Pierre Desmazeaud, sieur du Maine-Large, expose à M. le lieutenant général d'Angoulême, le 2 juin 1710 :

« Qu'il a le malheur d'avoir dans son voizinage au lieu de Rochepine Pierre Dumargue (du Mergey) écuyer, sieur du Chastellard et ses enfens lesquels font journellement insulte au supliant soit en sa personne soit aux siens et en ses biens nottamment le jour de la Pentecoste environ les huit à neuf heures du matin que le supliant estant en chemain avecq sa femme pour aller à la meissc au bourg de Sainct-Germain le supliant fit rencontre dudit sieur du Chastellard qui estoit a compaigne de ses deux enfens de laine et du cadet les deux enfens ayant chascun une espee a leur coste lesques aprocherent le supliant et laine desdits enfens luy auroit dit quil prétendoit quil le salua sur le champ et que sil ne le saluoit il luy passeroit vingt foist son espee dans le corps que sestoit un chien un bougre à tuer a coup de baston a quoy le supliant auroit respondu quil ny avoit rien de plus libre que le salut et quil ne pouvoit pas lexiger de luy ledit fils aine tira son espee aussi bien que son frer cadet la sienne et auroient lun et lautre fait effor de tuer le supliant ce quils auroient effectivement fait sans le secours de quelques personnes qui se trouvèrent présentes et a la faveur dune chutte que fit le supliant voulant se garantir de la fureur desdits enfens dudit sieur Chastelard lequel supliant setant plaint audit sieur du Chastelard bien loing de blâmer ledit mauvais dessaint lauroit aprouve en disant quils avoient raison den agir de cette manière et les uns et les autres auroient faits une infinité de menasse au supliant comme les suites dune telle action peuvent estre facheuze et quelle méritent corection le supliant a recours a vous pour en estre préserve ».

Source : Notes historiques sur la baronnie de Marthon en Angoumois, d'Adolphe Mondon.