Nous avons le procès-verbal de la nomination du Comité de Bussière-Badil, en Nontronnais, y compris la liste des gardes nationaux enrégimentés sous son autorité : « L'an mil sept cent quatre-vingt-neuf et le vingt-septième du mois de septembre, à l'issue de la messe paroissiale, après avoir fait sonner la cloche, comme il est d'usage, nous Citoyens du bourg de Bussière-Badil, de tous rangs et de tous états assemblés sans distinction de préséance, au devant de la principale porte de l'église dudit lieu, en conformité de la déclaration du Roy du 14 aoust dernier, de l'arrêté de l'Assemblée nationale dudit même mois et de la proclamation de Messieurs du Conseil de la Ville de Périgueux, tous quoy nous (a) été dûement annoncé et expliqué par trois dimanches consécutifs au prône de la messe paroissiale, délibérant sur le tout avons cru que tous les moyens les plus sûrs et les plus efficaces pour procurer le bien public est l'établissement d'un comité composé de dix personnes de la communauté : d'un président et quatre conseillers pris dans la classe des bourgeois, deux dans celle des artisans, deux dans celle des laboureurs, et un secrétaire, à l'élection desquels avons procédé à la pluralité des voix, les quelles recueillies et contées se sont trouvées en faveur de Messieurs Jalaniat, curé, président ; de Fuyas, vice-président ; Bernard de Lajartre, conseiller; Thomas Bernard, salpêtrier, conseiller; Léonard Duclaud; Labruinas, tailleur; Antoine Goteron, serrurier; Grenaudie, laboureur; Fargeas, laboureur; Fargeas, de Ricasson, laboureur; Gotteron, secrétaire, aux quels nous avons donné tous les pouvoirs nécessaires pour faciliter la subsistance de la classe indigente des habitants, pour maintenir bon ordre et veiller à la sûreté publique, et en un mot faire le bien de tous, ce qu'ils ont accepté, et nous ont promis, sous la foy du serment, s'en acquitter fidèlement et avec zèle, en témoignage de quoy ils ont signé avec plusieurs des électeurs qui ont su, et les autres ayant déclaré avec ledit Antoine Gotteron, conseiller, ne savoir. » — (Aux signatures des conseillers, s'ajoutent celles des officiers de la garde nationale : Lhote, chevalier de Saint-Louis, commandant de la milice ; Maffrand, capitaine ; Saint-Sauveur ; de Leinard, capitaine de la milice ; Lajamme de Belleville, puis les soldats et d'autres citoyens.)

Source : Études historiques sur la révolution en Périgord, de Georges Bussière.