Joubert de Praslin, avec Généalogie Charente Périgord
D'azur à trois étoiles d'argent, deux en chef et une en pointe.

Filiation suivie

I. — Dauphin Joubert, notaire royal à Courgeac, marié avec Marie Dubois, d'où : 1° Louis Joubert, qui suit ; 2° Jacques Joubert, sieur du Maine-Joubert, marié d'après acte du 28 février 1656, avec Marie Rizard, d'où Marie Joubert, mariée d'après acte du 5 janvier 1694, avec Jean de Chilloux, juge de Charmant.

II. — Louis Joubert, procureur au siège présidial d'Angoulême, marié d'après acte du 10 janvier 1649, avec Jeanne Pichot, d'où : 1° Jean Joubert, qui suit ; 2° Daniel Joubert, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 16 février 1706, avec Anne-Marguerite Dubois, fille de Jean Dubois, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, et Anne Barreau, d'où Marie-Anne Joubert, mariée d'après acte du 28 décembre 1721, avec Jean Guimard, chevalier, seigneur de Puyfrançais.

III. — Jean Joubert, né en 1655, décédé en 1723, sieur de Praslin, juge de Courgeac, marié d'après acte du 12 août 1679, avec Marguerite Pascaud, d'où : 1° Jean Joubert, qui suit ; 2° Jeanne Joubert, mariée d'après acte du 22 novembre 1712, avec Jacques Chastenet, procureur fiscal ; 3° Marie Joubert, mariée d'après acte du 30 septembre 1725, avec Adam Mesnard, sieur d'Hauton.

IV. — Jean Joubert, né en 1683, décédé en 1716, avocat, marié avec Marie Bourdier, d'où : 1° François Joubert, qui suit ; 2° Antoine Joubert, brigadier des gardes du roi ; 3° Jeanne Joubert, mariée d'après acte du 23 juillet 1731, avec Pierre Ganivet, sieur des Martins ; 4° Marguerite Joubert, mariée d'après acte du 21 février 1732, avec Pierre de Lafont, procureur au siège présidial d'Angoulême.

V. — François Joubert, né en 1715, décédé en 1765, sieur de Praslin, juge de Courgeac, marié d'après acte du 3 février 1743, avec Marie Gilbert, fille de Léonard Gilbert, docteur en médecine, et Marie Gros, d'où : 1° Jacques Joubert-Praslin, qui suit ; 2° François Joubert-Praslin, juge de Courgeac ; 3° Marie Joubert-Praslin, mariée d'après acte du 27 février 1770, avec Joseph Faure, procureur d'Aubeterre ; 4° Thérèse Joubert-Praslin, mariée d'après acte du 15 juin 1772, avec François Jamain, juge de paix ; 5° Marie Joubert-Praslin, mariée d'après acte du 11 février 1779, avec François Bordier, juge de paix, d'où Jacques Bordier, propriétaire, maire de Courgeac.

VI. — Jacques Joubert-Praslin, né en 1756, décédé en 1831, propriétaire, maire de Courgeac, marié d'après acte du 24 janvier 1780, avec Jeanne Massé, d'où : 1° François Joubert-Praslin, qui suit ; 2° Joseph Joubert-Praslin, propriétaire, marié d'après acte du 19 juin 1839, avec Marguerite Huillier ; 3° Madelaine Joubert-Praslin, mariée d'après acte du 30 avril 1810, avec Pierre Deval de Touvre, propriétaire ; 4° Marie-Madelaine Joubert-Praslin, mariée d'après acte du 16 septembre 1811, avec Jacques Bourdier-Lanauve, propriétaire.

VII. — François Joubert-Praslin, propriétaire, marié d'après acte du 4 juillet 1808, avec Marguerite-Philippine Bourdier-Lanauve, d'où Marguerite-Juliette Joubert-Praslin, mariée d'après acte du 20 août 1829, avec Guillaume Labonne, médecin, maire de Courgeac.

Archives départementales

1669. — Décharge donnée par maître Pierre de la Quintinie, procureur au présidial d'Angoumois, et Jeanne Joubert, sa femme, de la cinquième partie des meubles et titres de la succession de défunts Louis Joubert et Marguerite Barreau, lesdits meubles et titres remis par les mains de Dauphin Joubert, notaire royal à Courgeat, curateur des filles mineures desdits Joubert et Barreau.

1706. — Contrat de mariage entre Daniel Joubert, sieur de La Vergne, avocat en la cour, fils de feu Louis Joubert, procureur au présidial d'Angoumois, et de demoiselle Jeanne Pichot, d'une part ; et demoiselle Anne-Marguerite Dubois, fille de Jean Dubois, seigneur de La Vergne, conseiller honoraire du Roi au présidial d'Angoumois, et de feue demoiselle Anne Barreau, sa femme, d'autre part.

