Desbordes de Jansac, avec Généalogie Charente Périgord
D'azur au chevron d'or, accompagné de trois arêtes de poisson d'argent, deux et une.

Filiation suivie

I. — Philippe Desbordes, décédé en 1656, sieur de Bellisle, marchand et bourgeois de la ville d'Angoulême, conseiller de l'hôtel-de-ville, marié avec Jacquette Cambois, fille de Gilles Cambois, sieur de La Combe-Dieu, messager ordinaire d'Angoulême à Paris, et Anne Darnat, d'où : 1° François Desbordes, qui suit ; 2° Pierre Desbordes, sieur de Bellisle, marié d'après acte du 29 janvier 1636, avec Catherine Benoist, fille de Jean Benoist, sieur de Berguille, et Marie de Paris ; 3° Philippe Desbordes, archiprêtre de Garat ; 4° Françoise Desbordes, mariée d'après acte du 17 août 1655, avec Jean Chausse, sieur de Lunesse, avocat à la cour ; 5° Jacquette Desbordes, mariée d'après acte du 26 juin 1644, avec Jean Aultier, sieur du Châlard, procureur au siège présidial d'Angoulême.

II. — François Desbordes, sieur de Montléry, marié avec Létice Bénureau, fille de Pierre Bénureau, sieur des Soudais, et Létice Faligon, d'où François Desbordes, qui suit.

III. — François Desbordes, sieur du Maine-du-Puy, marié avec Marguerite de Montfermy, fille de Jean de Montfermy, sieur de La Motte, et Suzanne Proutoud, d'où : 1° François Desbordes, qui suit ; 2° Bénigne Desbordes, mariée d'après acte du 4 mars 1710, avec Jean-Baptiste Birot, sieur des Bournis.

IV. — François Desbordes, né en 1688, décédé en 1772, chevalier, seigneur de Jansac, marié d'après acte du 11 janvier 1717, avec Anne de Montalembert, fille de Jean de Montalembert, chevalier, seigneur de Cers, et Françoise Maulde, d'où : 1° Pierre Desbordes de Jansac, qui suit ; 2° Jean-François des Bordes de Jansac, officier des mousquetaires du roi ; 3° Bénigne Thérèse des Bordes de Jansac, mariée avec François de Chasteigner, chevalier, seigneur de Fontenay.

V. — Pierre Desbordes de Jansac, né en 1728, décédé en 1791, capitaine d'artillerie, marié d'après acte du 26 février 1753, avec Anne-Marie Salmon, fille de Jean César Salmon, sieur de Verdille, et Anne Faure, d'où Jean-Charles Desbordes de Jansac, né en 1763, décédé en 1846, chevalier, seigneur de Verdille, marié 1) avec Marie-Julie de Galard de Béarn, fille de Pierre-Clément de Galard de Béarn, comte du Vivier-Jusseau, et Anne-Julie Le Mercier de Beausoleil-Vermont 2) avec Joséphine Le Pelletier, d'où postérité.

Archives départementales

1602. — Contrat d'apprentissage de Philippe Desbordes, fils d'Antoine Desbordes, marchand de la ville de Châteauneuf, chez sire François Mesneau, marchand de la ville d'Angoulême.

1603. — Cession par Aimery de la Croix, écuyer, sieur de La Fenêtre, seul héritier de feu Raphaël de Corlieu, en son vivant écuyer, sieur dudit lieu de La Fenêtre, y demeurant, en la châtellenie de Montbron, d'une rente générale de 133 livres ci-devant constituée au denier douze, par Philippe Desbordes, Jean et Denis Manès, au profit de François de Redont, écuyer, sieur de Neuillac.

1609. — Accord entre Antoine Gandillaud, écuyer, sieur de Vignes, et Philippe Desbordes, marchand de la ville d'Angoulême, au sujet des profits et émoluments de la terre et seigneurie de Vignes, paroisses de Mosnac et de Châteauneuf.

1631. — Quittance par Philippe Desbordes, sieur de Belle-Isle, marchand, bourgeois de la ville d'Angoulême, à Jean Masfrand, maître apothicaire, ce dernier agissant en vertu d'un accord passé entre lui et Isaac de la Porte, écuyer, seigneur de Châtillon, Saint-Genis, La Vallade, et demoiselle Jacquette Raymond, sa femme, d'une somme de 1,366 livres 10 sous décrétée judiciairement sur la terre et seigneurie de La Vallade.

