Desbordes de Jansac, avec Généalogie Charente Périgord
D'azur au chevron d'or, accompagné de trois arêtes de poisson d'argent, deux et une.

Filiation suivie

I. — Philippe Desbordes, décédé en 1656, sieur de Bellisle, marchand et bourgeois de la ville d'Angoulême, conseiller de l'hôtel-de-ville, marié avec Jacquette Cambois, fille de Gilles Cambois, sieur de La Combe-Dieu, messager ordinaire d'Angoulême à Paris, et Anne Darnat, d'où : 1° François Desbordes, qui suit ; 2° Pierre Desbordes, sieur de Bellisle, marié d'après acte du 29 janvier 1636, avec Catherine Benoist, fille de Jean Benoist, sieur de Berguille, et Marie de Paris ; 3° Philippe Desbordes, archiprêtre de Garat ; 4° Françoise Desbordes, mariée d'après acte du 17 août 1655, avec Jean Chausse, sieur de Lunesse, avocat ; 5° Jacquette Desbordes, mariée d'après acte du 26 juin 1644, avec Jean Aultier, procureur ; 6° Marie Desbordes, mariée d'après acte du 31 décembre 1646, avec Jean Moulinier, avocat.

II. — François Desbordes, sieur de Montléry, marié avec Létice Bénureau, fille de Pierre Bénureau, sieur des Soudais, et Létice Faligon, d'où François Desbordes, qui suit.

III. — François Desbordes, sieur du Maine-du-Puy, marié avec Marguerite de Montfermy, fille de Jean de Montfermy, sieur de La Motte, et Suzanne Proutaud, d'où : 1° François Desbordes de Jansac, qui suit ; 2° Bénigne Desbordes, mariée d'après acte du 4 mars 1710, avec Jean-Baptiste Birot, sieur des Bournis ; 3° Jean Desbordes, sieur du Maine-du-Puy ; 4° Marie Desbordes, célibataire.

IV. — François Desbordes de Jansac, né en 1687, décédé en 1772, page de la grande écurie du roi, marié d'après acte du 11 janvier 1717, avec Anne de Montalembert, fille de Jean de Montalembert, chevalier, seigneur de Sers, et Françoise Maulde, d'où : 1° Pierre Desbordes de Jansac, qui suit ; 2° Jean-François des Bordes de Jansac, officier des mousquetaires du roi ; 3° Bénigne Thérèse des Bordes de Jansac, mariée avec François de Chasteigner, chevalier, seigneur de Fontenay ; 4° Anne Desbordes de Jansac, religieuse ; 5° Marie Desbordes de Jansac, célibataire.

V. — Pierre Desbordes de Jansac, né en 1728, décédé en 1791, capitaine au régiment de Rouergue, marié d'après acte du 26 février 1753, avec Anne-Marie Salmon, fille de Jean César Salmon, seigneur de Verdille, et Anne Faure, d'où : 1° Jean-Charles Desbordes de Jansac, qui suit ; 2° François Desbordes de Jansac, propriétaire à Longré.

VI. — Jean-Charles Desbordes de Jansac, né en 1763, décédé en 1846, propriétaire à Verdille, maire, conseiller général de la Charente, lieutenant de louveterie dans l'arrondissement de Ruffec, marié 1) avec Marie-Julie de Galard 2) avec Marie de Montalembert 3) avec Joséphine Le Pelletier, d'où postérité.

Archives départementales

1602. — Contrat d'apprentissage de Philippe Desbordes, fils d'Antoine Desbordes, marchand de la ville de Châteauneuf, chez sire François Mesneau, marchand de la ville d'Angoulême.

1603. — Cession par Aimery de la Croix, écuyer, sieur de La Fenêtre, seul héritier de feu Raphaël de Corlieu, en son vivant écuyer, sieur dudit lieu de La Fenêtre, y demeurant, en la châtellenie de Montbron, d'une rente générale de 133 livres ci-devant constituée au denier douze, par Philippe Desbordes, Jean et Denis Manès, au profit de François de Redont, écuyer, sieur de Neuillac.

1609. — Accord entre Antoine Gandillaud, écuyer, sieur de Vignes, et Philippe Desbordes, marchand de la ville d'Angoulême, au sujet des profits et émoluments de la terre et seigneurie de Vignes, paroisses de Mosnac et de Châteauneuf.

1631. — Quittance par Philippe Desbordes, sieur de Belle-Isle, marchand, bourgeois de la ville d'Angoulême, à Jean Masfrand, maître apothicaire, ce dernier agissant en vertu d'un accord passé entre lui et Isaac de la Porte, écuyer, seigneur de Châtillon, Saint-Genis, La Vallade, et demoiselle Jacquette Raymond, sa femme, d'une somme de 1,366 livres 10 sous décrétée judiciairement sur la terre et seigneurie de La Vallade.

1633. — Transport par Guy Dexmier, écuyer, sieur du Breuil, de Blanzac et de La Font, demeurant à La Vaure, paroisse de Chillac, en Saintonge, à Philippe Desbordes, marchand, d'une créance sur René Prévôt, écuyer, sieur de Moulnier.

