31 décembre 2019

Preuves du chevalier de Saint-Ciers

Le grand prieuré d'Aquitaine, ordre de Malte, 1678.

Michel Benoist, garde de la forêt de la Braconne, officier royal, a été marié avec Anne Ferrand, comme il résulte par les testament et donation de ladite Ferrand, du mois de novembre 1582.

De ce mariage est issu Pierre Benoist, et Antoine Benoist, sieur des écuries, comme il est justifié par lesdits actes et par le contrat du mois de janvier 1573, et par partage du mois de mars 1593.

Pierre Benoist a été marié avec damoiselle Marie de Lubersac, fille naturelle et légitime de Jean de Lubersac, écuyer et de damoiselle Françoise Goulard, comme il appert par l'acte du mois de mai 1591.

De ce mariage est venu Jean Benoist, sieur de La Riouze, comme il appert par le contrat de mariage dudit Jean Benoist avec damoiselle Catherine Frotier, du mois de novembre 1623.

Dudit mariage est venu Roch Benoist, juge sénéchal de Saint-Saturnin, comme il appert par le contrat de mariage dudit Benoist avec damoiselle Françoise Salesse, ledit contrat daté du mois de décembre 1659.

Il est aussi justifié par le contrat du mois de novembre 1664 que ledit Benoist a acquis les seigneuries de Saint-Ciers et du Châtelard, trente neuf mil six cent livres.

Du mariage desdits Roch Benoist et Françoise Salesse, est venu ledit Roch Benoist, qu'on présente pour être reçu diacre, ainsi qu'il appert par l'acte baptistaire du mois de mars 1668, signé par le prêtre, et attesté véritable par monsieur le grand vicaire de monseigneur l'évêque d'Angoulême au mois de février 1678.

Bertrand Salesse, bisaïeul dudit diacre, marié avec Jeanne David, ainsi qu'il appert par le contrat de mariage du mois de janvier 1581, et transaction du mois de mai 1591.

De ce mariage est venu Pierre Salesse, comme appert par le partage du mois d'avril 1624, et par le contrat de mariage dudit Salesse avec Romaine Valette, du mois d'août 1626.

Est issue dudit mariage ladite Françoise Salesse, mère dudit diacre, comme il est établi par la généalogie du côté paternel.

Signé, Benoist.

Source : Bibliothèque Nationale de Malte.

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Un cahier de la noblesse d'Angoumois

Ce document nous donne-t-il une image juste de l'Angoumois en 1649 ? Ce texte prétend être un cahier de noblesse. La qualité juridique des quatorze signataires est-elle prouvée ? Dix d'entre eux ont été solennellement reconnus comme nobles et de parents nobles, par l'intendant D'Aguesseau, lors de la grande enquête de 1666 dans la généralité de Limoges, quatre ne sont pas cités dans l'enquête de D'Aguesseau. Alexandre de Galard de Béarn échappe à tout soupçon de roture ; Jacques de La Rochefoucauld, sans doute mort avant 1666, venait en 1635 à « l'assemblée du ban et arrière-ban de la sénéchaussée d'Angoumois » et était compris au « rôle des nobles comparant pour rendre le service en personne » ; Jean-Casimy d'Ocoy et son fils, Couvrelle, restent seuls à nous poser un problème. Tout ce que nous savons à leur sujet nous incite à leur accorder le bénéfice du doute favorable. Le Cahier exalte la noblesse de race. Celle des quatorze est-elle ancienne ? Leurs douze familles forment deux groupes principaux. Le premier comprend 4 noms de familles : Galard de Béarn, La Rochefoucauld, Lubersac, Regnauld (deux signataires), dont les origines se situent entre le début du XIe et le début du XIIIe siècle: le second correspond à six familles (soit six signataires), suivies depuis une époque qui va de la fin du XVe au début du XVIe siècle (1466 à 1530). Entre les deux groupes s'intercale la famille Morel de Thiat (un signataire) dont la filiation remonte à 1365. Les D'Aucoy (deux signataires) sont suivis depuis 1581. Enfin, cas tout à fait exceptionnel dans cet ensemble, les Guez de Balzac ont été anoblis par charge municipale en 1612. Donc dix familles sur douze répondent bien à des critères, même sévères, de noblesse de race. Elles ont en 1649 plus d'un siècle de participation à l'ordre et la date à laquelle on fait remonter leur noblesse, ne correspond pas à un anoblissement par charge, mais au fait qu'au plus tard à ce moment-là, les membres de ces familles étaient considérés comme ayant la qualité de gentilshommes. Autrement dit, elles peuvent prétendre ne pas connaître d'ascendants roturiers. Leur revendication à se prévaloir de leurs ancêtres est tout à fait légitime. Le cahier exalte aussi le sang répandu pour la gloire du Roi, le caractère militaire du groupe. Dans les faits, cinq signataires, représentant cinq familles, ont leur nom au procès-verbal de l'assemblée du ban de 1635, ce qui semblerait indiquer qu'ils n'étaient pas militaires de carrière. Mais quatre de nos personnages : Galard de Béarn, La Laurencie, Lubersac, Montalembert, ont eu des activités militaires inconstestables. La même observation peut être faite, sans certitude, mais avec vraisemblance pour deux autres : Defforgue et un des membres (le père, Jean-Casimy, ou le fils dit Couvrelle) de la famille d'Ocoy. Dans le cahier, bien des allusions montrent que les gentilshommes ont une fortune surtout foncière et vivent des rentes de terres qu'ils font exploiter par des paysans. Les documents que nous avons pu recueillir sur les quatorze signataires confirment cette observation. On vit grâce à ses métairies et aux droits seigneuriaux dont on jouit. Précisons que ces fortunes ne semblent pas très grandes. Posséder 100.000 livres paraît fort honorable. A son mariage, une fille reçoit une dot de 15 à 20.000 livres. Ces biens sont rassemblés dans les limites de l'Angoumois. L'illustration de ces familles reste moyenne. A l'armée, elles fournissent des capitaines et au pays plus d'un gentilhomme campagnard. Les Galard de Béarn, il est vrai font exception, ils donnent à la France des officiers supérieurs et même généraux, à l'Angoumois un gouverneur en la personne de Jean, l'oncle du signataire. La fortune du père de celui-ci, Louis, dépasse 200.000 livres ; ses propriétés sont dispersées dans une aire géographique qui va de la Saintonge au Quercy. La noblesse du pays a justement choisi un Galard, Alexandre, pour la représenter aux Etats généraux d'Orléans. Les analogies de structure entre les familles des signataires trouvent leur pleine signification dans les alliances qui les unissent. Les quatorze ne forment pas seulement un groupe politique. A une époque assez proche de celle du cahier, les Roquart ont contracté mariage avec les Régnauld, les D'Ocoy avec les La Rochefoucauld. De plus, Alexandre de Galard de Béarn est le gendre de Jacques de La Rochefoucauld. Sa sœur, Marthe de Galard épousera en 1653, Isaac de Morel de Thiat, fils de Jean, signataire du texte. Les quatorze signataires ne forment pas un groupe isolé. Des unions nombreuses ont mêlé le sang de leurs maisons avec celui de bien d'autres familles nobles de l'Angoumois. Parmi celles-ci citons notamment les Audier, Chesnel, Chevalier, Des Bordes, La Roche-beaucourt, La Rocheandry, Livenne, Patras de Campagne, Ranconnet, bien connues à cette époque dans le pays. Tout cela confirme une des impressions dominantes que donne le texte : la présence d'un groupe social de noblesse d'épée, dont la cohésion affirme la force. Cependant la fermeté de cette structure n'aboutit pas à un durcissement en caste, ni dans les prétentions politiques (on respecte les droits de la robe pourvu qu'elle n'abuse pas de ses prérogatives) ni dans l'organisme social. La femme de Jacques de La Rochefoucauld, la belle-fille de Bertrand de la Laurencie, la belle-sœur de Jean de Montalembert appartiennent à des milieux de robe et de municipalité. Ce ne sont là que des alliances, mais le cas de François Guez de Balzac est plus révélateur à cet égard. Anobli par sa charge de maire d'Angoulême, trésorier de l'extraordinaire des guerres, son père Guillaume ne répondait pas aux caractères qui définissent la noblesse de race et d'épée. François, pourtant, a signé ce texte, mais il semble avoir vécu de l'exploitation des terres et seigneuries achetées par son père. André, l'un des fils de ce gentilhomme campagnard, de noblesse fort récente, devait être gouverneur de la citadelle de Dunkerque et ainsi achever en sa personne une évolution qui donnait à sa famille de fortes ressemblances avec celles des co-signataires du texte, les origines exceptées. Excellents témoins représentatifs de leur groupe social, les quatorze signataires sont-ils de bons observateurs de la situation de l'Angoumois au milieu du XVIIe siècle ? Une recherche très approfondie sur l'économie et la société de ce pays à cette époque serait indispensable pour fournir une réponse pleinement satisfaisante à cette question. Du moins observons-nous une nette ressemblance, dans les grandes lignes, entre les allégations du document et ce que nous savons sur les abus qui opprimaient les paysans sous l'administration de Richelieu. Le cahier de doléances des paysans en 1636 présente de frappantes analogies avec le cahier des nobles de 1649. Dans les deux textes, on dénonce la lourdeur de la taille, les vexations causées par les receveurs et les sergents, la récente prolifération des impôts indirects, le monopole commercial des étrangers. Dans les deux textes, on souhaite rétablir la situation comme elle était en 1610, à la mort de Henri IV. Dans leur cahier, les gentilshommes prétendent que leurs affaires marchent très mal et que leurs bénéfices d'exploitation tendent à baisser ou même à disparaître. Nous n'avons pas pour le moment le moyen de vérifier, par des comptabilités privées, par exemple, la valeur de ces assertions.

Source : Deux cahiers de la noblesse pour les États généraux de 1649-1651, de Jean-Pierre Labatut.

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29 décembre 2019

Un gentilhomme d'extraction échevin

Étienne de Livenne, écuyer, sieur de Vouzan, échevin en 1570. La même année, François de Livenne, écuyer, sieur de Neuillac, fut conseiller jusqu'en 1574. Leur exemple fait voir qu'en différents temps il est entré dans la maison-de-ville des gentilshommes d'extraction, puisqu'il est certain que les de Livenne ont cette qualité. Étienne de Livenne, sieur de Vouzan, devait être fils aîné de Seguin de Livenne et père de Pierre de Livenne qui eut en partage le fief de Vouzan, de la Bergerie, d'autant que Françoise de Rozier, sa veuve, justifia, à la recherche de 1599, en qualité de tutrice d'Aaron, son fils mineur, que Seguin de Livenne, seigneur de Vouzan, était son aïeul, et que les père et aïeul dudit Seguin possédaient le fief de Vouzan et étaient qualifiés écuyers depuis le milieu du XVe siècle. Il y avait alors plusieurs branches des de Livenne, entre autres celle qui possédait le fief de Bouëx depuis très-longtemps. Elle a produit Charles et François de Livenne, abbé de Saint-Cybard, et Jacques, abbé de Fontdouce. Il y avait aussi François, sieur du Breuil, qui a fait une branche établie au Breuil, paroisse de Bredon, ressort de Saint-Jean-d'Angély. Celui qui possédait la terre de la Chapelle, en Poitou, a fini depuis peu dans la personne de François de Livenne, qui n'a laissé qu'une fille nommée Marie, qui a épousé le sieur de Barbezières de la Tallonnière. Il y a une autre branche à Saint-Genis et une autre en Poitou.

Source : Histoire de l'Angoumois, de François Vigier de La Pile.

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Le chevalier de Méré, un amant pygmalion

Antoine Gombaud, seigneur de Méré, est aussi homme de plume. Connu sous le nom de chevalier de Méré, il sort de cette terre sise à une demi-lieue de Niort, ville natale de Mme de Maintenon. Gentilhomme poitevin, sa famille est connue depuis le XIIIe siècle. Cette maison n'a aucune parenté avec celle de Georges Brossin, seigneur d'un autre Méré (Méré-le-Gaulier), chambellan de Gaston d'Orléans ; et pourtant, tous les biographes de Ninon lui ont attribué Georges pour amant.

Méré est un homme cultivé dont la famille fut sans doute connue de Ninon dès l'enfance... Là encore, Eugène de Mirecourt nous surprend. Romancier, il écrit que Ninon eut quelques mots désagréables à Tours, dans sa jeunesse, à l'égard d'une femme légère, Mme de Montbreuil. Or, Jean Gombaud, grand-père de Méré, écuyer et ancien seigneur de « Méré en la paroisse de Dolus d'Oléron », a épousé à l'automne 1563 la dame de Montbreuil?, terre sise paroisse de Bouëx près d'Angoulême. Jean a alors débaptisé Montbreuil pour donner à cette terre le nom de « Méré ». Il laissa un fils (père du chevalier), Benoist Gombaud (vers 1560-1616), seigneur de Méré (anciennement Montbreuil), puis de La Mothe-de-Beaussais après avoir épousé en 1597 Françoise de La Tour-Landry, parente de l'épouse du Grand Condé. « Serviteur particulier dans la maison du duc de Guise », Benoist se fit ligueur (1588). Sa jeune veuve, dite Mme de Montbreuil, vend nombre de terres, délaisse son château de Beaussais, confie la garde du petit Antoine à son fermier Claude Boudé et vit richement avec son amant à Poitiers. Ses fils majeurs plaident contre elle et la qualifient de « mauvaise mère » ! Comment Mirecourt pouvait-il savoir qu'une Mme de Montbreuil, mère du chevalier de Méré, était si libertine, alors que ce n'est qu'aujourd'hui qu'on peut identifier le chevalier de Méré comme le quatrième fils et le sixième enfant de cette Mme de Montbreuil ? Le mystère des sources de Mirecourt reste entier, mais nous avons là la preuve que Mirecourt savait, en 1857, des choses demeurées inconnues jusqu'à ce jour !

Né à Bouëx vers 1607, baptisé là le 9 novembre 1614, Méré doit son prénom à son parrain Antoine de La Rochefoucauld, évêque d'Angoulême, issu de ces La Rochefoucauld dont l'un est marié, depuis 1623, à la marraine du premier enfant du ménage L'Enclos, Anne de Villoutreys. On voit bien, par ces parrainages (Le Veneur, La Rochefoucauld), que Ninon a gravité dès l'enfance dans ces familles qui lui donnent à l'âge adulte au moins trois de ses amants : un Saint-Évremond, un Méré, bientôt un duc de La Rochefoucauld.

Volontaire aux armées, Méré quitte le service pour se consacrer aux lettres. Consulté par Pascal sur des questions scientifiques, par Ménage et Balzac sur des questions grammaticales, il guide Françoise d'Aubigné lors de son entrée dans le monde. Admirateur de Montaigne, comme son frère Josias, Méré est un arrogant qui n'hésite pas à écrire : « M. Pascal, M. Mithon, M. du Bois, M. de Roannez et beaucoup d'autres n'auraient jamais rien sceu sans moy. » C'est sans doute grâce à lui que Ninon découvre Montaigne, La Boétie et Charron, ainsi que Mme de Gournay. Méré joue au mentor avec Ninon : « Je remarque, écrit-il, que toutes ces personnes qui ont de l'esprit, qui sont aimables, qui ont bon air, se gâtent quand elles voient des gens savants pour se perfectionner. Elles apprendraient bien avec moi, comme Mme de Longueville, Mlle de Lenclos, Mme de Lesdiguières. » Mlle de Lenclos « apprend bien. [...] Ninon a quelque chose de ces belles stances de Malherbe. [...] Elle a bon air, elle se prend bien à ce qu'elle fait, elle joue bien du luth, elle danse bien ; elle dit de grands mots ». Toutefois, « c'est une Allemande [c'est-à-dire une ignorante) auprès de Mme de Longueville » !

