Jean Durand, né le 15 février 1735 au village des Pendants à Vouzan (Charente) et décédé le 29 septembre 1822 à Charras, est un prélat français.

Biographie

Né dans une famille aisée, il est le fils aîné de Jacques Durand, notaire à Vouzan, fermier de la seigneurie de la forêt d'Horte, et Elisabeth Devoisin, sa première femme.

Il est étudiant en philosophie en 1752.

En 1760, il est ordonné prêtre par Monseigneur l'evêque de Broglie (1).

Pendant l'été 1762, le jeune Durand est prêtre loco rectoris dans l'église de Vouzan (2).

Le 7 septembre 1762, il est installé curé et archiprêtre de Grassac, diocèse d'Angoulême (3), succédant à Messire l'abbé Touchet.

Avec d'autres curés des environs, il est témoin le 13 juillet 1763 de l'enterrement de la veuve de Nicolas-Noël Arnaud, seigneur de Vouzan (4).

Il a suppléé les cérémonies de baptême dans l'église de Grassac des enfants du comte de Montbron, propriétaire du château d'Horte, dont ses deux fils : Étienne-Pierre, le 7 août 1763 (5), et Joseph, le 24 juillet 1768 (6).

Parmi les familles nobles propriétaires aussi à Grassac : les Vassoigne (logis de La Bréchinie), les La Croix (logis de Peyriaud), les Couhé (logis de Beaulieu), les Rocquard (logis du Châlard) (7).

Le 13 janvier 1766, sa sœur Marie Durand est morte subitement au presbytère, âgée de 20 ans (8).

Son oncle Jean-Charles Devoisin, curé de Vouzan, est inhumé le 6 avril 1771 (9).

L'année suivante, il est témoin de l'enterrement du seigneur de Sers, François Desbordes de Jansac (10).

En 1777, il délivre un extrait baptistaire au fils du comte de Montbron, pour sa réception au parlement de Paris (11).

L'abbé Durand prend possession de la cure de Sigogne, diocèse de Saintes, le 15 novembre 1784.

Il a rédigé un pouillé sur le diocèse d'Angoulême, en 1775, et en rédige un autre, sur celui de Saintes, en 1786 (12).

Il a laissé des notes et des vers remarqués dans les registres paroissiaux (13).

Au commencement de la Révolution, il prête le serment civique du clergé (14).

Sous le Directoire, il est aumônier des prisons de la ville d'Angoulême (15).

Il meurt à l'âge avancé de 87 ans dans la maison du sieur Étienne Delâge (16), le 29 septembre 1822, à Charras.

Notes :

1. Joseph-Amédée de Broglie (1710-1784), évêque d'Angoulême de 1753 à 1784.

2. L'archiprêtré de Grassac comprend les paroisses de Marthon, Grassac, Vouzan, Chazelles, Feuillade, Pranzac, Souffrignac, Mainzac et Charras.

3. 4. 9. AD16 - Archives de l'État-civil, commune de Vouzan.

5. Étienne-Pierre Chérade de Montbron (1762-1841), maréchal de camp sous la Restauration. Sa cérémonie de baptême est suppléée.

6. Joseph Chérade de Montbron (1768-1854), député légitimiste de la Haute-Vienne. Il est ondoyé dans la chapelle de Marthon.

7. D'après le rôle des vingtièmes de l'élection d'Angoulême en 1780.

8. AD16 - Archives de l'État-civil, commune de Grassac.

10. AD16 - Archives de l'État-civil, commune de Sers.

11. Catalogue des pièces les plus importantes contenues dans les registres du Parlement de Paris concernant l'Angoumois, la Saintonge et le Poitou, 1865.

12. Ses pouillés sont signalés par l'abbé Nanglard à la Société archéologique de la Charente.

13. L'abbé Mondon y fait référence dans ses notes historiques sur la baronnie de Marthon en Angoumois.

14. Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, 1893.

15. Revue de Saintonge & d'Aunis, 1904.

16. Natif de Grassac, ancien officier d'infanterie et chevalier de la Légion d'honneur.

GXsay5A_r Illustration 1 : l'église Saint-Jean-Baptiste de Grassac.

durand Illustration 2 : la signature de l'archiprêtre de Grassac.