Reconnaissance par demoiselle Marie Montgeon, veuve de David Jousset, vivant écuyer, sieur de Beaulieu, demeurant au lieu noble de La Tasche, paroisse de Saint-Genis, châtellenie de Blanzac, à Jean Trigeau et Philippe Desbordes, marchands, bourgeois d'Angoulême, d'une somme de 4,000 livres.

1679. — Quittance de partie de 12 livres de rente donnée à Jean Paranteau, sergent royal, par François Desbordes, écuyer, sieur du Maine-du-Puy, comme exerçant les droits de Létice Benureau, sa femme, héritière de Pierre Benureau, écuyer, son père, lui-même héritier de Jean de Maquelilan, écuyer, chanoine de l'église-cathédrale.

1682. — Testament d'Antoine Desbordes, fils de Pierre, écuyer, demeurant à Berguille, paroisse de Roullet « sur le point de partir avec les autres gentilshommes pour se rendre dans la citadelle de Tournay », par lequel il lègue tous ses meubles et acquêts à Marthe et Françoise, ses sœurs, et à Julie Desbordes, sa nièce, à laquelle il donne en outre le tiers de ses propres.

1692. — Reconnaissance fournie par messire Philippe Desbordes, écuyer, sieur de La Combedieu, demeurant au lieu noble du Marquisat, paroisse de Châteauneuf, à messire Jean Ducluzeau, prêtre, bachelier en théologie, curé de Saint-Paul d'Angoulême, à cause de deux maisons sises en ladite paroisse, confrontant par derrière à la maison du seigneur de Balzac.

1714. — Transaction entre François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Teillé, Les Rosiers, et Jean Aultier, avocat au Parlement, au sujet d'une obligation consentie antérieurement par Philippe Desbordes, écuyer, sieur de Montléry, bisaïeul du sieur de Jansac et aïeul du sieur Aultier.

1754. — Quittance finale par Pierre Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, capitaine au régiment de Rouergue, demeurant ordinairement en son logis de Verdille, paroisse dudit lieu, en Poitou, d'une part; à François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Teille. Cers et autres lieux, et à dame Anne-Marie de Montalembert, sa femme, demeurant ordinairement en leur château de Cers, paroisse dudit lieu en Angoumois, d'autre part, de la somme de 10,000 livres constituée en dot audit Pierre de Jansac par ses dits père et mère suivant son contrat de mariage avec demoiselle Anne-Marie Salmon, en date du 21 février 1753, reçu par Merveilleux, notaire royal à Martafond en Poitou.

1755. — Quittance par Louis Garnier, chevalier, seigneur de Ferfan, et Madeleine Birot des Bournis, sa femme, demeurant au logis des Bournis, paroisse de Garât, d'une part ; à François Des Bordes, écuyer, seigneur de Jansac, Sers, Teille et autres lieux, demeurant en sa maison noble de Sers, paroisse dudit lieu, d'autre part.

1759. — Contrat d'ingression dans la communauté des dames de l'Union-Chrétienne de la ville d'Angoulême, pour demoiselle Anne Desbordes, fille légitime de François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Sers et Teille, et de dame Marie de Montalembert, sa femme, demeurant au château de Sers, paroisse dudit lieu.

Constitution de 50 livres de rente par François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, et dame Anne-Marie de Montalembert de Sers, sa femme, demeurant en leur château de Sers, paroisse dudit lieu, d'une part; au profit de dame Marie Mesnard, veuve de Jean Bourdage, seigneur de La Courade, Coulgens, Sigogne et autres lieux, d'autre part.

1771. — Testament de François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Sers, Teille et autres lieux, qui lègue en forme de rappel 3,000 livres à ses petits enfants Chasteigner de la Rochepozay en outre de la dot de leur mère.

1773. — Inventaire des meubles et effets de la communauté entre feu François Desbordes de Gensac, chevalier, seigneur de Teille, Sers et autres lieux, décédé au château de Sers, le 17 novembre, et Anne-Marie de Montalembert ; et partage de la succession dudit défunt entre Jean-Baptiste-François Desbordes, chevalier, seigneur de Teille, maître de champ de cavalerie, major de la première compagnie des mousquetaires de la garde du roi, chevalier de Saint-Louis, et Pierre Desbordes de Gensac, chevalier, seigneur de Verdille, ancien capitaine d'infanterie, demeurant à Angoulême, ses fils.

Bibliothèque généalogique

• François Vigier de La Pile, Histoire de l'Angoumois. •

Philippe des Bordes, conseiller en 1647 jusqu'en 1653. Ses descendants ont formé deux branches ; l'une nommée autrefois de Monléry, à présent de Gensac; la seconde de Berguille; il y a eu trois François de suite dans la première.

Le fils de Philippe était François Ier, sieur du Maine-Dupuy; le fils de celui-ci, François II, sieur de Monléry.

François III, son fils, est aujourd'hui connu sous le nom du seigneur de Gensac. II a épousé Marie de Montalembert, héritière du fils aîné de la branche de Montalembert de Cers, qui lui a porté cette terre.

