30 octobre 2015

Frotier de La Rochette

Frotier de La Rochette, avec Généalogie Charente Périgord
D'argent à une pelle de gueules mise en pal, le fer en haut, accostée de dix losanges de même, cinq de chaque côté, deux, deux et un.

Filiation suivie

1. — Jean Frotier, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 6 mars 1579, avec Anne Tizon, fille de Roch Tizon, sieur du Roc, et Marguerite du Barry, d'où : 1° Roch Frotier-Tizon, qui suit ; 2° Jean Frotier-Tizon, chevalier de Malte ; 3° Louise Frotier, mariée avec Gabriel de Barbarin, sieur de La Breuille ; 4° Marthe Frotier, mariée d'après acte du 7 décembre 1611, avec Gabriel de La Charlonnie, juge de la prévôté Angoulême ; 5° Yolande Frotier, mariée d'après acte du 4 février 1606, avec Jacques de Villoutreys, échevin et maire d'Angoulême.

2. — Roch Frotier-Tizon, né en 1590, décédé en 1657, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 26 avril 1614, avec Léonarde Laisné, fille de Clément Laisné, sieur de Rochecorail, et Elisabeth Taboys, d'où : 1° Clément Frotier-Tizon, qui suit ; 2° Henri Frotier-Tizon, lieutenant d'infanterie.

3. — Clément Frotier-Tizon, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 8 mai 1642, avec Antoinette Catrix, fille de Henri Catrix, sieur de Flaville, et Jeanne Couraud, d'où : 1° Gaspard Frotier-Tizon, qui suit ; 2° Marie Frotier-Tizon, mariée d'après acte du 17 juillet 1661, avec Charles du Rousseau, sieur de Coulgens ; 3° François Frotier-Tizon, capitaine au régiment de la Marine ; 4° Roch Frotier-Tizon, né en 1644, décédé en 1693, sieur de La Rochette, marié d'après acte du 17 août 1666, avec Marie-Anne Chesnel, d'où Clément Frotier-Tizon, né en 1672, décédé en 1729, sieur de La Rochette.

4. — Gaspard Frotier-Tizon, né en 1646, décédé en 1709, capitaine au régiment de la Marine, marié avec Françoise Mouton, d'où : 1° Jean Frotier-Tizon, qui suit ; 2° François Frotier-Tizon, né en 1668, décédé en 1718, sieur de La Borderie, marié d'après acte du 19 mai 1700, avec Louise Debord, d'où quatre filles.

5. — Jean Frotier-Tizon, né en 1675, décédé en 1747, sieur de La Pontille, marié d'après acte du 30 décembre 1709, avec Louise Debord, d'où Jean Frotier-Tizon, qui suit.

5. — Jean Frotier-Tizon, sieur de La Pontille, marié d'après acte du 11 mars 1741, avec Marie Fureau, d'où : 1° François Frotier-Tizon, sieur de La Borderie, marié d'après acte du 30 juillet 1770, avec Anne Fureau, d'où Louise Frotier-Tizon, mariée avec François Raynaud, marchand ; 2° Daniel Frotier-Tizon, lieutenant des grenadiers.

Archives départementales

1621 — Constitution par demoiselle Marthe Frotier, femme de Gabriel de la Charlonie, écuyer, au profit de demoiselle Marguerite de Voyon, d'une rente de 83 livres 9 sous 6 deniers, au capital de 1,333 livres 10 sous.

1624-1625 — Bail a rente par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, Villars et autres lieux, à Jean Robin, laboureur, d’une vigne au lieu dit Les Gallards.

1631-1632 — Bail à ferme par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, Terrebourre (auj. Terrebourg) et Villards, des rentes en blé et argent qui lui sont dues par ses tenanciers des terres ci-dessus désignées.

1632 — Bail à ferme pour quatre ans, moyen­nant 150 livres par an, par Louis de la Place, écuyer, prieur de « Malletais », agissant tant pour lui que pour messire Charles de la Place, son frère, chanoine prébendé de Saint-Pierre d’Angoulême, à Roch Frotier Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, de tout un corps de logis sis a Angoulême, avec le jardin y attenant.

Quittance par messire Roch Frotier Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, a Samuel Raoul, aussi écuyer, sieur de Vouzey, vice-sénéchal d'Angoumois, d’une somme de 12,000 livres payée par ce dernier a la décharge de la veuve et des héritiers de Jean Salmon, vivant écuyer et vice-sénéchal d’Angoumois.

1633-1634 — Contrat de mariage entre Pierre Benoît, du bourg de La Rochette, et Cathe­rine Defarge, du village de La Bétour, paroisse de Ma­gnac, châtellenie de Villebois, en présence de Roch Frotier-Tizon, de Clément Frotier-Tizon, de Léonarde Laisné et de plusieurs autres qui ont signé.

1636-1637 — Bail a ferme par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, de toutes les rentes dépendant de sa seigneu­rie dudit lieu.

1635 — Marché par lequel Roch Frotier-Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, établit Jeanne Ferrand, veuve d’Olivier Gouyon, et Julien Gouyon, son fils, dans sa maison noble de La Rochette, pour en prendre soin.

1647 — Mariage entre Léonard Raymond et Marie Decoulgens, en présence de Roch Frotier-Tizon, de Léonarde Laisné, d’Antoinette Catrix, de Clément Fro­tier-Tizon et de F. Gesmon, qui ont signé.

Vente par Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de Villars, d'une pièce de terre sise au Peux, paroisse de La Rochette.

1648 — Vente par Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, y demeurant, à Vincent Martin, marchand, d’une pièce de terre et chenevière, sise au bourg de La Rochette.

1649 — Transport par Roch Frotier­ Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, tant pour lui que pour Clément Frotier-Tizon, son fils, à Pierre-Boissier, sieur de La Fayolle, de toutes les rentes leur appar­tenant à cause de leurs seigneuries de Terrebourre, Chez-Pouillac et Villards.

1651 — Accord entre Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Ro­chette, et Pierre Poisvert dit le Parisien, au sujet d’une somme d’argent.

