I. — Pierre, aliàs Perrin, de La Croix, écuyer, seigneur de Mitounias, deuxième fils de Pirotin de La Croix, seigneur de La Croix en Nivernais.

Il servit sous le seigneur de Mareuil, et dut, pour cette raison, se fixer à Mareuil où il testa le II mai 1514 devant Puyrénier, notaire. Dans cet acte il nomme son père, de la succession duquel, dit-il, il n'eut rien, sa femme Marguerite Pécon, damoiselle (qui vivait encore en 1530), et son fils unique, qui suit. (Arch. du Chatelard et Maintenue de 1698).

II. — Micheau de La Croix, écuyer, seigneur du Claud et de Mitounias.

Il épousa Louise Martin, damoiselle, proche parente d'Hélie Martin, écuyer, sieur de Claupère, demeurant à la Tour-Blanche, qui fut, en 1570, curateur des fils d'Arnaud de La Croix (1). Louise Martin, étant veuve, testa le 15 juillet 1530 (2) devant Martin not. et greffier, instituant son fils unique qui suit, (Original aux Arch. du Chatellard).

III. — Arnaud de La Croix, écuyer, seigneur de Mitounias et de Jovelle.

Il s'unit à Mareuil le 3 janvier 1539, par articles reçus Petit et Coustures, not., à Claire Mercier, fille de Pierre Mercier (3) et d'Honorette Rousseau, (Arch du Chatelard). Claire eut 8,000 livres de dot (jolie somme pour l'époque) et le fief de Jovelle ; elle hérita postérieurement de grands biens.

Arnaud figure au ban de la noblesse d'Angoumois en 1549 (Jouan) ; il fit un testament mutuel avec sa femme devant Grelière, not. roy., à Mareuil, le 2o septembre 1556, insinué à Périgueux le 12 novembre suivant, (Original aux Arch. du Chatellard).

Le 14 août 1570, Carrier et Geslard, not., reçurent un nouveau testament d'Arnaud « en son hostel noble de Jovelle ou du Chaslard. » (Arch. du Chatelard, où il est en triple expédition).

Ils eurent comme enfants :

1. Jean, qui suit.

2. Autre Jean, sgr de Douzac, auteur de la branche de la Jarte et de Tougnan.

3. Pierre, qui a formé la branche de Jovelle.

4. Marguerite, mariée avant 1556 avec Me Jean de la Place, qualifié seulement de juge de Montréal dans le testament de son beau-père, mais il est qualifié d'écuyer et de seigneur de Puyguérault en Saint-Cybard, dans un acte de cession du 8 juin 1571, par lequel sa femme cède à ses frères la part qui lui revient « avec droitz, actions, propriétés soyt de chasteau, chastellanyes, terres et juridictions des Combes, la Dausse, Saint-Sulpice, avec cens, rentes, devoirs seigneuriaux...» dans la succession des Mercier, (Arch. dép. de la Gironde, E, 252, n° 5, Duvilla, not.).

5. Françoise, mariée après 1556 avec Jean de Vars, écuyer, seigneur de Vauzelle, de la paroisse de Nanteuil-de-Bourzac. Elle testa le 18 septembre 160Seigneurs du Repaire (Périgord) (1491-1793)5, (Arch. déb. de la Dordogne, Insinuations). Elle mourut et fut enterrée à Bourg-des-Maisons en 1605, (Reg. par. de B.-des-Maisons).

6. Norette (Honorette). Elle passa contrat de mariage le 22 mai 1564 avec Dauphin de Maillard, écuyer, sgr de la Vocarie, fils de Jean de Maillard, écuyer, sgr de Lafaye et de la Vocarie, et de Marguerite de Roisson, (Arch. de la Combe). Elle testa le 15 décembre 1591, aliàs 1593.

7. Antoinette, ou Tonie, mariée après 1556. Peut-être est-elle l'Antoinette mariée avec François de Vaux, sgr de Tranchard et des Ecuyers. Elle aurait embrassé la Réforme, et vivait encore en 1602, date du mariage de son fils, Marc de Vaux, avec Renée Dorin, (Arch. dép. de la Dordogne, Insinuations). Lequel Marc ou Marquis assista comme proche parent au contrat de mariage la Croix et Morel.