Dans la branche de Berguille, paroisse de Roullet, l'ainé est surnommé le sieur de Beaufort; le cadet était le sieur de Laroche et le troisième est le sieur de Villars. Les deux premiers ont épousé Magdeleine et Anne Vigier, de la branche de Planson.

Il y a eu dans cette famille, comme dans plusieurs autres, différents changements. Elle était originaire de Châteauneuf et avait été anoblie par lettres patentes.

Elle pierdit son bien et fut obligé de recourir au commerce pour subsister, ce qui engagea Philippe des Bordes de se faire conseiller de l'hôtel-de-ville plutot que d'obtenir des lettres de réhabilitation qui lui auraient couté considérablement.

• Alfred Richard, Vérification de privilèges par l'élection de Niort de 1627 à 1638. •

Le 5 août 1627, les élus rendent une ordonnance sur requête pour l'enregistrement à leur greffe, (pour le suppliant y avoir recours quand besoin sera), d'un arrêt de la Cour des Aides, qui porte que François Des Bordes, messager ordinaire de la ville d'Angoulême à Paris, demeurant à Châteauneuf en Angoumois, ayant été pourvu de l'office de messager du diocèse d'Angoulême en l'Université de Paris, vacant par le décès d'Etienne Malhergue, sera couché et employé sur les rôles des officiers et suppôts de l'université, qui et au greffe de ladite cour, pour jouir des privilèges, exemptions et immunités qui leur sont attribués.

• Pierre-Louis-Joseph de Bétencourt, Noms féodaux, ou noms de ceux qui ont tenu fiefs en France. •

Jean-César Salmon, sieur de la Douette, marchand demeurant à Aigre, acquit le fief de Verdille, de François de Pindray, le 15 mai 1715, tenu du roi à foi et hommage lige. Il reçut le 20 mai 1719, le brevet de maître de la poste à Gourville. Il avait épousé Madeleine Chabot puis en secondes noces Anne Faure. Son fils Jean-César Salmon de la Douette, seigneur de Verdille, Le Breuil-aux-Loups... etc, laissa sa seigneurie à son gendre Pierre Desbordes de Jansac, capitaine au régiment de Rouergue.

• Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême. •

Prieuré de Saint-Pierre de Châteauneuf, Beati Petri de Castronovo, régulier, O.B. — Il est membre de l'abbaye de Bassac, qui le possède depuis le XIle siècle. Conventuel à son origine, il a perdu ce caractère vers 1400. Le titulaire est dispensé de la résidence moins d'un siècle après, mais il reste redevable d'une messe chaque jour à la paroisse. L'église est commune à la paroisse sous le même vocable. Les maisons prieurales sont en ruine depuis la fin du XVIe siècle. Il vaut 800 # en 1760 et paie pour décimes 15 # 10 s en 1516, 11 écus en 1592, 250 # en 1789. L'abbé de Bassac confère. 

Prieurs.

Raymond de Castelnau, sacré évêque de Périgueux en 1197, dans l'abbatiale de La Couronne.
Pierre-Bertrand de La Cour, de Curiâ, paraît le 11 juin 1450...
Pierre Robert, de 1461 au 30 juin 1470...
Pierre Calueau, profès de La Couronne, transféré de Chavenac en 1532...
Jean Calueau, en 1530, permute avec le suivant.
Pierre Viaud permute avec le suivant.
Jean de Prahec, profès de La Couronne, transféré de Paizay (Poitiers), reçoit visa en octobre 1572...
Barthélémy Bastard parait le 25 novembre 1614...
Gilles Lurat, en 1622, fait curé du même en 1624, résigne au suivant.
Denis Lurat est installé le 26 juin 1625...
Gilles Desbordes, étudiant en philosophie, paraît de 1629 à 1631...
Philippe Desbordes, ancien archiprêtre de Garac, de 1657 au 19 mars 1669...
Philippe Chausse, sim. chanoine d'Angoulême, 22 décembre 1681, résigne en mai 1702 au suivant.
Joseph du Verdier, doyen d'Angoulême, nommé en cour de Rome, 16 septembre 1702, résigne au suivant le 2 décembre 1702.
Annet Joumard Tizon d'Argence, sim. curé d'Écuras, installé le 1er mars 1703, résigne au suivant, son neveu.
Henry Joumard Tizon d'Argence, cl. t. tolosan., installé le 7 novembre 1704, fait sim. chanoine d'Angoulême, paraît encore en mars 1731...
Jacques-André de RicheroUes, curé de Mauregard (?), de 1731 à son décès, en 1746.
Jacques Lequeux, profès de Bassac, nommé le 27 juin 1746, est évincé par le suivant.
Méry Poumier des Arches, parisien., d. th., pourvu en cour de Rome, installé le 17 août 1746, cède au suivant, dont la provision est antérieure.
Jacques Thomas, cl. melden., pourvu en cour de Rome, est installé le 6 septembre 1746...

• Louis Trabouillet, L'état de la France en 1708. •

Pages de la Grande écurie du Roy.

