Preuves de la noblesse de Jean-Baptiste-Julien Pasquet de La Revenchère. D'azur à un chevron d'or accompagné en chef d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles de même, et en pointe d'une sphère aussi d'argent posée sur un pied d'or.

I. Extrait des registres des baptêmes de l'église paroissiale de Saint-Cybard de la ville de la Rochefoucauld, diocèse d'Angoulême et généralité de Limoges, portant que Jean-Baptiste-Julien Pasquet, fils légitime de messire Jean-Mathieu Pasquet, écuyer, sieur de la Revenchère, garde du corps du Roi, et de dame Jacquette-Julie Gounin, naquit le 5 septembre 1779, fut baptisé le même jour, et eut pour marraine dame Susanne Maret, sa grand-mère. cet extrait signé du Lac, curé de la Rochefoucauld et légalisé.

II. Extrait des registres des baptêmes de l'église paroissiale de Saint-Cybard de la ville de la Rochefoucauld en Angoumois, portant que Jean-Mathieu Pasquet, fils naturel et légitime de messire Pierre Pasquet, écuyer, sieur du Bousquet, capitaine au bataillon d'Angoulême, et de dame Susanne Maret, naquit le 5 octobre 1748, fut baptisé le même jour, et reçut le supplément des cérémonies du baptême le 29 décembre suivant, même année. Extrait signé du Lac curé de la Rochefoucauld et légalisé.

Contrat de mariage de Messire Mathieu Pasquet, écuyer, sieur de la Revenchère, mineur, fils légitime de feu Pierre Pasquet, écuyer, seigneur du Bousquet et de la Garde, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, cpitaine de grenadiers, et de dame Susanne Maret, sa veuve, demeurant en la ville de la Rochefoucauld, accordé le 7 juillet 1771 avec demoiselle Jacquette Gounin, mineure, fille légitime de feu Pierre Gounin, sieur de Jardenac, et de demoiselle Madeleine Gaultier, sa veuve, demeurant en ladite ville de la Rochefoucauld, où ce contrat fut passé en présence de dame Gervaise Thibaud, aïeule maternelle dudit futur époux, et de messire Florent et Mathieu Pasquet, ses frères, devant Albert, notaire du duché-pairie et sénéchaussée de la Rochefoucauld. Ce mariage dut célébré le 14 juillet 1717 en l'église paroissiale de Saint-Cybard de la ville de la Rochefoucauld.

Arrêt du conseil d'État du Roi tenu à Versailles le 19 juillet 1788, par lequel sa Majesté excepte de la Révocation prononcée par l'Édit du mois d'août 1715 les lettres d'anoblissement accordées au mois de mars 1702 à Pierre Pasquet, sieur de Cloulas, l'un des conseillers du prince de Condé, bisaïeul de Jean-Mathieu Pasquet de la Revenchère, écuyer, capitaine de cavalerie, garde du corps du Roi, compagnie de Villeroy, fils de Pierre Pasquet, écuyer, seigneur du Bousquet et de la Garde, capitaine de grenadiers, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de demoiselle Susanne Maret de Saint-Projet, sa femme.

III. Contrat de mariage de messire Pierre Pasquet du Bousquet, écuyer, lieutenant au bataillon de la milice d'Angoumois, fils naturel et légitime de messire Henry Pasquet, écuyer, sieur du Bousquet, chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis, commandant ledit bataillon de la milice d'Angoumois, et de dame Marie Regnauld de Taponnat, son épouse, demeurants en la ville de la Rochefoucauld, accordé le 30 janvier 1744 avec demoiselle Susanne Maret, fille naturelle et légitime de messire François Maret, sieur de Saint-Projet, capitaine du château et des chasses du duc de la Rochefoucauld, et de dame Gervaise Thibaud, sa femme, demeurants au château de ladite ville de la Rochefoucauld, où ce contrat fut passé devant Faure, notaire de la sénéchaussée du duché-pairie de la Rochefoucauld.

Acte de notoriété du 15 décembre 1766 par lequel messire Elie-Florent Sautereau, chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis et capitaine de grenadiers; monsieur maître Jacques Fouchier, avocat en parlement, juge sénéchal général du duché-pairie et sénéchaussée de la Rochefoucauld; Monsieur Maître Jean Marchais, avocat en parlement, Procureur Général dudit Duché, et François de Garoste, sieur de Saint-Aubin, licencié ès lois, tous notables habitants de la ville de la Rochefoucauld et y demeurants, ont déclaré avoir connu feue dame Marie Regnauld, veuve de messire Henry Pasquet, écuyer, sieur du Bousquet, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, lieutenant-colonel au bataillon d'Angoumois, et avoir connaissance qu'elle est décédée en la dite ville de la Rochefoucauld le 16 avril précédent et qu'elle a laissé pour seul et unique héritier messire Pierre Pasquet, écuyer, sieur du Bousquet, son fils, chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis, capitaine de grenadiers, demeurant en la même ville, où cet acte fut reçu par Poictevain, notaire royal en Angoumois.

IV. Contrat de mariage de Henry Pasquet, écuyer, sieur du Bousquet, Capitaine au Régiment de Guyenne, fils naturel et légitime de défunt Pierre Pasquet, écuyer, sieur de Cloulas, et de feue dame Marie de Saunières, demeurants en la ville de la Rochefoucauld, accordé le 30 juillet 1717, avec demoiselle Marie Regnauld, fille naturelle et légitime de Mathieu Regnauld, écuyer, seigneur de Taponnat, et de défunte Dame Catherine de Saunières, demeurants au logis noble de Taponnat, paroisse dudit lieu, où ce contrat fut passé devant Chénevière, notaire du duché de la Rochefoucauld.

Transaction faite le 3 février 1712 entre Pierre Pasquet, sieur de Cloulas, faisant tant pour lui que pour Henry Pasquet, écuyer, sieur du Bousquet, capitaine des grenadiers du régiment de Riberac-Infanterie, son frère, demeurant au lieu de la Garde, paroisse de Fleurignat, d'une part, et Léonard Barbet, marchand tanneur, garde des plaines du duc de la Rochefoucauld, demeurant en la ville de la Rochefoucauld, d'autre part sur le procès mû au Duché de la Rochefoucauld entre ledit Barbet et feu Pierre Pasquet, écuyer, sieur de Cloulas, père des dits sieurs Pasquet. Cet acte fut passé en la dite ville de la Rochefoucauld devant Chenevière, notaire.

Lettres patentes données par le Roy à Marly au mois de mars 1702, par lesquelles Sa Majesté anoblit Pierre Pasquet, sieur de Cloulas, qui avait été l'un des conseillers du prince de Condé, ensemble ses enfants et postérité tant mâles que femelles, né et à naître en légitime mariage.

Source : Procès-verbaux des preuves de la noblesse des élèves de l'École royale militaire, 1788.