1633. — Transport par Guy Dexmier, écuyer, sieur du Breuil, de Blanzac et de La Font, demeurant à La Vaure, paroisse de Chillac, en Saintonge, à Philippe Desbordes, marchand, d'une créance sur René Prévôt, écuyer, sieur de Moulnier.

Reconnaissance par demoiselle Marie Montgeon, veuve de David Jousset, vivant écuyer, sieur de Beaulieu, demeurant au lieu noble de La Tasche, paroisse de Saint-Genis, châtellenie de Blanzac, à Jean Trigeau et Philippe Desbordes, marchands, bourgeois d'Angoulême, d'une somme de 4,000 livres.

1679. — Quittance de partie de 12 livres de rente donnée à Jean Paranteau, sergent royal, par François Desbordes, écuyer, sieur du Maine-du-Puy, comme exerçant les droits de Létice Benureau, sa femme, héritière de Pierre Benureau, écuyer, son père, lui-même héritier de Jean de Maquelilan, écuyer, chanoine de l'église-cathédrale.

1682. — Testament d'Antoine Desbordes, fils de Pierre, écuyer, demeurant à Berguille, paroisse de Roullet « sur le point de partir avec les autres gentilshommes pour se rendre dans la citadelle de Tournay », par lequel il lègue tous ses meubles et acquêts à Marthe et Françoise, ses sœurs, et à Julie Desbordes, sa nièce, à laquelle il donne en outre le tiers de ses propres.

1692. — Reconnaissance fournie par messire Philippe Desbordes, écuyer, sieur de La Combedieu, demeurant au lieu noble du Marquisat, paroisse de Châteauneuf, à messire Jean Ducluzeau, prêtre, bachelier en théologie, curé de Saint-Paul d'Angoulême, à cause de deux maisons sises en ladite paroisse, confrontant par derrière à la maison du seigneur de Balzac.

1714. — Transaction entre François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Teillé, Les Rosiers, et Jean Aultier, avocat au Parlement, au sujet d'une obligation consentie antérieurement par Philippe Desbordes, écuyer, sieur de Montléry, bisaïeul du sieur de Jansac et aïeul du sieur Aultier.

1754. — Quittance finale par Pierre Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, capitaine au régiment de Rouergue, demeurant ordinairement en son logis de Verdille, paroisse dudit lieu, en Poitou, d'une part; à François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Teille. Cers et autres lieux, et à dame Anne-Marie de Montalembert, sa femme, demeurant ordinairement en leur château de Cers, paroisse dudit lieu en Angoumois, d'autre part, de la somme de 10,000 livres constituée en dot audit Pierre de Jansac par ses dits père et mère suivant son contrat de mariage avec demoiselle Anne-Marie Salmon, en date du 21 février 1753, reçu par Merveilleux, notaire royal à Martafond en Poitou.

1755. — Quittance par Louis Garnier, chevalier, seigneur de Ferfan, et Madeleine Birot des Boumis, sa femme, demeurant au logis des Boumis, paroisse de Garât, d'une part ; à François Des Bordes, écuyer, seigneur de Jansac, Sers, Teille et autres lieux, demeurant en sa maison noble de Sers, paroisse dudit lieu, d'autre part.

1759. — Contrat d'ingression dans la communauté des dames de l'Union-Chrétienne de la ville d'Angoulême, pour demoiselle Anne Desbordes, fille légitime de François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Sers et Teille, et de dame Marie de Montalembert, sa femme, demeurant au château de Sers, paroisse dudit lieu.

Constitution de 50 livres de rente par François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, et dame Anne-Marie de Montalembert de Sers, sa femme, demeurant en leur château de Sers, paroisse dudit lieu, d'une part; au profit de dame Marie Mesnard, veuve de Jean Bourdage, seigneur de La Courade, Coulgens, Sigogne et autres lieux, d'autre part.

1771. — Testament de François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Sers, Teille et autres lieux, qui lègue en forme de rappel 3,000 livres à ses petits enfants Chasteigner de la Rochepozay en outre de la dot de leur mère.

1773. — Inventaire des meubles et effets de la communauté entre feu François Desbordes de Gensac, chevalier, seigneur de Teille, Sers et autres lieux, décédé au château de Sers, le 17 novembre, et Anne-Marie de Montalembert ; et partage de la succession dudit défunt entre Jean-Baptiste-François Desbordes, chevalier, seigneur de Teille, maître de champ de cavalerie, major de la première compagnie des mousquetaires de la garde du roi, chevalier de Saint-Louis, et Pierre Desbordes de Gensac, chevalier, seigneur de Verdille, ancien capitaine d'infanterie, demeurant à Angoulême, ses fils.

