Vantongeren de Hollande, avec Généalogie Charente Périgord
D'argent au lion de sable tenant une plume d’autruche de sinople.

Filiation suivie

I. — Geurt Vantongeren, décédé en 1667, bourgeois de la ville d'Amsterdam, d'où François Vantongeren, qui suit.

II. — François Vantongeren, décédé en 1691, banquier à Angoulême, marié en 1682 avec Marie Gaultier, fille de Denis Gaultier, marchand à Angoulême, d'où : 1° Pierre Vantongeren, qui suit ; 2° Marie Vantongeren, née en 1690, mariée en 1706 avec Joseph Coyteux, sieur de La Barrerie ; 3° Suzanne Vantongeren, née en 1688, mariée en 1715 avec Jacques Bacanan, bourgeois de la ville de Bordeaux.

III. — Pierre Vantongeren, né en 1686, décédé en 1760, chevalier, seigneur de Cougoussac, marié en 1719 avec Marguerite Régnier, fille de Joseph Léon Régnier, banquier et échevin de Rochefort, et Marie Jeanne de Bonnegens, d'où Pierre Vantongeren, qui suit.

IV. — Pierre Vantongeren, né en 1720, président au siège présidial d'Angoulême, marié en 1747 avec Madeleine Le Musnier, fille de Jacques Le Musnier, chevalier, seigneur de Lartige, et Marguerite Chérade de Montbron, d'où : 1° Alexandre Vantongeren, né en 1752, chevalier, seigneur de Plassac, célibataire ; 2° Marie Madeleine Vantongeren, née en 1748, décédé en 1793, mariée en 1748 avec René Annibal de Roffignac, comte de Roffignac.

Archives départementales

1682. — Vente de 400 charges de papier au « petit cornet », la charge comprenant 24 rames et la rame pesant 13 livres, moyennant 99 livres la charge de fin, 80 livres celle de « retiré fin », 75 livres celle « de gros bon fin », 66 livres celle de « retiré gros bon fin », à François van Tongeren, bourgeois et marchand, par Daniel Juilhard, marchand, et Catherine Bérangier, sa femme, demeurant à La Fougière, paroisse St-Séverin-de-Pavancelle, qui reçoivent 5.000 livres pour employer en « cabal ».

1721. — Prise de possession du moulin à papier de Cottier, ses circonstances et dépendances, par Pierre Vantongeren, banquier à Angoulême, cessionnaire de feue demoiselle Guillemine Martin, veuve de Léonard Gignac, seigneur de Couziers et Puy-Français.

1752. — Inventaire des meubles, papiers, titres et enseignements dépendant de la succession de Pierre Vantongeren, écuyer, conseiller du Roi, président ancien en la sénéchaussée et siège présidial d'Angoumois, ledit inventaire fait à la requête de Madeleine Le Musnier, sa veuve, et comprenant tant les meubles qui sont renfermés dans la maison d' Angoulême que ceux qui se trouvent dans les bâtiments de Chez-Martin, paroisse de La Couronne. A remarquer audit inventaire : une obligation de 60,000 livres consentie, au profit dudit Vantongeren, par Louis Robert Bourée, receveur des tailles, et Marie Babaud, sa femme, Jacques-Pierre Salomon. chevalier, seigneur de Bourg-Charente, et Thérèse Bourée, sa femme, Pierre de la Rapidie, chevalier, seigneur de Tisseuil, et Rose Bourée, sa femme, en date du 28 novembre 1743; le contrat de mariage desdits Vantongeren et Le Musnier, en date du 28 avril 1747, reçu Caillaud; un violon, son archet et douze livres de musique, le tout estimé 50 livres; un petit cachet d'argent et dix-sept boutons à pierres montées sur argent, pour veste, le tout estimé 6 livres; un petit portrait en pastel et miniature, garni d'un petit cercle d'or, estimé 4 livres; un couteau de chasse, la poignée feçon de chagrin, garni d'argent, avec le ceinturon, le tout prisé 10 livres; une épée à garde et poignée d'argent, le ceinturon de cuir, estimé 60 livres; deux flambeaux et leurs girandoles, un bougeoir, une grande cuiller, deux grandes fourchettes, six cuillers et six fourchettes ordinaires, neuf cuillers à café, une petite percée et une petite pincette, le tout d'argent, pesant 13 marcs, à 48 livres le marc; un parapluie en toile cirée, à baleines, estimé 2 livres; deux vieux tableaux peints sur toile, représentant des paysages, avec leurs cadres, estimés 2 livres; une écritoire de poche, en forme d'étui, son cornet, plume, porte-crayon, compas et pied d'argent, le reste en chagrin avec les garnitures d'argent, estimé 18 livres; une lettre missive du 22 novembre « dernier » écrite audit défunt par M. de Ruelle, garde du corps, et datée de Versailles, et lui mandant d'envoyer à celui-ci la somme de 48 livres pour ce qui lui en a coûté afin de faire réparer la tabatière d'or que ledit Vantongeren lui avait confiée lors de son départ pour Paris.

