Preuves de la noblesse de Philippe du Lau de Lâgebâton. D'or à un lion de gueules passant au pied d'un laurier de sinople à trois branches de même; à l'orle d'argent chargée de besants d'azur sans nombre.

Extrait des registres de la paroisse de St Simphorien de Bunzac, diocèse et élection d'Angoulême, portant que Philippe du Lau fils naturel et légitime de messire Louis du Lau, chevalier, seigneur de Lâgebâton et autres lieux, major de troupes d'infanterie du roi, et de dame Françoise Garnier de la Davignère, naquit le 14 de mars 1774 et fut batisé le lendemain. Cet extrait est signé Albert curé de Bunzac et légalisé.

I. Contrat de mariage de messire Louis du Lau, seigneur de Lâgebâton, Enseigne des Vaisseaux du Roi, fils légitime de feu messire Philippe du Lau, chevalier, seigneur de Lâgebâton et autres lieux, et de feue dame Marie de Montalembert, son épouse, demeurant en la ville de Rochefort, accordé le 19 mars 1767 avec demoiselle Françoise-Jeanne Garnier de la Davignière, mineure, fille légitime de messire Jean Garnier, chevalier, seigneur de la Davignière et autres lieux, et de feue dame Suzanne Thomas de Mongoumard, demeurants au logis noble des Maisonnettes, paroisse de Brie, où ce contrat fut passé devant Juzaud, notaire royal en Angoumois.

II. Contrat de mariage de messire Philippe du Laux, chevalier, seigneur de Lâgebâton, du Fief-de-Siguret & autres places, majeur, fils aîné de haut et puissant messire Jean du Laux, chevalier, seigneur de la Brangerie, de Cellette, de Lâgebâton, de Soulignonne & autres places, et de dame Anne Pasquet, son épouse, demeurants en leur logis noble de Lâgebâton, paroisse de Saint-Projet, près de la ville de La Rochefoucauld en Angoumois, accordé le 26 janvier 1726 avec demoiselle Marie de Montalembert de Plesac, fille puînée de haut et puissant messire Pierre de Montalembert, chevalier, seigneur de Vaux, Plesac & autres lieux, et de dame Françoise-Angélique Poussard, sa femme, demeurants en leur château dudit Vaux, où ce contrat fut passé devant Comte, notaire royal en Angoumois.

III. Contrat de mariage de messire Jean du Laux, chevalier, seigneur de la Brangerie, fils aîné légitime de messire Isaac du Laux, chevalier, seigneur de Cellette, et dame Sara Salebert, son épouse, demeurant au dit lieu de la Cellette, accordé le 7 juin 1688 avec dame Anne Pasquet, veuve de Charles Odet, écuyer, seigneur de Laagebaston & des Ombrais, fille légitime de feu Henry Pasquet, écuyer, seigneur de Laagebaston, et de dame Madeleine de Morel, alors femme de Jacques de Chièvres, écuyer, seigneur de Montravail, demeurant au dit lieu noble de Laagebaston, paroisse de Saint-Projet, où ce contrat fut passé devant de Langlard, notaire royal en Angoumois.

IV. Contrat de mariage de messire Isaac du Laux, chevalier, seigneur de Cellette en Angoumois, demeurant au lien de Champniers en Périgord, accordé le 23 septembre 1659 avec demoiselle Sarra Salbert, fille naturelle et légitime de feu messire Zacharie Salbert et de dame Léa de Bessay, demeurants au logis noble du Breuil, paroisse de Villards en Saintonge; la dite future épouse agissante de l'autorité et consentement de haut et puissant messire Jean Isle, chevalier, seigneur de Beauchaisgne, le Breuil, son beau-père, et de la dite dame Léa de Bessay, sa mère, icelle dame de Bessay dûment autorisée dudit sieur de Beauchaisgne. Les dits futurs époux se prennent avec tous leurs biens et droits échus et à échoir, savoir du chef dudit futur époux les droits successifs qui lui sont échus par le décès de ses père et mère & frères et sœurs, réglés à la somme de 24.000 livres par le testament de feu messire Henry du Laux, chevalier, seigneur de Champniers, son père, du premier juin 1654 reçu par Rougier, notaire royal; laquelle somme en exécution dudit testament haut et puissant messire Armand du Laux, fils dudit Henry et frère d'icelui futur époux, ledit Armand étant héritier universel dudit feu seigneur messire Henry du Laux, leur père, a promis de payer audit futur époux dans les termes portés par la transaction passée entre eux le 19 octobre audit an 1654 reçue par ledit Rougier. Ce contrat où la dite future épouse est assistée de haut et puissant messire Louis Salbert, sieur de Soulignonne, son frère, fut passé au dit logis noble du Breuil devant Tallebet, notaire royal.

Source : Procès-verbaux des preuves de la noblesse des élèves de l'École royale militaire, 1784.