26 mars 2016

Origines de la famille de Las Escuras

Maintenant et pour continuer la filiation de la famille Fourichon et la liste des possesseurs du fief de Beynac jusqu'à nos jours, nous allons donner le sommaire de quelques actes venus jusqu'à nous. Ainsi : en 1687 et le 23 janvier, devant Dubut, notaire royal, au château de La Mothe d'Agonac, maison du seigneur de Montardy, en Périgord, contrat de mariage entre demoiselle Louise de Lagut de Montardy et Pierre-François Fourichon, écuyer, sr de Losterie, des Merles, demeurant en sa maison noble de Beynac, desquels provinrent Elie et Antoinette. Le 27 septembre 1710, devant Degrandcoing, notaire royal, au lieu de Beynac, et dans la maison d'Hélie Fourichon, écuyer, sr de Beynac, mariage de ladite Antoinette avec Eymard de Lame, sr de La Flamenchie, desquels provint Léonarde. Du 30 janvier 1741, devant le même notaire, acte de mariage de cette dernière avec Pierre de Las Escuras, sr de Lestang, fils de Jean sr de Leyssard et de Michelle Château, lesquels devinrent par héritage et par acquisition d'autre Hélie Fourichon, sr de Chapelas, du 18 avril 1742, propriétaires dudit fief de Beynac, dont les enfants prirent le nom, selon l'usage d'alors. Ledit Pierre Las Escuras de Lestang était, d'ailleurs, avocat au Parlement de Bordeaux et avait été nommé conseiller du roi et son procureur au siège royal de Thiviers par brevet du 15 septembre 1730. En outre et par décret du Saint-Père le pape Clément, daté d'Avignon, le 15 juin 1749, il fut élevé à la dignité de comte palatin et de chevalier de Saint-Jean-de-Latran dans les termes suivants : Dilecto nobis in Christo Petro de Lasescuras de Laytan, equiti consilierio régis, procuratori in prepositura regia oppidi de Thiviers, Petragoricensis diocesis et domino nobilis domus de Bainac, dicti diocesis... te sacri palatii apostolici et aulse Lateranensis militem et equitem aureatum ac comitem palatinum apostolica auctoritate... facintus creamus, etc. Pierre décéda le 2 février 1755 et fut inhumé dans l'église Notre-Dame de l'abbaye de Peyrouse, ès tombeaux de la famille, laissant quatre fils dont les deux plusjeunes firent les branches de Pouzol et de Lamaque; le cadet celle de Las Escuras de Lépine résidant à Thiviers, et l'aîné, Jean-Baptiste, celle de Las Escuras de Beynac. Ce dernier se maria, suivant contrat passé au village de Larret, en la maison noble de messire Aubin Deforge, écuyer, seigneur de Nozet, devant Martin, notaire royal, le 19 juin 1770, avec demoiselle Marie-Charlotte Deforge, fille dudit Aubin et de dame Anne Fourichon. Cette dernière était fille d'Elie Fourichon, seigneur de Croze, et sœur d'Elie-Noël-Jean Fourichon, sr de La Bardonnie, gendarme de la garde du roi. De ce mariage provinrent trois fils, dont le cadet fut officier de cavalerie et le plus jeune entra dans les ordres, tandis que l'aîné, JeanBaptisle-Antoine-Aubin de Las Escuras de Beynac a continué la descendance, par son mariage du 12 mai 1862 avec demoiselle Madeleine-Isabelle Pabot du Chatelard, de laquelle il a eu un fils et une fille.

(Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1880)

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18 mars 2016

L'administration municipale de Montbron

L'administration municipale est chargée de la police d'un canton, de faire connaître les lois à leurs concitoyens et de les faire exécuter dans les communes de leur arrondissement.

Son président est élu par l'assemblée primaire pour deux années.

Ci-dessous, les présidents successifs de l'administration municipale de Montbron :

Jean-Gédéon Durousseau-Chabrot, maire de Montbron (an V).
Élie Durousseau-Dugontier, maire de Montbron (an VI).
Mathieu Marvaud, maire d'Orgedeuil (an VII).
Jean-Maurice Lautrète, administrateur du département (an VII).
François Guimbelot, maire d'Eymouthiers (an VIII).

Source : Généalogie Charente Périgord.

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15 mars 2016

Portrait d'un maire de La Rochefoucauld

Mathieu Pasquet de La Garde, né le 2 février 1757 à La Rochefoucauld et décédé le 5 avril 1831 à La Rochefoucauld, est un officier de cavalerie et maire de la Restauration.

pasquet-de-la-garde

Il est le fils de Pierre Pasquet du Bousquet, capitaine d'infanterie et chevalier de l'ordre de Saint-Louis, et Suzanne Maret.

Sa famille est l'une des plus riches et anciennes de la ville, et sa branche a été anoblie sous Louis XIV.

Il est émancipé avec ses frères et sœurs après le décès de leur père en 1769.

Le 30 septembre 1770, il obtient une commission de sous-lieutenant dans le régiment de Limoges.

Il intègre le corps des gardes du corps du roi en 1774.

Au moment de la Révolution, il sert auprès de Louis XVI.

Il participe activement aux journées des 5 et 6 octobre 1789.

Il émigre et rejoint l'armée des Princes en Allemagne en 1791.

Les révolutionnaires le portent sur la liste des émigrés en 1792, et son dernier domicile est Taponnat.

Entre 1793 et 1795, il est lieutenant dans la légion de Béon.

Il rentre en France en 1804, après le couronnement de Napoléon.

Il épouse une veuve, Anne-Henriette Juzaud, en 1806.

Il est amnistié le 21 mars 1808.

Louis XVIII lui offre le rang de major en 1814 et le fait chevalier de la Légion d'honneur.

Il est promu au rang de colonel en 1815 et reçoit la croix d'officier.

Le 31 octobre 1815, il est retraité et pensionné.

Il est nommé maire de La Rochefoucauld en 1816.

Il abandonne la municipalité avec la chute de Charles X en 1830.

Il décède sans postérité l'année suivante.

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11 mars 2016

Le baron du Repaire, général de division

Guiot du Repaire,
Baron du Repaire, général de division

Guiot du Repaire (Jean) naquit à Alloue (arrondissement de Confolens) le 10 septembre 1755. Il entra au service comme gentilhomme volontaire dans le régiment d'Auvergne (17e d'infanterie) en 1773, ety obtint au mois d'octobre de l'année suivante le grade de sous-lieutenant. Il devint lieutenant en 1777, aide-de-camp du général de Voyer, et passa avec son grade dans la compagnie des canonniers gardes-côtes de l'arrondissement de Mortagne en janvier 1787. Promu capitaine, le 24 octobre 1788, dans la même compagnie, il devint aide-de-camp du général Beauregard de Saintes en 1792, et fit lacampagnede cette année à l'armée de la Moselle. Il gagna successivement tous ses grades sur les champs de bataille. Fait adjudant-général chef de brigade le 8 mars 1793, il fut employé à l'état-major de l'armée des Pyrénées-Occidentales, où il servit avec distinction sous les ordres des généraux Servau, Delbecq et Léonard Millier, en 1793 et en l'an II. Sa belle conduite à l'affaire d'Urdach, le 16 septembre 1793, lui mérita le grade de général de brigade que lui conférèrent les représentants en mission, par un arrêté ainsi conçu :

« Au nom de la République française une et indivisible, les représentants du peuple près l'armée des Pyrénées-Occidentales et les départements voisins ; considérant la conduite toujours soutenue et le civisme bien prononcé du citoyen Guiot du Repaire, adjudantgénéral chef de brigade ; considérant l'attachement singulier de l'armée pour la bravoure et les talents de cet estimable officier, qui s'est montré toujours l'ami sincère des lois de son pays, et qui a servi la République dans les armées du Nord et du Midi avec un zèle et une intelligence au-dessus de tout éloge ; considérant que les réformes nécessitées dans cette armée par l'incivisme ou la conduite équivoque de plusieurs officiers généraux exigent un choix de sujets capables et reconnus pour de bons patriotes, et que sous ce rapport personne ne mérite mieux que le citoyen Guiot du Repaire une attention particulière de la part des représentants du peuple ; considérant qu'il est temps enfin de rendre aux braves et loyaux deffenseurs de la République des places qui étaient devenues l'apanage d'hommes perfides et dissimulés, indignes de commander aux soldats d'une nation libre ; arrêtent que le citoyen Guiot du Repaire est nommé provisoirement au grade de général de brigade, pour exercer les fonctions attachées à ce grade, en porter les marques distinctives et jouir du traitement fixé par la loi ; arrêtent, en outre, que copie en forme de la présente nomination et promotion sera envoyée à la Convention nationale, au Comité de salut public et au Pouvoir exécutif, pour obtenir leur approbation et la confirmation du grade conféré au citoyen Guiot du Repaire. — A Bayonne, le 2 octobre 1793, l'an IIe de la République une et indivisible. J.-B. Monestier (du Puy-de-Dôme), Pinet aîné, Garran. »