Inventaire a la poursuite de messire Jean-Louis de Verdelin, cheva­lier, curateur aux personnes et biens des enfants mi­neurs de François Gren de Saint-Marsault et de demoiselle Yolande de Barbarin, des meubles se trouvant au logis et hôtel noble du Roc, appartenant auxdits mineurs et tenu à ferme par Clément Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette.

Ferme par Roch Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, de sa métairie dudit lieu.

1655-1675 — Cession par Marc Guillaumeau, écuyer, sieur de Ruelle, tant pour lui que pour demoiselle Marie de Poutignac, sa femme, a Clément Frotier-Tizon, à Roc Frotier-Tizon et dame Marie-Anne Chesnel, sa femme, et à Gaspard Frotier-Tizon, de la terre et seigneurie de Villars, en échange de celle de Fla­ville (1674).

1676-1692 — Échange d'héritages entre Roch Frotier-Tizon, chevalier, seigneur de Villars, La Rochette et autres lieux, et Mathurin Desherce, ser­gent royal.

1690 — Testament de messire Clément Frotier-Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, y demeurant, par lequel il élit sa sépulture en l'église dudit lieu, sa paroisse, et lègue a Louis Fro­tier, son fils, la somme de 600 livres, laquelle, au cas où ledit Louis viendrait à décéder sans héritiers, reviendrait à Roch Frotier-Tizon, sieur de Villard, autre fils du testateur. (4 décembre)

1709-1712 — Inventaire des meubles de la succession de Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, chevalier de La Rochette, à la requête de demoiselle Françoise Mou­ton, sa veuve.

Contrat de mariage entre Jean Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Pontille, fils de feus Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Rochette, et de dame Françoise Mouton, d’une part, et demoiselle Louise Debord, fille de Jacques Debord, sieur de La Motte, et de demoiselle Françoise Guitard, d’autre part, en présence de L. de Guichard, de M. Frotier, de François de Guitard, de Françoise de Rocquart, de Marie de Gui­tard, de Philippe de Rocquart et de plusieurs autres qui ont signé ou déclaré ne le savoir faire (30 décembre 1709).

Testament de demoiselle Louise Debord, femme de Jean Frotier­ Tizon, sieur de La Pontille.

Acquisition par François Frotier, écuyer, sieur de La Borderie, et Jean Frotier, aussi écuyer, sieur de La Pon­tille, de six journaux de vigne, paroisse de La Rochette.

1713-1716 — Contrat de mariage entre Jean Guillaud, laboureur, et Léonarde Bellamy. Ont signé : Des Champs de Roummefort, Jean Frotier, Louise Debord et Marthe Frotier.

Partage entre François Frotier-Tizon, écuyer, sieur de La Borderie, d’une part, et Jean Frotier­ Tizon, aussi écuyer, sieur de La Pontille, d’autre, des biens de la succession de feus Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, chevalier de La Rochette, et dame Françoise Mouton, sa femme, leurs père et mère.

1720 — Rétrocession par Pierre Constantin, notaire royal à Villars, paroisse de Saint-Angeau, a demoiselle Louise Debord, veuve de François Frotier, vivant écuyer, sieur de La Borderie, agissant tant en son nom que comme tutrice des enfants dudit sieur et d’elle, d’une rente que ledit Constantin avait achetée de Gaspard Frotier-Tizon, écuyer, chevalier de La Rochette, père dudit sieur de La Borderie.

1722 — Transaction entre demoiselle Louise Debord, veuve de François Frotier, vivant écuyer, sieur de La Borderie, tant en son nom que comme mère et tutrice des enfants dudit sieur et d’elle, d'une part, et René de la Grèze, seigneur des Houillères et de Suaux, tant pour lui que pour demoiselle Élizabeth de Guitard, sa femme, d'autre part, au sujet d'une créance de 274 livres sur lesdits seigneur et dame des Houillères, dont ladite demoiselle Debord se trouvait ètre propriétaire comme étant aux droits de Jacques Debord, sieur de La Motte, son père.

Cession par François Raynaud, sieur de Launay, et demoiselle Marthe Denis, sa femme, demeurant à La Rochefoucauld, a messire Clément Frotier-Tizon, écuyer, seigneur de La Rochette, et à dame Madeleine Rousselet, sa femme, des sommes de 220, 105 et 232 livres, faisant un total de 557 livres, qui leur sont dues sur la succession de messieurs Clé­ment et Roch Frotier-Tizon, en leur vivant seigneurs de La Rochette, père et aïeul dudit cessionnaire.

Bail à rente par Marguerite Raymond, veuve de Georges de Rouffignac, marchand, à Jean Frotier, sieur de Savi­gnac, et à Jeanne Thoron, sa femme, de deux journaux de terre en chaume, au lieu dit Les Fosses-Rouges, paroisse de Coulgens.

Reconnaissance par Jean Frotier, sieur de Savignac, et Jeanne Thoron, sa femme, à dame Jeanne Salat, leur tante, d’une somme de 50 livres qu’elle leur avait constituée par leur contrat de mariage.

1725-1726 — Bail a moitié par dame Louise Debord, veuve de François Frotier, écuyer, sieur de La Borderie, de la métairie de Chez-le-Pintier,en la paroisse de La Rochette.

1727-1728 — Contrat de mariage entre Pierre Fureau, sieur de Fontenelle; fils de François Fureau, sieur de Villemalet, et de demoiselle Marie Rossignol, d’une part, et demoiselle Madeleine Frotier-Tizon, fille de feu François Frotier-Tizon, vivant écuyer, sieur de La Borderie, et de demoiselle Louise Debord, d’autre part. Ont signé en la minute du présent contrat : P. Fureau, Madeleine Frotier-Tizon, Louise Debord, L. Fureau, René Frotier-Tizon, Jean Frotier-Tizon, Marie Fureau, Marthe Frotier-Tizon, de Laquintinie, Marie Lériget et autres (23 janvier 1728).