IV. — Jean de La Croix, écuyer, d'abord co-seigneur de Jovelle, puis, après le partage de 1573, seigneur de Mitounias, d'Eygounias et du « repaire noble de Longue-Rouchette, austrement appellé Chasteau-Rompu », qui, par la suite, fut simplement dénommé le Repaire.

En effet, le 8 juin 1573, il y eut un partage entre Jean de La Croix et ses frères, à la suite d'un long procès. Jusqu'alors Pierre, le plus jeune d'entre eux, avait joui de Mitounias, alors que ses aînés possédaient par indivis Jovelle et Douzac ; il eut en partage Jovelle et la métairie de La Croix ; Jean, le cadet, eut pour sa part la grande maison de Mareuil, plusieurs métairies, dont celle de Douzac, de Lespinasse et des Colombières, la terre et le pré nobles du Claud, puis des biens dans Saint-Priest-de-Mareuil. Jean, l'aîné, eut, outre Mitounias et Eygounias, les métairies de Ramonche, du Paul, de Naine, du Mas, des biens à l'Etang, la moitié de l'étang de SaintPardoux et une maison à Mareuil, (Arch. du Chatelard.)

En 1593, Jean de La Croix transigea avec sa sœur Norette : il acquit conjointement avec ses frères pour 1100 livres la part de sa sœur Marguerite sur les châtellenies de la Dausse, des Combes, etc., comme on l'a vu plus haut.

Il se maria deux fois : 1° avec Catherine Amblard. (Bau rein donne la date du 14 juillet 1572 au contrat, mais ce doit être une erreur puisque Florence, fille de Jean, naquit avant 1570 et que sa sœur se maria en 1577). 2° le 27 mai 1578, contrat retenu Mauge not., avec Louise Dumas, damoiselle, qui testa le 21, aliàs 24, octobre 1626, (Maintenue de 1698). Son mari était mort dès 1604, laissant du premier lit :

1. Pierre, qui continue la postérité.

2. Marguerite, mariée par contrat du 8 janvier 1577, avec Hélie de Saint-1ngel, sieur de la Bredde, avocat, fils de Jean de Saint-Angel, écuyer, sieur de la Vorie, conseiller au parlement de Bordeaux et de Jeanne de Valbrune, (Nobil. de Guyenne, I, 382).

3. Florence. Elle est nommée au testament de son père et est légataire de son aïeul pour 1,000 livres tournois. On peut l'identifier avec Florence de La Croix unie avant 1596 à Pierre Pastoureau, probablement fils de Thibault Pastoureau, sieur de la Grange, et de Marguerite de La Brousse, (Bull. Soc. archéol. du Périgord, XV, 259). Florence testa devant Lenoble, not., le 26 octobre 1607, (Arch. dép. de la Dordogne, Insinuations).

V. — Pierre de La Croix, écuyer, seigneur du Repaire de Longue-Rouchette.

Par contrat filiatif du 24 janvier 1604, reçu à la Chébaudie, paroisse de Palluau, en Angoumois, par Chabaud, not., et insinué à Périgueux le 5 mai suivant, Pierre de La Croix épousa Madeleine de Morel fille de noble Théophile de Morel, sgr de la Chébaudie et de Marie Régnault (4), (Arch. dép. de la Dordogne, Insinuations.) Il testa devant Defrance, not. roy., le 8, aliàs 28, septembre 1640, (Ms. Baurein, et Maintenue de 1698). Je ne lui connais comme enfant que le suivant :

VI. — Pierre de La Croix, écuyer, sieur de Boistel du vivant de son père, puis du Repaire et d'Eygounias.

Bosroyon, not., reçut le 13 août 1645 son contrat de mariage avec Anne Roux, damoiselle (Maintenue de 1698), fille de Gabriel Roux, écuyer, sieur des Combes, et de Jeanne de Talleyrand, (Nouveau d'Hozier, 294, f. 101). Assigné à Périgueux, lors de la Recherche de 1666-71 des usurpateurs de noblesse, il obtint un jugement de maintenue avec son fils Gabriel. (Voir plus loin).