Bibliothèque généalogique

• Pierre Bureau, Les émigrés charentais, 1791-1814, 2003.

Bordes Pierre des, écuyer, sgr de Jansac, Verdille, le Breuil-aux- Loups, capitaine d'artillerie au régiment de Rouergue, fils de François, écuyer, sgr de Jansac, Teillé, Sers, et de Marie Anne de Montalembert - né 14-4-1728 - + 17 et inhumé 18-4-1791 à Garat - ép. à Verdille, le 26-2-1753, Anne Marie Salmon de Ladouette, fille de Jean César, sgr de Verdille, et Anne Faure -+ Angoulême 12 floréal an XVII - dont postérité masculine éteinte en 1989.

Inscrit en Charente-Inférieure, bien que non émigré, après la date de son décès - Jean Charles des Bordes de Jansac, son fils, réclama devant le préfet de la Charente autorisé, le 8 germinal an XII - il fut amnistié le (acte non daté) (F7/5896).

• Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1865.

Le rôle des vingtièmes imposés sur les nobles et privilégiés de l'élection d'Angoulême en 1780

Sers. — Le sieur Desbordes De Jeniac (sic), écuyer, propriétaire de maison, rentes, agriers, héritages et deux domaines dans ladite paroisse, du revenu de 1,061 livres, payera cent seize livres quatorze sols, ci. 116 l. 14 s.

• François Vigier de La Pile, Histoire de l'Angoumois, 1756.

Philippe des Bordes, conseiller en 1647 jusqu'en 1653. Ses descendants ont formé deux branches ; l'une nommée autrefois de Monléry, à présent de Gensac; la seconde de Berguille; il y a eu trois François de suite dans la première.

Le fils de Philippe était François Ier, sieur du Maine-Dupuy; le fils de celui-ci, François II, sieur de Monléry.

François III, son fils, est aujourd'hui connu sous le nom du seigneur de Gensac. II a épousé Marie de Montalembert, héritière du fils aîné de la branche de Montalembert de Cers, qui lui a porté cette terre.

Dans la branche de Berguille, paroisse de Roullet, l'ainé est surnommé le sieur de Beaufort; le cadet était le sieur de Laroche et le troisième est le sieur de Villars. Les deux premiers ont épousé Magdeleine et Anne Vigier, de la branche de Planson.

Il y a eu dans cette famille, comme dans plusieurs autres, différents changements. Elle était originaire de Châteauneuf et avait été anoblie par lettres patentes.

Elle pierdit son bien et fut obligé de recourir au commerce pour subsister, ce qui engagea Philippe des Bordes de se faire conseiller de l'hôtel-de-ville plutot que d'obtenir des lettres de réhabilitation qui lui auraient couté considérablement.

• Alfred Richard, Vérification de privilèges par l'élection de Niort de 1627 à 1638, 1868.

Le 5 août 1627, les élus rendent une ordonnance sur requête pour l'enregistrement à leur greffe, (pour le suppliant y avoir recours quand besoin sera), d'un arrêt de la Cour des Aides, qui porte que François Des Bordes, messager ordinaire de la ville d'Angoulême à Paris, demeurant à Châteauneuf en Angoumois, ayant été pourvu de l'office de messager du diocèse d'Angoulême en l'Université de Paris, vacant par le décès d'Etienne Malhergue, sera couché et employé sur les rôles des officiers et suppôts de l'université, qui et au greffe de ladite cour, pour jouir des privilèges, exemptions et immunités qui leur sont attribués.

• Prosper Boissonnade, Histoire du Collège et du Lycée d'Angoulême, 1895.

En même temps, quatre pairs du corps de ville, Pierre Martin, sieur de Guissalle, Guilhon Saulnier, sieur de Pierre-Levée, Philippe Desbordes et André Lurat, marchands, sont chargés de faire « la collecte. « des deniers privez volontaires » ou de la souscription destinée à couvrir les frais d'installation des Jésuites.

• Gabriel Tricoire, Le château d'Ardenne et la seigneurie de Moulidars en Angoumois, 1890.

Le 24 juin 1566, Philippe Desbordes, marchand, de Châteauneuf, opéra, en qualité de fermier judiciaire de la seigneurie de Moulidars, le retrait féodal d'un tonneau de froment de rente, cédé ci-devant par Jean du Nourrigier, écuyer, sieur de Moulidars.


Liens web

- Le messager d'Angoulême à Paris attaqué par des gens de guerre.