Gabriel-Constantin de la Lorie.
Charle de la Conty de Boysseulh.
Gillebert de Guerin comte de Lugeac.
Barthelmy-François Vitry, baron de Neuds.
Paul-Charle de la Haye de Damiette.
Olivier-Joseph Feuilleul de S. Martin des Chesnest.
Robert-Pierre le Sens de Lyon.
Antoine de la Peronnière, de la Rochebardoul.
Germain-Hyacinthe-Godefroy de Romance de Mesmont.
François-Louis du Breil de Pontbriant.
Gabriel de Montbaut de la Dubrie.
Charle de France, baron de Vaux, marquis de Noyelles.
Charle de Choiseuil, marquis d'Esquilly.
Joseph-Antoine-François de Bulstrode.
Joseph-Charle de Villers, comte de Guignaucourt.
Antoine de Gaugy.
Jâque Justin de Bulstrode.
Alexandre de Puchs de Paillas.
Jâque de Puchs de Paillas.
Baltazar Dostanger, chevalier de la Roquetaillade.
Louis-Alexandre-Robert Malet, chevalier de Craménil.
N.... de Grossoles, chevalier de Flammarins.
Louis Martelle, sr de la Roquette.
N.... de Languedeu, chevalier de Villeneuve.
N.... de Jansac.
Michel Danglos, marquis d'Eronval.
Laurent de Trente.
Louis le Rouge de Querdavid.
Jean-Baptiste de Villiers Berauld.
Claude-Maurice marquis de Chastenay, comte de Bricon.
Pierre de Pruine.
Louis Elzear de Sade.
N.... de Carney.

Les pages de la Grande écurie sont instruits à toute sorte d'exercices, à monter à cheval & autres.