Au contact de Méré, Ninon s'apprête à jouer son futur rôle de salonnière. Ninon fréquente-t-elle sa sæur aînée, Françoise Gombaud (vers 1598-apr.1644), mariée depuis 1621 à Jean Vigier, écuyer, baron d’Usson ? Est-ce par elle que Ninon entamera ses relations avec Usson de Bonrepaus, intendant de Marine colbertien, protecteur ultérieur de son fils, le chevalier de La Boissière, capitaine des vaisseaux du roi ? Ninon connut-elle son autre sæur, Jehanne Gombaud (vers 1600-apr. 1676), épouse d'Antoine Tizon de La Bélaudière, de la paroisse d'Usson lui aussi ? Peut-être. Cousin du marquis de La Roche-Courbon, gendre de Colbert du Terron, Méré se recommande de lui lorsque du Terron, intendant de Rochefort, veut abattre ses chênes centenaires pour les besoins de la marine du Ponant : « Ce bois est de si mauvaise nature et si mal conditionné que le meilleur ouvrier n'en saurait faire une bonne chaloupe. » Heureux en son château, son domaine lui donnant « de forts bons fruits et d'excellent vin », Méré est un oisif qui se partage entre Paris et ses terres angoumoises.

À Paris, il guide les premiers pas de la future Mme de Maintenon, sa proche compatriote, qu'il introduit dans le monde et qui rencontre peut-être Ninon grâce à lui, mais elle a douze ans de moins qu'elle. Ninon, née en 1623, a alors vingt-huit ans. Françoise d'Aubigné, seize seulement. Homme du monde qui se veut bel esprit, Méré rédige plusieurs travaux : Conversations de M. de Clérambault et du chevalier de Méré (1669), Maximes, sentences et réflexions morales et politiques (1687), Traité de la vraie honnêteté, de l'éloquence et de l'entretien (1701), Recueil de lettres (1689). Toujours, il théorise sur le type idéal de l'honnête homme et de l'honnête femme qui doivent, selon lui, déguiser leurs sentiments pour pouvoir « exceller en tout ce qui regarde les agrémens et les bienséances de la vie ».

Source : Ninon de Lenclos, de Michel Verge-Franceschi.

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Une seigneurie à la belle étoile, la baronnie de Manteresse

Une seigneurie à la belle étoile, la baronnie de Manteresse
Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1903

Avant-propos

A la suite d'une récente communication sur « la station gallo-romaine des Boissières, à trois kilomètres environ N.-E de Montbron », un membre de la Société Archéologique et historique de la Charente (1) « demandait si les Manteresses, dont les ruines sont dans le voisinage des Boissières, n'auraient point été le siège de la fameuse sénéchaussée du même nom dont il est si souvent question dans les pièces de procédure du XVIIIe siècle. Il serait utile, selon lui, de fixer à cet égard un point de notre histoire charentaise, afin que plus tard on n'en soit pas réduit à consulter la tradition populaire, toujours incertaine... »

En effet, dans sa Statistique monumentale de la Charente (2) Michon s'était borné à noter l'importance probable de cette Baronnie, et à constater que les traces en avaient presque entièrement disparu.

« La Baronnie de Manteresse appartenait dans les derniers temps aux seigneurs de Montberon. Elle est située à peu de distance, de Montberon. On ignore à quelle époque le château fut détruit. La motte sur laquelle s'élevait le château indiquerait, par les ruines qu'elle conserve encore et par son diamètre, un édifice important ». Et le savant archéologue transcrivait sans commentaire une légende suspecte, empruntée à l'auteur des Etudes historiques sur l'Angoumois : « M. Marvaud rapporte une vieille tradition d'après laquelle deux frères, seigneurs de Manteresse, opprimaient le peuple des environs et rançonnaient les passants ; le peuple indigné courut aux armes, s'empara des tours féodales et les rasa ».

Un peu plus tard, M. Marvaud, sans rejeter les fables légendaires, mais aussi faisant œuvre d'historien, enseigna que « la Baronnie des Manteresses était un des fiefs principaux de la seigneurie de Montbron : elle exerçait les droits féodaux sur une partie de la ville de Montbron et sur les paroisses de Cherves, Suaux, Chatelars, Mazerolles et Rouzède... (3) ».

Ajoutons enfin, pour ne rien omettre de ce qui a été écrit sur cette mystérieuse Baronnie, que Gauguier, dans son ouvrage : La Charente communale illustrée (4), rattachant la découverte de vestiges gallo-romains que recèle le lieu dit actuellement les Boissières, au grand nom de qui Manteresse appartient à l'histoire, a conjecturé qu'ici se trouvait « le Montbron de l'époque romaine » ?

La vérité est que l'origine de la Baronnie de Manteresse et la ruine prématurée du château qui en était le siège, se rapportent à l'établissement du régime féodal ; qu'elle constitua une terre considérable ; mais que la disparition à peu près totale de toute possession territoriale au profit des seigneurs qui en devinrent successivement les titulaires, révèle pourquoi le souvenir même en a été si vite effacé : effacé pour l'histoire, mais non pour la légende populaire.

Rien peut-être n'explique mieux la rancune héréditaire des populations rurales pour l'ancien régime que l'exemple d'une seigneurie telle que Manteresse en Angoumois. Voilà un baron qui dans cinq paroisses, Mazerolles, Rouzède, Cherves, Châtelars et Suaux, exerce la justice haute, moyenne et basse, y prélève des rentes, et qui n'a pas même un gîte sur ce qu'il appelle sa terre !

Des droits ainsi exercés ne révèlent aux esprits simples qu'usurpation, arbitraire et oppression. Comment attriuber à de tels démembrements de la Souveraineté une source légitime dans un Etat reconstitué ? Comment soupçonner même que ces impôts particuliers représentés par des profits de judicatures, par des rentes foncières, étaient justifiés à leur création, et que, constituant une propriété privée, ils se sont transmis par les modes ordinaires, succession ou bien ventes à beaux deniers comptants? Seule, l'étude désintéressée d'un passé que la monarchie commit la faute de laisser se perpétuer au lieu d'en ménager la réformation, permet de comprendre qu'ici comme en toutes choses, ce qui a vécu et duré répondait à un besoin du temps ou pour mieux dire à une nécessité sociale.

En effet, lorsque la pensée se reporte aux origines de la féodalité, on se représente sans peine le territoire dépourvu de toute organisation. Rien ne subsiste plus de l'administration toute fiscale que la conquête romaine avait établie sur notre sol ; rien de cette monarchie franque qu'avait parée d'un éclat passager le prestige de Charlemagne. Dans le chaos des races juxtaposées, que peut faire l'habitant sinon se grouper autour des plus forts, des plus braves, des plus avisés, et leur donner son bras, sa confiance, sa « foi », en échange de l'aide et de la protection qu'il en reçoit ? L'esprit de clan reparaît nécessairement et se développe sous une forme nouvelle qui, grâce à l'influence du christianisme, dépouille les allures grossière des âges primitifs et revêt le caractère chevaleresque du lien « féodal ». Un échange de services réciproques s'établit entre les individus réduits à leurs propres forces ; ceux-ci défendent ceux-là, les gardent, les protègent et conséquemment les gouvernent et règnent sur eux.

C'est pourquoi, visitant ce qui reste des demeures seigneuriales, nous reconnaissons, d'une part, à l'abri des douves profondes et des tours massives, une cour intérieure où s'exerçaient des hommes d'armes, et d'autre part, dans une vaste enceinte enveloppée de remparts, des espaces fortifiés où, sur l'alarme donnée, les laboureurs accourant avec leurs bestiaux venaient se réfugier. Tel était, par exemple, dans notre région, le château de La Rochefoucauld. Sous la garde du donjon du IXe siècle, la cour intérieure compte plus de 1.000 mètres carrés ; autour du château, un arc de cercle dont la Tardoire forme la corde, et qui ne mesure pas moins de deux hectares, est entouré de murailles et flanqué de tours : dans ce périmètre, du côté du nord, la Basse-Ville se trouve protégée, avec son église St-Pierre ; et tout le plateau sud-ouest, comprenant les trois quarts environ de l'enceinte, reste libre pour servir d'abri aux populations voisines.

Tout autres seront les châteaux de la Renaissance. On y pourra trouver encore le signe de la domination, mais non le caractère de la protection. L'élégante demeure bâtie à Montchaude par les Saint-Gelais, ne sera plus qu'un objet d'art. On s'acheminera vers les fantaisies gracieuses du XVIIIe siècle. Le maître de la maison lui-même, que sera-t-il devenu ? Souvent, un objet de parure, au lieu d'une force nationale (5).

A Manteresse, dès longtemps, on ne trouvait même plus trace d'habitation. Dans un acte du 6 avril 1773, il est dit que « l'ancien chasteau ou forteresse de Manteresse situé dans la paroisse de St-Maurice de Montberon, est entièrement ruiné et détruit » (6). Effectivement, la disparition de toute résidence en ce lieu remonte beaucoup plus haut.

Chapitre premier : ce qui reste des « tours » de Manteresse

Au nord de Montbron, entre Orgedeuil à l'ouest et Rouzède à l'est, à distance à peu près égale du hameau de Chez-Bruchier au dessous, et du village de Vergnas au-dessus, se trouve un espace de terrain formant triangle, limité à la partie supérieure par la jonction de la route de Montbron à l'Arbre et du chemin de Chez Bruchier à Vergnas. Ce lieu est dit, sur le plan cadastral de la commune de Montbron (7) « Tour de Montaressé », suivant le langage du pays adopté par les auteurs du cadastre. Parmi les 25 parcelles qui se le partagent, on en remarque 2, au nord-est, du côté de chez Bruchier, portant les nrs 327 et 328 (section B). Ces deux parcelles forment ensemble une figure presque géométrique, une sorte de polygone, sur le sol duquel s'élève une motte de terre d'un mètre cinquante seulement de hauteur, et ne mesurant pas plus de cinquante mètres de long sur quarante de large. Cette motte a été coupée et fouillée au mois de juillet 1902, par le propriétaire actuel, M. Jean Laborde, de Vergnas, qui n'y a trouvé que des débris sans caractère de pierres et de tuiles courbes.

Tel était aussi, en 1749, l'état des lieux, décrit dans un arpentement établi à cette date (8). Ce document révèle trois lieux-dits se rapportant à « la terre » qui nous occupe : 1° « Les Tours » (n° 2376 à 2395) ; 2° « Les Manteresses » (n° 2398 à 2411) ; — et 3° « Les Tours de Manteresses » (n° 2412 à 2445). Toutes les parcelles comprises sous ces droits désignations sont exclusivement constituées par des « terres », ou « châtaigniers », ou simples « chaumes » ; aucune construction n'y figure. Elles sont dites « tenantes » soit « au chemin de Rozède à Orgedeuil », soit à celui « de chez Bruchier à Vergnas », ou « à l'Arbre ». Le n° 2409 est ainsi décrit : « chirons tenant de toutes parts aux domaines de Monsieur de Montbron, appartenant à monsieur le comte de Montbron ». On sait que le mot « chiron » désigne en Angoumois un amas de pierrailles recouvertes de terreaux et de végétations. Tel est bien l'état actuel. C'était aussi tout ce qui restait, en 1749, de « la tour » ou « des tours » de Manteresse. L'espace occupé par ces chirons est porté pour 150 carreaux, soit environ 24 ares. Or, il est à remarquer que les deux parcelles appartenant à M. Labarde comprennent au total 18 ares, mais qu'il ne possède l'une d'elles que pour partie seulement.

Le rédacteur de l'arpentement a désigné le chiron comme appartenant à M. le Comte de Montbron, et tenant de toutes parts aux domaines de M. de Montbron ; ces expressions rapprochées dans une même phrase sont caractéristiques : le chiron « appartient au Comte » ; le surplus fait partie  « des domaines de M. de Montbron ». C'est qu'effectivement le numéro 2409 seul appartient en propre au titulaire de la seigneurie de Montbron, laquelle jouit sur l'ensemble du domaine supérieur. Toutes les autres pièces de terre constituant les numéros énoncés sous les noms de « les Manteresses », « les Tours », « les Tours de Manteresses », appartiennent à des particuliers, les Boutinon, les Madigou, les Plaisir. C'est précisément par suite de ce fait que l'antique emplacement des Tours de Manteresses étant seul demeuré la propriété exclusive des seigneurs du lieu, deux parcelles en seront formées qui, en en reproduisant le contour, décriront dans le cadastre actuel un polygone, conservant ainsi à l'histoire la figure plane d'un château-fort de l'époque féodale.

Chapitre II : Manteresse et Montbron

Les faibles dimensions de la motte féodale, qui constitue tout ce qui reste de la Baronnie de Manteresse, donneraient à penser qu'il n'y eut jamais là que des « tours », une forteresse, ainsi que semblerait l'établir le document le plus ancien qui soit venu jusqu'à nous.

C'est un acte du XIIIe siècle, d'où résulte, comme on va le voir, que le seigneur de Montbron étant en même temps titulaire d'autres seigneuries, avait fait donations à sa femme des « forts » de Manteresse et de Mazerolles. Mais, il faut bien remarquer que si la motte actuelle ne dépasse guère 200 mètres carrés, l'emplacement des « chirons » de 1749, aujourd'hui représentés par les parcelles cadastrées 327 et 328, est dix fois plus étendu (plus de 20 ares, au lieu de 2). Aussi bien, il ressort du même acte que Manteresse n'était point, même à l'époque féodale, un simple château-fort, un ouvrage avancé destiné à couvrir Montbron, puisque le puissant seigneur de cette haute baronnie en détache les fortalicia de Manteresse et de Mazerolles, non pour les confier à un soldat, mais pour en faire don à une femme : ce n'étaient conséquemment pas de simples ouvrages militaires, mais des chefs-lieux de seigneuries productives de revenus. Baronnie ou non, avec ou sans habitation personnelle, Manteresse apparaît dès l'origine comme constituant une véritable seigneurie.

L'acte que nous visons est un aveu fourni à l'évêque d'Angoulême par Robert de Montbron. La seigneurie de Montbron relevait de l'évêché d'Angoulême, « si ce n'est partie des paroisses de St-Pierre et de St-Maurice de la ville de Montbron, désignées par des confrontations qui n'ont pas demi-lieue d'étendue, et qui renferment la ville et le château : dans ces limites, les droits du roi etde l'évêque sont très mêlés » (9). Le Baron (plus tard Comte) de Montbron devait à l'Évêque foi et hommage de sa persnne, aveu et dénombrement de ses biens. Or, le 19 des calendes de janvier 1281, Robert de Montbron, fils d'autre Robert, donne son aveu ; il en excepte les forteresses de Manteresse et de Mazerolles : « A predicta autem avocatione exceperunt hec duntaxat que sequuntur : scilicet... fortalicia de Mentereszeas et de Mazerollis... que fuerunt in dotem assignata dicte domine Margarite a predicto domino Rotberto marito suo » (10). Ainsi, Manteresse avait été précédemment uni à Montbron ; Robert le père en fit don « in dotem seu in donationem propter nuptias » (11) à sa femme, de sorte que Robert son fils n'a plus à comprendre ces biens dans son aveu. La seigneurie n'en demeure pas moins : si le baron de Montbron la laisse de côtés, c'est qu'elle subsiste par elle-même et relève directement de l'Évêché.

