Goursaud de Merlis.

Voir la généalogie complète dans le Beauchet-Filleau.

I. N. Goursaud, qui vivait vers 1650 eut deux enfants :

1. Jacques.

2. Louise mariée vers 1660 à Philippe Périgord, notre aïeule.

II. Jacques Goursaud, se maria vers 1670 et eut au moins :

III. Jacques Goursaud, sr de la Jousselenie, mort en février 1742 eut un fils, prouvé par une enquête du 17 octobre 1740 devant l'official de Limoges pour accorder des dispenses de mariage.

D'où :

1. Jean-Baptiste.

2. Jean-Baptiste-Noël Goursaud, sr de Laumont, avocat en Parlement, juge sénéchal de la vicomté de Rochechouart épouse Josiane-Françoise Charon.

D'où :

a. Jean-Baptiste Goursaud de Laumont, sr de Chandeau, avocat en parlement, juge-sénéchal de Rochechouart, qui épouse le 26 août 1760 à Oradour-sur-Vayres Marie de Lathière, fille unique de Jacques-François de Lathière, sr de Lavergne, avocat en Parlement et controleur des actes et syndic à Oradour, et de Marie Vigneron.

D'où :

A. François Goursaud, sr de Laumont, avocat, propriétaire de Mascureau en Rochechouart, épousa à Saint-Savin de Poitiers le 15 janvier 1788 Marie-Radegonde Dupuy, fille de feu François Dupuy, éc, sgr de la Jarrie, trésorier de France au bureau des finances de cette ville et de feu Marie-Radegonde Huret.

D'où :

&. Jean-Baptiste Goursaud de Laumont-Chandeau, né vers 1789, mort à Rochechouart le 27 juin 1817 qui épousa vers 1815 Marie Lathière-Laborderie, fille de Jean de Lathière, sr de la Borderie et de Marie Marcillaud du Mas.

IV. Jean-Baptiste Goursaud, sr de la Jousselenie et de Merlis, avocat en Parlement épousa d'abord Catherine de la Rapidie qui testa le Ier juin 1738, puis le 7 novembre 1740 Louise Périgord, sa cousine, fille de Jean, sr de la Guinandie, subdélégué à Rochechouart et d'Anne de Marcillac.

Il paya 17 livres pour le fief de la Jousselenie, il décéda le 27 août 1749. En 1734-1736, devant Rivet Jeune à Ambernac, il est procureur de Dlle Catherine de la Rapidie.

D'où du second lit :

1. Jean-Baptiste.

2. Anne religieuse de la Visitation.

3. Catherine mariée le 7 septembre 1783 à St-Sauveur de Rochechouart à Antoine Lacroix-Delagrange.

4. Catherine (peut-être même que 3) mariée le 7 mai 1776 à Guillaume de Londeix, éc, sgr de Puytignon, chv de St-Lazare et chevau-léger de la Garde du Roi.

V. Jean-Baptiste Goursaud de Merlis, né à Rochechouart en 1745, marié en 1773, il a neuf enfants, dont sept encore vivants en 1793, d'abord gendarme du roi, trésorier de France de 1775 à 1790, puis administrateur des domaines nationaux de la Haute-Vienne, il fut élu en 1790 et en 1791 membre du conseil général de la Haute-Vienne, fonction qu'il occupa jusqu'à la fin de 1792, il habitait avec sa famille sur la place de l'Eglise mais ses fonctions l'obligeaient à de fréquents déplacements.Il avait acheté en 1791 la propriété de Puy-Chevalier à Oradour-sur-Vayres à un M.de Croizant, émigré depuis. Craignant des ennuis du fait de l'émigration de son vendeur, de Merlis se fit confirmer sa qualité de légitime propriétaire par le district de St-Junien et par le directoire de la Haute-Vienne (juin 1792) mais en décembre 1792 le directoire qui venait d'être renouvelé revint sur sa décision et décréta le séquestre du Puy-Chevalier. Après avoir en vain essayé d'obtenir justice à Saint-Junien et à Limoges, de Merlis partit pour Paris le 15 février 1793, obtint de Rolland, ministre de l'Intérieur une lettre, adressée au directoire de la Haute-Vienne, qui le remettait dans ses droits. Mais apparemment une telle décision ne convenait pas au comité de salut public de Limoges tout récemment créé, car le 15 avril à peine rentré de Paris, il fut arrêté par la garde nationale de Rochechouart, incarcéré à la Visitation à Limoges où son fils aîné ne tarda pas à le rejoindre tandis que Madame de Merlis était mise en état d'arrestation chez elle. De Merlis ignorait tout des causes de son arrestation de même que le comité de surveillance de Rochechouart qui écrivait le 9 plûviose an II (28 janvier 1794) n'avoir "aucun fait à lui imputer, sauf celui d'avoir eu de fréquentes relations avec la veuve Pontville, ainsi que d'autres aristocrates de sa connaissance". En fait de Merlis était en but à la haine de certains de ses collègues du conseil général.Il était de plus sous le coup de deux poursuite différentes toutes deux du fait de correspondances avec des émigrés.Il avait en effet échangé des lettres pleines de sous-entendus transparents avec un de ses cousins Babaud-Lafordie de Confolens arrêté à la même époque, d'autre part avec la vicomtesse de Rochechouart et avec sa mère.

