Sauvo des Versannes, avec Généalogie Charente Périgord
Famille originaire de la ville de Montbron en Angoumois et de souche italienne.

Filiations suivies

§ I. — Branche des Versannes.

I. — Léonard-François Sauvo, sieur des Versannes, marié d'après acte du 17 juin 1727, avec Suzanne Bernard, fille de Thomas Bernard, sieur de La Coste, et Marguerite Thomas, d'où Jean Sauvo, qui suit.

II. — Jean Sauvo, né en 1732, décédé en 1785, maître de forges à La Chapelle-Saint-Robert, marié d'après acte du 24 mai 1755, avec Anne Légier, fille de Émery Légier, maître-chirurgien, et Marie Allafort, d'où : 1° Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, qui suit ; 2° Simon Sauvo-Desversannes, négociant, marié d'après acte du 29 novembre 1792, avec Charlotte Léonard-Duclaud ; 3° Anne Sauvo-Desversannes, mariée d'après acte du 15 septembre 1807, avec Pierre Marchaix, percepteur des contributions ; 4° Marie Sauvo-Desversannes, mariée d'après acte du 15 février 1776, avec Pierre Decescaud, sieur de Vignérias, avocat.

III. — Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, né en 1767, décédé en 1839, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, marié d'après acte du 12 novembre 1807, avec Catherine Lacombe, d'où : 1° Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, qui suit ; 2° Marthe Zulma Sauvo-Desversannes, mariée 1) d'après acte du 25 octobre 1826, avec Henry-Joseph Durousseau, propriétaire 2) d'après acte du 31 mai 1834, avec Mathurin Hazard-Flamand, maître de forges.

IV. — Jean-Baptiste Sauvo-Desversannes, né en 1812, décédé en 1885, médecin, maire de Bussière-Badil et conseiller d'arrondissement, marié d'après acte du 20 novembre 1843, avec Léonarde Agard de Rouméjoux, fille de Pierre Agard de Rouméjoux, propriétaire, maire de Bussière-Badil, et Magdelaine de Sanzillon, sans postérité.

§ II. — Branche du Bousquet.

I. — Joseph Sauvo, avocat au présidial d'Angoulême, marié avec Marie Nesmond, d'où : 1° François Sauvo, qui suit ; 2° Jeanne Sauvo, mariée d'après acte du 5 octobre 1637, avec Joseph de Labrousse, sieur de Brognac ; 3° Isabeau Sauvo, mariée avec Jacques Bradens, juge de Montbron ; 4° Anne Sauvo, mariée avec François Guimbelot, bourgeois.

II. — François Sauvo, sieur de Marsat, juge de Nontron, conseiller-secrétaire à la cour des aides de Guyenne, marié d'après acte du 15 août 1644, avec Anne Eyriaud, fille de Léonard Eyriaud, sieur des Loges, et Antoinette Vigier, d'où : 1° Jean Sauvo, qui suit ; 2° Marie Sauvo, mariée d'après acte du 27 juin 1680, avec Louis de Labrousse, sieur de Brognac ; 3° Jeanne Sauvo, mariée d'après acte du 12 juillet 1682, avec René de Couhé, sieur de La Garde.

III. — Jean Sauvo, né en 1651, décédé en 1714, sieur du Bousquet, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 18 mai 1676, avec Anne Racault, fille de Jean Racault, sieur de La Croix, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, et Marie de Villoutreys, d'où : 1° Antoine Sauvo, qui suit ; 2° Victor Sauvo du Bousquet, sieur de La Croix, marié d'après acte du 29 septembre 1716, avec Claire de Saluces ; 3° Marie Marguerite Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 26 juillet 1718, avec Jean Carron, sieur de La Node ; 4° Anne Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 2 mars 1699, avec François Dussault, sieur de Vilhonneur ; 5° Marie Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 3 mars 1710, avec Joseph Corlieu, sieur de La Baudie.

IV. — Antoine Sauvo, né en 1684, décédé en 1759, sieur du Bousquet, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 27 juillet 1730, avec Marie Gilbert, fille de Arnaud Gilbert, maître-apothicaire, et Marie Brun d'où Marie Sauvo du Bousquet, mariée d'après acte du 3 juin 1771, avec Henry de Conan, sieur d'Aucors, sans postérité.

