La Loge de Nontron

A Nontron, une première Loge, l'Avenir de Nontron, avait été fondée en 1869 par treize frères parmi lesquels Antoine Debidour, le sénateur Alcide Dusolier, les frères Jean et Emile Millet-Lacombe. En sommeil depuis 1884, l'atelier fut remplacé par la Loge La Solidarité Nontronnaise dont la constitution fut accordée le 7 mars 1904 et qui eut pour Vénérables Joseph-Augustin Castaud, Commissaire de Police et Eugène Lainé, instituteur à Champs-Romain.

Les Archives du Grand Orient permettent de recenser cinquante-quatre frères ou profanes présentés à l'initiation, dont le tiers seulement résident à Nontron, quatre habitent Jumilhac-le-Grand, trois, Piégut-Pluviers et Thiviers, deux, Abjat ; il n'y a qu'un seul franc-maçon à Augignac, Beaussac, Le Bourdeix, Brantôme, Champs-Romain, La Coquille, Léguillac-de-Cercles, Lussas-et-Nontronneau, Mareuil, Miallet, Milhac-de-Nontron, Saint-Front-de-Champniers, Saint-Jory-de-Chalais, Saint-Martial-de-Valette, Saint-Martin-de-Fressengeas, Saint-Pierre-de-Côle, Saint-Saud, Teyjat et Villars. Dans ce petit atelier travaillent le député Sireyjol, Apprenti, le 5 août 1906, Maître, le 25 mai 1911, Vénérable, le 9 juillet 1919, les Inspecteurs primaires Minot, en 1904 et Chaumont en 1906, l'imprimeur du Nontronnais, Jolivet et celui de l'Indépendant de Thiviers, Fargeot, le percepteur de Nontron, le Commissaire de Police et quatorze instituteurs, près du tiers de l'effectif de la Loge. Guillaume Gustave Hermann, Sous-Préfet en 1890, était maître à l'Orient de Périgueux à la même date.

Source : La séparation de l'Église et de l'État en Périgord, de Pierre Pommarède.