A vrai dire, il y a tout lieu de croire que la séparation des deux seigneuries ne fut que momentanée et ne survécut pas à la veuve, qui sans doute la laissa par héritage à son fils. C'est pourquoi, de nouveau, en 1456, François de Montbron « donne en partage à Marguerite, sa sœur, les paroisses de Mazerolles, Rouzède, Cherves, Suaux et Chatelard, qui composent (12) la terre de Manteresse, avec droit de haute justice sous réserve de l'hommage, du ressort à Montbron, et du droit de guet qui est de 5 sols par feu, que payent encore aujourd'hui tous les habitants de la terre au château de Montbron. » Ainsi, de l'union constatée à deux reprises de la baronnie de Manteresse à celle de Montbron, il subsiste, au profit de cette dernière, deux avantages : le ressort de la justice, et un droit pécuniaire perçu au profit de ce nouveau suzerain.

La baronnie de Manteresse n'en jouit pas moins d'une véritable autonomie. Aussi, lorsque quinze ans plus tard, le 16 septembre 1471, la terre de Montbron change de mains, elle n'est pas cédée sans réserves. A cette, « la vente à Marguerite de Rohan, comtesse d'Angoulême, veuve de Jean d'Orléans (13), par François de Montbron, seigneur de Martha et de Maulévrier, vicomte d'Aulnay et Eustache de Montbron, son fils, de la ville, chatel, baronnie et seigneurie de Montbron, ses appartenances et dépendances, pour la somme de 10.000 écus ayant cours pour XXVII sous VII deniers tournois la pièce », cette vente n'est faite qu'à l'exception des domaines qui faisaient primitivement partie de ladite chatellenie, mais qui en étaient sortis par alliances et successions.

Chapitre III : à la belle étoile

Manteresse conserve, notamment, le plein exercice du droit de haute justice.

On constate seulement que dès la fin du XVe siècle la forteresse est en bien mauvais état, si même elle subsiste encore, puisquele baron de Manteresse est obligé d'emprunter la prison du château de Montbron. C'est ce qui est dit formellement dans cette curieuse sentence criminelle des officiers de la baronnie, en date du 26 juin 1498 :

« Étienne Tilhou, juge, Jourdin de la Faye, procureur, Pierre Dechièvre, prévost, et Pierre Dumas-Guygou, greffier de la terre et seigneurie de Manteresse, pour noble et puissante Dame Andrée de Nouroy, dame de St-Jannerin de La Creste de Targe et dud. Manteresse,

« A tous ceulx qui ces présentes lettres verront, scavoir faisons que, l'an présent mil quatre cent quatre vingt dix juit, ont esté par nous en lad. seigneurie dud. Manteresse prins et aprehendez au corps Thomas Nardoutaud, Jehan Doulcet dit Boret et Pierre Delaige dit Gros, lesqueulx ont esté par nous condampnés, scavoir est : lesd. Nadoutaud et Doulcet à estre batuz et fustiguez par les quarettours de lad. seigneurie dud. Manteresse, et le dit Pierre Delaige dit Gros pareilhement et davantage avoir couppé et outsé l'oureilhe droicte ; et tous troys bannis de lad. seigneurie pour quatre ans. Lesqueulx furent, ainsi que dit est, exécutés en nostre présence par deulx exécuteurs de la haulte justice, et leur procès fait au chasteau de Montberon par prison empruntée. En témoignage dud. nous avons signé ces présentes de nos mains le XXVIe jour du moys de juyn, l'an mil IIIIe IIIIxx dix huyt.

« Signé : P. Duchièvre prévost ; Tilhou, juge ; Jourdin de la Faye, pr ; Dumas Guygou, greffier » (14).

En 1527, le baron de Manteresse est François de Blanchefort ; le 27 mai, il rend hommage de sa terre au connétable Anne de Montmorency, seigneur de Montbron (15).

Moins d'un an après, le 22 février 1528, M. de Montmorency achète cette terre de M. de Blanchefort et la réunit à la baronnie de Montbron. La vente est faite suivant acte de Duchièvre notaire à Montbron : il y est dit que messire de Montmorency acquiert « la juridiction, terre et seigneurie de Manteresse, avec ses appartenances et dépendances, pour la somme de 22.600 livres tournois que M. de Blanchefort a reçu comptant et manuellement dudit Montmorency en douzains et carolins » (16).

Mais ce n'est pas tout. Le droit requiert « une prise de possession ». Comment prendre possession de cette seigneurie qui n'a ni siège, ni feu, ni lieu ? Comment « tenir la Cour » ? A défaut de greffe, le greffier réside quelque part, à Cherves par exemple : on y fera remise des registres ; à Manteresse même, se trouvent encore des ruines : on y assignera la Cour, qui se tiendra à la belle étoile !

« Aujourdhui diziesme jour de may l'an mil cinq cent vingt-neuf, au bourg de Cherves, terre, juridiction et seigneurie de Manteresse, s'est présenté et comparu devant nous messire Claude de Durant, chevalier (en vertu de la procuration de messire Anne de Montmorency maréchal de France) ; et led. de Blanchefort l'a mis et met en la possession reale de ladite terre et seigneurie de Manteresse par le bail, tradition et octroi des Registres et papiers du greffe de ladite Cour de Mantheresse, en présence de Jehan de La Faye escuyer, seigneur de Menet, de Monnet de Carbonnières, escuyer, seigneur de La Greslière, de Françoys de Couraudin, escuyer, sieur de Ferrières, de maistres Marc de la Brousse et JOurdan de Cherfallot, assesseurs et procureurs dud. Mantheresse, de maistre Forgemoult, notaire et greffier dudit Mantheresse, et de plusieurs autres... Après laquelle prinse de possession, le dit Dudurant, on dit non et presence des susdits a fait assigner ladite Cour de Mantheresse à icelle tenir au jeudi vingt jour du moys de may prochain venant devant la maison noble dudit Mantheresse » (17).

Effectivement, pour exercer la haute justice sur Mazerolles, Rouzède, Cherves, Chatelard, Suaux, et en percevoir les amendes et droits de greffe, pour toucher les rentes qui grèvent ces paroisses, encore faut-il sauvegarder le principe de la « juridiction et terre » de Manteresse.

Quand le Sénéchal de Montbron, François Corlieu, rend une « ordonnance pour informer secrètement, diligemment et bien sur plusieurs larcins commis » dans Mazerolles, il a soin de la dater de ce lieu : « Donné avons un mandement au premier sergent de la baronnie de Montbron... » ; c'est le juge de Montbron qui commande ; c'est le sergent de Montbron qui marche ; mais l'ordonnance se termine ainsi : « donné à Mazerolles le vingt-septiesme jour de décembre mil cing cent trente-quatre. »

Dans les comptes de la terre de Montbron, figurent pour la seigneurie de Manteresse, en 1537, les gages de Pierre Bouyer, procureur, 5#  (ceux de Pierre Duchièvre, procureur de Montbron étant de 10#). En 1565, la recette du greffe de Manteresse s'élève à 150#, celle de la prévôté dudit lieu à 5# 10 sous. En 1637, Pierre Sauvo, procureur fiscal de Montbron, avec 17# 10 sous de gages, reçoit, en outre, comme juge de Manteresse, 25# ; enfin, 10# sont allouées à Jean Sauvo, procureur fiscal.

Chapitre IV : Loménie de Brienne et Chérade de Montbron

A cette date de 1637, la terre de Manteresse, suivant le sort de celle de Montbron, était passée de la maison de Montmorency dans celle de Loménie de Brienne.

La vente des seigneuries de Montbron, Manteresse et La Grelière avait été consentie, moyennant 210.000#, suivant acte reçu par Burthon et Turgis, notaires au Châtelet de Paris, le 4 mars 1624. Le prix en avait été payé à Marie de Luxembourg, veuve de Bernard de Béon, baron de Bouteville, lieutenant général pour le roy aux pays d'Angoumois, Saintonge, Aunis, Haut et Bas Limousin, par Henri-Auguste de Loménie, son gendre, seigneur de Laville-aux-Clercs, conseiller d'État, à l'acquit des venderesses, Marguerite, Charlotte et Luce de Luxembourg et de Ventadour (18).

Le seigneur de Manteresse, un Loménie de Brienne, est de plus en plus étranger à « sa terre ». Ce qui ne l'empêche pas de revendiquer tous ses droits, même simplement honorifiques. C'est ainsi qu'une procédure est suivie au Parlement de Paris, par Claude de Thou, tuteur de Henri-Louis de Loménie, comte de Montbron et baron de Manteresse, contre Raymond de Maignac, écuyer, seigneur de Mazerolles, qui, « se prétendant patron de l'église dudit lieu, voulait s'attribuer les droits honorifiques en ladite église, à l'encontre de la possession immémoriale des barons haut-justiciers de Manteresse » (19).

Le XVIIe siècle n'était pas achevé, que Montbron lui-même échappait aux hauts et puissants seigneurs pour faire entrer à son tour dans la haute noblesse un maire d'Angoulême. Suivant acte de Monnerat, notaire à Paris, du 15 avril 1699, était reçue la vente faire par le Comte Loménie de Brienne à Étienne Chérade, maire perpétuel de la Ville d'Angoulême, de la terre et comté de Montbron, la Chastelenie et Baronnie de Manteresse et la Seigneurie de La Grelière, moyennant 150.000# : icelles terres, Comté, Baronnie et Seigneurie mouvantes et relevantes du roy et pour la plus grande partie du seigneur-évêque d'Angoulême (20). La part du roi était d'ailleurs si faible que l'évêque d'Angoulême, Cyprien-Gabriel Bénard de Rezé, donna seul quittance du droit de lods et ventes, et se chargea d'acquitter les droits du roi : il reçut 7.000# et en paya 563 au fermier des domaines.

Voilà comment un bourgeois, simple marguillier de sa paroisse, voyait son fils devenir, d'abord noble de robe ou de cloche, et, incontinent après, haut et puissant seigneur : ce qui démontrerait une fois de plus s'il était nécessaire, que sous l'ancien régime, comme toujours et partout, une habile administration des fortunes privées conduit à la richette et par elle au pouvoir, nonobstant tous privilèges, lois et tradiitons (21). Et c'est pourquoi « le 24 octobre 1714, est enterré en l'église St-Maurice de Montbron, messire Etienne Chérade, mort dans sa maison noble du Mas, paroisse de Montbron, en son vivant chevalier, comte de Montbron, marquis de Clairvaux, baron de Marthon, Blanzac, La Rochechandry, Thué, Manteresse et autres lieux, conseiller du roy, lieutenant-général d'Angoumois ; l'enterrement fait par Emery, curé de Montbron, assisté de messieurs les curés des terres de Montbron, Marthon, Manteresse et autres » (22).

Chapitre V : Manteresse démembré

Depuis deux siècles, manteresse est réuni au comté de Montbron. Nous allons voir cette baronnie s'en détacher, pour partie cette fois, et se démember elle-même : tant le but originaire et la raison d'être de ces souverainetés privées sont oubliés, leur objet méconnu et en quelque sorte dénaturé. La Baronnie, nonobstant son droit haut-justicier, est en réalité semblable à cette « Seigneurie de La Grelière » dont un légiste nous dit qu'elle « consiste seulement dans quelques rentes d'un modique revenu confondues depuis (l'acquisition qu'en avait faite le connétable de Montmorency) avec les autres revenus de la terre» de Montbron (23). Dès lors, pourquoi ne pas la dépecer en lots, suivant la commodité des partages ?

C'est ce qui va être fait, en janvier 1760. Partage par M. de Montbron, Adrien-Alexandre-Etienne Chérade, avec ses frères et sœurs : il cède à Madame de La Garélie les paroisses de Rouzède et Mazerolles faisant partie de la terre de Manteresse, à la charge de les tenir de la terre et comté de Montbron, de la même manière qu'elles étaient anciennement relevantes et mouvantes de la terre de Montbron, et conformément aux articles XXV, XXVI, XXVII de la Coutume d'Angoumois relatifs au Parages (24). Moins que jamais, on le conçoit, le seigneur de résidera sur « sa terre ». Messire Arnault Souc du Plancher, chevalier, seigneur de La Garélie, La Rousselière et La Rochette, et coseigneur de la Baronnie de Manteresse, et dame Magdeleine Chérade son épouse, demeurent en leur château de La Rousselière, paroisse de Beaussac en Périgord. Aussi les coseigneurs de Manteresse ne tiennent guère à cette « terre » et ne soucient que d'en faire argent. Dès le 6 mai 1762, ils s'empressent d'opérer la vente de « la moitié de la baronnie de Manteresse » moyennant 50.000# et 720# de pot de vin, à Gabriel Louis de La Ramière fils, chevalier, seigneur de La Ramière, auquel Etienne Chérade ne tarde pas lui-même (novembre 1762) à consentir, à de peu brillantes condiitons, moyennant 131.500# seulement, plus 2.400# de pot de vin, la vente de la terre et comté de Montbron (25). L'acte de La Garélie à La Ramière nous apprend ce que rapportait moitié de la terre de Manteresse, en quoi consistaient ses revenus, et nous montre aussi comment on résolvait le problème d'exercer le droit de justice, non plus seulement sans logis, mais à deux ; en voici les principaux extraits :

« ... Moitié de la terre et baronnie de Manteresse relevant de toute ancienneté à hommage plain et sans devoir de la terre et comté de Montbron en Angoumois, savoir :

1° (Sur Rouzède) 151 boisseaux de froment,
160 — de seigle,
187 — d'avoine,
73# 15 sols 10 deniers d'argent, le tout de rentes seigneuriales dues sur la paroisse de Rouzède ;
le tout mesure de Montbron (26) ;

2° (Sur Mazerolles) 141 boisseaux de froment,
136 — de seigle,
117 — d'avoine,
79# 15 sols d'argent, de rentes seigneuriales dues sur la paroisse de Mazerolles ;
même mesure ;

3° Rente seconde foncière de 100# annuellement due sur la métairie de L'Arbre, en ladite paroisse de Mazerolles ;

4° Le moulin banal de Bourny (27), avec tous les droits de banalités et de contraintes sur les sujets de la dite terre de Manteresse ;

Enfin, la justice haute, moyenne et basse où elle s'étend, qui est commune avec l'autre moitié de la dite baronnie, dont la nomination du juge sera faite successivement entre les deux seigneurs et alternativement, à commencer par la nomination première à faire par le seigneur acquéreur. »

M. de La Ramière n'ayant pas, du reste, acquitté le prix de la terre de Montbron, parce que son beau-père n'avait pu lui-même réaliser en argent la dot promise à sa femme et ce « à cause d'un procès de conséquence qui dure encore », un jugement de de résiliement faute de paiement fut rendu, le 4 septembre 1765, en la sénéchaussée d'Angoulême, auquel La Ramière, acquiesça grâce à une transaction rendue nécessaire « à raison de certaines acquisitions et améliorations » qu'avait faites le nouveau propriétaire, Etienne Chérade fut obligé de reprendre le comte de Montbron. Et La Ramière, « pour ne pas redevenir vassal de M. de Montbron », vendit, le 21 octobre 1765, à Mre Julien-René de La Grève, seigneur de Poensensat, contrôleur ordinaire des guerres, et à dame Marie-Anne de Chalvière son épouse, demeurant au logis de La Forge, paroisse de Rancogne, « la moitié de la terre et baronnie de Manteresse », située dans les communes de Rouzède et Mazerolles, avec tous les droits qui en dépendent » (28).

