Dans les premiers jours de 1808. le bruit se répandit que Napoléon traverserait le département de la Dordogne en allant à Bayonne. Une Garde d'honneur s'organisa alors à Périgueux comme par enchantement nobles, bourgeois, riches marchands s'inscrivirent avec empressemcnt pour en faire partie. Un arrêté préfectoral du 11 janvier stipula qu'il y aurait une seule Garde d'honneur pour tout le département (1).

On donnait, à cette époque, le nom de Gardes d'honneur aux compagnies sédentaires locales, uniquement d'apparat, formées dans les déparlements ou les villes pour le passage des grands personnages de l'Etat.

La Garde d'honneur à cheval s'exerçait pour les manoeuvres et commençait à prendre tournure lorsqu'on apprit les modifications de l'itinéraire impérial Napoléon se rendait à Bordeaux par Angoulême et Barbezieux. Cette Garde ne se réunit plus après le mois d'avril; date du voyage officiel, que pour les cérémonies anniversaires de la naissance et du couronnement de l'Empereur.

Commandée par M. André de Fayolle, ancien pagé du Roi, elle eut pour lieutenants l'ex-capitaine d'infanterie Langlade et M. Jean Borie. Elle comporta un maréchal des logis, deux brigadiers et dix-neuf gardes, parmi lesquels deux jeunës d'Abzac. La tenue consistait dàns un habit vert avec boutons, collet, revers et parements blancs, ayant les poches en long la culotte et la veste blanches, des aiguillettes d'argent, le chapeau français à trois cornes, les bottes à l'écuyère avec éperons d'argent. Elle était armée du sabre. La selle rase ou demi-écuyère était en veau ou daim blanc, housse et chaperon vert dragon galonné d'argent. Les brides avaient une garniture d'argent (2). Une lettre du 2 septembre 1808, écrite au commandant de Fayolle par le brigadier Mazerat-Delor, indique le désir de quelques gardes de voir adopter l'habit sans revers, le pantalon vert et l'épée (3).

Un contemporain (4) a noté comme une circonstance très remarquable et une preuve de la fusion des partis, l'empressement des Périgourdins à se faire inscrire dans la Garde d'honneur : on peut dire, observe-t-il, qu'alors toutes les opinions étaient réunies, tout le monde voulait l'Empereur.

Ce nom de Gardes d'honneur fut ensuite donné par le sénatus-consulte du 3 avril 1813 à quatre régiments de cavalerie, à l'effectif total de 10.000 hommes, dont un décret du 5 avril réglementa l'organisation. Etaient admis à faire partie de ces régiments, sous la condition d'être Français et âgés de dix-neuf à trente ans inclusivement, les membres de la Légion d'honneur ou de l'Ordre de la Réunion el leurs fils, les chevaliers, barons, comtes et ducs de l'Empire et leurs fils, les membres des collèges électoraux et des conseils généraux de département et d'arrondissement, des conseils municipaux des bonnes villes et leurs fils et neveux, les cinq cents, plus imposés de chaque département et, dans chacun des départernents, les cent plus imposés des villes, leurs fils et neveux; les employés des diverses régies et leurs fils. On y admit jusqu'à l'âge de 45 ans, les militaires ayant servi dans les armées françaises, les anciens officiers des armées étrangères et leurs fils. La désignation d'office n'eut lieu par les préfets que si le contingent départemental requis n'était pas rempli par les engagements volontaires.

Les Gardes d'honneur durent s'habiller, s'équiper et se ,monter à leurs frais. Les engagés volontaires versèrent une somme de 1156 francs. Toutefois, les membres de la Légion d'honneur ou leurs fils qui n'avaient pas les facultés nécessaires pour cela pouvaient, sur un rapport du préfet au grand chancelier, être habillés, équipés et montés aux frais de la Légion.

L'uniforme fut identique pour les quatre régiments. La pelisse était vert foncé, doublée de flanelle blanche, bordure, boudin et tour de manches en peau noire, gants olive et tresses blanches; le fond du dolman également vert foncé, doublé de toile à la partie supérieure et de peau rouge à la partie inférieure, avec collet et parements écarlate, tresses du collet, des fausses poches et des parements de la même couleur que celles de la pelisse. La culotte hongroise était en drap rouge avec tresses blanches. Les boutons étaient blancs. La ceinture était fond cramoisi avec garnitures blanches, et le schako rouge surmonté d'un plumet vert, qui, pour le 3e régiment, avait l'extrémité jaune.

En ces temps « avides de soldats », surtout après la désastreuse expédition de Russie, c'était une grande habileté de constituer un corps important de cavalerie, aux frais des hommes. Le pouvoir coercitif des préfets contribua peut-être à leur formation; mais il y eut surtout la séduction de l'uniforme et de l'équipement à la hussarde, l'annonce du grade de sous-lieutenant au bout d'un an de service, l'assimilation pour la solde aux chasseurs de la Garde.