Pierre de La Croix mourut au commencement de janvier 1667, le 12 de ce mois sa veuve fit procéder à l'inventaire de sa fortune, (Original aux Arch. de la Valouie) ; elle fut enterrée à Mareuil le 12 août 1684, (Reg. par. de Mareuil), laissant :

1. Gabriel, qui continue.

2. Autre Gabriel, auteur de la branche de Besne.

3. Claire, mariée par contrat du 28 février 1685, retenu Farges not., à Hélie Montet, sieur de Lambertie, (Minutes de Farges, not. à Gouts). Elle alla demeurer à Saint-Paul-Laroche.

4. Suzanne. Elle habitait Corgnac le 24 juin 1697, date d'une transaction avec son frère Gabriel l'aîné, (Minutes de Farges).

VII. — Gabriel de La Croix, écuyer, Seigneur du Repaire et d'Eygounias. Il demeurait à Bouilhaguet en 1697 ; (voir ce nom dans la liste des seigneuries).

Il épousa (bien jeune à en juger par le contrat de mariage de son père, qui put, il est vrai, le passer post nuptias, de même que lui, ante nuptias), par contrat reçu Joly not. le 7 novembre 1661, Marie de Pindray, demoiselle des Granges (5). Le contrat fut insinué à Périgueux le 8 janvier 1662, (Arch. dép. de la Dordogne, Insinuations).

Il produisit, lors de la première Réformation, avec son père devant Montozon, subdélégué de l'Intendant à Périgueux, les 28 décembre 1666 et 1er janvier 1667. Il en obtint décharge (Jouan). Il fut également maintenu dans sa noblesse le 10 mai 1704, lors de la seconde Réformation, (Arch. dép. de la Gironde, Cour des Aides, liasse : Noblesse).

Marie de Pindray testa le 27 novembre 1687. Enfants :

1. Pierre, qui suit.

2. François, nommé au contrat de mariage de son frère et de sa sœur; c'est probablement celui qui, lieutenant d'une compagnie d'invalides, mourut à 38 ans le 13 juillet 1723 et fut inhumé à Dournazac.

3. Philibert, écuyer, sieur de Fayolles, et Vitrat, nommé dans les mêmes contrats. Il naquit vers 1685, étant dit âgé de 60 ans dans son acte de décès survenu le 30 mars 1745 à Vitrat (6). Il avait épousé dans l'église de Dournazac, le 17 janvier 1711, Marie de Laumonerie ou de La Monerie, du village de Lastérie; elle décéda âgée de 50 ans le 25 septembre 1748, ayant eu :

A. Jean, écuyer, sieur de Vitrat et Fayolles, né le 24 juin 1714 et mort noyé le 8 janvier 1761. Il avait épousé à Marval le 10 juin 1748 Anne-Madeleine-Françoise de Châteauneuf, fille des feus Emmanuel de Châteauneuf, écuyer, sgr du Chalard, et Aimée de David de Lastours. Madeleine de Châteauneuf décéda à Vitrat le 26 juin 1771, ayant eu :

a. Jean-Louis, né le 20 décembre 1750, vivant encore en 1786.

b. Emmanuel, baptisé le 6 décembre 1751.

c. et d. Marie et autre Marie, décédées en bas-âge.

e. Madeleine, née en décembre 1754.

f. Charles, né le 21 octobre 1757.

g. François, né le 19 avril 1759.

h. Marguerite, née posthume en avril 1761.

B. Pierre, né le 11 mai 1718.

C. Marie, née le 20 juin 1723.

4. Isabeau. Son mariage fut célébré en l'église de Gouts, le 2 août 1700, avec Jean de Monsalar, sieur de la Foucaudie, fils de François de Monsalar et de Françoise Faydi, (Reg. par. de Gouts).

5. et 6. Deux autres filles, citées, mais non prénommées, dans le contrat de mariage de leur frère Pierre. L'une d'elles pourrait très bien être Suzanne de La Croix, dame de La Brousse, qui fut, en 1718, marraine d'une fille de Pierre qui suit.

VIII. — Pierre de La Croix, écuyer, seigneur du Repaire et de Bouilhaguet, capitaine au régiment de Ruffec.

Il épousa Catherine Faucher, demoiselle du Mazat, fille de feu François Faucher, écuyer, seigneur de Versac, et de Clauzurou, et de Jeanne Régnault (7). Le contrat fut passé au château de Clauzurou, paroisse de Champagne, par Farges, not., le 29 janvier 1706 ; la dot était de 7.200 livres, (Arch. dép. de la Gironde, Cour des Aides, liasse : Noblesse.) Le mariage religieux fut bénit à Gouts le 6 février suivant.