1718. — Cession de créance par Pierre Dubois, sieur de La Vergne, Laurent Dubois, sieur des Bouchauds, Louis-François Dubois, sieur de Bel-Air, et demoiselle Anne Dubois, leur soeur, à maître Daniel Joubert, conseiller au présidial d'Angoumois.-

1721. — Contrat de mariage entre messire Jean Guimard de Jallais, écuyer, seigneur de Puyfrançais, Couziers et autres lieux, fils aîné de défunts monsieur maître Jean Guimard, écuyer, seigneur de Jallais, Roussignac, La Garrelie et autres lieux, conseiller du Roi, chevalier d'honneur en la sénéchaussée d' Angoumois, et dame Marie Gignac, d'une part; et demoiselle Marie-Anne Joubert, fille unique de maître Daniel Joubert, sieur de La Vergne, conseiller du Roi, juge-magistrat au présidial d'Angoumois, et de dame Marguerite-Anne Dubois, d'autre part, demeurant toutes les parties en la ville d'Angoulême, et assistées, savoir, ledit de Jallais, de messire Jean-Pierre Guimard de Roussignac, écuyer, seigneur de La Bertrandie et autres lieux, de messire François-Joseph Guimard de Couziers, écuyer, sieur du Banchet, Roussignac et autres lieux, ses frères, de messire Annet Regnault de Saint-Simeux, son beau-frère, de messire Pierre Birot, écuyer, seigneur de Brouzède, et de dame Anne-Rose de Guimard, ses beau-frère et sœur; et ladite demoiselle Joubert, desdits sieur et dame Joubert, ses père et mère, et d'autres parents et amis.

1727. — Donation entre vifs de plusieurs sommes d'argent, par demoiselle Marguerite Pascaud, veuve de Jean Joubert, en son vivant juge de Courgeac, à Jacques Chastenet, sieur des Garennes, procureur fiscal de Montmoreau, et à demoiselle Jeanne Joubert, sa femme.

1751. — Procuration générale donnée par dame Marie-Anne Joubert, présentement femme de Jean Binot, écuyer, sieur de Launoy, et veuve en premières noces de Jean Guimard, écuyer, seigneur de Jallais, Couziers et autres lieux, tant en son nom que pour Anne-Rose Guimard, fille majeure, Annet-Jean Guimard, écuyer, seigneur de Couziers, Puyfrançais et autres lieux, Guillemine Guimard de Couziers, émancipée par justice, et Louis-Arnaud Guimard, écuyer, sieur de Couziers, capitaine au régiment de Rouergue, tous enfants dudit sieur de Jallais et d'elle.

1753. — Cession d'un capital de rente par dame Marie-Anne Joubert, femme de messire Jean Binot, écuyer, sieur de Launoy, capitaine d'invalides, seule et unique héritière de feu Daniel Joubert, conseiller honoraire au présidial d'Angoumois, à François Joubert, sieur de Praslin, juge de Rochefort, demeurant aux Chartiers, paroisse de Courgeac.

1762. — Sommation respectueuse par Anne Rose Guimard, fille majeure de feu Jean Guimard, vivant écuyer, seigneur de Jallais, et de Marie-Anne Joubert, à ladite dame Joubert ; sa mère, de consentir à son mariage avec Jean-Baptiste Miouille, seigneur de Foulpougne, fils de feu Jean-Baptiste Miouille, aussi seigneur de Foulpougne, et de Marie-Jeanne Ducluzeau, avocat, qui est un parti sortable pour elle.

1766. — Acte de notoriété justifiant que François Joubert, sieur de Pralin, juge de Rochefort, fils de Jean Joubert, avocat, et de Marie Bourdier, est décédé le 2 avril 1765 au lieu des Chartiers, paroisse de Courgeac, laissant Marie Gilbert, sa veuve, et comme héritiers, François, Jacques, Marie, Thérèse, et autre Marie, leurs enfants.


Bibliothèque généalogique

• Paul Boissonnade, Cahiers de doléances de la sénéchaussée d'Angoulême, 1907.

