La compagnie des deux cents Chevau-légers de la Garde ordinaire du Roi, qui datait de 1598, prenait rang après les Gendarmes et avant les Mousquetaires. Les Chevau-légers constituaient avec eux la Maison Rouge dont elle était la plus ancienne compagnie. Le Roi en était capitaine el figurait sur le rôle de la Compagnie. Elle comprenait deux cents cavaliers, y compris huit brigadiers, huit sous-brigadiers, quatre porte-étendard et quatre aides-majors de brigade. Il y avait, en plus, le capitaine-lieutenant, deux sous-lieutenants, quatre cornettes et dix maréchaux-des-logis parmi lesquels étaient choisis deux aides-majors, quatre trompettes et le timbalier.

Pour être admis, il fallait être gentilhomme de nom et d'armes.

Quand un gentilhomme se présentait, le généalogiste des Ordres (1) rendait compte de sa noblesse : il fallait justifier de cent ans de bonne noblesse paternelle. Le capitaine-lieutenant le présentait au Roi qui l'agréait. Le brevet lui était délivré par le capitaine-lieutenant, en son propre nom. Les surnuméraires ne recevaient le brevet qu'en devenant chevau-léger (2).

Le règlement du 1er janvier 1741 exigeait, les mêmes preuves que pour Saint-Cyr en remontant jusqu'à cent quarante ans, un acompte de six cents livres sur l'habillement uniforme, l'obligation de servir pendant trois mois comme surnuméraire (3).

Le capitaine-lieutenant donnait à chacun d'eux le litre de Monsieur mon Compagnon et il terminait sa lettre en mettant « votre affectionné serviteur ».

Au XVIIIe siècle, ces capitaines furent les ducs de Montfort, de Chaulnes, de Picquigny, de Chaulnes et d'Aiguillon.

Il y avait parmi les Chevau-légers beaucoup de Picards et d'originaires du Ponthieu. Louis XV disait à la fin de 1750 : « Le duc de Chaulnes a raison de mettre dans mes Chevau-légers des gentilshommes de sa province ils sont fidèles et me servent bien. » Nous avons relevé sur les contrôles un certain nombre de Périgourdins auxquels le même éloge pouvait être décerné.

Les rôles de la Compagnie existent à partir de 1627, mais ils n'indiquent pas, pour la période antérieure à 1740, la province d'origine. Au cours des recherches effectuées de côté et d'autre, nous avons glané quelques noms de cette époque ancienne :

Jean de Rouveron, écuyer sr du Mazeaupin (4), élève du collège de Brive en 1667, et dont la veuve, Charlotte Leber, se remaria avec Messire Jean Chancel de la Chalupie.

François Durand de la Rolphie, écuyer sr de Bourgonniac, habitant du bourg de Bars, marié en 1678 à Sarrazac avec Odette de Vaucocourt, delle de Chasteau.

Jean Lenoble, écuyer sr des Isles, marié en 1672 à Nontron avec Marie de Lapeyre, devenu ensuite sous-brigadier.

Jean de Masfranc, écuyer sr de Longchamp, qui épousa en 1709, « à Pluviers en Périgord diocèse de Limoges », Marie Merlanjon, de la paroisse de Saint-Barthélémy.

En 1677, entra dans la Compagnie François Alamigeon, de la Resnerie, paroisse d'Auriac de Bourzac (5), écuyer sr de la Cipière et de la Guillermie, né vers 1650, dont un ancêtre, Isaac Alamigeon, avait été l'un des deux cents gentilshommes de l'ancienne garde de Louis XIII. Fils de François, lieutenant au régiment de Montausier, et de Marguerite de Saint-Aulaire, François Alamigeon avait servi comme lieutenant en 1672 au régiment Royal-infanterie, puis en 1674 au régiment de la Reine. Après s'être distingué aux sièges de Courtray et de Fribourg, ses blessures l'obligèrent à se retirer en 1682. Il mourut en sa maison de la Tour-Blanche le 18 septembre 1747, à l'âge de cent deux ans. Marié avec Catherine de Testard de la Caillerie, le 21 janvier 1682, en l'église Saint-Grégoire de Léguillac de Lauche (6), il eut un fils, Joseph, et quatre filles (7).

Vers 1678, fut admis aux Chevau-légers Gabriel de Giris ou de Giry, né en 1654, écuyer, sr de la Tourette, de Chastenet, du Mouly Raphary, du Pont du Vivier.

Il devint maréchal des logis de la Compagnie. Il fut anobli en 1712.