Pierre de La Croix mourut avant 1737 ayant été père de :

1. Pierre, qui suit.

2. Jean-Marius, né en septembre 1708 (8).

3. Jean-François, né et mort en 1712.

4. Louis, baptisé le 21 septembre 1713.

5. Jean, écuyer, sieur de Bouilhaguet, décédé à Gouts le 5 septembre 1760, âgé de 48 ans dit par erreur l'acte de décès : il peut être le même que Jean-Marius ci-dessus.

6. Claire-Thérèse, née le 1er juin 1714.

7. Gabriel, écuyer, co-seigneur du Repaire. Il naquit le 1er août 1715. Il habita quelques années Angoulême avec sa femme Marie-Anne de La Coufrette, (Arch. dép. de la Charente, E, minutes de 1763 de Jehan not. à Angoulême.) Je n'ai pu avoir sur lui d'autres détails; l'ancien Etat-civil d'Angoulême ne donne rien.

8. Jean, baptisé le 8 février 1717, religieux de l'ordre de Saint-François (Cordeliers).

9. Suzanne, tenue sur les fonts baptismaux le 6 avril 1718 par Philibert de La Croix de Fayolles, et Suzanne de La Croix, dame de Labrousse.

10. Marie, baptisée le 9 avril 1720.

11. Autre Marie, née en 1721.

12. Barbe, née le 1er juillet 1723. Une des filles fut religieuse à Fontaines.

IX. — Pierre-Jean de La Croix, écuyer, seigneur du Repaire, de Bouilhaguet, d’Eygonias.

Par contrat du 30 décembre 1737, retenu par Pichon aîné not. roy. à Mareuil, il épousa Marie de Beaupoil de Saint-Aulaire, fille d’Etienne de Beaupoil, chevalier, sgr de Farges, et de Jeanne de Labrousse (9), (Cour des Aides, ut suprà).

M. du Repaire mourut avant 1752. Enfants :

1. Gabriel, qui suit.

2. Etienne, né en 1739 et mort en 1752, (Reg. par. de Gouts).

3. Marie-Madeleine, née le 17 mai 1741. Elle se maria avec Nicolas Roux, chevalier, seigneur de Romain, fils de Nicolas Roux, chevalier, sgr de Vigneras, et de feue Marie de Campniac, demeurant à Pombeau, à Saint-Front-la-Rivière. Le contrat fut signé en présence de Pindray, not. roy., le 4 août 1762 « au repaire noble de Devoux autrement Bouillaguet » (Carrés de d'Horier, 556, f. 178); le mariage religieux eut lieu à Gouts le 6 septembre suivant.

4. Jeanne, née le 31 mars 1743.

5. Barbe, née le 12 février 1746. Elle, ou sa tante Barbe de La Croix, fut religieuse hospitalière à l'Hôpital Saint-Louis, à Angoulême.

6. Peut-être Madeleine de La Croix du Repaire, mariée religieusement à Fontaines, le 16 juin 1770, avec messire Alexandre de La Faye, seigneur du Repaire, de la paroisse de Bourdeille, (Reg. par. de Fontaines).

X. — Gabriel de La Croix, écuyer, seigneur du Repaire de Bouilhaguet, etc.

Né le 29 septembre 1744, il fut baptisé le 8 octobre suivant. Dans le contrat de mariage de sa sœur il est dit lieutenant au régiment de Chartres. Il aurait été chevalier de Saint-Louis.

Il épousa par contrat de mariage du 5 octobre 1766, Anne-Marie de Villoutreys, fille de Jean-Alexandre de Villoutreys, chevalier, seigneur de la Meynardie, Ste-Marie-de-Frugie, et de Blaise de Ribeyreix (Arch. dép. de la Gironde, B, 1596); Anne-Marie mourut avant 1780, (Ms. Baurein).

