Le 22 avril 1624, le registre des immatriculations de l'université de Leyde (Hollande) signale l'inscription d'un Jean Frotier seigneur de la Rochette, âgé de 27 ans.

Il s'agit d'un gentilhomme d'Angoumois. Chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Fils d'autre Jean Frotier, écuyer, et Anne Tizon.

En 1616, chanoine de la cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême. En 1617-1618, prieur commendataire de Barbezieux, diocèse de Saintes.

Demeurant à Angoulême, Jean Frotier est relevé de son sous-diaconat en 1620. La même année, il acquiert des droits de justice.

Le chevalier de la Rochette s'enrôle dans le régiment du marquis d'Hauterive, au service des États de Hollande. Capitaine d'une compagnie, avec pour lieutenant, Claude Dulac, ancien ingénieur du roi, son beau-frère.

En 1640, aide de camp du comte d'Harcourt, il est remarqué par Louis XIII. Celui-ci l'autorise à lever un régiment pour tenir garnison dans le château de Turin avec 300 hommes. Il reçoit un brevet de sergent de bataille à l'armée d'Italie. Le chevalier de la Rochette se distingue au siège de la ville le 11 juillet, la même année.

Il est tué en duel le 2 septembre, et son régiment est offert au comte de Souvigny.

Il laisse un fils naturel prénommé Louis, et un frère Roch Frotier-Tizon.

Source : Généalogie Charente Périgord.