Le général Guiot se trouva le 25 frimaire an II à la déroule des Espagnols près de Saint-Jean-de-Luz, et aux affaires d'Urrugue et de Chauvin-Dragon, où 15,000 Espagnols furent battus par 5,000 républicains et laissèrent 1,200 morts sur le champ de bataille. Confirmé dans son grade de général de brigade le 25 germinal suivant, il se distingua encore le 29 floréal au combat du poste du Rocher, où les Espagnols, repoussés à la baïonnette jusqu'à leur camp de Berra, furent mis en pleine déroute et éprouvèrent des pertes considérables. Les nombreuses blessures que Guiot du Repaire avait reçues motivèrent, le 21 prairial de la même année, un arrêté du Comité de salut public, dont l'article 6 le concernant était conçu en ces termes : « Du Repaire cessera d'être employé, mais il est autorisé à demander sa retraite ; la cessation de son service n'ayant lieu qu'à cause de ses blessures et non comme destitution. » Cet arrêté lui fut notifié le 30, par les représentants du peuple. Il continua cependant de faire la guerre à l'armée des Pyrénées-Occidentales, et ce ne fut que le 21 germinal an III que la Convention lui accorda une pension de 1,200 fr. en récompense de ses services. Le général du Repaire ne resta pas longtemps dans cette position. Rappelé bientôt avec le grade de général de division, il obtint un commandement à l'armée des Pyrénées, et fut depuis chargé de missions importantes à Toulon, à Brest et à Tours. Il fut cité plusieurs fois à l'ordre de l'armée. Sa nomination de général de division porte la date du 25 prairial. Nommé d'abord à titre provisoire, il avait eu beaucoup de peine à obtenir de voir ratifier sa promotion à ce grade qui lui avait été conféré par les représentants sur le champ de bataille. Malgré sa conduite intrépide, malgré des services incontestables, le général du Repaire devait à sa naissance d'inspirer aux chefs du pouvoir de ne pas être partout et toujours en parfaite communauté d'idées avec les démocrates du jour. Cet état de suspicion qui pesa quelque temps sur lui nous explique cette lettre que l'adjoint du ministre de la guerre écrivait à ce sujet au représentant Neveu :

« La nomination provisoire du grade de général que toi et tes collègues avez faite en faveur du citoyen Guiot du Repaire, pour les services signalés qu'il a rendus à l'armée des Pyrénées-Occidentales, n'a point été confirmée, vu que ce militaire a le malheur d'appartenir à la caste ci-devant privilégiée ; les trahisons sans nombre dont nous avons été victimes depuis l'aurore de la Révolution justifient assez la sévérité de cette mesure. »

Ces obstacles durent bientôt disparaître, puisque nous voyons le général du Repaire employé en Vendée, en l'an III, en qualité de général de division, sous les ordres du général Willot. Le 11 nivôse an IV, il passait à l'armée des côtes de l'Océan commandée par Hoche, et servait encore en l'an V avec le général Hédouville. Réformé le 6 messidor suivant, du Repaire fut nommé membre de l'hospice civil et militaire de Toulon en l'an VIII, et appelé aux fonctions de commandant d'armes de la place de Brest le 17 fructidor an X. Créé membre et commandant de la Légion-d'Honneur les 19 frimaire et 25 prairial an XII, il conserva son commandement à Brest jusqu'au 25 avril 1815, époque à laquelle il fut désigné d'office pour la retraite. La Restauration l'avait nommé commandeur de Saint-Louis. Définitivement admis à la retraite le 1er septembre 1815, conformément à l'ordonnance du 1er août précédent, il mourut à Saintes le 24 avril 1818.

Guiot du Repaire avait épousé, par contrat du 26 août 1776, reçu Matignon, notaire à Lignères, demoiselle Jeanne-Bénigne Boiteau des Pouges, dont il eut neuf enfants. Nous citerons :

1° Charles - Henri, baron, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis et de la Légion-d'Honneur, né en 1781, mort en 1841 sans avoir été marié. Il avait fait dix-sept campagnes et reçu deux blessures ;

2° Mathieu-Paul-Louis, capitaine aux grenadiers à pied de la garde impériale, officier de la Légion-d'Honneur, né le 27 mai 1784 et blessé à mort sur le champ de bataille d'Essling, au moment où il emportait une redoute ennemie : « Non, non, dit-il à ses grenadiers qui voulaient le transporter à l'ambulance après qu'un boulet lui eut emporté les deux cuisses, ne diminuez pas les combattants de Sa Majesté ; je meurs pour la France, vive l'empereur ! » (Courrier de Brest, journal officiel du 8 juillet 1810.) Ce brillant officier, âgé de vingt-quatre ans seulement, avait fait neuf campagnes ;

3° Léon-Charles-Henri Guiot, baron du Repaire, le neuvième et dernier enfant du général, né en 1797, officier sous l'Empire et officier dans la garde royale de Louis XVIII et Charles X, démissionnaire en 1830.

Source : Biographie militaire de l'Angoumois et de la Charente, d'Edmond Sénemaud.

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08 mars 2016

Le corps-de-ville d'Angoulême en 1572

État nominatif des cent membres du corps-de-ville à la date de la mézée.

Maire.

François de Voyon, sieur des Rivaulx.

Soubz-maire.

Nicolas Ythier, sieur de La Boissiere.

Eschevins.

1. Maistre Loys Estivalle, sieur de Chassors.
2. François Couillaud, sieur de Heurtebise.
3. François Calluau.
4. Maistre Michel Constantin, sieur du Lugeat.
5. Mathurin Martin, conseiller, garde des sceaux au Présidial d'Angoulesme, sr d'Andreville.
6. Maistre Pierre Janvier, lieutenant particulier d'Angoumois.
7. Maistre François Nesmond, lieutenant général au Présidial.
8. Maistre Pierre Chappiteau.
9. Mtre Nicolles Ythier.
10. Maistre François Nesmond, conseiller au grand Conseil, depuis président en la cour de Parlement de Bourdeaux.
11. François de Lage.
12. Maistre Jehan Girard.

Conseilliers.

1. Maistre Jehan de Paris.
2. Pierre Montgeon.
3. François de La Combe.
4. Jacques Nogerée.
5. François de Livenne, escuier, seigneur de Neuilhac.
6. Maistre François de Corlieu.
7. Pierre Boutin.
8. Maistre François Vabre.
9. Messire Cybard Tizon, chevalier, seigr d'Argence.
10. Guillaume Le Conte.
11. Maistre Estienne Maquelilan.
12. Jehan Ruffier.

Pers.

1. Jehan Robin.
2. Martial Juilhard.
3. Jehan Paulte.
4. René de Prahet.
5. Jehan Vergnault.
6. Hector Robin.
7. Jehan de La Combe.
8. Maistre Jehan de Rouffignac.
9. Aymard de Terrasson.
10. Maistre Merlin du Port.
11. Maistre Estienne Pontenier.
12. Mtre Gérosme de Voyon.
13. Raymond Mallat.
14. Maistre Pierre Estivalle.
15. Maistre Guillaume Le Coq.
16. Maistre Jehan Lesné.
17. Maistre Jehan Chadenne.
18. Jehan de Lage.
19. Hannibal Moreau.
20. Loys de Lesmerie.
21. Estienne de Villautreys.
22. Maistre Gabriel Pigornet.
23. Maistre François Boessot.
24. Maistre François du Foussé.
25. Maistre Jehan Préverault.
26. Maistre Pierre Gandillaud.
27. Jehan Brugier.
28. Maistre Michel Le Roy.
29. Maistre Robert Blanchet.
30. Jacques Debresme.
31. Maistre François Redont.
32. Maistre François Rochier.
33. Maistre Anthoine Gilibert.
34. Maistre Marc Girault.
35. Pierre de Marcilhac.
36. François des Moulins.
37. Jehan Poumaret (aliàs Pommaret), sieur de La Valade.
38. Maistre Jehan Mousnier.
39. Jehan Prévost.
40. Maistre Pierre Terrasson.
41. Maistre Jehan Levesque.
42. Denis Chappiteau.
43. Hélies Boutin.
44. Gabriel Martin.
45. Maistre Aimery de La Coste.
46. Toussainctz Martin.
47. Guillaume de La Tousche.
48. Guillaume Dexmier.
49. Maxias (aliàs Mathias) Benoist.
50. Jehan Rousseau.
51. Maistre Jehan Gaignier.
52. Maistre François du Mas.
53. Maistre Jehan Vigier.
54. Hélies Greleau.
55. Guyon Girard.
56. Maistre Jehan Menagut.
57. Jehan Ruffier.
58. Geoffroy Ythier.
59. Maistre Guillaume de Paris.
60. Maistre François Le Musnier.
61. Maistre Bertrand Caillon.
62. Phelippes Joyeulx.
63. Guillaume De Lousmelet.
64. Maistre François Bernardeau.
65. Maistre François Ythier.
66. Jacques Girard.
67. Maistre François Lizsée.
68. Pierre de Corlieu, sieur de Lussault.
69. Maistre Pierre Juilhard.
70. Pierre Ruspide.
71. Mtre Geoffroy Montgeon.
72. Maistre Cybard de Corlieu.
73. Maistre Michel de La Tousche.
74. François de La Vallade.
75. François Ballue.