1756-1757 — Testament de dame Madeleine Rous­selet, veuve de messire Clément Frotier-Tizon, seigneur de La Rochette, par lequel elle lègue diverses sommes aux pauvres de La Rochette, aux Carmes du faubourg Lhoumeau à Angoulême et au curé de La Rochette, ces deux derniers a charge de messes, et dispose du reste de ses biens en faveur de demoiselle Charlotte-Justine-Adélaïde de Briçonnet, sa petite-nièce, fille de dame Jeanne­ Marie-Thérèse Griffon de la Richardière et de messire Pierre de Briçonnet, écuyer, seigneur de Bramefans.

Constitution par messire Paul Leclerc, écuyer, sieur de La Verrerie, gendarme de la garde du Roi, demeurant en la paroisse de Montalembert, au profit de dame Made­leine Rousselet, dame de La Rochette, d’une rente an­nuelle de 5 livres, au capital de 100 livres.

1758 — Ferme par dame Marie Fureau, veuve de Jean Frotier-Tizon, de tous les agriers appartenant a ses enfants mineurs, sur la paroisse de Saint-Angeau.

Bibliothèque généalogique

• Yvon Pierron, La Rochefoucauld au péril des Lumières, 1992.

« Je, soussigné, Louis Frotier de la Messelière, maréchal des camps et armées du Roi, chevalier de Saint-Louis, grand'croix de l'ordre impérial de Sainte-Anne de Russie, certifie que M. Daniel Frotier Tizon de la Rochette, natif dudit lieu l'an 1742 et porteur du présent, actuellement sergent au régiment d'Infanterie Orléans, va à l'Orient pour de là passer à l'Isle-de-France (aujourd'hui Maurice) et y être fait officier selon les ordres de M. le duc de Praslin qui l'attendent à ce port ; le dit sr. Frotier Tizon est de la même maison que moi, que M. Frotier, marquis de la Coste Messelière, lieutenant-général des armées du Roi, et que M. Frotier, comte de la Coste Messelière, maréchal des camps, premier sous-lieutenant des cheveau-légers de la garde du Roi, le dit Frotier étant issu d'une branche formée en 1538 par François Frotier, sr. de la Messelière et Antoinette de Mézières. Il est bon sujet et prend le parti de chercher la fortune sous le mousquet, les circonstances ayant ruiné sa famille. Je supplie tous ceux dont il sera à portée de mériter les bontés de lui accorder protection et secours, en foi de quoi je lui ai donné le présent certificat pour suppléer les titres auxquels il pourrait avoir besoin de recourir et qu'il trouvera toujours au château de la Messelière qui était la résidence de Pierre de la Messelière, grand écuyer de France en 1419, notre aïeul commun.

A Poitiers, ce 30 janvier 1768
Louis Frotier, Cte de la Messelière »

Liens web

- Le petit monde du logis.

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Fureau de Fontenelle

Fureau de Fontenelle, avec Généalogie Charente Périgord
D'argent au chevron de gueules accompagné de trois canards de sable, posés en deux et un.

Filiation suivie

I. — François Fureau, né en 1570, décédé en 1630, sieur de Villemalet, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Jeanne de Rouffignac, d'où : 1° Jean Fureau, qui suit ; 2° Marie Fureau, mariée d'après acte du 14 février 1638 avec Pierre Boissier, sieur de La Fayolle ; 3° Catherine Fureau, mariée d'après acte du 27 août 1649, avec Jean Gervais, garde des eaux et forêts d'Angoumois ; 4° Jacquette Fureau, mariée d'après acte du 17 janvier 1634, avec Louis de Rouffignac, verdier des eaux et forêts d'Angoumois, d'où Renée de Rouffignac, Renée de Rouffignac, mariée avec Armand Gratereau, capitaine du château de Montignac  ; 5° Roch Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 1er avril 1644, avec Françoise Vigier, d'où Martine Fureau, mariée avec Louis Frotier-Tizon ; 6° Pierre Fureau, marchand.

II. — Jean Fureau, sieur de Villemalet, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Marie Cabaud, d'où : 1° Jean Fureau, qui suit ; 2° Antoinette Fureau, mariée d'après acte du 4 septembre 1673, avec François Georget, d'où François Georget, capitaine au régiment de Laval ; 3° Catherine Fureau, mariée d'après acte du 23 novembre 1666, avec Louis Binaud, sieur des Houches ; 4° Jacquette Fureau, mariée d'après acte du 30 avril 1659, avec Pierre Héraud, notaire royal.

III. — Jean Fureau, sieur de Villemalet, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié d'après acte du 4 mai 1665, avec Anne Levesquot, fille de Michel Levesquot, sieur des Chariers, et Anne Romanet, d'où : 1° François Fureau, qui suit ; 2° Jean Fureau, né en 1668, décédé en 1718, sieur de La Coste.

IV. — François Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 16 mai 1694, avec Marie Rossignol, fille de Pierre Rossignol, secrétaire du roi, et Marie Delafont, d'où : 1° Pierre Fureau, qui suit. 2° Marie Fureau, mariée d'après acte du 24 février 1721, avec François Gounin, sieur de La Coste ; 3° Marie Fureau, mariée d'après acte du 13 février 1720, avec Jean de La Quintinie, sieur du Cluzeau ; 4° Pierre Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 24 février 1721 avec Marie Gounin, d'où Pierre Fureau, sieur de Villemalet, marié d'après acte du 27 novembre 1759, avec Anne Constantin, d'où Pierre Fureau de Villemalet, né en 1760, décédé en 1795, général de division.

V. — Pierre Fureau, né en 1702, décédé en 1774, sieur de Fontenelle, marié d'après acte du 3 février 1728, avec Madeleine Frotier-Tizon, fille de François Frotier-Tizon, sieur de La Borderie, et Louise Debord, d'où : 1° Pierre Fureau-Fontenelle, qui suit ; 2° Louise Fureau, mariée d'après acte du 5 août 1749, avec Alexandre Bordet, sieur des Vallons, garde des eaux et forêts d'Angoumois ; 3° Marie Fureau, mariée d'après acte du 9 février 1752, avec Jean Bordet, sieur de La Bauche ; 4° Anne Fureau, mariée d'après acte du 30 juillet 1770, avec François Frotier-Tizon, sieur de La Borderie ; 5° Marie Fureau, mariée d'après acte du 17 février 1778, avec Jean Machenaud, sieur de Beauchamp.