Cette « partie » même de la baronnie de Manteresse conservait encore une autonomie : le droit féodal survivait à ce point au fait économique, qu'il y avait lieu de ce chef à un hommage et à un dénombrement séparé. C'est ce qu'atteste une déclaration du comte de Montbron, écrite de sa main en 1770 : « Je déclare et promets à Mgr l'évêque d'Angoulesme que dans le cas où j'acquière la totalité des rentes vendues à Madame de La grève par contrat du 21 octobre mil sept cent soixante cinq, ou partie d'icelles, je les réunirai au corps de fief mouvant de l'évêché, pour ne former dans l'avenir qu'un seul hommage et dénombrement de la terre de Montbron. A Paris, le quinze juillet mille sept cent soixante dix ».

Signé : MONTBRON.

Chapitre VI : Les coseigneurs de Manteresse

La réunion des deux démembrements de la baronnie de Manteresse n'eut jamais lieu.

Quelques mois après la date de la déclaration que nous venons de rapporter, le 26 décembre 1770 (29), dans son contrat de mariage avec demoiselle Françoise-Elizabeth de Livron, messire Jean-Louis-Marie de Ruffray, demeurant au logis de La Forge de Rancogne, fils de feu Charles-Pierre, seigneur de Lhoumeau, et de Marie-Anne de Chalvière, mariée en secondes noces à Julien-René de La Grève, écuyer, seigneur de Porsansal en Bretagne, se qualifie « Seigneur de la baronnie de Manteresse ». On a vu plus haut qu'en 1765, M. et Mme de La Grève s'étaient rendus acquéreurs « de la moitié de la terre et baronnie de Manteresse » ; dans un acte du 21 juin 1763, Julien-René de La Grève, époux de Marie-Anne de Chalvière, est encore qualifié « Seigneur de Manteresse » en même temps que de Porzensa : (30) il est probable que c'est aux termes des « actes de réglement de partage entre madame sa mère, monsieur son frère et lui », auxquels il est fait allusion dans le contrat de mariage de 1770 comme passés antérieurement, que les époux de La Grève avaient transféré à leur beau-fils et fils Jean-Louis-Marie de Ruffray, leurs droits sur la baronnie de Manteresse, que la maison de Ruffray a toujours conservés.

Nous avons la preuve qu'en 1774, il y avait bien deux « Seigneurs de la baronnie de Manteresse ». Voici des lettres desdits seigneurs instituant un notaire et procureur « dans la dite baronnie » : elles sont datées de Baruffaud, vieux logis en la paroisse de Cherves : le procès-verbal d'installation de cet officier, dressé par le sénéchal de Montembœuf, « juge assesseur de la baronnie », porte que la cérémonie a lieu « en la chambre du conseil de la baronnie de Manteresse » ? L'acte ne nous dit pas où se trouvait cette chambre du conseil ; dans tous les cas, ce n'était point à Manteresse ! (31).

« Nous soussignés Seigneurs de la Barronnie de Mantheresses avons donné et octroyé à Maître Jacques Vincent Ducluzeau, procureur en la chatellenie de Montembœuf et Barronnie du Lindoix, demeurant aux Bourrières paroisse de Montembœuf, l'état et office de notaire et procureur dans notre dite Baronnie de Mantheresses, pour par lui en jouir aux honneurs, prérogatives et émoluments y attribués pendant le temps qu'il nous plaira, mandons aux officiers de notre dite Barronnie de le recevoir en ladite charge et office. Fait à Baruffaud ce dernier octobre mil sept cent soixante quatorze. Lareinerie. »

« Aujourd'huy dernier jour du mois d'octobre mil sept cent soixante quatorze en la chambre du Conseil de la Barronnie de Mantheresses, par devant nous Joseph Veyret, sieur des Mazollières, sénéchal de Montembœuf et autres justices, juge accesseur de la présente Barronnie, ayant avec nous notre greffier ordinaire, a comparu maître Jacques Vincent Ducluzeau, procureur en la chatellenie de Montembœuf et barronnie du Lindoix ; lequel nous a remontré que les Seigneurs de la présente cour lui ont accordé des provisions de notaire et procureur en leurdite Barronnie en datte de ce aujourd'huy signées de La Reinerie, requérant en conséquene qu'il nous plaise le recevoir à la dite charge audit état et office, aux offres qu'il fait de ce faire attester au pareil cas requis et a signé, signé Vincent.

Et à l'instant a fait comparoir maître Jacques Veyret Ducluzeau, notaire et procureur, et maître François Pelletant de Préfontaine, aussi notaire et procureur en la présente Barronnie ; après avoir fait serment en pareil cas requis nous ont déclaré que ledit maître Vincent professe la religion catholique, appostholique et romaine, qu'il est de bonne vie et mœurs, capable d'exercer la dite charge et d'âge compétent et ont signé. — Signé Pelletant, Veyret, Ducluzeau, attestant.

De tout quoi nous jugesusdit avons donné acte et ouï maître Léon Texier, procureur fiscal de la présente cour, nous avons reçu et installé ledit maître Vincent Ducluzeau audit état et office de notaire et procureur en la présente cour pour par lui en jouir conformément auxdites lettres, et avons de Lui pris et reçu le serment en pareil cas, requis et ordonné que les susdites lettres seront transcriptes au bas des présentes et signées de son seing dont il entend se servir, à la charge par ledit Vincent de n'exercer ladite charge de notaire qu'il n'ait atteint l'âge de vingt cinq ans, et a signé avec nous ledit procureur de la Cour et notre greffier. Ainsi signé J. Vincent, Veyret, Texier procureur d'office et E. Dubournais, greffier » (32).

Ainsi, la baronnie subsiste jusqu'à la dernière heure mais divisée en deux démembrements.

Elle ne consistait plus, d'ailleurs, qu'en droits de justice et en rentes; il n'existait plus de terres dans cette « terre de Manteresse ». Que l'on dépouille les dossiers des biens nationaux adjugés à la Révolution, l'on ne trouvera dans Mazerolles, Rouzède, Cherves, Chatelard ou Suaux, aucune trace des noms qui figurent dans cette étude. A Mazerolles, le « ci-devant château » est vendu sur la tête de l'ex-seigneur du lieu, Villars de Poutignac ; à Rouzède, Le Bourny est racheté par les frères de Barbot d'Auteclaire, émigrés, eux-mêmes habitants de Champniers ; à Chatelard-la-Rivière, la vente du colombier et du moulin constituent la liquidation d'un Prieuré ; à Cherves et à Suaux, on ne rencontre également que des noms étrangers à l'histoire de la baronnie de Manteresse.

Les seigneurs de notre baronnie avaient de bonne heure suivi l'heureux exemple de tant d'autres et notamment du baron de Marthon, dont les nombreuses « mises aux enchères » de ses domaines, ont été signalées au XVe siècle (33). Ainsi se constituait la petite propriété, par des aliénations à charge de rentes. C'était un bien.

Mais, d'autre part, comment s'étonner que les concessionnaires aient peu à peu oublié l'origine de leur qualité de propriétaire ? Sans doute, les seigneurs administraient la justice, mais souvent de bien loin, de leur manoir en Périgord, ou de leur hôtel à Paris. Sans doute aussi, le roi leur rappelait parfois leurs obligations. C'est ainsi qu'en 1477, Louis XI, à la suite d'une enquête prescrite par Philippe de Commynes, son conseiller chambellan et sénéchal de Poitou, signifiait « de la partie de son très cher et très amé cousin le comte d'Angoulesme », à Marie de Montbron, qu'elle était « tenue de réparer et tenir en estat les ponts et passages de la chatellenie et baronnie de Montbron », par cette raison que « le péage en a été jadis introduit pour ce faire », et ordonnait aux sénéchaux de Poitou, Saintonge et Périgord, de contraindre ladite dame de réparer lesdits ponts et passages de ladite chatellenie de Montbron (34).

Mais c'étaient là des obligations que l'organisation monarchique suppléait elle-même de plus en plus ; et les barons de Manteresse, quant à eux, n'étaient plus en réalité que les créanciers de rentes annuelles, acquises au même titre qu'une simple rente foncière, en tout ou en partie, comme on ferait aujourd'hui d'une valeur quelconque.

Ainsi s'explique la suppression brusque et totale, avec les seigneuries et baronnies elles-mêmes, de ces rentes, terrages et agriers, dont la monarchie eut l'imprévoyance de ne pas préparer l'extinction graduelle, régulière et légale, rendant ainsi inévitable l'explosion violente et fatale de la Révolution.

Daniel Touzaud

Notes :

1. M. Bastier, 14 juin 1902. Bulletin de la Soc. arch. et hist. de la Charente, 1901-1902, pp. LXXXVI-LXXXVIII.

2. Paris et Angoulême, 1844, p. 205.

3. Notice sur les seigneurs de Montbron, p. 76. Bulletin de la Soc. arch. et hist. de la Ch. 1851-1852.

4. P. 301, Angoulême, 1868.

5. Cf. A. Babeau, Le Village sous l'ancien régime, L. III, Ch. I.

6. Dans Michon, Statistiq. monument., p. 205, en note.

7. Voir cette partie du plan reproduite ci-contre.

8. Archiv. dép., C. 207.

9. Consultation et Mémoire de 1765 (Archiv. départ. E. 48, fonds des familles).

10. Livre des fiefs de l'évêché d'Angoulême, f° 82 V°.

11. Copie collationnée de 1529. Arch. dép. G. 134, fonds de l'Évêché, Montbron.

12. Consultation et mémoire, déjà cité.

13. Arch. dép. E. 45. Marguerite de Rohan rendit, en 1489, hommage-lige à Robert de Luxembourg, évêque d'Angoulême. L'hommage noble comprenait le baiser : Marguerite ne recula pas devant cette formalité vis-à-vis du noble évêque ; c'est ce qui résulte du procès-verbal officiel, où une distinction très nette est faite entre l'hommage proprement dit rendu par la princesse en personne et le devoir incombant au baron de Montbron, lors de la première entrée de l'Évêque dans sa ville épiscopale, de porter un pied de « sa chaire », lequel devoir fut rempli par son procureur : « Nous, Robert de Luxembourg, par la grâce de Dieu évesque d'Angoulesme, Savoir faisons qu'aujourduy, date de ses présentes, très haute et puissante madame Margarite, comtesse d'Angoulesme, nous a fait les hommages liges, foy, baisiers et serment de féaulté qu'elle nous est tenue de faire à cause de noustre dignité épiscopalle d'Angoulesme des chouses qu'elle tient de nous en la chastellenie et baronnie de Montberon comme ailleurs, et tout ainsi et par la forme et manière qu'elle et ses prédecesseurs ou ceulx dont elle a droict en ceste matière ont faict à noz prédecesseurs évesques d'Angoulesme accoustumé de faire ; ausquelx homages liges, foy, baisiers et serment l'avons receue par ces présentes sauf nostre droit, et l'autry; et laquelle nous a payé et rendu le devoir qu'elle nous doit à cause des chouses susdites, assavoir est qu'elle, par son procureur, nous a porté ou fait porter en nostre première entrée par le pié darnier et senestre de nostre chaire. En outre, luy avons enjoingt qu'elle nous rende ou face rendre ces denombremens par escrit dedensle tempsdela coustume, autrement dès lors comme dès à présent et dès à présent comme dès lors, avons mis et mectons par ces présentes les chouses susdites en noustre main. Fait et donné au chastel d'Angoulesme presens ad ce nobles personnes messire Françoys Bouschart, seigneur d'Aubeterre, senneschal d'Angoulmoys, Jacques de St-Gelays, escuier, seigneur de Maumont, Olivier Guy, escuier, seigneur de Fontenilles, maitres François Corlieus, lieutenant, et Jeha de Lomellet, advocat d'Angoulesme, licentié en loix, et plusieurs aultres, soubz nostre scel de chambre, le VIIe jour du mois d'octobre l'an mil IIIIeIIIIxx et neuf, POUGIER, par le comandement de mondit Seigneur. » (Archiv. dép. G. 134. Évêché. Montbron).

14. Archiv. Dép. E. 59.

15. Consultation et Mémoire de 1765, supra cit.

16. Archiv. Dép. G. 134.

17. Archiv. Dép. G. 134.

18. Archiv. Dép. E. 47.

19. Archiv. Dép. E. 59.

20. Archiv. dép. E. 47. Le père d'Etienne Chérade n'avait d'autre dignité que celle de fabricien de l'église St-André d'Angoulême. Etienne fut avocat au Parlement, puis lieutenant particulier au siège présidial ; enfin, comme il était extraordinairement pourvu d'écus grâce au négoce de ses pères « marchands de draps de soie », il acheta, moyennant 80.000 livres, de Marc-René de Paulmy marquis d'Argenson, l'office de lieutenant-général ; il acheta aussi à beaux deniers comptants Marthon, Blanzac, Larochechandry, en Angoumois, Clairvaux et Thuré, en Poitou (Beauchet-Filleau, Dict. hist. et généal. des familles du Poitou, 1895). Maire perpétuel d'Angoulême de 1697 à 1712, Etienne Chérade concurut avec l'Intendant de Bernage à faire « relever les murs de la place de Beaulieu, embellir la dite place et la faire planter en arbres » (Desbrandes, Hist. d'Ang. ms. t. II p. 1003-4). C'était des ormes qu'on plantait ; en 1758, comme « ils étaient d'une hauteur et d'une grosseur excessives et n'offraient rien d'agréable », ils furent arrachés et vendus 1.200# ; l'année suivante, on planta, à leur place, des ormes d'Orléans qui ne réussirent pas, et auxquels on substitua, en 1761, des tilleuls « qu'on voit encore en 1816, écrit Desbrandes, ayant été pour ainsi dire renouvelés par les tailles réitérées qu'on leur a fait, ce qui ne peut leur assurer une carrière de beaucoup d'années. » (Desbrandes, ibid.)

21. Le fait n'est pas une nouveauté, au XVIIe siècle ;  dès le XIIIe, on le voit déploré dans le Lai de l'Oyselet, qui nous décrit un merveilleux domaine, paré d'un si beau donjon, d'une si belle tour comme on n'en a jamais vu, mais que le gentil chevalier vendit à un vilain, car les villes et les châteaux, en changeant de maîtres, vont toujours de mal en pis. (Conteurs français, Ch. Louandre, Paris, 1873.)

22. Archiv. Dép. E. 81.

23. Consultation et Mémoire, suprà cit.

24. Ibid.

25. Archiv. Dép. E. 48.

26. Le boisseau de Montbron était de 8 mesures ou 24 litres. Le boisseau valait :

En 1537, froment, 5 et 6 sous,
seigle, 3 & 4 —
avoine, 2 & 3 —

En 1566, froment, 28 sous,
seigle, 25 —
avoine, 10 —

En 1637, froment, 26 —
seigle, 16 —
avoine, 16 —

27. Affermé 123# en 1637. Archiv. Dép. E. 53.

28. Arch. Dép. E. 48.

29. Caillaud, notaire à Angoulême. Archives dép. E. 1855.

30. Même notaire. E. 1840.

31. Nous devons ces documents à M. Raballet, juge d'instruction au Tribunal civil de Confolens, qui les a découverts au greffe de ce Tribunal, où ils avaient été déposés par M. Vincent Ducluzeau, avec deux autres commissions de notaire qu'il tenait des Seigneurs du Lindois et des Étangs, en vertu de l'art. 22 de la loi du 29 ventôse an II.