Un beau parchemin de 1719, tombé en notre possession par le hasard des ventes, fera connaître la vaillante carrière de Gabriel de Giris :

Extrait des registres du Conseil d'Etat

Sur la requête présentée au Roy étant en son Conseil, par la veuve du sr Gabriel de Giris écuyer sr de Chatenet, un des maréchaux des logis de la Compagnie des Chevau-légers de la Garde ordinaire de Sa Majesté, contenant qu'au mois de mai 1712 il plut au feu Roy accorder au mari de la suppliante des lettres d'anoblissement (8), en considération des services qu'il avait rendus pendant trente-cinq années, tant aux sièges d'Offenbourg et de Namur, aux combats de Leuze et de Steinkerque, ci la bataille de Nerwinde (9) où il reçut deux blessures, qu'aux batailles de Ramillies, d'Oudenarde et de Malplaquet (10), et quoique la suppliante ni ses enfants ne puissent appréhender d'être jamais inquiétés dans une noblesse qui est accordée sur des motifs si justes et si légitimes, néanmoins Sa Majesté, ayant par édit du mois d'août 1715 révoqué les anoblissements accordés depuis le 1er janvier 1689, moyennant finance ou autrement, à la réserve toutefois de ceux qu'elle jugerait à propos d'excepter en considération de services rendus à l'Etat, la suppliante a cru que pour lui assurer et a sa famille l'effet et la grâce portés par lesdites Lettres du mois de mai 1712, il était nécessaire que Sa Majesté eut la bonté d'expliquer ses intentions ; requérait à ces causes la suppliante qu'il plut à Sa Majesté déclarer qu'EIle n'a entendu comprendre dans la révocation portée par l'édit du mois d'août 1715 les lettres d'anoblissement accordées à Gabriel de Giris, son mari, pour les causes et motifs énoncés aux Lettres, vu lad. requête, les Lettres patentes du mois de mai 1712, l'édit du mois d'août 1715, ouï le rapport et tout considéré, Le Roi étant en son Conseil, de l'avis de Monsieur le Duc d'Orléans, régent, a déclaré et déclare n'avoir entendu comprendre dans la révocation portée par ledit du mois d'août 1715 les Lettres de noblesse accordées and. S. de Giris de Chatenet au mois de mai 1712, ce faisant Ordonne Sa Majesté que lad. veuve et ses enfants jouiront de l'effet desd. Lettres tant et si longtemps qu'ils ne feront acte de dérogeanee, sans qu'ils puissent être troublés ni inquiétés à ce sujet pour quelque cause et prétexte que ce puisse être. Et pour l'exécution du présent arrest toutes Lettres nécessaires seront expédiées si besoin est.

Fait au Conseil d'Etat du Roy, Sa Majesté y étant tenu, à Paris, le vingt août mil sept cent dix-neuf.

Phelypeaux.

Gabriel de Giris de Chastenet était chevalier de l'Ordre de Saint-Louis.

Le 18 septembre 1714, il fut enterré dans l'église de Saint-Vincent Jalmoutier (11). Son acte de décès, dressé par le curé Rochon et conservé aux archives de cette commune, lui attribue l'âge d'environ soixante ans et se termine par cette mention « Lequel demeurait à La Font du Vivier, paroisse de Saint-Privat des Prés (12). » Il s'y trouve désigné sous le nom de Giry de Chastenet.

De son mariage avec Marie-Anne Bardon de Segonzac, il avait eu six enfants. Une de ses trois filles, Cathenne-Antoinelle, épousa en 1723 Bertrand de Sanzillon Mensignac.

1729.
Louis de Bridat de la Pradelie, sr de la Barrière, à Périgueux.
Avait servi six années au régiment de Beaujolois comme lieutenant.

15 avril 1735
Jean Durieux ou du Rieux, écuyer sr de la Couture (13), présenté par M. de Fortisson.
Fit les campagnes de 1743 à 1747. Blessé à Dettingen.
Premier sous-brigadier, 9 août 1766.
Nous avons noté un De la Couture, chevau-léger, ayant fait les campagnes de 1734-1735, mort à Château-Thierry le 9 avril 1743.

16 décembre 1738
Jean de Bridat, écuyer sr de la Barrière, proposé par Mr soit père.
A été dix-huit mois cadet au régiment de Champagne. Second porte-élendard, 9 août 1766.
Décédé, 8 novembre 1781.
Son fils Jean, âgé de treize ans, fut admis surnuméraire aux Chevau-Iégers le 24 avril 1765.

1740.
Vers cette époque servait Louis-Ferdinand de Saint-Eloy de Rochon, de La Linde en Périgord, qui fit notamment les campagnes de 1744 à 46 et 48.

De même, François de Puiffe sr de Fermigier, maréchal des logis, breveté mestre de camp, chevalier de Saint-Louis, décédé au château de Pensol le 18 juin 1751 (14).

25 juillet 1743.
François de Malet de Chatillon de la Jorie, baptisé le 14 mai 1710 à Cornille, fils d'Antoine chevalier sr Chastenet, de la Garde, etc. et d'Elisabeth de Beaupoil de Sainte-Aulaire.
De la branche aînée des Malet.
Avait été quinze mois cadet au régiment de lîrelagnecavalerie, et six ans lieutenant au régiment de Poitou-infanterie. Campagne de 1743.
Adresse à la Grosle (Angoumois) et à la Jorie par Saint-Pardoux la Rivière.
Campagnes de 1744, 45, 47, 48.
Ayant fait la campagne de 1761 avec le détachement des chevau-Iégers, il reçut une des trois croix de Saint-Louis destinées au détachement (Souvenirs du marquis de Belleval, p. 65).