1753. — Cession de droits par Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac et Siecq, président trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Limoges, à Jean-Armand Dervaud, inspecteur général de la manufacture royale des papiers d'Angoumois.

1754. — Marché de papiers entre Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac, conseiller président trésorier de France en la généralité de Limoges, et Paul Thomas, sieur de La Croisade, fabricant de papier, au moulin de Martin, paroisse de La Couronne.

Bail à ferme pour neuf années, à raison de 2,000 livres l'une, par Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac et Siecq, président trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Limoges, à Pierre Gautier et Michel Barret, marchands, de sa terre et seigneurie de Cougoussac et Siecq, avec tous les fruits et revenus y attachés.

1759. — Testament de Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac et Siecq, président trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Limoges, demeurant à Angoulême, paroisse St-Jean, par lequel il institue son héritier universel Joseph-Léon Vantongeren, son petit-fils aîné, à la charge par celui-ci de payer : 1) à Alexandre Vantongeren, son frère, la somme de 70,000 livres, en argent, effets, fonds ou rentes, lorsqu'il sera pourvu par mariage ou qu'il aura atteint sa majorité, en lui servant jusque là, pour tenir lieu d'intérêt, la somme annuelle de 2,000 livres ; 2) à Marie-Madeleine Vantongeren, sa soeur, la somme de 50,000 livres, lorsqu'elle sera pourvue par mariage ou qu'elle sera majeure et non émancipée par lettres du prince, en lui servant jusque là, à titre d'intérêt, la somme annuelle de 1,500 livres.

1760. — Vente, par Jean de Montalembert, susnommé, et Jeanne de Montalembert, sa femme, audit Vantongeren, des terres et seigneuries de Vaux, Plaizac et dépendances, par acte du 21 juin 1759, reçu Gauron et Bourgnet, notaires royaux.

1781. — Bail à ferme par Alexandre de Vantongeren, seigneur de Plassac, Vaux et autres lieux, à François de Limagne, bourgeois, de pièces de terre, rentes et droits seigneuriaux dépendant de la terre de Vaux, ladite ferme consentie pour 7 années, moyennant 3.000 livres chaque.

Bibliothèque généalogique

• Charles-Moïse Briquet, Les filigranes, 1907.

Beauvais et Martin, paroisse de La Couronne, anciens moulins à blé, furent transformés en papeterie par Jean Gaultier vers 1610. Son fils Philippe, tant en son nom qu'au nom de ses consorts, reconnaît devoir à l'Abbaye de La Couronne le 10 juin 1667, une rente noble directe et seigneuriale, de 24 boisseaux de froment, et 35 sols.

Le 1er août 1631, Elizabeth Ransson, à la papeterie de Beauvais, vend à Abraham Vannezel, md flamand, 50 charges de grand papier, suivant modèle paraphé, la charge étant de 16 rames de 20 mains de 25 feuilles, du poids de 18 la rame. La vente est faite au prix de 57 sols la rame, soit de 45 livres et 12 sous la charge, à livrer en 4 mois à dater du 1 er septembre, de semaine en semaine. Vannezel avance 600 livres qui lui seront remboursées par une retenue de 12 livres à la livraison de chaque charge. Le 11 janvier 1633, la même Elisabeth hansson, veuve de Jean Gautier, au moulin à papier de Beauvais, vend à Antoine Allaire, md à La Rochelle, tout le papier qu'elle fera pendant 2 ans entiers en ses moulins de Beauvais et de Brouety, dès le 20 février, savoir le papier lin de la marque de chapeau de cardinal, à raison de 38 sols la rame pesant 8 1/2 à 9 # et celui à espagnol, au prix de 50 livres la charge de 32 rames de 8 1/2 à 9 # la rame, et pour le papier appelé gros-hon marqué du pot, de même poids, (8 à 9 #) à raison de 42 livres la charge de 32 rames. Des échantillons sont donnés pour qu'il ne puisse rien être changé aux formats et qualités. Il sera fourni pendant ce temps 250 balles au chapeau de cardinal, 126 de Y espagnol et 124 de gros-bon. Si la dame Ransson en fait plus, Allaire sera tenu le prendre aux prix ci-dessus. Il avance 2000 livres et en versera encore 1000 le 20 février, dont il se remboursera par une retenue de 6 livres par charge.

