Claude d'Anterroches (1715-1766), dit l'abbé d'Anterroches, prêtre du diocèse de Saint-Flour fut seigneur-prieur de Bussière-Badil en Périgord à partir de 1738 et jusqu'à son décès survenu à l'âge de 50 ans environ.

Il était issu d'une famille de noblesse d'extraction, installée dans la vallée de l'Alagnon et possédant notamment la forêt du Lioran près de Murat.

Fils de Charles-Louis, comte d'Anterroches, gouverneur de Murat et lieutenant des maréchaux de France en Haute-Auvergne, et Jeanne-Cécile de Lastic.

Deux frères : Joseph-Charles-Alexandre, maréchal des camps et armées du roi ; Alexandre-César, évêque du diocèse de Condom.

Né le 20 novembre 1715 au château d'Anterroches, paroisse de Bredon en Haute-Auvergne et baptisé le 13 novembre 1716 dans l'église de Murat.

Il était licencié en théologie de la faculté de Paris et fut reçu docteur en Sorbonne.

L'abbé d'Anterroches fut chanoine-comte du chapitre de Brioude de 1731 à 1737.

Il fut nommé prieur de l'abbaye de Bussière-Badil par le roi en 1738.

Il vécut entre son château en Auvergne et sa maison à Paris, rue de Grenelle, où il demeurait ordinairement.

Le 26 août 1746, il fut le parrain d'une fille de son procureur et fut représenté pour le baptême dans l'église de Bussière-Badil par le fils de son juge.

Le seigneur-prieur fut engagé dans un procès qui dura plusieurs années contre Élie Morelet, sieur de Mirambeau, bourgeois de Bussière-Badil, en 1748.

Le 30 avril 1750, il fut le parrain d'un fils du comte d'Apchier et fut présent pour le baptême dans l'église de Charraix.

Il nomma Léonard Bernard, sieur de Lajartre, juge de son prieuré royal en 1757 en remplacement de Noël Durtelle, sieur de Saint-Sauveur.

Le 2 janvier 1761, l'abbé d'Anterroches afferma les revenus du prieuré de Bussière-Badil à Nicolas-Charles Plocq, sieur de Ferrière, bourgeois de Paris.

Il décéda au cours de l'été 1766 et fut remplacé par l'abbé de Ganderatz, prêtre du diocèse de Tarbes.

Ses armes étaient d'azur à la bande d'argent, chargée de trois mouchetures d'hermine, accompagnée de deux croisettes d'or, une en chef, l'autre en pointe, surmontée en chef de trois fasces ondées d'argent.

Le tout accompagné, dans les armes spéciales du prieur, d'une couronne de comte, et supporté par deux lions couronnés, et on y remarquait une crosse et une mitre, celles des prieurs de Bussière-Badil.

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Source : Deux prieurs de Bussière-Badil au XVIIIe siècle, de Julien Roland.