Le 3 novembre 1625, sur le consentement de Mgr Raimond de la Marthonie, évêque de Limoges et à la demande des habitants s'établissent à Nontron les religieuses de Sainte Claire, dépendant de l'ordre et de la juridiction des Frères Mineurs de St François. Elles utiliseront pour leur couvent d'anciennes constructions hâtivement réparées — emplacement Ecole supérieure, au nord de la ville et le faubourg des Oliers deviendra la rue des Religieuses ; elles entreprennent d'élever une chapelle accompagnée d'une sacristie, d'un parloir, et comptent s'agrandir sur le pré qui leur a été cédé par contrat devant Lenoble et Lapouge, notaires. Elles sont au nombre de dix-huit religieuses de chœur, deux sœurs layes et deux novices. Elles ont apporté « une doct » ; la sœur de Ratinos (Ratineau), la sœur Jane de Rios (Eyriaud), la sœur Françoise de Labrousse... Nous voyons dans les prises d'habit ou entrées au noviciat les sœurs du Boucheron, de Monsalard, de la Grange, de Bort, Vidal de Lavergne, de Védrenne, de Bermondet, Dayquem de Saint-Alexis, de Pastoureau, Vieillemard, Larret de Grand-Pré, de Fargeot, de Lubersac... Anticipons. Voici les premières lignes d'un acte notarié : « Au parloir des Dames religieuses de l'ordre de Sainte Claire de la ville de Nontron, cejourduy, quinzième Octobre 1656, avant midy, ont este présents messire François de Conan, escuyer, seigneur de Connezat, la Bouchardière et autres places, et dame Marie du Chastain, son espouse, habitant son château de Connezat, paroisse du dict lieu, es Perigort, et Marguerite de Conan, demoiselle, leur fille naturelle et légitime, laquelle Marguerite, en présence des dicts seigneur et dame de Connezat, ses père et mère, parlant à dame Lageard, abbesse ; Jeanne de Monsalars, mère vicaire ; Marguerite de Labrousse, mère antienne ; Anne de Labreuilhe, Françoise Pastoureau, Anne de la Chatardyt, et Gabrielle de Bermondet, sœurs et mères discrètes, assistées de Jehan Rastineau, sieur de Moissac, leur syndiq apostolique, leur a dit et remontre qu'elle a lintention de se rendre religieuse au dict monastère soubs le bon plaisir de ses dicts père et mère, requerant que les dictes dames la y vouloir recepvoir... etc. » Marguerite de Conan deviendra « Sœur du Sauveur ». Les religieuses tenaient un pensionnat de jeunes filles appartenant à la noblesse et à la haute bourgeoisie. Le prix de la pension était de cent livres. On recevait aussi des dames de haut lignage ; la présidente d'Aguesseau s'était retirée à Sainte-Claire, versant une pension de 145 livres. Deux métairies furent achetées : La Cote et La Bucherie.

(Nontron dans l'Histoire)