Arch. de l'hôtel de ville, registre des délibérations, coté B, f° 128, et mémorial B, f° 2, v°, et 3.

(Société Archéologique et historique de la Charente, 1870)

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07 mars 2016

La noblesse de robe dans l'Angoumois

M. Jean Jézéquel présente à l'Assemblée des aperçus nouveaux sur la noblesse de robe dans l'Angoumois au XVIIe et XVIIIe siècles, d'après le fonds Mazière des Archives Départementales. (Série J/537-J/715). 70 liasses environ de cet ensemble épars et varié concernent les familles Arnaud de Ronsenac, Gervais et Sarlandie auxquelles est consacré le présent exposé (sans oublier d'autres documents du fonds qui concernent exclusivement l'Angoumois et essentiellement sous l'Ancien Régime).

3 familles distinctes :

— les Arnaud de Ronsenac, issus de Pierre Arnaud par son dernier fils Jacques, né d'un deuxième mariage, et dont les générations suivantes ont été : Pierre Arnaud né en 1668, André puis Pierre Arnaud (1731-1813). Tous membres du présidial d'Angoulême, soit comme Conseillers, soit comme Procureur du Roi (le dernier), le deuxième Pierre Arnaud est maire d'Angoulême entre 1721 et 1723... c'est la fonction municipale qui anoblit à deux reprises la famille, entre temps un édit royal de 1667 ayant révoqué le privilège attaché à l'Hotel-de-Ville.

— La famille Gervais et plus particulièrement Jean Gervais 1668-1733, lieutenant criminel de la Sénéchaussée et auteur du « Mémoire sur l'Angoumois » de 1725-1726. Il achète des lettres d'anoblissement en 1696 (6000 livres) noblesse ensuite révoquée, mais retrouvée par la mairie d'Angoulême de 1718 à 1721.

— Pierre de Sarlandie, autre officier, maître particulier des eaux et forêts de l'Angoumois, exerce lui aussi la fonction de maire entre 1744 et 1747, ce qui lui confère la noblesse.

La valeur de ces offices varie entre 26.000 I. procureur du Roi en 1752 et 40.000 I. (estimation de celui de lieutenant criminel en 1733) et 40.000 I. (vente de celui de maître particulier des eaux et forêts en 1773). Mais l'essentiel de l'activité n'est pas dans l'exercice de ces charges, plutôt dans l'exploitation de la fortune foncière, seigneuriale ou mobilière. Trois niveaux de fortune :

— Jean Gervais : l'ensemble de la succession estimée à près de 200.000 livres partagée entre le fils et la fille Marie Gervais, épouse de Sarlandie. Mais une succession grevée de fortes dettes et il faut réaliser deux seigneuries pour 70.000 I. au total. Meilleur observateur de la réalité géographique, économique et juridique de l'Angoumois que bon administrateur de ses propres biens, semble-t-il.

— Pierre de Sarlandie, plus un homme d'affaires qu'un officier de judicature, il tranche avec son beau-père : dans l'inventaire de ses biens, « des effets actifs » de l'ordre de 270.000 I. s'ajoutent aux 43.000 I. de deniers trouvés. La part mobilière prend ici des proportions inhabituelles par rapport au reste et il a des ennemis sur la place d'Angoulême « cet homme insatiable... près de 600.000 I. trouvées lui appartenant après sa mort... Cette fortune immense est le fruit des vexations et des concussions qu'il a toujours pratiquées dans l'exercice de sa charge... et des intérêts doublement usuraires qu'il percevait dans ses différents prêts d'argent... »

— La famille de Ronsenac : un 3e tableau de fortune considérablement développée au XVIIIe siècle sous André Arnaud † en 1782 et Pierre Arnaud mort en 1813, ce dernier ayant épousé la fille de Sarlandie. De nombreux domaines tant à l'Ouest qu'à l'Est d'Angoulême, de nombreux achats sur plusieurs décennies et en particulier un domaine en Périgord acheté 195.000 I. en 1776-78, d'un rapport de 15.000 I. vers 1786, sur 17 métairies, une seigneurie qui hisse cette famille au niveau des plus fortunées de l'Angoumois, surtout si l'on y ajoute de nombreux domaines spécifiquement seigneuriaux avec une gestion très bien menée qui évite le plus souvent la ferme habituelle.

Au total des exemples de fortune qu'il faut se garder de généraliser et qui représentent dans le cas de Sarlandie et des Ronsenac des réussites personnelle ou familiale. Les générations suivantes ne maintiendront pas ce niveau.

Une noblesse d'affaires ou sens du prêt, doublant dans certains cas (Sarlandie) la banque.

Une bonne gestion accompagnée de l'exploitation au maximum des possibilités du droit seigneurial, un train de vie plus calculé et moins dispendieux que dans la noblesse traditionnelle d'un même niveau de fortune.

Un mode de vie qui partage l'existence entre la maison de la paroisse Saint-André en ville et les demeures à la campagne, sans oublier des voyages d'affaires à Paris.

M. le Professeur Brunet, assistant à la faculté de droit de Poitiers, fait une intéressante intervention sur l'évaluation des rentes nobiliaires dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.

(Société archéologique et historique de la Charente, 1975)

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04 mars 2016

Lettre d'un maître de forges au procureur du Roi

Lettre de Blanchard de Sainte-Catherine à Arnaud de Ronsenac, procureur du Roi

Je m'adresse à vous comme à un magistrat éclairé, sage et bon, et j'espère que ce que je vous demande est si raisonnable que vous me ferez l'honneur de me t'accorder. Il a plu à Madame Sarlandie, sans me prévenir en aucune manière, moi qui étais ami de cœur de M. Sarlandie, de me faire actionner, le 24 avril, à comparaître devant MM. les juges-consuls le 27. Une telle accélénté me fait penser qu'on l'a mal prévenue en ma faveur; doutant que je peux vous certifier que je suis encore au.dessus de mes affaires de plus de 50 mille écus, malgré les attaques vives qu'on m'a faites pendant ma maladie, qu'on a jugée mortelle trois mois; vous pouvez y compter, Monsieur, parce que je ne suis pas capable, d'en imposer à un magistrat de votre mérite.

Voici donc mes propositions. Actuellement je suis gêné et je ne peux point faire sans dérangement; d'ailleurs, je ne dois point ce que Madame me demande par son exploit. Je conviens devoir justement les deux billets au porteur et la moitié de celui de M. Lapouge mais il m'est bien dur de payer pour lui environ 2.500#. Il est parti, il y a trois jours, pour Paris, et comment l'appeler à ma garantie ?

A l'égard des 6.300 dont M. de Sarlandie me fit donner une espèce de reconnaissance, je le lui donnai pour t'obliger, après qu'il m'eut tourmenté iongtems dans mon lit. Il en avoit été question souvent auparavant et voilà sur quoi fondé :

M. Lapouge, ayant commencé à tomber en discrédit, me devoit lors 30.000#. Il vint me trouver et me proposa, pour me rendre taisant, de prendre un effet qui va aujourd'hui à 40.000 et qu'il avoit entièrement retiré avec subrogation. M. Sarlandie me voyant tranquille sur le compte de Lapouge, me dit « Lapouge vous a donc payé! » Et comme je n'avois rien de secret pour M. SarIandie, je lui donnai connoissance de tout ce qui en étoit. Je gardai donc et je garde encore cet effet qui porte hypothèque depuis 1758, et comme tel, premier créancier sur les biens dud. sieur Lapouge, qui a déjà détaché pour 45.000 de fonds de chez lui.