Le 3e régiment, formé à dix escadrons, fut composé des Gardes d'honneur fournis par les départements des 10e, 11e, 12e, 13e, 20e, 22e, 29e et 31e divisions militaires. Avec les Périgourdins, il comprit des Gascons, des Agenais, des Cadurciens, des Corréziens, des Charentais, des Pyrénéens, des Tourangeaux, même des Hollandais, des Suisses et des Toscaus.

D'après l'état annexé au décret impérial, le département de la Dordogne devait fournir de 50 à 100 hommes pour la formation de ce régiment, le plus nombreux des quatre. Un rapport du préfet Maurice au Ministre de l'Intérieur fait connaître, à la date du 10 juin, que le contingent montera à 106 hommes, dont 74 inscrits volontaires. Parmi les 32 désignés, 25 rivalisaient d'empressement avec ceux qui avaient offert d'eux-mêmes leurs services; 2 ou 3 autres pourraient être dispensés pour cause de maladie. Le maximum sera sùrement atteint, si même il n'est pas dépassé. Le préfet ne peut qu'applaudir.au bon esprit que montrent ses administrés. Il note que les mesures prises pour « la formation du fonds commun » n'ont pas aussi généralement déplu qu'il ne le craignait d'abord. Seules, quelques personnalités égoïstes ou disposées à se ficher de tout, n'ont pas fait preuve d'une bonne volonté bien louable dans une situation aussi fâcheuse que celle du plus grand nombre des propriétaires de ce département

« En général, on a bien voulu remarquer que j'avais rempli les intentions de S. M. de la manière la plus douce pour les familles. On a su gré à l'administration d'avoir écarté des désignations les fils uniques et les chefs de famille, et d'avoir observé dans les demandes de fonds les ménagements que commandait l'état de gêne du plus grand nombre des individus atteints » (5).

Dans la Dordogne, en définitive, ce recrutement spécial des fils de familles distinguées s'opéra avec une grande facilité, ainsi que partout ailleurs ou presque. Si le mouvement n'avait pas été spontané pour la France entière, il avait du moins suffi, comme l'a bien dit M. Frédéric Masson, que les portes fussent ouvertes et qu'on poussât un peu cette jeunesse pour qu'elle s'empressât de passer (6). On ne sollicita pas en vain cette jeunesse elle entendit bien vite l'appel et y répondit.

Une portion du contingent départemental, la première, comprit cinquante-quatre gardes. A Périgueux, le 2 mai, le préfet en dressa la liste en y joignaut de curieuses indications sur leurs familles. Voici ce contrôle nominatif auquel nous ajoutons les lieux et dates de naissance des inscrits, leur filiation, leur affectation par escadron et compagnie au régiment des Gardes d'honneur, avec diverses indications sur leur carrière :

Aumassip Jean, né à Périgueux le 11 novembre 1795, d'Etienne et Thérèse Murat. « L'inscrit appartient à une famille de commerçants qui jouit de l'estime et de la considération publiques il se destinait à la médecine ».

Beaupoil de Saint Aulaire Alexis-Armand, de Condat, né à Saint-Genès (Gironde) le 31 octobre 1794 de François et Marguerite de Bellot. « Famille jouissant d'une grande considération et parénte du Comte de Saint-Aulaire, chambellan de l'Empereur et préfet de la Meuse ». — 2e escadron, 12e compagnie.

Beaupoil de Saint-Aulaire Hippolyte, né à Cornille le 19 avril 1795 de Jean-Baptiste-Front-Yrieix et Céleste Boistillé. Cousin germain du président. — 2e escadron, 12e compagnie.

Plus tard lieutenant-colonel du 28 Hussards et officier de la Légion d'honneur.

Biran de Lagrèze Jean-Philippe-Guillaume, né à Bergerac le 30 avril 1793 d'Elie-Joseph et Madeleine Pilet. « Famille possédant depuis longtemps une juste considération acquise par des services distingués dans la robe et dans l'épée ». — 10e escadron, 10e compagnie.

Bonvillet Etienne, né à Saint-Privat-des-Prés le le 1er janvier 1795 de Louis et Marie-Anne Tilhard. « Famille ayant toujours donné des preuves d'un bon esprit public. Le frère ainé s'est enrôlé volontairement depuis 1810 ». — 3e escadron, 13e compagnie.

Bourdelle Pierre, né à Brantôme le 22 mars 1795 de Jean et Marie-Lucrèce Bourdinot. « Le père avocat, membre, du conseil municipal de Thiviers, possède. l'estime publique et est très considéré ». — 4e escadron, 4e compagnie.

Burguet Pierre, né à Ribérac le 4 janvier 1795 de Sieaire et Madeleine Noël. « D'une famille jouissant d'une grande considération. Est neveu de deux officiers qui faisaient partie de l'armée de Russie. Cousin issu de germain du général Morand, ancien gouverneur de la Corse tué du côté de Hambourg ». — 2e escadron, 12e compagnie.

