Aultier du Châlard, avec Généalogie Charente Périgord
D'azur à six étoiles d'argent, posées trois, deux et un.

Filiation suivie

I. — Pierre Aultier, juge de Charras, marié avec Jeanne Baruteau, d'où Jean Aultier, qui suit.

II. — Jean Aultier, procureur au siège présidial d'Angoulême, marié d'après contrat du 26 juin 1644, avec Jacquette Desbordes, fille de Philippe Desbordes, marchand et conseiller de la ville d'Angoulême, et Jacquette Cambois, d'où : 1° Jean Aultier, qui suit ; 2° François Aultier, docteur en théologie et prieur de Busserolles en Périgord ; 3° Françoise Aultier, mariée avec Joseph-Olivier Robuste, sieur du Petit-Touvre et avocat en parlement, d'où François-Joseph Robuste, né en 1683, décédé en 1754, docteur en théologie et évêque de Nitrie.

III. — Jean Aultier, né en 1649, décédé en 1728, sieur de La Plane, avocat en parlement et colonel de la ville d'Angoulême, marié d'après acte du 26 juin 1644, avec Catherine Benoît du Châtelard, fille de Roch Benoît, sieur du Châtelard et de Saint-Ciers, procureur au siège présidial d'Angoulême, et Françoise Jolly, d'où : 1° Philippe Aultier ; 2° Marie Aultier, religieuse ; 3° Françoise Aultier, religieuse ; 4° Catherine Aultier, mariée d'après acte du 17 février 1699, avec Mathieu Sardain, sieur de La Pouyade et juge du comté de Saint-Mathieu.

IV. — Philippe Aultier, né en 1682, décédé en 1756, sieur du Châlard, juge-magistrat au siège présidial d'Angoumois, marié d'après acte du 3 novembre 1711, avec Marguerite Allenet, fille de Jean Allenet, marchand et échevin de la ville de Cognac, d'où : 1° Anne Aultier du Châlard, mariée d'après acte du 28 mai 1746, avec Joachim de Rocquard, chevalier, seigneur de Pressac, d'où Pierre-Aignan de Rocquard, né en 1752, décédé en 1797, officier dans l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis ; 2° Jeanne Aultier du Châlard, mariée d'après acte du 2 octobre 1703, avec Pierre-Aignan de Chalup, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, d'où Joachim de Chalup, né en 1757, décédé en 1824, président à la cour royale de Bordeaux, chevalier de la Légion d'honneur.

Archives départementales

1672. — Contrat de mariage entre Jean Autier, avocat en la Cour, demeurant à Angoulême, fils de feu Jean Autier, vivant procureur audit siège, et de demoiselle Jacquette Desbordes, d'une part; et demoiselle Catherine Benoît, fille de Roch Benoît, procureur au présidial, et de feue dame Françoise Jolly, d'autre part.

1675. — Décharge donnée par Jean Aultier, avocat au Parlement, demeurant à Angoulême, à Pierre Baruteau, sieur de Lajartre, demeurant au bourg de Charras, d'une somme de 1,000 livres tournois dont ledit Aultier était chargé sur le prix de la vente à lui faite de certains domaines (non spécifiés), par Pierre de Maugrand, écuyer, sieur de Montsoreau, demoiselles Jeanne de Beaujardin, sa femme, et Marie de Beaujardin, sa belle-sœur.

1712. — Accord entre Marie Benoîte Saunier, femme de messire Henri d'Abzac, chevalier, seigneur marquis de Mayat et de Migré, de lui fondée de procuration, demeurant au château de Mayat, paroisse dudit nom, en Périgord, d'une part ; et messire François-Alexandre de Galard de Béarn, chevalier, seigneur comte de Brassac, La Rochebeaucourt et autres places, et encore André Thevet, sieur de La Combedieu, élu en l'élection d'Angoulême, et Jean Aultier, avocat en la cour, colonel de la milice bourgeoise, d'autre part, au sujet de diverses sommes dues par ledit seigneur de Mayat aux autres parties.

1714. — Constitution de dots par Jean Aultier, avocat au Parlement, ancien colonel de la milice bourgeoise d'Angoulême, en faveur de demoiselles Françoise et Marie Aultier, ses filles, entrées en religion au couvent de l'Union Chrétienne d'Angoulême.

Transaction entre monsieur maître Philippe Aultier, sieur du Chalard, conseiller du Roi, juge-magistrat en la sénéchaussée d'Angoumois, d'une part ; et Mathieu Sardain, sieur de La Pouyade, juge sénéchal de la comté de Saint-Mathieu, tant en son nom que comme père et légal administrateur des enfants mineurs de lui et de feue demoiselle Catherine Aultier, sa femme, d'autre part, au sujet de leurs droits respectifs dans la succession de feu messire François Aultier, prêtre, curé de la paroisse de Buxerolles.

1715. — Profession religieuse en l'abbaye de Saint-Ausone, en présence de dame Françoise-Gabrielle d'Orléans de Rothelin, abbesse, et de tout le couvent, de demoiselle Marie de Briquemault, fille de défunt haut et puissant seigneur messire Marc-Auguste, marquis de Criquemault, et de haute et puissante dame Radegonde-Éléonor d'Orléans de Rothelin, ladite dame représentée à la cérémonie par maître Jean Aultier, avocat au Parlement, ancien colonel de la milice bourgeoise d'Angoulême.