M. de Sarlandie me dit, il y a environ trois ans « Mon ami, il faut que vous m'aidiez à finir de sortir d'avec Lapouge; il ne vous doit que 30 000 dont il vous sert t'intérêt, à ce qu'il m'a dit, ot l'effet qu'il vous a déposé, sans compter un autre arlicle de 6.000# qui date de 1762, vont a près de 45.000#. » Je lui répondis que je ferois tout ce que l'honneur et la conscience me permettront dans cette occasion. Tous tes ans depuis il m'en a parlé, et finalement le 28 janvier dernier, je lui donnai par écrit, et même aussitôt que ma santé me Ie permettra, j'attaqueroi tes acquéreurs de M. Lapouge en dénonciation d'hypothèque. Je ne vous y oublierai pas mais ce n'est pas un argent sitôt prêt. Lapouge même a consenti que sur ces objets M. Sarlandie fut payé.

Revenons, Monsieur, aux neuf mille et quelques livres dont j'avais promis de payer l'intérêt à Pâques, et M. de Sarlandie promit de m'àtermoye un an. Je vous répète .que je ne suis point en état de payer actuellement, devant compter au 18 prochain 22.500# quoi je compte ne pas manquer mais je vous prie Monsieur, de m'accorder un an de terme, tems où je serai sûr de satisfaire, et même plus tôt, surtout si l'Espagne me paye 120.000# qu'elle me doit; sur laquelle somme les ministres de la marine tant d'Espagne que de France me donnent de grandes espérances. Après tous ces éclaircissements, s'il vous reste quelque doute je suis prêt a vous déposer entre mains tes rentes seigneuriales que j'acquis sous signature privée de M. le comte de Montbron, votre ami, situées sur la paroisse de Vilhonneur, où j'ai pour tenanciers M. de La Batud, Mesdames Jourdain et plusieurs bourgeois. Elles consistent en trois pipes et demie environ, mesure d'Angoulême, et 7# d'argent et suites. J'y joindrais aussi trois contrats par devant notaire qui me produisent annuellement 200#, le tout sous condition que je vous en feriez la ferme à un homme que je vous indiquerois, et ce sur le pied de 450#, la moitié payable à la St-Michel et l'autre à Noël.

Et comme je me trouve deux neveux à Angoulême, M. Marvaud du Brandeau, gendre de M. CaIluaud, le procureur, qui a pour 40.000# de bien au soleil, et M l'abbé Sauvo, chanoine de votre Chapitre, je vous Ies offre pour caution pour un an. Ils le feront sûrement quoique je ne leur en aie pas parlé.

Je crois, Monsieur, que voilà assez de précautions pour arrêter de suite Madame Sarlandie et que vous me ferez l'amitié d'empêcher de porter la cause à l'audience de lundi. Que voulez-vous davantage? Les billets sont signifiés, l'intérêt au cours dud. jour; mais je vous demande en.grâce qu'il n'y ait point de jugement. J'aurais une autre infinité d'effets à vous proposer; mais la plupart m'ont demandé des délais que mon bon cœur n'a pu leur refuser. Le sieur Janet, huissier de votre ville, en a à moi appartenant pour plus de 20.000#. Marvaud, mon procureur, aura l'honneur de prendre votre réponse, ainsi que je lui marque, lundi matin avant l'audience.

J'ai l'honneur d'être, avec un très parfait respect,

Monsieur,

Votre très humble et très obéissant serviteur,

Blanchard de Sainte-Catherine,

A Ste-Catherine, le 25 avril 1773.

(Société archéologique et historique de la Charente, 1918)

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Hastelet de Beaulieu

Hastelet de Beaulieu.

Armes : "de gueules à trois besants d'or ou de gueules à trois tourteaux d'or, 2 et 1".

Cette famille depuis son départ a toujours possédé des forges en Périgord, en effet, depuis un édit de François Ier, les nobles étaient autorisés à pratiquer la fonderie sans dérogeance ce qui fait qu'à la Révolution toutes les forges du Périgord étaient possédées par des nobles. M de Verneuilh dans une notice consacrée aux forges du Périgord et du Limousin raconte avoir vu au XIXè siècle un noble vieillard, né au XVIIIè siècle qui conduisait lui-même à sa forge, non loin d'Excideuil, une mule chargée de minerais, mais il avait l'épée au côté pour constater qu'il n'avait rien perdu de sa qualité. De même qu'il y avait des gentilshommes forgerons (ainsi les Galards fabriquaient des canons au XVIIIè siècle), il y avait des gentilshommes verriers avec les mêmes privilèges. Un arrêt du Parlement de Bordeaux du 31 janvier 1631 confirma la famille Hastelet dans sa noblesse, ils furent encore maintenus nobles par arrêts des intendants de Bordeaux en 1698 et 1718.

Les Astelet furent seigneurs de Jaumelières, de Puymartin, de Puigombert, de Villebost, de Termes, de Guerènes, du Repaire, des Jarousses, de Clais, de Beaulieu, de Lombardières, de Planche-Mesnier, de Limeyrac etc.

L'abbé Nadaud en a dressé la généalogie sur les papiers de famille le 9 août 1769 (voir Nobiliaire du Limousin).

I. Noble Collin Hastelet, maître de forges de Jaumelières (sud-est de Javerlhac) qui par son testament reçu par Martin du 9 août 1505 demanda à être enterré dans l'église de Javerlhac devant l'autel de Notre-Dame de Pitié.

L'ancienne gentilhommière de Jommelières (rasée en 1851) était batie au fond d'une vaste cour, le corps principal du logis s'allongeait dépendances comprises, sur cent cinquante mètres jusqu'à la rivière "le Bandiat" qui portait un moulin, la partie centrale comportait un étage chapeauté d'une toiture avec combles, la facade était percée d'une bonne vingtaine de fenêtres et croisées garnies de grille et volets intérieurs. A la suite de ce corps de bâtiment se trouvaient deux granges, la maison du jardinier, la chapelle et l'écurie qui enferment ainsi sur elle-même la première cour. En contre-bas une deuxième cour, dite basse-cour, délimitait le domaine industriel avec deux halles à charbon, fourneaux de fondage et moulins. Au-delà des murs de clôtures, des prés, un immense potager, un verger, une grande fuye (trou transformé en pigeonnier) portant vraisemblablement une girouette complètent l'ensemble.

Il épousa Marguerite Masculard, dont :

1. Pierre.

2. Dauphin.

3. Jehanne.

4. Henri Hastellet épouse Dlle Marguerite Mercier qui veuve et tutrice de leurs enfants mineurs passe un acte le 15 mai 1510 devant Maître Pierre Trigeau, notaire à Angoulême en présence de Vincent Hastelet et de Jean Hastellet, éc, sgr de Villebois.

5. Jean.

6. Maître Vincent, sr de Limérac, voir en II bis.

II. Noble Pierre Hastelet, écuyer, seigneur de Jomelières et de Puy-Martin, maître de forges, par son testament reçu Desmoulins du 19 avril 1535 veut être enterré dans l'église de Javerlhac au tombeau de ses prédécesseurs et où ceux de sa maison sont accoutumés d'être ensevelis.

Il épousa Demoiselle Paule de Chevreuse, dlle du Chatelard (à Teyjat, propriété des Chevreuse depuis le XVè siècle, qu'ils vendent le 26 décembre 1590), fille d'Antoine de Chevreuse, sieur de Valons, paroisse d'Ecuras époux le 9 février 1506 d'Anne de Béluzier, dont :

1. Marie mariée à Pierre Morilhon.

2. Philipette.

3. Binle ou Sybille.

4. Antoinette.

5. Marie ou Marion Hastelet mariée le 15 décembre 1559 à Adrien du Faux, écuyer, sgr de Lafaye et de Bernadières (cf Nobiliaire du Périgord).

D'où :

a. Jean du Faulx, sgr de la Forge des Bernardières, d'où :

A. François du Faulx, éc, sr de la Verrière qui épouse le 6 juillet 1600, Catherine de la Faye.

D'où :

I. Jean du Faulx, éc, sr de la Verrière épousa en 1630 Louise Gombaud de Lauroy.

6. Vincent.

7. Pierre Hastelet, éc, sieur en partie de la Forge de Planchemesnier, sieur de Jomelières qui fut marié à Lucie Decescaud, fille de Thomas De Cescaud, éc, sgr de Puyrigault, du lieu d'Esdon, et de Marguerite Seguin, châtellenie de la Rochebeaucourt par contrat reçu Grobeau du 14 janvier 1556.

Le 11 novembre 1546, il passe un acte devant Pierre Trigeau à Angoulême.