• Prosper Boissonade, Histoire du collège et du lycée d'Angoulême (1516-1895). •

Il ne manquait plus pour établir les Jésuites que le consentement formel de l'évêque, exigé par les lois ecclésiastiques. Sa lettre au corps de ville approuvait l'entreprise projetée, mais il y paraissait se réserver la décision finale, qu'il subordonnait à son entrevue avec le P. Cotton. Le maire et les autres partisans zélés de la Compagnie, emportés par leur zèle, et ne doutant pas de l'adhésion du prélat, résolurent de brusquer le dénouement. A défaut de l'évêque on avait le chapitre. Le 20 mai, sur la demande du maire, les chanoines s'empressèrent « d'enregistrer le brevet royal en leur cahier (registre) de conclusions, attendu que ladite installation revenoit à l'honneur de Dieu, à l'édification des âmes et au prouffict commun de la ville et de la province ». Le P. Pierre Cotton s'était rendu à Angoulême pour y prêcher l'octave du Saint-Sacrement. L'occasion ne pouvait être plus favorable, pour arrêter les conditions d'un accord, malgré l'absence de l'évêque. Toutefois, le provincial de Guienne, avant de rien décider, fit à Cognac un séjour d'une semaine (juin 1622), sous prétexte de « faire révérence » à la reine Marie de Médicis. C'était probablement aussi pour conférer avec le P. Garasse et le P. Suffren, confesseur de la reine, tous deux très influents à la cour. Les Jésuites pensèrent qu'Antoine de La Rochefoucauld sanctionnerait sans difficulté les faits accomplis, puisque son adhésion au principe de l'établissement des Pères n'était pas douteux. De retolir à Angoulême, le P. Cotton débattit au nom de la Compagnie, avec le maire Jacques Le Musnier, fondé de pouvoirs du corps de ville, les clauses d'un traité, qui fut d'abord soumis à une assemblée générale (mezée) des habitants réunie à l'hôtel de ville et convoquée « tant au son de la cloche que de la trompette et cri public ». Parmi les assistants figuraient la plupart des notables, tels que Guillaume de Guez, sieur de Balzac et de Roussines, parent du célèbre écrivain, avec les officiers du présidial et de l'Election. Le maire, après avoir annoncé à l'assemblée que le roi autorisait l'établissement des Jésuites, prétend avoir obtenu « l'approbation du chapitre et de l'évêque » (ce qui était à moitié faux pour le dernier). Il communique le projet du contrat et demande aux assistants de nommer des députés pour l'examiner et le ratifier. « Sur quoy, après lecture faite » du brevet royal, des conclusions du chapitre, de la lettre épiscopale, la mezée « loue, approuve, agrée ce qui a été fait et traité par ledit sieur maire ), et nomme deux délégués, Me Clément Mousset, juge de la maison commune, et Me Étienne Pigornet, procureur fiscal, pour dresser l'acte définitif, les priant de le vouloir passer et accorder en leur nom et de tous les habitants ». En même temps, quatre pairs du corps de ville, Pierre Martin, sieur de Guissalle, Guilhon Saulnier, sieur de Pierre-Levée, Philippe Desbordes et André Lurat, marchands, sont chargés de faire la collecte des deniers privez volontaires » ou de la souscription destinée à couvrir les frais d'installation des Jésuites. Aussitôt après, le même jour, Il juin 1622, le contrat d'établissement des Pères est dressé par le notaire Chérade, signé par le maire, le P. Cotton et tous les assistants. Le provincial de Guienne s'engage à obtenir l'assentiment du général de la Compagnie. Mutio Vitelleschi. Il promet d'établir au collège d'Angouleme dix jésuites, sçavoir un Père Recteur, un Préfet desétudes, deux autres Pères,.trois bons régens pour faire trois classes, et trois frères coadjuteurs, et ce pour commencer le collègè et exercices de l'Université establie en cette ville, et en faire l'ouverture à la feste de la Saint-Luc prochaine, auquel jour leurs collèges ont accoustumé de commencer leurs fonctions ». L'établissement prendra le nom de collège Saint-Louis en l'honneur de Sa Majesté ». De son côté, la ville accorde et délaisse aux Jésuites l'immeuble de l'ancien collège, consistant tant en bastiments, classes, cours, jardins, que en ses entrées et issues, et autres droits en dépendans, ensemble la maison appartenante à ladite ville ou est l'imprimerie, icelle joignant le jardin dudit collège ». Elle ne se réserve que les titres ou papiers de fondation. Le maire et les eschevins, conseillers et pairs en ladite ville, tant présents que à venir », recevront les honneurs et privilèges que les R. P. Jésuites ont accoustumé de rendre à leurs patrons et fondateurs ». Pour aider les Pères à rèédifier le collège, sa chapelle et ses classes, qui tombaient en ruines, ensemble pour les accommoder d'ustensiles et de meubles », le corps de ville fournira la somme de 4,000 liv., une fois payée, tant seulement à mesure qu'ils se bastiront ». Pour la nourriture et entretènement des religieux », il accordera annuellement 1,800 liv. de subvention dont le paiement se fera par chascun an par moitié et par égalle portion et à l'avance, à la Saint-Luc et à Pasques ». Ces 1,800 liv. se répartissent ainsi : 1° 400 livres tournois de. rente assignées sur l'hôtel de ville d'Angoulème et payables sur quittance par le receveur des deniers communs et d'octroi; 2° 160 liv. de rente assignées sur la recette générale de Limoges; 3° 894 liv. qui seront payées annuellement par la ville jusqu'à l'union au collège d'un bénéfice ecclésiastique de revenu équivalent; 4° 400 liv. données par la prébende préceptoriale. Le maire s'engage à en faire effectivement jouir les Jésuites, sauf le cas d'empêchement et à charge de substituer au besoin à ce revenu une rente égale prise sur les recettes municipales. » Enfin, les Pères posséderont tous les droits d'Université qui peuvent compéter et appartenir à ladite ville, en vertu des lettres patentes de François Ier, confirmées de règne en règne et vérifiées en Parlement, Chambre des Comptes et Cour des Aydes à Paris, aussi bien pour les lettres humaines que philosophie et théologie ». Ils jouiront de tous les honneurs concédés par ces lettres aux maîtres, officiers, suppôts et écoliers, et « spécialement » de la direction sur ladite Université et sur toutes les écoles et pédagogies qui seront en ladite ville, sans que aucuns puissent ériger écoles et chaires, ni instruire publiquement, sans l'exprès consentement des révérends Pères. » Enfin, ils obtiennent comme dernier privilège « d'être associés au nombre des bourgeois d'Angoulesme et de bénéficier des mêmes immunités et exemptions qu'eux ».

• Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. •

Bordes de Jansac (des). Armes : d'azur à un chevron d'or accompagné de trois arêtes de poisson d'argent, 2 et 1.

Cette famille est originaire de l'Angoumois. On trouvera les derniers degrés de sa filiation depuis le milieu du XVIIe siècle jusqu'à nos jours dans le Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou de Beauchet-Filleau. Elle a eu pour auteur Philippe des Bordes qui fut reçu le 30 octobre 1647 conseiller du corps de la ville d'Angoulême et qui fut anobli par sa charge. François Desbordes, fils de Philippe, était seigneur du Mayne du Puy, en la paroisse de Garat, dans l'élection d'Angoulême, quand il fut maintenu dans sa noblesse, lors de la recherche de 1666, par jugement de M. d'Aguesseau, intendant de Limoges. La famille des Bordes fut encore maintenue dans sa noblesse le 23 septembre 1700 par jugement de Bégon, intendant de la Rochelle, comme ayant été anoblie en 1647 par l'échevinage d'Angoulème. François des Bordes, écuyer, Sgr de Monthéry et de Jansac, en Saintonge, acquit dans les premières années du XVIIIe siècle le fief de Teillet, en Poitou. Il fut père de François des Bordes, écuyer, Sgr de Jansac et de Teillet, qui épousa à Angoulème le 11 janvier 1717 Marie-Anne de Montalembert de Cers. Pierre des Bordes de Jansac fit partie en 1758 du ban des nobles du Haut-Poitou réuni à Saint-Jean d'Angély. Pierre des Bordes de Jansac, ancien capitaine d'infanterie, prit partcn 1789 aux assemblées delà noblesse tenues à Poitiers ; Jean-Baptiste des Bordes, chevalier, Sgr de Teillet, se fit représenter aux mêmes assemblées.