32. Sur le pli est écrit « Du 7 prairial an II ». Titres déposés au greffe par le citoyen Vincent, notaire à Montembœuf. (Suit la transcription littérale de la pièce n° 1).

33. Bulletin de la Soc. arch. et hist., séance du 9 mai 1900, (p. LXI et LXIV).

34. Archives départ. E. 45.

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28 décembre 2019

Le fief de Coulgens en 1750

Depuis cette époque le fief de Coulgens est demeuré contamment à la famille Durousseau, de père en fils, jusqu'à la Révolution. Toutefois, il ne lui demeura pas intégralement. D'après divers actes notariés, nous avons cru pouvoir déduire qu'il diminua en étendue avec les années qui se succédèrent. Une lettre de l'abbé Rullier, c. de Coulgens, à son évêque, datée du 4-4-1774, nous apprend que ses ancêtres l'avaient dissipé. « L'aîné de la famille n'avait plus pour toute fortune à partager avec son frère et deux sœurs, disait-il, que le logis de Coulgeans auquel était unie une ancienne préclôture et quelques arpents d'autres terres et des dettes. » Comment avaient-ils pu dissiper ce fief ? Nous l'ignorons. Peut-être que les nombreux enfants qu'eurent les différents vassaux de ce nom y contribuèrent. En quoi consistait-il ? Contrairement à la tenue générale des fiefs, il n'était point un tout réuni, mais une réunion de plusieurs terres disséminées çà et là d'une assez grande superficie. En 1750, il était occupé par Mre René Durousseau, éc., chev., seigneur de Coulgens, qui le faisait exploiter par des domestiques et tenait 4 bœufs et 1 cheval de selle. La matrice de cette année-là donne sa consistance. La voici, telle que nous l'avons relevée : n° 14, un logis, composé d'une aile de fournière, chaix, gallerie, cour, grange, héraux et jardin, contenant 78 c. et estimé 16 h 8 sols ; n° 15, près Laguéraine contenant  15 jx 18 c., estimés 150 h 18 sols ; n° 17, une terre à Louche de 2 jx 190 c. estimés 14 h 15 sols ; n° 18, une terre à la Vieille Vigne et à la Petite Caire, contenant 6 jx 180c., estimés 25 h ; n° 27, Sous la Ville, terre et chaume en pacage de 14 jx 104 c., estimés 28 h 10 sols ; n° 762, chaume à la Tranche la Marche de 4 jx 30 c., estimés 2 h ; n° 1125, une vigne à Maufruit de 3 jx 28 c., estimés 4 h 14 sols ; n° 1160, une vigne au Moulin à vent de 7 jx 92 c., estimés 5 h 6 sols ; n° 1568, à la Grande Rivières, pré Mouret d'un jal 46 c., estimé 9 h 18 sols. Ce qui faisait une superficie totale de 56 jx 166 c. Son frère Joachim, éc., seigneur du Breuil (nous n'avons pas pu savoir de quel Breuil), possédait au bourg, n° 195, deux chambres basses, une chambre haute, avec cave, grneier, chaix, pigeonnier, cour, jardin et terre, contenant 1 jal 68 c., estimés 13 h 7 sols ; et sous le n° 76, une pièce de terre de 128 c., sur le chemin de Coulgens à la Fourlière. Dans toute cela, il n'est donc nullement question des immeubles qui firent l'objet du dénombrement du 14 mars 1462, fourni par Jacques de Lorme. Après la Révolution, le fief diminua encore par suite de partages devenus obligatoires entre les enfants héritiers en conformité avec le nouveau code civil. L'ancien maire Durousseau, dernier occupant de ce nom, malgré la fortune que lui avait apportée son épouse Marie-Eugénie Delabrosse, veuve Grassin, et malgré sa profession de marchand de biens, ne fit point de brillantes affaires et ne contribua point à l'agrandir. Ses six sœurs qui se marièrent assez tard et qui furent longtemps à sa charge, l'éducation de son fils Jean-Charles, qui devint notaire, et, après la mort de son épouse, de nombreux parasites, ne furent pas étranger à sa dilapidation. Le peu qui en restait fut vendu en 1889, à l'exception d'une partie du logis et de quelque peu de pré dans la Guérenne, dont Philippe Gallaut s'est rendu acquéreur en 1920, une autre partie du logis ayant échu à un descendant des Durousseau, par les femmes, Pierre Bertrand, beau-frère du précédent.

Source : Coulgens sous l'Ancien Régime, de l'abbé Beau.

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Le fief de Sigogne en 1584

Combien de temps le fief de Sigogne demeura-t-il à la famille Acarie ? C'est ce que nous ne pouvons pas préciser. Nous en retrouvons le véritable seigneur vassal en 1584. Cette année-là, en effet, Madame la Comtesse de Randan « haulte et puissante dame Fulvia Pica de Lamyrande, dame d'honneur de la royne, vefve de feu hault et puissant seigneur Mre Charles de La Rochefoucauld, quand il vivait, chev. de l'ordre du roy, colonnel de l'infanterye de France, conte de Randan, promettant de faire ratifier, approuver et avoir pour agréable par Messire Jehan, Loys de La Rochefoucauld, conte de Randan, son fils, gouverneur pour le roy au pays de Dourdogne, » vend le 13 juin à « Roch Tizon, esc., seigr de La Rochette, enseigne de la garde ancienne françoyse du corp du roy, sous la charge du seigr de Clermont d'Antrague, aussy tant en son nom que comme se faisant et portant de Jehan Frotier, esc., sieur de Clussay ?? et de dame Anne Tizon, sa femme, fille dud. seigneur, desmourans au lieu noble de La Rochette, chastellenie de La Rochefoucault, les deux tierces parties, par indivis, les trois faisant le tout, de la terre et seigneurie de Sigougnes et de tout aultre droit qui appartient à lad. dame et à ses enfants en lad. seigneurie et paroisse de Coulgeans, St Angeau, St-Ciers et Nanclars, consistant en cens, rentes et agriers, dixmes, terrages, comptant, moulins, maisons, granges, terres, prés,bois, suivant les partages faits entre feu M. le comte de Randan, son mary, et ses frères, et encore selon les acquisitions faites tant par mondit seigneur le conte que par lad. dame, et comme leurs fermiers ont accoutumé d'enjouir. Tenu et mouvant de la baronnie de Montignac et chargés des droits, deniers et profits du fief quand le cas y eschet, selon la coutume des lieux, sans autres charges quelconques. » Vente faite pour 5333 escus et 1/3 d'escu. Quand avait-il été divisé en deux ? Comment les 2/3 étaient-ils échus au comte de Randan ? Que devint l'autre tiers ? Autant de questions auxquelles nous ne pouvons répondre. Roch Tizon, premier occupant de ce nom, ne dut pas l'habiter. Après Roch, Sigogne dut passer à son fils Elie, ép. Antoinette Duport, et de ce dernier à son fils Jean, esc. seigr de Cigogne et de la Marche de Coulgent. Le 11-4-1654, il rendit hommage au duc de La Rochefoucauld de son fief du bourg de Coulgens et environs.

Source : Coulgens sous l'Ancien Régime, de l'abbé Beau.

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Lassée le législateur

Charles-François Lassée cadet (1757-1816) est un homme politique de la période révolutionnaire.

Biographie :

Né le 30 juillet 1757 à Goize, un petit village situé dans la paroisse de Ventouse en Angoumois. Enclave de Valence, il est rattaché plus tard à la commune de ce nom, dans le canton rural de Cellefrouin.

Sa famille est bourgeoise, mais ses deux parents sont morts alors qu'il est encore mineur. Jean Lassée meurt à 64 ans en 1762, et sa femme Catherine Benoît à 48 ans en 1769. Ils sont tous deux inhumés par le curé de Ventouse.

Il a quatre frères et sœurs : Charles-François Lassée aîné, juge de paix et maire de Valence; Louis Lassée, époux de Catherine Massignat; Catherine Lassée, épouse de Pascal Massignat; Marie Lassée, épouse de Louis Fricand-La Chalouzière.

Il est semble-t-il licencié ès lois et domicilié à Angoulême en 1789. Ses deux frères s'engagent pour la cause révolutionnaire et sont délégués pour porter les cahiers de doléances.

L'année 1790 voit la création des départements par l'Assemblée constituante. Lassée apparaît dans l'administration du département de la Charente en 1791.

Il est nommé au conseil général avant de passer au directoire en 1792. Allié de la Convention montagnarde, il approuve la nouvelle constitution promulguée en 1793.

L'année 1794 est celle de son union avec Marie-Suzanne Ducouret, nièce de Dumas-Champvallier, président de l'administration départementale et ancien député à l'Assemblée législative.

Dans le directoire de la Charente, réduit de huit à cinq membres en 1795, Lassée est le spécialiste des finances. Il est cependant destitué après la chute de Robespierre.

L'année 1797 voit son retour au directoire, suite au coup d'État jacobin. Une nouvelle politique est mise en place.

Il se présente aux élections législatives en 1798, et est élu au Conseil des Anciens. Il est réélu l'année suivante.

Relativement actif à Paris, Lassée prononce plusieurs discours, fréquente les clubs, devient l'un des secrétaires de son assemblée avec Beerenbroek, Duffau et Garat.

Un pamphlet anonyme rapporte qu'il appartient à la Société des Amis de la Liberté et de l'Égalité, un cercle politique néo-jacobin installé dans la salle du Manège.

En 1799, coup d'État de Bonaparte, cette fois défavorable aux Jacobins, et ces derniers sont remplacés. Cet événement met fin à son mandat.

Sous le Consulat, Lassée et Devars sont les deux anciens législateurs nommés juges au tribunal criminel de la Charente.

Il est franc-maçon et membre de la loge "L'Harmonie Parfaite" à Angoulême.

Sa femme meurt en 1801, et lui laisse un fils et unique héritier : Antoine-Charles Lassée, avocat à Salles-de-Villefagnan et candidat malheureux aux législatives de 1848.

En 1804, il se remarie avec Marie-Anne Suraud, à Tusson. Il est muté sous l'Empire au tribunal civil de Ruffec, et y est encore au moment de son décès survenu le 5 août 1816.

Illustrations :

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1. Signatures des députés de la Charente dans une lettre officielle en 1798.

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2. Représentation d'un membre du Conseil des Anciens en 1796.

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Source : Généalogie Charente Périgord.

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Lassée de Mâron

Lassée (Paul-Elie-Salomon de), Mâron, 3 septembre 1722-Issoudun, 15 mai 1808.

Deux membres de la famille de Lassée figurent sur les listes dressées en 1805, Paul-Elie-Salomon de Lassée est inscrit sur celle des trente plus imposés et son fils aîné, Jean-Baptiste, sur celle des soixante plus distingués. Les deux notables descendent d'une famille dont l'établissement en Berry date de la fin du XVIIe siècle, lorsque deux frères François-Salomon Lassée et Paul Lassée viennent occuper des charges dans le duché de Châteauroux. Fils de Salomon Lassée et de Louise Bonnisseau, de la paroisse de Ventouse (actuellement dans l'arrondissement de Ruffec, canton de Mansle, Charente), François-Salomon de Lassée en tant qu'intendant des affaires de Monseigneur le prince de Condé, duc de Châteauroux, manie d'importantes sommes et exerce un contrôle sur toutes les affaires d'une terre dont les revenus sont considérables. Il épouse le 15 janvier 1678, paroisse Saint-André de Châteauroux, Anne-Marie Bouilhat (1658-sépulture le 14 août 1685), fille de feu Claude Bouilhat (sépulture le 20 octobre 1677), lieutenant général au bailliage, et de feue Anne Richard. Anne-Marie Bouilhat apporte en dot la terre de Coings.

Ancien garde du corps du prince de Condé, Paul de Lassée prend la charge de maître des Eaux et Forêts de Bommiers en 1672. En 1685 il occupe la charge de receveur des revenus du duché de Châteauroux. Il occupe une position importante qui renforce le clan des Lassée parmi les officiers ducaux. Il réside au château du Parc, demeure d'exil de Claire-Clémence de Maillé-Brézé, la femme du Grand Condé qui y termine ses jours le 18 avril 1694. Le 26 mai 1686, à Moulins près de Levroux, Paul Lassée épouse Marie-Françoise Gautier, fille de Pierre, fermier de la terre de Moulins. Marie-Françoise Gautier apporte en dot des métairies à Saint-Pierre-de-Lamps, elle décède le 31 janvier 1690 au château du Parc à Châteauroux.

Pour son établissement, Paul de Lassée acquiert le 16 juillet 1686 la terre de Mâron, moyennant la somme de 39 000 livres, plus les frais. Cette terre se compose d'une maison haute avec basse-cour, terres, bois (1 000 arpents à Mâron et Pioux), garenne, vignes (Pioux), droits seigneuriaux. A son décès, le 29 décembre 1693, à Moulins il confie la tutelle de ses enfants mineurs à Henry Bertrand, son ancien compagnon d'armes et beau-frère. Henry Bertrand veille sur l'éducation des mineurs Lassée et assure la gestion de la terre de Mâron pendant sept ans.

Pierre-Paul de Lassée (1687-1765), voit le jour le 8 septembre 1687, au château du Parc, paroisse Saint-Martin à Châteauroux. Le 10 juin 1719, à Buzançais, il épouse Delphine Bonneau (7-1738), appartenant à une famille d'officiers du grenier à sel. Pierre-Paul de Lassée succède à son père dans les Eaux et Forêts, en 1732 il rachète pour 536 livres l'office de maître de Bommiers, et en 1737 il y adjoint celui de juge gruyer dans la nouvelle administration royale. En 1719, au partage des biens provenant de la succession de ses parents, la propriété de Mâron lui échoit. La seigneurie est estimée 60 000 livres, sa sœur Marie-Anne, épouse d'Henry Bertrand de Greuille, reçoit les métairies de Saint-Pierre-de-Lamps, de Pié-Favé à Mâron, ainsi que diverses parcelles et rentes.

Deux fils naissent de l'union de Pierre-Paul et de Delphine Bonneau. Le cadet, Alexandre-Joseph de Lassée (1725-1793), accomplit une carrière militaire, dont une partie assez agitée se déroule au Canada. En 1757, il contracte une dette de jeu de 15 000 livres au Québec qui l'oblige à solliciter l'aide de son père. En 1778, il se donne le titre d'écuyer, chevalier de l'ordre militaire et royal de Saint-Louis, il se retire à Issoudun avec le grade d'ancien capitaine de grenadiers au régiment de la Reine. Le mardi 24 février 1789, les quatre chevaliers de Saint-Louis demeurant à Issoudun s'assemblent chez « M. le chevalier de Lassée de Mâron, doyen d'âge » où ils désignent pour député, M. Trotignon. Le 25 février l'assemblée du Tiers-Etat de la ville d'Issoudun refuse d'accueillir les membres de l'ordre de Saint-Louis en son sein.

L'aîné, Paul-Elie-Salomon de Lassée naît le 3 septembre 1722 à Mâron. Il occupe la charge de président-trésorier-général de France au bureau des finances de la généralité de Bourges, par lettres patentes données à Versailles le 30 janvier 1754. Paul-Elie-Salomon de Lassée épouse en 1753 Ursule Bery de Villefranche (7-1795), fille de Jean, conseiller au bailliage d'Issoudun, qui lui donne en dot les domaines de Vauvert, des Finaux et de Monvril, des métairies et des locatures à Giroux, les domaines du Chapitre (avec un moulin) et de la Maltrie à Issoudun. En l'an VII, Paul-Elie-Salomon paie 2 558 livres d'impôts pour ces seuls biens dans la ville d'Issoudun. Le trésorier de France consacre une partie de sa fortune à faire valoir ses terres et à étendre ses propriétés autour de Mâron et en Champagne berrichonne.

