Pasquet du Bousquet de Laurière Clair Mathieu, lieutenant d'infanterie, fils de Pierre, écuyer, sr du Bousquet, et de Suzanne Maret - né 18-7-1767, bapt. même jour à St-Cybard de La Rochefoucauld - + audit La Rochefoucauld le 5-1-1832 - ép. 1° à St-Vincent (Vitrac-Saint-Vincent) le 13 fructidor an XI, Anne Eulalie de James, fille de Charles Philippe, chevalier, sgr de St-Vincent, et de Marie Madeleine de Livron - née 7, bapt. 10-12-1780 à St-Constant (St-Projet-St-Constant) - + La Rochefoucauld 17 brumaire an XIV - 2° à Angoulême, le 20-2-1811, Marie Victoire de Jean de Jovelle, fille de François Antoine, sgr de Jovelle et de Jaubertie, capitaine au régiment de Beaujolais infanterie, et de Marie Anne Jeanne Arnauld de Viville - née La Tour-Blanche (Dordogne) le 26-4-1782, bapt. au même lieu le 29 avril suivant - + La Rochefoucauld 19-7-1847 - dont postérité des deux lits.

Dans une pétition non datée, ledit Pasquet déclare qu'en 1791 il servait comme officier au régiment de Lyonnais ; par la suite, il se retira à Toulouse, à cause de l'état d'insubordination existant dans son régiment. Par manque de ressources pour subsister, il se mit au service de la dame Trouard, dt à Sarrebruck, pour l'aider dans son négoce. Rentré avec elle en France, le 16-10-1792, ils furent tous les deux arrêtés à Metz, le 4-11-1792, comme soupçonnés d'émigration. Ils furent remis en liberté le 30-11 suivant. C'est alors qu'il s'engagea en qualité de chasseur dans la légion commandée par le général Kellermann (depuis président du Sénat conservateur). Il produit un certificat de lieutenant-colonel dela cavalerie de la légion de la Moselle, ci-devant Kellermann, commandant le dépôt de Nancy, certificat daté du 8-2-1793, attestant que ledit Pasquet est bien engagé dans ladite légion, comme chasseur à cheval, depuis le 6-12-1792, et que son congé pour se rendre chez lui est légal ; que, de plus, à son arrivée au corps, il était muni d'un passeport de la municipalité de Metz.

Le Tribunal criminel de la Charente le condamna, le 1-6-1793, en temps qu'émigré rentré, à être transféré hors du territoire de la République. Par son jugement du 16 pluviôse an III, le Tribunal révolutionnnaire de Paris décida qu'il n'y avait pas lieu à accusation contre Pasquet, mais ordonna néanmoins qu'il demeurerait dans la maison de justice jusqu'à l'envoi au tribunal du jugement de déportation rendu par le Tribunal criminel de la Charente, mais, par son arrêté du 24 pluviôse an III, le comité de sûreté générale de la Convention Nationale mit ledit Pasquet, détenu à l'hospice nationale de Paris, en liberté sur-le-champ. Par la suite, il fut rayé provisoirement, le 6 vendémiaire an V, de la liste des émigrés par l'administration du département de la Charente. Le 14 brumaire de la même année, sa réclamation pour être définitivement radié fut enregistrée au ministère de la Police générale, sous le n° 5001. Les pièces justificatives de sa non émigration passèrent dans le deuxième supplément du premier envoi, carton 249, à l'examen du 4e bureau de la commission qui donna son avis pour la radiation définitive. Pasquet, n'ayant pu se croire atteint par la loi du 19 fructidor an V, fut arrêté et condamné, le 22 frimaire an VI, à la peine de déportation par la commission militaire séant à Nancy. Depuis ce jugement, il fut détenu à l'île de Ré. Ayant demandé sa mise en liberté provisoire pour se rendre à La Rochefoucald, sa demande fut acceptée (non datée). Il fit sa déclaration devant le préfet de la Charente, le 2 prairial an X, et fut amnistié le 12 (alias 18) thermidor an V (Q X/8 - Q XVII/43 - Q XX/1 - K 3/3 f° 116 - K 21/1 f° 49 - F7/4987 - F7/6047).