M. Henri des Bordes de Jansac, né en 1833, marié en 1861 à Mlle de Bonnegens des Hermitans, a été connu le premier sous le titre de comte.

La famille des Bordes de Jansac a fourni des officiers.

Principales alliances : de Montalembert de Cers 1717, de Galard, de Beaucorps 1832, Augier de Moussac 1879, de Bonnegens des Hermitans 1861, etc.

• Augustin Corda, Catalogue des factums et d'autres documents judiciaires anterieurs a 1790. •

Mémoire signifié pour messire François Desbordes,... seigneur de Jansac,... contre Me Louis Favier,... prieur-curé de la paroisse de Lezay... (Signe : Bareau.) — (Paris), imp. de Paulus-du-Mesnil, 1748, in-fol.

Réflexions sur les conclusions de M. le procureur général en cette affaire, pour le sieur de Jansac (François Desbordes)... contre le prieur de Lezay... (Signé : Bareau.) — (Paris), imp. de Paulus-du-Mesnil, 1750, in-fol.

• Registre de la paroisse Saint-Jean d'Angoulême, archives municipales. •

Mariage de François Chasteigner de la Rocheposay et Thérèse Bénigne Desbordes, 29/05/1743.

Après la publication des bans et les fiançailles ne sestant trouvé aucun empeschement canonique jay donné la bénédiction nuptiale à messire François Chasteigner de la Rocheposay de la paroisse de Cherves, et demoiselle Thérèse Bénigne Desbordes de la présente paroisse, en présence des témoins soussignés le vingt neuf may mil sept cent quarante trois.

(liste des témoins) chastegnier de la roche posay, benine therese desbordes, desbordes de jansac, anne marie demontalembert de jansac, marie deborde de jansac, du lindois, piere deborde de jansac, roffignac, aultier, anm aultier, lubersac, menet du chalard, janne duchalard, j vivier, vivette ? andre gaury, j de trion chanoine loco rectoris.

• Minutes de Me Renon, notaire à Garat, 1670, archives départementales. •

Ce jour d'huy vingt-quatrième du mois de novembre mil six cent soixante dix par devant nous notère royal soussigné, a comparu François Normand escuyer seigneur de la Tranchade, lequel m'a dit qu'il lui est nécessère pour fera avoir preuve de la pocession dans laquelle tant luy que ses prédécesseurs sont de jouir des droits honorifiques dans l'Eglise de Garat, en l'instance où il y a demandeur en complainte pendante à la Cour, contre Pierre Dussouchet escuyer sieur de Villars et François Desbordes escuyer sieur du Mesne Duny, de faere procès-verbal des litres et ceintures funèbres qui sont en la ditte église de Garât, me priant à cet effet de m'y transporter ayant à l'esfect du dit procès-verbal fait donner assignation a aujour d'huy heure présante aux dits Dussouchet et Desbordes, ce que je lui ai accordé estant antrés dans la ditte église nous avons veut au fon d'icelle et tout autour deux litres la plus haute desquelles y at deux grans escussons à droit et à gauche qui sont unis par une bande noiere et les armes soutenues par deux jeunes sauvages avecq un timbre, et en face et l'écu plein my party de sable et d'azur à la première face duquel sont pain une croix pâtée d'argent une face d'or et trois gland d'or et au segond cartier est un pal d'argent chargé de trois ermines de sable, et au dessous du dit grand éscu est une bande rolle portée par les dits sauvages sur la quelle sont escripts les mots : in fide quiesco, autour de la ditte sinture sont un ou plusieurs escus antouré d'une cordelière chargée des armes sy dessus que ie dit seigneur de la Tranchade a dit être celle de sa maison et celle de défunte demoiselle Jacquette Martin sa femme laquelle cinture a esté faite après lamor de la ditte demoiselle il peut y avoir quatre mois...

• Almanach royal, 1819. •

Louveterie
Rue Neuve-de-Luxembourg, n. 26.
M. le Lieutenant général Comte Girardin, Lieutenant du Grand-Louvetier.
M. Froidure, Secrétaire de la Louveterie.

Liste des lieutenans de louveterie, par départemns.

Charente....

Desbordes Jansac
De Galard

• Rapport présenté au Ministre des Finances, 1817. •

Opinion du département sur le cadastre parcellaire.

Communes qui ont demandé à être cadastrées.... 86.
Propriétaires qui ont formé individuellement la même demande.... 150.

M. le Comte d'Ecoyeux, grand propriétaire.
M. le Chevalier Duplessis.
M. Pironneau, Ingénieur en chef des ponts et chaussées, et grand propriétaire.
M. Albert de Belle-Isle, membre du conseil général de département.
M. Pasquet du Bosquet.... idem.
M. Desbordes-Gensac.... idem.
M. Bourdin.... idem.
M. Albert de Cognac, conseiller de préfecture.