8. Etienne Hastelet, éc, sieur en partie de Jomelières, marié à Marie Decescaud fille de Pierre, éc, sgr de Puygirault et de Madeleine de Thury du bourg de Charras par contrat reçu par Barutheau le 9 janvier 1546, dont :

a. Jean, éc, sieur de Jomelières, marié à Marie de Lesmerye avec 2100 livres de dot, morte avant 1580, fille de feu Jacques, éc, sieur du Breuil-au-Vignes, receveur des aides, des tailles en angoumois et de Anne Pastoureau par contrat du 8 juillet 1568.

Le 4 janvier 1580, il transige sur la succession de feu Hélie de Lesmerie devant Maître Jean Mousnier à Angoulême.

Dont :

A. Jean Hastelet, éc, sgr de Jomelières en 1602.

b. Madeleine Hastelet, demoiselle de la Forêt qui épousa Jacques Fricault, éc, sr de la Forêt, mort avant 1621, d'où :

A. Dlle Huberte Fricault qui épouse le 25 juillet 1602 François Duport, éc, sr du Puy et qui est veuve en 1621, d'où dot réclamée à son frère et à sa mère.

B. Louis Fricault.

Cf Acte devant Hélie Chérade (selon les minutes de notaire, Série E, p. 226 et sq, vol. 1).

c. Antoinette, mariée à Léonard Oubrun, fils de feu Pierre Oubrun marchand, et de Catherine de Vars du village de Chantegru, susdite paroisse de Javerlhac le 11 juillet 1599, elle fit son testament signé de Conget le 16 avril 1609.

III. Vincent Hastelet, écuyer, sgr de Jomelières, maître de forges, il fit son testament reçu Fonreau ou Foreau le 17 août 1566.

Il épousa Marguerite Baudouin puis Jeanne De Rez ou Dereix, enfin Jeanne Reynaud ou Regnauld, veuve de Julien de Magnac, cosgr du Chastelet, épousé en 1527, fille de Jean Regnauld, chv, sgr de St-Mary, l'Age-Bertrand, Maumont, Scée, Vitrac époux en 1508 de Charlotte de Saint-Gelais.

Dont du premier lit :

1. Estienne Hastelet, éc, sieur de Jomelières et de la Montecaille qui épousa Renée d'Anjac, fille de François, écuyer et de feue Isabelle des Alles du diocèse de Saintes par contrat du 16 juin 1567, dont :

a. Marguerite mariée à François Guillot du Dousset, écuyer, sr du Doucet, du Puy-de-Cessac et de Bronchilon paroisse de St-Anian d'Aultefort, diocèse de Périgueux, veuf de Louise de Lavau de Beaulieu, capitaine du château de Cromières au moment des attaques de la ligue, le 11 décembre 1594 (ou le 11 novembre contrat passé à La Forge de Bernadières, paroisse de St-Sulpice en Périgord).

Elle fit son testament reçu par Ribeys le 17 septembre 1598. Elle avait eu François, sr du Puy qui a continué, Jean et un autre fils mort en 1663 sans alliance. François Guilhot se remaria le 19 mai 1601 avec Marie de La Tour, dame de Villemorin, il mourut après le 13 janvier 1630.

b. Catherine mariée à Manye de Boisse, éc, sieur de la Boissière du lieu de La Motte-Caille paroisse d'Eycuras en Angoumois.

c. Françoise.

2. Marie.

3. Paulhete mariée le 26 novembre 1590 à Jean du Faux.

4. Antoinette.

Du second lit :

5. Charles, mort sans hoirs.

6. Etienne de même.

7. François.

8. Jean, éc, sieur de Ramefort paroisse de Valleuil en Périgord et seigneur de La Pallue à Gensac, épousa Madeleine de Lestang qui était veuve en 1619.

Dont :

a. Judith, baptisée le 9 mai 1610 à Javerlhac.

b. Marguerite, baptisée les mêmes jour et an.

Marguerite Hastelet épouse le 4 ou le 14 janvier 1633 Louis Jourdain, éc, sgr de Beaumont, fils de Jehan, éc, sgr de l'Hoummède, Marboeuf (titres de la famille Saingareau, archives de la Charente).

Elle était morte avant le 3/12/1671 date d'un partage par son mari qui se remarie avec Catherine Bechemilh.

D'où :

A. Louis, d'où postérité.

B. Jean, éc, sgr de Goursay, mort avant le 3/12/1671.

C. Marie.

D. Jeanne mariée le 7/8/1674 avec Jacques du Chergé. Elle meurt le 16/2/1716.

9. Catherine mariée à Paul du Tillet, fils de feu Pierre sieur de La Mouline et de Guillemette Maugrenon du village de la Normandie paroisse de Villars, châtellenie de Villebois en Angoumois par contrat signé de Jalenhac du 16 janvier 1583.

IV. François Hastelet, éc, sieur de Jomelières et de Puymartin, maître de forges, fit son testament signé Bernard notaire royal le 30 avril 1617 par lequel il veut être enterré dans l'église de Javerlhac, il épousa Jeanne Decescaud fille de Jean de Sescaud, écuïer, sieur de Puygirault, du Logis d'Aydon et de Gabrielle des Alles (ou Allées, fille de Raymond des Alles, écuyer, sgr d'Estourneau et de Jeanne de Turène), par contrat reçu Martin passé au château de la Rochebeaucourt le 16 mars 1579, elle fit son testament signé de Jalenhac le 12 juillet 1613 par lequel elle veut être enterrée dans l'église de Javerlhac, ce qui arriva le 19, elle était morte le 16.

Dont :

1. François, sieur de Puymartin.

2. Pierre.

3. Marie mariée par contrat signé de Sa du 9 janvier 1623 à Jean de La Croix, éc, sieur de Ramefort, fils d'autre Jean, éc, sieur de Douzac et de Marguerite du Sault, elle fit ses neveux héritiers par son testament signé Bardy du 23 novembre 1648 et veut être enterrée dans l'église de St-Laurent-du-Mareuil en Périgord.

Elle était marraine en 1638 de Léonarde Camain avec Me Léonard de Fayolle à St-Etienne de Beausac.

4. Diane morte sans alliance.

V. François Hastelet, éc, sieur de Puymartin, maître de forges, obtint un arrêt du parlement de Bordeaux du 31 janvier 1631 qui le déclara noble et noble d'extraction et ordonna contre les cotisateurs des tailles de Javerlhac qu'il serait rayé du rôle, il servait en 1634, il était en Allemagne en 1640, et il mourut en décembre 1642.

Il épousa Dlle Jeanne de Maraval, fille d'Andrieu, écuyer et de Jeanne du Villars du château de la Rousselhère, paroisse de Boussac en Périgord par contrat du 12 janvier 1612, reçu par des Vars, elle mourut à 64 ans le 11 janvier 1651, dont :

1. Gui, baptisé le 26 février 1617 à St-Etienne de Javerlhac.

2. Jean-Baptiste, baptisé le 14 janvier 1620.

3. Aimerie.

4. Jeanne, baptisée le 7 mai 1627.

5. Judith Hastellet demoiselle de Puygombert, par contrat signé de Jalanhac elle épousa le 31 octobre 1651 Léonard Deschamps, écuyer, sieur de la Trenchardie alias du Cheyroux, paroisse de Lageyrac par contrat sans filiation dudit Léonard.

Ils eurent :

a. Anne Deschamps de Mareuil mariée le 26 novembre 1668 à Hélie de Camain, éc, sieur du Repaire de Champnier, fils de Charles de Camain et de Françoise Saunier.

D'où deux filles en 1683 et 1684.

6. François, sieur de Puygombert assassiné à Paris le 7 avril 1650.

7. Maurice, sieur de Sauvagnac tué au siège d'Aire en 1641.

VI. Noble Aymeric Hastelet, éc, seigneur vigier de Puygombert, du repaire noble de Villedebost paroisse de Javerlhac et des Guerennes, maître de forges, baptisé le 2 décembre 1621, servit en Flandres et mourut le 12 octobre 1705, il fut enterré dans l'église de Javerlhac, il épousa par contrat reçu Boutet du 27 avril 1653 Mlle Anne Du Boschaud (Bouschaut), fille de Léonard Bouchaud, écuyer, sieur de La Jarrosie et des Etangs et de Françoise Bourgeois.

Il fut parrain en 1653 d'Emery, fils de Jean Sudriaud et Jeanne Bayard de Grand-Faye-Marteau avec comme marraine dlle Jeanne de Colonges de Souffregnac à Hautefaye.

Dont :

1. Hélie, baptisé le 17 mai 1654 à Javerlhac, écuyer, sieur des Guerennes, parrain avec Dlle Jeanne de Lapeyre à St-Pierre-ès-Liens de Teyjat en 1676 d'Elie, fils de Philippe de Lapeyre et de Louise Faure.

