Acte reçu par Caillaud, notaire royal à Angoulême. 28 octobre 1763-20 janvier 1764.

Inventaire des meubles et effets de la communauté d’entre Louis de Lhuillier, chevalier, seigneur des Ballans, décédé le 27 octobre, et dame Antoinette Dumas, son épouse, faite au logis des Ballans, paroisse de Mornac, et dans une maison, paroisse de Saint-Cybard, à Angoulême ; à la requête de ladite Dumas et de ses enfants, majeurs, à savoir : Moïse de Lhuillier, écuyer, demeurant au logis des Ballans ; Clément-Louis de Lhuillier, chanoine de l’église cathédrale de Saint-Pierre d’Angoulême ; François-Louis, chevalier de Lhuillier, garde du corps du roi ; demoiselle Marie-Anne de Lhuillier, novice à l’abbaye royale de Saint-Auzonne d’Angoulême ; réservés les droits de François-Antoine de Lhuillier, chevalier, seigneur de Chamarande, demeurant à Angoulême, frère et principal créancier dudit décédé. A signaler audit inventaire : une robe de chambre de damas, à fleurs bleu et aurore, doublée de soie, plus que mi-usée estimée vingt livres ; — quinze petits tableaux en estampe représentant différents princes, à petits cadres et à glaces dont trois sont fendues et deux manquent, estimés trois livres ; — un miroir, son cadre à glace, les quatre coins à plaque de cuivre,, la glace du milieu de 24 pouces sur 18, très rouillé en différents endroits, estimé douze livres ; — cinq tableaux l’un d’assez bonne grandeur et un autre moyen, représentant Henri IV, la dame Montaigne, mère du défunt, et des membres de la famille, leurs cadres dorés, employés pour mémoire ; — au-devant du manteau d’une cheminée, un tableau sur toile, très usé et troué, représentant la fable de Diane, et quatre autres petits tableaux dont l’un représente Monsieur de Bernage, ancien intendant de Limoges, et les trois autres, des membres de la famille, leurs cadres en bois, employés pour mémoire ; — une montre à répétition, son boîtier en argent : très ancienne,estimée trente livres ; — dans le chaix, un grand tonneau qui contient cent barriques ; — vingt-deux barriques de vin de l’année, dont dix-huit de rose et quatre de blanc, estimé à raison de quarante-cinq livres le tonneau, soit deux cent quarante-sept livres ; — dans l’ètable : deux vieux bœufs de tire estimés deux cent cinquante livres ; — parmi les titres : les contrats de mariage dudit feu Louis de Lhuillier avec dame Antoinette Dumas, du 24 juillet 1732 ; de Louis de Lhuillier, écuyer, avec demoiselle Elisabeth Montaigne, du 24 janvier 1688 ; d’Antoine de Lhuillier, écuyer, sieur de Bellefosse, avec demoiselle Claude de Guibert, du 24 janvier 1630 ; de Jean de Lhuillier, écuyer, sieur de Bellefosse, avec demoiselle Marguerite More, du 18 octobre 1602 ; d’Antoine de Lhuillier, écuyer, seigneur des Vergers, avec demoiselle Françoise Dergnoust, du 26 août 1570 ; d’Antoine de Lhuillier, écuyer, seigneur de Beauregard, avec demoiselle Françoise Duboutut, du 20 septembre 1533 ; d’Antoine de Lhuillier, écuyer, seigneur de la Martinière, avec Radegonde de Saulx, du 15 juin 1510 ; de Jean de Lhuillier, écuyer, seigneur de Beauregard, avec demoiselle Jeanne de la Goupillière, du 10 juin 1581 ; d’Emmanuel de Lhuillier, écuyer, seigneur de Sainte-Christine, avec demoiselle Louise de Grenier, du 23 juin 1613 ; de René de Lhuillier, écuyer, sieur du Plessis de Belle-Fosse, avec demoiselle Marie Huet, du 11 novembre 1669 ; de haut et puissant seigneur messire Henri d’Armagnac, chevalier, seigneur de Tèstin, de Chally et baron de Persais, avec demoiselle Marguerite de More, veuve de Jean de Lhuillier, écuyer, sieur de Bellefosse, du 15 décembre 1629 ; une expédition en forme d’enquête justificative de l’ancienne noblesse de messieurs de Lhuillier et du droit de chapelle et de sépulture qu’ils ont dans l’église paroissiale de Marnay, en Poitou, faite à la requête d’Antoine de Lhuillier, écuyer, seigneur de la Guéritauide et écuyer de l’écurie du roi, contre noble de Ramefort, écuyer, et autres, devant Gervais de la Voye, conseiller en cour laïc, châtelain de Monastié, lieutenant commissaire, en cette partie, du bailli de Touraine, et de Guillaume Germain, conseiller en cour laïc, pris comme adjoint, le 6 mai 1489 ; — un arrêt de la cour des aides de Paris, du 13 octobre 1731, obtenu par ledit seigneur des Ballans contre les syndics et habitants de la paroisse de Mornac et confirmatif de son ancienne noblesse ; — un arbre généalogique des preuves de la noblesse de la famille de Lhuillier pour entrer dans la maison royale de Saint-Cyr, avec un certificat de monsieur d’Hozier, juge général des armes et blazon de France, du 12 mars 1686 ; — une grosse en parchemin et en forme d’un arrêt obtenu par ledit seigneur des Ballans contre François-Xavier Gauvry garde-marteau de la maîtrise des eaux et forêts d’Angoumois au sujet d’un droit de cours d’eau dans la fontaine de Mornac accordé audit seigneur, du 2 juin 1758 ; — contrat d’acquisition du fief de Lacquais, du 30 octobre 1732, par ledit sieur des Ballans, et de l’hommage qu’il en rendit au marquis de Cars, le 28 juillet 1750. — le contrat de droit de concession de ban et sépulture dans l’église paroissiale de Mornac accordé à Louis de Lhuillier, père du seigneur des Ballans, le 29 décembre 1703, autorisé par monseigneur Cyprien Gabriel, évêque d’Angoulême, le 11 janvier 1704.

Source : Archives départementales de la Charente.