Les nobles, à l'exception de Jérôme de Rocquard, âgé de 43 ans, électeur en 1789, qui par conviction ou par prudence, ont adhéré au comité révolutionnaire de Chabanais, sont tous plus ou moins suspects pendant la Terreur.

Né aux Dauges, paroisse de Chassenon, marié deux fois, il a eu une fille unique avec Marie-Elisabeth Bastide du Pescher. Puis plusieurs enfants avec Jeanne Ledorat de Faugeras, dont un fils officier dans l'armée de Napoléon. Trois frères ont émigré pendant la Révolution. L'un deux est arrêté en Bourgogne et condamné à mort. Bien que frère d'émigrés, il n'est pas sérieusement inquiété et remplace même comme officier public, le maire Pouchat, en 1794, avec la mention suivante :

« Jérôme Rocquart (sic) s'est toujours comporté en vrai républicain. Depuis la Révolution jusqu'à ce jour, il ne nous est parvenu aucun renseignement qui nous empêche de considérer le citoyen Rocquart comme ayant quitté la caste nobiliaire depuis avant 1789, et ayant donné des preuves par la fréquentation continuelle des citoyens ci-devant tiers-état ».

Il meurt à Faugeras, dans la ville de Limoges, le 23 octobre 1825. Toutefois, sa belle-mère et sa soeur, Marie de Rocquard, âgée de 71 ans, et Julie de Rocquard, âgée de 32 ans, sont arrêtées au mois d'octobre 1793 car, comme le mentionne la loi des suspects du 17 septembre 1793, « sont suspects les citoyens n'ayant rien fait contre la liberté mais rien fait pour elle ! ». Elles ne sont remises en liberté par les autorités que le 21 décembre 1794, la veille de Noël.

Source : Généalogie Charente Périgord.