Archives départementales

1581. — Donation entre vifs par laquelle Jehan Du Rousseau, écuyer, seigneur de Marendat, fait abandon à François Sauvo, notaire et praticien de Montbron, en récompense des bons et agréables services qu'il en avait reçus, d'une rente annuelle de 12 sous tournois, 7 boisseaux de froment et 6 boisseaux d'avoine, à la mesure de Montbron, due par les tenanciers du village des Brousses, en ladite paroisse.

1676. — Contrat de mariage entre Jean Sauvo, sieur de Bousquet, fils de feu François Sauvo, sieur de Marsat, et de demoiselle Anne Derriaux, d'une part ; et demoiselle Anne Racault, fille de feu Jean Racault, écuyer, sieur de La Croix, conseiller du Roi, juge-magistrat en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoumois, et de demoiselle Marie de Villoutreys, d'autre part.

1714. — Inventaire des meubles, effets et papiers dépendant de la succession de monsieur Jean Sauvo, sieur du Bousquet, conseiller au présidial d'Angoumois, ce requérant dame Anne de Ravault, sa veuve, lesdits objets existant tant en la ville d'Angoulême qu'aux lieux de La Croix et du Panisson. A signaler audit inventaire : une montre à boitier d'argent piqué de petits clous, et sa chaîne d'argent, le tout estimé 90 livres; la grosse du contrat de mariage passé, le 3 juillet 1644, entre François Sauvo, sieur de Marsat, et demoiselle Andrée Desriaux, reçu par Peyrot, notaire royal; la grosse du contrat de mariage passé, le 25 juin 1680, entre Louis de la Brousse, sieur de Brougnac, et demoiselle Marie Sauvo, devant Agard, notaire royal; la grosse du contrat de mariage de René de Couhé, écuyer, sieur de La Garde, et demoiselle Jeanne Sauvo, en date du 12 juillet 1682, reçu par Denespoux, notaire royal; le contrat de mariage de Joseph de Corlieu, écuyer, sieur de La Baudie, et demoiselle Marie Sauvo, en date du 24 février 1710, reçu par Jalaniat, notaire royal; le contrat de mariage de Jean de Racault, écuyer, sieur de La Croix, et demoiselle Marie de Villoutreys, en date du 26 février 1656, reçu par Vachier, notaire royal; un petit fusil à giboyer, sur la platine duquel est écrit : « St-Léger à Charras »; deux pistolets d'arçon, sur la platine desquels il est écrit qu'ils ont été faits à La Chapelle-Saint-Robert.

1715. — Constitution de 4 livres de rente au profit de Jacques Sauvo, curé de Puymoyen, fils d'autre Jacques, avocat au Parlement et d'Anne Maurice.

1744. — Inventaires des meubles et effets de la succession d'Étienne Corlieu, ce requérant André de la Tasche, colonel de la milice bourgeoise d'Angoulême, et Marie Corlieu, sa femme, gendre et fille dudit défunt, appelée Anne Sauvo, sa veuve.

1745. — Constitution de 50 livres de rentes, au capital de 1.000 livres, au profit de Jean Sauvo, chanoine, par Jean de Trion, chevalier, seigneur de Salles, et Radégonde de la Ramière, sa femme, demeurant au logis de Salles, paroisse de Chassenon.

1758. — Vente, moyennant 3,750 livres de principal et 44 livres de pot-de-vin, par dame Marie Gilbert, femme de maître Antoine Sauvo, sieur du Bousquet, conseiller du Roi, juge magistrat en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoumois, ladite dame fondée de procuration dudit sieur du Bousquet, son mari, présentement en sa maison de campagne de Panisson, paroisse St-Maurice de Montbron en Périgord, d'une part; à Pierre Souchet, procureur en la sénéchaussée, faisant pour autre Pierre Souchet, avocat, son fils, d'autre part, de l'office de conseiller du Roi en ladite sénéchaussée, dont ledit sieur du Bousquet est actuellement pourvu, avec tous les gages et émoluments qui en dépendent, ainsi que les provisions, tant dudit vendeur que de ses prédécesseurs, au nombre de trente-neuf pièces qui ont été cotées et paraphées par le notaire.

1759. — Inventaire des meubles, titres et papiers dépendant de la succession de feu Antoine Sauvo, sieur Du Bousquet, en son vivant juge magistrat en la sénéchaussée d'Angoumois, ce requérant Jean-François Gilbert, archiprêtre de l'église St-Jean d'Angoulême, faisant pour Marie Gilbert, sa tante, veuve dudit sieur Du Bousquet, celle-ci agissant comme tutrice de Marie-Madeleine Sauvo, sa fille mineure, et encore pour Jeanne et autre Jeanne Sauvo, ses filles majeures.

