits vendeurs suivant les contrats d'acquisitions en date des 23 décembre 1640 et 7 juillet 1645, reçus par notaire royal, et tout ainsi qu'elle se trouvait comprise et énoncée dans le procès verbal de saisie réelle criée et bail judiciaire de Poitiers, à la requête des créanciers de ladite terre, ladite vente faite moyennant la somme de 65 000 # de laquelle somme lesdits vendeurs chargent lesdits sr et dame acquéreurs de payer aux créanciers opposant à la dite terre savoir aux héritiers de Pierre Thuet marchand, aux héritiers de me Pierre du Chazeau conseiller au siège présidial de Poitiers, à Pierre de Sèchère écuyer sieur d'Écossas, à messire Jacques Renoux écuyer sieur des Combes, à Françise Longeau veuve de Nicolas Chabroulaud, à Jean Bernard, au sieur Babinet procureur poursuivant, au sieur des Maisons marchand, à me François Béchade cy devant secrétaire de mr de Bouville intendant d'Orléans, aux héritiers de feu Mre André de Nesmond écuyer sieur des Étangs, aux dames religieuses de la Visitation de la ville de la Rochefoucauld, au sieur François Préveraud sieur de Maillou, à Jean Descravayat sieur du Châlard et de la Barrière son fils, aux héritiers d'Alexandre Chazeau sr du Mesnieux, au sieur Renoux de Masdebost et du Val en qualité d'héritiers d'Anne Renoux veuve de Daniel Chazeau sieur de Lescanie, aux prieur et religieux carmes de La Rochefoucauld, à Jérôme Guerry sieur du Roulle, au sieur François Reynaud écuyer sieur de La Soudière et au seigneur de Limalange son frère, à messire Jean de Bermondet seigneur de Cromières, à Denise Guerry, à Pierre Vergnaud, à dame Jeanne Dexmier veuve de monsieur Arnaud de Bouëx lieutenant particulier au siège présidial d'Angoulême, aux héritiers de messire Nicolas de Quélen seigneur de La Vauguion, toutes les sommes qui se trouveraient leur être dües. »

Source : Généalogie Charente Périgord.