Sous-lieutenant au 59e d'infanterie. Chevalier de la Légion d'honneur en 1832.

Carvès Jean-Baptiste, né à La Roque-Gageac le 22 novembre 1795 de Raymond et Catherine Ampoulange. « Fils d'un riche négociant très considéré ». — 2e escadron, 2e compagnie.

Chabannes de Saint-Georges Guillaume, né à Saint-Rabier le 11 mai 1786 de Jean et Catherine-Thérèse Guibert « D'une bonne famille d'anciens bourgeois jouissant de la considération et de l'estime publiques ». — 3e escadron, 13e compagnie.

Chassagnie François, né à Bergerac le 29 juin 1795 de Pierre et Marthe Minard. « D'une bonne famille d'anciens bourgeois. Le père a été receveur du district. Deux oncles maternels ont été gardes du corps du Roi ». — 2e escadron, 12e compagnie.

Chevalier de la Galage Elie, né à Prigonrieux le 25 septembre 1787 d'Elie-Simon et Catherine Rose. « D'une bonne famille d'anciensbourgeois privilégiés jouissant de l'estime et de la considération générales ». — 9e escadron, 9e compagnie.

Corron Bertrand-Frédéric, né à La Boissière-d'Ans le 31 octobre 1795 de François-Frédéric-Maurice et Marie Penot. « Le père, excellent homme estimé et considéré, est actuellement en activité à Mayence; il a rempli pendant plusieurs années les fonctions d'inspecteur de la forge et fonderie d'Ans ». 38 escadron, 138 compagnie.

Courtois Desgranges Pierre, né à Grignols le 7 mars 1788 de Raymond et Suzanne Lespinas. « D'une famille jouissant de l'estime générale et de la plus grande considération dans son canton. Un oncle, ancien juge seigneurial, est juge de paix depuis bien des années un autre oncle, ancien administrateur du département, est maire de sa commune ». — 4e escadron, 4e compagnie.

Courtois de Maine André, né à Grignols, le 5 mars 1793 d'André et Marie Lavigne. Cousin germain du précédent. — 10e escadron, 10e compagnie.

Couil de Cluzeau Julien, né à Périgueux le 31 juillet 1790 de Pierre et Marguerite Ducheyron. « Sa famille jouit de beaucoup de considération. Le père, avocat distingué, a été pendant plusieurs années 1er adjoint au maire de Périgueux et est décédé en fonctions. Deux. oncles maternels étaient officiers d'infanterie avant 1789 ». — 4e escadron, 4e compagnie. Nommé brigadier le 17 juillet 1813.

Dalmas Jules, de Nontron, originaire de l'Ardèche, né le 31 avril 1794 de François et Sophie Roger. « Son père, qui occupe un emploi supérieur dans l'administration des droits réunis, est estimé et très considéré; deux de ses fils, officiers, ont péri aux armées ». — 3e escadrons, 13e compagnie.

Darène de Lacroze Joseph-Frédéric, né à Ribérac le 1er avril de Bernard-Joseph. et Jeanne-Sophie Constantin. « Appartient à une famille marquante par le rang qu'elle a toujours occupé dans la société, Deux oncles, dont l'un président du tribunal civil de Ribérac, sont membres de collège. Deux autres oncles sont officiers dans la ligne. Est cousin issu de germain du général Morand ». — 3e escadron, 13e compagnie.

Dauriac Justin, né à Périgueux le 14 juillet 1794 de Jean-Baptiste et Marie Saulnier, « fils d'un négociant estimable et considéré. La branche aînée de cette famille a fourni plusieurs conseillers au ci-devant présidial de Périgueux ». — 2e escadron, 12e compagnie.

Debord Jean, né à Rouffignac le 26 juin 1793 d'Antoine et Louise Blondel. « Le père est mort juge de paix. Ses oncles maternels étaient gardes du corps du roi Louis XVI ». — 7e escadron, 7e compagnie.

Delage de Lombrière Jean, « d'une famille ancienne, estimée et très considérée dans le canton de Montpon ».

Demagne Pierre, né à Nailhac le 7 octobre 1789 de Pierre et Françoise Doneuve. Famille considérée par d'anciens services militaires et par une excellente et constante moralité. — 2e escadron; 12e compagnie.

Desbrousse ou Rey-Desbrousse François, né à Nailhac le 30 novembre 1789 de Martin et Anne Dubin. Bonne famille d'anciens bourgeois privilégiés, considérée. — 2e escadron, 12e compagnie.

Deschamps François-Louis, d'une bonne famille d'anciens bourgeois privilégiés. Le père est maire de sa commune.

Devianne-Dufraisse Joseph, né à Périgueux le 26 avril 1795 de Joseph et Marguerite Desbordes. « Son grand-père était conseiller au présidial de Tulle. Deux de ses oncles servaiènt l'un aux. Gendarmes et l'autre aux Gardes du corps du Roi. Famille toujours très considérée ». — 3e escadron, 13e compagnie.