Après dix mois de détention, il fut mis en route sur Paris le 5 février 1794 avec cinq autres personnes poursuivies pour le même motif, il fut enfermé à la Conciergerie le 15. Interrogé pendant quelques minutes le 23 février, il comparut le 18 mars devant le tribunal révolutionnaire, ne put se faire entendre, fut condamné à mort ainsi que les six inculpés de la fournée et exécuté le jour même.

Madame de Merlis en réclusion à son domicile apprit par une gazette l'exécution de son mari et la confiscation de ses biens.

La question du Puy-Chevalier se trouva ainsi résolue, "moins d'un mois après l'exécution de son véritable propriétaire, on annonçait la mise en adjudication en deux lots, le 17 floréal (6 mai) le principal d'entre eux comprenant le château, fut adjugé à bon compte à Longeau-Desbrégères, membre du directoire du département, le second lot fut attribué dans la même séance à L. Mandon Forgeas qui le revendit une dizaine d'années plus tard au même Desbregères". L'Etat encaissa 19455 livres pour une propriété qui en valait cinq fois plus.

Voir les ouvrages de l'abbé Leclerc : "Le Limousin et la Marche au tribunal révolutionnaire", à Limoges, Ducourtrieux, 1912 et P. Gaumy : "Un groupe d'habitants de Rochechouart devant le tribunal révolutionnaire".

Il épousa le 24 mars 1773 dans la chapelle du château de Montcheuil en Dordogne Marie-Radegonde Moreau de Villejalet, fille de Jean-Thibault-Nicolas, baron de Montcheuil et de Marie-Philiberte de Marcillac, la touchante lettre qu'il écrivit à sa femme la veille de sa mort a été publiée plusieurs fois.

D'où :

1. Guillaume-Jean Goursaud de Merlis, baptisé à St-Sauveur de Rochechouart le 24 mars 1776, mort le 10 septembre 1810 qui avait épousé le 16 fructidor an VI (2 sept 1798) Philiberte-Marie de Maillard, d'où descendance jusqu'à nos jours.

2. Félicité-Catherine mariée le 16 vendémiaire an XI (8 oct 1802) à Robert Chabaudie du Peyrat.

3. Adrien-Sicaire-Charles Goursaud de Merlis, né le 6 et baptisé le 8 février 1781 à St-Sauveur de Rochechouart, parrain Adrien-Sicaire de Texier, sgr de Talivaud, chv de St-Louis (notre aïeul), représenté par Charles Périgord, éc, sgr de Beaulieu, marraine Dame Henri-Radegonde de Moreau épouse de Pierre de Maillard, éc, sgr de la Combe.

Il fut élève à polytechnique en 1800 (cf dictionnaire des ingénieurs), colonel du génie, officier de la Légion d'Honneur, chv de St-Louis et de Saint-Ferdinand d'Espagne, commanda la place de Sarragosse après sa prise en 1809.

Il n'eut pas d'enfants de Marie-Joséphine-Sylviane de Chastagnac de Sussac (1774-1853), qu'il avait épousé le 8 juin 1818, petite-fille de Charles Chastaignac, baron de Sussac époux d'Anne de Laumonerie.

Il mourut à Limoges le 3 juin 1859.

Ce sont peut-être eux qui ont légués à Marie-Catherine Desmier de Chenon-Grosboust, petite-fille d’une Périgord et donc parente proche les tout petits chaussons de mariée que conserve Marie-Françoise Regnault-Derche (d’après ce qui est indiqué presque effacé au crayon sur les chaussons elle serait morte après [35] 55 ans de mariage).

4. Henriette, née à Rochechouart, le 26 février 1782, mariée à Martial Descubes du Peyrat, capitaine d'infanterie, décédée le 30 avril 1878 à St-Laurent-sur-Gorre.

5. Charles-Ambroise, né le 15 novembre 1783, parrain Adrien-Ambroise de Texier, notre aïeul.

Il fut tué accidentellement le 9 fructidor an VIII (27 août 1800).

6. Ursule-Radegonde, née à Rochechouart le 17 août 1786, mariée à Jean de Gentils de St-Romain, morte à Limoges le 18 mars 1828.

7. Agathe-Radegonde, jumelle, épousa le 10 juin 1811 Pierre Patronnier de Gandilhac, décéda le 20 juin 1855.

8 et 9 enfants morts en bas-âge.

Source : Pierre Driout.