En 1771, Paul-Elie-Salomon acquiert pour 12 000 livres une maison à Issoudun où il élit son domicile d'hiver. En 1781, il achète le domaine de Rezay, à Mâron, à Mme Charles Fauvre, veuve Dorsanne. En 1792, il achète le domaine de Bois-Girard, à Giroux, domaine dont il était fermier depuis 1788. Il achète ces domaines comme biens nationaux appartenant au chapitre Saint-Denis d'Issoudun contre la somme de 63 700 livres. Il règle une partie de cet achat avec l'indemnité de 50 000 livres versée pour la liquidation de la dîme inféodée de Mâron qui lui appartenait. Les dîmes de grain de Mâron, portent au 1/10e de la récolte, comprenaient 1 945 arpents dans la paroisse, les dîmes de lainage et de chantage à Mâron, à Tillières, à Pioux et à Villemongin. En outre il possédait les dîmes des Villerais, près de Montierchaume, achetées le 25 février 1766, à Anne Bonneau, veuve de Joseph-Claude Vigner, trésorier de France, ainsi que les dîmes des Fineaux à Montierchaume.

En 1803, Paul-Elie-Salomon de Lassée paie une contribution de 3 039 F. Cette cote le place au troisième rang des cent plus imposés de la ville d'Issoudun et le fait figurer sur la liste des trente plus imposés du département. La commission émet un avis conforme indiquant qu'il est « généralement estimé ».

De son mariage avec Ursule Bery, il eut deux enfants ayant une postérité. L'aîné, Jean-Baptiste de Lassée (1756-1845) appelé à assurer la suite de la famille et Marie-Jeanne de Lassée (1775- 1843) qui épouse en 1791 Pierre-Philippe Baucheron de Lécherolles (1769-1846). Des difficultés apparaissent lors du partage de la succession entre Marie-Jeanne de Lassée, épouse de Pierre-Philippe Baucheron de Lécherolles, et le fils aîné Jean-Baptiste de Lassée qui abandonne la terre de Mâron à sa sœur.

Source : Grands notables du Premier Empire (Indre).

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Chronique des Lassée

Chronique familiale de Salomon LASSÉE

L'histoire de Salomon et de ses descendants a été établie sur 7 générations.

Génération.1

Salomon LASSÉE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de parents non connus. Salomon sera Marchand. Il s'unit avec Louise BOUNICEAU -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura six enfants : - Paul né vers 1639. - Anne née à une date inconnue. - François Salomon né à une date inconnue. - Jean né à une date inconnue. - Pierre né à une date inconnue. - Marie née à une date inconnue.

Génération.2

1

Paul LASSÉE voit le jour vers 1639. Il est le fils légitime de Salomon LASSÉE, Marchand et de Louise BOUNICEAU. Paul sera Receveur du duché de Chàteauroux. Il s'unit avec Marie Françoise GAULTIER -, la fille légitime de Pierre GAULTIER et de Françoise TOURNIER. Ce couple aura un enfant : - Pierre Paul né en 1687. Ils se marient le dimanche 26 mai 1686 à Moulins-sur-Céphons (36). Paul LASSÉE est décédé le mardi 29 décembre 1693, à l'âge de 54 ans environ, à Mâron (36).

2

Anne LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Salomon LASSÉE, Marchand et de Louise BOUNICEAU. Elle s'unit avec Henri BERTRAND -, Maître des eaux et forêts, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Paul Henri né à une date inconnue.

3

François Salomon LASSÉE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Salomon LASSÉE, Marchand et de Louise BOUNICEAU. François sera Secrétaire du prince de Condé. Il s'unit avec Anne BOUILHAT (~ 1658-1685), la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Marie Anne née à une date inconnue. - Élie Salomon né à une date inconnue. Ils se marient le samedi 15 janvier 1678 à Châteauroux (36). Il s'unit avec Marie de TOUCHARD -, la fille légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. François S. LASSÉE est décédé le dimanche 22 janvier 1713, à Ouzouer-le-Doyen (41).

4

Jean LASSÉE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Salomon LASSÉE, Marchand et de Louise BOUNICEAU. Jean sera Sieur des Touches. Il s'unit avec Jacquette CARRON (~ 1663-1731), la fille légitime de François CARRON et de Guyonne DESVERGNES. Ce couple aura trois enfants : - Jean né vers 1698. - Louis né vers 1703. - Marie née à une date inconnue.

5

Pierre LASSÉE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Salomon LASSÉE, Marchand et de Louise BOUNICEAU. Pierre sera Maître-apothicaire. Il s'unit avec Marie DE MONTPEYROUX -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Philippe née à une date inconnue. - Louise née à une date inconnue.

6

Marie LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Salomon LASSÉE, Marchand et de Louise BOUNICEAU. Elle s'unit avec Antoine TIFFON -, Sieur du Colombier, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 7 août 1679 à Ventouse (16).

Génération.3

1.1

Pierre Paul de LASSÉE voit le jour le lundi 8 septembre 1687 à Châteauroux (36). Il est le fils légitime de Paul LASSÉE, Receveur du duché de Chàteauroux, âgé de 48 ans environ et de Marie Françoise GAULTIER. Pierre sera Seigneur de Mâron. Il s'unit avec Dauphine BONNEAU -, la fille légitime de Joseph BONNEAU et de Marie GENDRE de BELAIR. Ce couple aura deux enfants : - Paul Élie Salomon né en 1722. - Joseph Alexandre né en 1727. Ils se marient le samedi 10 juin 1719 à Buzançais (36). Pierre P. de LASSÉE est décédé en 1765, à l'âge de 77 ans.

2.1

Paul Henri BERTRAND voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Henri BERTRAND, Maître des eaux et forêts et d'Anne LASSÉE. Paul sera Maître des eaux et forêts, subdélégué de Châteauroux. Il s'unit avec Louise COUTURIER -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Henri né en 1745. Ils se marient le samedi 9 mai 1744 à Châteauroux (36).

3.1a

Marie Anne LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de François Salomon LASSÉE, Secrétaire du prince de Condé et d'Anne BOUILHAT. Elle s'unit avec Zacharie LEMERCIER -, Sieur de La Borde, maire de Romorantin, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 19 février 1703 à Châteauroux (36).

3.2a

Élie Salomon LASSÉE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de François Salomon LASSÉE, Secrétaire du prince de Condé et d'Anne BOUILHAT. Élie sera Seigneur de Coings.

4.1

Jean LASSÉE voit le jour vers 1698. Il est le fils légitime de Jean LASSÉE, Sieur des Touches et de Jacquette CARRON, âgée de 35 ans environ. Jean sera Bourgeois. Il s'unit avec Catherine BENOIST (~ 1721-1769), la fille légitime de Louis BENOIST et de Catherine THAREAU. Ce couple aura six enfants : - Catherine née vers 1743. - Charles François né en 1751. - Louis né en 1752. - Charles François né en 1757. - Marie née à une date inconnue. - Catherine née à une date inconnue. Ils se marient le jeudi 5 mars 1744 à Angoulême (16). Jean LASSÉE est décédé le dimanche 12 décembre 1762, à l'âge de 64 ans environ, à Ventouse (16).

4.2

Louis LASSÉE voit le jour vers 1703. Il est le fils légitime de Jean LASSÉE, Sieur des Touches et de Jacquette CARRON, âgée de 39 ans environ. A sa naissance, il a un frère Jean (né vers 1698). Louis sera Sieur des Touches. Il s'unit avec Marie DUPUY (~ 1717-1767), la fille légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 27 mai 1743 à Ventouse (16). Louis LASSÉE est décédé le mardi 12 avril 1774, à l'âge de 71 ans environ, à Ventouse (16).

4.3

Marie LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean LASSÉE, Sieur des Touches et de Jacquette CARRON. Elle s'unit avec Jean SURAUD -, Sieur de La Verronnerie, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura trois enfants : - Louise née en 1734. - Marie Jeanne née à une date inconnue. - Marie née à une date inconnue. Ils se marient le lundi 23 juin 1732 à Ventouse (16).

5.1

Philippe LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Pierre LASSÉE, Maître-apothicaire et de Marie DE MONTPEYROUX. Elle s'unit avec Sébastien DALENÇON (~ 1668-1748), Avocat, le fils légitime de Guillaume DALENÇON et de Marie COULON. Ce couple aura trois enfants : - Sébastien né vers 1711. - Marie Anne née à une date inconnue. - Sébastien né à une date inconnue. Ils se marient le mardi 2 février 1706 à Nanteuil-en-Vallée (16).

5.2

Louise LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Pierre LASSÉE, Maître-apothicaire et de Marie DE MONTPEYROUX. Elle s'unit avec Joseph RESNIER -, Sieur de Beaubrun, le fils légitime de Hugues RESNIER et de Marie Thérèse SAUVO. Ce couple aura deux enfants : - Marie Marthe née à une date inconnue. - Joseph né à une date inconnue. Ils se marient le mardi 25 avril 1713 à Nanteuil-en-Vallée (16).

Génération.4

1.1.1

Paul Élie Salomon de LASSÉE voit le jour le vendredi 4 septembre 1722 à Mâron (36). Il est le fils légitime de Pierre Paul de LASSÉE, Seigneur de Mâron, âgé de 34 ans et de Dauphine BONNEAU. Paul sera Trésorier de France. Il s'unit avec Ursule BERY de VILLEFRANCHE -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Jean Baptiste né en 1756. - Marie Jeanne née à une date inconnue. Ils se marient le mardi 10 septembre 1754 à Issoudun (36). Paul É. S. de LASSÉE est décédé en 1808, à l'âge de 85 ans.

1.1.2

Joseph Alexandre de LASSÉE voit le jour le dimanche 16 février 1727 à Mâron (36). Il est le fils légitime de Pierre Paul de LASSÉE, Seigneur de Mâron, âgé de 39 ans et de Dauphine BONNEAU. A sa naissance, il a un frère Paul Élie Salomon (né en 1722). Joseph sera Capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis. Joseph A. de LASSÉE est décédé en 1793, à l'âge de 65 ans.

2.1.1

Henri BERTRAND voit le jour le mardi 9 février 1745 à Châteauroux (36). Il est le fils légitime de Paul Henri BERTRAND, Maître des eaux et forêts, subdélégué de Châteauroux et de Louise COUTURIER. Henri sera Maître des eaux et forêts, maire de Châteauroux. Il s'unit avec Henriette BOUCHER -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Henri Gatien né en 1773. Henri BERTRAND est décédé le mercredi 4 octobre 1820, à l'âge de 75 ans, à Châteauroux (36).

4.1.1

Catherine LASSÉE est née vers 1743. Elle est la fille légitime de Jean LASSÉE, Bourgeois, âgé de 44 ans environ et de Catherine BENOIST, âgée de 22 ans environ. Elle s'unit avec Pascal MASSIGNAT -, Marchand, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Catherine née en 1785. - François Charles né à une date inconnue. Ils se marient le mardi 3 novembre 1772 à Ventouse (16). Catherine LASSÉE est décédée le samedi 8 octobre 1785, à l'âge de 42 ans environ, à Ventouse (16).

4.1.2

Charles François LASSÉE voit le jour le lundi 13 septembre 1751 à Ventouse (16). Il est le fils légitime de Jean LASSÉE, Bourgeois, âgé de 53 ans environ et de Catherine BENOIST, âgée de 30 ans environ. A sa naissance, il a une soeur Catherine (née vers 1743). Charles sera Propriétaire, maire de Valence. Il s'unit avec Marie MASSIGNAT (~ 1751-1826), la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Jean Joseph né en 1784. - François Alexandre né en 1787. Ils se marient le lundi 1 août 1774 à Ventouse (16). Charles F. LASSÉE est décédé le vendredi 19 mars 1824, à l'âge de 72 ans, à Valence (16).

4.1.3

Louis LASSÉE voit le jour le vendredi 22 décembre 1752 à Ventouse (16). Il est le fils légitime de Jean LASSÉE, Bourgeois, âgé de 54 ans environ et de Catherine BENOIST, âgée de 31 ans environ. A sa naissance, il a pour frères et soeurs : Catherine (née vers 1743), Charles François (né en 1751). Louis sera Propriétaire. Il s'unit avec Catherine MASSIGNAT -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Jean né vers 1777. - Louis né en 1779. Ils se marient le lundi 10 octobre 1774 à Cellefrouin (16). Louis LASSÉE est décédé le mardi 11 août 1829, à l'âge de 76 ans, à Valence (16).

4.1.4

Charles François LASSÉE voit le jour le samedi 30 juillet 1757 à Ventouse (16). Il est le fils légitime de Jean LASSÉE, Bourgeois, âgé de 59 ans environ et de Catherine BENOIST, âgée de 36 ans environ. A sa naissance, il a pour frères et soeurs : Catherine (née vers 1743), Charles François (né en 1751), Louis (né en 1752). Charles sera Député de la Charente. Il s'unit avec Marie Suzanne DUCOURET (~ 1769-1801), la fille légitime d'Antoine DUCOURET et d'Anne DUMAS. Ce couple aura un enfant : - Antoine Charles né en 1797. Ils se marient le lundi 23 juin 1794 à Luxé (16). Il s'unit avec Marie Anne SURAUD -, la fille légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 10 avril 1804 à Tusson (16). Charles F. LASSÉE est décédé le lundi 5 août 1816, à l'âge de 59 ans, à Tusson (16).

4.1.5

Marie LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean LASSÉE, Bourgeois et de Catherine BENOIST. Elle s'unit avec Louis FRICAND (~ 1738-1789), Sieur de La Chalouzière, le fils légitime de Jean FRICAND et de Madeleine BENOIST. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 28 novembre 1769 à Ventouse (16).

4.1.6

Catherine LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean LASSÉE, Bourgeois et de Catherine BENOIST. Elle s'unit avec Jean BARRET -, Marchand, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 6 octobre 1772 à Ventouse (16).

4.3.1

Louise SURAUD est née le mardi 26 octobre 1734 à Juillé (16). Elle est la fille légitime de Jean SURAUD, Sieur de La Verronnerie et de Marie LASSÉE. Elle s'unit avec Jean MAISTRE (1740-1820), Sieur du Chambon, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Louise Henriette née en 1777. Ils se marient le mardi 23 janvier 1770 à Ligné (16). Louise SURAUD est décédée le dimanche 22 octobre 1797, à l'âge de 62 ans, à Juillé (16).

4.3.2

Marie Jeanne SURAUD est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean SURAUD, Sieur de La Verronnerie et de Marie LASSÉE. Elle s'unit avec Jean POUMEAU -, Maître-chirurgien, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Louise née à une date inconnue. Ils se marient le lundi 10 septembre 1764 à Juillé (16).

4.3.3

Marie SURAUD est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean SURAUD, Sieur de La Verronnerie et de Marie LASSÉE. Elle s'unit avec Pierre PRÉMONT -, Sieur du Coursad, le fils légitime de Guillaume PRÉMONT et de Jeanne SURAUD. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 29 août 1769 à Mouton (16).