Dubut François, né à Chatelerie, commune de St-Pierre-de-Côle le 12 janvier 1796 de Jean et de Paule Menesplier. Taille 1 m. 72. « Très apte. Famille jouissant d'une grande considération dans le canton ». 10e escadron, 10e compagnie.

Successivement garde du corps du Roi, capitaine au 32e de ligne et major du 74e, chevalier de la Légion d'honneur.

Dumas ou Ribadeau-Dumas Pierre, né à Nontron le 1er mai 1795 de Léonard et Anne Verneuil. « Famille d'anciens bourgeois privilégiés jouissant de l'estime publique et d'unegrande considération dans le canton de GrignoIs (7) ». — 8e escadron, 18e compagnie.

Dumourier de Jammes Jean-Félix-Edouard, né à Beaussac-et-Ladosse, le 19 décembre 1791 de Marc et Marguerite Fayard. Demeurant à Echourgnac. « Famille d'ancienne noblesse, peu riche, mais bien. alliée et très considérée. Le père officier d'infanterie avant 1789, émigré rentré, exerce avec zèle et dévouement les fonctions de maire de sa commune ». — 4e escadron, 4e compagnie..

Ecuyer Guillaume, né à Celles, le 13 février 1796 de Jean et Elisabeth Labonne. « Bonne famille d'anciens bourgeois privilégiés, jouissant de l'estime et de la considération publiques ». — 2e escadron, 2e compagnie.

Fargeot Michel-Philippe, né à Ribérac. le 14 février 1791 de Jacques et Thérèse Limousin. « Famille jouissant de beaucoup de considération. Le père est membre du collège électoral du département, le frère aîné est receveur particulier de l'arrondissement de Ribérac. L'oncle maternel, M. Limousin, a été honoré de deux législatures (8) ». — 7e escadron, 7e compagnie. Mort de fièvre à l'hôpital de Metz le 29 janvier 1814.

Froidefond de La Borde aîné Jean, né à Yélines le 13 septembre 1793 de Jean-François et Jeanne Verger. » — 3e escadron, 130 compagnie.

Froide fond de La Borde cadet Pierre, né à Vélines le 22 septembre 1795. 30 escadron, 130 compagnie. Sous-lieutenant au 90 chasseurs jusqu'en 1819.

« Très ancienne famille de noblesse militaire, qui, quoiqne pauvre, a conservé toute sa considération. Tous deux. ont les meilleures dispositions pour l'état où leurs ancêtres se sont illustrés ».

Cablanc Dureclus de Gageac Emile, né à Bordeaux en 1791, demeurant à Périgueux. « Famille d'ancienne noblesse distinguée dans les armes, justement estimée et considérée ». — 4e escadron, 4e compagnie.

Gerbeaud Jean-Paulin, né à Ribérac le 13 août 1796 de Guillaume et Anne Darene-Lacroze. « Famille distinguée et très considérée. Fils du président du tribunal civil de Ribérac ». — 5e escadron, 150 compagnie. Capitaine au 3e Léger.

Giory Jean, né à Celles le 4 février 1796 de Pierre et Marie Lusseaud. « Famille considérée. Compte parmi ses aieux plusieurs militaires distingués ». — 3e escadron, 13e compagnie. Mort à l'hôpital de Lunéville le 28 décembre 1813.

Gorsse Guillaume, né à Bézenac le 18 février 1796 de François et Marie. Raynal. « D'une famille considérée, qui compte plusieurs militaires distingués ». — 6e escadron, 16e compagnie.

Grenier François-Marc, né à Rochefort (Charente-Inférieure) le 1er mars 1785, demeurant à Périgueux (9). « Son père, ancien officier du régiment de La-Couronne, major de gendarmerie et chevalier de la Légion d'honneur, jouit d'une considération justement acquise par de longs et glorieux services militaires ». — 3e escadron, 13e compagnie.

Labrousse de Fontenilles Antoine, né à Cadouin le 13 septembre 1788 de Louis et Madeleine Giraud, domicilié à Paunat. « Famille pauvre mais estimée et considérée par d'anciens services militaires, descendant d'un homme d'armes anobli par Philippe-Auguste après la bataille de Bouvines (10) ». — 8e escadron, 8e compagnie.

Mort à l'hôpital de Tours le 23 mars 1814.

Laussinotte Mathieu, né à Saint-Pantaly d'Ans le 7 août 1785 de François et Madeleine Donève, « Bonne famille d'anciens bourgeois privilégiés. Le père a rempli constamment des places administratives ou judiciaires, estimé et considéré dans son canton ». — 2e escadron, 12e compagnie.

Lavergnee du Rocq Joachim, né à Trémolat le 30 octobre 1791 d'Antoine et Louise Girault. « D'une famille noble très estimée et considérée. Le père a exercé avec distinction des fonctions publiques ».

