Guillot du Doussay - La famille Guillot du Doussay est étrangère à notre province à laquelle la rattache seulement l'acquisition (29-8-1767 - Moureau, nre royal à Confolens - ADC 2E 2498) par Jean Guillot et Radegonde de la Ramière, son épouse, du fief et seigneurie de l'AgeBertrand (en Chirac), qui avait appartenu aux Regnauld puis, par héritage, à une branche des de Couhé. Jean Guillot et Radegonde de la Ramière eurent deux fils inscrits l'un et l'autre sur la liste des émigrés. Gabriel Guillot, l'aîné, né le 30 et bapt. le 31-12-1757 à Cussac (87), + sans alliance à Rochechouart (87) le 3-4-1829. lieutenant colonel de cavalerie. fut déclaré émigré en 1791 ; il fut rayé définitivement de la liste des émigrés par le ministre de la Police générale le 14 vendémiaire an X, avant la promulgation du sénatus-consulte, et renvoyé en possession de ses biens. Il testa le 20-5-1822 en faveur de son frère unique et de François Gabriel et Louis Gabriel, fils de Louis Regnauld, son cousin germain, et de Magdeleine Elisabeth de Maulmont (testament olographe déposé chez Reitier Lagrange, nre à Rochechouart, le 10-7-1829 - ADHV 4E 62/72).

Guillot Charles, né 13-12-1761, bapt. le même jour à Cussac, chevalier de Malte - dt à Paris, il existait encore le 10-11-1827 lors d'un contrat de vente d'une propriété par son frère et lui - héritier de son frère par son testament du 20-5-1822 - il ressort de son dossier (F7/5952) qu'il résida à Malte de 1785 jusqu'à l'époque de la capitulation de cette île ; qu'il fut porté, en l'an VII, sur la liste supplémentaire des émigrés et n'obtint pas ensuite sa radiation définitive avant la promulgation du sénatus-consulte de l'an X. Une lettre du préfet de la Haute Vienne, du 25 vendémiaire an XII, adressée au ministre de la Justice, apprend qu'à cette date rien encore n'avait été décidé concernant ledit Charles Guillot du Doussay - nous ignorons si l'intéressé a été radié ou amnistié (Q X/9 - Q XII/29 - F7/5952).

Source : Les émigrés charentais, 1791-1814, de Pierre Bureau.