Benoist du Châtelard, avec Généalogie Charente Périgord
D'or à deux chevrons ondés de sable.

Filiation suivie

I. — Michel Benoist, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Anne Ferrand, d'où Pierre Benoist, qui suit.

II. — Pierre Benoist, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Marie de Lubersac, d'où : 1° Jean Benoist, qui suit ; 2° Léonet Benoist, garde des eaux et forêts d'Angoumois, marié avec Guyonne de Singarreau, d'où François Benoist, sieur de La Pontille ; 3° Clavienne Benoist, mariée avec Vallier Gounin, marchand.

III. — Jean Benoist, né en 1588, décédé en 1631, notaire royal, marié 1) avec Catherine Gallois, d'où Léonet Benoist, notaire royal 2) avec Catherine Frotier, décédée en 1671, fille de Jean Frotier, sieur de La Rochette, et Françoise Petitaud, d'où : 1° Roch Benoist, qui suit ; 2° Louise Benoist, mariée d'après acte du 25 février 1647, avec François Boissier, sieur de Grand-Champ.

IV. — Roch Benoist, né en 1627, décédé en 1690, sieur de Saint-Ciers et du Châtelard, juge de Saint-Saturnin, procureur au siège présidial d'Angoulême, conseiller de l'hôtel-de-ville.

1) Marié en 1652 avec Françoise Jolly, fille de Michel Jolly, procureur au siège présidial d'Angoulême, et Marie Baillon, décédée en 1659, d'où : 1° Catherine Benoist, mariée d'après acte du 28 août 1672, avec Jean Aultier, sieur du Châlard, avocat à la cour et colonel de la ville d'Angoulême, d'où Philippe Aultier, né en 1682, décédé en 1756, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois ; 2° Roch Benoist, sieur de Saint-Ciers, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 13 janvier 1675, avec Catherine Palissière, d'où Roch Benoist, né en 1681, décédé en 1721, sieur de Saint-Ciers, marié d'après acte du 21 février 1708, avec Marie Valleteau, d'où Louise Benoist, mariée d'après acte du 27 octobre 1734, avec Jean Boissier, sieur des Combes.

2) Marié en 1660 avec Françoise Salesse, fille de Pierre Salesse, huissier au présidial, et Romaine Vallette, d'où :  2° Marie Benoist, mariée d'après acte du 1er août 1678, avec Martial Gauthier, sieur de Sauveroche, avocat à la cour, d'où Antoinette Gauthier, marié avec Jean-Ignace de Verneuil, sieur de Saint-Paul ; 3° Anne Benoist, mariée d'après acte du 22 novembre 1678, avec François Guimbelot, né en 1645, décédé en 1710, sieur de Monplaisir, avocat à la cour ;  3° Marie Benoist, mariée d'après acte du 1er août 1678, avec Martial Gauthier, sieur de Sauveroche, avocat à la cour, d'où Antoinette Gauthier, marié avec Jean-Ignace de Verneuil, sieur de Saint-Paul ; 4° Anne Benoist, mariée d'après acte du 22 novembre 1678, avec François Guimbelot, né en 1645, décédé en 1710, sieur de Monplaisir, avocat à la cour ; 5° Philippe Benoist, qui suit ; 6° Roch Benoist, chevalier de Malte ; 7° François Benoist, sieur de Lavergnette, marié d'après acte du 4 novembre 1698, avec Marie Jabouin, fille de Pierre Jabouin, sieur des Fontanes, et Anne Sauvo.

V. — Philippe Benoist, sieur du Châtelard, avocat à la cour, marié d'après acte du 14 février 1695, avec Catherine Chenevière, fille de Pierre Chenevière, marchand et lieutenant de la ville d'Angoulême, et Anne Bellabre, d'où : 1° Roch Benoist, qui suit ; 2° Barbe Benoist, née en 1720, décédée en 1752, mariée d'après acte du 25 novembre 1741, avec Charles Préveraud, sieur de La Boissière, cavalier de la maréchaussée, fils de Pierre Préveraud, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, et Marie Maulde ; 3° Elisabeth Benoist, mariée d'après acte du 6 février 1745, avec Jean François Prévost, sieur du Maine-Dupuy, cavalier de la maréchaussée.

VI. — Roch Benoist, né en 1719, décédé en 1791, sieur du Châtelard, lieutenant de la ville d'Angoulême, commandant de la garde nationale, marié d'après acte du 26 février 1753, avec Marie Chesnaud, fille de François Chesnaud, sieur de L'Houmeau, et Marie Anne Renon.