25 août 1743
Charles de La Roussie de La Pouyade, né en 1727 à La Pouyade par Saint-Pardoux la Rivière, « fils et petit-fils de M de La Poyade qui sont morts chevau-légers après avoir servi avec distinction dans la Compagnie ». (M. de La Pouyade père (15) mourut le 1er mai 1733.)
Surnuméraire à Versailles, novembre et décembre 1744. Campagnes de 1745 à 47. De quartier en 1748. Servait encore en 1763. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Mort à 62 ans en 1789 et inhumé dans l'église de Saint-Angel. Il ne laissa que des filles de Suzane de Chasteigner de La Rocheposay (16).

4 mars 1744
Louis de Lamberterie chevalier sgr du Chaylard, à Ruffignand (17) en Périgord.
Suivit le Roi dans la campagne de 1744. Fit les campagnes de 1745-46, et fut fait prisonnier à la fin de la dernière. Campagnes de 1747-48.
Décédé le 14 janvier 1700.

24 avril 1744
Jean Le Blanc écuyer sr de Saint-Just, à Périgueux, né le 1er août 1718 et baptisé le 7 à Saint-Just, paroisse de Brouchaud (18), fils d'Antoine et de Marie de Bancs.
Campagnes de 1745 à 47. De quartier en 1748.
Brigadier, 5 juin 1785 capitaine de cavalerie. Réformé avec brevet de mestre de camp, 1er octobre 1787.
Chevalier de Saint-Louis, 26 mai 1770.
Mort à Quiberon avec son fils Pierre-Nicolas, qui servit lui aussi aux Chevau-légers de la Garde (1773-1778) avant de devenir garde du Corps du Roi a la Compagnie de Luxembourg (19).
Il avait épousé le 24 novembre 1751 Marguerite d'Alesme de Vige et eut pour fils Nicolas, né au repaire noble de Vige, paroisse de Sorges, le 23 octobre 1764, et marié en 1783 à Serges avec Françoise-Madeleine Levallois, originaire de l'île de Saint-Domingue, morte en 1787.

28 novembre 1744
Henri de Chambon baron de Lissac sgr de Cendrteux, à Périgueux.
Campagne de 1746. Fait prisonnier dans la campagne de 1747, Campagne de 1748. Retiré, 23 février 1759, ayant obtenu une compagnie de cavalerie au régiment d'Henrichemont. Congé absolu, 16 avril 1759.

1er avril 1750
Louis de Testard de la Caillerie, né à Paris, paroisse Saint-Laurent, le 28 décembre 1734, fils de Bertrand et d'Antoinette-Françoise Pesne
D'une famille du Périgord. Sa tante Calherine, née à Léguilhac de Lauche, fut reçue demoiselle à Saint-Cyr en 1700; trois cousines et sa jeune sœur Apolline-Antoinette y furent également reçues.
Présenté, avril 1748. N'a point fait la campagne à cause de sa grande jeunesse.
Se trouva à la tète des exercices de l'Hôtel, à Versailles. Mort, 9 lévrier 1763.

1er juin 1750
Jacques de Jay de Beaufort, de Barrière et de Malvi, né le 4 août 1731, fils de Pierre chevalier sgr de Beaufort et d'Elisabeth du Puy de Barrière, baptisé à Sainl-Front de Périgueux.
Servit aux Chevau-légers jusqu'au 30 septembre 1787.
Chevalier de Sainl-Louis, 24 juin 1775.
Emigra à Coblence. Campagnes de 1792-93, comme fourrier major à la 1re compagnie noble d'ordonnance du Roi.
Maréchal de camp, 14 avril 1815.
Retraite de lieutenant-colonel, 5 juin 1816.
Mort à Périgueux, paroisse de la Cité, 7 novembre 1823.
Epoux delle de Paty.

15 septembre 1751.
Jacques Claude sr de Lenelle et de la Roderie, né le 4 décembre 1734.
Enseigne aux Gardes-françaises.
Congé absolu, 12 avril 1759.

1er avril 1754.
Louis-Marie-Anne de Talleyrand de Périgord, né à Paris, paroisse Saint-Sulpice, le 11 octobre 1738, fils de Daniel-Marie-Anne marquis de Talleyrand comte de Grignols, colonel du régiment de Normandie, brigadier d'année, tué au siège de Tournay en 1745, et de Marie-Elisabeth Chamillart.
Retiré surnuméraire, 10 juillet 1756.
Voir sa biographie aux Maréchaux de camp.

19 avril 1754.
Zacharie D'Amelin de la Sartie ou la Sarretie, né à Brive (Bas Limousin) le 22 février 1737, de Joseph et de Marie de Brounie.
Présenté à Mgr le duc de Chaulnes, le 19 avril 1754.
Fils unique. A perdu Monsieur son père.
Présenté au roi le 3 juin 1754 et admis surnuméraire.
Mort le 20 juin 1754.
Son grand-père Jean d'Amelin seigneur de Rochemorin était viguier de Sarlat.

