Eymoutiers (è Monasteriis). — Ép. moyen âge. Église de Saint-Pierre-ès-lions, du Xe siècle, détruite en 1853 : plan en carré long, avec six fenêtres plein cintre très étroites à l'extérieur et très évasées à l'intérieur; colonneltes romanes et voûtes en plein cintre en berceau lisse Longueur, 19 m. 35 c.; largeur, 8 m. 15 c. Sur l'emplacement de cette église et sur un rocher situé au-dessus d'une fontaine, où l'on vient en dévotion, on a élevé un petit monument commémoratif. Autour de l'église on a découvert un tombeau antique employé aujourd'hui dans une construction, ce qui empêche d'en lire l'inscription. Trois autres tombeaux en pierre d'un seul bloc, recouverls d'une large brique, ont été trouvés sur le sommet d'une colline voisine. Sur une autre colline, en face, vestiges de constructions antiques et fragments de tuiles à rebords qui peuvent appartenir à l'époque gallo-romaine. Cet emplacement s'appelle encore la Ville de Conan. — On voit au village de Chez-Maneau une petite chapelle en carré long. Cet édifice , qui fut primitivement une léproserie, fut en partie rebâti au XVIe siècle par un chanoine de Limoges. Celte chapelle attire de nombreux pèlerins le jour de la fêle de saint Roch. — Ép. moderne. Église paroissiale située à La Tricherie : carré long avec un sanctuaire circulaire. Longueur, 24 m. 10 c; largeur, 7 m. 85 c. Portail plein cintre avec deux colonnes latérales; fenêtres de même et petite rosace à la façade.

(Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1863)