5.1.1

Sébastien DALENÇON voit le jour vers 1711. Il est le fils légitime de Sébastien DALENÇON, Avocat, âgé de 43 ans environ et de Philippe LASSÉE. Sébastien sera Sieur de Fontenelle. Il s'unit avec Jeanne MARIN -, la fille légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 9 juillet 1753 à Angoulême (16). Il s'unit avec Elizabeth BÉCHAMIL -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Radegonde née vers 1733. - Jean né à une date inconnue. Sébastien DALENÇON est décédé le lundi 16 novembre 1795, à l'âge de 84 ans environ, à Nanteuil-en-Vallée (16).

5.1.2

Marie Anne DALENÇON est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Sébastien DALENÇON, Avocat et de Philippe LASSÉE. Elle s'unit avec François VIDAUD (1702-1767), Garde des eaux et forêts, le fils légitime de Philippe VIDAUD et de Jeanne GERVAIS. Ce couple aura trois enfants : - Marie née en 1737. - Gillette née à une date inconnue. - François né à une date inconnue. Ils se marient le mercredi 2 septembre 1733 à Saint-Angeau (16).

5.1.3

Sébastien DALENÇON voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Sébastien DALENÇON, Avocat et de Philippe LASSÉE. Sébastien sera Sieur du Peyrat. Il s'unit avec Marie Anne BUCHEY -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Marie Anne née vers 1740. - Jacques né à une date inconnue.

5.2.1

Marie Marthe RESNIER est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Joseph RESNIER, Sieur de Beaubrun et de Louise LASSÉE. Elle s'unit avec Guy DEBECT -, Sieur du Châtelard, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - François Abraham né à une date inconnue. Ils se marient le mercredi 12 février 1738 à Saint-Sornin (16).

5.2.2

Joseph RESNIER voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Joseph RESNIER, Sieur de Beaubrun et de Louise LASSÉE. Joseph sera Sieur du Couret. Il s'unit avec Marguerite EYRIAUD -, la fille légitime de Michel EYRIAUD et de Jeanne de LAPOUGE. Ce couple aura trois enfants : - Julie née à une date inconnue. - Marie née à une date inconnue. - Louise née à une date inconnue. Ils se marient le mardi 18 juin 1737 à Saint-Sornin (16).

Génération.5

1.1.1.1

Jean Baptiste de LASSÉE voit le jour le jeudi 25 mars 1756 à Mâron (36). Il est le fils légitime de Paul Élie Salomon de LASSÉE, Trésorier de France, âgé de 33 ans et d'Ursule BERY de VILLEFRANCHE. Jean sera Propriétaire. Il s'unit avec Marie DURIS de VINEUIL -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Pauline née à une date inconnue. Ils se marient le mardi 10 août 1784 à Châteauroux (36). Jean B. de LASSÉE est décédé le mercredi 17 décembre 1845, à l'âge de 89 ans, à Châteauroux (36).

1.1.1.2

Marie Jeanne de LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Paul Élie Salomon de LASSÉE, Trésorier de France et d'Ursule BERY de VILLEFRANCHE. Elle s'unit avec Pierre Philippe BAUCHERON de LÉCHEROLLE (1769-1826), Propriétaire, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Paul né vers 1794. - Jules Philippe né vers 1800. Ils se marient le mardi 11 janvier 1791 à Mâron (36).

2.1.1.1

Henri Gatien BERTRAND voit le jour le dimanche 28 mars 1773 à Châteauroux (36). Il est le fils légitime de Henri BERTRAND, Maître des eaux et forêts, maire de Châteauroux, âgé de 28 ans et de Henriette BOUCHER. Henri sera Général d'Empire, député de l'Indre. Il s'unit avec Françoise Elisabeth DILLON -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Henri Alexandre Arthur né en 1811. - Hortense Eugénie née à une date inconnue. Ils se marient le samedi 17 septembre 1808 à Saint-Leu-la-Forêt (95). Henri G. BERTRAND est décédé le mercredi 31 janvier 1844, à l'âge de 70 ans, à Châteauroux (36).

4.1.1.1

Catherine MASSIGNAT est née le mercredi 23 mars 1785 à Ventouse (16). Elle est la fille légitime de Pascal MASSIGNAT, Marchand et de Catherine LASSÉE, âgée de 42 ans environ. Elle s'unit avec Jean Joseph BARRET -, Propriétaire, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le jeudi 12 juin 1806 à Valence (16). Catherine MASSIGNAT est décédée le mercredi 29 avril 1829, à l'âge de 44 ans, à Valence (16).

4.1.1.2

François Charles MASSIGNAT voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Pascal MASSIGNAT, Marchand et de Catherine LASSÉE. François sera Propriétaire. Il s'unit avec Catherine RÉGNIER -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Marie née à une date inconnue. Ils se marient le mardi 15 juillet 1806 à Fontclaireau (16).

4.1.2.1

Jean Joseph LASSÉE voit le jour le dimanche 22 août 1784 à Ventouse (16). Il est le fils légitime de Charles François LASSÉE, Propriétaire, maire de Valence, âgé de 32 ans et de Marie MASSIGNAT, âgée de 33 ans environ. Jean sera Capitaine de cavalerie.

4.1.2.2

François Alexandre LASSÉE voit le jour le mercredi 20 juin 1787 à Ventouse (16). Il est le fils légitime de Charles François LASSÉE, Propriétaire, maire de Valence, âgé de 35 ans et de Marie MASSIGNAT, âgée de 36 ans environ. A sa naissance, il a un frère Jean Joseph (né en 1784). François sera Propriétaire, maire de Valence. Il s'unit avec Catherine Céleste LASSÉE (1801-1829), la fille légitime de Jean LASSÉE et de Marie CARRON-MASSIDOUX. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 27 février 1821 à Valence (16). François A. LASSÉE est décédé le vendredi 20 juillet 1866, à l'âge de 79 ans, à Valence (16).

4.1.3.1

Jean LASSÉE voit le jour vers 1777. Il est le fils légitime de Louis LASSÉE, Propriétaire, âgé de 24 ans environ et de Catherine MASSIGNAT. Jean sera Propriétaire. Il s'unit avec Marie CARRON-MASSIDOUX -, la fille légitime de Philippe CARRON et de Radegonde FRICAND de LA CHALOUZIÈRE. Ce couple aura deux enfants : - Catherine Céleste née en 1801. - Charles François né à une date inconnue. Ils se marient le samedi 10 janvier 1801 à Valence (16). Jean LASSÉE est décédé le mardi 21 février 1843, à l'âge de 66 ans environ, à Valence (16).

4.1.3.2

Louis LASSÉE voit le jour le mercredi 5 mai 1779 à Cellefrouin (16). Il est le fils légitime de Louis LASSÉE, Propriétaire, âgé de 26 ans et de Catherine MASSIGNAT. A sa naissance, il a un frère Jean (né vers 1777). Louis sera Propriétaire. Il s'unit avec Catherine MAIGNEN -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Françoise née à une date inconnue. - Françoise Chélonise née à une date inconnue. Ils se marient le mardi 9 septembre 1817 à Marcillac-Lanville (16).

4.1.4.1a

Antoine Charles LASSÉE voit le jour le mercredi 10 mai 1797 à Luxé (16). Il est le fils légitime de Charles François LASSÉE, Député de la Charente, âgé de 39 ans et de Marie Suzanne DUCOURET, âgée de 28 ans environ. Antoine sera Avocat, conseiller d'arrondissement. Il s'unit avec Marie Suzanne CAILLOT -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Antoine Louis né en 1827. - Louis né en 1841. Ils se marient le lundi 19 juin 1826 à Salles-de-Villefagnan (16). Antoine C. LASSÉE est décédé le jeudi 22 novembre 1855, à l'âge de 58 ans, à Salles-de-Villefagnan (16).

4.3.1.1

Louise Henriette MAISTRE est née le mercredi 30 juillet 1777 à Juillé (16). Elle est la fille légitime de Jean MAISTRE, Sieur du Chambon, âgé de 37 ans et de Louise SURAUD, âgée de 42 ans. Elle s'unit avec Roch CONSTANTIN (1777-1842), Propriétaire, maire de Puyréaux, le fils légitime de Pierre CONSTANTIN et de Marie NAULIN. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 2 février 1796 à Juillé (16). Louise H. MAISTRE est décédée le dimanche 23 août 1835, à l'âge de 58 ans, à Puyréaux (16).

4.3.2.1

Louise POUMEAU est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean POUMEAU, Maître-chirurgien et de Marie Jeanne SURAUD. Elle s'unit avec François DUBOYS de LA BRUNE -, Conseiller de préfecture, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Emilie née à une date inconnue. Ils se marient le samedi 13 décembre 1794 à Juillé (16).

5.1.1.1b

Radegonde DALENÇON est née vers 1733. Elle est la fille légitime de Sébastien DALENÇON, Sieur de Fontenelle, âgé de 22 ans environ et d'Elizabeth BÉCHAMIL. Elle s'unit avec Simon GARUAUD -, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Radegonde DALENÇON est décédée le mercredi 27 avril 1803, à l'âge de 70 ans environ, à Nanteuil-en-Vallée (16).

5.1.1.2b

Jean DALENÇON voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Sébastien DALENÇON, Sieur de Fontenelle et d'Elizabeth BÉCHAMIL. Jean sera Sieur des Vergnes. Il s'unit avec Françoise PRESSAC -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Marie née à une date inconnue. Ils se marient le lundi 26 février 1770 à Nanteuil-en-Vallée (16).

5.1.2.1

Marie VIDAUD est née le dimanche 14 avril 1737 à Agris (16). Elle est la fille légitime de François VIDAUD, Garde des eaux et forêts, âgé de 34 ans et de Marie Anne DALENÇON. Elle s'unit avec Pierre POITEVIN (~ 1728-1786), Notaire-procureur à La Rochefoucauld, le fils légitime de Jean POITEVIN et de Marie GUERRY. Ce couple aura quatre enfants : - Marie née vers 1764. - Anne née en 1771. - Pierre né en 1775. - Marie Victoire née à une date inconnue. Ils se marient le samedi 21 décembre 1765 à Agris (16). Marie VIDAUD est décédée le lundi 12 septembre 1791, à l'âge de 54 ans, à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.2

Gillette VIDAUD est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de François VIDAUD, Garde des eaux et forêts et de Marie Anne DALENÇON. Elle s'unit avec Jean Pierre GALLIOT -, Garde des eaux et forêts, maire de Brie, le fils légitime de Jean Louis GALLIOT et de Catherine PITTEAU. Ce couple aura deux enfants : - Marie née en 1765. - François né à une date inconnue. Ils se marient le jeudi 17 mars 1774 à Champniers (16).

5.1.2.3

François VIDAUD voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de François VIDAUD, Garde des eaux et forêts et de Marie Anne DALENÇON. François sera Sieur de La Croix. Il s'unit avec Marie Anne DUMAS -, la fille légitime d'Antoine DUMAS et de Catherine VAUGELADE. Ce couple aura un enfant : - Marie Anne née à une date inconnue. Ils se marient le mercredi 29 février 1764 à Champagne-Mouton (16).

5.1.3.1

Marie Anne DALENÇON est née vers 1740. Elle est la fille légitime de Sébastien DALENÇON, Sieur du Peyrat et de Marie Anne BUCHEY. Elle s'unit avec Pierre BOULANGER -, Licencié ès lois, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 10 novembre 1761 à Nanteuil-en-Vallée (16). Marie A. DALENÇON est décédée le dimanche 1 avril 1804, à l'âge de 64 ans environ, à Nanteuil-en-Vallée (16).

5.1.3.2

Jacques DALENÇON voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Sébastien DALENÇON, Sieur du Peyrat et de Marie Anne BUCHEY. Jacques sera Sieur du Peyrat, maire de Nanteuil. Il s'unit avec Marie TURCAT (~ 1727-1795), la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura trois enfants : - Radegonde née à une date inconnue. - Anne née à une date inconnue. - Marie née à une date inconnue. Ils se marient le lundi 1 février 1762 à Nanteuil-en-Vallée (16). Jacques DALENÇON est décédé en 1794.

5.2.1.1

François Abraham DEBECT voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Guy DEBECT, Sieur du Châtelard et de Marie Marthe RESNIER. François sera Bourgeois. Il s'unit avec Marie SIMARD -, la fille légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 31 janvier 1786 à Angoulême (16).

5.2.2.1

Julie RESNIER est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Joseph RESNIER, Sieur du Couret et de Marguerite EYRIAUD. Elle s'unit avec Charles FOURGEAUD -, Marchand, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le samedi 16 juin 1781 à Cellefrouin (16).

5.2.2.2

Marie RESNIER est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Joseph RESNIER, Sieur du Couret et de Marguerite EYRIAUD. Elle s'unit avec Pascal MASSIGNAT -, Marchand, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 12 avril 1790 à Cellefrouin (16).

5.2.2.3

Louise RESNIER est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Joseph RESNIER, Sieur du Couret et de Marguerite EYRIAUD. Elle s'unit avec Jean CARRON -, Bourgeois, le fils légitime de Louis CARRON et de Françoise MESTURAS. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 5 février 1765 à Cellefrouin (16).

Génération.6

1.1.1.1.1

Pauline de LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean Baptiste de LASSÉE, Propriétaire et de Marie DURIS de VINEUIL. Elle s'unit avec Philippe Henri TAILHANDIER DU PLAIX (~ 1790-1842), Propriétaire, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 16 juin 1813 à Châteauroux (36).

1.1.1.2.1

Paul BAUCHERON de LÉCHEROLLE voit le jour vers 1794. Il est le fils légitime de Pierre Philippe BAUCHERON de LÉCHEROLLE, Propriétaire, âgé de 24 ans environ et de Marie Jeanne de LASSÉE. Paul sera Officier, maire de Mâron. Paul BAUCHERON de LÉCHEROLLE est décédé le lundi 4 juin 1877, à l'âge de 83 ans environ, à Mâron (36).

1.1.1.2.2

Jules Philippe BAUCHERON de LÉCHEROLLE voit le jour vers 1800. Il est le fils légitime de Pierre Philippe BAUCHERON de LÉCHEROLLE, Propriétaire, âgé de 30 ans environ et de Marie Jeanne de LASSÉE. A sa naissance, il a un frère Paul (né vers 1794). Jules sera Propriétaire, conseiller général de l'Indre. Jules P. BAUCHERON de LÉCHEROLLE est décédé le mardi 27 novembre 1883, à l'âge de 83 ans environ, à Issoudun (36).

2.1.1.1.1

Henri Alexandre Arthur BERTRAND voit le jour le jeudi 5 décembre 1811 à Trieste (Italie). Il est le fils légitime de Henri Gatien BERTRAND, Général d'Empire, député de l'Indre, âgé de 38 ans et de Françoise Elisabeth DILLON. Henri sera Général de brigade, député de l'Indre, grand officier de la Légion d'honneur. Henri A. A. BERTRAND est décédé le mardi 22 janvier 1878, à l'âge de 66 ans, à Paris (75).

2.1.1.1.2

Hortense Eugénie BERTRAND est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Henri Gatien BERTRAND, Général d'Empire, député de l'Indre et de Françoise Elisabeth DILLON. Elle s'unit avec Amédée THAYER (1799-1868), Maire de Drancy, sénateur, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple.

4.1.1.2.1

Marie MASSIGNAT est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de François Charles MASSIGNAT, Propriétaire et de Catherine RÉGNIER. Elle s'unit avec Pierre DUBOIS -, Propriétaire, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 19 août 1829 à Valence (16).