3 juillet 1754.
François de Tauzia, né à Saint-Martin de Flaujagues, diocèse de Bazas (20).
Son grand-père, anobli en 1703, demeurait paroisse de Saint-Séverin, juridiction de Montravel en Périgord.

25 juillet 1754.
Louis Cosme comte de Beaupoil de Sainte-Aulaire, né en 1741 à Condat-sur-Vezère.
D'après les notes de Clairambault, la famille était originaire de Bretagne et acquit la seigneurie de Sainte-Aulaire en Bas-Limousin. Louis marquis de Sainte-Aulaire, maréchal de camp, colonel du régiment d'Enghien-infanterie, tué au combat de Rumersheim (Alsace) en 1709, ne laissa qu'une fille mariée dans la maison d'Harcourt-Beuvron. Il y eut les branches de Lanmary, de Fontenilles, de Castelnouvel.
Cosme fut présenté aux Chevau-légers par son oncle, aumônier de la Reine. Il commença ses exercices le 25 septembre 1754. Il se retira comme surnuméraire, par congé, le 5 mai 1757.
Nous avons donne sa biographie aux Gardes du Corps (Cie de Villeroy) et dans la Chronologie des Maréchaux de camp, pages 88-90. La 1re Restauration le créa lieutenant général des armées du Roi.

28 août 1754
Jean de Constantin de Pechegut de Montégu, né le 18 juillet 1738, baptisé le 20 à Capdrot diocèse de Sarlat, fils de Pierre et de Marie de Saint-Clar.
Présenté par M. de Laval, capitaine d'infanterie, lieutenant de roi de la place d'Aire.
Arrivé à l'hôtel le 28 août 1754.
Agréé de Mgr le duc de Chaulnes.
Adresse de Mr son père à Monpazier.
Il vota pour l'élection des députés de la noblesse aux Etats-Généraux. Du château de Marsalès en Périgord, il écrivit le 20 juillet 1791 pour s'offrir lui-même avec son gendre comme otages de Louis XVI (21). Il émigra deux mois plus tard et fit à l'armée des Princes la campagne de 1792.
Chevalier de Saint Louis.
Mort en 1826.
Il avait épousé en 1702 Marie-Valérie de Paty de Luziers. D'où une fille, Marie-Thérèse, unie à J.-F. Deshoms de Favols.

29 septembre 1754.
Pierre-Paul de Méredieu d'Ambois de Naillac, né le 16 août 1737, baptisé le 17 à Saint-Front de Périgueux, fils d'Eymeric sgr d'Ambois, Borie Bru, etc., et d'Elisabeth de Vaucocour de Naillac.
Avait eu deux parents, Pierre et Eymeric, anciens lieutenants au régiment de Cambrésis, reçus chevau-légers en 1720 et 1721.
Présenté le 10 septembre 1754, proposé par M. de Teslard, a commencé ses exercices le 29 septembre.
Retiré par congé absolu, 10 octobre 1759. Va en Russie « aïant eu une place d'écuyer de l'impératrice de Russie ». Rentré, fin novembre 1760, en conservant son rang. Rayé, n'ayant pas joint pour faire la campagne de 1761. Naillac fit alors différents voyages à Vienne, à Varsovie, en Suède, Danemark, Hollande et Angleterre, où il se lia avec Dumouriez en 1766.
Conseiller d'ambassade à Vienne, en 1771. Il se trouva ensuite à Moscou. A la fin de 1776, le chevalier de Corberon, charge d'affaires de France en Russie, notait que le chevalier de Naillac, agent du Ministère des Affaires étrangères, roulait le monde avec 10.000 I. de pension, et qu'il envoyait au ministre « un tas de notes absurdes, mal digérées et recueillies à la hâte dans les sociétés » (22). En 1789, il se rendit à Venise, où le comte d'Espinchal, qui l'avait connu à Paris, le rencontra au mois de mai 1790 : « Je trouve ici établi depuis quelques mois le baron de Naillac avec son épouse. Ils étaient en Dauphiné, à Valence. Naillac y avait accepté la majorité de la garde nationale et en est parti depuis le massacre du marquis de Voisins, colonel d'artillerie et maréchal de camp. Quoique Naillac assure de la pureté de ses principes, cependant il ne passe pas à Venise pour être très pur, et je n'ai pas été contenl de ses raisonnements sur nos affaires (23). » Choisi par le Roi le 12 ou 13 juin pour remplacer Dumouriez, et connu de Marie-Antoinnette, le baron de Naillac ne fut qu'un instant ministre des Affaires étrangères. Quand il arriva à Paris, il ne put prendre possession de son poste, auquel avait été appelé, le 14 juin, M. de la Garde marquis de Chambonas. On l'envoya ministre à Gènes le 1er juillet, et il y fut remplacé le 18 décembre (24).
Il commanda la garde nationale de Périgueux, vint à Marseille en juin 1793, passa en Toscane et à Naples. En 1797, il demanda sa radiation de la liste des émigrés.
Une pension de 2.400 l. lui fut concédée le 24 mai 1803 pour 27 années de service.