VI. — Pierre Fureau-Fontenelle, né en 1746, décédé en 1827, juge de paix du canton de Jauldes, maire de La Rochette, marié d'après acte du 12 juin 1772, avec Marguerite de La Faye, fille de Antoine de La Faye, sieur de La Forêt, et Marie Sybille de Verneuil, d'où : 1° Pierre Fureau-Fontenelle, qui suit ; 2° Marie Fureau-Fontenelle, mariée d'après acte du 25 août 1795, avec Jacques Montagné, propriétaire.

VII. — Pierre Fureau-Fontenelle, né en 1780, décédé en 1858, propriétaire, marié d'après acte du 10 novembre 1810, avec Marguerite Dereix, d'où : 1° Pierre Fureau-Fontenelle, avocat à Cognac, marié d'après acte du 27 septembre 1847, avec Anne Flavie Valleteau de Montboulard ; 2° Jean-Pierre Fureau-Fontenelle, notaire à Xambes, marié d'après acte du 6 décembre 1841, avec Catherine Louise Maulde de La Clavière.

Archives départementales

1627-1630. — Bail à ferme par François Fureau, garde des eaux et forêts, de sa métairie de Villemalet.

1644. — Partage entre Jean Fureau, garde des eaux et forêts, Pierre Fureau, marchand, et Roch Fureau, sieur de Villemalet, frères, des biens meubles et immeubles de la succession de François Fureau, vivant garde des eaux et forêts, et de dame Jeanne de Rouffignac, leurs père et mère.

Bail à ferme par messire François de l'Isle-Fort, curé de La Rochette, à Pierre Fureau, sieur des Essarts, marchand, de toute la dimerie de la paroisse de La Rochette.

1649. — Échange d'héritages entre François Boissier, sieur de Grand-Champ, et Jean Fureau le jeune.

1650. — Provision de l'office de garde des eaux et forêts d'Angoumois, par Diane de France, « fille et soeur légitime de Roys, duchesse d'Angoulême, douairière de Montmorancy, comtesse de Poictiers », en faveur de François Fureau.

1717-1718. — Transaction entre Pierre Deschamps, écuyer, sieur de Roumefort, et dame Marie Rossignol, sa femme, demeurant ensemble au château de Roumefort, paroisse de Saint Front, d'une part, et demoiselle Marie, autre demoiselle Marie Fureau, Pierre, autre Pierre et Louis Fureau, frères, enfants de ladite demoiselle Rossignol et de feu François Fureau, son premier mari, décédé en 1705, d'autre part, au sujet d'intérêts communs aux parties.

1721. — Contrat de mariage entre : François Gounin, sieur de La Côte, fils de feu Raymond Gounin et de dame Jeanne Héraud, d'une part, et demoiselle Marie Fureau, fille de feu François Fureau et de dame Marie Rossignol, d'autre part.

1765. — Quittance d'une somme de 830 livres par Michel Sureau, sieur du Cluzeau, et demoiselle Marie Fureau, sa femme, à Pierre Fureau, sieur de Villemalet, et à demoiselle Anne Constantin, sa femme.

1766. — Bail à ferme par maître Jean-Joseph Pinaud, subdélégué du Bureau des finances, au nom et comme procureur de monsieur Jean Caminade, seigneur engagiste des domaines du Roi, demeurant à Angoulême, à Pierre Fureau, sieur de Fontenelles, de tous les droits appartenant au dit seigneur sur Le Fief-Coutaud, paroisse d'Agris.

Ratification par demoiselle Madeleine Frotier-Tizon, femme de Pierre Fureau, sieur de Fontenelle, de la vente consentie par ledit Fureau au profit de Charles et Pierre Guillon, marchands, d'une somme de 2,648 livres.

Vente par Jean Goyon, praticien, à Pierre Fureau, sieur de Fontenelle, et demoiselle Frotier-Tizon, sa femme, d'une pièce de pré sur La Tardoire, relevant du chapitre de La Rochefoucauld.

Bibliothèque généalogique

• Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1995.

Le département de la Charente a donné 15 généraux aux armées de la lère République. Pierre Fureau dit Villemalet, nom de son village natal, est l'un d'eux. Les Fureau étaient nombreux en Angoumois surtout dans les paroisses de la Rochette, d'Agris ou de Coulgens ; ils étaient roturiers en dépit de ce qu'a écrit sur cette famille, le curé Beau, desservant Coulgens et la Rochette. Ils ont toujours payé leurs tailles, signe de roture : ils étaient marchands, prêteurs d'argent, agents d'affaires, on disait alors praticiens ; ils avaient acheté des charges, notaires ou gardes des eaux et forêts. Vers 1700, ils avaient acheté avec un de leurs amis d'Agris, des droits seigneuriaux en Braconne ; c'est peut-être là, l'origine de cette soi-disant noblesse ; en tout cas ces droits lui furent remboursés par l'administration royale.

De nos jours encore, les habitants du village, pensent qu'ils étaient nobles, MM. de Villemalet. Ils étaient alliés à des familles nobles des environs (les Crozan par exemple), en épousant des jeunes filles nobles aux parents fort désargentés ; ils avaient même leur blason d'argent au chevron de gueules accompagné de trois canards de sable posés en 2 et 1. Il n'était guère difficile d'en posséder un au XVIIIe siècle ; il en coûtait 20 livres tout simplement. Les Fureau possédaient quelques terres et métairies avec fermiers, en somme ils étaient des notables, des bourgeois et fiers de l'être, ce terme n'ayant pas la connotation péjorative qu'il prendra par la suite. On les nommait Messieurs de Villemalet.

Au milieu du XVIIIe siècle, deux branches principales de cette famille vivaient à la Rochette ; les Fureau de Villemalet, le village, et les Fureau de Fontenelle (lieu-dit près de la Braconne), également au même village ; ces derniers ont habité en face de leurs cousins.