2. François, né le 30 décembre 1655, sieur du Repaire et de la Bouriade, baptisé en 1660 à St-Etienne de Javerlhac.

Il est parrain en 1676 de François à St-Pierre-ès-Liens de Teyjat, fils d'Annet Félix, sieur de la Bassetie et de Louise Astelet.

En 1678, il servait dans le régiment de la Reine, infanterie.

3. Louise Astelet mariée à Annet Félix, sieur de la Bassetie, d'où :

a. François, baptisé en 1676 à St-Pierre-ès-Liens de Teyjat. Parrain François Astelet, sr de la Bouriade.

4. Armand.

5. Hélie, né le 11 juin 1659, sieur des Thermes et des Guerennes.

6. Antoine, né le 18 mars 1663, sieur de Beissac, garde-du-corps du Roi.

7. Jean, né le 16 septembre 1664, sieur des Roches qui servit dans le régiment du Dauphin, infanterie.

8. Anne, née le 24 mars 1666 mariée à Antoine Mousnier sieur de La Verdelhie par contrat signé Forestier, passé à Champniers, le 31 octobre 1686.

9. Raymond, né le 11 juin 1668.

VII. Armand Hastelet, chevalier né le 23 janvier 1657, sieur de Puygombert, Villedebost, Jomelières et les Jarousses, maître de forges, mourut le 9 (14) avril 1714.

Il épousa par contrat signé Jenvier du 3 mars 1683 et mariage contracté dans l'église de Javerlhac le 26 avril suivant Marguerite Gauthier de Puymoger, fille de Jean Gaultier, éc, sieur de Puymoger, des Jommelières, du Chastelard, conseiller du roi, élu et assesseur en l'élection de Périgueux en 1667 (fils de Pierre Gaultier, sieur de Jomelières, avocat en la cour et juge du Bourdeix, fils de Nicolas Gaultier, écuyer, sieur de Jomelières, acquéreur le 21 février 1619 du Chatelard), époux en 1658 d'Anne Sauvo (veuve en 1680 et soeur de François, sr du Marsat, avocat, conseiller du roi, Pierre Sauvo, sr de Puyfort et Léonard Bost, sr de la Forêt font un acte le 8/6/1685 à Angoulême devant M. G. Jeheu).

Il fit un testament le 7 décembre 1683.

Il fut parrain à Varaignes en 1681 de Jean-Joseph, fils de François de Guillemin, éc, sieur de Chaumont et de dlle Marie de Lavaud du village de Chez-Bourret.

Ils eurent :

1. Aymeric, parrain à Périgueux avec Jeanne de la Roussie le 23 avril 1715 de Jeanne, fille de Louis de Borie, éc, sr du Repaire, conseiller du roi et son lieutenant vice-sénéchal du Périgord.

2. Thibaud qui a fait une branche en VIII b.

3. Renée Hastelet de Villedebost, née le 16 octobre 1687 épousa par contrat signé de Jalanihac du 9 septembre 1706 Emeric Guillemin, écuyer, sieur de Piégut, elle porta 2000 livres et mourut à l'âge de 45 ans le 9 juillet 1733.

Elle fut marraine à Hautefaye en 1700 avec Thibaud de Gaultier, éc, sieur de Jomelières de Thibaud, fils de Léonard de Glangetas, tisserand et de Marie Truffier sa femme.

D'où :

a. Jean-Joseph, baptisé en 1710 à St-Jean de Varaignes.

b. Pierre, né le 25 mars 1714 qui continua.

c. Anne, baptisée le 7 novembre 1715, religieuse à Saint-Junien.

d. Emeric qui a fait une branche.

e. Joseph, né le 6 octobre 1718 qui se maria.

f. Gui, baptisé le 21 mars 1728, sr de Mondi.

4. Dame Anne Astelet de Puygombert, née le 24 mai 1691, baptisée en 1693 à St-Etienne de Javerlhac, parrain Thibaut Gaultier de Jomelières, mariée à Jean de Couhé, écuyer, sieur de Savignac, inhumée en 1738 à Javerlhac, sous un banc au côté de l'épitre de la chapelle de Notre-Dame en l'église.

D'où :

a. Suzannne de Couhé, baptisée en 1715 à St-Etienne de Javerlhac.

Et douze autres enfants à savoir : Louis, Jean, Hélie, Anne demoiselle de Puymoger, Nicolas, Marie, Renée, Anne demoiselle de Puygombert, Jeanne, Aimerie sieur des Termes, Renée, Marie, tous morts en bas-âge ou sans alliance.

VIII. Noble Aimeric Hastelet, né le 23 janvier 1686, écuyer, sieur de Puygombert, Villedebost, Jomelières, Claix, Beaulieu, Lombardières ou Lombinières, cosgr de Plassac et de St-Estèphe, demeurant en son château de Jomelières, paroisse de Javerlhac, co-seigneur de Plessac et St-Estèphe, maître de forges mourut le 26 juillet 1740.

Engagé à 14 ans, il sert 20 ans puis se retire avec un grade de capitaine d'infanterie (en 1720). Il apparaît comme le type même du gentilhomme campagnard mais aussi gentilhomme forgeron, il affirme jouir de revenus pour vivre noblement; il entretient four banal, mâchicoulis, girouette et fossés, possède banc et tombeaux dans l'église de Javerlhac. Ceci ne l'empêche pas selon les écrits d'un voyageur en 1728 "de battre son blé dans la grange et de laisser ses fils conduire la charrue et mesdemoiselles ses filles préparer des augées pour les vaches...". On peut mettre en doute ce témoignage car en 1728 l'aîné de ses fils n'avait que 7 ans!

Il épousa par contrat signé Jollit du 25 janvier 1707 et dans l'église de St-Front d'Alemps Dame Marguerite de Borie, dlle de Brodies de la paroisse de la cité de Périgueux, fille de Louis de Borie (fils de Louis Borie et de Marie Château de la paroisse de St-Front d'Alonis ou d'Alemps, diocèse de Périgueux), écuyer, sieur du Repaire, de Lesperlucie et de la Marchiné, conseiller du roi et son lieutenant en la maréchaussée de Périgord et de feue dame Marie-Hippolyte de Glastenon ou de Villard, qu'il avait épousé en 1686 à Hautefaye (dite Glatinon car elle était veuve de Samuel Glatinon, sieur de la Jaufrie et veuve de Guy de Reclus, éc, sieur du Vignaut), elle mourut à trente ans le 8 novembre 1714 (son corps fut inhumé dans l'église de Javerlhac devant l'autel de Notre-Dame, dans les registres de sa paroisse on l'indique comme femme de Thibaud).

Il achète le 10 février 1724 devant Maître Pierre Jeheu à Angoulême une maison à Angoulême pour 8100 livres.

Dont :

1. Marie-Anne, née le 24 septembre 1713, mariée à Javerlhac le 21 février 1732 à Noble Pierre-Jean Chapiteau de Rémondias, chevalier de la paroisse de Minzac en Angoumois, fils de Salomon Chapiteau, chv, sgr du Vigneaud et de Dame Marie Guillemin des Forges.

Elle est veuve avant le 26 novembre 1759 où son frère Emery devant Caillaud vend pour 9000 livres de biens à elle et remariée le 20 mai 1763 à Charles de Fornel de Mainzac, inhumée dans la crypte de l'église de Mainzac le 30 avril 1779.

D'où postérité du premier lit.

Le 9 avril 1748 devant Caillaud à Angoulême elle et son mari touchent sa légitime (héritage) de Salomon et Emery à concurrence de 2000 livres.

2. Anne Hastelet, née le 28 octobre 1714, habitant le château de Jomelières, mariée à Javerlhac le 12 octobre 1733 à Paul de Galard de Béarn, chevalier, sgr d'Argentine et de Bellevue et qui furent nos aïeux.

3. Marguerite.

4. Marie, mortes en bas-âge.

Emery Hastelet se remaria à Charlotte Chapiteau, elle mourut à 43 ans le 17 avril 1738 également regrettée non-seulement dans sa famille, dans la paroisse mais même dans tout le voisinage où ses vertus la rendirent respectable, sa charité et ses aumônes allaient au-delà de ce qu'on en pouvait croire, fille de Guy Châpiteau, chv, sgr de Raymondias et La Jomière et de Dame Charlotte Lurat ou Lucas. Le 2 mai 1729, il passe un acte devant Caillaud à Angoulême pour une transaction de 859 livres.

Le 1er juillet 1740, il teste.