1er avril 1755
Jean-Baptiste du Lau marquis d'Allemans, àgé de 15 ans à la Saint-Jean prochain.
Présenté par M. le comte d'Allemans, rue Garancière près Saint-Sulpice à Paris.
Arrivé à l'hôtel, 1er avril 1755.
Retiré surnuméraire, 1er octobre 1756.
Passé enseigne aux Gardes-françaises, 1759.
A eu son congé absolu, 20 novembre 1760.

Il y avait aux Chevau-légers, à la même époque, Charles de Gontaut de Monferrand, de Montréal (25), né en 1737, reçu à dix-huit ans, ayant cessé ses exercices le 11 septembre 1755 et pris son congé absolu le 5 avril 1757, rentré en 1707, chevalier de Saint-Louis, mort en 1787, et Jean de Gontaut de Montferrand, reçu à dix-sept ans, qui prit un congé absolu le 29 avril 1761 et se retira cornette au régiment de Crussol-cavalerie.

16 mai 1755
Jean de Calvimont, né le 29 janvier 1739 à Saint-Martial diocèse de Sarlat, fils de Jean chevalier qualifié seigneur et baron de Belcastel et de Saint-Martial, et de Marie-Elisabeth de Peyronenc de Saint-Chamaran.
Proposé le 21 avril 1755 par M. Poinsonet, sous-brigadier des gendarmes de la Garde du Roi.
Arrivé à l'hôtel le 16 mai 1755.
Présenté au roi, 20 mai 1755.
Son grand-père, Jean de Calvimont, avait été six ans mousquetaire du Roi en la 1re compagnie en laquelle ses trois frères servaient depuis plusieurs années en 1666.

6 décembre 1755
Henry de Tauzia de Monbrun, né le 21 avril 1740 à Longwy, diocèse de Trêves, dont le père, originaire du Périgord et seigneur de Monbrun en Dordogne, avait été major au régiment de Sassenage.

7 avril 1757
Nicolas-François-Camille de Lambertie comte de Torniolle, né à Nancy le 27 novembre 1739, fils d'un chambellan du roi de Pologne, petit-fils d'un capitaine des gardes du corps du même roi, arrière petit-fils d'un gouverneur de Nancy. Il appartenait à une maison originaire du Périgord qui s'était, dès le commencement du XVIe siècle, partagée en diverses bandes répandues en Guyenne, Poitou, Limousin, et alliée notamment aux D'Aydie et aux D'Abzac de Ladouze.

2 avril 1758.
Antoine-Joseph de la Romagèe marquis de Roncessy, du château de Filolie près Thiviers.
Agé de seize ans, neveu de M. l'Evêque de Tarbes, proposé par le baron de Planeau, arrivé a l'hôtel le 2 avril 1758, ayant fait ses preuves le 25 juin 1758.

1er février 1759.
Hilaire de Vaucocourt, âgé de 28 ans, ancien officier d'infanterie, décédé le 20 octobre 1764.

1er juin 1759
François de Montozon chevalier seigneur de Puydegand et de Monchâteau né le 7 juillet 1731 et baptisé le 8 à Saint-Front de Périgueux, fils de François écuyer seigneur de Rimolas et de Puydegaud, et de Marie-Berthe de la Coste. Commence son service, 16 octobre 1759.
Réformé, 1er octobre 1787.

23 juin 1759.
Charles Pasquel de Saint-Meymy, page de la Grande Ecurie, âgé de dix-huit ans.

15 décembre 1760 ou 11 janvier 1761.
Louis-Joseph de Pourquery, de Liorac, âgé de seize ans trois mois, né le 18 octobre 1743.
Réformé, 1er janvier 1776.
Il fut parrain le 3 décembre 1772 dans un baptême célébré à Périgueux, paroisse Saint-Front.

6 avril 1761
Jean de Boulède, de Bergerac, né le 27 février 1734, relire le 30 décembre 1770, et autre Jean de Boulède, âgé de dix-neuf ans, retiré le 12 novembre 1703.