1717. — Cession par Pierre Desmazeau, sieur du Maine-Large, et demoiselle Françoise Bonnin, sa femme, à Jean Aultier, avocat, d'une rente seigneuriale démembrée du fief de La Couronne.

1752. — Reconnaissance rendue à l'abbaye de St-Ausone d'Angoulême par Léonard David, procureur au présidial d'Angoumois, acquéreur et étant aux droits de Pierre-Aignan de Challut, écuyer, sieur du Grange et autres lieux, et de la dame Aultier du Chaslard, sa femme, qui était aux droits de Philippe Aultier, seigneur du Chaslard, juge magistrat en la cour, lui-même héritier de Jean Aultier, avocat au parlement, son père, d'une et d'autre part, pour une maison sise à Angoulême, dans la grande rue du Minage, avec cour à la suite et un puits au milieu de ladite cour, ladite maison à main gauche en allant de la halle du Minage à la porte St-Pierre.

1756. — Inventaire des meubles, effets, titres et papiers dépendant des successions de défunts Philippe Aultier, sieur du Chalard, conseiller du Roi, juge magistrat honoraire en la sénéchaussée d’Angoumois, et dame Marguerite-Esther Allenet, sa femme, ce requérant Joachin de Rocquard, chevalier, seigneur des Dauges, Pressac et autres lieux, comme légal administrateur des enfants mineurs de lui et de défunte dame Anne Aultier, sa femme, et Pierre-Aignan de Chalup, chevalier, seigneur du Granger, Le Bast et autres lieux, tant pour lui que pour dame Jeanne Aultier, sa femme, demeurant au logis noble du Granger, paroisse de Mainsignac en Périgord. A remarquer audit inventaire : deux tableaux, l’un moyen, représentant sainte Marguerite, l’autre petit, représentant saint Philippe, estimés 6 livres; sept pents de tapisserie à histoires, tirant treize aunes, usés, pourris et percés en plusieurs endroits, estimés 190 livres; une écuelle à bouillon avec son couvercle, deux cuillers à ragoût, six cuillers et six fourchettes, une autre cuiller, deux petites cuillers à poivre et à sel, et un bougeoir, le tout en argent, pesant huit marcs et deux onces, à 48 livres le marc, montant à 396 livres; une épée à poignée et garde d’argent, estimée 50 livres; une sentence du présidial d’Angoumois, du 31 août 1697, adjugeant à Jean Aultier, avocat au Parlement, père du seigneur du Chalard, pour la somme de 3,510 livres, le lieu et métairie du Chalard, paroisse de Grassac, saisi à la poursuite de Louis Dusqué, sieur de La Salle, sur la tête de dame Susanne Barbarin, veuve de Jérôme de St-Laurent, seigneur dudit lieu du Chalard; la grosse en parchemin du contrat de mariage dudit sieur Aultier du Chalard avec la dame Allenet, en date du 27 octobre 1711, reçu Petit, notaire royal; une expédition en forme du contrat de mariage de Joachin de Rocquard, chevalier, seigneur de Pressac, les Dauges et autres lieux, avec Anne Aultier, en date du 9 mai 1746, reçu Petit, notaire royal; le contrat de mariage des seigneur et dame de Chalup, en date du 14 mars 1749, reçu Filhon, notaire royal.

Bibliothèque généalogique

• Pierre Dubourg-Noves, Châteaux, manoirs et logis : La Charente, 1993.

Le logis du Châlard

Le logis, situé à la sortie du bourg en direction de Montbron, appartenait en 1670 à Jérôme de Saint-Laurent. Il commande un paysage étendu. Il est fait d'un corps central ramassé, à porte centrale rectangulaire sous entablement encadrée de deux baies au rez-de-chaussée. Un étage en attique comporte un œil-de-bœuf au-dessus de la porte et deux petites ouvertures carrées au-dessus des fenêtres, le tout sous un toit en tuiles canales. Deux pavillons saillants à deux niveaux, dont les ouvertures ont été remaniées, l'encadrent, sous un toit bas en tuiles canales à deux croupes. Leurs angles appareillés sont à refends. Le reste est enduit. L'intérieur comprend un escalier à volées droites et de vastes pièces couvertes d'un plafond à la Française.

• Jean Vigier, Coutumes du pays et duché d'Angoumois, Aunis et gouvernement de La Rochelle, 1720.

Le 20 février 1673, en la cause des héritiers de Jacques Saoul, contre la veuve de Michel Salat, plaidant Me Jean Autier, & Me Philippe Pigornet, il a été jugé, que des héritiers, qui avaient dans l'an sommé le donataire pardevant notaire et témoins de les recevoir au retrait, y étaient recevables, quoique l'exploit d'assignation ne fut donné qu'après l'an. Ce retrait est favorable, ne tendant qu'à conserver les biens dans les familles ; la sommation était une déclaration suffisante de la volonté des retrayants, et une preuve de leur diligence.

Liens web

- Les milices bourgeoises à Angoulême.