Notre futur général était le fils d'un de ces MM. de Villemalet. Son père, Pierre, né en 1726, avait épousé en 1759 Marie-Anne Constantin-Beauregard, sa cousine ; ils vécurent à Villemalet ; leur maison existe encore : c'est la dernière sur la droite en quittant le village sur la route d'Agris, maison bourgeoise, classique, avec un beau pigeonnier. Pierre et Marie-Anne eurent sept enfants, tous nés dans le village. Leur premier né, également prénommé Pierre, né le 20 mars 1760 est le futur général dont le père fut un des représentants du district de La Rochefoucauld, à la fête de la Fédération le 14 juillet 1790.

Le futur général a certainement fréquenté l'école paroissiale tenue par le curé Jordain, homme très cultivé et excellent prêtre ; nous n'avons aucune preuve qu'il eut complété son éducation aux collèges de La Rochefoucauld ou d'Angoulême. Ses écrits ultérieurs sont ceux d'un homme de bonne culture.

Désireux de s'élever dans l'échelle sociale et de faire une carrière militaire, il s'engage à 22 ans, le 22 juillet 1782, dans l'armée royale aux chasseurs à cheval du Languedoc, plus tard 6eme chasseurs à cheval. Le 16 janvier 1785, nous le trouvons caporal au bataillon de chasseurs des Ardennes. Il est congédié avec ce grade, le 1er octobre 1789 à Monaco, presque huit années de service pour un bien maigre avancement. Pierre Fureau était victime de la détestable ordonnance du ministre de la guerre, le maréchal de Ségur, réservant les grades d'officiers dans l'infanterie aux possesseurs de quatre quartiers de noblesse.

Il quitta donc l'armée, le cœur plein d'amertume, ce qui explique son engagement politique ; il s'inscrit à la société populaire de Ruffec et adopte les idées nouvelles « apportées par le vent d'Amérique ».

Liens web

- Les bourgeois... et fiers de l'être.

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26 octobre 2015

Frotier-Tizon dans le Beauchet-Filleau

Frotier-Tizon ou Frottier, seigneurs de la Rochette, du Roc, de Villars... etc. — Famille noble de l'Angoumois, aux XVIIe et XVIIIe siècle.

Blason : d'argent à 1 pelle de gueules mise en pal, le fer en haut, accostée de 10 losanges de même, 5 de chaque côté, 2, 2 et 1. (D'Hozier)

§ I. — Branche de la Rochette.

1. — Frotier (Jean), Ec., sgr de Clussais (D.- S.) et de. la Rochette, second fils de François, et d'Antoinette Goumard, rendit foi et hommage de la sgrie de la Rochette à Angoulême le 17 août 1606. (Arch. nat. PP. 45.) Il épousa, le 14 fév. 1579, Anne Tizon, fille de Roch, Ec., sgr de la Rochette (près la Rochefoucauld, Charente), et de Marguerite de la Renaudie, dont il eut : 1° Roch, qui suit ; 2° Jean, Chev. de St-Jean-de-Jérusalem, chanoine de St-Pierre d'Angoulême, démissionnaire en 1616, puis prieur de Barbezieux et curé de Mazerolles, près la Rochefoucauld. Il obtint en 1621 un bref le relevant du sous-diaconat, devint colonel d'un régiment servant pour le Roi en Italie, était mort en 1651, laissant un fils, Louis, au profit duquel Roch Frotier-Tizon, frère dudit Jean, et Léonarde Laisné, sa femme, constituèrent une rente perpétuelle de 150 livres, confirmée par Clément Frotier-Tizon et Anne Catry, sa femme, le 6 mars 1612 (Arch. Char. E. 1425) ; 4° Yolande, mariée à Jacques de Villoutreys, Ec., sgr de Ladiville (Char.) qui fut maire d'Angoulême en 1603 ; 5° Marthe, qui épousa en 1623 Gabriel de la Charlonnie, Ec., sgr de la Brouère ; 6° Louise, mariée d'abord à Gabriel Barbarin, Ec., sgr de la Brueille, puis le 3 août 1618, à Pierre d'Arroux, Ec., sgr de la Bourdière ; probablement aussi 7° Catherine, née vers 1604, morte à Agris (Char.) et inhumée dans l'église de la Rochette le 24 sept. 1671. Elle avait épousé d'abord Jean Benoist dit la Rieuze, notaire royal, puis le 11 janv. 1634, Roch Boyssier, sr de Maubras, garde des eaux et forêts d'Angoumois ; 8° Olive, mariée le 21 janv. 1646 à François Gosne ou Gense, procureur et greffier criminel d'Angoulême (Arch. Char. E. 1415), dont elle était veuve le 13 juil. 1652, et mandataire de Marthe Frotier, veuve de la Charlonnie. (id.)

2. — Frotier-Tizon (Roch), Ec., sgr de la Rochette, Terrebourre (St-Angeau, Char.), Chez-Pouillac (id. id.), Villards (St Cier, Char.), épousa, le 20 avril 1614, Léonarde Laisné, fille de Clément, Ec., sgr de la Rochecouraud, et d'Elisabeth Taboys de Pailleron, dont il eut : 1° Clément, qui suit ; 2° Gatien, qui signa avec Clément, son frère, à un contrat de mariage de 1642 ; 3° Henri, 4° Louis, qui signèrent, eux aussi, à un contrat de mariage en 1645. (Arch. Char. E. 154.)

3. — Frotier-Tizon (Clément), Ec., sgr de la Rochette et de Villards, épousa, le 4 mai 1642, Antoinette Cathy, dlle de Flaville-en-Angoumois, fille de Henri, Ec., sgr de Flaville (Bonneuil, Char.) et dont il eut : 1° Roch, qui suit ; 2° Henri, né le 25 juil. et baptisé le 15 août 1644, parrain à la Rochette en 1653 ; 3° Gaspard, chef de la branche cadette de la Rochette, § II; 4° Marie, née le 28 juil. 1646, baptisée le 21 oct. 1648 et mariée à la Rochette, le 17 juil. 1661, a Charles du Rousseau, Ec., sgr de Coulgeant ; 5° Marthe, née le 6 fév. 1648. baptisée le 11 juin 1649 et inhumée à la Rochette le 2 sept. 1651 ; 6° François, né le 18.... 1648 ou 1649, capitaine au régiment de Lamar....  en 1683 ; 7° Anne, baptisée le 3.... 1652 et morte à la Rochette, sans alliance, le 27 avril 1755.