1er octobre 1762
François du Rieu, né à Coursac le 10 juin 1749 (ou le 14 octobre 1747 selon d'autres documents), fils de Jean écuyer seigneur des Rives cl de la Couture, el de dame Antoinette de Gravier.
Présenté par son oncle, il fut admis le 1er octobre 1762 (ou seulement le 18 août 1763).
Il était pelit-fils de François du Rieu, écuyer seigneur de la Couture, successivement mousquetaire du Roi dans la 2e compagnie el gendarme de la Garde de Sa Majesté arrière petit-fils de Pierre écuyer, seigneur de Marsaguet, de la Couture et des Rives, gentilhomme de Sa Majesté, anobli au mois de juin 1653 pour les services importants rendus au Roi dans les mouvements du Périgord, et maintenu dans sa noblesse, en 1667. Pierre du Rieu était fils de noble Jean du Rien seigneur de la Couture et des Rives, et de Marguerite de Montmège, très proche parente de Jean de Souillac, Ve du nom, seigneur de Montmège, etc, capitaine-colonel des Cent Suisses de la Garde du Roi, lieutenant-général de ses armées, conseiller d'Etat, nommé chevalier des Ordres du Roi le 15 janvier 1652 el mourut en 1655 sans avoir été reçu.
Il émigra en 1791 et se retira à Coblenz, où son fermier du Pont-d'En-bas, François Guimard, lui porta depuis le Périgord une soixantaine de louis d'or cousus « entre le bois et la futaine » dans chaque bouton de sa veste et de son gilet. L'académicien René Bazin a raconté dans La douce France la louchante histoire de celle odyssée à l'époque révolutionnaire.
Il mourut à Marsaguet, commune de Razac-sur-l'Isle, le 16 mai 1812.
De son mariage avec Claudine-Claire de Doenneraël, il avait eu huit entants. L'un d'eux, Joseph Charles, né à Coursac le 6 mai 1789, officier payeur, enleva un drapeau espagnol à l'affaire de Visillo le 8 juin 1823, comme nous l'avons signalé à l'époque du centenaire, le 28 mai 1923. Son petit-fils Philibert (1807-1890) a été conseiller général de Vergt. Son arrière petit-fils Alexandre, né a Saint-Martial de Valette le 27 septembre 1848, précepteur du duc de Vendôme, a été professeur à la Faculté libre de droit d'Angers où il fut le collègue de René Bazin il fut nommé en 1900 chevalier de l'Ordre de Pie IX.
A la même date du 1er octobre 1762, son frère cadet Jean du Rieu de la Couture, né à Coursac le 16 janvier 1750 (ou 1752), fut présenté également par son oncle, mais il ne devait prendre rang qu'après l'âge de quinze ans « qui seront révolus le 16 janvier 1765 ».
Celui-ci fut chevau-léger d'octobre 1765 à septembre 1787. Il eut rang de chef d'escadron et devint chevalier de Saint-Louis.
Emigré lui aussi en 1791, il servit à l'armée des Princes, dans la 1re compagnie noble d'ordonnance, et à l'armée de Coudé, de 1795 à 1801, dans la cavalerie noble.
Il mourut à la Couture en 1834.

Furent inscrits surnuméraires : le 29 juin 1763, Gabriel-Isaac de Sollière, de Nanteuil, demeurant à Mareuil, et La Croix de Saint-Aulaire du Repaire, âgé de 21 ans, des environs de Mareuil; le 5 avril 1764, Jean de Briançon, 16 ans, du château de Perron, près Bergerac; le 12 mai, Jean-Geoffroy de Leymarie, 17 ans, page de la Grande Ecurie le 5 juin, Jean-Léonard de Clergeau, 21 ans, de Périgueux le 24 avril 1765, Jean de Bridat, de Périgueux, fils du brigadier; le 1er mars 1765, Jean Giversac de Nadal, 20 ans, de Bergerac, et Jean-Martin chevalier de Nadal, 19 ans, de Bergerac le 27 mars, Gabriel Rochon de Vormezelle de Queyssac, 16 ans, de Bergerac, élève de l'école royale militaire.

16 juin 1764.
Jean de Benoist de Manon, né le 3 décembre 1745, baptisé le 8 à Coursac, fils de Jean-Joseph chevalier seigneur de Manou et de Laubresset, el de dame Françoise de La Bonne delle de la Roche.
Le 12 décembre 1769, il épousait à Périgueux, paroisse Saint-Front, Suzanne-Catherine de Roche delle de la Veixière.

21 décembre 1765.
De Regniac (Rignac) de Vassal, de Montignac-le-Comte, ayant servi dans les Gardes du Roi.
La généalogie de cette famille mentionne Jean-Armand de Vassal Rignac, fils de Jean et d'Isabeau de Mirandol, demeurant au château de Rouflac, paroisse Saint-Pierre de Montignac en Périgord. Il fut l'un des 200 chevau-légers de la Garde du Roi et chevalier de Saint-Louis. De son mariage, en 1775, avec Marie-Claire d'Abzac de Limeyrac, ancienne élève de Saint-Cyr et sœur des célèbres écuyers, il laissa trois fils.

11 juin 1767.
Jean-Nicolas de Gratereau des Groges, né le 13 août 1751, baptisé à Saint-Pardoux de Mareuil (26), fils de Jean-Philippe chevalier sgr des Groges, lieutenant dans le régiment Royal-Carabiniers, et d'Anne-Radegonde de Marcillac (27).
D'après Clairambault, il était petit-fils de Jean-Baptiste chevalier seigneur des Groges, Beaulieu, la Gotherie, lieutenant-colonel du régiment Royal-Carabiniers (28), chevalier de Saint-Louis, maintenu dans sa noblesse en 1716 sur titres remontant à 1543.
Surnuméraire aux Chevau-légers jusqu'au 26 juillet 1773.
Emigra en 1791 et servit à l'année des Princes et à l'armée anglaise.
Les immeubles qu'il possédait sur la commune de Trélissac, deux métairies aux Maurilloux et le moulin du Mounard, furent déclarés biens nationaux et vendus aux enchères.
Coinmissionné capitaine de cavalerie, 8 février 1797 avec rang du 1er janvier 1793.
Chevalier de l'ordre de Saint-Louis.
En 1789, il épousa Melle Jourdin de Rouffiac, près La Rochefoucauld (Charente).