Pasquet Henri, écuyer, sr de St-Projet, garde du corps du roi, compagnie de Villeroi, fils de Pierre, écuyer, sr du Bousquet et de la Garde, capitaine des grenadiers royaux au régiment de la Tresne, chevalier de St Louis, et de Suzanne Maret - né 23, bapt. 24-10-1746 à St-Cybard de La Rochefoucauld - + à Paris le 17 floréal an X - ép. à Rivières, le 15-5-1772, Valérie Marentin, fille de Jean Baptiste, écuyer, sgr des Denis, la Rivière et Pierre Levée, conseiller du roi, commissaire des guerres, subdélégué de l'intendant de Limoges, et de Catherine Thérèse Huimon de Bailleul, née 23, bapt. 26-8-1753 à Rivières, condamnée à mort, le 14 prairial an II par le Tribunal révolutionnaire de Paris - dont postérité actuellement éteinte.

La réclamation déposée devant le préfet de la Seine pour obtenir l'amnistie pour ledit Henri Pasquet, le 24 floréal an X, ne fut pas suivie d'effet; il fut cependant amnistié le 18 frimaire XI.

Il semblerait, à en croire son dossier en Q XII/43, que son fils ait aussi émigré. Q XIII/18 n'apporte rien à ce sujet.

Jean Baptiste Pasquet, né le 4, bapt. le 5-4-1773 à St-Cybard de La Rochefoucauld, + à Paris le 14-12-1850, marié par contrat du 9-8-1814, reçu Moisant, nre à Paris, avec Geneviève Sophie Paris, veuve en premières noces de Louis Chédeville. Il eut pour héritier son fils adoptif, Jules Jacques Chédeville de la Maurie Pasquet de St-Projet. (Q X/8 - Q X/9 - Q XII/43 - Q XIII/18 - Q XX/1 - Q 4647 f° 24 - F7/6047 - Minutier central, étude XLVI - Pin. IV/227).

Pasquet Jean Mathieu, écuyer, d'abord sr de la Garde, puis de la Revanchère, garde du corps du roi, compagnie de Villeroy, troisième fils de Pierre, écuyer, sr du Bousquet et de la Garde, et de Suzanne Maret - né 5-10-1748, ondoyé le même jour, bapt. supplée le 19-12 suivant à St-Cybard de La Rochefoucauld - + à Versailles le 14-1-1821 - ép. 1° à St-Cybard de La Rochefoucauld, par acte filiatif du 14-7-1771, Jacquette Gounin, fille de Pierre, sr de Jardrenat, et de Madeleine Gautier - 2° par contrat du 3 vendémiaire an XI, reçu Badenier, nre à Paris (Minutier centrale étude C liasse 1016), Marie Madeleine Leroy, veuve Pontet - postérité du premier lit.

D'après F7/4991A, il aurait résidé à Jallais (Maine-et-Loire) du 20-3-1792 au 6 nivôse an VIII, et réclamé la radiation de son nom de la liste des émigrés dès le 13 germinal an IV. Le 3 messidor an VIII, le préfet de la Charente fut d'avis que son nom fût rayé de la Liste des émigrés (Q XII/43). Agé de 54 ans, natif de La Rochefoucauld, il fit sa déclaration devant le préfet de la Seine, le 18 floréal an X, et fut amnistié le 9 prairial an X.

Jean Baptiste Julien Pasquet de la Revanchère, fils du précédent, né le 5-9-1779, bapt. le même jour à St-Cybard de La Rochefoucauld. Julie Gounin, sa mère, exposa aux administrateurs du district de La Rochefoucauld, le 4-12-1792 (Q XII/43), que le receveur du même district lui avait fait demander la somme de mille livres pour son fils absent; elle affirmait que sondit fils résidait à Vendôme, pensionnaire au collège dudit lieu, à preuve les lettres qu'elle avait reçues de lui. La municipalité de La Rochefoucauld, le 9-12-1792, rejeta ce genre de preuves et en exigea d'autres (Q XVII/43 - Q XX/1 - F7/4991A  - F7/6047).

Pasquet Mathieu, dit Pasquet de la Garde, colonel de cavalerie, chevalier de St Louis, officier de la Légion d'honneur, fils de Pierre, écuyer, sr du Bousquet et de la Garde, et de Suzanne Maret - né 2-2-1757, bapt. même jour à St-Cybard de La Rochefoucauld - + à La Rochefoucauld le 5-4-1831 - ép. au même lieu, le 12-3-1806, Anne Henriette Juzaud, veuve de Louis du Gallois de Cussac, fille d'Antoine et de Marie Albert, + à La Rochefoucauld le 30-1-1828 - sans postérité.

Il fit sa déclaration le 20-8-1804 devant le ministre de France en Basse-Saxe, et fut amnistié le 21-3-1808 (Q XII/43 - Q XIII/18 - Q XX/1 - F7/6047).

Source : Les émigrés charentais, 1791-1814, de Pierre Bureau.