Bornet de Léger François-Hector, né à Neuvie le 10 janvier 1796, « Famille des. plus distinguées par un vrai mérite et par une suite d'aïeux marquant par leurs vertus et par les places qu'ils ont occupées ».

Lieutenant au 4e de Ligne, réformé pour blessures en 1825.

Maillard de Lafaye Philippe-Paul, né à Saint-Sulpice de Mareuil le 15 juillet 1794 de François et Julie-Rose Chamet. « Ancienne famille noble réunissant tous les genres de considération, surtout celle acquise par les services d'un grand nombre d'officiers ». — 3e escadron, 13e compagnie.

Mayaudon François, né à Terrasson le 7 novembre 1790 de Jacques et Marguerite Lacoste. « Famille distinguée et considérée par d'excellents services militaires, jouissant à juste titre de l'estime publique ». — 8e escadron, 8e compagnie.

Mérilhou de Verneuil Pierre; né à Cherveix le 7 octobre 1795, de Jean-Baptiste et de Marguerite Debès. « Le père et deux oncles étaient gardes du corps du Roi. » — 3e escadron, 13e compagnie.

Nebout de La Pixolie François-Louis, né à Limeyrat le 24 mars 1795 de Jean et Marguerite Cellerier. « D'une famille de bourgeois privilégiés. Le père, ancien officier au régiment Maréchal-de-Turenne, très estimé et considéré, exerce avec zèle les fonctions de maire ». — 3e escadron, 13e compagnie.

Passemard Jacques, né à Saint-Rabier le 24 février 1795 de Jacques et Marguerite Larivière. « Famille estimée et considérée. Le père a toujours exercé des fonctions publiques depuis 1790». — 7e escadron, 17e compagnie.

Pontou Jean, né à Domme le 20 décembre 1788 d'Antoine et Anne Folialeau. « Famille de négociants très riches et considérée ». — 5e escadron, 5e compagnie.

Pouchard Jean-Marc, né à Coulaures le 11 mars 1795 de Jean et Marie Deschamps. « Bonne famille bourgeoise estimée et.considérée dans son canton ». — 4e escadron, 4e compagnie..

Reynal Joseph, né à Cénac le 22 juin 1793 de Guillaume et Marie Laville. « Famille bourgeoise estimée et considérée». — 10e escadron, 20e compagnie.

De Ribeyreix ou Ribeyreys de Farges Jean-Francois-Isaac, né a Vanxains le 18 août 1788 d'Elie et Marie-Madeleine de Bonnefond. « Famille très pauvre, mais ayant conservé beaucoup de considération alliée aux meilleures familles du dévartement; a produit beaucoup de personnes qui se sont distinguée, dans la carrière des armes ». — 2e escadron, 12e compagnie.

De Salleton Julien-Joseph, né à Saint-Michel, commune de Cantillac le 29 novembre 1795, de François-Paul et Jeanne-Julie de Châtillon, « Très ancienne famille de noblesse militaire justement considérée. Depuis 1650 les aïeux, paternels et maternels de l'inscrit offrent une série d'officiers distingués dont plusieurs sont morts au champ d'honneur ». — 7e escadron, 17e compagnie. Brigadier le 2 août 1813, chevalier de la Légion d'honneur à dix-huit ans. Officier aux cuirassiers de la Garde royale.

De Saulnier du Plessac André-François-Benoit, de St-Félix de Mareuil. « Famille de noblesse militaire et considérée. Il y avait 'six frères officiers avant 1789 ».

Orfaure de Tantaloup Pierre, né à Ribérac le 10 juin 1793 de Raymond et Anne-Elisabeth Lamy. « Bonne famille de bourgeois privilégiés, bien alliée et considérée. Le père a été gendarme de la Garde du Roi un oncle chef d'escadron a été tué, il y a neuf ans, devant Gaëte ». — 3e escadron, 13e compagnie. Officier de dragons, retraité vers 1845.

De Tarde Joseph, né à La Roque-Gageac en 1795. Le père a été syndic de la marine pendant plus de 20 ans. « Famille ancienne justement considérée par ses vertus et les places qu'elle a occupées ». — 3e escadron, 138 compagnie.

Texier Louis, né à Sainte-Marie-de-Frugie en 1795. « Bonne famille estimée et considérée ».

En récapitulant les noms de la première liste, on trouve une trentaine de Gardes d'honneur qui descendaient de bourgeois anciens ou privilégiés et une quinzaine qui étaient issus de maisons nobles; les neuf autres jeunes gens étaient fils de commerçants, de. fonctionnaires ou de militaires. Tous appartenaient à des familles estimées et considérées du pays. Seuls, les noms de Delage de Lombrière, de Deschamps et de Saulnier du Pessac, inscrits par le préfet, n'ont pas été retrouvés sur les matricules du régiment.

Sur ces mêmes contrôles nous avons noté, à la date du 15 juillet 1813, dix autres incorporations qui concernent des Périgourdins :

Burgairolles Guillaume, de Thiviers, né à Narbonne le 29 septembre 1795 de Guillaume et Marie Peyrat. — 3e escadron, 13e compagnie.