1768.
Guillaume-Marie de La Rochc-Aymon. né le 27 juillet 1753 a Paris.
Rang de capitaine de dragons en 1771. Mestre de camp de Belsunce-dragons, 1777. Aide de camp de Monsieur pendant l'émigration. Maréchal de camp, 28 novembre 1792. Lieutenant-général, 30 août 1814.

2 avril 1769.
Claude Grand de Luxolière, 17 ans, de Tintéliac (29).
Surnuméraire jusqu'en 1770.

1769.
Jean Baptiste de Foucauld de Dussac, né le 26 octobre 1746.
II était seigneur de Dussac, Vaux et autres places. Capitaine, 1780. Réformé, 1787. Emigré, 1791, il fit, la campagne de 1792 à l'armée des Princes, et celles de 1791 à 1801 à l'armée de Condé.
Chevalier de Saint-Louis, 1796.
Epousa en 1766 Marie de Lascoups delle du Cluzeaud, de la paroisse de Saint-Georges de Monclar.
Mort en 1827.

3 février 1776.
Jacques de Vassal de Montviel, né le 5 décembre 1738 à Cadillac, diocèse d'Agen.
Garde du Corps du Roi depuis le 2 juin 1756.
Chevalier de Saint-Louis. Mort en émigration.
Il avait épousé à Rions (Bordelais), en 1768, Melle de Raoul. D'où sept enfants dont trois fils. L'un d'eux, J.-B. François, émigré avec lui, fut plus tard député du Lot-et-Garonne, et mourut en 1853.
Deux filles de Jacques de Vassal furent élevées à Saint-Cyr. Une autre naquit en 1785 à Razac en Périgord.

28 novembre 1778.
Estienne-Antoine-Marc-Richard du Tour, né a Bordeaux le 24 juin 1744, et son frère Joseph du Tour, né à Mauzac, diocèse de Périgueux, le 29 octobre 1747. Ils étaient fils d'Etienne-Marc-Antoine, écuyer, capitaine d'une compagnie de dragons blancs et commandant du quartier des Terriers Rouges à Saint-Domingue, et de Renée Sauvage.

12 juin 1778
Bertrand de La Brousse, né le 3 novembre 1762, baptisé le 15 décembre en l'église paroissiale Saint-Brice de Proissans, diocèse de Sarlat, fils de Pascal-François chevalier sgr de Messès, Barettes et La Combe, ancien mousquetaire de la Garde ordinaire du Roi, et de Louise de Salès.

11 septembre 1784.
Léonard-François de Belhade, né le 2 décembre 1770 à Cumond, de François chevalier sgr du Dezert el de la Motte, et de Anne d'Arlot de La Linde, petit-fils de Jean capitaine au régiment de Beauvaisis, arrière petit-fils de François. Ensuite servit dans la garde constitutionnelle de Louis XVI. Guillotiné à Paris le 3 juillet 1794, place de la Barrière du Trône, et inhumé au jardin de Picpus.
Il avait épousé Melle Perier : d'où deux enfants (30).

A cette liste, déjà longue, on pourrait encore ajouter Léonard Jarrige de La Morélie (31), écuyer sgr de Masvieux, baptisé le 1er décembre 1749 à Saint-Yrieix, mort a Liège le 22 mai 1793.

De son mariage en 1780 avec Louise-Damienne de La Vergne, naquirent plusieurs enfants, notamment une fille qui épousa M. J.-B. Tenant de La Tour (32).

Pierre de Gentil de la Faye (1746-1824), du village de la Faye, paroisse de Quinsac en Limousin, près de Saint-Yrieix.

Paul de Manny, écuyer, chevalier sgr de Beaumont, de la paroisse de Charmant en Angouinois, marié en 1780, à Léguillac de Cercles, avec dame Jeanne Dumais.

Philippe Cadiot de Saint-Paul, chevalier sgr d'Apremont, la Cotte, Juillaguet et autres lieux, marié en 1780, à Saint-Pardoux de Mareuil, avec Madeleine Gratereau delle de Laprade.

Les Chevau-légers portaient un habit écarlate galonné d'or. Leur étendard, blanc, bordé d'or, représentait Jupiter foudroyant les géants cl portail ecllc inscription : Sensere gigantes.

Les Chevau-légers avaient une brillante réputation. Ce sera toujours, observait le chevalier de Chabo en 1749, un escadron d'élite, très courageux, très bien monté et très bien exercé. Ils furent réduits à un demi-escadron le 19 janvier 1770, et supprimés le 30 septembre. 1787.

Rétablis en juillet 1814, ils furent licenciés par la deuxième Restauration, le, 1er janvier 1816.

Nous citerons parmi ces derniers, Pierre-Alphonse comte de la Roque de Mons, né à Bergerac, fils aîné du député de la noblesse, aux Etats-généraux, qui s'était réfugié à Bordeaux pendant les Cent-Jours et se signala comme un des principaux auteurs du mouvement du 12 juillet 1815, en obtenant, au Roi, du chef de bataillon Boisson, au milieu des soldats de Clauzel, que le drapeau tricolore fût abattu sur la place de la Comédie. Rentré à Paris le 7 août, il reçut la croix de Saint-Louis le 30 décembre de la même année; il avait le grade de capitaine de cavalerie.