Archives départementales

1631-1632 — Ratification par maître Jean Benoît, notaire a La Rochette, d’un accord intervenu entre mes­sire Jean Casimir d’Orquoy, chevalier, seigneur de Cour­celles, Saint-Trojan et autres places, comme ayant charge de messire François de Bourgon, d'une part, et Jean Be­noît, marchand, d’autre part.

1672. — Contrat de mariage entre Jean Autier, avocat en la Cour, demeurant à Angoulême, fils de feu Jean Autier, vivant procureur audit siège, et de demoiselle Jacquette Desbordes, d'une part; et demoiselle Catherine Benoît, fille de Roch Benoît, procureur au présidial, et de feue dame Françoise Jolly, d'autre part.

1683. — Sommation de maître Roch Benoît, sieur de Saint-Ciers, avocat en la cour, à demoiselle Marie Leclerc, veuve d'Hélie Leviste, vivant sieur des Barrières, conseiller au présidial d'Angoumois, d'avoir à mettre ledit sieur de Saint-Ciers en possession de l'office de conseiller au présidial qu'elle lui a vendu par contrat du 5 avril dernier, reçu par Desprez, notaire royal.

1686. — Révocation par maîtres Charles Ferrand, écuyer, sieur des Roches, conseiller du Roi, lieutenant particulier assesseur criminel en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoumois, Annet de la Charlonie, écuyer, sieur d'Auteroche, Jean Thomas, écuyer, sieur des Bretonnières, Pierre Des Forges, écuyer, sieur du Châtelard, Jean Dubois, sieur de La Vergne, Jean Sauvo, sieur du Bousquet, Jean Thomas, écuyer, sieur de Bardines, Roch Benoist, sieur de Saint-Ciers, Jean de Paris, écuyer, sieur du Courret, et François Maulde, sieur de Marsat, tous conseillers audit siège, demeurant à Angoulême, de la procuration par eux donnée à Daniel Tourre, procureur au Parlement, aux fins de les représenter dans leur procès contre messire Marc-René de Voyer d'Argenson, lieutenant général audit siège.

Reconnaissances rendues à Roch Benoist, seigneur du Châtelard et de Saint-Ciers, l'un des conseillers de l'hôtel-de-ville d'Angoulême, pour des terres relevant de sa seigneurie du Châtelard.

1705. — Transaction entre Pierre Chenevière, bourgeois d'Angoulême, ayeul et tuteur naturel des enfants mineurs de feu Philippe Benoît, sieur du Châtelard, et de Catherine Chenevière, sa femme, d'une part ; et François Moreau, maître ès-arts, d'autre, au sujet d'un bâtiment élevé par ce dernier derrière sa maison sise dans la rue Froide et touchant à la maison desdits mineurs.

1715. — Contrat de mariage entre Roch Benoist, sieur du Châtelars, fils de défunts Philippe, sieur dudit lieu, et Catherine Chenevière; et Anne Dulac, fille de François, sieur du Maine-Brie, procureur fiscal de St-Cybard, et d'Elisabeth Vinsonneau, demeurant au Maine-Brie, paroisse de St-Yrieix, qui reçoit 10.000 livres de dot.

1718. — Transaction entre Jean Valleteau, sieur de Chabrefy, conseiller en l'élection d'Angoulême, Roch Benoît, sieur de Saint-Ciers, et demoiselle Marie Valleteau, sa femme, demeurant au lieu noble du Châtelars, paroisse de Saint-Ciers, Jean Valleteau, sieur du Maine-Touchard, demeurant à La Plègerie, paroisse de Champmillon, comme légal administrateur d'André Valleteau, son fils, François Valleteau, sieur de Chambourg, y demeurant, Jean Prévéraud, sieur de Pontbreton, et demoiselle Louise Valleteau, sa femme, Jérôme Valleteau, sieur de La Plègerie, demeurant à Chabrefy, et Pierre Valleteau, demeurant à Angoulême, au sujet du partage des successions de demoiselle Louise Valleteau, sœur dudit sieur de Chabrefy, et demoiselle Marie Valleteau, sa sœur, en son vivant femme de François Dussieux, sieur de La Moradie.

1749. — Cession par Charles Prévéraud, sieur de La Boissière, procureur fiscal de la baronnie de Montignac, cessionnaire de Pierre Birot, sieur de Servolle, qui l'était de Josué Birot, son beau-frère, qui l'était lui-même de feu Pascal Mathieu, sieur du Roc, d'une part, à demoiselle Marie Valleteau, veuve de Roch Benoît, sieur de Saint-Ciers, demeurant au logis du Châtelard, paroisse dudit Saint-Ciers, d'autre part, d'une rente seconde de 18 livres, de 360 livres au capital.