Après la mort de sa femme, Clément eut d'Ozanne Clément, de la psse de Ste-Colombe, plusieurs enfants illégitimes reconnus, entre autres Louis, sr de Savignac, baptisé à la Rochette le 28 sept. 1654, marié au même lieu, le 30 juin 1681, à Martine Fureau, fille de Roch, sr de Villemalet, et de Françoise Vigier, dont au moins Jean, marié en 1715 à Agris (Char.) à Jeanne Tauron, fille de Jean. De ce mariage naquit Jean Frotier, marié en 1744, a Agris, à Marie Druette.

4. — Frotier-Tizon (Roch), Ec., sgr de la Rochette, né le 20 mai 1643 et inhumé dans l'église de la Rochette le 12 oct. 1693, avait épousé, à Cherves de Cognac, le 17 août 1666, Marie-Anne De Chesnel de Château-Chesnel, fille de Josias, Ec., sgr de Château-Chesnel, et de Marie de Polignac d'Escoyeux, dont il eut : 1° Clément, qui suit ; 2° Charles, né le 22 mars et baptisé à la Rochette le 1er avril 1614 ; 3° Marie-Madeleine, née le 5 fév. et baptisée à la Rochette le 24 mai 1676 ; 4° Anne, née le 9 mars 1678, épousa a la Rochette, le 20 nov. 1692, Charles de Cesval, Ec., sgr de la Martinière.

5. — Frotier-Tizon (Clément), Chev., sgr de la Rochette, né en août 1671, mourut à la Rochette le 11 avril 1729, sans postérité de Madeleine Rousselet, qui fut marraine, le 17 oct. 1722, d'une cloche que l'on voit encore dans la tour de l'église de la Rochette.

§ II. — Branche cadette de la Rochette.

1. — Frotier-Tizon (Gaspard), Ec., Chev. de la Rochette, 3e fils de Clément, et de Antoinette Catry, né le 27 juil. 1645, fut baptisé le 14 janv. 1646 à la Rochette et mourut à son logis du Roc, près la Rochette, le 19 mai 1709. Il avait eu de Françoise Mouton, son épouse : 1° François, qui suit ; 2° Jean, chef de la branche de la Pontille, § III.

2. — Frotier (François), Ec., sgr de la Borderie, né vers 1668, mort au Roc âgé de 50 ans et inhumé a la Rochette le 8 mai 1118, avait épousé Louise de Bort, fille de Jacques, sr de la Motte, et de Anne Françoise Guichard, ou Guitard, et en eut : 1° Jean, né le 21 fév. 1701, mort âgé de 9 jours; 2° Marthe, née le 14 fév, 1702, mariée le 6 fév. 1725 à Joseph-Christophe Galliot, et décédée à Chez-Mouchet (St-Mary, Char.) le 27 avril 1771 ; 3° Madeleine, née le 2 oct. 1704, épousa le 23 janv. 1728 (Gervais, not. à Agris) Pierre Furaud, sr de Fontenelle, et mourut veuve le 7 fév. 1778 ; 4° Jacques, qui suit ; 5° Louise, baptisée à la Rochette le 28 août 1708 ; 6° Marie, née au Roc le 14 août 1711 ; 7° René, né au même lieu le 23 fév. 1717, vivant encore en 1723.

3. — Frotier (Jacques), baptisé à la Rochette le 23 juil. 1706, épousa, en 1767 (Ferrand, not. à Agris), Marie Martin. Nous ignorons s'il a eu postérité.

§ III. — Branche de la Pointille.

1. — Frotier-Tizon (Jean), Ec., sgr de la Pontille, fils puîné de Gaspard, et de Françoise Mouton, mourut au logis de Chez-Pitres près la Rochette, le 3 oct. 1747, ayant eu de Marie Furaud, qu'il avait épousée le 11 mars 1741 : 1° Daniel, baptisé à la Rochette le 16 avril 1741, obtint par l'intermédiaire du Cte de la Messelière un grade dans l'armée des Indes, et mourut sans alliance à l'hôpital de Trinquemale (Indes françaises) ; 2° François, qui suit.

2. — Frotier-Tizon (François), Ec., sgr de la Borderie, né le 29 sept. 1744, épousa, le 30 juil. 1770 (J. Ferrand, not. à Agris), sa nièce, Anne Furaud, fille de Pierre, sr de Fontenelle, et de Madeleine Frotier-Tizon, et mourut à la Borderie, près la Rochette, le 21 avril 1779, ayant eu : 1° Pierre, né aux Pitres le 20 août 1771, mort âgé de 12 jours et inhumé à la Rochette ; 2° Louise, née aux Pitres le 8 oct. 1772, mariée à la Rochette, le 22 juil. 1797, à François Rainaud, et décédée à la Borderie, la dernière de sa branche, le 4 juil. 1847 ; 3° autre Pierre, né à Chez-la-Pontille-aux-Pitres le 21 mai, mort le 15 juin 1775, et inhumé à la Rochette ; 4° Marie, née aux Pitres le 25 déc. 1776, morte au même lieu le 29 juil. 1785.

Source : Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, 1905.

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19 octobre 2015

Armorial général de France

Blason_famille_Sardain

« D'argent à trois sardines de gueules, posées en fasce ». — Juridiction de Rochechouart en Poitou.

Mathieu Sardain (alt. Sardin ou Sardaing), sieur de la Pouyade, né en 1676, fils de Joseph Sardain, bourgeois de Maisonnais, et Anne Devoisin.

1696. — Enregistrement de ses armes après l'édit royal.
1699. — Mariage avec Anne Aultier, de la ville d'Angoulême.
1701. — Seigneur de la Pouyade et de Maisonnais en partie, au baptême de sa fille Marie.
1711. — Syndic des habitants de Maisonnais, contre l'abbaye des Salles.
1712. — Veuf et remarié avec Anne Garrigou, de Maisonnais.
1714. — Juge de la ville de Saint-Mathieu.
1736. — Témoin au mariage de Jean Garrigou, sieur de la Négrerie.
1739. — Décès de sa fille Anne.
1743. — Décès de son fils Gabriel.
1749. — Séquestration de ses biens.