M. du Repaire vota en personne en 1789 à Périgueux pour les Etats-Généraux.

Il figure à bon droit sur la liste des émigrés de la Dordogne, car il partit d'abord pour l'étranger; mais il revint en France et prit du service dans les armées vendéennes et fut membre du conseil supérieur de l'armée royale. « M. de La Croix, dit la marquise de La Rochejaquelein dans ses Mémoires, d'abord émigré, était très brave et très bon homme, plein de zèle, sans nulle ambition. » Fait prisonnier, il dissimula son vrai nom sous celui de Nicolas Barlet, mais il fut dénoncé comme officier par des volontaires de son armée, qui espéraient obtenir leur grâce par cette lâcheté et n'en furent pas moins fusillés. Il fut condamné le 21 décembre 1793 et exécuté à Nantes, où son jugement le nomme « Lacroix Durepaire, Gabriel, né en Dordogne, ci-devant émigré et militaire. » (Mémoires..... La Rochejaquelein et La Justice révolutionnaire à Nantes, Lallié).

1. Marie, née le 17 sept. 1771, (Reg. par. de Gouts.)

2. Autre Marie, née le 2 décembre 1772, (Id.)

3. Anne-Marie, née le 2 février 1774. Avec sa sœur Anne elle fut reçue chanoinesse de Saint-Antoine-de-Viennois (Ordre de Malte), sur preuves de seize quartiers de noblesse, (Annuaire de la Noblesse, 1869, p. 371).

4. Marie-Madeleine, née le 15 août 1775.

5. Anne, née le 11 mars 1777.

Ainsi finit la branche aînée des la Croix du Périgord. M. du Repaire, figurant sur la liste des émigrés, ses biens furent vendus nationalement, ses papiers brûlés; Bouilhaguet, où il habitait, passa en diverses mains et est, de nos jours, à M. Térère. Malgré d'actives recherches mon ami X. de Monteil et moi nous n'avons pu découvrir ce que sont devenues la dernière dame du Repaire et ses cinq filles.

Notes :

(1) Ces Martin étaient de la même famille que les Martin, sgrs de la Faurie, près de la Tour-Blanche, branche des Martin de Châteauroy, qui portaient : d'ailer à deux fasces d'or.

(2) La maintenue de 1698 dit par erreur : 1550.

(3) Pierre Mercier, riche marchand, n'est qualifié dans cet acte que d'honorable homme : ce n'est qu'après sa mort, dans le partage de 1573, qu'on le décore des titres d'écuyer et de seigneur de Léguilhac. Ses fils Jean et François Mercier, frères de Claire, qualifiés d'écuyers et de seigneurs des Combes et de Lavergne, laissèrent une partie de leur fortune à leurs neveux de La Croix. Les fortunes territoriales des familles de Fayard et de Maillard, viennent en partie d'alliances contractées vers les mêmes époques avec ces Mercier.

(4) Les Morel, en Angoumois, Saintonge et Périgord portaient : d'argent, à une aigle de sable en bande, écartelé d'or à fleurs de lys de sable (Dossiers bleus). La filiation remonte à Ithier de Morel vivant en 1365. J’espère donner, dans la suite, un essai généalogique sur Cette famille qui posséda des fiefs le long de la Lizonne et de la Dronne, et que l'on dit encore représentée en Belgique.

(5) Je n'ai pu trouver la filiation de Marie de Pindray qui devait appartenir, vu le voisinage, aux Pindray, seigneurs d'Ambelle, Maraffy, etc., portant : D'argent au sautoir de gueules.

(6). Ce qui concerne Philibert et sa descendance est donné d'après le Nobiliaire du Limousin, par Nadaud, III, 19 et 413.

(7) La famille Faucher, dont le trop célèbre Magny a donné une généalogie inexacte dans son Livre d'Or, a pour auteur un avocat du Roi au présidial de Périgueux, dont le fils, Isaac, fut anobli par lettres patentes d'octobre 1594 et de juillet 1595, (Arch. dép. de la Gironde, C. 3803). Les armes de cette famille sont : d'airer à un faucheux (sauterelle) d'or.

(8) Cette date de naissance et les suivantes Proviennent des registres paroissiaux de Gouts.

(9) Cette branche des Beaupoil, très peu connue, descend des seigneurs de Théliac, issus eux-mêmes de la branche de Brie. Elle vint en Périgord à la suite de diverses alliances; Farges, paroisse de Vanxains lui arriva par un mariage avec les Joumard, en 1676, et en sortit par un autre avec les Ribeyreix en 1750. Elle était encore représentée dans la Double à la fin du siècle dernier. Armes : De gueules à 3 coufles de chiens d'argent, liés d'azur.

Source : Généalogies Périgourdines, de Aymar de Saint-Saud.