Les Archives municipales d'Amsterdam possèdent une enveloppe de rame de papier aux Armes d'Amsterdam, avec texte au-dessous : Papier fin très — excellent que — le sieur François Van Tongeren — fait faire dans son grand moulin — de Beauvais par Mtre Jean Villedaris (?) à La Couronne ; une seconde aux mêmes armes avec texte au-dessous : Papier fin fait au — grand moulin du — sieur de Beauvais par — Me Pierre Bernard ; et une troisième à La Couronne avec texte au-dessous : Papier fin faict — par Pierre Gautier — à son moulin de — Beauvois. Les Archives de la Gironde en possèdent une autre à l'Ecu de France porté par deux griffons, avec texte au dessous: Papier fin double lis — que le sieur Pierre Durand — d'Angoulesme fait fabriquer — dans ses moulins de Beauvais — et La Couronne du poid de..... En 1745, Jean Sigoizard, md et fabricant de papier, demeure au moulin de Beauvais. Beauvais et Martin en 1748, étaient à 6 roues, 24 piles et 2 cuves; en 1751, Beauvais était exploité par Michel Gaillard, et Martin par Paul Thomas, tous deux colons. Ce dernier, en 1753, tient Martin à titre de propriétaire au devoir de 22 sols, 6 d. de rente noble, payable à l'Abbaye de La Couronne.

Mr Emm. de Bom, à Amsterdam, possède une enveloppe de rame de papier aux Armes d'Amsterdam avec le texte : Papier fin fait par Me Pierre Riflaud, au moulin de chez S. Martin à La Couronne, et une autre semblable avec le texte : Papier fin fait par Me Jean Ville dary aux moulins de chez Martin à La Couronne. En 1754, les moulins de Beauvais et Martin, sont la propriété du sieur Pierre Vantongeren, écuyer, Sr de Cougoussac et Siec, président, trésorier de France au bureau des finances de la Généralité de Limoges, et demeurant à Angoulême, et du sieur Lescalier, qui reconnaissent devoir à l'Abbaye la rente de 24 boisseaux de froment et de 35 sols en argent. Mr Emm. de Boni possède une enveloppe de rame de papier aux Armes d'Amsterdam , avec la mention : Papier fin second fin que Sr François Van Tongeren fait faire dans ses moulins à La Couronne.

• Thérèse Gaudriault, Filigranes et autres caractéristiques des papiers fabriqués en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1995.

Tongeren François et Pierre Van, père et fils

François, originaire d'Amsterdam, est né vers 1638, † en 1691 ou 1692. En 1675, il épouse Anne Manès, puis en 1682, Marie Gaultier. Il est naturalisé français en 1672. Sa présence en France est relevée en 1660. Il achète pour Pieter Heeck, Gillis Van Hoven et Jebon Hoeuf et prend la place de Van Hoven quand celui-ci rentre en Hollande. Assisté de Jacob Van Speeck, autre marchand flamand, il achète à de nombreux moulins du Périgord, dAngoumois. puis du Limousin. Il travaille seul après 1668, et très vite pour son propre compte. Après avoir donné à faire valoir les moulins de Beauvais et Pont des Tables qui appartiennent à Marie Gaultier son épouse et aux frères de celle-ci, il achète la Barde en 1686 et afferme le Roussillon. Beaucoup de ses achats se font alors dans le Périgord.

Pierre, fils de François et de Marie Gaultier est né vers 1688. Il épouse en 1719 Marguerite Resnier, et décède en 1760. Il prend à ferme en 1713 le moulin de Cottiers. donne à faire valoir celui de Roussillon en 1721, loue chez Martin en 1745, Beauvais en 1747, puis les moulins de la Couronne. Devient Conseiller du Roi, Président au Présidial d'Angoulême.

Liens web

- Histoires de moulins.