Dupin Antoine, de Sainte-Croix, né à Saint-Saud le 29 avril 1794 de Charles et Marguerite Raymond. — 7e escadron, 7e compagnie.

Duverrier de Monfort Jean-Maurice, né à Pomport le 14 septembre 1795 de Jean et Eléonore Baubal.

Formel Jean, de La Roche-Chalais, né à Saint-Aigulin (Charente-Inférieure), le 19 décembre 1790 de Michel et Françoise Ruisselet. — 9e escadron, 9e compagnie.

Luguet-Desgranges Jean-Joseph, né à Douchapt le 22 août 1795 de Jean-Baptiste et Marie Labonne. — 4e escadron, 4e compagnie.

Mouru-Lacombe Jean, né au Fleix le 11 avril 1795 de Jean et Marie Colignan. — 3e escadron, 13e compagnie.

Pastoureau Louis-François-Alexandre, né à Javerlhac le 21 novembre 1795 de François et Marguerite Janaillac. — 4e escadron, 4e compagnie.

Rey-Lagarde Pierre, né au Bugue le 4 novembre 1782 de Jean et Marie Minard. — 10e escadron, 10e compagnie. Promu brigadier le 21 août.

Saint-Ours Georges, né au Verdon le 12 janvier 1795 de Pierre et Marthe Galina. 10e escadron, 10e compagnie.

Pichel Guillaume, né à Brantôme le 31 janvier 1793 de Guillaume et Jeanne Paris. — 3e escadron, 13e compagnie.

Le 23 juillet eurent lieu vingt-et-une nouvelles incorporarations de jeunes gens de la Dordogne :

Arlot de Saint-Saud Julien, né à Périgueux le 14 février 1788 de Louis et Marguerite de Fayolle. — 5e escadron, 5e compagnie.

Agard Jean, né à Savignac de Nontron le 7 mars 1788 de Pierre et Pétronille Martinot. — 10e escadron, 20e compagnie.

Alix-Dubousquet Etienne, né à Saint-André de Sarlat le 23 mai 1793 de Guillaume et Catherine Ampoulange. — 5e escadron, 5e compagnie.

Antignac-Boissière Jean, né au Bugue le 21 novembre 1790 d'Antoine et Jeanne Albucher.

Bourdet Louis, né à Sarlat le 23 mai 1794 de Jean et Pétronille Labrousse. — 5e escadron, 5e compagnie.

Champagnac-Leyraud Paul-Victor, né à Villars, canton de Bussière-Badil le 10 février 1795 de Louis et Valérie Roussy. — 5e escadron, 50 compagnie.

Deborde-Lalande Antoine, né à Saint-Cernin de Reilhac le 6 mars 1787 de Gabriel et Marie Fournier. 4.0 escadron, 4e compagnie.

Eyriaud-Béchemore Jacques, né à Javerlhac le 4 avril 1788 de François et Marie Jalanihac. — 5e escadron, 15e compagnie.

Gaussen Paul, né à Bergerac le 17 avril 1788 de Mathias et Julie Burette. — 10e escadron, 20e compagnie.

Grézel Jean-François-Xavier-Maurice, né à Sarlat le 18 août 1790 du capitaine Barthélemy-Joseph et Marie Debarry. — 5e escadron, 5e compagnie.

Labrousse Mandegou Pierre, né à Cazoulès le 30 mai 1793 de Pierre-Jacques et Madeleine Tarde. — 7e escadron, 17e compagnie.

Lajarte Jeoffre Raymond, né à Naillac le 20 novembre 1798 de François et Antoinette Pochet. — 7e escadron. 17e compagnie.

Humeau de la Martinie Charles, né à Bergerac le 5 juillet 1792 de Philippe et Jeanne Chanceaulme. — 5e escadron, 5e compagnie.

Laroche Babiard Pierre, né à Saint-Germain de Bf,,rgerac le 10 mai 1794 de Pierre et lllarguerite Charraux.

Lescure Jean-Etienne, né à Saint-Germain de Belvès le 30 mai 1790 de Xavier et Marie Lasure. — 10e escadron, 10e compagnie.

Macary Lagrelière Jean, né à Etouars le 8 juillet 1786 de Jean et Marie Boussarie. — 5e escadron, 15e compagnie.

Dubernad de Monmère Côme, né à Terrasson le 24 février 1795 de Dubernad et Marie Chalard. — 8e escadron, 8e compagnie.

Pohl Henry, de Saint-Georges de Monclar, né à Bordeaux le 1 er juin 1794 de Pierre et Marie-Aimée Tessa. — 5e escadron, 5e compagnie.

Record Jean, né à Sarlat le 24 décembre 1791 de François et Jeanne Pichmajou. — 5e escadron, 5e compagnie.