Dont du second lit :

5. Salomon Hastelet, né le 26 janvier 1721, éc, seigneur de Claix qui après avoir servi comme mousquetaire gris s'est fait ecclésiastique, ordonné prêtre à Tours en 1765. Le 10 février 1740 devant Caillaud il fait un bail à vie pour 3682 louis d'une maison sise à Angoulême tant en son nom qu'en celui de ses frères et soeurs. Le 6 avril 1748 devant Caillaud à Angoulême, il passe procuration à son frère Emery au moment de partir pour le roi en campagne.

6. Nicolas, né le 22 janvier 1722, jésuite, prêtre.

7. Aymeric Hastelet.

Le 20 juillet 1748 devant Caillaud à Angoulême, il vend le domaine de Claix pour 68000 livres, comme fondé de pouvoir de Salomon alors en Allemagne à Antoine Juglard.

Leur père, sgr de Puygombert l'avait acheté de Marie-Françoise Boisson, veuve de Pierre de Galard de Béarn, chv, sgr de Blanzaguet et de Claix le 7 mars 1731, il doit notamment 10000 louis à M. de Galard d'Argentine son beau-frère. Autres actes devant Caillaud à Angoulême le 20 mars 1753, il réside alors au château de Bellevue à Beaussac, pour une somme de 6000 livres soit une rente volante de 5000 livres, autres actes les 8 mars 1751 et 24 août 1759.

8. Guy-Charles, né le 18 août 1729, mort jeune.

9. Thibaut, né le 28 août 1730, mort de la blessure qu'il reçut au choc, avant l'affaire de Plaisance vers 1747.

10. Charlotte, née le 16 mars 1733 mariée par contrat du 4 août 1758 devant Caillaud à Angoulême à Joseph-Marie de Trion, écuyer, ou chevalier, fils de feu Jean, chevalier, sieur du château des Sales, paroisse de Chassenon (Confolens) et de Dame Radegonde de la Ramière.

Et sept autres enfants morts en bas-âge à savoir Guy, Thibaud, Jean, Charles-Michel, Pierre, Gui-Charles, et une fille née le 30 mars 1734.

IX. Aimeric Hastelet, né le 24 mars 1723, écuyer et chevalier, sieur de Jomelières, maître de forges épousa Louise-Anne-Ursule de Bouët. Le 17 juillet 1749, devant Caillaud à Angoulême, il est tuteur d'enfants mineurs.

En 1772 la forge de Jomelières composée de fourneaux et de forges produisait 600000 à 700000 livres de fonte et 80000 à 90000 livres d'acier (peut-être un revenu de 20000 livres par an). Lui et les co-héritiers de son père vendirent le domaine de Jomelières en 1780 à Jacques Vallade qui fit de la forge un des premiers établissements de la Dordogne avec une production de 6 à 7000 quintaux de fonte et 8 à 900 quintaux d'acier, pendant la période révolutionnaire, il continue même à couler des gueuses pour l'armée. La forge cessera ses activités en 1851.

Ils ont :

X. Guillaume d'Hastelet (Astelet de Jaumelières), capitaine de cavalerie, officier émigré, il sert parmi les gentilshommes du Périgord, armée des Princes (cf carton 17, château de Vincennes).

Il se marie avec Anne Desmier de Chenon, fille de Charles-César Desmier de Chenon et de Marguerite de Galard de Béarn.

I bis. Noble Homme Vincent (Cousin) Hastelet, écuyer, maître de forges à Planchemesnier (paroisse de Sers en Angoumois), le 20 mars 1514 par acte reçu Gillibert, notaire de Marthon, il achète de Guillen et Etienne Cartier, père et fils, du village de Constancius en St-Germain, un pré assis sur la rivière des Gazons en Sers, près du moulin de Coussadeau, moyennant 5 sols de rente, le 10 novembre suivant, il achète de Jean du Bost, capitaine de Monsieur de Beaulieu, près de Cloulas, un autre pré moyennant 6 livres tournois, enfin il acquiert un autre pré de Jean Marsault et Michelle du Bost fille dudit Marsault, ces acquisitions étant faites en vue de l'établissement de la forge qui fut une des plus florissantes de l'Angoumois, sgr de Limeyrac, il en rend hommage à l'évêque d'Angoulême en 1541.

Il épousa Jeanne Couraudin, dont :

1. François ou Vincent.

2. Marguerite.

3. Catherine.

4. Paule mariée à Guy de Villars, fils de Pierre et de Marguerite de Barbezières de l'hôtel noble de Mainzac, châtellenie de Marthon, en Angoumois par contrat reçu de Lages du 11 mars 1545 et qui furent nos ancêtres.

II bis. Maître Vincent Hastelet, sr de Limérac à Sers, maître de la Forge de Planchemesnier, qui passe un acte le 20 mars 1533 devant Maître Pierre Trigeau, notaire à Angoulême, en 1539 Pierre Marais dit Préville se dit à son service et mandé par lui pour traiter affaires devant Pierre Trigeau, d'où :

III bis. François Hastelet, écuyer, seigneur et maître de la forge de Planchemesnier, sgr de Limérac épousa Marguerite de La Faye en 1567 au château de Belleville, paroisse de Feuillade, diocèse d'Angoulême, le 26 avril 1567, il fait une transaction avec François de la Garde, éc, sgr de Nanteuil, acte rappelé devant Caillaud, notaire à Angoulême le 17 novembre 1746, il est mort avant le 12 juillet 1591 où sa veuve passe un acte devant Maître Jean Mousnier à Angoulême sur une transaction de 266 écus soit 800 livres tournois avec son fils, d'où :

IV bis. Guy Hastelet, éc, sgr de Planchemesnier, né vers 1567, résidant à Sers en 1591, mort à 66 ou 69 (?) ans le 21 avril 1632.

En avril 1630 devant Hélie Chérade à Angoulême transaction avec Jacques de Saint-Martin, éc, sr de la Font et de Pezay au sujet d'un partage à faire du lieu noble de la Font.

Il eut :

1. Jean.

2. Catherine Hastellet qui épousa Me Jean de Peyris, notaire de la châtellenie de Varaignes, d'où :

a. Jeanne de Peyris, baptisée en 1633 à St-Jean de Varaignes.

3. Léonard Hastellet, clerc, qui épousa Catherine Mallet, d'où :

a. Léonard, baptisé en 1644 à St-Jean de Varaignes.

b. Marie Hastelet qui se maria en 1672 à Varaignes à Jacques Gracieux, maître apothicaire du bourg, il était veuf de Marie Cheyrade, morte en 1670 à Varaignes, d'où :

A. Laurent Gracieux, baptisé en 1678 à St-Jean de Varaignes.

4. Dlle Jeanne Hastelet, épouse de Jacques Vigier, éc, sr du Cluzeau qui passe un acte devant Martin à Angoulême le 21 mars 1641.

V bis. Jean Hastelet, mort à 44 ans en 1654, inhumé dans la chapelle St-François de l'église de Sers.

Dont :

1. Demoiselle Marie Hastelet qui épousa dans l'église de Sers le 5 novembre 1654 François de St-Laurent, écuyer, sgr du Cluzeau (paroisse de Grassat), elle afferma la forge en 1665 pour cinq ans à Arnaud Lurat, sieur de La Jomerie et à Jean Bayard, marchand, elle mourut le 2 mars 1674 et fut inhumée dans ladite chapelle de Saint-François. Ils moururent sans enfants et laissèrent comme héritiers François de St-Laurent et sa tante Françoise de St-Laurent, veuve d'André Beaussain, sieur du Chesne qui vendirent Planchemesnier à Jacques Lhomme, sieur de La Lande moyennant 12000 livres. La forge devint propriété de Pierre Dereix sieur des Fosses et de Marie Duriou, sa femme qui mourut en 1762. Leur fils Jacques cessa l'exploitation.

VIII b. Thibaud Hastelet de Puygombert, né le 12 mai 1689, écuyer, sgr de Puyvivier, demeurant à et seigneur de Bondazeau, paroisse de Nontronneau.

Il mourut âgé de 78 ou 87 (?) ans dans ses tombeaux à Javerlhac en 1775 (?).

Il épousa par contrat du 3 février 1725, signé Reulhie et dans l'église dudit Nontronneau le 5 février 1725 Dame Louise Arbonneau de la ville de Nontron, fille de feu Gui, avocat, juge de Javerlhac, sieur de Puyvigier et de feue Catherine Arbonneau, elle était veuve de Jean du Noble, sieur des Isles, elle mourut en octobre 1766.

Dont :

1. Eymeric, baptisé en 1726 à St-Etienne de Nontron.

2. Nicolas.

3. Messire Gui d'Hastelet, dit le chevalier, garde du corps du roi, pensionnaire sur le trésor royal sous le nom de Pierre Astelet qui lui avait été donné par erreur dans son brevet de pension et dans sa réception de garde, inhumé en 1789 à 59 ans à Nontron.