Source : Généalogie Charente Périgord.

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Maintenue de noblesse

Olivier Sardain, éc, sr de Saint-Michel,
François Sardain, éc, sr de Beauregard, son frère.

Pièces justificatives : Edit du roi du mois de mars 1696, portant Niort anoblissement de cinq cents personnes.

Quittance de finance de la somme de six mille livres payée par Joseph Sardain, sr de Borde, pour acquérir des lettres de noblesse en exécution de l'édit ci-dessus, en date du 23 novembre 1696, signé Brunet, enregistrée au contrôle général des finances le 7 avril 1697, signé Phelypeaux.

Lettres patentes de Sa Majesté portant anoblissement de la personne de Joseph Sardain, sr de Borde, données au mois de décembre 1696, signé Louis, et sur le repli, par le roi, Colbert, enregistrées en la Chambre des comptes, Cour des aides et Bureau des finances de la Généralité de Limoges, suivant les actes insérés sur le repli.

Autres lettres patentes expédiées en faveur du même Joseph Sardain, sr de Borde, contenant même anoblissement, à défaut par lui d'avoir fait enregistrer les premières au Parlement, données au mois d'avril 1698, signé Louis, et sur le repli, Par le roi, Colbert, registrées en Parlement le 13 août 1698, suivant l'acte inséré sur le repli, et scellées en lacs de soie du grand sceau de cire verte.

Quittance de finance de la somme de trois mille livres payée par Joseph Sardain, sr de Borde, pour jouir de cent cinquante livres de rente et de la confirmation de sa noblesse, en date du 16 mars 1705, signé de Turmenye, enregistrée au contrôle général des finances le 11 avril 1705, signé Chamillard, et la quittance des deux sols pour livre.

Ordonnance des srs présidents trésoriers de France de la Généralité de Limoges, contenant l'enregistrement de ladite quittance de finance, en date du 31 mai 1706, signé desdits sieurs et de Dachet, greffier commis.

Quittance de finance de la somme de douze cents livres, payée par Joseph Sardain, sr de Borde, pour jouir de soixante livres de rente et de la confirmation de sa noblesse, en date du 1er juin 1712, signé Lebas de Montargis, enregistrée au contrôle général des finances le 25 juin 1712, signé Perottin, et la quittance des deux sols pour livre.

Contrat de mariage d'Olivier Sardain, sr de Saint-Michel, avec dlle Anne de la Court, par lequel il paraît qu'il est fils de Joseph Sardain, sr de Borde, et de dlle Renée de la Chalonie, en date du 10 septembre 1681, signé Saulnyer, nre.

Contrat de mariage de François Sardain, sr de Beanregard, avec dlle Madeleine de la Court, par lequel il parait qu'il est fils de Joseph Sardain, sr de Borde, et de dlle Renée de la Chalonie, en date du 14 novembre 1685, signé Saulnyer, nre.

Ordonnance : Maintenus comme nobles et écuyers, le 14 mars 1715, signé de Richebourg.

(Archives Historiques du Poitou, 1893)

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10 octobre 2015

Pasquet émigrés

Pasquet du Bousquet de Laurière Clair Mathieu, lieutenant d'infanterie, fils de Pierre, écuyer, sr du Bousquet, et de Suzanne Maret - né 18-7-1767, bapt. même jour à St-Cybard de La Rochefoucauld - + audit La Rochefoucauld le 5-1-1832 - ép. 1° à St-Vincent (Vitrac-Saint-Vincent) le 13 fructidor an XI, Anne Eulalie de James, fille de Charles Philippe, chevalier, sgr de St-Vincent, et de Marie Madeleine de Livron - née 7, bapt. 10-12-1780 à St-Constant (St-Projet-St-Constant) - + La Rochefoucauld 17 brumaire an XIV - 2° à Angoulême, le 20-2-1811, Marie Victoire de Jean de Jovelle, fille de François Antoine, sgr de Jovelle et de Jaubertie, capitaine au régiment de Beaujolais infanterie, et de Marie Anne Jeanne Arnauld de Viville - née La Tour-Blanche (Dordogne) le 26-4-1782, bapt. au même lieu le 29 avril suivant - + La Rochefoucauld 19-7-1847 - dont postérité des deux lits.

Dans une pétition non datée, ledit Pasquet déclare qu'en 1791 il servait comme officier au régiment de Lyonnais ; par la suite, il se retira à Toulouse, à cause de l'état d'insubordination existant dans son régiment. Par manque de ressources pour subsister, il se mit au service de la dame Trouard, dt à Sarrebruck, pour l'aider dans son négoce. Rentré avec elle en France, le 16-10-1792, ils furent tous les deux arrêtés à Metz, le 4-11-1792, comme soupçonnés d'émigration. Ils furent remis en liberté le 30-11 suivant. C'est alors qu'il s'engagea en qualité de chasseur dans la légion commandée par le général Kellermann (depuis président du Sénat conservateur). Il produit un certificat de lieutenant-colonel dela cavalerie de la légion de la Moselle, ci-devant Kellermann, commandant le dépôt de Nancy, certificat daté du 8-2-1793, attestant que ledit Pasquet est bien engagé dans ladite légion, comme chasseur à cheval, depuis le 6-12-1792, et que son congé pour se rendre chez lui est légal ; que, de plus, à son arrivée au corps, il était muni d'un passeport de la municipalité de Metz.