Teissière Bellecise Louis, né à Sarlande le 19 janvier 1789 de Gabriel et Marie-Rose Decoux. — 10e escadron, 2e compagnie.

Valeton Duroc Antoine, né à Saint-Georges de Monclar le 23 décembre 1795 de Hélie et Marguerite Chanaud. — 7e escadron, 20e compagnie.

Une vingtaine de Gardes d'honneur périgourdins furent encore immatriculés le 29 juillet. En voici les noms :

Villac de Beauroyre Charles, né à Segonzac (Corrèze) le 22 juillet 1791 de Jean-Marc et Suzanne de Calvimont, de Tayac. Promu brigadier le 20 août 1813.

Béchaud François, né à Saint-Martial d'Artenset le 9 août 1794 de François et Anne Teyssandier.

Bertrand de Faugerolas Jean, né à Génis le 13 avril 1794 d'Antoine et Catherine Lacoste.

Bordas Pierre, né à Champagne-Fontaines le 21 février 1795 de Pierre et liarguerite Rousseau.

Cavailler Antoine-Paul, de Bourdellière, né à Paris le 22 avril 1796.

Chadourne dit Beysselance Jean, né à Saint-Martin des Combes le 6 juin 1794 d'Antoine et Marie Cailloux. — 5e escadron, 15e compagnie.

Delarte de Beauchamps Jean, né à Molières le 18 avril 1?94 de Jean et Julienne Dorlit, demeurant à Pontours. — 5e escadron, 15e compagnie.

Dufaure de Montmirail Pierre, né à Beaumont le 30 mai 1796 de Pierre et Catherine Franc, petit-fils et neveu de Gardes du corps du Roi. — 4e escadron, 4e compagnie.

Plus tard maréchal des logis au 3e cuirassiers de la Garde royale (1821) et sous-lieutenant au 12e dragons (1830 à 1837).

Dutard Jean, né au Bugue le 1er septembre 1795 de Mathieu et Madeleine Rey. — 7e escadron, 7e compagnie.

Feriol Giraud, né à Saint-Amand de Belvès le 15 juin 1796 de Jean et Thérèse d'Epignol. 58 escadron, 156 compagnie.

Fompeyre Chevalier Eymeric-Jean, né à Douzillac le 4 avril 1794 d'Antoine et Marie Garrau.

De Grailly François, né à Saint-Remy le 23 décembre 1793 de Pierre et Marie Gregnier.

Guillemot François, né à. Festalemps le 5 décembre 1784 de Léonard et Marguerite Courcelle. — 5e escadron, 15e compagnie.

Labat de Bira dit Lombrière Jean-Hippolyte, né à Manzac le ler février 1796 de Jérôme et Marguerite-Thérèse Massoubié. — 5e escadron, 15e compagnie.

Labonne-Laroche Pierre, né à Tocane le 8 février 1796 d'Antoine et GabrielÏe Desgentils. — 6e escadron, 16e compagnie.

Poumeau Jean, né à Bergerac le 30 janvier 1794 d'Isaac et Marie Mestre. — 5e escadron, 15e compagnie.

Simon Guillaume, né à Saint-Germain du Salembre le 7 juin 1790 de Pierre et Pétronille Lavignac. — 5e escadron, 15e compagnie.

De Royère Jean-Marc, né à Saint-Antoine-de-Chignac le 2 juillet 1795 de Jean et Elisabetb Marquessac. — 10e escadron, 10e compagnie.

Verneuil d'Artensec Claude-Raphaël, né à Creyssensac le 14 octobre 1789 de Léonàrd-François et Françoise de Montolon. — 5e escadron, 15e compagnie.

Durieux ou Du Rieu de Marsaguet Josepb-Charles, né à Coursac le 1er janvier 1785 de François et Claude-Claire Doeneract. — 10e escadron, 20e compagnie.

D'avril à juillet, les Gardes d'honneur du département reçurent à Périgueux les premiers éléments d'instruction militaire. Le préfet avait choisi pour instructeur un sous -lieutenant de cavalerie en retraite, M. Fargeot, de Saint-Apre (11).

Les Périgourdins firent bientôt comme leurs collègues des autres départements une fois enrégimentés, tous ces jeunes hommes prirent l'esprit militaire au plus haut degré de perfection (12).

Rassemblés à Tours, les Gardes du 3e régiment, venus d'un peu partout, furent les uns casernés, d'autres logés chez l'habitant, d'autres enfin cantonnés, de l'autre côté de la Loire, à l'abbaye de Marmoutiers, sous le haut commandement de leur colonel, qui était le général Philippe de Ségur (13). Bien instruits et entraînés durant plusieurs mois, ils étonnèrent à maintes reprises, par la précision et la rapidité de leurs manœuvres et exercices, les vieux régiments qui passaient à Tours, rappelés de la péninsule espagnole par la guerre d'Allemagne. A la fin de 1813, le 3e Gardes d'honneur partit, à son tour, pour le Rhin, aux avant-postes de Fort-Vauban à Germersheim, où il débuta par un hiver rigoureux, et avec le typhus. Les Périgourdins se distinguèrent dans de nombreuses affaires. Rapportons simplement quelques-unes de leurs prouesses.