[Procès-verbal d'assemblée de la paroisse de Courgeac]

Réunion le 9 mars, « au lieu où se tiennent ordinairement les assemblées ». Président : Jean-Claude Landry, juge sénéchal civil et criminel de la baronnie et juridiction de La Faye et Courgeac. Comparants : François Lambert, sieur Jacques Joubert Praslin, sieur Pierre Bourdier-Delanauve, NicoIas Billard, Jean Pascaud, Louis Pépin, Pierre Haurias, François Mouche, Jean Jay, sieur Pierre Jay dit Létang, François Richard, Léonard Choloux, Gabriel Mesnier, Léonard Papin, Claude Papilland, Jean Girand, Michel Richard, .lean Petit, Jean Monais, Jean Bourdier dit Petit, Etienne Naud, Jean Bourdier, Jean Bernazeau, Louis llidlier. Henri Gatteau, Jean Besnier, Jean Mansière, sieur François Vergeraud, Antoine Viaud, François Sarrazin, Jean et Michel Jaulin, Jean Mousset dit Lestang, Antoine Voinier. La paroisse a 166 feux. 2 députés : Joubert et Bourdier.

39 signatures, qui sont celles du président et de 28 comparants sur 34 nommés, plus celles du sieur Blanlœuil et du sieur François Bordier du Petit-Maine (paroisse Saint-Cybard), greffier d'office en l'absence du greffier ordinaire.

[Plaintes, doléances et remontrances de la paroisse de Courgeac]

Cette paroisse, dont la majeure partie est en landes et bruyères, et sans culture à cause du mauvais sol, quoique chargée de beaucoup de rentes seigneuriales est sujette à de très forts impôts; et le particulier bien souvent ne recueille pas suffisamment pour payer ces charges énormes, ce qui le met dans le cas d'abandonner ou céder à bien modique prix ses propriétés à un autre qui bientôt est forcé de l'imiter.

L'intention de notre auguste Monarque nous donnant le plus grand espoir pour le rétablissement du droit des peuples qui est qu'aucun impôt ne soit levé sur le peuple que de son consentement, il est intéressant et à désirer pour la Nation :

Art. 1er « Que l'impôt foncier », etc.; tout cet article est identique à l'article 4 du cahier de Montmoreau.
Art. 2. Article (octroi du régime des pays d'États) identique à l'article 5 du cahier de Montmoreau.
Art. 3. Article (liberté de l'octroi de l'impôt) identique à l'article 3 du même cahier.
Art. 4. Article (dette de l'État) identique à l'article 7 du même cahier.
Art. 5. Que ceux qui seront chargés de l'administration soient responsables du dépôt qui leur sera confié.
Art. 6. Oue la durée de tous les subsides (|ui seront accordes soit limitée à chaque époque de la tenue des Etats généraux.
Art. 7. Que les subsides accordés ne pourront être prorogés ni augmentés sans le consentement de la Nation assemblée.
Art. 8. Article (admission aux charges) identique à l'article 9 du cahier de Montmoreau.
Art. 9. Que le Clergé et la Noblesse, conjointement avec le Tiers, contribuent, proportionnellement à leurs revenus, aux besoins et charges de l'État.
Art. 10. Il serait aussi à désirer et même très essentiel de faire un nouveau tarif clair et non sujet à interprétation captieuse, pour fixer les droits de contrôle et insinuation, après en avoir diminué une foule et supprimé les droits de francs-fiefs.
Art. 11. Il faudrait encore que les charges de judicature et de finance cessassent d'être vénales, que les formes fussent simplifiées et la législation, et que les offices de jurés-priseurs vendeurs de biens meubles, nouvellement établis, fussent supprimés, et les lettres de cachet abrogées.
Art. 12. L'élection d'Angoulême se trouve, dit-on, surchargée de près de 200,000 livres d'impositions au delà d'une exacte proportion, erreur qui subsiste dès la formation des élections de Saint-Jean-d'Angély et de Cognac et qu'il est important de rectifier au plus tôt.
Art. 13. Le vœu général de la Nation étant la réforme des abus dans toutes les provinces, c'est aussi celui de la communauté de la paroisse de Courgeac qui désirerait pouvoir contribuer à la prospérité générale du royaume.

28 signatures, les mêmes qu'au procès-verbal.

• Florence Puaud, Châteaux, manoirs et logis : La Charente, 1993.

Le logis de Rochefort

Connu auparavant sous le nom de Seigneurie de Saint-Laurent, Rochefort apparaît sous son nom actuel au début du XVe siècle. Au XVIIe siècle, le logis est la propriété de la famille La Touche portant d'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux étoiles de même et en pointe d'une tour d'argent... Le corps central occupe le fond d'une cour ouverte entre deux ailes de dépendances. Il comprend un étage à cinq travées de portes-fenêtres, et un de surcroît à petites lucarnes carrées sous un toit bas. Un petit fronton triangulaire, daté de 1863, marque le centre de la composition, à la base de cette toiture. Deux toits pyramidaux élancés couverts d'ardoise coiffent les pavillons d'angle.

Liens web

- Séductions en Angoumois.