• James Forgeaud, Le quartier du Minage. •

N° 706 à M. Desbordes de Jansac ; acquise par la fille Klotz, majeure. Façade sur la dite rue : 61 pieds ; profondeur compris cour et jardin : 83 pieds ; largeur réduite : 60 pieds. Un puits mitoyen. Imposés sur 310 livres ; en 1860, les n°s 705 et 706 réunis appartenaient aux demoiselles de la Mellière qui en firent don aux sœurs de l'Espérance, qui devint la Sainte Famille et en sont toujours propriétaires : c'est le n° 24 de la rue du minage.

• Les relais de poste au XVIIe siècle, bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest. •

Leur emplacement change souvent, symbole de la vie de la route, mais aussi des difficultés que connaît la poste aux chevaux ; ce n'est pas tant le tracé du chemin qui entraîne ces modifications, mais plutôt le changement de titulaire du relais ; si l'administration a un candidat valable, disposant d'un local suffisant et d'une écurie bien montée, elle l'accepte, même si c'est un peu à l'écart de la route et si les courriers doivent faire un détour ; il faut à tout prix que le service soit assuré.

Le maître de poste de Châteauneuf, qui a sept chevaux dans son écurie, précise : deux malliers, c'est-à-dire deux robustes bêtes, capables de porter la malle contenant les dépêches, et cinq biders, c'est-à-dire des chevaux plus petits, destinés à être seulement montés par un cavalier, la « guide », ancêtre du postillon, par exemple.

Le 19 mars 1678, fut inhumé dans l'église de Châteauneuf, Antoine Desbordes, âgé de 29 ans, maître de poste à Châteauneuf.

• Gabriel Tricoire, Notes généalogiques sur la famille Fé. •

Jean Fé de Boisragon, écuyer, épousa le 29 mai 1686, dans l'église de Saint-André d'Angoulême, contrat reçu le 27 par Filhon, notaire royal en cette ville, demoiselle Madeleine de Lestoile, fille de Jean, écuyer, seigneur de La Croix en Nonac, juge sénéchal de Blanzac, et de dame Andrée Dubois. L'épouse fut dotée de 17.000 livres. Le seigneur de Boisragon devint maire d'Angoulême en 1690, 1691, 1692, et acquit la noblesse attachée à cette charge.

Il accrut aussi sa fortune.

Il acheta par contrat du 26 janvier 1701, reçu Poirier, notaire royal héréditaire, la maison noble de Barqueville en Châteauneuf avec ses dépendances, de François Guillaumeau, écuyer, sieur de Flaville, et dame Suzanne-Henriette Mormaud, son épouse ; le tout pour la somme de 5.000 livres payable à divers créanciers.

Il acquit aussi le domaine de La Rambauderie, situé sur la paroisse de Malaville et paroisses voi sines, ainsi qu'une foule de droits seigneuriaux en Châteauneuf et aux environs.

Nous le voyons de nouveau le 12 août 1718, par contrat reçu Bazagier l'aîné, notaire royal à Châteauneuf, acheter le sief et seigneurie du Rosier, étendu sur les paroisses de Châteauneuf, Birac et Saint-Estèphe, de François Desbordes, écuyer, sieur de Jansac. Il déclare le tenir du Roi à cause de son château de Châteauneuf, à hommage de dix sols à muance de seigneur et de vassal.

Enfin, le 16 mars 1721, l'année qui précéda sa mort, il acheta encore de Marc Gelinard de Malaville, comte de Varaize, pour 1.200 livres, le bois de La Rivière, d'une contenance de 18 à 20 journaux, situé paroisse de Malaville, relevant de la seigneurie de Roumillac en Malaville, au devoir d'une paire de gants blancs estimés 5 sols. (Contrat reçu Rullier, notaire royal à Châteauneuf.)

Les époux testèrent ensemble le 19 novembre 1722, et le sieur Fé mourut à Boisragon peu après, car nous voyons sa veuve faire dresser le deux décembre suivant, un inventaire où il est dit que le seigneur de Boisragon est mort depuis quinze jours. Elle révoqua aussi par acte du trente janvier 1723, reçu Houlier, notaire royal, le testament ci-dessus, afin d'avanta ger encore le sieur de Fondenis, son fils ainé, et par un autre acte du 26 mars suivant, reçu Mancié et Audoin, notaires royaux à Angoulême, elle lui donna tous ses biens meubles et acquêts immeubles, moyennant une pension annuelle de 400 livres. Enfin, le 29 novembre 1724 un partage définitif eut lieu qui attribua à chaque cohéritier la part à lui dévolue, comme ci-après.

Madeleine de Létoile se retira à Angoulême prés de son fils aîné, qui était lieutenant particulier au présidial, et y mourut le 2 avril 1747.

• Alfred Richard, Rôle des tailles de l'élection de Niort en 1631. •

Chastellanie de Châteauneuf

Chasteauneuf
Taille 1510. Feux 500.