Citons également Charles-Hippolyte de La Chapelle, né a Versailles, paroisse Notre-Dame, le 20 octobre 1784, fils de messire Charles-Gilbert de La Chapelle, ancien capitaine de cavalerie, premier commis de la Maison du Roi, secrétaire des commandements de Mgr le Dauphin, et « de delle Marie-Emilie Leschevin, son épouse ». Il devint chevalier de la Légion d'honneur le 14 février 1815 et officier du même ordre le 1er mai 1821. Entré au service en qualité de gendarme dans la compagnie d'ordonnance de M, de Montmorency le 4 octobre 1806, nommé sous-lieutenant au 3e Cuirassiers le 16 juillet 1807, démissionnaire le 16 janvier 1809, il passa maréchal des logis dans la Garde nationale à cheval de Paris le 1er avril 1814, puis entra dans la compagnie des chevau-légers de la Garde du Roi en qualité de maréchal des logis, nommé chef d'escadron le 24 août 1814. Il fut nomme lieutenant général d'épée de la compagnie des gardes de la Prévôté, de l'hôtel du Roi le 1er février 1815 et eut ensuite le titre de commandant de la Prévoté de l'Hôtel.

Il mourut le 12 février 1829.

Notes :

1. M. de Clairambault, avocat général, conseiller honoraire de la Cour des aides de Guyenne, généalogiste des Ordres du Roi, certifiait que le candidat présenté avait la qualité requise pour être reçu chevau-léger.

2. Mis L. R. de Belleval, Souvenirs d'un Chevau-léger du la Garde du Roi, publiés en 1866 par son arrière petit-fils (in 8° de 823 pages).

3. Fonds Clairambault, volumes 812 et 820 (Bibl. Nat., Manuscrits).

4. Village de la paroisse de Sainte-Marie de Teilhoux (Teillots, canton d'Hautefort).

5. Commune du canton de Verteillac, arrondissement de Ribérac.

6. Commune du canton de Saint-Astier, arrondissement de Périgueux.

7. Paul Huet, Alamigeon en Périgord, p. 19.

8. Elles sont mentionnées par A. de Froidefond, Armorial de la noblesse du Perigord, I, 236.

9. Le combat de Leuze, livré par 28 escadrons (Duc de Luxembourg) contre 75 escadrons (Prince de Waldeck), eut lieu le 11 septembre 1691. Celui de Steinkerque est du 3 août 1692 la bataille de Newinde, du 29 juillet 1693.

10. Ces trois batailles furent livrées les 23 mai 1705, 11 juillet 1708 et 11 septembre 1709.

11. Commune du canton de Saint-Aulaye.

12. Commune du canton de Saint-Aulaye.

13. La Couture, commune de Manzac sur Vern, canton de Saint-Astier.

14. D'après une communication de M. Bourrinet. Bull. Soc. hist. P., 1926, p. 77.

15. Pierre de la Roussie, né en 1685, fils de Pierre et de Jeanne Gay de Nexon, pupille de l'abbé de la Jartre son oncle, avait épousé Gabrielle de Nesmpmd. Cf. Comte de Saint-Saud, Les La Roussie de La Pouyade, Bulletin de 1924, p. 373.

16. Comte de Saint-Saud, Op. cit.

17. Rouffignac, commune du canton de Montignac.

18. Brouchaud, commune du canton de Thenon.

19. Cf. Nos Gardes du Corps, p. 105.

20. Canton de Pujols, arrondissement de Libourne (Gironde).

21. Bull, de la Soc. Hist. et arch. du Périgord, 1925, p. 206, étude du baron Yves de Constantin.

22. Journal intime publié en 1901. Tome II, p. 46.

23. Journal d'émigration du comte d'Espinchal publié par E. d'Hauterive (1912), p. 119.

24. Il avait été aussi ministre de Deux-Ponts.
Sa carrière diplomatique mériterait une étude spéciale pour laquelle les Correspondances du Ministère fourniraient des détails nombreux. Cf. Fréd. Masson, Le Dépt des Affaires Etrangères pendant la Révolution.

25. Château de Montréal, cummune d'Issac, canton de Villamblard.

26. Commune annexée à Mareuil, où se trouve le château de Beaulieu, près la gare de Mareuil-Gouts.

27. Elle mourut à Périgueux, dans la maison de réclusion, en 1794.

28. Il fut aussi ordonné brigadier ds cavalerie en 1748, Cf. notre Chronologie des Brigadiers des armées du Roi.

29. Tenteillac, commune de Bourg-des-Maisons.

30. Bull. de la Soc. hist. du Périgord, 1925, p. 169, communication de M. de Saint-Saud.

31. Château de la Morélie, paroisse de Payzac.

32. P. Huet, Additions aux généalogies des familles d'Abzac et de Jarrige.

Source : Le Périgord militaire, de Joseph Durieux.