Le Tribunal criminel de la Charente le condamna, le 1-6-1793, en temps qu'émigré rentré, à être transféré hors du territoire de la République. Par son jugement du 16 pluviôse an III, le Tribunal révolutionnnaire de Paris décida qu'il n'y avait pas lieu à accusation contre Pasquet, mais ordonna néanmoins qu'il demeurerait dans la maison de justice jusqu'à l'envoi au tribunal du jugement de déportation rendu par le Tribunal criminel de la Charente, mais, par son arrêté du 24 pluviôse an III, le comité de sûreté générale de la Convention Nationale mit ledit Pasquet, détenu à l'hospice nationale de Paris, en liberté sur-le-champ. Par la suite, il fut rayé provisoirement, le 6 vendémiaire an V, de la liste des émigrés par l'administration du département de la Charente. Le 14 brumaire de la même année, sa réclamation pour être définitivement radié fut enregistrée au ministère de la Police générale, sous le n° 5001. Les pièces justificatives de sa non émigration passèrent dans le deuxième supplément du premier envoi, carton 249, à l'examen du 4e bureau de la commission qui donna son avis pour la radiation définitive. Pasquet, n'ayant pu se croire atteint par la loi du 19 fructidor an V, fut arrêté et condamné, le 22 frimaire an VI, à la peine de déportation par la commission militaire séant à Nancy. Depuis ce jugement, il fut détenu à l'île de Ré. Ayant demandé sa mise en liberté provisoire pour se rendre à La Rochefoucald, sa demande fut acceptée (non datée). Il fit sa déclaration devant le préfet de la Charente, le 2 prairial an X, et fut amnistié le 12 (alias 18) thermidor an V (Q X/8 - Q XVII/43 - Q XX/1 - K 3/3 f° 116 - K 21/1 f° 49 - F7/4987 - F7/6047).

Pasquet Henri, écuyer, sr de St-Projet, garde du corps du roi, compagnie de Villeroi, fils de Pierre, écuyer, sr du Bousquet et de la Garde, capitaine des grenadiers royaux au régiment de la Tresne, chevalier de St Louis, et de Suzanne Maret - né 23, bapt. 24-10-1746 à St-Cybard de La Rochefoucauld - + à Paris le 17 floréal an X - ép. à Rivières, le 15-5-1772, Valérie Marentin, fille de Jean Baptiste, écuyer, sgr des Denis, la Rivière et Pierre Levée, conseiller du roi, commissaire des guerres, subdélégué de l'intendant de Limoges, et de Catherine Thérèse Huimon de Bailleul, née 23, bapt. 26-8-1753 à Rivières, condamnée à mort, le 14 prairial an II par le Tribunal révolutionnaire de Paris - dont postérité actuellement éteinte.

La réclamation déposée devant le préfet de la Seine pour obtenir l'amnistie pour ledit Henri Pasquet, le 24 floréal an X, ne fut pas suivie d'effet; il fut cependant amnistié le 18 frimaire XI.

Il semblerait, à en croire son dossier en Q XII/43, que son fils ait aussi émigré. Q XIII/18 n'apporte rien à ce sujet.

Jean Baptiste Pasquet, né le 4, bapt. le 5-4-1773 à St-Cybard de La Rochefoucauld, + à Paris le 14-12-1850, marié par contrat du 9-8-1814, reçu Moisant, nre à Paris, avec Geneviève Sophie Paris, veuve en premières noces de Louis Chédeville. Il eut pour héritier son fils adoptif, Jules Jacques Chédeville de la Maurie Pasquet de St-Projet. (Q X/8 - Q X/9 - Q XII/43 - Q XIII/18 - Q XX/1 - Q 4647 f° 24 - F7/6047 - Minutier central, étude XLVI - Pin. IV/227).

Pasquet Jean Mathieu, écuyer, d'abord sr de la Garde, puis de la Revanchère, garde du corps du roi, compagnie de Villeroy, troisième fils de Pierre, écuyer, sr du Bousquet et de la Garde, et de Suzanne Maret - né 5-10-1748, ondoyé le même jour, bapt. supplée le 19-12 suivant à St-Cybard de La Rochefoucauld - + à Versailles le 14-1-1821 - ép. 1° à St-Cybard de La Rochefoucauld, par acte filiatif du 14-7-1771, Jacquette Gounin, fille de Pierre, sr de Jardrenat, et de Madeleine Gautier - 2° par contrat du 3 vendémiaire an XI, reçu Badenier, nre à Paris (Minutier centrale étude C liasse 1016), Marie Madeleine Leroy, veuve Pontet - postérité du premier lit.

D'après F7/4991A, il aurait résidé à Jallais (Maine-et-Loire) du 20-3-1792 au 6 nivôse an VIII, et réclamé la radiation de son nom de la liste des émigrés dès le 13 germinal an IV. Le 3 messidor an VIII, le préfet de la Charente fut d'avis que son nom fût rayé de la Liste des émigrés (Q XII/43). Agé de 54 ans, natif de La Rochefoucauld, il fit sa déclaration devant le préfet de la Seine, le 18 floréal an X, et fut amnistié le 9 prairial an X.

Jean Baptiste Julien Pasquet de la Revanchère, fils du précédent, né le 5-9-1779, bapt. le même jour à St-Cybard de La Rochefoucauld. Julie Gounin, sa mère, exposa aux administrateurs du district de La Rochefoucauld, le 4-12-1792 (Q XII/43), que le receveur du même district lui avait fait demander la somme de mille livres pour son fils absent; elle affirmait que sondit fils résidait à Vendôme, pensionnaire au collège dudit lieu, à preuve les lettres qu'elle avait reçues de lui. La municipalité de La Rochefoucauld, le 9-12-1792, rejeta ce genre de preuves et en exigea d'autres (Q XVII/43 - Q XX/1 - F7/4991A  - F7/6047).

Pasquet Mathieu, dit Pasquet de la Garde, colonel de cavalerie, chevalier de St Louis, officier de la Légion d'honneur, fils de Pierre, écuyer, sr du Bousquet et de la Garde, et de Suzanne Maret - né 2-2-1757, bapt. même jour à St-Cybard de La Rochefoucauld - + à La Rochefoucauld le 5-4-1831 - ép. au même lieu, le 12-3-1806, Anne Henriette Juzaud, veuve de Louis du Gallois de Cussac, fille d'Antoine et de Marie Albert, + à La Rochefoucauld le 30-1-1828 - sans postérité.

Il fit sa déclaration le 20-8-1804 devant le ministre de France en Basse-Saxe, et fut amnistié le 21-3-1808 (Q XII/43 - Q XIII/18 - Q XX/1 - F7/6047).

Source : Les émigrés charentais, 1791-1814, de Pierre Bureau.

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