4.1.3.1.1

Catherine Céleste LASSÉE est née le mercredi 28 octobre 1801 à Valence (16). Elle est la fille légitime de Jean LASSÉE, Propriétaire, âgé de 24 ans environ et de Marie CARRON-MASSIDOUX. Elle s'unit avec François Alexandre LASSÉE (1787-1866), Propriétaire, maire de Valence, le fils légitime de Charles François LASSÉE et de Marie MASSIGNAT. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 27 février 1821 à Valence (16). Catherine C. LASSÉE est décédée le mercredi 15 juillet 1829, à l'âge de 27 ans, à Valence (16).

4.1.3.1.2

Charles François LASSÉE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Jean LASSÉE, Propriétaire et de Marie CARRON-MASSIDOUX. Charles sera Propriétaire. Il s'unit avec Marie Adélaïde ALBERT -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Louis Charles né à une date inconnue. Ils se marient le mardi 24 avril 1838 à Sainte-Colombe (16).

4.1.3.2.1

Françoise LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Louis LASSÉE, Propriétaire et de Catherine MAIGNEN. Elle s'unit avec Pierre DEBENAY -, Huissier, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 26 mars 1845 à Cellefrouin (16).

4.1.3.2.2

Françoise Chélonise LASSÉE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Louis LASSÉE, Propriétaire et de Catherine MAIGNEN. Elle s'unit avec Louis COTINAUD -, Propriétaire, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 30 août 1836 à Cellefrouin (16).

4.1.4.1a.1

Antoine Louis LASSÉE voit le jour le jeudi 14 juin 1827 à Salles-de-Villefagnan (16). Il est le fils légitime d'Antoine Charles LASSÉE, Avocat, conseiller d'arrondissement, âgé de 30 ans et de Marie Suzanne CAILLOT. Antoine sera Propriétaire, maire de Luxé. Il s'unit avec Louise Alexandrine ROUGIER (1831-1915), la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Pierre Louis Edgard né en 1851. - Étienne Antoine Louis Henri né en 1860. Ils se marient le lundi 16 septembre 1850 à Verteuil-sur-Charente (16). Antoine L. LASSÉE est décédé le mardi 30 janvier 1872, à l'âge de 44 ans, à Ruffec (16).

4.1.4.1a.2

Louis LASSÉE voit le jour le lundi 27 septembre 1841 à Ruffec (16). Il est le fils légitime d'Antoine Charles LASSÉE, Avocat, conseiller d'arrondissement, âgé de 44 ans et de Marie Suzanne CAILLOT. A sa naissance, il a un frère Antoine Louis (né en 1827). Louis sera Propriétaire. Il s'unit avec Blanche VIÉNOT de VAUBLANC -, la fille légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 8 avril 1896 au Vieux-Cérier (16). Louis LASSÉE est décédé le mardi 2 novembre 1897, à l'âge de 56 ans, à Bordeaux (33).

4.3.2.1.1

Emilie DUBOYS de LA BRUNE est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de François DUBOYS de LA BRUNE, Conseiller de préfecture et de Louise POUMEAU. Elle s'unit avec Alexis PRÉMONT -, Médecin, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient vers 1819.

5.1.1.2b.1

Marie DALENÇON est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean DALENÇON, Sieur des Vergnes et de Françoise PRESSAC. Elle s'unit avec Louis DECHAMBE (1773-1827), Capitaine d'infanterie, chevalier de la Légion d'honneur, le fils légitime de Jean DECHAMBE et de Marie DESROCHES. Ce couple aura un enfant : - Marie Anne Julie née vers 1820. Ils se marient le lundi 19 août 1811 à Nanteuil-en-Vallée (16).

5.1.2.1.1

Marie POITEVIN est née vers 1764. Elle est la fille légitime de Pierre POITEVIN, Notaire-procureur à La Rochefoucauld, âgé de 36 ans environ et de Marie VIDAUD, âgée de 26 ans environ. Elle s'unit avec Jean DURAND (1768-1832), Bourgeois, le fils légitime de Jacques DURAND et de Marie PENOT. Ce couple aura deux enfants : - Marie Magdelaine née en 1791. - Marie Minette née en 1800. Ils se marient le mardi 9 octobre 1787 à La Rochefoucauld (16). Marie POITEVIN est décédée le vendredi 15 octobre 1841, à l'âge de 77 ans environ, à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.1.2

Anne POITEVIN est née le samedi 21 septembre 1771 à La Rochefoucauld (16). Elle est la fille légitime de Pierre POITEVIN, Notaire-procureur à La Rochefoucauld, âgé de 43 ans environ et de Marie VIDAUD, âgée de 34 ans. A sa naissance, elle a une soeur Marie (née vers 1764). Elle s'unit avec Jean CAMBOIS (1769-1840), Tanneur, le fils légitime de Jean CAMBOIS et de Marie BINAUD. Ce couple aura deux enfants : - Laure née en 1795. - Élie né vers 1813. Ils se marient le mardi 28 février 1792 à La Rochefoucauld (16). Anne POITEVIN est décédée le mardi 12 août 1823, à l'âge de 51 ans, à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.1.3

Pierre POITEVIN voit le jour le samedi 1 avril 1775 à La Rochefoucauld (16). Il est le fils légitime de Pierre POITEVIN, Notaire-procureur à La Rochefoucauld, âgé de 47 ans environ et de Marie VIDAUD, âgée de 37 ans. A sa naissance, il a plusieurs soeurs : Marie (née vers 1764), Anne (née en 1771). Pierre sera Marchand, officier dans la Grande Armée. Il s'unit avec Elizabeth GUERRY-DUCLAUD -, la fille légitime d'Antoine GUERRY-DUCLAUD et de Marie MIGEON. Ce couple aura un enfant : - Marie Isoline née en 1805. Ils se marient le lundi 20 décembre 1802 à La Rochefoucauld (16). Pierre POITEVIN est décédé le lundi 8 juillet 1850, à l'âge de 75 ans, à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.1.4

Marie Victoire POITEVIN est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Pierre POITEVIN, Notaire-procureur à La Rochefoucauld et de Marie VIDAUD. Elle s'unit avec Jean François BRUN -, Propriétaire, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Marie Anne née à une date inconnue. Ils se marient le mardi 20 novembre 1798 à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.2.1

Marie GALLIOT est née le lundi 7 janvier 1765 à Brie (16). Elle est la fille légitime de Jean Pierre GALLIOT, Garde des eaux et forêts, maire de Brie et de Gillette VIDAUD. Elle s'unit avec Charles LÉCHELLE (1764-1838), Notaire, maire de Brie, le fils légitime de François LÉCHELLE et de Renée MOREAU. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 22 août 1791 à Brie (16). Marie GALLIOT est décédée le dimanche 25 novembre 1798, à l'âge de 33 ans, à Brie (16).

5.1.2.2.2

François GALLIOT voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Jean Pierre GALLIOT, Garde des eaux et forêts, maire de Brie et de Gillette VIDAUD. François sera Propriétaire. Il s'unit avec Françoise DEGORCE -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Jean Pierre né à une date inconnue. - Marie née à une date inconnue. Ils se marient le lundi 19 février 1798 à Brie (16).

5.1.2.3.1

Marie Anne VIDAUD est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de François VIDAUD, Sieur de La Croix et de Marie Anne DUMAS. Elle s'unit avec Gilles TOURETTE -, Propriétaire, le fils légitime de Henry TOURETTE et de Marie Anne GUERRY. Ce couple aura un enfant : - Marie née en 1806. Ils se marient le mercredi 25 septembre 1805 à Agris (16).

5.1.3.2.1

Radegonde DALENÇON est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jacques DALENÇON, Sieur du Peyrat, maire de Nanteuil et de Marie TURCAT. Elle s'unit avec Jean Baptiste BONNARD-LIVENNE -, Greffier, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 30 avril 1792 à Nanteuil-en-Vallée (16).

5.1.3.2.2

Anne DALENÇON est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jacques DALENÇON, Sieur du Peyrat, maire de Nanteuil et de Marie TURCAT. Elle s'unit avec Jean Maurice DUBOIS -, Tanneur, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le jeudi 26 janvier 1792 à Nanteuil-en-Vallée (16).

5.1.3.2.3

Marie DALENÇON est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jacques DALENÇON, Sieur du Peyrat, maire de Nanteuil et de Marie TURCAT. Elle s'unit avec Louis BILLAUD -, Sieur du Rouyet, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 17 février 1784 à Nanteuil-en-Vallée (16).

Génération.7

4.1.3.1.2.1

Louis Charles LASSÉE voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de Charles François LASSÉE, Propriétaire et de Marie Adélaïde ALBERT. Louis sera Propriétaire, maire de Valence. Il s'unit avec Catherine Estelle CARRON-MASSIDOUX -, la fille légitime de Jean CARRON-MASSIDOUX et d'Anne Henriette LONGEAUD-LAGRANGE. Ce couple aura un enfant : - Maurice Louis Charles né à une date inconnue. Ils se marient le mercredi 11 septembre 1872 à Ventouse (16).

4.1.4.1a.1.1

Pierre Louis Edgard de LASSÉE voit le jour le dimanche 29 juin 1851 à Verteuil-sur-Charente (16). Il est le fils légitime d'Antoine Louis LASSÉE, Propriétaire, maire de Luxé, âgé de 24 ans et de Louise Alexandrine ROUGIER, âgée de 19 ans. Pierre sera Propriétaire. Il s'unit avec Berthe NEBOUT -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Paul né en 1882. - Raoul né en 1884. Ils se marient le mardi 26 avril 1881 à Saint-Martin-L'Ars (86). Pierre L. E. de LASSÉE est décédé le lundi 10 janvier 1910, à l'âge de 58 ans, à Saint-Martin-L'Ars (86).

4.1.4.1a.1.2

Étienne Antoine Louis Henri de LASSÉE voit le jour le lundi 5 mars 1860 à Ruffec (16). Il est le fils légitime d'Antoine Louis LASSÉE, Propriétaire, maire de Luxé, âgé de 32 ans et de Louise Alexandrine ROUGIER, âgée de 28 ans. A sa naissance, il a un frère Pierre Louis Edgard (né en 1851). Étienne sera Propriétaire. Il s'unit avec Marie Thérèse THIBAULT -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura deux enfants : - Antoine Louis Marie Jean né en 1895. - Anne Marie Suzanne Sabine née en 1895.

5.1.1.2b.1.1

Marie Anne Julie DECHAMBE est née vers 1820. Elle est la fille légitime de Louis DECHAMBE, Capitaine d'infanterie, chevalier de la Légion d'honneur, âgé de 46 ans environ et de Marie DALENÇON. Elle s'unit avec Louis Achille JOLIET (1815-), Avocat à Ruffec, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mercredi 20 mai 1840 à Nanteuil-en-Vallée (16). Marie A. J. DECHAMBE est décédée le mardi 18 mai 1886, à l'âge de 66 ans environ, à Ruffec (16).

5.1.2.1.1.1

Marie Magdelaine DURAND est née le mercredi 20 juillet 1791 à Chazelles (16). Elle est la fille légitime de Jean DURAND, Bourgeois, âgé de 23 ans et de Marie POITEVIN, âgée de 27 ans environ. Elle s'unit avec Pierre LAGARDE (1784-), Propriétaire, le fils légitime de Étienne LAGARDE et d'Elizabeth BARRET. Ce couple aura deux enfants : - Louis né en 1815. - François né à une date inconnue. Ils se marient le mercredi 16 janvier 1811 à Chazelles (16). Marie M. DURAND est décédée le mardi 11 mars 1817, à l'âge de 25 ans, à Chazelles (16).

5.1.2.1.1.2

Marie Minette DURAND est née le vendredi 1 août 1800 à Chazelles (16). Elle est la fille légitime de Jean DURAND, Bourgeois, âgé de 32 ans et de Marie POITEVIN, âgée de 36 ans environ. A sa naissance, elle a une soeur Marie Magdelaine (née en 1791). Elle s'unit avec Jacques GUIMBELOT-MONPLAISIR (1782-1857), Propriétaire, agriculteur, maire d'Eymouthiers, le fils légitime de François GUIMBELOT et de Jeanne PLANTY. Ce couple aura trois enfants : - Marie Adeline née en 1819. - Étienne né en 1824. - François né en 1828. Ils se marient le mardi 7 janvier 1817 à Chazelles (16). Marie M. DURAND est décédée le vendredi 18 mars 1859, à l'âge de 58 ans, à Eymouthiers (16).

5.1.2.1.2.1

Laure CAMBOIS est née le lundi 6 avril 1795 à La Rochefoucauld (16). Elle est la fille légitime de Jean CAMBOIS, Tanneur, âgé de 25 ans et d'Anne POITEVIN, âgée de 23 ans. Elle s'unit avec Jean RIVET (1794-1836), Propriétaire, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Marie née en 1824. Ils se marient le lundi 20 janvier 1817 à La Rochefoucauld (16). Laure CAMBOIS est décédée le jeudi 21 août 1851, à l'âge de 56 ans, à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.1.2.2

Élie CAMBOIS voit le jour vers 1813. Il est le fils légitime de Jean CAMBOIS, Tanneur, âgé de 43 ans environ et d'Anne POITEVIN, âgée de 41 ans environ. A sa naissance, il a une soeur Laure (née en 1795). Élie sera Tanneur. Il s'unit avec Madeleine PINTAUD -, la fille légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Armande née vers 1844. Ils se marient le mercredi 22 mars 1843 à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.1.3.1

Marie Isoline POITEVIN est née le dimanche 3 novembre 1805 à La Rochefoucauld (16). Elle est la fille légitime de Pierre POITEVIN, Marchand, officier dans la Grande Armée, âgé de 30 ans et d'Elizabeth GUERRY-DUCLAUD. Elle s'unit avec François MIGEON (1791-), Négociant, le fils légitime de Louis MIGEON et de Marguerite MERLE. Ce couple aura un enfant : - Pierre François Lucien né en 1827. Ils se marient le mercredi 18 septembre 1822 à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.1.4.1

Marie Anne BRUN est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de Jean François BRUN, Propriétaire et de Marie Victoire POITEVIN. Elle s'unit avec Étienne LAGRAVELLE -, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le samedi 16 juin 1821 à La Rochefoucauld (16).

5.1.2.2.2.1

Jean Pierre GALLIOT voit le jour à une date inconnue. Il est le fils légitime de François GALLIOT, Propriétaire et de Françoise DEGORCE. Jean sera Propriétaire. Il s'unit avec Marguerite FÉVRIER-LAGRANGE -, la fille légitime de François FÉVRIER-LAGRANGE et de Marguerite CORRIVAUD. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 7 octobre 1823 à Eymouthiers (16).

5.1.2.2.2.2

Marie GALLIOT est née à une date inconnue. Elle est la fille légitime de François GALLIOT, Propriétaire et de Françoise DEGORCE. Elle s'unit avec Jacques CORRIVAUD-LAFOND -, le fils légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le lundi 14 avril 1828 à Saint-Projet (16).

5.1.2.3.1.1

Marie TOURETTE est née le jeudi 25 décembre 1806 à Pranzac (16). Elle est la fille légitime de Gilles TOURETTE, Propriétaire et de Marie Anne VIDAUD. Elle s'unit avec François MARTONNAUD -, le fils légitime de parents non connus. Ce couple aura un enfant : - Marie Anne née à une date inconnue. Ils se marient le dimanche 23 janvier 1825 à Pranzac (16).

Chronique éditée pour Généalogie Charente Périgord.

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