07 août 2015

Le docteur Armand Lapeyre-Mensignac

Armand Lapeyre-Mensignac. Médecin auxiliaire. Promu médecin aide-major de 2e classe et médecin-major de 1re classe. Croix de guerre. Trois citations à l'ordre de la division, de la brigade et du corps d'armée. Chevalier de la Légion d'honneur, novembre 1920 : « Médecin aide-major de 1re classe, an 18e C. A., s'est toujours prodigué sans compter en assurant ses soins dévoués et éclairés aux blessés, sous les bombardements ennemis, dans des conditions très périlleuses. Une blessure. Trois citations. » (Le livre d'or de la Grande Guerre, 1923)

NB : Le docteur Lapeyre-Mensignac est né le 13 février 1891, à Saint-Pardoux-la-Rivière, et décédé le 22 janvier 1948, à Nontron. Thèse de médecine en 1919 : Le soufre colloïdal en injections intra-veineuses dans le traitement du rhumatisme articulaire. Ancien président du club sportif « La Nontronnaise », actionnaire de l'entreprise « La Coutellerie Nontronnaise » et membre de la Société Française de Secours aux Blessés Militaires en 1931. Époux de Marie Marsan et père des frères Lapeyre-Mensignac : Jean, né en 1922, et Pierre, né en 1925.

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La carrière médicale

Cet intérêt pour la carrière médicale est signalé par les contemporains : la série F des archives du fonds ancien de la faculté de médecine de Montpellier conserve la correspondance ; parmi les lettres reçues, quelques-unes, envoyées par des parents soucieux, demandent des renseignements. Au mois de septembre 1773, le sieur Durousseau de Lagrange sollicite des précisions pour l’entrée de son fils à la faculté ; le choix de la médecine est inattendu pour le père du jeune homme : « Je prends la liberté de vous écrire au sujet d’un fils âgé de 19 ans qui vient de finir ses cours de philosophie au collège de Périgueux ; il m’avait toujours fait croire qu’il voulait être ecclésiastique, mais, à son arrivée, il a témoigné un grand changement et a déclaré que son inclination était d’étudier la médecine, je lui ai proposé d’étudier en droit, il m’a répliqué que c’était trop commun (1). »

Les études médicales apparaissent donc comme un choix universitaire attractif. Le père souhaite ce qu’il y a de meilleur pour la formation de son fils, il s’adresse à Montpellier, écartant les centres les plus proches de son lieu de résidence – Montbron, diocèse d’Angoulême –, à savoir Bordeaux ou Toulouse. Le jeune homme s’immatricule deux mois plus tard et poursuivra jusqu’à son terme son cursus universitaire (2).

Notes :

1. BIMM, F 58, pièce n° 3, correspondance de la Faculté. Lettre de Monsieur Durousseau de Lagrange du 13 septembre 1773.

2. BIMM, S 39, 1ère inscription de Jean Durousseau de Lagrange, originaire de Montbron, diocèse d’Angoulême, trimestre de novembre 1773.

Source : Hélène Berlan.

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Baptême de Joseph-Philippe de Labrousse

Le dix huit mil sept cent soixante douze est né et baptisé le même jour, Joseph-Philippe de Labrousse sieur de Mirebeau écuyer fils naturel et légitime de messire mestre Joseph de Labrousse sr de Mirebeau écuyer seigneur de Vaubrunet et autres places ancien garde du corps du roy et gouverneur pour sa majesté de la ville de La Rochefoucauld et de dame Marie Rochecorail. Le parrain a été messire Joseph-Philippe du Ponceau et la marraine Elisabeth de Labrousse de Belleville et a été porté pour eux Pierre Marchat et Léonarde Peseau qui n'ont su signé de ce enquis et qu'a signé avec moi messire Joseph de Labrousse de Mirebeau père du baptisé... Delacroix vicaire de Teyjat, Labrousse de Mirebeaud.

N'étant ni appelé ni présent à l'acte de baptême ci-dessus, dicté par le père, j'y ai vu une création de titres, qualités et seigneuries non conformes au certificat des annonces de mariage donné le six février mil sept cent soixante neuf, rapporté dans le registre de l'année et dans la copie déposée au greffe de Périgueux. Toutes les qualités du père se réduisent à celle de bourgeois, ci-devant garde du corps du roi, où il a servi pendant cinq ans au plus, ce qui ne suppose pas un ancien ni vétéran. Sa commission de gouverneur de La Rochefoucauld avec la réception et prise de possession dans cette ville, où il ne fait aucune résidence, me sont aussi inconnues que les seigneuries de Mirebeau, autres places, les qualités d'écuyer données au fils et au père, de dame à la mère. Le véritable nom de celle-ci est Marie Favret, celui du parrain Joseph-Philippe Favret. De sorte que la marraine est la seule personne de condition, qu'on n'ait pas jugé à propos de qualifier damoiselle. Dans une exacte vérité, pour constater l'état de l'enfant, voici l'acte :

Le dix huit décembre mil sept cent soixante douze est né au village de Vaubrunet et a été baptisé Joseph-Philippe, fils légitime de monsieur Joseph Labrousse, bourgeois, et de demoiselle Marie Favret. Parrain sr Joseph-Philippe Favret, marraine damoiselle Elisabeth de La Brousse de Belleville. En leur absence ont porté sur les fonts de baptême Pierre Marchat et Léonarde Peseau, qui n'ont su signer de ce enquis... Joseph Nadaud curé de Teyjat.

Source : Généalogie Charente Périgord.

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03 août 2015

Souvenirs de la comtesse de Béarn

L’année 1814 s’ouvrit sous des auspices plus menaçants encore. La victoire abandonnait les drapeaux de Napoléon qu’elle avait si longtemps suivis. L’étranger avait pénétré sur notre territoire, les armées coalisées marchaient sur Paris; le sort de cette grande ville était bien incertain.

Nous quittâmes Paris; nous nous mîmes en route pour la Rochebeaucourt; nous emmenâmes nos enfants, tout notre monde, dans un lieu inhabité depuis cinquante ans, dans un château sur lequel vingt ans de révolutions avaient passé en laissant des traces de leur passage. Vous pouvez vous rappeler, mon cher fils, quel étrange établissement nous fîmes à la Rochebeaucourt. Vous rappelez-vous que, pour nous rendre dans nos chambres nous traversions les corridors un parapluie sur la tête ? Il me semble encore entendre votre oncle nous raconter qu’il a été tourmenté toute la nuit par un cauchemar horrible, et qu’il a découvert le matin que ce cauchemar avait été causé par un filet d’eau qui, filtrant à travers le plafond de sa chambre, lui était tombé goutte à goutte sur le creux de l’estomac.

Enfin, tout mal que nous fussions, nous pensions être à l’abri des dangers dont nous croyions Paris menacé. Nous attendions les événements sans pouvoir les prévoir. Cette immense fortune qui avait rempli le monde allait-elle tomber ?

Source : Souvenirs de Pauline de Tourzel, comtesse de Béarn (1789-1830).

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