Il épouse en 1785 à Javerlhac Demoiselle Marie Desmons de la paroissse, les époux légitiment par leur union un fils connu sous le nom de Guillen, né en 1764 au lieu de Guétières.

Messire Guy d'Astelet, ancien garde du corps du Roy était parrain en 1767 à St-Sauveur et St-Etienne de Nontron de Guy, fils de Pierre Pincou et de Marguerite Pastoureau.

4. Anne.

5. Marguerite, née à Nontron le 5 mars 1735.

6. Pierre, né le 26 janvier 1737.

On a Pierre Astelet, garde du corps du roi, qui a une pension sur le Trésor Royal entre 1777 et 1790, voir à Vincennes, dossier TR/No 133759 ou 1Yf.

7. Dlle Marie d'Astelet, dlle des Isles, inhumée dans l'église de St-Sauveur à Nontron en 1777.

8. Anne, baptisée le 17 juin 1738.

IX b. Messire Nicolas Hastelet, écuyer, seigneur de Puygombert épousa Marie-Madeleine de Maillard, demoiselle de Lanchères dans la chapelle de la Combe à Beaussac en 1763.

Source : Pierre Driout.

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02 mars 2016

Un Angoumoisin à Saint-Domingue

Le Président donne connaissance d'un premier extrait d'une étude de notre collègue, M. Marcel Reible, « Les esclaves et leurs travaux sur la sucrerie Lugé à Saint-Domingue, 1788-1791 ».

L'extrait dont il est donné lecture campe la personnalité de Jean Pasquet de Lugé, né le 8 mai 1711 à Roumazières, troisième fils de Jean Pasquet, écuyer, seigneur de Luget, et de Jeanne-Marie Martin, mariés en 1690. Le père de Jean Pasquet, Aimery Pasquet, procureur au présidial d'Angoulême, après avoir acquis la seigneurie de Lâge-Baton, entra comme conseiller dans la Maison de Ville d'Angoulême et fut anobli par cette charge en vertu des privilèges accordés par par Louis XII.

Jean Pasquet de Lugé, entré dans la carrière militaire, était capitaine à 28 ans, en 1739, en service à Saint-Domingue. Il abandonna l'armée pour devenir colon. Le 21 lévrier 1753, il épousa Anne-Perrine Chevalier de Saint-Servan (diocèse de Rennes), fille de Jean-Charles Chevalier de Beauvoir et de Perrine Martin. Le contrat de mariage indique qu'à cette époque il possédait 60.000 livres de billets ou obligations, 100.000 livres d'argent comptant, 150 nègres et négresses. De 1755 à 1782, il réalisa plusieurs acquisitions foncières, de sorte qu'à son décès il se trouvait à la tête d'une exploitation de 1.383 hectares avec 345 nègres, plusieurs centaines d'animaux de trait, de bât, d'élevage, d'une valeur totale de 2.392.800 livres.

En 1768, le Prince de Rohan confia, à ses soins et à sa vigilance, le quartier du Montrouis en tant que capitaine, grade qui lui fut officiellement confirmé, en 1771, par brevet du Roi. Le 6 juin 1777, il recevait la croix de Saint-Louis et, l'année suivante, le comte d'Argout, gouverneur de Saint-Domingue, lui confiait le commandement de la milice de la paroisse de Saint-Marc...

M. Reible nous donne alors quelques détails savoureux sur la vie privée de celui qu'on appelait « le baron de Luget » et sur les moeurs de l'époque où il était d'usage de remplacer les épouses absentes par des mulâtresses auxquelles on donnait le titre — bien peu mérité — de ménagères. Pasquet de Lugé, dont la femme résidait le plus souvent en France, n'avait pas failli à cette coutume. Il avait eu de nombreuses concubines. Dans les dernières années de son existence, il était devenu quasiment gâteux. La mésaventure dont fut victime l'un de ses hôtes, A. de Laujon est significative à cet égard : le baron de Lugé « était à table lorsque j'arrivai : un domestique m'annonce comme venant de chez Madame de Saint-Ard et recommandé par elle ; je suis introduit, j'en reçois les honnêtetés d'usage, et il me fait apporter un couvert. Une femme assise auprès de M. le baron, mais que je n'avais pas remarquée, avait disparu. Or il faut savoir que cette femme était une jeune carterone que le vieux baron idolâtrait. »

« Je ne me rends pas compte de sa disparition, et je ne voyais pas pour quel motif j'aurais dû m'en occuper. Mais le vieux baron était blessé au vif ; il avait perdu sa colombe, et ses quatre-vingts ans lui donnaient l'air d'en avoir cent. Il était triste, ne me répondait pas, et je me serais mille fois retourné le cerveau que je n'aurais pas su pourquoi. Enfin, on sort de table, il disparaît et je ne vois plus que le gérant de l'habitation, auquel je m'adresse pour lui dire que je comptais sur la bienveillance de M. le baron pour me faire conduire à Saint-Marc. Cet homme avait le mot d'ordre. Il me répondit que je pouvais y compter. »

En fait, au lieu d'une voiture, M. de Laujon dut se contenter d'un mauvais cheval, fourbu par l'âge et fut obligé de faire la route au pas.

(Société archéologique et historique de la Charente, 1970)

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Une liste électorale censitaire

C'est moins sa force ou sa vitalité qu'une circonstance fortuite — la découverte d'une liste électorale censitaire sur laquelle la préfecture avait « pointé » les opinions de tous les électeurs  — qui nous amène à nous arrêter plus longuement sur le cas du légitimisme en Charente, et plus précisément à Angoulême. Dans l'arrondissement de Confolens, les légitimistes, bien que nombreux, étaient peu actifs; ce que confirme l'importance des abstentions aux élections (28 % des inscrits en 1839 et un nombre plus réduit ensuite, sans que le candidat légitimiste présenté ne dépasse les 40 voix); à Cognac, les légitimistes considéraient le député Hennessy comme un des leurs, tandis que le préfet écrivait à son sujet : « le trône et la charte n'ont pas de partisan plus dévoué » toutefois, le conseiller général qui lui succéda à sa mort était un avocat légitimiste, Guillet de Planteroche (1 217 francs de cens), lui-même remplacé au conseil d'arrondissement par un négociant légitimiste, Dupuy (1 082 francs de cens). Dans l'arrondissement électoral d'Angoulême, la lutte électorale se déroulait entre le centre gauche, très modéré, que représentait le président du tribunal Albert, avec l'appui intermittent des conservateurs. Sur les 60 imposés de plus de 1 000 francs dans l'arrondissement, il y a — non compris dans le tableau — 1 opposant de gauche (un propriétaire d'un canton rural) et 2 électeurs fonctionnaires, décédés au moment des notations du préfet. Nous pouvons constater la nette prépondérance des grands propriétaires chez les légitimistes, surtout dans les cantons ruraux; mais on trouve aussi parmi les plus riches milieux d'affaires des représentants de cette opinion : c'est ainsi que les Callaud-Beslile, des fabricants de papier d'Angonlème, ainsi que Laroche, sont considérés comme douteux, que le banquier Cordova est noté « Gillibert ou opposant de droite ». Les fonctionnaires légitimistes sont principalement des officiers, plusieurs en retraite. Une dernière indication enfin, fournie par ce document, c'est l'opinion des gros censitaires nobles ou pseudo-nobles. Sur les 60 plus imposés, 14 des 15 légitimistes ont une particule nobiliaire; 4 sur 20 des partisans du conservateur, parmi lesquels le comte Galard de Béarn, le plus gros censitaire du département (8 661 francs), tandis que son fils est noté comme légitimiste; 3 sur les 12 douteux, 1 seul des 9 électeurs d'Albert, encore s'agit-il du maire Norman de Latranchade, conseiller général conservateur, un ancien officier de cavalerie, noté par ailleurs comme attaché à tout régime d'ordre, et, pour cette raison, ayant plus de sympathie pour l'Empire et la Restauration. Parmi les électeurs de 200 à 1 000 francs. 29 des 65 légitimistes et seulement 7 des 196 conservateurs ont une particule ou un titre ajouté à leur nom. II est à noter enfin, si l'on considère l'Age des légitimistes, qu'il y en a très peu nés entre 1790-1799, 9 seulement, alors qu'il y en a 27 nés entre 1780-1789 et 24 entre 1800 et 1809. Il ne s'agit là encore que d'un exemple particulier à confronter avec les autres éléments de ce chapitre entrouvert des générations.

Source : Les grands notables en France (1840-1849), d'André-Jean Tudesq.

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