1760. — Acte de notoriété par Jean Delessat, Pierre Périer, André Delahaure et Pierre Guimbertaud, procureurs au présidial d'Angoumois, pour affirmer que monsieur maître Antoine Sauvo, sieur du Bousquet, conseillier du Roi, juge magistrat en la sénéchaussée d'Angoumois, demeurant à Angoulême, paroisse de Notre-Dame de Beaulieu, décédé le 16 juillet 1759 en sa maison du Panisson, paroisse de St-Maurice de Montbron en Angoumois, n'a laissé d'autres héritiers que trois filles non mariées qui sont Marie-Jeanne et Jeanne, majeures, et Marie-Madeleine, mineure, sous la tutelle de Marie Gilbert, sa mère.

Bibliothèque généalogique

• Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente.

Marie Couraudin était fille de Pierre, seigneur de Ferrière et Chabrot, maître de forges à Pierre-Pansue, sur les rives de la Tardoire, près de Montbron, et de Christian Baudoin de Fleurac. Elle avait été mariée le 8 mai 1540, par contrat reçu Depeyris, notaire, à Junien du Rousseau, fils de Jean et de Paule Bérenger. Elle devint veuve peu après 1567, car, cette année même, et le 7 juillet, Junien du Rousseau et Pierre Couraudin, le gendre et le beau-père, rendaient aveu et dénombrement au duc de Montmorency, pour leur hôtel noble de Montbron, devant Sauvo et Denespoux, notaires au dit lieu.

• Histoires de moulins, 2009.

Le 12 août 1777 le comte de Roffignac passe un traité avec le sieur De Versannes pour l'exploitation pendant 9 ans de la forge de la Chapelle Saint Robert : « en fabrication d'artillerie de toute espèce et d'en fournir chaque année jusqu'à concurrence au moins de 16 mille quintaux, à peine de 24 mille livres de dédommagement, de fournir jusqu'au 1er janvier prochain 15 cent quintaux bombes et boulets, agréés par la marine ; que la forge serait laissé au même état qu'elle serait prise, et que le le dit Seigneur ne serait tenu qu'aux réparations occasionnées par la vétusté... ».

• Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1968.

Ses activités sont variées : en 1779, c'est en qualité de maître de forge qu'Allafort s'engage envers Mgr. de Sartine, ministre et secrétaire d'Etat au département de la Marine, à « surveiller les fondages qui seront exécutés à la forge de la Chapelle-Saint-Robert par le sr. de Versanne, en conséquence de son marché passé avec M. le comte de Roffignac le 12 août 1777 et de son adhésion à la cession qui a été faite de ce marché à Sa Majesté le 22 mars 1779. Dont il me sera délivré ampliation... ».

• Adolphe Mondon, Notes historiques sur la baronnie de Marthon en Angoumois, 1897.

Le 15 septembre 1756, Pierre Goyaud, curé de Charras, acquit de Jean Sauvo, sieur de Versannes, une maison sise presque en face de l'église, composée de deux chambres basses, deux hautes, un grenier, un toit et un petit jardin par derrière, où il y a un puits commun avec la maison voisine, avec un quart de journal, situé au lieu dit Le Grand-Quartier, pour en faire un jardin, et, le 29 du même mois, il céda son marché aux habitants, moyennant le paiement du prix d'achat qui était de 300#. Cette maison aménagée forma le petit presbytère actuel. Un pré d'un journal, situé au lieu dit La Bouchette, et une terre de 32 carreaux furent vendus nationalement 700#; et les immeubles du prieuré furent aliénés, le 26 prairial an III, au prix de 16,300#.

• Pierre Bureau, Le Clergé charentais et la Révolution, 1989.

Jean Sauvo du Sablon, né à Orgedeuil, chanoine d'Angoulême, prêta en retard le SLE, déporté sur les pontons, proposé comme chanoine titulaire en l'an 11; mort à Angoulême le 16-7-1813.

Jean Sauvo de Fontbelle, né à Hautefaye (24); chanoine semi-prébendé, peut-être simple clerc tonsuré; avait prêté en retard le SLE, déporté, mort sur le Washington en octobre 1794.

Liens web

- Le logis de Vignérias.

- Histoire d'un conflit entre les avocats du présidial d'Angoulême et ses magistrats.