Lors du blocus de Landau, pendant une sortie, le garde Orfaure charge sur quatre cosaques et, en compagnie d'un sousofficier de cuirassiers, fait face à une douzaine d'ennemis pour défendre un camarade qui s'est cassé la cuisse dans une chute. A la bataille de Hanau, Hippolyte de Saint-Aulaire est blessé avec Froidefond cadet-- il est démonté et fait prison= nier, mais s'échappe et rejoint son corps. A Brienne, BornetLéger reçoit une blessure qui lui vaut à dix-huit ans la croix d'honneur.

A Reims surtout, le 13 mars 1814, les Gardes d'honneur firent une charge superbe et folle sur les dragons russes et rien ne résista à leur valeur héroïque huit canons furent enlevés les Gardes acharnés à la poursuite dépassèrent les fuyards dans le faubourg de Vesle et se trouvèrent pris entre deux feux (14). Ils. subirent de grosses pertes. Le colonel-major de Belmont Briançon. fut mortellement frappé Ségur fut blessé ainsi que Saint-Aulaire, Salleton, Rey-Desbrousse qui, ayant eu son cheval tué sous lui et atteint lui-même, de dix coups de baïonnette, ne pouvait plus se défendre (15). De même Aumassip, cité parmi les chargeurs héroïques, blessé comme il l'avait été à Wassy et devait l'être encore à Arcis. Aussi Napoléon se plut à citer dans le bulletin de la journée les Gardes du 8e régiment qui, dit-il, s'étaient couverts de gloire.

Les Gardes d'honneur de 1813-14 ont mérité les hommages, les éloges et l'admiration que le Gouvernement de la défense nationale devait donner à nos petits Mobiles de 1870-71, cités à l'Ordre pour leur conduite à Coulmiers. La Dordogne a le devoir de se rappeler ses Gardes d'honneur d'il y a un siècle, le patriotique effort de ces jeunes gens, leurs vertus militaires, leur abnégation, leur vaillance et leur dévouement.

Elle a le droit aussi de s'en montrer fière.

Notes :

1. Une Garde d'honneur existait déjà dans la Dordogne. Elle comptait au mois de novembre 1805 sept inscrits de 16 à 20 ans, auxquels d'autres noms furent ajoutés par la suite. Cf. d'Hauterive, La Police sous le Premier Empire, Il, nrs 512, 582, 577, 716.

2. Lt Bucquoy, Les Gardes d'honneur, p. 210.

3. Bull. de la Soc. hist. du Périgord, 1912, p. 55.

4. Dr Poumiès de la Siboutie : Souvenirs d'un médecin de Paris, p. 69-70.

5. Arch. nat., F1(c) III, 11. Rapport publié par M. Robert Villepelet dans le Bull. de la Soc. hist. du Périgord, 1911, p. 206. — Les Archives départmentales ne possèdent sur la formation des Gardes d'honneur aucun document dans la série militaire ni dans la série M. On trouve seulement dans le Recueil des actes de la préfecture les instructions du préfet baron Maurice, du 15 avril 1813, données aux maires des communes à la suite du décret mais aucun nom n'y figurer.

6. Cavaliers de Napoléon, p. 126.

7. Actuellement canton de Saint-Astier.

8. Jean Limousin, avocat, député et sous-préfet, né à Ribérac en 1751.

9. Il fut habillé, équipé et monté aux frais de la Légion d'honneur (1200 fr. le 10 mai et supplément de 200 fr. le 26 aoùt).

10. Les milices de Périgord se distinguèrent à Bouvines où le sire de Mareuil fit prisonnier Ferrand comte de Flandre le 12 mars 1214.

11. Jean Fargeot aîné (177-1846), hussard au 1er régiment en 1794, brigadier en 1800, maréchal des logis en 1802, sous-lioutenant en 1806 et chevalier de la Légion d'honneur en 1807, fut retraité en 1810, pour blessures reçues en PortugaI. Dans toutes les circonstances il avait été un exemple de bonne conduite, de bravoure audacieuse et de subordination parfaite. Il avait emporté les regrets et l'estime de tout son régiment.

12. Mémoires du duc de Rovigo, VI, 76.

13. Philippe-Paul de Ségur, né et mort à Paris (1780-1873), aide de camp de l'Empereur, membre de l'Académie française en 1830, fils du grand maître des cérémonies de Napoléon et pelit-fils du maréchal ministre de Louis XVI, appartenait à une branche de cette maison établie depuis longtemps en Périgord.

14. A Dry : Reims en 1814, p. 212

15. Général comte de Ségur : Du Rhin à Fontainebleau, p. 366, 370.

Source : La Dordogne militaire, de Joseph Durieux.