1756. — Cession par messire Marc Barbot de La Trésorière, écuyer, seigneur de Peudry et autres lieux, ancien conseiller du Roi, juge-prévôt royal de la ville et châtellenie d'Angoulême, à Roch Benoît du Châtelard, de toutes les sommes dues audit sieur de La Trésorière par ledit Benoît, comme héritier de demoiselle Barbe Chenevière, sa tante

1757. — Transport par Roch Benoît, sieur du Chàtelard, et Marie Chesnaud, sa femme, demeurant en la ville de Verteuil, ledit sieur du Chàtelard en qualité de seul héritier de demoiselle Barbe Chenevière, sa grand-tante, d’une part ; à demoiselle Jeanne Dulac, fille de défunt Pierre Dulac, en son vivant commissaire des poudres et salpêtres de la province d’Angoumois, et de Françoise Estève, sa femme, demeurant à Angoulême, d’autre part, de 51 livres 11 sous de rente constituée, dues par les héritiers de François Vigier, écuyer, sieur de La Pille, avocat au présidial d’Angoumois.

1761. — Vente par Roch Benoît, sieur du Châtelard, lieutenant de milice bourgeoise de la compagnie de la paroisse St-André d’Angoulême, dont le sieur Sazerac est actuellement capitaine, à Antoine Dussouchet, négociant, dudit office de lieutenant de milice bourgeoise, ladite vente faite moyennant la somme de 264 livres payées comptant.

Bibliothèque généalogique

• Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1876.

Procès-verbal pour l'établissement des religieuses carmélites à Angoulême

L'an 1677, le 30 juillet, a comparu pardevant nous Hélie Houlier, escuier, sr de La Pouyade, conseiller du Roy, lieutenant général en la Seneschaussée et siège présidial d'Angoulême, en la chambre du conseil dud. siège, Me Roc Benoist, procureur aud. siège et des dames Carmélites de cette ville, lequel nous a dit qu'elles ont obtenu de S. M. lettres-patentes pour leur établissement, lesquelles ayant été présentées à Nosseigneurs de la Cour de Parlement pour la vérification d'icelles, est intervenu arrest le 7 de 7bre 1654, par lequel il est ordonné avant procéder à la vérification et enregistrement desd. lettres que, à la requeste de Monseigneur le procureur général, il sera informé d'office par l'un de nosdits seigneurs trouvé sur les lieux ou par nous de la commodité ou incommodité que peut apporter led. establissement, en quel fonds lesd. religieuses prétendent bastir un monastaire, et en quel lieu, quelles rentes ou revenu elles ont pour faire subsister lad. maison quand elle sera bastie, quel nombre de monastaires y a en cette ville et de quels ordres nous a représenté lesd. lettres-patentes, datées du 10 Xbre 1653, scellées du grand sceau, signées : Par le Roy, De Loménie, et à costé, visa : Molé, avec ledict arrest ; requis qu'il nous plaise en exécution dud. arrest informer des faits y contenus. — Signé : benoist, procureur desd. dames.

Sur quoy nous avons acte de la présentation des lettres-patentes et de l'arrest de Nosseigneurs de la Cour, ordonné que le tout sera communiqué au procureur du Roy. Fait à Angoulesme les jour et an susd. — H. Houlier.

• Châteaux, manoirs et logis : La Charente, 1993.

Le logis du Châtelard

Le premier propriétaire connu de la seigneurie fut Roch Benoist, écuyer, seigneur de La Grenouillère, de Saint-Ciers et de La Boissière. Vivant au XVIIe siècle, il fut conseiller du Roi, juge magistrat en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoulême. Jean Boissier, seigneur des Combes, prit possession du logis en 1734, lors de son mariage avec Marie-Laure Benoist, petite-fille de Roch. Sous la Monarchie de Juillet, le logis appartenait à Jean-Charles de Chevreuse, capitaine de gendarmerie, qui fut aussi maire de Puyréaux de 1846 à 1848. En 1857, Jean Malloire fit l'acquisition du domaine. En 1895, la propriété était au nom de Pierre-Édouard de Thinon. L'ancienne entrée du logis, encore en place actuellement, était formée par un grand porche comprenant une porte cochère et une porte piétonnière. Le corps d'habitation comprend deux bâtiments. Le plus élevé, très restauré et sans grand caractère, est accolé à une tour carrée qui semble plus ancienne. Celle-ci possède sur trois de ses faces une bretèche soutenue par deux consoles.