Exempts :

Mre Gille Lurat, prêtre-cure de la paroisse diocèse d'Angoulmois.
Mre Guillaume Vaulon, prévicaire de la paroisse.
Les religieux du couvent des frères minimes de l'ordre de St-François de Paule.
Pierre Gaudillaud, éc. sr de Toucherault.
Jean Frère Chevaucheur de l'écurie, tenant la poste pour le roy en ce lieu.
François Desbordes, Ordinaire de l'Université de Paris en celle d'Angoulesme.

Eschallatz
Taille 450. Feux 139.

Exempt :

Frère François Légier, religieux de l'ordre des frères prêcheurs.

Nobles :

Pierre et Jehan de Villars, éc. srs de la Tour et de la Barrière.
Uriel Deschamps, éèc. sr des Fausses.

Mollidars
Taille 950. Feux 169.

Exempts ;

Mre Renau Bachelier, prêtre vicaire perpétuel.
Jehan Constantin, éc. sr de Mongodier.
Pierre Lambert, éc. lieutenant du vice sénéchal d'Aunis.

Champmillon
Taille 200. Feux 51.

Exempts :

Mre Bernard Couverteau, curé de la paroisse.
Noël Guy, éc. Sr de Ferendie.

Saint-Symeux
Taille 350. Feux 83.

Exempts :

Mre Jehan Chaignon, prêtre vicaire.

Philippe Falligon, éc. sr de la Chapelle et de Tourtron.

Birac
Taille 190. Feux 41.

Exempts ;

Mre Jehan Emanuel, prêtre vicaire de Birac.
Pierre Courault, éc. sr de Birac.
Artur Courault, ec. sr de Mazade-Charlet.

Exempts privilégiés du roy ;

Marie Bernereau, Vve de n. h. Pierre Arnaud avocat en parlement, sr de la Montaigne, exempt par privilège de son office de conseiller en la maison de Mgr le prince de Conde.

Vougezac
Taille 340. Feux —

Exempts :

Mre Pierre Laydet, prêtre vicaire perpétuel de la paroisse.

Luc Vigier, ec. sr de la Coste et partie de Roffiac. Gaston Monnereau, éc. sr de Plaisac et de Champagne.

Macqueuille
Taille 200. Feux .64.

Nobles et exempts :

Jacq. de Lastre, éc. sr de Bourchereau.
Jeban de Lastre, éc. sr de Toucheronde.
Damoiselle Hellène Berangier.
Damoiselle Anthoinette de Brenon.

Mre Henry Nicolle, prêtre vicaire perpétuel de la paroisse.

Vibrac
Taille 370. Feux 88.

Exempt :

Mre Leonnard Desforges, prêtre curé de Vibrac.

Saint-Symon
Taille 260. Feux 81.

Exempts :

Mre Jehan Mathieu, vicaire de la paroisse.
Damoiselle Charlotte Laisné.

Mosnac
Taille 300. Feux 63.

Exempts :

Me Gillebert de Passemart, prêtre curé de la paroisse.
Pierre Guichard. ee. sr du Maisne Yzambart.
— Ec. sr de la Rousye.

Damoiselles Gabrielle, Anthoinette, Anne et Marguerite Guischard, sœurs.

Saint-Estephe
Taille 590. Feux 153.

Exempt :

Mre Berthommé Bernard, curé de la paroisse.

Exireuil
Taille —

PIassac
Taille —

Sourignac
Taille — Feux —

Nul exempt.

Rouffiac
Taille —

• Jean-Pierre-Gabriel Blanchet, Le clergé charentais pendant la Révolution. •

M. Henri Lafaux de Chabrignac, le doyen du chapitre avait un frère, Joseph, qu'on appelait le chevalier de Chabrignac. M. l'abbé Descordes l'avait connu à Saint-Fraigne chez M. de Jansac. « Le chevalier de Chabrignac, me disait-il, et M. de Chevreause, ancien officier, ont été clans le pays les derniers tenants du vieux système qui consistait à aller, dans la belle saison, de château en château, avec un porte-manteau en croupe, passant quinze jours ici, quinze jours là. » Le chevalier de Chabrignac mourut à Angoulême le 29 juin 1825, âgé de 82 ans 6 mois.

• Registre du couvent de l'Union Chrétienne d'Angoulême, archives départementales. •

Ce jourdhuy vingtième février mil sept cent cinquante neuf dans l'église des religieuses de l'Union Chrétienne de la ville d'Angoulême sœur Anne Desbordes de Jansac religieuse novice à cette communaute, après avoir rempli les deux années de son noviciat, a fait ses vœux et profession entre les mains de vénérable et discrète personne monsieur François Bareau de Girac doyen de la cathédrale d'Angouleme et vicaire général du diocèse suivant et conformément à la formule et usage pratiqués de tout temps dans la communauté depuis son institution, en présence de messires Jean-Joseph de Tryon et François Bonithon chanoines de l'église cathédrale d'Angoulême, messire François Desbordes de Jansac et dame Anne-Marie de Montalembert ses père et mère, messire Jean-Charles de Montalembert de Cers major du château et ville d'Angoulême, et en présence de dame Marie de Barbezières supérieure de la communauté.

Liens web

- Le messager d'Angoulême à Paris attaqué par des gens de guerre.